Le socialisme est un cancer

Panique dans les médias, dans le microcosme des journalistes, des bienpensants, d’une blogosphère largement acquise aux idées degoche : Wauquiez s’est lâché au cours d’une émission de BFM TV et a qualifié l’assistanat de cancer. Gloups !

C’est vrai qu’il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, le petit Wauquiez ! Qualifier ainsi l’assistanat de maladie bien désagréable dont le taux de mortalité est élevé, c’est un peu éclabousser ses bénéficiaires et leur faire porter la lourde charge d’être les cellules cancéreuses d’une société par ailleurs en déliquescence avancée…

Une telle hargne dans le propos, on dirait presque, de loin, que Laurent s’agite pour des raisons électorales ! Oh, non pas que je puisse imaginer qu’il ne pense pas un traître mot de ce qu’il a dit : il le pense très probablement ! C’est d’ailleurs facile à penser, ce genre de constatations un peu molle, un peu piquante, à mi-chemin entre le rouleau de printemps et la sauce piquante qui les accompagne…

Mais qu’il ait sorti ça juste maintenant, ça tombe fichtrement bien, tout de même. Et quand on voit la teneur de ce qui entourait la saillie, on ne peut s’empêcher de penser au caractère savamment ciblé des propos :

« Aujourd’hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic. »

Difficile d’imaginer l’encarté NPA se réjouir à l’évocation d’une pareille comparaison (lui, il fait plutôt dans la division du salaire d’un patron du CAC en nombre de SMICS : on se choisit les calculs qu’on peut).

Maintenant, je doute que ce magnifique moulinet oratoire, préparant d’ailleurs une bordée de polémiques en carton dans laquelle les socialistes de gauche ne manqueront pas de tomber à pieds joints, soit suivi d’un quelconque effet. Parce que c’est bien rigolo et un peu sulfurique de balancer du cancer en face du drame social que représente le RSA, mais si l’on se souvient qu’en plus, le Wauquiez a enquillé sur une proposition de travail assujetti au versement du paiement, on pouffe. Pour le ministre du travail,

« il faut que chacun assume chaque semaine cinq heures de service social »

Et je vois d’ici, en enfilade, la proposition de loi attenante à cette obligation, et la légère administration qui s’empressera de vérifier que tout le petit monde des bénéficiaires effectue bien son quota d’heures de service social.

On peut déjà imaginer que la proposition sera légère et court vêtue, avec peu d’alinéas, un nombre réduit de considérants, quelques paragraphes bien troussés dans une langue limpide, et de grands principes faciles à comprendre et appliquer en pratique. Et on peut parier que les fonctionnaires chargés de la bonne distribution du RSA dans ces nouvelles conditions seront peu nombreux, peu coûteux, bien formés et efficaces.

Un monde nouveau s’ouvre à nous, n’en doutons pas.

Faites attention à la marche, il pourrait cependant y avoir des défenestration.

Ces considérations à présent écartées, on peut, encore une fois, constater la médiocrité de la réflexion attenante à cette déclaration ministérielle à l’emporte-pièce. Nous avons échappé au pire, notez bien : c’eut pu être le fait de Nicolas Sarkozy, auquel cas nous aurions eu le droit à quelques fautes de français en surcroît, deux ou trois tournures de phrases bizarres et un concept mal troussé poussé au panzer sur la fin. Avec Wauquiez, la même soupe à grumeaux passe un peu mieux.

Mais il n’en reste pas moins que la question centrale de l’assistanat n’est pas abordée : elle est ici traitée comme un argument électoral, ni plus, ni moins.

Pourtant, personne ne semble voir que demander un travail pour un salaire n’est pas, en soi aberrant ; ce qui devient assez croustillant, c’est qu’alors, l’assisté devient, de facto, un agent de l’état, effectuant un service social, une mission d’intérêt collectif, en l’échange d’un paiement modique que l’Etat consent, dans son immense générosité, à lui lâcher après moult démarches administratives ubuesques.

Kolkhoze

Autrement dit, ce que Wauquiez montre ici, à son corps défendant et sans même qu’il s’en rende bien compte, c’est que les assistés vont devenir des fonctionnaires de l’Etat, sans le statut et la sécurité qui vont normalement avec.

Mieux : ce que cette proposition entérine, c’est la situation socialiste typique où, peu ou prou, tout le monde finit par travailler pour l’Etat et par l’Etat : ce que propose le ministre, c’est l’étape suivante de collectivisation du travail. Il suffira que les chômeurs en cours d’indemnisation rentrent dans la danse, puis, un peu plus tard, les personnes au foyer touchant des allocations et, enfin, les étudiants boursiers, pour que l’ensemble des actifs soit touchés par cette méthode simple de « kolkhoïzation » d’une partie de la force de travail dépendante des mannes étatiques.

