Des petits manuels qui dégenrent …

Il y avait longtemps qu’une petite polémique catholico-laïcarde n’avait été déclenchée dans ce doux pays. Il faut dire que l’actualité ne permet plus de se poser pour avoir le temps de faire monter la sauce tant les scandales sexuels, alimentaires et financiers s’enchaînent et se mélangent à un rythme soutenu. Mais tout de même, au milieu du tumulte médiatique, on peut percevoir les exclamations surprises de certains à la lecture … des nouveaux manuels d’enseignement scolaires pour l’année prochaine.

Et c’est dans ceux de Biologie que nous trouvons la graine de discorde : tout part du bulletin officiel définissant le nouveau programme. Et ce bulletin nous propose ceci (extrait) :

Le thème « Corps humain et santé » (33 %) est structuré autour de trois questions :
– la dualité féminin/masculin est abordée sous l’angle de son ontogenèse aussi bien que pour permettre une approche biologique des questions de sexualité ;

Oui, bon, je sais, là, c’est très pastel, dilué dans une grande phrase avec le mot ontogenèse (difficile à placer au scrabble). On s’imagine que les manuels, appliquant les consignes, parleront de la spécialisation des organes sexuels lors de la croissance (le truc machin ontogenèse, c’est ça), de l’approche biologique de la sexualité (comment fonctionne ce petit bazar) et pour la partie dualité féminin/masculin, on peut en toute bonne foi imaginer qu’ils détailleront comment la sexualité est vécue pour l’un et l’autre sexe, par exemple.

Ce n’est que mon interprétation. Et celle de Bordas se traduit par le passage suivant :

« Si dans un groupe social, il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels. Une étude récente montre bien l’influence du contexte social : à Hambourg en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18% des adolescents avaient des activités homosexuelles alors qu’en 1990, avec le sida et les changements culturels, ils n’étaient plus que 2%».

Moui.

On peine à voir pourquoi l’homosexualité est abordée ici avec une étude sur le contexte social, d’autant que la conclusion de Bordas, lapidaire, laisse perplexe : « à Hambourg en 1970, 18% des adolescents avaient des activités homosexuelles alors qu’en 1990, ils n’étaient plus que 2% » … Et donc ? Doit-on ajouter « Oh zut, ils ne sont plus que 2% » ? Ou au contraire « Oh chouette, ils ne sont plus que 2% » ?

A quoi peut bien servir cette phrase ?

Selon les catholiques évoqués au début de ce billet, c’est ici la démonstration de l’introduction en loucedé de la Théorie du Genre, qui critiquerait principalement la « notion de genre » masculin/féminin et l’idée préconçue d’un déterminisme génétique de la préférence sexuelle. C’est une vision possible.

Regardons ce que dit le manuel Belin, sur le même sujet :

« Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100% homme viril et être attiré par les hommes. Et je peux être une femme attirée par les hommes ou une femme attirée par les femmes.»

Ce n’est pas franchement plus évident, mais là encore, on peut se demander ce que vient faire cette phrase dans un manuel de biologie. On peine à voir l’apport éducationnel de cette démarche ; de même que sur le plan religieux, l’école républicaine doit être absolument neutre, il doit en aller de même avec la sexualité … ou le goût pour la confiture de fraise.

Perspective

Ainsi, l’école n’a pas, a priori, à stigmatiser (mot compte double) ceux qui aiment la confiture de fraise, ni ceux qui la détestent. Elle doit se borner à rappeler que chacun a le droit de se faire sa propre opinion, et de pratiquer son confiturage comme il l’entend : sur une crêpe, sur une tartine, à même le pot ou pas du tout si on n’aime pas les fraises. Tant qu’on n’empêche pas le confiturage des autres, après tout …

On peut alors comprendre pourquoi certaines associations se sont fendues d’une lettre au ministre pour lui expliquer qu’elles trouvaient ces manuels mal faits.

Et évidemment, le journalisme étant ce qu’il est en France (lui aussi, d’une neutralité exemplaire quant à la religion chrétienne, son pape et ses pratiquants), les médias se sont empressés de relayer l’affaire en insistant sur l’orientation religieuse de ceux qui font les remarques, sans s’occuper du fond, à savoir si la République devait faire du prosélytisme sexuel et favoriser l’émergence de théorie plus ou moins fumeuses.

