Pourquoi tu n’as pas de travail

La Hongrie est actuellement sur le devant de l’actualité pour différentes raisons (notamment politiques). Ce pays traverse actuellement une assez grave crise interne, et notamment économique. Cette crise économique a poussé un entrepreneur hongrois à relater, en quelques billets rapides sur son blog, quelques vérités parfois pénibles à entendre, surtout lorsqu’elles sonnent si justes et si facilement transposables pour un Français…

Ce blogueur, Jakab Andor, s’exprime en anglais sur son blog, mais la lecture des titres ne devrait pas être trop compliquée pour le Français lambda, pourtant généralement si allergiques aux langues étrangères. On y trouve notamment deux billets, l’un expliquant pourquoi il ne veut pas employer le lecteur, et le second dans lequel il se demande si, en ne créant ainsi aucun emploi, il ne serait pas méchamment anti-social.

Dans le premier billet, l’auteur explique ainsi que bien qu’ayant la volonté d’employer 12 personnes, là, maintenant tout de suite, il s’y refuse. Et directement, sans gants, il annonce d’emblée qu’il ne veut pas employer de femmes, parce qu’elles lui coûteront trop cher, les lois hongroises l’obligeant à supporter leurs congés maternités pendant plusieurs années. Il explique ensuite qu’un employé touchant, net, 760€ de salaire (ce qui n’est pas exactement le Pérou, même à Budapest) revient en réalité à 1572€ à l’employeur ; certes, concède-t-il, il peut fort bien payer moins, et supporter ainsi un salaire brut moins lourd pour lui, mais risque d’avoir un employé sous-payé qui lui sera, finalement préjudiciable.

Et il en profite pour noter que la Hongrie est, du point de vue du coût employeur, le pays où l’on établit un record.

Coût du travail en Europe

On notera, sans broncher, la très belle seconde place de la France dans ce joli panneau.

Puis notre entrepreneur en devenir se lance dans un intéressant calcul horaire, qui l’amène simplement à constater que pour s’en sortir honorablement, il va devoir facturer ses services autour de 37€ TTC de l’heure, pour un profit estimé, au mois, de 4373€. Une fois son propre salaire déduit de ce profit (un salaire de 1500€ net), et les impôts payés, la compagnie bénéficierait de 266€ au final.

Tout calcul fait, il constate ensuite qu’au marché au noir, dans l’illégalité, les gens facturent 9€ de l’heure et s’en sortent donc autour de 1000€ par mois. On comprend que ceux-là ne veulent pas du job légal à 760€. (Si cela évoque des choses pour le petit Français qui sommeille en vous, c’est purement fortuit.)

Il ajoute de surcroît que ces mêmes personnes auraient probablement assez vite fait de dénigrer son entreprise et qu’il serait rapidement confronté à de la propagande anti-capitaliste, puisqu’il chargerait 37€ de l’heure au lieu de 9€. (Là encore, si cela vous rappelle quelque chose, c’est parce que vous venez trop sur ce blog).

Il note qu’il serait aussi possible que, compte tenu du système légal très accommodant pour les salariés, certains pourraient en profiter pour lui voler ses clients, puis se débrouiller pour s’offrir un procès aux prud’hommes contre lui, et gagneraient.

A la suite de ces remarques et de ces calculs, notre Hongrois n’est plus du tout convaincu de vouloir entreprendre quelque chose et conclut, fort logiquement, que ces raisons et son raisonnement sont la raison pour laquelle il y a de plus en plus de chômage, que les gens consomment de moins en moins (ce qui ramène de moins en moins de TVA à l’Etat), qu’il y a donc conséquemment de moins en moins de compagnies décentes et que celles qui restent payent donc de moins en moins d’impôts, entraînant une chute dans la collecte des fonds nécessaires à faire tourner la machine à aides sociales.

Evidemment, après avoir posté un tel billet, des milliers de bobos européens se sont soudain sentis vexés et terriblement endoloris par une telle lecture ! Un Hongrois était en train de leur expliquer qu’entraver le business d’une entreprise et imposer des lois du travail trop contraignantes étaient fortement préjudiciable à toute l’économie et, donc, au bien être social de toute une nation. C’est intolérable !!!

Heureusement, Jakab a bon fond et tente de se rattraper dans un second billet au moins aussi intéressant. Dans celui-ci, il présente ses plus plates excuses pour avoir exposé ses motivations à ne pas créer d’emploi, et motive son emportement par une enfance passée … dans un pays communiste.

Eh oui, la Hongrie a pu tester, en vraie grandeur, le communisme joyeux tant vanté par les amusants clowns qu’on trouve assez facilement sur la blogosphère et dans les journaux de nos jours. Et apparemment, Jakab Andor n’a pas trouvé ça très très cool ; le hardcore socialisme, pour Jakab, c’était méchamment antisocial. En tout cas, pas suffisamment pour en redemander, et assez pour s’en servir comme excuse de dire des choses qui choquent les bisounours européens.

