Europe, concombres et chiffres qui font un peu peur

Nous sommes fin mai, et il est temps de faire un petit point sur quelques données économiques de base. Dans ce billet, je m’efforcerai de placer les mots « concombre », « camembert » et « schoïnopentaxophile ».

Et c’est donc de manière fortuite et assez discrète qu’on apprend, au détour d’un document roboratif comme une tarte aux concombres de la Commission Européenne que la crise, c’est fini, ça va mieux, mais tout de même, les prévisions proposées fichent un peu les miquettes.

Il est vrai que les documents sont ardus : entièrement composés de petits chiffres et de longues phrases, ils sont aussi en anglais ; n’oublions pas que la plupart des journalistes n’ont pas une excellente maîtrise de la langue de Shakespeare et qu’ils bûchent comme des fous pour atteindre un niveau décent pour la langue de Molière.

Comme je vais vous en épargner l’épuisante exégèse, voilà ce qu’on peut en ressortir, très vite (parce que bon, ce billet est censé être court). Les chiffres sont en % du PIB.

Les dépenses publiques, tout d’abord :
- France : 55.8
- Moyenne Europe : 49.1
- Allemagne : 45.3
Pour mémoire, aux USA, on est tout de même à 41.7% ce qui veut dire que le temple de l’ultra-turbo-libéralisme laisse son État bouffer plus de 40% de la richesse produite. On a vu plus « lean’n’mean« .

Le déficit structurel, ensuite :
- France : -3.9
- Moyenne Europe : -3.3
- Allemagne : -1.4

Enfin, le solde budgétaire :
- France : -3.1
- Allemagne : -0.4
- Zone Euro : -1.3

Et pour le même prix, je vous colle ici les prévisions de croissances telles qu’elles s’établissent actuellement. Avec un joli graphique, c’est d’autant mieux, c’est en % par rapport à l’année précédente et ce n’est pas un camembert mais un histogramme :

Prévisions croissance,  2011-2012Cliquez dessus pour agrandir

Comme on peut le constater, ce n’est pas joli joli. La France fait globalement moins bien voire nettement moins bien que la moyenne et les Teutons mettent une jolie pilée aux Gaulois. Si l’on y ajoute ce charmant petit article, tombé à point nommé, sur l’augmentation du prix des produits alimentaires et la — je cite — « flambée générale » qu’anticipe 60 Millions de Consommateurs, on a un tableau assez peu réjouissant :

« Farine, café, jus de fruit, produits laitiers, poissons surgelés ou en conserve sont déjà touchés par des hausses supérieures à 3% en moyenne »

Des esprits chafouins me diront ici qu’il ne s’agit pas d’inflation, non non, mais d’anticipation d’inflation ou de présomption d’augmentation des prix. Vrai ou faux, peu importe : en attendant, ça fera toujours plus qu’une impression de pouvoir d’achat qui diminue et l’impression croissante qu’on est en train de se moquer de nous.

Mais il ne faut pas se laisser abattre !

D’une part, ces chiffres et ces articles alarmants, vous ne les lisez pas souvent dans la presse : les journalistes sont maintenant tous obnubilés par le zizi de DSK, celui de Tron (le secrétaire d’état, pas le coureur électronique en moule-bite bleu dans le film de Disney), Lagarde au FMI et tous les autres sujets palpitants dont les Français sont évidemment über-proches.

D’autre part, s’abandonner à la tristesse et la mélancolie alors que la crise est finie et que le chômage diminue dans des proportions de folie et que cette nouvelle est à peine couverte par le Grand Orchestre de Flûtes, Flûtiaux, Pipeaux et Bombardons, ce serait dommage et on risquerait de se pendre et faire alors le bonheur des cyniques schoïnopentaxophiles qui hantent le pays. Ne comptez pas sur moi.

Ne comptez pas non plus sur moi pour m’étendre sur les dernières déclaration du commissaire européen, la grecque Maria Damanaki, dont la dernière remarque est passée fort heureusement totalement inaperçue dans les journaux français, tendus comme un seul homme par les dernières nouvelles libidineuses du gouvernement.