Et puis, à bien y réfléchir, en fait d’offensive des cathos, c’est assez timide : quelques lettres.

Si c’est ça, un combat de catholique, avec du sang, de la chique et du mollard, les éditeurs de manuels SVT peuvent dormir sur leurs deux oreilles : ces cathos se contentent de dire qu’ils ne sont pas d’accord et souhaitent un débat.

En face, en revanche, on ne s’étonnera plus que certains journalistes n’hésitent pas à jeter de l’huile sur le feu. Le fait, par exemple, d’aller coller, immédiatement, un gros micro mou sous le nez de Christine Boutin pour lui faire dire quelque chose aussi polémique que possible est parfaitement typique : on va prendre d’autant plus facilement une figure de proue d’un catholicisme conservateur un peu poussiéreux, volontairement vieille France, à la patine « old school », qu’il sera facile ensuite de dézinguer par les habituels procédés de caricature et de raccourcis propres à la profession.

Et ça marche : quand on lit les propos de la tête de gondole du Parti Chrétien Démocrate, et quand on les débarrasse des tournures rhétoriques pleines d’indignation (Hessel, sors de ce corps !) on voit qu’il n’y a pas là rien de nouveau, ni rien qui permette d’affirmer le début d’une croisade sanglante.

– Effectivement, la théorie du genre n’est bien qu’une théorie. On a même connu nettement plus solide scientifiquement parlant. A contrario, si ces manuels avaient introduits un peu de créationnisme discret, on imagine déjà la bronca.

– Vouloir remettre l’Education Nationale à sa place n’a rien d’idiot : cette dernière doit bel et bien se contenter d’instruction, et laisser l’éducation aux parents. Le retour à la responsabilité pleine et entière de leur progéniture est indispensable pour en faire, un jour, des hommes et des femmes cohérents, avec une colonne vertébrale et autre chose que des réflexes d’appel au secours d’un état devenu obèse.

Homosexuals are gay

En réalité, le problème vient d’une absence de choix.

Si l’école était réellement libre (i.e. pas de programmes imposés), les parents auraient l’occasion de placer leurs enfants dans l’établissement de leur choix. Le débat n’aurait donc pas lieu.

Pour le moment, leur latitude est extrêmement réduite puisque pour les impôts qu’ils payent, il ne peuvent choisir que dans des établissements corsetés par des lois de plus en plus étouffantes.

Si, par exemple, le ministère choisit d’introduire l’étude des OVNI en classe de Terminale, la philosophie en maternelle, l’histoire des peuples du monde en lieu et place de l’histoire du peuple français, les parents doivent s’adapter. Point.

Ceci dit, la seule question qui vaille à présent est de savoir si cette démarche, finalement, n’est pas voulue

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Commentaires51

  1. David Brabant

    Une légère erreur s’est glissée dans l’article. Ministère de la ré-éducation nationale me semble plus approprié.

        1. Seb

          et je suis probablement dyslexique, puisque j’ai réellement lut dérengent plutôt que dégenrent (passant du coup à coté de ce savoureux jeux de mots) ;)

  2. scaletrans

    Ce que j’apprécie chez vous, c’est que vous restez d’une parfaite objectivité. Je le dis avec d’autant plus de vérité que je ne suis pas de ces cathos mous que vous décrivez, et que Dieu « vomira de sa bouche », mais plutôt de ceux qui n »hésiteraient pas à pendre haut et court les auteurs de ces manuels de merde. Et « qu’on m’arrête à la sortie » comme disait un jour Roger Holeindre.

    1. Winston (l’autre)

      Sauf erreur de ma part Wojtyla est un nom propre et ne serait pas accepté au scrabble. Modestement j’ai réussi un jour à placer OUZBEKS en mot compte triple, ça c’est du scrabble.

      1. Raoul

        Tout à fait! C’était juste pour opposer une consonance catholique à « l’ontogénèse » en restant sur le thème scrabble…mais je reconnais que c’était tordu!

  3. Higgins

    Bonjour,

    Encore un bon billet. Les questions que je me pose sont les suivante: qui pilote réellement ces programmes? et sur quels bases sont-ils élaborés? qui détient réellement le pouvoir au sein de ce mammouth obèse et inefficace?
    Sans être paranoïaque, ce ministère, qui ressemble de plus en plus à une agence de propagande au service de chapelles idéologiques, m’interpelle de plus en plus. Je connais plusieurs personnes qui ont sorti leurs enfants de cet officine de bourrage de crâne et qui assurent eux-mêmes l’instruction de leurs chères têtes blondes.

