Périscolaire parisien : un prédateur toutes les 3 semaines, « c’est stable ! »

Les élections sont toujours l’occasion d’une surenchère de promesses et de petits coups bas, et les petites barbouzeries d’Estrosi à Nice en sont un exemple croustillant parmi des douzaines. Cependant, à Paris, s’il est bien une promesse qui semble difficile à faire, c’est celle d’un vrai suivi des affaires pédocriminelles au sein du périscolaire.

Il est vrai que la presse peine (volontairement ?) à relater l’ampleur du problème soulevé depuis quelques mois dans le périscolaire parisien.

Ainsi, depuis 2023, des dizaines d’agents ont été suspendus pour des faits de nature sexuelle dans le cadre de la petite enfance. C’est beaucoup trop et cela dépasse de loin le cadre d’une coïncidence. Si l’on épluche un peu les affaires passées, on découvre que ces problèmes ne sont pas nouveaux, loin s’en faut.

À l’École Paul-Dubois (IIIe), depuis 2019, des accusations de viols et agressions sexuelles concernent 19 très jeunes enfants. L’instruction traîne et s’achemine vers un non-lieu tandis que l’animateur, suspendu depuis sept ans, est toujours salarié de la Ville.

À l’École Alphonse-Baudin (XIe), un animateur a été jugé fin 2025 pour agressions sur 5 enfants, après qu’un autre a été suspendu et que trois animatrices ont été douillettement « retirées du terrain » pour des comportements inappropriés (source).

À l’École Reuilly B (XIIe), des centaines d’images pédopornographiques ont été découvertes chez un animateur qui avait fait l’objet d’une plainte pour agression sur mineur dix ans plus tôt, mais n’avait jamais été écarté de son poste entre-temps.

À l’École Bullourde (XIe), trois animateurs ont été suspendus, dont l’un finalement mis en examen pour viol aggravé, corruption de mineur et exhibition sexuelle début 2026, déclenchant la colère des parents face à la gestion chaotique de la mairie.

Aux Écoles Parmentier et Faidherbe (XIe), des plaintes pour viols aggravés sur des enfants de 4 ans et des agressions sexuelles (câlins appuyés, attouchements) pleuvent. En face, les familles se heurtent à une omerta de l’administration qui leur intime de se taire.

Aux Écoles Saint-Dominique (VIIe) et Volontaires (XVe), c’est le triomphe de la « méthode parisienne » : un animateur, signalé pour des violences à Saint-Dominique, est simplement « recadré » et muté discrètement à l’école Volontaires. Avec pour résultat qu’il y cumule rapidement trois plaintes pour viol sur des enfants de 3 ans. À Saint-Dominique, ce sont finalement 9 agents qui seront suspendus face à ce que les parents décrivent comme une véritable « meute organisée ».

Devant cette accumulation de faits répétés, difficile de ne pas voir émerger plusieurs éléments répétitifs.

D’une part, il apparaît que les contrôles et les filtres en amont, avant le recrutement, sont parfaitement inexistants (et seraient risibles si l’ensemble de ces affaires n’impliquait pas de jeunes enfants). Avec 52 agents suspendus en 3 ans, 8500 vacataires recrutés « sans CV, sans formation, sans lettre de motivation » (et apparemment avec une recherche très optionnelle dans le casier judiciaire), un plan d’actions annoncé après chaque scandale et jugé insuffisant par tout le monde, on est en effet en droit de se demander ce que font les ressources humaines de la mairie.

D’autre part, les autorités et notamment la mairie de Paris semblent étonnamment empotées lorsqu’il s’agit de traiter le problème pour lequel une seule absence de solution se dégage : la suspension dans la plupart des cas, et l’éventuelle mutation lorsqu’on le peut… et c’est tout. L’inaction semble ici érigée en principe de base auquel toute dérogation devient impossible. Du côté de la justice revient bien sûr le constat valable pour tout le reste : nageant entre lenteur comateuse et laxisme institutionnalisé, les autorités judiciaires ne semblent absolument pas à la hauteur de l’ampleur du désastre. Il semble que le nombre de personnels impliqués dépasse de loin les maigres capacités de traitement de l’institution.