Et en réalité, c’est parfaitement logique : une sociale démocratie a, par nature, un besoin impérieux d’un bataillon de pauvres hautement dépendants des bonnes intentions et grandes largesses des hommes de l’état. Eh oui : plus il y a d’individus dépendant des aides étatiques, de même que plus il y a de fonctionnaires, plus l’Etat assure son propre renouvellement et son existence par delà chaque nouvelle élection qui pourrait remettre en question l’ordre établi. Ceux qui vivent de l’aide ne vont pas voter pour moins d’aide, hein.

Oh, je sais que maints socialistes, lisant ces derniers paragraphes, vont péter un klaxibule ou deux, ressortant leur humanisme sagement plié dans la poche de leur veston, pour me le brandir sous le nez à l’occasion d’un « Si l’Etat n’aide pas les gens, ils vont tous crever dans les rues, salaud de capitaliste ! » ; c’est pratique, l’humanisme agité ainsi devant le nez des autres comme un mouchoir sur le quai d’une gare alors que le train du bon sens laisse place à celui de l’émotion. Ça cache habilement qu’ici et maintenant, il y a déjà plein de gens qui crèvent dans les rues et que, bizarrement, plus on aide et plus on assiste, plus on en trouve.

Et c’est tout de même très pratique, cet humanisme et l’air bravache qu’on sortira pour hurler que non, on ne laissera pas passer l’ultranéolibéralisme en France, alors qu’on se demande exactement où, paradoxalement, il se cache dans ce pays tous les jours plus redistributif de la pauvreté des autres…

Le problème fondamental, tant de la proposition de Wauquiez que dans tout le système français est qu’il est entièrement basé sur un prédicat faux : les aides sont obligatoires lors de leur prélèvement, automatiques pour les bénéficiaires, mal délimitées dans le temps, et indépendantes des efforts consentis en amont, par le bénéficiaire ou par d’autres.

De plus, alors que tout le monde trouverait ahurissant qu’une assurance réclame un travail en l’échange d’une indemnisation de sinistre, personne ne s’étonne que certains puissent bénéficier de l’assurance correspondante sans avoir jamais payé la prime correspondante. A tel régime ne peut, mathématiquement, aboutir qu’une ruine lente et inéluctable, les entrées n’étant jamais mises à concurrence des sorties.

Tant que l’humanisme des uns servira le cynisme électoral des autres, le socialisme se nourrira joyeusement de ce genre de mécanisme, produisant toujours plus de misère.

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Commentaires33

  1. Gru

    De jour en jour, l’état devient une machine de plus en plus monstrueuse, d’une complexité et d’une lourdeur telle, qu’il devient impossible de faire des projections réalistes sur les conséquences d’une modification de ce genre.

    Ce qui est sur, c’est que pour le contribuable, ce sera toujours plus d’impôts, plus de complexité. On marche sur la tête, et aucun élu quel que soit son bord, ne semble s’en rendre compte.

    Je préfère aussi que les gens au rsa, aient du temps pour chercher un vrai boulot, plutot que de faire perdre le temps et l’argent de tout le monde à travailler 5 h / semaine …

    1. Glam

      …pour faire une tache inutile dans des conditions absurdes, sans maitrise (puisque l’administration fera sans aucun doute travailler des medecins aux parterres de fleurs de la mairie et les plombiers feront de l’encadrement scolaire)

    1. L’Immonde Diplodocus est tout de même réputé pour sa neutralité, voyons ! Un journal lancé par Ignardo Le Ramoneur ne peut pas être mauvais, enfin !

  2. gem

    que dire de plus ?
    subventionnons la misère, et plaignons-nous qu’elle se développe pour la subventionner encore plus…

    remarquez que 467 € / mois pour 5 heures par semaine, ça fait
    plus de 23 € de l’heure, net. Environ 2,6 SMIC… wahou, voila qui va aider les RSistes a retrouver une idée juste de la valeur de leur temps, et favoriser leur acception d’un boulot, tiens…

  3. Romain

    « Et en réalité, c’est parfaitement logique : une sociale démocratie a, par nature, un besoin impérieux d’un bataillon de pauvres hautement dépendants des bonnes intentions et grandes largesses des hommes de l’état. Eh oui : plus il y a d’individus dépendant des aides étatiques, de même que plus il y a de fonctionnaires, plus l’Etat assure son propre renouvellement et son existence par delà chaque nouvelle élection qui pourrait remettre en question l’ordre établi. Ceux qui vivent de l’aide ne vont pas voter pour moins d’aide, hein. »

