Coûteux aciers versaillais

Magie de gros bouts d’acier rouillé au milieu de parcs centenaires : Bernar (sans « d », ça ferait trop peuple, sinon) Venet expose ses bidules au milieu de Versailles depuis le 17 mai dernier. Émoi. Palpitance. Beautitude.

Il m’arrive parfois d’évoquer (comme ici ou ), une légère sueur froide glissant dans le dos, les péripéties de la République du Bisounoursland en matière de Sexes Gigantesques Roses en plastique thermodurci ou autres happenings époustouflants dont les caractéristiques sont finalement toujours les mêmes :

  • cela doit occuper beaucoup d’espace et/ou de temps,
  • coûter un pognon considérable sorti de la poche d’une multitude bêlante de moutontribuables pas au courant,
  • et choquer tant que ça peut le bourgeois forcément réactionnaire et coincé.

Moyennant quoi, on peut présenter des 3×4 d’adolescents s’enfilant lascivement sous le regard complice (mais zartistique, attôssion) d’un photographe pas du tout pédophile qui exprime le mal-être trouble d’une génération en pleine exploration sensuelle de son propre corps pour l’aider à s’approprier sa propre humanité d’adulte en devenir. Moui. Et mettez un peu de marron louche ici, et faites pipi là, et n’oubliez pas d’asperger ceci de copeaux de concombre qu’on va gélifier dans des polyacrylates quelconques. Voilà, c’est superbe.

Cette fois-ci, on nous propose donc de gros morceaux d’arc de cercle d’une vingtaine de mètre de haut, ou de long, selon qu’on les positionne en hauteur ou qu’on les flanque par terre, dans le passage, en acier massif donc légers à manipuler et à sécuriser, dans le cadre idyllique pour ce genre de performance artistique du Château de Versailles qui a déjà vu passer, rappelons-le, les teckels gonflables de Koons et les bouddhas dorés de Murakami.

J’ai dit « on nous propose » alors que le verbe est bien sûr « impose », dans tous les sens : d’un côté, on aura eu la présence d’esprit de ponctionner nos poches du montant correspondant pour ces bouts d’acier rouillés, et de l’autre, on les aura placés au milieu de Versailles sans nous demander notre avis.

Et l’effet est saisissant puisque, de loin, on a l’impression qu’une baleine gigantesque s’est échouée là et y a définitivement pourri, laissant derrière elle ses côtes décharnées d’un marron évocateur.

Venet à Versailles

Un peu plus loin, on pourra admirer ce que notre aimable artiste a sobrement intitulé « Effondrement », qui est probablement l’état général dans lequel le contribuable se trouve quand la facture de ces pitreries lui parvient.

Venet : Effondrement (des finances publiques)

Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Bernar Venet n’est pas nul.

Déjà, lui, il ne fait pas dans le plastique bas de gamme et les jouets gonflables, puisque c’est de l’acier bien dur, bien lourd, bien rouillé qu’il utilise.

Je n’ai pas dit non plus qu’il est dépourvu de talent. Pour ce que j’en vois, il en faut, du talent et de l’énergie pour fabriquer des trucs-machins qui pèsent des tonnes et ne servent consciencieusement à rien du tout, dans un matériau résistant un peu à l’épreuve du temps et de la réflexion, le tout dans une bonne humeur bien plus inoxydable que l’acier dont il est fait…

Et puis, ces bidules un peu bizarres ne sont pas aussi moches que certaines réalisations beaucoup plus douteuses d’autres zartistes tous aussi subventionnés que notre bricoleur de l’espace-temps interstitiel des cosmogonies fumoïdes en mouvements branchouilles (ami lecteur, ne cherche pas à comprendre toutes les phrases de ce billet, certains pièges à zartistes se sont glissés dans la trame du texte).

Mais j’aimerai bien savoir, indépendamment de la pertinence de ces … mhm disons œuvres et de l’extraôôôôôôrdinaire génie du maître, ce qui justifie qu’on dépense régulièrement l’argent du contribuable pour des expositions parfaitement arbitraires (et d’un goût discutable), à la seule discrétion du type en charge du lieu.