Mais surtout, lorsqu’on prend le temps de recenser affaires et témoignages, il apparaît que ces dérives de plus en plus graves remontent au moins à 2016 comme le rapporte l’avocat de certaines des victimes :

« Les premières affaires remontent à 2016. C’est systémique. On s’interroge : qu’ont fait les autorités depuis toutes ces années pour y mettre fin ? »

On note que, comme dans l’Éducation nationale, le phénomène du « pas de vague » s’est largement imposé. Mieux : constatant qu’il y a eu 18 suspensions en 2023, puis 18 en 2024, puis 16 en 2025 (au 18 novembre), la Ville de Paris affirme que la tendance est « stable ». Ouf, tout va bien, on conserve le rythme d’un animateur suspendu toutes les trois semaines.

Avec le nombre de cas et leur répétition dans le temps, avec l’absence de filtre en amont, avec la faiblesse de la réponse des politiciens et des administrations, une question s’impose alors : plus qu’une volonté de ne pas en parler, cet étouffement d’affaires de plus en plus nombreuses ne cache-t-il pas la volonté de camoufler un véritable réseau organisé ? C’est en tout cas la question que se pose l’avocat :

« À l’école Saint-Dominique, on parle de 9 animateurs suspendus, de plus d’une trentaine de plaintes. On se dirige possiblement vers un système de réseau organisé, d’animateurs qui se cooptent, qui se recrutent. Il y a de l’entrisme de gens déviants. »

Le constat est, en réalité, particulièrement alarmant : alors que la mairie de Paris s’enfonce dans le rouge d’une gestion socialiste complètement délirante, incapable de tenir ses budgets, dépensant sans compter et embauchant littéralement n’importe qui pour faire effectivement n’importe quoi, le plus grave reste la multiplication de ces affaires pédocriminelles qui s’ajoutent à la liste déjà longue et consternante des autres problèmes de la ville, avec ses embouteillages, ses rats, ses zones de deal ou ses espaces de « couteaux festifs & commerce alternatif ».

En somme, les scandales à répétition dans le périscolaire parisien ne sont pas le fruit du hasard ou d’une malchance statistique, mais bien le résultat d’un système qui préfère muter les brebis galeuses et imposer l’omerta plutôt que de faire des vagues.

En pleines élections municipales, l’équipe d’Anne Hidalgo et son ex-premier adjoint Emmanuel Grégoire tentent désespérément d’étouffer cet acablant bilan sous de vagues « plans d’actions » bureaucratiques. Mais pour les Parisiens, le constat est sans appel : la capitale, déjà ruinée, enlaidie et ensauvagée, n’est même plus capable de garantir la sécurité élémentaire de ses propres enfants.

Face à un tel naufrage systémique, constater que les Parisiens s’apprêtent cependant à prolonger cette équipe de branquignoles impose une conclusion sans détour : tout comme ce pays – et pour les mêmes raison – cette capitale est foutue.

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Commentaires39

    1. breizh

      l’exemple est montré au plus haut niveau (Epstein)…
      Pourquoi se priver ?
      Et tant que les parents ne pourront pas faire justice eux-mêmes…

    2. Theo31

      Le ministre de la culture ne se souvient pas d’avoir fait visiter Versailles à deux pédophiles notoires en 2013.

      La tribu socialiste protège toujours ses brebis galeuses.

  1. Aristarkke

    Quant à la preSStitueée, que dire d’elle que nous ne sachions déjà dans l’horreur de son comportement mollasson ?

    1. Blondin

      Chaque jour, la presse (notamment publique) se surpasse.
      Ce gros c*n d’E. Grégoire, explique benoîtement qu’il n’y a pas de problème de dette à Paris (!) et qu’il est indispensable d’investir et que la preuve on redistribue beaucoup d’argent.
      La dinde qui l’interviewe n’est pas capable de lui dire qu’investissement et redistribution sont deux choses différentes…

  2. Gerldam

    Malgré tout cela, ces crétins finis et bornés de parisiens votent pour la continuation dans le crime!
    Moi qui suis né à Paris et fut un habitant de cette ville endant une quarantaine d’années, avant de fuir, je ne reconnais plus du tout cette ville devenue dans de nombreux coins un cloaque.

    1. Pythagore

      On en vient à se demander comment est la sociologie de cette ville pour que 37% votent pour des plus que nuls qui en ont fait la démonstration.
      Rêvons que les 3 candidats non grégoriens sachent s’unir pour ravir la mairie.
      Très rigolo le bateau qui coule.

      1. bibi

        Ce n’est pas parce que les têtes de liste vont s’unir que les électorats vont s’aggréger.
        Comment en ayant voter Knafo on peut une semaine plus tard aller voter pour un ministre macroniste ?