    1. simin

      Moi j’me poserais plutôt celle-ci : pourquoi en redemandons-nous toujours un peu plus? (Vers qui se tournent l’espoir tout moite des « indignés »? ==> le Léviathan protéiforme)

      S’occuper de soi-même comme des grands, c’est de la préhistoire!

  4. vinzzz

    Encore un billet bien illustré !

    Sur la question de l’éducation nationale, les 2 dernières ‘oeuvres’ qui ont marqué ma réflexion étaient :
    – la Fabrique du Crétin : un bouquin à charge, d’un prof de français, qui regrette le grignotage progressif dans les programmes (primaire/collège) des fondamentaux (français, puis maths). Le manque de formation concrète des IUFM (plein de beaux rêves naïfs, incapables de tenir des gamins <- tâche dont la difficulté est souvent mésestimée), les faux débats sur les nouvelles 'pédagogies', et sa conviction intime que ce n'est qu'en étant REELLEMENT exigeant avec les élèves que l'on peut les faire progresser (dit autrement : même à 10 ans, un gamin peut rendre compte si on lui 'vend' de l'éducation discount…)

    – Inculture 2, le spectacle de Franck Lepage. Je le conseille : caricatural, engagé, mais éclairant, et passionnant (et vous apprendrez à faire du parapente). Il explique comment l'école, au prétexte de traiter tout le monde de façon égalitaire, reproduit les inégalités déjà présentes, voire les accentue, quelque soit le niveau réel derrière (http://fr.wikipedia.org/wiki/Constante_macabre). On y apprend que la pédagogie du "par coeur" est beaucoup plus égalitaire que celle du "comprendre ce qu'on fait".
    Comme il le dit, il n'y a pas mieux que l'école pour vous dégouter (au choix): des maths, du théatre, de la littérature…

    Mais je réagis sur la fin du billet :
    "cette dernière doit bel et bien se contenter d’instruction, et laisser l’éducation aux parents"
    Outre le fait qu' "Ecole libre" est une expression que j'ai du mal à me représenter – (comme d'autres idées libérales, j'ai souvent l'impression d'une forme de naïveté, d'idéalisme – comment empêcher des différenciations du genre écoles des champs et écoles des villes – et que concrètement, ça accentuerait aussi les inégalités, même si je viens d'écrire que c'est ce que fait le système existant) – les débats sur l'éducation posent souvent la question des différentes missions de l'école, :
    – instruire ? (apprendre les bases culturelles, langage, logique…)
    – éduquer ? (apprendre les bases des comportements sociaux…)
    – former? (assurer des connaissances applicables à un métier…)

    Je mettrais naturellement l'accent sur l'instruction, mais ne serais pas aussi catégorique pour dire que les 2 autres ne sont pas du ressort de l'ecole.
    Ou alors on créé 3 'écoles', et on découpe l'emploi du temps entre celles-ci ?

    En tout cas, sujet sérieux que l'Education, et qui touche à notre avenir à tous, et je me désole de voir qu'on veut restreindre encore un peu plus la marge de manoeuvres des profs, souvent en 1ère ligne, au prétexte d'un management par la performance, dont les indicateurs individualisés risquent d'avoir le même effet que les notes individuelles : créer des 'mauvais', et des 'très bons', sans forcément élever le niveau moyen.
    Ce mythe de la performance individuelle est dangereux…

    1. Boutros

      Je crois en votre bonne foi mais il faudrait reprendre point par point vos arguments et vos affirmations. Trop long.
      – Il n’y a pas que Brighelli (mais c’est déjà un bon départ).
      – La continuation de l’inégalité c’est un poncif éculé, brandi par ceux qui cassent l’école depuis cinquante ans ( s’il n’y avait qu’UNE école chargée de transmettre un savoir et une culture, nul besoin des deux autres).
      – Bien sûr pour le par coeur, et même re temps à autre le coup de pied au cul (pour le « social)
      -Les profs ont encore une petite marge de manoeuvre; bien entendu bouffée par des programmes de rêveurs abscons ou des profiteurs idéologiques mais il reste encore, entre deux grèves et trois droits de retraits) une légère liberté « interne ».
      – Que les parents, pour un grand nombre (pas tous) s’érigent en juges ou en observateurs avertis d’ un système qu’ils ont saboté ou laisser saboter eux-mêmes en jouant aux apprentis sorcier…

    2. Théo31

      «  »Ecole libre » est une expression que j’ai du mal à me représenter »

      Normal que vous ayez du mal. C’est comme les « radios libres », ça n’existe pas en France.