Pourquoi et comment Aillagon (l’actuel responsable de Versailles) a-t-il choisi Venet ? Pourquoi n’a-t-il pas, par exemple, choisi de faire imprimer sur de grandes bâches roses fluo, sur 10m de long et 3 de haut, les aphorismes les plus rigolos et les mieux sentis de h16, un blogueur sémillant qui, justement, ne facture qu’un million pour ce genre de performances zartistiques ? Ou, si ses aphorismes ne plaisent pas, le même blogueur propose des photos de jolies paires de seins peints en bleu, en 3×4. Il peut faire ça aussi (pour 250.000€ l’exemplaire ; chères lectrices, envoyez-moi vos meilleurs clichés, et je reverse 10% de mes émoluments citoyens, festifs et libidineux).

En ces temps de crise où, désolé de le rappeler, des gens manquent de travail, des familles voient leur pouvoir d’achat diminuer, je trouve plus que scandaleux de dépenser l’argent qui leur est pris, de force, pour organiser ce genre de happening fumeux qu’ils ne verront d’ailleurs jamais, plutôt que, tout simplement, restituer le montant correspondant. Ou alors, puisqu’il semble acquis que l’Etat doive absolument dépenser, quoi qu’il advienne, qu’au moins on le fasse dans des dépenses collectives d’intérêt immédiat (tiens, par exemple, un IRM, la réfection d’une école, le bouchage de trous dans une section de route départementale, que sais-je…)

Bien sûr, on trouvera toujours un comique pour nous dire que l’argent dépensé pour les coûteuses clowneries des uns et des autres permet de générer de l’emploi, oubliant dans un réflexe fulgurant le sophisme de la vitre cassée ; et de toute façon, en quoi la France, ou Versailles, ont-ils besoin d’une nouvelle oeuvre d’art, d’un nouveau bidule ésotérique rigolo ou pas, actuellement ?

Oh, oui, rêver et faire de l’art, c’est très intéressant, c’est utile pour oublier la grisaille du monde moderne qui nous enchaîne dans le caca patati patata, mais on peut se demander si justement nous remettre une couche ripolinée « Zartiste » d’un même caca dispendieux est une vraie solution pragmatique aux problèmes que le pays traverse…

N’est-il pas plus que temps de redescendre sur terre ?

J'accepte les Bitcoins !

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Commentaires58

  1. Higgins

    Ah, l’art dit moderne!!! En matière de provocation, on n’a pas fait mieux que Marcel Duchamp et son urinoir (en 1917! Il est vrai qu’au moment, la provocation prenait des tournures pharaoniques en Champagne ou ailleurs dans un camaïeu inégalé de rouge, de bleu, de marron et de vert) ou que ce superbe tableau de Boronali « Coucher de soleil sur l’Adriatique » en 1910 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim-Rapha%C3%ABl_Boronali). Je me souviens d’avoir vu, il y a de cela plus de quinze ans, un filet à provision rempli de boîtes de conserves, bouteilles en plastiques, etc… exposé ainsi. C’était une démarche conceptuelle.
    Conceptuelle également, voire artistique si ce n’est pas hermétique, cette dépense de plus de cinq millions d’euros, décidée par ceux dont la mission est de « gérer » l’argent public (le nôtre pas le leur), pour enlever des panneaux et les remplacer par des bidules électroniques (dont le coût n’est pas indiqué mais dont l’achat et le montage doivent bien avoisiner également cinq millions d’euros). Elle est pas belle la vie. On s’en fout, dans notre pays de cocagne, l’argent coule à flots.

  2. Joe

    Est-on sûr qu’il s’agit d’argent public et pas d’un mécenat à la con de plus ?

    Par ailleurs, les écolo-bobos vous diront plutot que vous n’avez rien compris, qu’heureusement que l’Etat est là pour défendre la « culture »…

    Je me trouve assez démuni en arguments face à ce genre de réaction d’ailleurs. A part expliquer que si l’état ne le faisait pas, le marché ferait le tri entre les vrais artistes et les forains (au travers des mécènes) (ce à quoi ils me répondent « qui est le marché pour juger, bande d’inculte pourri par le fric » »pourquoi toujours tout ramener à l’argent, c’est de la culture! »), je suis un peu à poil.

    1. Le marché a très bien su révéler Van Gogh, Mozart, Da Vinci ou Michel-Ange. Depuis que l’art est subventionné en France, nous avons eu le droit à Truc, Muche et Bidule, mondialement connus. Bref.

      1. Sammy

        Je me permettrais modestement de répondre que Van Gogh est mort dans la misère la plus noire. Artiste jusqu’au bout des ongles, complétement frappé, génial, mais sans un rond en poche. Le marché n’a rien à voir avec l’art.