    Simple et génial, on en redemande…

    1. ANT1

      Moi j’ai beaucoup aimé:

      « De plus, alors que tout le monde trouverait ahurissant qu’une assurance réclame un travail en l’échange d’une indemnisation de sinistre, personne ne s’étonne que certains puissent bénéficier de l’assurance correspondante sans avoir jamais payé la prime correspondante. A tel régime ne peut, mathématiquement, aboutir qu’une ruine lente et inéluctable, les entrées n’étant jamais mises à concurrence des sorties. »

      Tout est dit

    2. DoM P

      Thatcher avait eu une réflexion semblable à propos du socialisme : « Je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché. »

      1. Théo31

        Si les pauvres s’enrichissent, ils ne seront plus tentés de voter socialiste.

        Je note au passage que la gauche n’a aucune honte à injurier les prolos qui partent chez Marine. Mais c’est normal, la gauche hait le peuple.

  4. Kuing Yamang

    Mouais, c’est bien ça, comme je le dis ici:

    http://www.youtube.com/watch?v=YmHbYG7TGp4

    « l’État préfère payer des fainéants de fonctionnaires plutôt que des chômeurs » ;-)

    Mais ça, ça existe déjà: c’est le choix politique… que dis-je..idéologique de la République Sociale Française.
    Sera-ce étendu aux glandeurs qui palpent le RSA payé par ceux qui cotisent ?
    Rien n’est mois sûr car c’est une fois de plus une annonce populiste pour tenter de capter un certain électorat.

  5. vinzzz

    Mouais, j’suis jamais convaincu par l’équation ‘bénéficiaire d’aides sociales = fainéant’, mais l’idée de contreparties me semble assez juste.
    Sur les montants des prestations sociales : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T11F057, 31% du PIB (en 2009 il me semble), dont 50% constituent les retraites, et 30% l’assurance maladie.

    Par contre, sur l’inefficacité des structures publiques : la vision que j’en ai est que celle-ci ne leur est pas forcément intrinsèque (du moins ‘pas que’, j’dis pas que personne ne glande, j’dis que ça ne glande pas forcément plus que dans le privé), mais cette ‘inefficacité’ est autant encouragée par les acteurs privés qui financent les-dites structures.
    Il suffit de voir tous les jeux d’influences sur les appels d’offre : l’administration est bien souvent vue comme une poule aux oeufs d’or (gros projets), même si elle paie parfois très mal (notamment en retard).

    Le libéralisme n’est pas forcément garant de la meilleure efficacité économique, la rémunération de certains acteurs évoluant positivement avec une certaine dose d’inefficacité. Exemple avec l’obsolescence programmée, magnifique fruit de l’ « intelligence » d’entrepreneurs soucieux de rester ‘rentables’.

    (le ‘socialisme’, tel qu’il existe aussi, est tout autant irréaliste et guimauve…)

    1. Ieremenko

      L’obsolescence programmée… on a pas fini de nous la ressortir celle là.

      Curiosité, vous avez d’autres « exemples » ?

  6. jyb

    Il y a quand-même un truc qui cloche. Une fois fabriqués assez de produits alimentaires pour nourrir tout le monde, de textile pour l’habiller, d’énergie pour le chauffer, de parpaings et d’acier pour l’abriter et le transporter, plus quelques gadgets hautement sophistiqués pour le divertir, a quoi va-t-on occuper ceux qui restent? Robotisation aidant, il ne faut guère qu’une fraction de la population pour produire ce qui est nécessaire à l’ensemble. On ne peut pas multiplier à l’infini les profs de jembé, artistes de rue, conseillers en pipeautage et autres sinécures citoyennes et festives.

    Et puis enfin, n’est-ce pas pour glandouiller tranquillement qu’on a inventé des machines pour travailler à notre place? Votre WordPress, là par exemple, met au chômage une armée de clavistes et de typographes. Et non, ils ne se sont pas tous devenus administrateurs réseau. Vous devrier relire la société des 20/80.

    1. Flo

      Ne tombons pas dans la caricature.
      Il y a bien plus d’invidus sur terre qui travaillent aujourd’hui qu’avant « l’invention des machines ».
      Vous faites une confusion entre « ce qui est nécessaire » que vous pouvez très bien décréter quantité finie selon vos critères et les désirs indéfiniments expansibles et les besoins qui en découlent qui à leur tour nécessitent efforts et travail.
      Vous devriez (re?)lire Bastiat.