      Sinon, la question essentielle, qui suit la fin de l’article, devrait être : pourquoi l’enseignement catholique continue-t-il à fricoter avec l’Etat ?

      1. vinzzz

        Une réponse qui ne m’aide pas vraiment…
        En cherchant sur le net, effectivement je tombe sur la périphrase ‘école libre’ = ‘école privée’
        http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3060

        traditionnellement, l’enseignement catho en France

        En lisant ça, (et en jouant les ingénus) pas sûr que j’ai envie d’une école « libre » pour mes enfants…

        Les radios libres, ça n’existe ‘plus’, nuance :)

  5. Louis

    Comparer l’orientation sexuelle au goût ou au dégoût pour la confiture de fraise est, pardonnez-moi H16 dont j’apprécie tant les chroniques et le style par ailleurs, une idiotie. Le seul point commun est que l’un et l’autre peuvent provoquer de l’urticaire et que celui-ci gratte sacrément. Mais alors qu’avec la confiture de fraise « y a pas mort d’homme » pour parler comme Jack Lang, il en va tout autrement de l’orientation sexuelle. Cette dernière, dans la société hypersexualisée qui est la nôtre, parce qu’elle est devenue un élément essentiel dans la définition de l’identité d’un individu et donc de sa conformité avec le groupe, ou pour être plus clair de sa « normalité » (jamais la sexualité du Christ passée sous silence dans les Évangiles n’a provoqué une telle inquiétude chez tant de gens !), est un discriminant crucial, et cela si l’on n’y prête pas attention dès la cour de l’école où un enfant se sent sommé d’afficher sa normalité en toutes choses ; et ce discriminant est encore parfois malheureusement … mortel.
    La question de la tolérance en matière d’orientation sexuelle n’a rien à faire dans un cours de biologie ; elle ne relève pas de l’instruction mais de l’éducation et de la vie ensemble, donc de la morale. Vous dîtes, H16, que l’éducation en général est l’affaire de la famille ; je n’en suis pas aussi sûr en matière de sexualité parce que c’est oublier que la famille peut être un enfer privé pour le malheureux caneton « qui n’est pas comme les autres » mais auquel l’école devrait pouvoir ouvrir une issue de secours qui lui permette au moins de respirer.

    1. « Comparer l’orientation sexuelle au goût ou au dégoût pour la confiture de fraise »

      Ce n’est pas ce qui est fait. Ce qui est fait est comparer le traitement de l’orientation sexuelle avec le traitement du goût pour la confiture de fraise. L’un et l’autre traitement doivent être neutres au sein de l’EdNat.

      « la famille peut être un enfer privé pour le malheureux caneton « qui n’est pas comme les autres »

      Et ça peut être le contraire. Bref. Avec des ça peut, on peut faire tout et son contraire. Ça peut.

    2. Stéphane

      « dans la société hypersexualisée qui est la nôtre » bullshit detector alert

      « la sexualité (…) est un discriminant crucial » ben oui, il y a encore des gens un peu has-been qui font gaffe au sexe des gens avec qui ils ont des rapports

      « cela si l’on n’y prête pas attention dès la cour de l’école où un enfant se sent sommé d’afficher sa normalité en toutes choses » les enfants sont très conservateurs, malgré toutes les tentatives soixante-huitardes de promotion des sexualités alternatives prodiguées depuis la maternelle.

      « et ce discriminant est encore parfois malheureusement … mortel. » Oh oui, y’a qu’à voir les centaines de mort à chaque Gay-Pride. Une hécatombe. Heureusement que les CRS protègent les joyeux clubbeurs de la vindcte des grands-mères réacs… Au fait, juste pour info, dans quels pays pourrez-vous vivre le plus ouvertement une sexualité alternative? Je vous donne trois choix: les Etats-Unis; la Russie; l’Iran.

