Horreur, catastrophe et heures les plus sombres : de dangereux internautes seraient en train de ficher les musulmans de France !
Quelle abomination ! Il semble en effet qu’un site se charge de recenser toutes les mosquées de France.
Ce site, c’est Trouve Ma Mosquee et cette cartographie vient de déclencher une véritable crise d’hystérie dans les médias…
Ah, pardon, non, on m’explique que ce n’est pas de ce site dont il est question, mais de Où Va Ma France ! Il s’agit d’une plateforme en ligne qui agrège et visualise des données officielles sur les évolutions démographiques, sécuritaires, migratoires et culturelles en France, en se concentrant sur cinq thèmes principaux (insécurité, immigration, islamisation, défrancisation et « wokisme »), avec des indices synthétiques, des cartes interactives et un flux d’incidents en temps réel.
Le site, lié à un compte X actif qui partage des statistiques locales similaires, vise à informer sur l’état des lieux de la France à travers des tableaux de bord et des sources comme l’INSEE ou data.gouv.fr.
La polémique éclate au début de ce mois suite à un message posté sur X par son compte officiel, vantant une fonctionnalité permettant de localiser les centres pour migrants, les mosquées et les quartiers dits « émotifs » « sensibles » à proximité, présenté comme un outil pratique pour un déménagement.
Accusé par la députée écologiste Sabrina Sebaihi de « ficher » les musulmans en raison de leur origine, de recourir à des statistiques ethniques illégales et de mettre « des cibles dans le dos » des Français de confession musulmane, le site est perçu par ses détracteurs comme un outil discriminatoire et islamophobe, recyclant des thèmes chers à l’extrême droite tels que l’insécurité, l’immigration, l’islamisation, la « défrancisation » et le « wokisme », et, pire que tout, en s’appuyant sans vergogne sur des données publiques issues de sources officielles comme l’INSEE ou l’OFII. C’est un scandale !
Immédiatement, la presse prend le relai. Libération, BFM, Le Parisien et d’autres se fendent d’articles – à charge – pour tenter de faire monter l’outrage et camoufler l’absence de différence entre ce site et les données publiques disponibles sur la Cimade, la Finess ou le SIG officiel des villes de France.
Car voyez-vous, il y a la bonne information, celle qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels, sur les sites dédiés. C’est une information citoyenne et engagée qui permet de se faire une idée de l’endroit où l’on vit, les lieux de culte etc. Et il y a la mauvaise information, qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels ou dédiés qui est scandaleusement rassemblée par des citoyens engagés afin de transmettre une idée de l’endroit où l’on vit, des lieux de culte, etc.
Et ça, c’est scandaleux parce que c’est d’extrême-droite et c’est forcément fasciste.
Parallèlement – et ce n’est pas sans lien – les plaintes contre X s’empilent.
Non, il ne s’agit pas d’une recrudescence de cette procédure pénale permettant à une victime de signaler une infraction dont l’auteur est inconnu, mais de l’accumulation de gémissements plus ou moins outrés contre la plateforme de Musk.
Depuis le rachat de Twitter par Musk pour en faire X, l’ensemble de l’intelligentsia occidentale s’est largement exprimée et agitée pour que cette plateforme écrabouille consciencieusement la liberté d’expression sous la bien-pensance, l’auto-censure et les thèmes gauchistes du moment. Au moment où il fut clair qu’il n’en serait rien, tout ce que la classe jacassante comptait d’influenceurs s’est mobilisé pour trouver des moyens de faire fermer X.
Bien évidemment, les autorités européennes ne furent pas en reste et les passes d’armes entre l’ex-Commissaire Breton et Elon Musk ont régalé de nombreux lecteurs, tant les fessées numériques infligées au premier par le second furent retentissantes (et méritées). Comme les échecs des détracteurs de X à faire fermer la plateforme s’accumulent, les prétextes deviennent de plus en plus rocambolesques.
Dernièrement, ce sont plusieurs officiels gouvernementaux qui ont jugé absolument scandaleuse la possibilité de produire, directement à partir de la plateforme en question et en utilisant l’intelligence artificielle Grok, des images de personnes en bikini. Sans surprise, ces critiques sont venues des suspects habituels ; au Royaume-Uni, ce fut notamment le premier ministre Kier Starmer qui a estimé que ces générations d’images était absolument scandaleuses et les menaces de sanctions ont rapidement fusé vers Musk que ce dernier a analysé comme un nouveau prétexte pour censurer la plateforme.