    2. Autrement dit, il faudrait faire bien attention qu’il n’y ait pas assez de produits alimentaires, pas assez de textiles, pas assez d’énergie, pas assez de parpaings, pas assez de gadgets, comme ça, les gens continueront d’être occupés, c’est ça ? Ça tombe bien, c’est justement ce à quoi s’emploie le socialisme (et y parvient assez bien d’ailleurs).

      1. Glam

        et c’est exactement ce qui se passe quand une partie de la population active est employee de force en echange d’une aumone a faire des taches non specialisees qu’elle torchera sans passion pour avoir ses miettes.Les regimes communistes ont deja essaye en long en large et en travers ce genre de systeme qui n’a jamais produit rien d’autre que du caca et des voitures Trabant

    3. sam_00

      @jyb : un peu de lecture histoire de vous sortir de la tête cette idée aberrante que les machines détruisent le travail et nous conduisent à la ruine, ainsi que cette vision statique de l’économie et de la société:

      ===

      http://bastiat.org/fr/midi_a_quatorze_heures.html

      « — Ce qui tue le travail, Monsieur, ne sont-ce pas les machines? Elles se substituent aux bras; elles sont cause que la production surabonde et que l’humanité en est réduite à ne pouvoir plus consommer ce qu’elle produit.

      — Monsieur, permettez-moi de vous inviter à m’accompagner dans l’île du Désespoir….. Voilà Robinson qui a bien de la peine à se procurer de la nourriture. Il chasse et pêche tout le long du jour; pas un moment ne lui reste pour réparer ses vêtements et se bâtir une cabane. — Mais que fait-il maintenant? Il rassemble des bouts de ficelle et en fait un filet qu’il place au travers d’un large ruisseau.

      Le poisson s’y prend de lui-même, et Robinson n’a plus qu’à donner quelques heures par jour à la tâche de se pourvoir d’aliments. Désormais il petit s’occuper de se vêtir et de se loger.

      — Que concluez-vous de là?

      — Qu’une machine ne tue pas le travail, mais le laisse disponible, ce qui est bien différent; car un travail tué, comme lorsque l’on coupe le bras à un homme, est une perte, et un travail rendu disponible, comme si l’on nous gratifiait d’un troisième bras, est un profit.

      — En est-il de même dans la société?

      — Sans doute, si vous admettez que les besoins d’une société, comme ceux d’un homme, sont indéfinis.

      — Et s’ils n’étaient pas indéfinis?

      — En ce cas, le profit se traduirait en loisirs.  »

      ===

      http://bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html#les_machines

       » « Malédiction sur les machines! chaque année leur puissance progressive voue au Paupérisme des millions d’ouvriers en leur enlevant le travail, avec le travail le salaire, avec le salaire le Pain! Malédiction sur les machines! »

      Voilà le cri qui s’élève du Préjugé vulgaire et dont l’écho retentit dans les journaux.

      Mais maudire les machines, c’est maudire l’esprit humain!

      Ce qui me confond, c’est qu’il puisse se rencontrer un homme qui se sente à l’aise dans une telle doctrine [6].

      Car enfin, si elle est vraie, quelle en est la conséquence rigoureuse? C’est qu’il n’y a d’activité, de bien-être, de richesses, de bonheur possibles que pour les peuples stupides, frappés d’immobilisme mental, à qui Dieu n’a pas fait le don funeste de penser, d’observer, de combiner, d’inventer, d’obtenir de plus grands résultats avec de moindres moyens. Au contraire, les haillons, les huttes ignobles, la pauvreté, l’inanition sont l’inévitable partage de toute nation qui cherche et trouve dans le fer, le feu, le vent, l’électricité, le magnétisme, les lois de la chimie et de la mécanique, en un mot dans les forces de la nature, un supplément à ses propres forces, et c’est bien le cas de dire avec Rousseau: « Tout homme qui pense est un animal dépravé. »

      Ce n’est pas tout: si cette doctrine est vraie, comme tous les hommes pensent et inventent, comme tous, en fait, depuis le premier jusqu’au dernier, et à chaque minute de leur existence, cherchent à faire coopérer les forces naturelles, à faire plus avec moins, à réduire ou leur main-d’œuvre ou celle qu’ils payent, à atteindre la plus grande somme possible de satisfactions avec la moindre somme possible de travail, il faut bien en conclure que l’humanité tout entière est entraînée vers sa décadence, précisément par cette aspiration intelligente vers le progrès qui tourmente chacun de ses membres.

