L’esprit de non-compétition est-il si con ?

C’est vendredi, c’est le premier jour de juillet, alors moquons nous de la presse professionnelle avec des vrais morceaux de journalistes dedans. C’est d’autant plus facile lorsqu’ils parlent sciences, études et méta-analyses, et qu’ils y greffent une bonne dose d’idéologie gauchisante facile. Et cette fois, ce n’est pas Libération, mais c’est Le Figaro, qui rend coup pour coup aux pignouferies habituelles du journal officiel des bobos.

L’article annonce la couleur avec un titre alléchant : « L’esprit de compétition est-il si bon ? »

On est surpris de l’utilisation d’une question, purement rhétorique ici, pour poser le sujet, question qui revient à laisser penser finalement que tout le monde part du principe que l’esprit de compétition, c’est super génial et que la journaliste, finaude, se pose de vraies questions.

Évidemment, pour qui a eu l’occasion d’étudier le pays, même de loin, cette formulation fera pouffer. S’il y a bien eu un esprit de compétition, jadis, en France, il a été longuement et minutieusement amoindri par chacune des nuées de lois qui se sont abattues comme la misère sur le pauvre monde et la vérole sur le bas clergé.

Eh oui ! À force de réclamer une égalité de fait et non de droits, les progressistes de tous crins y sont parvenus, quitte à largement surcompenser une hypothétique faiblesse des malheureux, des veufs, des orphelins, des trop-ceci ou pas-assez-cela par une suractivité étouffante des diverses associations de protection.

Mieux : dans certaines entreprises, on cultive à la fois, en toute hypocrisie, l’art consommé de la compétition la plus sournoise et l’égalitarisme le plus violent ; les sociétés maintenant privées mais qui furent précédemment publiques, dans lesquelles se côtoient des personnels au statut totalement différent (fonctionnaires ou assimilés d’un côté, contractuels de l’autre), mettent facilement en avant un syndicalisme de combat, égalitariste, gluant et pervasif, tout en instillant des différences flagrantes de traitements et, de fait, des sélections bien spécifiques, marquées par une compétition féroce.

L’article, bien évidemment, bondi joyeusement au dessus de ces considérations et dès le chapeau, entraîne le lecteur vers les pentes neigeuses impeccablement damées desquelles il pourra débouler à toute vitesse dans la conclusion déjà entièrement construite en gros coussins mous et douillets : la compétition, c’est mal, c’est dépassé, ça ne devrait pas exister, c’est contre-productif, une nouvelle société est possible.

Mais avant que – pouf – le lecteur puisse s’enfoncer onctueusement dans ce gros matelas mou de gentillesse solidaro-coopérative, l’article établit quelque peu ses avant-poste de pilonnage intensif et déclare ainsi que la compétition, …

…nous y sommes tous soumis dès l’enfance de manière objective, à travers nos activités sportives et à l’école, puis, plus tard et de façon plus insidieuse, dans l’entreprise.

carte sdPour l’école, on pourrait acquiescer… Encore qu’avec maintenant des diplômes distribués en pochettes surprises ou sur cartes SD (32 Mo suffisent, vu la teneur des examens de nos jours) moyennant quelques connaissances informatiques basiques, la qualité générale de la compétition ressemble de plus en plus à celle qu’occupaient nos grands-mères les dimanches après-midi devant leur télé et l’Ecole des Fans, bien plus que les suées mémorables que subirent nos aïeux lorsqu’il fallut se palucher des matières depuis longtemps disparues comme le latin, le grec, et des exercices de mathématiques en terminale dont la teneur ferait probablement pâlir des étudiants en seconde année d’université de nos jours (sans compter leurs énoncés au français irréprochable mais, forcément, quasi-impénétrable aux lecteurs approximatifs que forme actuellement l’EdNat dans son immense médiocrité.)

Mais en revanche, si l’on peut passer sur la vision décalée de l’école, pour l’entreprise, on tique.

Plus insidieuse ? Ah bon ? L’entreprise serait un lieu de compétition insidieuse ?

On se perd en conjectures.

S’agit-il de dire que les jeunes gens, formés à l’école de la non-compétition, se retrouvent jetés dans le bain des requins de l’entreprise privée auquel ils n’ont jamais été formés ? Dans ce cas, l’affirmation péremptoire d’une école de compétition est fausse, nom d’une pipe en bois.