En France, ce fut notamment le cas de cette endive excitée de Jean-Noël Barrot. Nageant une fois encore dans cette confusion mentale épaisse qui semble présider à toutes ses prises de paroles publiques, il a choisi dans un tweet approximatif de rappeler qu’il avait porté une loi sur les « deepfakes à caractère sexuel » en incitant les victimes de ces photos en bikinis à porter plainte aussi vite que possible, que diantre.
Dans la foulée, le ministère de l’Économie – apparemment compétent pour épiloguer sur l’intelligence artificielle et les bikinis – s’est aussi fendu d’une communication étrange mentionnant des contenus illicites, jugeant sans doute – à raison – que voir Jean-Noël Barrot en bikini constituait une forme assez barbare de torture.
Au passage, on devra noter le timing particulièrement judicieux de ces demandes de censure puisqu’elles sont intervenues au moment même où tout internet fut coupé en Iran, l’actualité ayant probablement un sens élevé de l’ironie.
Et ici, peu importe que ces images de personnes en bikini concernent aussi bien les femmes que les hommes, ou que ces dernières ne contiennent pas, au terme de la loi, de caractère sexuel, ni que ces contenus puissent être produits aussi bien sur X via Grok que sur Gemini de Google ou ChatGPT d’OpenAI : il apparaît évident que les images de célébrités et de politiciens en bikini produites par X sont insupportables et justifient une épaisse censure de toute la plateforme, le plus rapidement possible, alors que les mêmes images produites par Gemini ou ChatGPT sont de simples contenus générés par l’intelligence artificielle et voilà tout. Quand une IA génère des bikinis, c’est de l’innovation mais quand c’est celle de Musk, c’est un motif de dépôt de plainte.
Et tant pour le site « Où Va Ma France » que pour ces histoires de bikinis, on retrouve les mêmes mécanismes de volonté de censure basés sur des sentiments offusqués propulsés par toujours les mêmes types de gauchistes qui veulent avant tout contrôler le discours et les informations disponibles pour le peuple. Dans un monde où l’information doit être à la fois publique et politiquement filtrée, rendre visible ce qui dérange devient un acte subversif.
Ces deux affaires révèlent une vérité simple : ce n’est pas la nature de l’information qui pose problème, mais qui la diffuse et comment. Des données publiques deviennent « dangereuses » quand elles sont trop facilement accessibles, des algorithmes d’IA deviennent « toxiques » quand ils ne sont pas entre les bonnes mains.
Le message est clair : l’information doit rester le privilège de ceux qui savent ce qui est bon pour vous.






Une bonne partie du personnel politique est déjà soumise aux muzz…
On va le vérifier pendant les municipales.
Moins qu’en Grande Bretagne mais ça ne console pas…
Les muzz ne sont ils déjà pas enregistrés sans exception par la CAF ? Aucune protestation audible pourtant à ce sujet.
« Le site, lié à un compte X actif »
Musk dans le coup ?
Ça sentait plutôt une manœuvre russe, un truc pareil.
A moins que ce soit un faux nez, hypothèse plausible.
« il apparaît évident que les images de célébrités et de politiciens en bikini produites par X »
Produites par X(witter)
Je dirais relayées par Xwitter plutôt que produites officiellement par cette société, des AI étant accusées d’en être les sources utilisées par de mauvais plaisantins.
Ça change le chef d’accusation mais sera-ce suffisant pour empêcher la noyade ?
Faire de l’OSINT seait-il illégal?
« que voir Jean-Noël Barrot en bikini constituait une forme assez barbare de torture. »
Forme de moindre envergure que celle de devoir supporter un guignol pareil à un poste de pouvoir élevé (le poste).
Effet Streisand +++ : je n’avais jamais entendu parler du site ni du compte X.
Depuis, je suis abonné.
+1
Emblématique.
Le premier à avoir fait des statistiques ethniques était Leon Blum. Il a pu ouvrir des camps de sinistre mémoire et permis a Franco de faire liquider une partie de ses opposants.