L’aimable commissaire en charge de la pêche a déclaré, les sourcils très légèrement froncés, que, je cite :

« Le scénario d’un éloignement de la Grèce de l’euro est désormais sur la table. Je suis obligée de parler clairement, nous avons un dilemme: soit nous tombons d’accord avec nos bailleurs de fonds sur un programme de durs sacrifices apportant des résultats, en prenant nos responsabilités pour notre passé, soit nous retournons à la drachme. »

Réactions dans les médias, sur twitter, sur les sites webs des différentes rédactions ? « Ah oui, la Grèce a des problèmes ? Oh bah c’est la crise ma brave dame, c’est simple pour personne. Bon, et je vous mets quoi, avec le petit DSK qui vient de sortir ? » …

Et lorsque le FMI a évoqué le fait que, justement, il pourrait ne pas verser son aide le 29 juin prochain tant la sécurité financière de la Grèce ne semble pas acquise, on a senti quelques sphincters se fermer du côté des cambistes, quelques mains moites dans les sections économiques de certains journaux spécialisés, mais c’est à peu près tout.

Si l’on se rappelle que plusieurs grosses banques, dont – par exemple – Dexia, sont très exposées à la dette grecque, et que – toujours pour Dexia – les Credit Default Swaps sur ces établissements s’agitent quelque peu récemment, on comprend que la situation est plus tendue que ne laissent paraître les poussifs quotidiens de plus en plus portés sur une élection présidentielle qui se déroulera peut-être dans douze mois…

Il fait beau, la crise n’existe pas – la preuve, la croissance du PIB des USA est en pleine explo… ah bah non — , les élections présidentielles approchent et les gens iront voter.

Je ne veux pas savoir pour qui. Mais j’ai une petite idée du résultat. Je peux même dire que le jeu vidéo tiré de ces élections sera un vrai succès.

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires52

  1. Calvin

    Yeah !!
    Oh, le beau détournement de l’affiche du jeu.
    Hum, si au moins on pouvait éviter le détournement de notre argent… Et ça, c’est nettement moins drôle…

  2. Galuel

    Mouais…

    Et personne ne se demande comment il se fait que tous les Etats traînent une dette.

    Normalement le principe du crédit-débit monétaire, c’est que ayant vendu, je me retrouve en crédit, et donc en position d’acheter.

    Qui donc est le créancier ? Et ce créancier, si tant qu’on puisse l’identifier, d’où tient-il la monnaie qu’il est censée avoir « gagné » en ayant préalablement « vendu » quelque chose avec ?

    Il a « vendu » quoi ce, ou ces, créanciers, et quand ?

    Et qu’est-ce qu’une génération née en 1980 a à voir avec ces créances et dettes ? Est-on en droit de réclamer quoi que ce soit à un nouveau né ?

    C’est très curieux en vérité…

    1. Jean Karl

      Oui, je me demande pourquoi on aboli pas l’héritage. L’état récupérerais l’intégralité des biens d’un individu a sa mort et ferait un procès a tout ceux qui ont reçu des cadeaux de la part de l’intéressé durant les 5 années qui ont précédé le dit décès.
      Ainsi, a chaque génération, tous les enfants partiraient au même niveau, c’est à dire tout en bas.
      Et chaque génération réapprendrais et referais ce qu’a fait la précédente.
      Ah, excuse moi, on me souffle dans l’oreillette que c’est prévu, je suis mauvaise langue.

        1. C’est irresponsable, comme remarque.
          Soit les nouveaux-nés héritent des bénéfices de leurs géniteurs, ce qui permet à l’humanité de sortir de la fange dans laquelle elle se roulait avait. Dans ce cas, ces mêmes nouveaux-nés devront aussi hériter des dettes.

          Soit les nouveaux-nés n’héritent de rien, et dans ce cas, l’affaire est pliée : pas de progrès, pas de développement. La misère, on a donné pendant 10.000 ans, c’est moyen.