      « la famille peut être un enfer privé pour le malheureux caneton « qui n’est pas comme les autres » »

      Aucun rapport avec l’école donc. L’école n’est pas là pour « corriger » les aléas du milieu – familial et économique – et quand on voit avec quelle compétence elle y parvient…:evil:
      Et puis, que faites-vous du cas général? Tout le monde n’est pas un ado à tendance homo vivant dans une famille de vieux réacs.

      L’ingénierie sociale par l’école est LE dada de la gauche depuis des décennies. A ce que les familles ne font pas, ou font mal, ou font dans la mauvaise direction, l’école socialiste suppléera, pour bâtir la société de demain.

      1. Laetitia

        (Clap clap clap)

        Ajoutons qu’il est préférable de tenir les cervelles des écoliers des choses dont ils ne peuvent avoir qu’une vague idée. Ce sont aux parents d’aborder la question, et ils sont en droit d’imposer le normal et le déviant.

        Par ailleurs, les embrassades et autres tripotages n’ont pas leur place dans une cour d’école. Ça s’appelle la discipline.

  6. Jazzman

    Oui. Au risque de déclencher une polémique par un avis aussi peu nuancé. Et c’est vrai que les photos sont bien choisies.

  7. Car

    Quand on sait que Christine Boutin est une infiltrée d’obédience franc-maçonne au sein du milieu catho mou qui sert de caution chrétienne à l’UMP tout en ridiculisant cette religion dans la tradition républicaine, on comprend mieux ses prises de position (défense de DSK !?), ses choix et sa carrière (arriviste adoratrice de Mammon, qui n’est pas gênée que son directeur de cabinet bénéficie de petits avantages immobiliers ni qu’un salaire indécent vienne sanctionner un rapport bidon).

    1. Laetitia

      Il est très intéressant de savoir si oui ou non un dirigeant est franc-maçon, et à quel culte il se réfère, mais là, je ne vois rien d’anormal dans la conversation avec Sarkozy.

        1. Laetitia

          Si on connait la composition du parfum on peut tenter de deviner l’odeur, de près :)

          C’est toujours la même histoire: bien connaitre son ennemi pour mieux prévoir ses attaques, etc…

        2. poil

          ca sonne cool mais fonctionnellement ca donne quoi? savoir pour qui voter? ou savoir de qui dire du mal avec des mots qui servent a rien? ou alors pour croire briller dans les diners ?
          les francs macons me font penser a des LARPers qui se seraient pris au serieux…

        3. poil

          « mieux prévoir ses attaques »

          en france c’est pas dur il n’y a que deux types d’attaque
          -interdire un truc
          -augmenter ou inventer une taxe

      1. Car

        Un franc-maçon, par définition, ne peut pas voir un catholique en peinture. Il a juré de détruire l’Eglise par tous les moyens, y compris l’infiltration et le détournement.

        Sachant cela, vous ne trouvez vraiment rien d’anormal à ce que le grand maître des Loges de France recommande Christine Boutin – qui est officiellement la caution catholique de la majorité – auprès de Sarkozy, en compagnie d’autres illustres représentants politiques des loges ?

        1. Anti COCO 1er

          @Car, vous devez être un adepte de la théorie du complot (Francs-maçons, Juifs, NWO etc…), me trompe-je ?
          Dans tous les cas, ayez l’intelligence de tourner 7 fois votre doigt au-dessus de votre clavier avant d’écrire sur un sujet que vous ne connaissez absolument pas. Votre méconnaissance de la FM est totale et je vous invite à vous documenter sérieusement (c-à-d pas sur les sites sur les illuminatis and co, n’est-ce pas), peut-être un peu de lumière vous éclairera alors.

        2. Laetitia

          Ce qu’il dit dans cette affaire est sans doute exagéré mais c’est loin d’être farfelu.

          Et j’imagine que tout comme moi, il ne demande qu’à savoir ce qui se trame en haut lieu dans les loges. Mais bien qu’il soient blancs comme neige et innocents comme des agneaux nouveaux-nés, même la plupart des FM (ceux qui sont en bas de l’échelle) ne savent pas ce qu’il en est.