S’agit-il de dire que les jeunes gens, formés à l’école de la compétition, se trouvent démunis de ne pas savoir qu’en entreprise, ils seront constamment jugés (et pas seulement une fois par mois ou par an, comme en cours) ? Diable. Dans ce cas, cela revient à dire que nos élèves ont une mémoire de poisson rouge sous Tranxen : oublier à ce point, après des années de compétition scolaire, que l’entreprise pourrait fonctionner de même n’est pas glorieux pour l’Éducation Nationale. Saprizut à la fin.

Bref : comme on s’en doute, l’article est une enfilade de perles sur le même acabit dont on retiendra qu’il s’agit de présenter le monde moderne comme une espèce de jungle (forcément libérale et méchante, même si ces deux termes ne sont pas explicitement donnés) dont sont absentes les mamelles essentielles de la vie en société auxquelles viennent cependant téter vigoureusement la brochette de spécialistes (psychologues chercheurs aux états de service rutilants) que la frétillante journaliste interviewe.

Mamelles qui sont bien vites énumérées : si la compétition, c’est mal, c’est parce qu’elle est l’antinomie de la générosité, l’altruisme et, in fine, du bien-être. Voilà, c’est dit. Tu compétites, tu es donc égoïste, égocentrique, avare et pour tout dire, tu es forcément mal dans ta peau. Et tu pues aussi un peu, mais ça, on s’en doute puisqu’alors, tu es libéral. Berk.

J’exagère ? Même pas : la coopération (antinomique de la compétition, on vous dit) génère du plaisir, …

«… c’est-à-dire tout autant lors de plaisirs artistiques, musicaux que lorsqu’on est en situation de coopération. Les zones du dégoût sont également activées face à l’injustice, et quand la personne est engagée dans une compétition.»

Voyez, c’est scien-ti-fi-que ! La zone du cerveau ici s’allume (regardez, ici, la petite lumière) lorsqu’on coopère ! Et la zone, là, se déclenche quand on entre en compétition (regardez, c’est tout gluant, berk, quand on appuie ça fait comme un gros bouton purulent qui explose, chplatch) c’est manifeste, c’est vraiment pas tip top. Pouah.

Bon.

Et ceux qui font de la compétition sont, en réalité, dégoûtés de celle-ci. Schumacher, au volant de sa F1, a toujours les yeux humides de honte de lui-même. Federer se déteste. On se rappelle du sentiment de dégoût qui avait tenaillé Les Bleus, en 1998, lorsqu’ils avaient écrasé sans scrupules les Brésiliens. La joie qui se lit sur le visage d’un élève lorsqu’après avoir travaillé, il a réussi un exercice ardu et qu’il en récolte plus de point que son petit camarade, occupé à se curer consciencieusement les narines, est en fait parfaitement passagère. L’élève sait, au fond de lui, qu’il aurait dû coopérer avec son collègue. Il l’aurait aidé à parfaire sa copie, pendant que ce dernier se serait fait un plaisir de lui curer ses narines à son tour.

Voyez.

C’est très simple, finalement.

Le pompon est obtenu dans la dernière ligne droite, celle qui mène normalement à l’arrêt au stand ou droit au mur, selon le cas. Ici, les stands ne sont pas visibles. Le mur semble la bonne option.

«Une méta-analyse rassemblant 164 recherches a constaté les meilleurs résultats obtenus par l’apprentissage coopératif que par l’apprentissage traditionnel sur différents aspects de la vie en classe : augmentation de l’estime de soi, amélioration de la motivation à apprendre, baisse de la délinquance… Les élèves apprécient également plus l’enseignant et le perçoivent comme plus compréhensif et aidant.»

Et il existe d’autres études, et même des méta-analyses qui prouvent que les plantes vertes ont un rôle à jouer dans la créativité et la baisse de l’agressivité (sans déconner). On imagine la classe, pleine de plantes vertes, dans laquelle des élèves passeraient leur temps en échanges de bisous humides. C’est vraiment kromignon tout ça.