    2. gem

      S’ils aiment pas le marché tu n’as qu’a leur parler des vrais gens qui mettent leur propre argent dans des produits culturels qui leur plaisent vraiment, ou, mieux, qui produisent eux-même leur propre culture avec leurs tripes sans se faire récupérer par le système officiel. Ce n’est d’autre que le marché, mais faut juste pas leur dire …
      L’état n’aide pas LA culture, il aide UNE culture, celle des copains au pouvoir ; cette culture officielle n’est peut-être pas nulle ou pire qu’une autre (en fait je préfère quand même la comédie française au rap…), mais « officiel » et « culturel » ça rime pas tip-top

    3. Ieremenko

      Bonjour,

      Comme l’a fait remarquer gem, l’État finançant la culture, c’est nous dicter nos choix culturels, ceux de la « bonne culture ».

      Le marché, c’est la meilleure allocation des ressources possibles du point de vue de chaque individu. Si des individus n’éprouve qu’un intérêt limité pour la culture ils n’y consacreront pas beaucoup de ressources. Si l’État intervient alors pour La CultuRe, c’est nous priver de ressources dont nous aurions eu meilleur usage. 5 millions d’euros, c’est ça le prix ? C’est juste 5 vies de travail sacrifiés, quelle satisfaction en tirons nous ? Ça paraît tout de même limité.

      Il faut également voir ce que c’est que la culture. Personnellement, ce genre de trucs font peu partie de ma culture (bien que j’aime encore assez l’art moderne). Pour moi ma culture c’est avant tout mon mode de vie, ce que j’aime ce que je fait etc.

      C’est estampillé culture, c’est sans doute le cas pour certains, mais pas pour tous, mais tout le monde paye pour cela, contrairement à une initiative individuelle, ou les ressources alloués à une « oeuvre » ont été obtenu de manière légitime.

    4. Mateo

      Ils ne savent pas ce que veut dire le mot « marché ». Pour eux, le « marché » c’est une bande de traders avides d’argent qui se réunissent dans des salles avec plein d’écrans pour acheter et vendre des trucs dont ils ne connaissent rien.

      Faut donc commencer par leur expliquer que le marché, c’est toi, c’est moi, c’est eux, qui échangent, qui font des choix, des arbitrages. Lorsqu’ils ont 10€ dans la poche et qu’ils décident de les dépenser pour acheter un billet d’entrée pour une expo plutôt que pour un livre ou que pour Mac Dal ou bien encore de les mettre de côté, ils font le marché. Nous faisons le marché, sommes le marché.

      Le « marché » c’est ça, et ça n’a rien à voir avec l’idée fantasmagorique qu’ils en ont.

    5. Théo31

      « heureusement que l’Etat est là pour défendre la « culture » »

      L’Etat est là surtout pour qu’ils en profitent un maximum aux frais des autres.

  3. Archibald

    S’il faut absolument dépenser l’argent du contribuable pour subventionner une oeuvre monumentale et coûteuse, pourquoi l’installer au château de Versailles qui se suffit à lui-même? Pourquoi ne pas placer l’objet dans une zone dépourvue d’attraits pour la rendre plus agréable?

    Et pourquoi ne pas construire ça et là des oeuvres plus modestes comme cela ce fait en Russie? Un peu partout on peut trouver des sculptures (réactionnaires parce que figuratives) qui embellissent les rues. Elles font la joie des badauds qui aiment se faire prendre en photo avec. En plus elles ne sont pas démontées au bout de 3 mois et donnent du travail aux fonderies d’art, ce qui permet de perpétuer un savoir-faire.

    1. gem

      Ce genre d’exhibition n’est pas destiner à servir Versailles, c’est au contraire destiné à se servir de Versailles comme faire-valoir.
      Et comme ces crétins congénitaux ont pris au premier degré la blague de Keynes d’embaucher des chômeurs pour creuser des trous le matin, et les reboucher le soir, c’est exactement ce qu’ils font, pour la sculpture comme pour les HLM ou les bagnoles : construire/détruire/reconstruire/redétruire/…
      Dans le monde de ces aliens, il est inimaginable de s’activer pour faire un truc précis et le plus durable possible, non, on s’active pour s’activer car l’activité est pour eux une fin en soi, alors produire une merde ou un chef d’œuvre, durable ou périssable, c’est kif-kif. Bouge ton corps.

      1. Stéphane

        Exactement. Selon le principe du Vaudou et d’autres croyances simplistes et primitives, la proximité permet l’imprégnation. En juxtaposant un gloubiboulga industriel au milieu d’oeuvres d’art authentiques, les secondes déteignent sur le premier et contribuent à le mettre, si ce n’est au même niveau, au moins sur la même échelle.

