Les sueurs froides de Papy Rocard

Ce dimanche s’achève et la torpeur postprandiale m’envahit doucement. Désœuvré, l’œil atone, mon esprit se vide petit à petit. Un seul journal peut correspondre avec élégance à cette lacune de pensée. Le Monde me tend dans un parfait reflet de la vacance intellectuelle qui me gagne ses petites pages « idées ». Et poum, comme un loukoum sur une surface pleine de sucre glace, je tombe sur la pépite du week-end : papy Rocard a peur pour l’avenir de l’humanité. Tout tremblotant, il nous l’explique.

Michel, c’est un habitué du Monde. Quand il n’arrive pas à dormir, quand la tisane ou le verre de lait tiède ne parviennent pas à lui faire passer une nuit réparatrice, il enfile ses pantoufles à motifs écossais, trottine jusqu’à la cuisine dans son petit pyjama bleu layette, saisit un tabouret, s’assoit devant le plan de travail où, certains midis, il prépare le poulet, et gribouille deux ou trois notes sur son petit calepin à la lumière blafarde d’une ampoule fluocompacte éco-consciente.

Cette note sera ensuite envoyée par courrier à la rédaction du Monde qui la retranscrira religieusement, dans une section pas trop visible histoire de ne pas achever définitivement la crédibilité déjà fort vacillante d’un quotidien qui fut pourtant jadis une référence française.

Il est comme ça, le Michel. Une poussée d’angoisse, une insomnie nerveuse, une digestion difficile au-delà de minuit, et paf, une note au Monde. Certains prendraient un Alka-Seltzer ou deux cuillerées de Pepto-Bismol. Lui préfère ameuter toute la planète sur sa dernière terreur nocturne.

On se souvient des incroyables tranches de bravoure (comme les yaourts aux morceaux de fruits dedans) que Michel nous avait servies au sujet de la crise. Cette fois-ci, Michel a cauchemardé sur l’avenir de l’humanité et s’est réveillé dans un cri, la chemise de pyjama à moitié défaite et une sensation humide sur les jambes :

la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné.

Papy Michel a commis une erreur en se couchant ; il a lu le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie et le cassoulet aux profiteroles n’est pas passé : ce dernier (il lit dans le marc de cassoulet, oui) lui annonce que le pic de production pétrolière est passé et que nous allons manquer de pétrole là, bientôt, quasiment demain à l’échelle de l’univers.

Partant de cette certitude énoncée sans recul, l’esprit encore imbibé des vins capiteux qui accompagnèrent le roboratif plat toulousain, Michel n’a pas pris la saine précaution de se renseigner, ni même d’essayer de comprendre de quoi il retournait.

Papy Rocard, en roue libre et sans sonotone

Dans son esprit perdu dans des dédales de plus en plus impénétrables d’angoisses, de petites pilules colorées à prendre avec régularité, de déambulateurs mutants et d’avenirs toujours plus sombres, la disparition du pétrole conventionnel représente pour lui la fin des haricots.

À lire son époustouflante pollution production nocturne, il n’y a pas de doute que Michel est terrorisé :

La remontée des coûts d’exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L’exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l’étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l’énergie ne peuvent ainsi que s’affoler.

Diable, Michel, respire un bon coup ! Regarde ce qui s’est passé dernièrement : avec le gaz de schiste, les prix du gaz se sont effondrés. Il n’y a qu’en France où – comme c’est étrange – on fait absolument tout pour ne surtout pas exploiter cette nouvelle ressource que les prix du gaz explosent.

En fait, quand on lit un peu le texte de Michel, on se rend compte qu’il a mis à profit son réseau relationnel. En pleine nuit, il a donc appelé à la rescousse deux gentils écologistes impartiaux, l’un payé par le vendeur de shampoings cancérigènes et l’autre, officiellement, par l’état français dont le pragmatisme en matière d’environnement ne fait plus aucun doute.

