Biens culturels, piratage et courrier du coeur

Comme ce blog est lu régulièrement par quelques internautes, il m’arrive d’avoir, de leur part, un petit email, un petit commentaire, un tweet ou un message facebook me donnant quelques liens, ou me racontant leurs aventures. Aujourd’hui, j’ai reçu l’un de ces petits mots et je tenais à vous en faire part. C’est dimanche, c’est la Journée de la Gentillesse, c’est donc courrier du lecteur, courrier du cœur.

Car, comme vous pourrez le lire ci-dessous, c’est bien du cœur que vient le cri que lance donc notre cher Gérard (le prénom a été changé pour des raisons d’anonymat). Gérard, il est comme la plupart des Gérard auxquels je pense — Gérard Jobs, Gérard Ballmer, Gérard Gates, Gérard Wozniak, Gérard Page, Gérard Brin ou encore Gérard Zuckerberg : c’est un sympathique geek qui aime beaucoup les aspirateurs automatiques et les jeux vidéos. Et c’est précisément de ça qu’il nous entretient dans sa jolie missive parvenue tout récemment. Ça étant les jeux vidéos, pas les amusants gobeurs de poils robotiques sur lesquels nous ne reviendrons pas. Non, n’insistez pas.

Et que nous dit-il ? Eh bien ceci. Non, je ne l’ai pas forcé à me le dire : c’est un témoignage spontané.

gerard le geek - 1

Clubic

gerard le geek - 2

PC Inpact

gerard le geek - 3

Eh bien mon petit Gérard, tout d’abord merci de ton gentil témoignage. Je comprends à quel point tu es enquiquiné par ce genre de pratiques pénibles des Etats qui croient résoudre (ou font semblant de résoudre) un problème en utilisant des taxes et des ponctions comme ultimes poudres de perlimpinpin.

Oui, tu l’as bien résumé : au lieu d’aider les artistes, les Etats (et Pascal Nègre, aussi) se mettent systématiquement en travers et au final, tout le monde est perdant.

Et au final, « fuck l’état ».

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires28

  1. Calvin

    Mon très cher 16,
    Mon tigre (Hobbes) et moi avons beaucoup aimé cet article, qui pointe une nouvelle fois l’incurie des Etats, qui, en voulant décider pour les autres, en viennent à ne faire plaisir qu’à un petit nombre de lobbyistes, et à culpabiliser l’immense population restante.
    Par contre, je vois que tu répons plus facilement à une lettre manuscrite qu’à un commentaire numérique.
    Je vais donc recopier ce texte et t’envoyer ma missive sous pli, affranchie au tarif en vigueur.
    Merci de me donner ton adresse postale.
    C’est important, sinon, le gentil facteur ne saura pas quoi faire de ma lettre.
    Ton plus grand fan,
    Calvin.

  2. Théo31

    Gégé, il est pas sympa, journée de la gentillesse oblige, avec les gros connards qui prétendent nous gouverner. Il mérite de finir dans un laogai où il écoutera de son plein gré toutes les merdes immondes que Pascal Nègre a produites ces 5 dernières années.

    1. Li Po

      leave Pascal alone ! arrêtez les attaques sur Pascal De Couleur, c’est insupportable ! et puis quoi encore, on va où comme ça ? à ce train là on va finir par dire du mal de Gérard Miller, de Cali ou de Frédéric Lefebvre !

  3. juni palacio

    Et c’est précisément de ça (qu’il) dont il nous entretient dans sa jolie missive parvenue tout récemment.
    Le bon usage de la langue n’est pas encore taxé donc..

  4. perif

    Le problème du livre électronique (d’ailleurs h16, le tiens sors quand en epub ?), c’est le prix. Si on compare le prix version papier et version dématérialisé tant sur la fnac que amazon ou autres, on a l’impression de se faire enfler (comme d’hab) tant la différence est ténue.

    Quelles sont les raisons d’une si faible différence alors ? Les éditeurs qui veulent s’en mettre encore plus dans les poches ? (alors que ça ne leur coût quasiment plus rien à éditer). Les plateformes qui ramassent leur pourcentage fixe sur la vente ? (plus c’est cher mieux c’est pour eux).
    Mais quoiqu’il en soit, la douce pilule à un goût de suppositoire.

    Le plus ironique dans l’histoire c’est que le lobby du livre fut très frileux quant au livre électronique ne voulant pas rencontrer les mêmes difficultés que la musique (qui se porte d’ailleurs particulièrement bien…) et notamment en regard du piratage. Mais dans le fond, leur attitude n’est t’elle pas une sorte d’encouragement ?