        1. Pheldge

          en se pinçant le nez, dans l’unique but de virer la mafia d’Hidalgo et Grégoire, ce qui serait déjà une bonne chose !

  3. P&C

    Comment ca se fait ?

    Au delà de l’absence de tri, je crains que le problème soit un très classique manque de candidats, à cause des problèmes habituels : paye de merde, contrats instables, discrimination positive, mordor, moutarts têtes à claques.

    Les mêmes problèmes que pour le recrutement de profs, en somme.

  4. Aristarkke

    A Lille, neuf listes sur la ligne de départ avec cinq qui restent possiblement pour le second tour, ayant atteint au moins 10%…
    Et le poulain de Méremptoire qui atteint péniblement un quart, talonné par LFI…
    Lille Sud n’est plus ce qu’il était…

    1. P&C

      Lille… j’y suis allé deux fois, y a des années, la première pour un congres, la seconde en tant qu’etape pour un entretien à Charleroi. Je n’y ai que des clones de Nabilla et de Benzema. En Belgique, du cassis bien de chez nous, avec des filles de 14 ans abreuvés de bière racontant en hurlante leurs performances utérines.

  5. Blondin

    Une preuve de plus que la droite parisienne est d’une nullité abyssale.
    Au lieu de se déchirer (mention spéciale à l’endive mal cuite Bournazet), ils devraient taper comme des sourds sur les finances et sur ce scandale immonde.

    1. Gerldam

      Je plussoie. Une seule candidate avait un programme à la Milei, sans pourtant agiter la tronçonneuse. Les français ne sont même plus de veaux, ils sont devenus des abrutis, à l’exception des commentateurs zé tateuzes de ce blog.
      Au fond, c’est surtout triste.
      Quand je compare avec les débats qu’il y avait dans les assemblées du XIXème siècle, je constate que le grand remplacement a déjà eu lieu.

      1. Pheldge

        c’est déjà un miracle qu’elle ait atteint 10 % vu qu’elle est une sale fasciste d’extrême droite – elle échappe de peu à l’accusation d’antisémitisme, mais pas à celle de racisme ni de xénophobie -.

        1. nemrod

          Oui je trouve que compte tenu du terreau local, c’est un bon score.
          Dati pense que les électeurs de Knafo vont lui revenir automatiquement mais elle se trompe.

      2. Blondin

        C’est le cas à St Denis.
        Le nouveau maire, qui dit lutter contre la gentrification, déclare qu’il ne laissera pas partir la population « historique » de St-Denis.
        Population « historique » = population issue de l’immigration.
        Même un site parodique n’aurait pas osé.

          1. Pheldge

            j’imagine que lutter contre le fascisme, à St Denis, c’était un peu gros, alors « lutter contre la gentrification » ou contre les bourgeois, c’est rassembleur … de toutes façons vu le niveau des électeurs du coin, faut pas chercher la finesse, faut que le slogan cogne.

      3. P&C

        Pas forcement. Trop de rentiers greffés aux tuyaux, et peur du changement.
        Un candidat trop agressif ne passe pas, faut rassurer les boomers.

    2. bibi

      Dati ministre de Macron, et Bournazel est membre d’un parti macroniste, il faut oser les qualifier de droite, c’est de la gauche non PS.

  6. Theo31

    Je tente une hypothèse très audacieuse : les gens incriminés ont mis le bon bulletin du PS hier dans la boîte a caca.

    Off Investigation a fait une enquête : chez les profs, il y a aussi beaucoup de problèmes et l’omerta est de rigueur.

  7. Gerldam

    Ici, en Hongrie, tous ces tarés, violeurs de gamins et gamines seraient en tôle et pour très longtemps.
    Savez-vous que la coalition qui rassemble tous les partis de gauche (DK= Democratikus Koalíció) ne recueille pas plus de 3% dans les sondages pour l’élection législative qui se déroule dans 3 semaines et qui décidera si le pays continue à tenir tête à la Hyène et au cocaïnomane voisin ou s’il fait dans sa culotte et baisse la tête devant la Kommandatur de Bruxelles.

  8. baretous

    « Il est interdit d’interdire » Les soixantuitards sont devenus de bon gros bourgeois , Fatima faisant le ménage et Quyan la nounou ..

  9. Higgins

    Moi, c’est la discrétion du traitement médiatique de ces affaires qui me sidère. Ah, lorsque de telles affaires ont lieu dans l’enseignement privé sous contrat ou pas, c’est nettement différent.

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