Après quelques paragraphes où notre retraité en voie de calcification avancée nous décrit un avenir forcément sombre, on enchaîne dans une farandole étourdissante sur absolument tous les grands thèmes écologistes panicophiles et anxiogènes du moment, à l’exception peut-être de la disparition des pandas et des thons rouges, difficiles à caser dans ce tourbillon de bobards grotesques proférées avec cuistrerie.

On trouve ainsi du réchauffement climatique, du Cancun, des océans trop chauds, de la démocratie qui décline et du nucléaire qui fait des millions de morts. C’est d’ailleurs vraiment dommage que Fukushima ne fasse plus les gros titres et que le nombre décidément nul de morts irradiés dans d’abominables souffrances ne puisse étayer plus solidement ses propos, mais heureusement, on va utiliser d’autres moyens pour arriver aux mêmes fins.

Par exemple, on va écrire qu’ « Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable » alors qu’à lire les affolantes niaiseries qui s’entassent dans le papier, le basculement a manifestement déjà eu lieu : « Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n’aurons aucun moyen de les refroidir.« , ce qui est particulièrement cocasse lorsqu’on sait que la quantité de glaces dans les océans (éthyliques ?) de Papy Rocard n’arrête pas d’augmenter et que (ironie subtile du sort) on en est à envoyer des brises-glaces nucléaires pour sauver les nombreux navires en détresse.

Par exemple, on va enfoutaiser gravement le texte avec de grosses bourdieuseries incompréhensibles, à la sauce allongée : « L’ »indisponible » à l’action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l’action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé (« biohackers »). » Bordel de foutre, qu’est-ce que ça veut dire ?

Par exemple, et puisque l’environnementalisme écoloboboïde ne suffit pas, on ajoutera des cyborgs, des armes de destructions massives à base de nouvelles technologies, et un partage en sucette en mode Mad Max sous cocaïne.

Par exemple, on fera dans la bonne escroquerie intellectuelle, qui passera presque inaperçue au milieu du feu d’artifice catastrophiste de papy Michel :

A l’époque des Lumières, il n’existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d’une autre. Aujourd’hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Et le fait qu’à l’époque des lumières, on pouvait mourir d’une carie, qu’un enfant sur trois mourait dans sa première année, que régulièrement, des famines s’abattaient dans tous les pays ne semble pas préoccuper notre triplet de turbo-pleureuses pour une comparaison dont la hardiesse relègue le saut à l’élastique sans élastique au rang de balade de santé.

La fin du texte est un poème, une ode délicate aux nuages de pensée lyophilisée qu’on vend en petits sachets dans les congrès des différents partis socialistes de France, avec une étiquette « Garanti sans colorant, sans conservateur, sans vitamine, sans idée et sans goût » ; on y apprend ainsi que les démocraties doivent se restructurer en démocratisant la culture scientifique (comment, peu importe), et que si on ne le fait pas fissa très vite maintenant tout de suite, on est tous foutus, dans la barbarie qui plus est.

Pas de demie-mesure. Pas de voie de salut.

Du temps des brigands, c’était « La Bourse, ou la Vie ». Le capitalisme étant passé de mode, les brigands se sont adaptés. De nos jours, ils nous détroussent, et pour ce faire, crient comme un seul homme :

« L’écologie, ou la Vie ! »


Au sujet du peak oil, je ne peux que vous conseiller cet excellent billet de F. Boizard

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Commentaires44

  1. daredevil2007

    Comment peut-on atteindre un âge vénérable et pondre autant d’inepties et de poncifs?
    Comme vous le dites souvent, Hash, avec ce genre de clowns à roulette pour nous gouverner, CPF ;) ;)

  2. Higgins

    A l’heure où la douce quiétude dominicale nous pousse à se lobotomiser l’esprit devant le film de la première chaîne, une formule choc nous ramène à la réalité: « Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable ». Effectivement, avec l’appui du PS de droite et de l’UMP de gauche, ce pays navigue en plein improbable.
    CPEF

  3. Nord

    Je sais que je me répète, mais j’aime bien ça. Comme disait le regretté Dr Goebbels: « Plus c’est gros, plus ça passe. »

    On me dit que pareille citation a aussi été attribuée à la femme de Rocco Siffredi, mais cela me paraît peu probable … Pourtant, la chère femme est sans doute plus crédible que ce pauvre Rocard.