Entendons nous bien : il est absolument évident que la compétition ne peut pas être la norme, l’étalon systématique de tout apprentissage. Mais l’a-t-il jamais été ? Dans tous les pays, dans tous les milieux, dans toutes les classes, il y a eu des phases de compétitions et des phases de coopération. Et bizarrement, ça marchait suffisamment bien pour que les mobilités sociales soient bien meilleures qu’actuellement en France. Ça marche très bien ailleurs, et ça marchait fort bien en France au point que les diplômes valaient quelque chose, par exemple. De la même façon, une société se construit autant par la compétition et la sélection que par la coopération et l’esprit d’équipe.

On peut toujours retirer la sélection ou la compétition. C’est facile, cela a déjà été tenté, à plus ou moins grande échelle. On a vu des résultats plus brillants. Quant à retirer la coopération, la charité, l’état s’y emploie en effet fort efficacement, et là encore, on a une assez bonne idée de ce que ça peut donner…

Qu’il faille des recherches, des psychologues et des études grassement payées pour en arriver à cette conclusion est quelque peu troublant, sauf à tenir compte d’un détachement tel du réel qu’une redite des fondamentaux semble indispensable.

Heureusement, la conclusion, grandiose, permet de bien tout remettre à plat : tout ce qu’on a dit, c’est bien joli, mais bon, faut nuancer, tout ça, youpi :

Pas question de tomber dans une nouvelle conception binaire où il y aurait toujours les requins d’un côté et les “bisounours” de l’autre.

Oh. Zut alors.

Un monde nuancé, c’est pas très câlin, ça.

Heureusement, à côté de ces billevesées, on trouve tout plein d’articles d’analyses sur la situation économique catastrophique du pays, la dette qui explose tous les records, et des appels poignants de nos scribouillards à une tenue enfin rigoureuse des comptes publics !

Ah tiens, non.

C’est dommage, vous ne trouvez pas ?

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Commentaires36

  1. Li Po

    un syndicat de parents d’élèves veut supprimer les notes jusqu’à la seconde …
    Bons exemples avec Schumacher et Federer, tu pouvais pas trouver mieux, d’autant qu’ils se caractérisent par un manque de fair-play et de classe dans la pratique de la compétition, et ne nous montrent que les pires aspects de celle-ci ! De plus, ils habitent en Suisse et à Monaco, alors si c’est pas des salauds de libéraux capitalistes qui ont réussi en écrasant les autres ….

  2. Nondenon

    Oui, bon quand tout va bien la compétition est inutile, quand tout va mal elle est évidente. Ai-je tout compris ?

    Plus ça va mal, plus il faut des dents longues, donc comme nous sommes au début d’un cycle infernal, les suicidés inadaptés seront en forte croissance.

    Aie-aie-aie,… même avec DSK la sociale machine a du souci pour un moment !

  3. gnarf

    Encore un article typiquement francais. Je veux dire ils lisent une etude qui vient probablement de l’etranger, et la lisent avec le verre deformant de l’ideologie francaise.

    Un enfant vit entre deux mondes…le monde familial qui en general protege et nourrit pour pouvoir ensuite donner le meilleur de soi quand il le faut. On passe du 100% protection abrutissante a la naissance (aucune individualite propre) au 100% independant, toutes ressources mobilisees a l’age adulte, a l’aise et sans filet.

    Je parie que cette etude ne vise pas a opposer cooperation et competition, mais cherche a savoir de facon pragmatique quel dosage de chaque est le meilleur selon l’age de l’enfant. Enfin avant que les journalistes ne la « decryptent ».

    C’est toujours pareil…montrez un film sur le systeme educatif finlandais a une salle de Francais. La moitie de la salle vomit en disant que si on fait ca c’est la fin de tout…l’enseignant n’est pas un copain…etc.
    L’autre moitie de la salle a un orgasme et hurle que oui, oui, oui c’est ca plus de maitre plus de notes plus d’evaluation plus de selection a mort la competition tous egaux enfin la vie des bisounours…etc.

    Alors que ce n’est ni l’un ni l’autre.

    1. Je parie que cette etude ne vise pas a opposer cooperation et competition, mais cherche a savoir de facon pragmatique quel dosage de chaque est le meilleur selon l’age de l’enfant.