Starmer, c’est bien ce type qui a encouragé les Pakistanais a violer des dizaines de milliers d’Anglaises et qui s’est fait choper en train de défourailler un jeune escort ukrainien ? J’ai bon ?
Ma foi je me réjouis de toutes ces bonnes nouvelles.
1- des inconnus recoupent des données statistiques pour produire des analyses interdites par l’état. Grâce aux outils numériques courants, les français sont informés par des français – comprenez par des sources indépendantes- et ils sont en plus mieux informés, s’il fallait rappeler que l’un ne va pas sans l’autre
2- les outils numériques courants permettent à des inconnus de ridiculiser les puissants, arme redoutable pour eux car ils ne savent s’en défendre autrement que par la censure et l’arbitraire, ce qui les fait apparaître exactement pour ce qu’ils sont aux yeux de tous : de petits tyrans imbéciles et brutaux : les représenter en bikini permet de les mettre à nu, et c’est bien ça qui les enrage
Le billet de ce matin c’est vraiment du nanan !
HS : garde ton doblo ari : reseauinternational.net/la-fin-de-la-propriete-automobile-le-plan-secret-des-constructeurs-revele/
Merci. Je pratique cela en anticipation obligatoire depuis 2018 avec l’apparition de voitures « connectées » officiellement pour qu’elles signalent seules un accident grave de façon à accélérer l’intervention de secours également par une localisation automatique de l’endroit.
But louable mais du niveau réel d’un marteau pilon pour écraser les mouches parce qu’en dehors d’hypothèses peu réalistes, un accident en Europe de l’ouest ne peut rester longtemps inaperçu de gens déjà fortement dotés en mobiles. D’aucuns s’interrogeaient alors (il me paraît qu’ici aussi) sur l’évolution de ce coin entrebaillant la porte pour d’autres voies nettement moins désirables. Nous y sommes et progressons vers le pire ainsi qu’évoqué par l’article. Il y a eu des erreurs juridiques obligeant les constructeurs à reculer temporairement à faire payer un écot pour utiliser telle ou telle fonction de la voiture, achetée en pleine propriété comme son contenu. Je ne doute pas qu’elles seront corrigées dans un futur proche…
Cependant l’article adresse des reproches à Renault limitant l’usage de la batterie (pas de la voiture elle-même) en cas de défaut de paiement du loyer de la batterie. Ce n’ est absolument pas choquant, sauf aux yeux de Grançais approuvant le squatt et les punitions infligées au taulier si le bien squatté n’est pas parfaitement entretenu. La batterie est fournie avec la voiture mais la première en location officielle, ce qui minore dans le principe le prix d’achat. Reste ensuite le pouvoir d’action des consommateurs mais j’y crois moyen parce qu’ils ont en face des groupes qui constituent presque naturellement un cartel. Et la solution de faire durer les vieusetés se limite elle même par la disparition du stock initial par toutes sortes de moyens autres que la vétusté naturelle…
Ndlr : quatre Doblo dans le harem…
Sur le site de l’Elysée, on trouve un texte rigolo appelé « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ».
On peut y lire :
Article 11 – La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 14. – Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15.- La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Je pose ça là.
Il mettraient un sketch de Lagaff’ à la place que ce serait plus sérieux.
JF Revel et d’autres (libéraux) remarquaient en leur temps que la Constitution de l’URSS pouvait être jaugée comme particulièrement libérale. Son absence d’utilisation en dehors de celle d’éblouissement des yeux la rendait caduque dans la vraie vie.
En regardant la photo des chasseurs, je me rends compte qu’ils buvaient de la 1664, et même pas de la kro ou de la 33.
Et pour revenir au sujet, la solution est donc d’interdire les bikinis et les statistiques.
Un luxe insupportable pour des prolos.
Que viennent faire ici les chasseurs de Galinette du Bouchonois ?
Vous noterez que chez ces immondes racistes cynégétiques figure un noir.
Comme quoi la vie est
– pleine de surprise
– n’a aucun sens
Pour illustrer la séquence des bons chasseurs et des mauvais transposée aux IA…
Il y a bien des statistiques ethniques mais les experts de plateau ont ordre de les nier.
Merci pour le bikibercy 🙂