    Certaines vieillesses sont bel et bien des naufrages.

  4. Robert Marchenoir

    « L’ampleur des catastrophes sociales qu’elles risquent d’engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. »

    Je suppose qu’il parle de l’invasion des sociétés occidentales par différentes peuplades arriérées et souvent islamiques.

  5. Dédé

    Rien à voir avec la choucroute je sais, mais la photo du haut de page du blog m’intrigue depuis longtemps, c’est quoi au juste ces arbres ?

      1. Before

        C’est la sortie de l’escalier (la photo est tournée vers la droite) du bunker sordide où se cache H, et dont il sort la nuit venue pour terroriser les bobos innocents avec ses hurlements inhumains -forcément inhumains- d’ultra-néo-libéral apatride.

  6. Dinsdale

    Inutile de commenter la sottise de l’article des trois illuminés dans l’Immonde.

    En revanche le billet de FBOISARD est excellent.

    1. Nord

      Brillant Boizard, en effet. Insistons quand même sur un élément qui me semble fondamental: « (…) on ne dépense pas de l’énergie pour le plaisir de la dépenser mais pour faire des choses (…) » … eh bien c’est justement ce que les décroissants nient de toute la force de leurs petits poings (verts) … pour eux, on use l’énergie pour rien, pour le plaisir, pour servir la cause du capitalisme aliénant … et donc vive la sobriété!

      Partant, et vu que le discours de catastrophisme adoubé par papy Rocard est le plus accessible aux masses (le millénarisme ça marche mieux que la raison) je ne crois pas être très loin de la vérité en affirmant qu’on n’est pas dans la m …. (autre version de « CPF »)

      1. Dinsdale

        Le point que vous retenez dans l’article de Boizard est effectivement central pour comprendre comment, derrière une apparente cohérence, des experts n’arrivent pas à considérer en quoi consiste la rareté des richesses. La gestion de cette rareté est le principe même de la science économique.

        En effet, au jardin d’Eden toutes les ressources sont disponibles à profusion par la toute puissance de Dieu.
        Dans le syncrétisme du culte de Gaïa, les ressources ne sont que les stocks de matériaux que mère-nature nous a livrés et c’est pourquoi il ne faudrait en user qu’avec parcimonie. Au-delà de la saillie de ces trois urluberlus, on peut constater le désastre intellectuel de ces trop nombreux experts qui font l’inventaire des richesses « naturelles » disponibles sur notre ridicule petit caillou (la Terre) pour nous certifier que la bonne gestion de la rareté n’est possible que dans leur rationnement à l’échelle du genre humain. Ne pas rationner serait une mise à mort par inanité du genre humain (ce qui est le titre de l’article de l’Immonde). Dans leur cervelle, il faut diviser la consommation annuelle des ressources finies par le nombre d’années qu’escompte vivre notre race (pardon, notre genre).

        Par un entre-chat autoréflexif, ils nient le progrès en lui attribuant le qualicatif de mythe. Le désespoir vis à vis de cette notion de progrès professé par ces vieilles barriques sclérosées illustre leur incapacité à comprendre le dynamisme de l’évolution des connaissances.

        Mais la richesse n’est rare que dans la limite de la création humaine, ce qu’ils ne conçoivent apparemment p

        1. Dinsdale

          (mauvaise manip, je termine donc)
          Mais la richesse n’est rare que dans la limite de la création humaine, ce qu’ils ne conçoivent apparemment pas. La notion d’ »énergie renouvelable » est un pur précepte de l’idéologie naturaliste car comme le démontre Boizard, cet ressource est considérée comme inépuisable (rayonnement solaire, éolienne) alors que précisément le progrès humain n’est pas encore en mesure de lui attribuer cette vertu.