        (on peut soutenir que le contraire est vrai aussi: le gloubiboulga industriel déteint lui aussi sur les oeuvres d’art de Versailles et en diminuent la valeur.. Mais ça, les potes de Bernard Menez, euh, Bernar Venet, qui lui ont ouvert les portes du domaine, n’en ont rien à foutre.)

      2. Vabadus

        Tout à fait, ils font leur promotion par le scandale, pour réjouir les bobos et faire râler les autres.
        Personne n’en aurait parlé si l’installation s’était faite dans un pré de Trifouilly-les-oies.
        Quant à déteindre sur Versailles, qui se souviendra de ces « œuvres » dans 100 ans alors que le château et son parc y seront toujours. Par contre les touristes qui n’ont pas étés prévenus ne doivent pas vraiment être ravis de voir ça…

    2. Harald

      C’est simple, ces artistes font partie des amis d’Aillagon qui a des parts chez un galeriste. Etre exposé à Versailles fait monter artificiellement leur côte et bonjour la plus-value ensuite. Et puis il y a des petits services qui donnent droits à des commissions occultes.

  4. Winston (l’autre)

    « bricoleur de l’espace-temps interstitiel des cosmogonies fumoïdes en mouvements branchouilles »

    J’aime bien. Ca me rappelle cette phrase lue dans le pénible Nova Magazine il y a quelques années qui parlait de « pulp-fictionner sans perdre ses repères électro-sexuels » (sic).
    Probable que c’est à prendre au 32ème degré mais je suis bien certain que le type qui a pondu cette bouse devait être super fier de lui.

  5. kwak chung seok

    Les bras m’en tombent… Bouhouhou mais pourquoi ??? Comment L’Etat français peut il réellement allouer un budget plus grand à la culture qu’à la justice ?? A l’aide on viole les citoyens de leurs droits les plus élémentaires !!

    En tout cas ma poésie ne coûte rien au contribuable !!

  6. poil

    je me demande si c’est parce qu’il est subventionne que Ron Mueck s’est mis a faire des trucs enormes ( et tres beaux, mais tout de meme enormes)

        1. gem

          En acier, oui, mais avec un matériau bien choisi (platine + pierres précieuses, par exemple) ça le fait aussi.
          Par contre quand il faut une loupe pour voir, ça limite le public, alors que le monumental c’est idéal pour le populaire…

        2. Laetitia

          Allons allons, ne soyons pas mauvaises langues: c’est (presque) toujours gratuit:

          « TARIFS
          Versailles – Exposition gratuite puisque dans les Jardins sauf les jours des Grandes Eaux musicales (week-end du 2 avril au au 30 octobre et les 2 juin et 14 juillet , sauf le 1er mai) et des Jardins musicaux (les mardis du 24 mai au 28 juin et le vendredi 22 avril) : http://www.chateauversailles.fr »

          http://www.louvrepourtous.fr/Bernar-Venet-a-Versailles-tarifs,664.html

      1. Flo

        Un rapide « tour » d’horizon montre que ça s’exporte doucement mais que c’est encore assez largement une exception Fraônçaise ça non?

        1. Bah c’est sûr que si on compte sur les tubulures rouillées pour relever la tête de la République, on est très très mal barrés.

        2. lin

          Je dois passer autour du petit crétin en plastique avec ses gros pieds en allant ou revenant vers les plages ouest et chaque fois je pense au « papa », édile minable du coin qui dépense les sous de ses administrés pour de pareilles horreurs.

          Chapeau bas au type qui a réussi à fourguer ces « chefs d’œuvre ».

        3. lin

          Ce qu’il y a de surprenant, c’est que la plupart de ces pseudos décos sont infantilisantes. Les élus nous prennent pour des idiots.

  7. vincent

    Ah pardon, il ne s’agit pas d’arcs de cercle en acier rouillé.

    C’est une allégorie symbolisant l’ouverture des bras de la mère patrie à ses sujets, la rectitude des anneaux, suggérant l’érection, la virilité du député socialiste troussant une domestique, suggérant la force vibrante de l’idéal républicain, et sa patine évoquant la sagesse de nos institutions.

    C’est vrai, quoi, il faut savoir voir au delà de ce que l’on voit, voire boire pour croire à cette foire à l’art, bonsoir.

  8. Ieremenko

    Versaille, symbole des délires étatiques d’hier et d’aujourd’hui.