(Au passage, je vous encourage à lire sa description de la version über-sociale du socialisme réel et palpable qui fut mis en place. C’est toujours bon de se rappeler ce que ça fut là-bas, et ce que ce sera bientôt chez nous. Ça motive les plus malins à fuir et laisser le merdier se décanter, si vous voulez mon avis.)

L’analyse qu’il tire de son propre vécu du socialisme appliqué est que, en somme, le Socialisme favorise la survie du plus corrompu, au lieu du plus adapté, en se basant sur l’idée de protection : il prétend protéger le faible de la même façon que la mafia « protège » le faible. Les socialistes créent un beau bordel, notamment là où il y a des socialistes nationalistes. Tout comme ces nervis de cinéma, baraqués, chauves, au cou épais, ils vous mettent mal à l’aise, avec comme un besoin de cette protection que, justement, ils vous offrent pour une partie « raisonnable » de votre salaire. Ils vous garantissent une bonne santé (et refuser n’est pas une option). Et au plus les gens ont besoin d’être protégés, au plus il faut lever des taxes et des impôts pour assurer cette protection.

Bien sûr, là encore, toute ressemblance avec un pays que je prétends foutu depuis quelques temps est parfaitement fortuite.

Et pour faire bonne mesure, je vous encourage à aller voir vous-même la solution qu’il propose pour se sortir du problème hongrois. Solution qui, soit-dit en passant, pourrait fort bien tirer la France de son ornière et qui ne sera donc jamais appliquée.

(Eh oui : ce pays est foutu.)

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Commentaires56

  1. Alliterator

    Quand même, la Hongrie a fait de sacrés progrès :

    « En 2009, la Hongrie affichait une dette à 90 % du PIB et un déficit budgétaire de 5 % pour une « croissance négative » de – 6.7 %. Aujourd’hui, la croissance est prévue à 3 % et à 5.5 % en 2012, et la dette tombera en-dessous de 50 %. Les secrets du redressement ? D’une part, l’introduction d’une flat tax à 16 % (voire 10 % pour les petites entreprises) et, d’autre part, une réforme ambitieuse du marché du travail qui a été libéralisé : les allocations chômage ont été baissées au minimum ainsi que toutes les aides qui inciteraient les individus à ne pas accepter un travail. La bureaucratie en charge des entreprises a été pratiquement supprimée et les dépenses publiques ont été ramenées de 48.8 % du PIB à 42.5 %. Une volonté de réformer qui paie. »
    http://www.irefeurope.org/content/la-hongrie-mise-sur-la-flat-tax-et-sur-la-r%C3%A9forme-du-march%C3%A9-du-travail

    1. Glam

      et d’ailleurs la nouvelle constitution fait partie de ce net progres.Ca va encore s’ameliorer c’est sur, que n’attend t-on pour faire la meme chose en fRance?

      1. eheime

        Je crois que c’est un peu la question qu’on se pose tous ici …

        Et probablement aussi dans la population française. Peut-être y en a t’il même qui pensait que Sarkozy allait être l’homme de la situation avant de réaliser l’erreur de jugement commise.

        En tous cas ce bloggeur Hongrois a l’air vraiment sympa. L’Europe, malgré ce qu’en disent certains, ça a tout de même du bon parfois 🙂

        1. Calvin

          Si l’Europe était resté un Marché Commun, où chaque pays adhérait en gardant sa monnaie, ce serait une réussite.
          Hélas, il a fallu « qu’on » (je doute de l’orthographe, là) décide d’une Europe Politique, en vue d’une Europe Sociale.

        2. eheime

          Ah c’est le grand débat actuellement..

          Moi je suis favorable à une Europe politique comme le sont la Suisse , le Canada par exemple. Au moins en terme de Défense (ou plutôt d’Attaque ?).

          Pour l’instant l’Europe n’est pas trop « sociale », grace au fait que les français ne dirigent pas l’Europe (sinon on appelerait ça l’URSS européenne).

          Quant à la monnaie, pluôt bien gérée jusqu’à il y a peu à mon sens, je pense qu’elle n’est pas le problème de fond, et qu’elle sert d’exutoire aux vrais problèmes de fond non traités que sont le surrendettement, l’interventionisme exacerbé, le manque de compétitivité intrinsèque (la dévaluation ne s’attaquant qu’aux conséquences et non à la cause).

    2. fab

      Le parisien rapporte ceci: « Le déficit budgétaire hongrois a atteint en 2011 quelque 1734 milliards de forints (5,49 milliards d’euros), selon des chiffres provisoires publiés lundi par le ministère de l’Economie, un chiffre 2,5 fois supérieur aux prévisions initiales. » Qui a raison??

  2. infraniouzes

    Ouf ! Une bonne nouvelle ? La France ne serait pas seule dans son état de Bisounoursland socialiste ? Génial ! A deux on peut déjà créer un club… Non ! En France on ne dit pas club. On dit ASSOCIATION.
    Allez Sarko: ouvre la boîte à subventions. On va créer l’association européenne des États-socialistes-qui-ne-l’avouent-pas-mais-mais-qui-rêvent-d’en-être.