          1. Ce n’est pas une question de droit ici, mais de principes généraux. Évidemment on peut refuser tout un héritage (ou toute une dette) ; mais ça reste un choix, calculé et bien compris, avec des conséquences qu’on ne peut échapper. Il ne peut y avoir un principe général qui consiste à dire « ce sera systématiquement refusé ». Ce qu’on fait ou pas au titre individuel ne peut être calqué au titre d’un État.

        2. Galuel

          « Ce qu’on fait ou pas au titre individuel ne peut être calqué au titre d’un état ».

          Ben si.

          La preuve.

          Et c’est pas la première fois que ça arrive depuis 400 ans…

        3. gem

          Techniquement, en France pour le moment, le patrimoine publique reste supérieur au total des dettes publiques. Les nouveau-nés ne sont pas encore lésés, les dettes correspondent à une part dans un vrai patrimoine.

          On se rapportche toutefois à grand pas du moment où l’état au sens large sera vraiment en faillite, et ce jour là ce sera la merde pour nous, pas pour les nouveaux-nés.

        4. Galuel

          Galuel « L’ignorance des causes conduit toujours à subir les effets »

          h16 a répondu

          « Elle est bien bonne. Le fait de savoir comment se forment les nuages n’empêche en rien de se prendre l’orage »

          Savoir comment fonctionne les nuages permet d’éviter beaucoup de gros orages, et donc de ne pas les « subir ». Savoir ne signifie pas forcément pouvoir éviter, mais en toute connaissance de cause, on ne « subit » plus.

    2. Stéphane

      Galuel, quelle fausse naïveté!

      Les Etats transforment leurs dettes en prêts, pas en crédit. Ceux qui prêtent aux Etats n’acquerrent pas des créances en échange puisque les Etats ne sauraient faire défaut, voyons!

      Ils n’ont donc aucune garantie de retrouver leur argent à la fin du bail (comme ils vont douloureusement le réaliser bientôt.)

      Mais ce n’est pas tout à fait vrai, puisque le marché dérivé des CDS s’est créé spécifiquement pour répondre à des défauts de paiement « impensable ». Comme quoi on vit une triste époque. :evil:

      On ne va rien prendre aux nouveaux-nés, c’est une vue de l’esprit. Après la cessation de paiement, ils arriveront simplement dans un pays complètement à l’arrêt, leurs parents auront perdu toute leur épargne et les pillages seront monnaie courante; rien de plus…

    3. JN

      Décidemment, je crois que je ne comprendrais jamais rien à toutes ces histoires de prêts, de dettes, de la finance en général….
      Je dois être très naïf (ou alors très bête) mais je n’arrive pas à comprendre quelle est la valeur ajoutée par une banque, sur l’argent que ses « clients » (en fait, plutôt « fournisseurs ») lui prêtent…

      Et quand on a pas (ou plus) de sous, he ben on fait plus rien, ou alors on produit quelque chose, avec une vraie valeur, intrinsèque, qu’on pourra consommer/échanger/revendre….
      Comme ça devrait être le cas, non?

      1. Sur un marché normal, la valeur ajoutée d’une banque est de plusieurs types :
        - elle vous assure, en tant que détenteur d’un crédit sur elle (vous avez des sous dans ses comptes) la sécurité du dépôt.
        - elle met ensemble ces dépôts et va prêter ces dépôts à d’autres, qui en ont besoin. Ils vont rémunérer la banque (ex : 5%). En retour, la banque vous reversera une partie de ce % (typiquement, prenez des comptes à termes, c’est ainsi que cela fonctionne).
        - la banque, compte tenu du nombre de clients et de comptes, peut faire du profiling (i.e. déterminer la probabilité qu’un prêt arrive ou non à son terme sans problème). Elle va pouvoir, sachant cela, vous vendre des produits d’assurance, ou vous prêter, ou vous rémunérer (selon le cas) – tout en se payant au passage.

        Il y a encore d’autres éléments, mais comme on peut le voir, une banque normale offre des services qui ont une vraie valeur pour laquelle des gens sont effectivement prêts à payer.