    Est ce que c’est une démarche de mépris envers la vieille culture bourgeoise, celle dont fait partie le patrimoine culturel et ses jolis chatôts ?

  9. nordyck

    Excellent billet . J’ai bien ri! H16,les photos sont-elles de vous? Sinon , gare au droits d’auteur…
    L’ »art » contemporain est un marché , et quel marché!! Sans le pognon qui inonde ce marché , dont le niveau est artificiellement maintenu par les galeristes , avec souvent la complicité de notre ministère de la Culture ,il ne resterait rien ,ou presque, de ces chefs-d’oeuvre . Dali la démontré à sa manière lorsqu’il a décidé de faire lui-même de vrais-faux. Ce qui n’a pas plu à tout le monde , et surtout aux experts, galeristes … et les différents propriétaires des oeuvres.
    Le marché de l’ »art » contemporain s’en est vite remis: tant que l’argent coule à flot,avec ou sans notre permission…
    Au fait , c’est combien le cours de ce métal? Si cela existe avec nos sous , cela nous appartient un peu , non? Et comme j’ai envie de changer de voiture !

  10. scaletrans

    L’explication complète de la signification des happenings Versaillais de Monsieur Aillakoons se trouvent ici: http://coordination-defense-de-versailles.info/
    Par ailleurs, on ne peut être que soulevés d’indignation à la comparaison des budgets de la Kulture et de la « Justice ». J’ai vu cette dernière fonctionner, avec ses moyens de misère, misère aggravée par la teinture idéologique de nombre de ses magistrats.

    1. Ieremenko

      Bah je sais pas si c’est la misère partout dans la justice, certains tribunaux fonctionnent très correctement avec le budget alloué. Et ceux malgré tous les bâtons dans les roues que peuvent leur mettre les incessantes réformes sans queue ni tête.

      Mais bon, on va supprimer des petits tribunaux efficaces via une grosse refonte très couteuse pour les centraliser en quelques monstres inefficaces. Bah oui, c’est qu’on a plus d’argent, enfin pas pour n’importe quel ministère… non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, les artistes état-proclamé ne sont pas des fonctionnaires et peuvent donc poursuivre leur jours tranquilles.

  11. L.F.

    Apparemment, le coût du stockage en plein air de ces vieilles armatures de hauts fourneaux serait supporté en grande partie par le fabricant et ses partenaires industriels. La facture restant au propriétaire du site de la décharge, évaluée avec précision, se limite à 200 ou 300 k€.

    Nul doute que l’ensemble des protagonistes aura à cœur de réduire ces dépenses en trouvant rapidement un repreneur à ces vestiges industriels extrêmement mal conservés et inutilisables en l’état, quitte à les vendre au prix du métal.

  12. bis

    personellement je trouve ça magnifique! contrairement aux horeures qu’il y a pu avoir auparavant style homard gonflable dans la gallerie des glaces!
    là au moins l’artiste a su réfléchir à l’intégration et l’interraction avec le chateau et la ville!
    ça ne fait pas de mal de voir le monde contemporain faire face à ce monument historique! on peut parfaitement respecter tout en ayant un vrai dialogue!
    et que les français arretent de râler pour une fois! surtout que c’est une oeuvre éphémère!!!
    il y a aussi des « versaillais » contents qu’on leur propose cela, et je pense savoir de quoi je parle, ma fenetre donne sur la place d’arme et donc sur cette sculptures!
    allé : vive Bernar Venet !!!(pour changer de tous ces commentaires critiques)

      1. bis

        l’agressivité est inutile et c’est un peu ce que j’essayait de dire dans mon commentaire!mais apparemment les gens ne comprenent que ce qu’ils veulent!
        c’est bien triste!
        allé, sans racune!

  13. Jean Karl

    Bonjour, cher h16, je souhaiterais savoir si vous placez avec les artistes subventionnés les artistes qui vivent principalement du RMI (ou chômage ou pension d’invalidité), et qui s’en servent pour proposer des évènements gratuit ou à prix libre.
    Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, je pense aux troupes de teuffeurs artisticotoxicomanes qui semblent avoir encore plus de puces que leurs meutes de chiens dans les hangars mal famés des zones industrielles dans lesquelles ils font vrombir un assourdissant boum boum qu’ils appellent musique.