      Oui, c’est en effet plus que probable. D’où la catégorie Pignouferie de Presse 🙂

      1. BN

        > Je veux dire ils lisent une etude qui vient probablement de l’etranger,
        Et non, les deux interviewés sont français. Ce qui n’empêche nullement que le journaliste ai mal compris 🙂
        D’ailleurs, les deux passages nuancés qui invitent à faire la part des choses avant de jeter la compétition sont des citations d’eux, pas des propos du journaliste.

  4. vinzzz

    On pourrait dire qu’esprit de compétition et esprits de non-compétitions sont aussi cons l’un que l’autre, pensés en dehors de toute réalité/ objectivité.
    Une belle tartuferie, oui…

    La compétition est-elle essentielle comme curseur dans le contexte de l’apprentissage, et de l’éducation? (je ne pense pas)
    Est-elle au coeur de ce qui fait la réussite, et l’émergence des ‘champions’ ? (par définition…)
    L’idée même de ‘champions’ porte en elle l’idée de ‘perdants, mauvais’.

    La question n’est pas celle de la compétition ou non, mais celle du sens, et de l’enjeu de cette ‘compétition’, cette divergence d’acteurs.

    L’enjeu sportif – pour les exemples de compétiteurs choisis – est-il du même niveau que l’enjeu de pouvoir manger?

    1. poil

      « L’idée même de ‘champions’ porte en elle l’idée de ‘perdants, mauvais’ »

      oh non alors, ca c’est trop dur! il y aurait donc aussi des idiots et des incapables dans le monde reel ? c’est inacceptable! tout le monde a du talent, et je propose un prix Nobel du Bruit de Prout avec les Dessous de Bras.

        1. vinzzz

          @h16 : ça me semble au contraire très solide : la question de la pertinence d’une forme de compétition – quand celle-ci est une causalité choisie – la définition même de l’épreuve sportive avec vos exemples de Shumacher et Federer.

          Le type même de ‘jeu’ dont il s’agit, détermine – parce qu’on est humain – les rêgles que l’on accepte de mettre en place. (un autre genre de règles, plus ‘universel’, au niveau social : le droit…)

          Dire qu’il y a certaines ‘compétition’s (ex : pour pouvoir manger) qu’on ne pense pas digne de notre nature humaine, profondément sociale, ne me semble pas du tout une question de détail.

          Enfin, et de nouveau : poser la question de la pertinence ou non de la compétition, comme un principe bon ou mauvais,me semble fondamentalement être un mauvais débat.

          Encore du charabia. Tu as une idée simple, exprime la simplement. Sinon, c’est juste de la bouillie.

        2. Glam

          mais qu’est-ce que tu racontes, tu veux pas etre encore plus confus? qu’essayes tu de dire? tu veux pas faire une phrase simple? la competition mechante c’est pas beau, mais la competition dans l’absolu c’est cool? fais un effort bordel.

        3. vinzzz

          @glam: c’est ça!

          Allez, pardon de la faire longue, j ‘vous la fait simple: qu’importe la compétition, du moment que la dignité humaine est respectée.

    2. philippepsy

      Je ne vois pas en quoi l’article vous semble aussi terrible et je suis d’accord avec VINZ. Promouvoir l’esprit de compétition à tout crin c’est aussi privilégier le développement de comportements pathologiques.

      1. Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est le décalage entre ce qui est dit et ce qui est observé. Non, les entreprises ne favorisent pas la compétition à tout crin. Il y en a, parfois, et parfois plus dans certaines entreprises que dans d’autres. Mais de là à dire que les entreprises favorisent outrageusement la compétition sur la coopération, c’est juste n’importe quoi. De la même façon, la grille de lecture journalistique de l’étude est particulièrement gratinée.

        1. philippe psy

          Pourtant cher H16, la conclusion est claire non ? Il ne s’agit pas de choisir entre deux instances mais de savoir laquelle choisir en fonction de ses objectifs. Personne n’oppose un monde de bisounours au monde de guerriers vikings que vous promouvez. L’analyse que vous faites de cet article me semble dichotomique.

        2. poil

          « Personne n’oppose un monde de bisounours au monde de guerriers vikings que vous promouvez »

          bien sur que si, et c’est precisement pourquoi il y a pignouferie.vous suivez un peu?