          Désolé pour la longueur, une mauvaise manip m’a contraint de vous livrer ma réflexion sans élagage.
          j’arrête donc ici…

  7. kelevra

    einstein a dit « la betise humaine est plus vaste que l univers » je crois que malheureusement chaque jour que dieu fait, le saint homme a raison, paix a son ame.

  8. nordyck

    Excellent billet,un véritable loukoum avant d’aller se coucher!Merci,cher H16.

    Mais faut-il que notre système de santé soit à ce point déficient pour qu’il ne puisse plus garder dans des chambres dûment capitonnées,nos petit vieux,et ne plus pouvoir leur donner leurs comprimés colorés et leurs petites gouttes dans une tisane bio pour qu’ils puissent finir leur vieillesse en toute quiètude ? Une honte!…

    Quand aux écolo. , je les trouve ignobles de profiter ainsi de la notoriété d’un papy en pleine sénélité pour essayer de nous refourguer leurs salades putrides! Ne serait-ce pas de l’abus de faiblesse ?

    Bonne nuit à tous , et bon début de semaine.

  9. Jacques Razu

    Je ne sais ce qui m’a fait le plus marrer de votre roboratif article ou des extraits que vous donnez de la prose de notre social-démocrate semi empaillé ! le plus drôle reste encore cette extraordinaire lapalissade : « quand les océans se seront réchauffés, on ne pourra plus les refroidir ». Un quart d’heure avant sa mort, Papy Tocard vivait encore !

  10. JG2433

    « grosses bourdieuseries »

    Je dirais même plus : « bourdivines bourdieuseries »
    _____________
    « le saut à l’élastique sans élastique au rang de balade de santé. »

    ou de l’art… Cf :

    Gérald Bronner.— La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennet des fanatiques, Denoël, 2009, p. 101.

    « C’est l’exemple de cet artiste japonais qui, […], se suicida pour produire l’œuvre de sa « vie » en s’écrasant sur une toile exposée à présent au musée de Tokyo […] »

  11. Bof

    Très bon billet, une fois de plus. J’ai adoré la description de papy Roro en charentaises. A croire que vous êtes son aide à domicile ?

    Une idée pour « le monde »: organiser une rencontre Hessel – Rocard. 174 ans à tous les 2. Avec de tels phares, on devrait voir loin.

    1. Nicolas

      Je connais langue vernaculaire, mais peuple, là, je dois dire..

      Peut être que ce sont les bouseux qui dans le monde et en France ne parle pas bien le français ? Ca a plus de gueule qu’immigrés, c’est sur !

    2. Dinsdale

      C’est une astuce sémantique visant à exclure les faits contredisant le postulat des inégalités « record » de notre civilisation kapitaliste. Considérant cela, la comparaison entre le Qatar et le Zimbabwé est malhonnête car ce dernier peut parfaitement être considéré comme une nation vernaculaire tant elle s’est enfermée dans l’autarcie.

      1. Nicolas

        Tout façon, il parait que le pays le plus égalitaire au monde, c’est la Somalie. Cool !

        De toute façon, des gens qui gueule devant leur télé contre ceux qui, eux, cours pour des médailles d’or, ca va 5 mm..

    3. René de Sévérac

      L’adjectif « vernaculaire » est depuis très longtemps, employé par opposition au latin afin de désigner ce qui est propre à un groupe : depuis longtemps la messe était dite en latin pour garder son caractère Universel (Catholique), depuis Vatican II elle est célébrée dans les (langues) vernaculaires.
      De nos jours le terme est mis à beaucoup de sauces.
      Vous pouvez aussi cliquer (à droite) et voir Wikipedia.