    1. Disons que c’est plus complexe. Il est probable que sans le RMI, ce genre de fêtes citoyennes n’auraient pas lieu, mais avant de s’en prendre à ceux-là (qui, finalement, coûtent individuellement bien moins que tous les Bernar Venet et dépendent plus du social que de la culture), il faudrait plutôt s’attaquer aux subventions énormes des musées, opéras, et autres happenings plus ou moins farfelus de France…

      1. Jean Karl

        (malheureusement, entre les LOPPSI, les confiscations de matériel, les arrêtés municipaux, ce sont bien ces réjouissances la qui vont disparaitre en premier ^^)

        Par contre, le ministère de la culture s’occupe aussi du patrimoine. Bien que je ne comprend toujours pas pourquoi on aménage pas un peu un aile ou deux pour un faire un hôtel luxe ++ histoire de rentabiliser la bête, c’est pas forcément possible ni souhaitable pour tout. En gros, si c’est de l’argent privé qui restaure et entretient nos musée, dans quelle mesure peut on ne pas en donner la propriété a celui qui paye les travaux ?

  14. boissoudy

    Merveille que l’art français au service de l’État! Bernar, après avoir voué son art aux équations disposées sur toiles au service de la grande interrogation scientifique, est transformé en créateur de sculptures de type autoroutières, à la gloire du monarque,Louis, ou Aillagon le Grand? Magnifique célébration d’un régime despotique à l’autre. Magnifique destinée d’un artiste devenu courtisan

  15. Bobby

    Bonjour,
    J’aimerais savoir où vous avez lu un montant – non mentionné dans l’article – pour les installations de Venet et comment vous avez fait pour savoir que cet argent venait (jeu de mot) des contribuables ?

    Merci.

    1. http://culture.france2.fr/art-et-expositions/expos/le-sculpteur-bernar-venet-au-chateau-de-versailles-68941514.html

      Le coût de l’exposition « se monte à environ 2,5 millions d’euros, mais nous nous sommes attachés à trouver des mécènes afin que l’on ne puisse pas dire que nous avons soustrait de l’argent qui aurait pu servir à entretenir le patrimoine », a déclaré Jean-Jacques Aillagon. C’est donc l’artiste, ses partenaires industriels et divers mécènes qui ont pris en charge l’essentiel du financement. Pour Versailles, « le coût résiduel est de 200.000 à 300.000 euros« , a précisé l’ancien ministre de la Culture.

      Ce qui n’est pas dit c’est que le fait de favoriser un artiste dans ce genre d’expo fait monter sa cote. Comme par hasard, un des mécènes est aussi copain de Aillagon.

      1. Bobbysid

        D’accord. Donc, vous nous dites que le coût pour le contribuable de ces oeuvres est d’environ 10% de la totalité. En prenant un budget de la culture à environ 7 milliards d’euros, ces oeuvres représentent 0.003% du budget. Je ne comprends pas où le bât blesse…

        Que vous trouviez ça laid, moche, inintéressant, etc., ce sont vos goûts. Mais l’argument économique est ici un flop. Aillagon a tenté de faire bouger culturellement Versailles et son château, et ceci à moindre coût.
        Tant mieux que l’exposition fasse connaître l’artiste et monter sa cote: c’est justement le but d’une exposition !
        Et qu’un des mécènes soit le copain (ou même petit ami) d’Aillagon, qu’est-ce que ça change ?

        Faire vivre la culture dans une ville est aussi important que reboucher les nids-de-poule d’une départementale. Cela apporte du dynamisme, des envies, du divertissement.
        A moins, évidemment, que vous ne préfériez simplement rester cloîtré chez vous…

        1. L’argument économique n’est pas celui-là. Il est simple : pourquoi le contribuable doit-il subventionner la culture ?

          « Faire vivre la culture dans une ville est aussi important que reboucher les nids-de-poule d’une départementale. Cela apporte du dynamisme, des envies, du divertissement. »
          Blablabla. Tu veux faire vivre la culture dans ta ville ? Tu prends ton argent et tu en fais de la culture. Tu ne me demandes pas à moi de payer tes lubies.

        2. Théo31

          ces oeuvres représentent 0.003% du budget. Je ne comprends pas où le bât blesse…

          C’est simple. S’il agissait d’un cas isolé, les conséquences seraient minimes. Mais voilà, des trucs comme cela, il y en a des milliers et des milliers. Les 7 milliards du budget pourraient être utilisés à des choses plus utiles pour ceux qui les paient. Quel intérêt de financer des médiathèques dans des quartiers en sachant que quasiment personne n’y mettra les pieds, hormis filer une sinécure aux copains du maire ou de son adjoint ?

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