        3. Anti COCO 1er

          @Laeticia, je vous fait le même commentaire qu’à Car sur la FM. Vous pensez mieux savoir qu’un FM ce qui se passe dans les Loges, c’est absurde. Grandissez ! Et lisez, pas des sites web comme conspiration.com, mais de vrais livres en papier, comme « La Franc-maçonnerie pour les nuls », et vous sortirez instruite.
          Quelle mouche totalitaire vous a piqué pour vouloir savoir quelles sont les croyances, les goûts, des uns et des autres ? Cela vous plairait-il que quelqu’un s’enquiert de vos pratiques sexuelles par exemple ? Cela est et doit resté d’ordre privé. Il en va de même avec les croyances spirituelles.

        4. Laetitia

          o_0

          « Vous pensez mieux savoir qu’un FM ce qui se passe dans les Loges, c’est absurde. »
          => Dois-je comprendre que vous en êtes ? A quel degré êtes vous ?
          Je suis à votre écoute, pour que vous m’expliquiez ce qui se passe en haut lieu. Je me fiche des pratiques rituelles; des signes etc.
          Je veux connaitre précisément (donc pour l’ordre que vous connaissez), le cadre idéologique, avec des détails (ouvrages, etc)
          Ceci étant si vous êtes en bas de l’échelle vous n’en savez pas plus que moi, pour ce qui a de l’intérêt à être connu.

          « Grandissez » = Euh….mouais…

          « Et lisez, pas des sites web comme conspiration.com, mais de vrais livres en papier, comme « La Franc-maçonnerie pour les nuls », et vous sortirez instruite. »
          => Vous devriez éviter de présumer de ce que les autres savent ou pas/lisent ou ne lisent pas.

          Il y a un livre que je n’ai pas lu, d’un type qui a été franc-maçon pendant 15 ans, et qui en parle. Je vais peut être l’acheter, car c’est à mon sens bien plus sérieux qu’un bouquin « pour les nuls ».

          Je sais déjà qu’il dit que « tous sont héritiers de la Gnose », et ça, mon cher ami, me suffit presque :)

          « Quelle mouche totalitaire vous a piqué pour vouloir savoir quelles sont les croyances, les goûts, des uns et des autres ?  »
          => Rectifions: je me fiche des croyances et des pratiques des autres tant que ces autres restent chez eux, et ne ramènent pas leurs fesses au pouvoir pour influencer les politiques publiques, et donc, de diriger MA vie, avec leur idéologie nauséabonde :D.

          Ceci étant, en détruisant l’État, on détruira aussi l’influence politique des groupes de pression, comme ça toute idéologie demeurera dans un cadre privé. J’imagine que nous sommes d’accord…

        5. Car

          @Anti-coco Pro FM

          Il n’y a aucune théorie du complot, il n’y a que la triste réalité qui nous pend sous le nez, il suffit juste de décoder.

          La FM est une secte religieuse OCCULTE, ça me suffit à la mépriser. Mais ça ne m’empêche pas de la connaître assez bien je crois (« connais tes ennemis »…).

      2. Laetitia

        @Poil: Pour les personnes qui votent encore (dont je ne suis pas), je dirais même qu’il est presque indispensable de connaitre le cadre idéologique d’un candidat, au delà de l’affiliation partisane.

        Quand bien même, les dirigeants politiques peuvent nous contraindre à faire ou ne pas faire telle ou telle chose, à leur guise ou presque. C’est tout de même très utile de savoir dans quelle direction les choses peuvent évoluer en fonction du candidat…
        Par exemple, je préfère quelqu’un qui taxera un peu plus le prix du kilo de pain plutôt qu’un autre qui déciderait qu’il est le seul à pouvoir produire et vendre du pain.

        @Car : Le fait que C.Boutin ait reçu un soutien maçonnique ne signifie pas qu’elle en soit. Ceci dit, effectivement, ce n’est pas acceptable de la part de quelqu’un qui se dit catholique (ou chrétien tout court d’ailleurs).

        Si elle est franc-maçonne, cela relève effectivement d’une infiltration. Nous sommes habitués.

        La meilleure chose à faire serait de mettre au jour leurs manœuvres. Vu leur culture du secret/de la dissimulation, ils peuvent faire l’objet de tous les fantasmes, ce qui paradoxalement les protège de beaucoup de critiques.

        1. BN

          C. Boutin n’est pas responsable des éloges qu’elle reçoit. D’ailleurs, les éloges sont avant tout destinés à Sarkozy. Je me demande pourquoi elle est citée, dans la mesure où effectivement elle a surtout fait office de caution, sans que ses idées soient reprises par l’Elysée (enfin vu la quantité d' »idées » qui sont sorties de la bouche de son locataire actuel, ce serait surprenant que dans le lot il n’y ai pas une partie du programme du PCD).