  12. Nicolas

    Ca me rappel que l’année dernière (?), il y a un mec de gauche qui cassait les pieds à tout le monde sur les économies d’énergie sur un forum de gauche que je fréquente. Et vous savez pourquoi ? Et bien ce petit avait innové : le soir, avant de se coucher, IL ETEIGNAIT LA LUMIERE. Dingue, non ? Et comme, forcément, il est le centre phare et modèle de l’humanité, il pensait avec le plus grand sérieux que tout le monde se couchait le soir en laissant tout allumé, comme lui..
    Voila pourquoi il nous cassé les pieds -tout en faisant des calcule délirant sur les économies d’énergie, du reste, et préconisant moulte Lois.

    D’ou ma question : les écolos : cons ou bien seulement cons ?

  13. Cédric

    Fidèle lecteur depuis (trop?) longtemps, il m’arrive parfois d’être en désaccord avec vous. Aujourd’hui, il s’agit de votre raisonnement trop simpliste concernant le non-réchauffement des océans.
    Je ne saurais que vous conseiller la lecture de livres spécialisés dans le domaine pour vous prouver que l’on ne peut associer la fonte des glaces avec la stagnation de la température des océans. Bien au contraire.

    Comme quoi on peut être écolo – pas bobo, et pourtant être aussi libéral, et, soyons fous, pour l’énergie nucléaire. Ca s’appelle « l’écologie », à ne pas confondre avec Coco & Paysans, humpf pardon avec les Verts ou Europe-Ecologie.

    1. vous prouver que l’on ne peut associer la fonte des glaces avec la stagnation de la température des océans. Bien au contraire.

      Heu. S’il y a fonte des glaces, il faudra l’expliquer à ceux qui sont, nombreux, coincés dedans.

  14. Guy

    A propos de Boizard

    « Plus une société dépense d’énergie, plus elle est sophistiquée (car on ne dépense pas de l’énergie pour le plaisir de la dépenser mais pour faire des choses, et plus on dépense d’énergie, plus on peut faire de choses) et plus elle est capable d’extraire de l’énergie de son environnement »

    Alors tout va bien ! Je suis rassuré, merci…

    « Les USA seront les dirigeants du monde qui vient –> l’écologie moderne est née aux USA »

    A comparer avec votre conclusion « l’écologie ou la mort »

  15. miniTAX

    « quand les océans se seront réchauffés, on ne pourra plus les refroidir »
    —————–
    Faut être complètement crétin pour vouloir refroidir les océans alors qu’on attend 10 mois de l’année avant de pouvoir s’y baigner.
    Ce qu’il faut refroidir, c’est la vessie de PapyRockhard.

      1. Nicolas

        « « quand les océans se seront réchauffés, on ne pourra plus les refroidir » »

        Il a aussi dit qu’il fallait absolument faire entrer la Turquie dans l’Europe, sinon ils nous feraient la guerre.
        Je dois avouer que j’en suis encore à tenter de comprendre cette logique spéciale…

    1. Guy

      @Franck Boizard

      Si au moins l’économie l’était, libre. Mais je ne crois pas non plus à ça. Le monde n’innove pas aussi vite qu’il le pourrait en gardant toujours sous le coude une innovation d’avance pour continuer à produire de la richesse avec les technologies passées. En tant que partisant de l’open source, l’informatique nous donne tout les jours des exemples d’innovations laissées de côté pour protéger les brevés des grands groupes de ce milieu.

      Dès l’invention de l’électricité, Edison a appliqué les mêmes procédés pour ralentir la mise en place du courant alternatif, signe pour lui de perte de brevet.

      La question n’est pas comment, mais combien de temps avons nous. Je rêve que la technologie et l’innovation nous permettent de surpasser ces problèmes. Mais je ne suis pas sur que les industriels et leurs brevets facent leur possible pour que les changements oppèrent rapidement.

      1. Je note que le gaz de schiste est exploitable, rentable et couvre les besoins pour au moins 200 ans. Je note que les écolos n’en veulent pas et trépignent à son évocation. Autrement dit, même si le monde n’innove pas aussi vite qu’il le pourrait, ça semble être encore assez vite pour nous tirer largement d’affaire, mais toujours trop pour les catastrophistes.

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