      Dès lors il doit être constaté, par la statistique, que les habitants du Lancastre, fuyant cette patrie des machines, vont chercher du travail en Irlande, où elles sont inconnues, et, par l’histoire, que la barbarie assombrit les époques de civilisation, et que la civilisation brille dans les temps d’ignorance et de barbarie. « 

  7. Higgins

    Trouvé cette phrase sur ce site ( http://libertariens.chez.com/citedomaine.htm ) qui correspond bien aux tenants du cancer: « Les socialistes ont une politique à conduire, qui doit être expliquée aux citoyens (…). Ceux qui ont la charge d’informer doivent le comprendre ou bien partir. » (Georges FILLIOUD, cité par Jérôme Bourdon, Haute Fidélité), citation à laquelle celle de Bertold Brecht fait parfaitement écho: « Le peuple pense mal… il faut changer le peuple… ». Bastiat a beaucoup écrit de belles et justes choses sur ce sujet.

    Sinon, sur le même site, une belle définition du libéralisme par JF Revel: « …l’économie libre est négative si elle n’est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale. »

  8. Mateo

    Le billet au sujet de « l’idée géniale » de Wauquiez sur Gauche Libérale est excellent: http://www.gaucheliberale.org/post/2011/05/10/RSA-plafonné-et-travail-obligatoire%2C-Wauquier-veut-rajouter-un-étage-à-l-échafaudage-social

    En voici la conclusion:
    « Après la réforme Wauquiez il y aura donc :
    Un niveau de vie décrété grâce à un SMIC très élevé –  20% d’exclus interdits de travail – Des aides pour ces exclus – Des aides pour obtenir ces aides –  Un plafonnement des aides pour ceux qui abusent des aides. L’obligation de travailler pour ceux qui touchent des aides parce qu’il ne peuvent pas travailler. »

    :D

  9. DukeNukem3D

    « Camarade, rejoins notre kholkoze ! » dit l’affiche.
    La France prend la voie de la Bolivie, où des syndicats de fonctionnaires décident de la politique que doit prendre le pays. Cette politique étant à leur avantage bien évidemment.
    Bon courage pour la suite.

  10. hb45

    Allons ,allons, tout le monde se moque des Rmistes et des bénéficiaires du RSA. Par contre, le gentil Laurent a sorti un sujet « propre » à plaire à la droite de l’ump auquel Marine n’a pas osé s’attaquer. Un coup à toi sur les prières dans la rue, un coup à moi pour l’assistanat. La campagne s’annonce glorieuse. On n’est pas loin de la bataille par lancer de nains.

  11. R2M4

    « De plus, alors que tout le monde trouverait ahurissant qu’une assurance réclame un travail en l’échange d’une indemnisation de sinistre, personne ne s’étonne que certains puissent bénéficier de l’assurance correspondante sans avoir jamais payé la prime correspondante. A tel régime ne peut, mathématiquement, aboutir qu’une ruine lente et inéluctable, les entrées n’étant jamais mises à concurrence des sorties.

    Tant que l’humanisme des uns servira le cynisme électoral des autres, le socialisme se nourrira joyeusement de ce genre de mécanisme, produisant toujours plus de misère. »

    Je ne vois aucune sortie. Je vois de l’argent qui circule entre les Français.

    Que l’impôt ne soit pas équitable, ça se défend, mais tant que cela se passe entre les membres d’une communauté humaine, les Français, je ne vois que de l’argent qui circule.

    1. Les entrées de cotisations ne correspondent pas aux sorties. C’est ce qui, lorsque couplé à la non limitation dans le temps, entraînement mathématique la déroute. Même en imaginant une France en vase clos, ça aboutit à la cata.

  12. channy

    Bizarre cela me rappelle un nain sur talonnette il y a 4 ans qui disait que les chômeurs étaient des assistés et fainéants et qu une fois élu il ferait voter une loi comme quoi tout chômeur qui refuserait 2 offres d emploi valables serait radié de pôle emploi temporairement, cela afin de stopper l assistanat et remettre la France au travail .
    déjà que pôle emploi est infoutu de trouver 2 offres d emplois aux chômeurs alors trouver du boulot aux rmiste..

    mais bon H16 je vous suggère une idée..avec toutes les conneries balancées par nos politicard(e)s vous devriez en sélectionner 5 chaque mois et cela permettrait à tous les lecteurs d’élire le clown a roulette du mois
    ps la wauquiez part largement favori même s il reste encore 19 jours

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