          En fait, elle est citée pour faire croire qu’elle est maçonnique, pour la discréditer.

        2. BN

          Arg, j’avais mis des balise « mode théorie du complot » autour de ma dernière phrase, mais le filtre anti-XSS a dû leur faire un sort.

          Ma dernière phrase est donc bien sûr ironique.

        3. Laetitia

          En fait il a dit apporter un soutien actif à plusieurs personnes dont Christine Boutin. Il a ajouté: « Je leur apporterai toute l’aide dont ils ont besoin dans leurs projets, comme l’ensemble des Maçons de mon obédience le fait avec vous.  »

          Chacun aura remarqué que c’est bien plus qu’un soutien amical. Il parle au nom du groupe qu’il dirige, et en tant que dirigeant de ce groupe.

          D’ailleurs ça avait fait des histoires parce que ça devait rester secret.

  8. Boutros

    C’est vrai que les 2 photos correspondent bien (la 1ère est assez osée). Dans le titre il manque bien un e pour dégénérer un peu plus, un e gordien pour s’en payer gaiement une tranche.

  9. Franck Boizard

    Je suis en désaccord avec vous sur un point. J’acquiesce à vos analyses, j’opine du chef vigoureusement (ce n’est pas une contrepèterie) mais je n’en tire pas la même conclusion.

    Ce pays n’est pas foutu : il serait foutu si l’histoire était faite par les masses. A ce compte-là, vous auriez effectivement raison : jamais notre pays n’a atteint une telle densité de cons, un tel degré dans la vénération de la connerie.

    Mais l’histoire n’est pas faite par les masses, c’est l’illusion qu’essaient de donner ceux qui savent les manipuler. Il a suffi que quelques dizaines d’agitateurs montent à Paris en 1789 pour faire une révolution. Les chevaliers teutoniques n’étaient guère plus nombreux. Il me semble qu’en 1910, les bolcheviques étaient quatorze. Et si les paysans du Latium avaient rendu les armes à la démographie, ils n’auraient pas bâti l’empire romain.

    Bien sûr, la France de nos grands-parents est déjà morte, tuée par la folie soviétoïde et libertaire (étrange mélange, mais ô combien destructeur). Mais ce que d’habiles salopards ont réussi à faire, d’autres pourront le défaire. L’essentiel est de passer le témoin, que le fil ne soit pas rompu, au moins pour une minorité. C’est pourquoi les questions d’éducation et d’instruction me semblent fondamentales.

    Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre pour persévérer. Vous connaissez les vertus théologales : Foi, Espérance, et charité.

    1. En fait, quand je dis « Ce pays est foutu », j’ai plutôt tendance à penser « Cet état est foutu », faisant intérieurement la distinction entre l’un et l’autre. Ce qui rejoint ce que vous dites.

  10. lawl

    Je ne comprends pas trop cette sentence :
    « Si l’école était réellement libre (i.e. pas de programmes imposés), les parents auraient l’occasion de placer leurs enfants dans l’établissement de leur choix. Le débat n’aurait donc pas lieu. »

    Euh… On a déjà des écoles privées « sous contrat », à programme imposé, qui prennent des largesses monstrueuses sur l’enseignement des bambins.
    J’en veux pour preuve les collèges musulmans ou des enfants font des banderoles avec des messages types « la femme est inféodée à son mari », et les lycées de cathos ultra-intégriste à Bordeaux.

    Je n’ose pas imaginer ce que cela donnerait, une éducation « libre ». Ou plutôt si : un renforcement massif du communautarisme par l’endoctrinement.

    1. On a déjà des écoles privées « sous contrat », à programme imposé, qui prennent des largesses monstrueuses sur l’enseignement des bambins.

      Non. Vous pourrez bien me trouver 3 ou 4 bahuts qui sont hors-norme, soit. Il reste des dizaine de milliers d’établissements parfaitement normés et coulés dans le moule républicain.

      Je n’ose pas imaginer ce que cela donnerait, une éducation « libre ». Ou plutôt si : un renforcement massif du communautarisme par l’endoctrinement.

      Pure affirmation sans fondement.

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