        Ensuite, ces banques, armées d’un bon gros Too Big To Fail délivré par l’Etat, armé et autoritaire, se sont rendues compte qu’en faisant n’importe quoi, elles pouvaient gagner encore plus, et ne rien subir du contrecoup des risques pris (qui sont portés par le contribuables). Inutile de dire que l’effet d’aubaine a été énorme et qu’elles se sont engouffrées. Elles sont évidemment coupable de ce comportement lamentable, mais les entités qui leur ont laissé totalement le champ libre, avec bénédiction voire encouragement (prêts immo, taux bas, etc…), ce sont bien les Etats.

        Si le meurtrier est un banquier, le commanditaire est un politique.

      2. gem

        évaluer le projet et son retour sur investissement. Une banque qui se plante est fautive, non seulement elle perd tout ou partie du capital prêté mais elle peut même se faire condamner au pénal et au civil (soutien abusif, octroi abusif de crédit, crédit ruineux, tout ça …)

    4. gem

      tu n’as pas compris la comptabilité, toi. Y’a pas besoin de vendre pour être créditeur, il suffit de mettre en gage (ainsi une banque te crédite de la valeur de la maison que tu achètes, et bien sûr tu ne lui a pas vendu ! ) .

    5. Ieremenko

      « Et qu’est-ce qu’une génération née en 1980 a à voir avec ces créances et dettes ? Est-on en droit de réclamer quoi que ce soit à un nouveau né ?

      C’est très curieux en vérité… »
      Ici on est tous pour l’endettement de l’État. On est tous pour qu’il accumule plein de dette et que nos enfants les payent.

      Ici, on adore tous les aspects de la démocratie.
      Les enfants « qui vont payer » arrivent au compte goutte sur le marché électoral, noyé dans la masse des « vieux qui profitent » (faisons simple). Donc c’est « t’as voté, maintenant ta gueule on s’endette ».

      Ceci en admettant que « l’enfant » soit contre le fait que l’État s’endette. Hypothèse toutefois peu réaliste quand les jeunes générations baignent dans les plaisirs de l’État providence.

  3. T0rv4ld

    Euh…

    « ils bûchent comme des fous pour atteindre un niveau décent pour la langue de Molière. »

    Et 2 lignes plus loin : « Les dépense publique »

    Pour le reste, rien à redire :)

  4. Vadrouille

    Et pourtant…

    « au détour d’un document roboratif comme un[e] tarte aux concombres de la Commission Européenne »

    P.S: Je vous lis tous les jours avec grand plaisir.

  5. Sanksion

    « les journalistes sont maintenant tous obnubilés par le zizi de DSK, celui de Tron (le secrétaire d’état, pas le coureur électronique en moule-bite bleu dans le film de Disney), »

    Je me disais bien que le nom de ce type me disait quelque chose. :D

  6. discotonio

    Comme première map, je propose la prise du château grec…

    Et un mode zombie bonus où il faut tenir le plus longtemps face à une invasion de fonctionnaires tamponneurs de papier…

      1. Ieremenko

        Tomber ? Faut pas rêver, le gouvernement a déjà empêché la faillite de Dexia en 2008, pourquoi se priverait-il de s’auréoler de nouveau du prestige de sauveteur de l’économie… ?

    1. Epicier vénéneux

      Et la mission où il faut ramper discrètement entre les banks pour pouvoir aller placer son pognon ailleurs, sans s’approcher des actifs toxiques et en échappant aux snipers du fisc?

  7. Ladioss

    Les révoltes arabes ont rappelées qu’un peuple pouvait à peu prêt tout supporter et ce sur des décennies, une flambée du prix de la bouffe a tendance à concomiter avec un dialogue de rue un peu tendu.
    Ça vas être amusant.

      1. poum

        c’est fascinant: pour le commentateur lambda de libe il n’existe rien a droite en dehors de l’UMP et son faire valoir diabolique le FN. qui blogue dans la droitosphere est o-bli-ga-toi-rement UMP s’il n’est pas ouvertement faf.

  8. BA

    Jeudi 26 mai 2011 :

    L’exposition de l’Eurosystème à la Grèce serait de 135 milliards d’euros.

    « Il faut savoir que l’Eurosystème (les banques centrales de la zone euro) serait exposé à la dette grecque à hauteur de 135 milliards d’euros, selon nos calculs », explique Andrew Bosomworth, gérant chez PIMCO Europe.