    Perso, j’ai un kindle depuis quelque mois et devant la vacuité de l’offre littéraire à prix corrects j’estime presque légitime (citoyen et festif presque) de pirater les livres que je lis (merci Calibre).

    Mais pour conclure, la réelle révolution à travers tout cela reste simplement l’abaissement des « droits d’entrée » dans ces différents monde, tant musical, vidéo-ludique ou littéraire qui fait que n’importe qui peut éditer et publier. Dans le fond ça rejoint la pensée de Gérard le Geek, simplement que l’on observe une disparition des intermédiaires et ils se rendent bien compte qu’il ne sont que cela.

        1. visiteur

          Pas besoin de vous énerver, je voulais juste savoir votre avis,je me disais à peu près la même chose que dans l’article que vous m’avez fait suivre

          1. Euh quand je parlais des gens qui se fendent d’une vidéo, je parlais des auteurs de cette vidéo, pas de vous : ils ont investi du temps pour raconter un truc qu’ils ne comprennent manifestement pas…

      1. juni palacio

        Il y a de la malhonnêteté des 2 côtés. Créer de la monnaie par un simple jeu d’écritures (ou presque dans un système de réserves fractionnaires) pour la prêter à l’état relève de l’escroquerie en bonne partie. l’état n’est pas en reste qui n’a eu de cesse d’y recouvrir faute de caler ses dépenses sur ses recettes.

      2. Lib

        Autre façon de voir les choses : si on autorisait l’Etat à réquisitionner de force les biens et services dont il estime avoir besoin, il n’y aurait pas de déficit ni de dette.

        C’est ce à quoi se résume le fait de proposer que l’Etat emprunte sans payer d’intérêt.

        1. visiteur

          A propos de cette fameuse inflation, je voudrais savoir deux choses que je n’ait pu trouver sur l’internet (je suis jeune, si mes questions sont bête, ne m’en voulez pas):
          – Est ce que si l’Etat ne touchait pas la monnaie, elle serait stable c’est à dire une inflation nulle ? Je m’appuis sur le fait que l’or est resté stable entre 1850 est la création de la FED au Etat-Unis. Cela pourrait être un autre facteur.
          – Ma deuxième question porte sur la déflation avec croissance : ne serait ce pas l’idéale ?( comme le prix des nouvelles technologies)

          1. Si l’état n’intervenait pas du tout sur la monnaie, il pourrait y avoir une inflation positive ou négative (déflation) en fonction de l’offre et de la demande. Mais cela serait transitoire, dans les deux sens, et sain. Avec l’intervention de l’état, c’est systématique, dans le sens positif, et (trop) durable.

            Pour la déflation, ce petit article du QL est très bien fait : http://www.quebecoislibre.org/030816-10.htm

        2. visiteur

          merci pour cette article, il y a vraiment écrit tout ce que je pensais quand à la déflation.
          Comme l’avait dit Bastiat dans Sophismes Economiques :
          « La richesse est le résultat du travail. Elle s’accroît à mesure que s’accroît le rapport du résultat à l’effort. La perfection absolue, dont le type est en Dieu, consiste dans l’éloignement infini de deux termes, en ce sens: effort nul, résultat infini.  »
          L’idéal que l’Humanité atteindra par ce fait sera une gratuité total soit une déflation de 100%

  5. Z

    Un jour je discutais avec un « haut-gradé » d’une maison d’édition française. Il m’a expliqué très sérieusement que faire des livres numérique coûtait très cher parce que blinder un ebook de DRM, ben ça coûte très cher. On était en déjeuner d’affaires alors je me suis retenue de rire trop fort pour ne pas lui cracher mon déjeuner en pleine figure par inadvertance. Et puis je lui ai proposé de calculer ce que lui coûtent ses chers DRM et ce que lui coûte le piratage d’ebook, et de voir si par hasard ça ne serait pas plus intéressant de fidéliser des clients heureux en leur vendant des bouquins moins cher, et sans DRM. J’attends encore la réponse…

  6. poilalabedaine

    les jeux videos des produits culturels…
    je cours m’acheter call of duty, je vais drolement être culturer !!!!!
    pour le reste je suis d’accord

    1. C’est le nom générique du marché dans lequel ils se situent, pas un jugement de valeur. Du reste, quand on voit la production de livres, de films ou de musiques, pardon, mais je n’y vois que très rarement de la culture.

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