      2. poum

        promouvoir n’importe quoi c’est privilegier le developpement de comportement pathologiques.Ne rien promouvoir du tout aussi. alors crotte quoi.Surtout quand on sait que ce rot ininteressant provient a 100% de la sempiternelle rengaine franco-francaise particulierement presente dans les medias pourraves qui veut que tout processus comportant de l’effort, pouvant amener a l’estime et au depassement de soi, soit honni, et pointé du doigt comme un élitisme, par essence meme facho-pabo, le tout dans un pur pseudo raisonnement philomerdique tout en contradictions stupides exprimees dans un charabia pseudo intellectuel dont Vinzz a semble t-il parfaitement acquis les rouages puisque lui aussi apparait incapable de clarte quand il ressort les memes poncifs.

        pour ou contre la tele couleur?

      3. poum

        « Promouvoir l’esprit de compétition à tout crin  »

        alors la pardon mais laissez moi rire.Ou avez vous vu l’esprit de competition promu a tout crin en fRance recemment, ailleurs que dans les trefonds obscurs d’une classe de marketing ou d’un vestiaire professionnel entre 22h50 et 23h ? serieusement?
        la derniere fois que moi j’ai entendu un vague debut de semblant de tentative de promouvoir la competition c’est quand Nabot 1er a sorti sont ‘travailler plus pour gagner plus’, on s’est bien foutu de sa gueule.

    3. adnstep

      « La compétition est-elle essentielle comme curseur dans le contexte de l’apprentissage, et de l’éducation? (je ne pense pas) » : je pense. J’ai toujours été motivé par les bons points (et dix bon points ça fait une image). Et par les bisous de la maîtresse. Et par la satisfaction de mes parents.

      1. Paf

        mais ce qui compte dans la compete c’est de vouloir depasser les autres, et c’est intrinsequement mal tu comprends.
        il faut etre ‘aussi bien’ mais pas meilleur sinon on est un facho.

  5. Théo31

    C’est bizarre, ces connards de journalistes n’évoquent pas la compétition qu’ils mènent avec d’autres confréries professionnelles pour avoir des subventions.

  6. simple citoyen

    Merci H pour ton billet comme toujours.
    Ce que j’ai trouvé particulièrement déplaisant au niveau du raisonnement, c’est cette projection sans analyse.
    Ainsi, la compétition n’est pas traduite pour ce qu’elle apporte à celui qui s’y adonne, mais pour la violence qu’elle induirait. C’est donc moins le dépassement de soi et l’appropriation de méthodes d’apprentissage et de savoirs qui est en cause que la mesure relative des compétiteurs.
    Rien n’est plus faux.
    D’une part comme tu l’expliques fort justement, compétition n’est pas exclusif de coopération, mais d’autre part ce qu’elle apporte, elle l’apporte à tous les compétiteurs concernés, quel que soit le résultat final. N’est-ce pas d’ailleurs le moto des Jeux Olympiques si souvent repris: « l’important c’est de participer »?
    C’est dans la droite ligne de l’antiracisme: en interpétant ainsi la compétition, on nie de fait à toute une partie de la population (et en particulier les jeunes qui se construisent) les moindres capacités. On les traite en sous-hommes à protéger plustôt qu’à prospérer. Devinez ce qu’ils font pour les exprimer ensuite, faute de compétition justement?

  7. Val

    « Et il existe d’autres études, et même des méta-analyses qui prouvent que les plantes vertes ont un rôle à jouer dans la créativité et la baisse de l’agressivité (sans déconner). »

    Proposer du cannabis aux enfants ? Ca, c’est bien la proposition d’un ultra-néo-libéral mangeur d’enfant. Honteux.

  8. josick d’esprit agricole

    sous la plume d’Henri Léon Follin(1934).

    Concurrence économique
    La grande erreur socialiste, qui a empoisonné toutes les conceptions modernes de l’Economique, est de croire que la concurrence, lorsqu’elle est libre et loyale, écrase les faibles sous son régime.
    La concurrence permet aux forts d’arriver en plus grand nombre ; mais comme les forts ne peuvent s’élever qu’au service des faibles, qui sont infiniment plus nombreux, et avec leur concours, ils sont bien obligés de les faire profiter des avantages qu’ils tirent eux-mêmes de la concurrence.

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