    « C’est pourquoi la Banque Centrale Européenne est contre un défaut de la Grèce. La Banque nationale grecque serait à genou, ainsi que les établissements de crédit du pays. Quant aux banques européennes exposées à la Grèce, certaines pourraient absorber ces pertes grâce à leurs bénéfices, mais d’autres auraient besoin d’être recapitalisées. »

    Un défaut de paiement de la Grèce est-il inévitable ?

    Andrew Bosomworth : « En théorie, la Grèce pourrait y échapper grâce à des privatisations massives, mais la population ne laissera sans doute pas l’Etat céder environ 200 milliards d’euros d’actifs. Il est aussi peu probable d’envisager une annulation de la dette comme pour l’Allemagne après la guerre. Et si l’on choisit un simple reprofilage de la dette, on ne résout pas la question du stock, on ne fait que gagner du temps. »

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/0201396529526-l-exposition-de-l-eurosysteme-a-la-grece-serait-de135-milliards-d-euros-168564.php

  9. BA

    L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    L’Eurosystème serait exposé à la dette grecque à hauteur de 135 milliards d’euros, selon Andrew Bosomworth, gérant chez PIMCO Europe.

    Problème : en capital et réserves, l’Eurosystème n’a que 81,187 milliards d’euros.

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs110524.fr.html

    Version optimiste :
    Si la Grèce fait défaut, c’est tout l’Eurosystème qui s’effondre. La Grèce ne fera pas défaut.

    Version pessimiste :
    Quand la Grèce fera défaut, tout l’Eurosystème s’effondrera.

  10. Théo31

    Petite précision, si j’ai bien compris mon manuel d’économie autrichienne : l’inflation, ce n’est pas la hausse des prix, mais celle de la masse monétaire.

    On s’inquiète de laisser une planète dégueulasse à nos enfants ; à l’inverse, aucune honte à leur laisser des montagnes de dettes.

    Autres infos passées inaperçues : ceux qui ont leur compte/assurance chez CA et Groupama devraient commencer à avoir des frissons dans leur pantalon.

    http://www.boursier.com/actions/actualites/news/credit-agricole-sous-pression-apres-la-degradation-de-sp-435327.html?sitemap

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e71c0cd4cd57217db505e7614a82a91b

    L’été sera chaud, très chaud.

  11. simple citoyen

    « Le fait de savoir comment se forment les nuages n’empêche en rien de se prendre l’orage ».

    Tu pourras jamais faire de politique si tu continues comme ça H. Un peu de grandeur, de hauteur, d’omniscience!
    Quoi? Oui, de concombres aussi, je te l’accorde.

  12. Tournesol

    Je ne suis pas content, on ne parle pas des dangereuses délinquantes de 82 ans:

    Une trentaine de gendarmes, douaniers, membres du fisc, de l’Urssaf ont fait une descente au loto que l’association Assistance conducteurs organise chaque mardi à Montestruc-sur-Gers. Deux personnes ont été placées en garde à vue.

    http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/27/1092329-montestruc-du-gers-descente-des-forces-de-l-ordre-dans-un-loto.html

    On notera au passage la débauche de moyen, faut dire qu’en retraité en déambulateur sa file vite.

    1. breizh06

      Exactement comme dans « Touchez-pas au grisbi »

      Comme dans le film, ceux qui touchent au grisbi on affaire aux chefs de gang et porte-flingues. Dans le même genre, dans le 06 on a eu les descentes de douaniers dans toutes les pharmacies. Chaque client demandant de l’alcool pure doit maintenant décliner son identité. Le pharmacien doit tenir une liste des clients et ne délivrer que 0.25l par jour et par demandeur.

      Ne touchez pas au grisbi, ou vous aurez des nouvelles de Don-Corleone.

      1. Sam lowry

        sauf erreur pays de cons depuis plus loin que ça 21 janvier 1791 car sous l’ancien régime les choses étaient entendu chacun avait sa place , aujourd’hui nous avons une élite pétant dans des bas de soie …

  13. BA

    Bisounours, Pet Shop, Hello Kitty, Charlotte aux Fraises, Mon Petit Poney, Jean-Claude Vittori.

    Lundi 30 mai 2011 :

    La piste d’un doux défaut grec.

    Disons-le franchement : la salade grecque tourne au vinaigre. La semaine dernière, les débats sur la meilleure façon d’en finir avec la crise des finances publiques helléniques ont dépassé tout ce qui était imaginable en termes de cacophonie.

    Comme dans un couple qui se déchire, on en est même venu aux menaces. Le FMI pourrait ne pas verser à Athènes les 3 milliards d’euros prévus en juin. La BCE pourrait ne plus accepter les obligations publiques grecques en garantie. Et pour faire bonne mesure, des dirigeants grecs menacent de quitter la zone euro.

    Dans un tel enchevêtrement, il faut revenir aux fondamentaux. L’Etat grec a trop emprunté auprès de créanciers qui lui ont donc trop prêté. Pour éviter tout défaut, les pays de l’Union européenne ont mis en place avec le FMI un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros, il y a un an, accompagné d’un plan d’austérité drastique.

    Aujourd’hui, il est clair que cette stratégie a échoué.

    En récession, le pays n’aura pas de sitôt les moyens de rembourser et d’emprunter à nouveau dans des conditions normales. Il ne parvient pas à augmenter assez ses recettes fiscales, parmi les plus faibles de l’Union Européenne, et c’est normal – il faudra une décennie pour transformer la passoire des impôts grecs en un outil efficace de collecte.

    Dès lors, il n’y a que deux solutions.

    Soit les pays de l’Union continuent de monter des plans de sauvetage à coups de dizaines de milliards d’euros, dont il deviendra évident qu’il s’agit de fonds perdus – un choix de plus en plus difficile à défendre devant l’opinion.

    Soit la dette grecque est rééchelonnée d’une manière ou d’une autre. C’est la plus mauvaise des solutions, mais elle est sans doute inévitable dans une Europe non fédérale. La question prioritaire est d’agir en faisant le moins de casse possible.

    Pour éviter le pire, les banques européennes peuvent décider volontairement de renouveler leurs prêts à la Grèce quand les anciens viennent à échéance – comme « l’initiative de Vienne » prise en 2009 pour venir en aide aux pays de l’Est de l’Europe. La BCE pourrait aussi prendre sa part du fardeau, même si elle hurle à cette idée.

    Reste à éviter l’implosion des banques grecques surchargées de dizaines de milliards d’euros de dette publique, ce qui demandera beaucoup d’imagination. Mais si on y arrive, la Grèce aura inventé le défaut en douceur. Une invention promise à un aussi grand succès d’exportation qu’une autre de ses inventions, la démocratie.

    Jean-Marc Vittori.

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201403151838-la-piste-d-un-doux-defaut-grec-170048.php

    1. « Reste à éviter l’implosion des banques grecques surchargées de dizaines de milliards d’euros de dette publique »

      Banques grecques ? Allons. Il y en a aussi des franco-belges.

  14. BA

    Mardi 31 mai 2011 :

    La consommation des ménages en baisse en avril.

    La consommation des ménages français en biens a baissé de – 1,8 % en avril après -1,0 % en mars, la consommation en produits manufacturés baissant de -1,6 % après -1,1 %, montrent les statistiques publiées mardi par l’Insee. L’Institut a changé ses définitions par rapport à mars.

    Sur un an, la consommation des ménages en biens est en baisse de – 0,1% ; en avril la consommation en produits manufacturés progresse de 1,2%. Les dépenses en biens durables ont baissé de – 6,3%, ce repli s’expliquant en grande partie par le fort recul des achats d’automobiles (- 10,2% après -2,1% en mars) lié à la fin des livraisons bénéficiant de la prime à la casse.

    Les achats en équipement du logement ont baissé de – 1,5 % après – 0,6 % en mars.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/733586/consommation-menages-baisse-avril

    Conclusion :

    « Tous les clignotants sont au vert. » (Déclaration de Christine Lagarde le 13 mai 2011)

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