  3. Guillaume

    D’ailleurs, on se retrouve avec un beau cas de bisounours contre bisounours : http://www.hu-lala.org/2011/11/09/les-tickets-restos-nouvelle-cible-francaise-du-gouvernement-hongrois/

    Et oui, les tickets restaus, belle invention (française? )grâce à laquelle l’on ne peut plus faire ce que l’on veut de ses thunes, invention ou la valeur ajoutée de l’entreprise qui la propose est faible (n’importe qui avec une bonne imprimante pourrait créer des chèques restal), invention qui est surtout l’occasion d’imposer au consommateur d’être client d’une entreprise qui est plus ou moins en position de monopole/oligopole. Sauf que la le gvt hongrois a décidé de donner le monopole à lui même. Et le pire, c’est que le consommateur Hongrois s’en foutra, vu que ces entreprises n’apportent pas de valeur ajoutée.

    En france, nous somme les champions des « entreprises monopolistiques imposées au citoyen (autoroute, eau…) ». Nous en faisons même un business model à exporter!

  4. Glam

    en fRance il y a un choix de yaourts incroyable.Le rayon yaourts fait vingt metres de long.Il y a meme des Perle de Lait aux marrons.
    Le rayon yaourt est le plus long de tous les rayons a Super U.
    Rien ne changera en fRance meme si le pays devient (plus) communiste.Ce sera la revolution si on touche aux yaourts.

  5. Ouif

    Cet article méritait bien une recension. Beaucoup de choses intéressantes sont dites sur le thread Hacker News aussi.

    « elles sonnent si justes et si facilement transposables » (sont ?)
    « il chargerait 37€ de l’heure » (facturerait ?)

  6. Sanksion

    J’avais entendu ce genre de témoignages de pleins de gens IRL en France, de quelques uns sur internet aux USA, et on retrouve le même en Hongrie.

    Mais bon, un bon socialiste sera très content, plus il y a de chômage, plus il aura de voix, hein, les cons.

    1. Paf

      mais enfin, une societe de chomeurs, c’est une societe ou personne ne bosse mais tout le monde touche, c’est super! c’est le mode de vie du politique, qui pointe pour rien et touche du pognon gratuit, transpose a tout le monde.Ce serait le bonheur!
      Car le travail avilit l’homme.Le travail fait transpirer et peiner dans des taches stupides! lire des livres, se promener et manger du fromage, c’est CA la vraie vie.
      Il faut laisser les francais profiter de la vraie vie pendant que les petits enfants chinois moulent des cafetieres en plastique, jusqu’a ce que les chinois parvenus a la comprehension du VRAI interdisent le travail chez eux.Alors, la planete sera heureuse, unie dans les promenade et la degustation du bon vin produit par magie.

      1. Gil

        –mais enfin, une societe de chomeurs, c’est une societe ou personne ne bosse mais tout le monde touche, c’est super!–

        « Y font semblant de nous payer, et on fait semblant de travailler » – proverbe russe de l’époque soviétique.

    2. Calvin

      A nuancer (enfin, j’me comprends) :
      1 – un bon socialiste augmente le chômage avant les élections pour affoler les citoyens,
      2 – un bon socialiste « diminue » le chômage après les élections grâce aux emplois subventionnés,
      3 – la subvention ayant coûté cher, on se retrouve au point 1, juste avant les élections suivantes…

      1. Théo31

        Les chômeurs sont l’armée de réserve électorale des socialistes assumés ou honteux. Jadis, les colonisateurs socialistes montraient leurs nègres dans des zoos pour l’expo universelle, dorénavant les socialistes exposent leurs pauvres et leurs chômeurs dans des ANPE ou des HLM.

        1. Toni

          Procédé électoral mesquin et absolument dégueulasse …
          Ce sont des méthodes de voyous et de manipulateurs.

  7. abrasif

    Ouaip sauf que ceux qui bossent au noir peuvent le faire parceque les autres cotisent et paient pour eux. C’est du vol. et ceux qui sont voles sont les clients de ceux qui bossent au noir. Au bout du compte cela coute encore plus cher de faire bosser au noir. Voir bastiat et les couts caches.

    1. Paf

      ca depend, vu que ceux qui cotisent paient pour donner a certains qui travaillent au noir l’apparence de gens qui collectent de l’argent gratuit pour camouler leurs revenus du black.Moins il y a de gens pour controler comment les autres gagnent leurs sous et plus le travail au noir est sur.En anarcapie tout le monde est au black et c’est economique, et ca n’est pas du vol.
      Le vol/cout cache est strictement au niveau de la taxation, pas au niveau du travailleur au noir, qui par ailleurs facture moins cher.

  8. RTP

    J’encourage vraiment à lire les deux billets qui servent de support à l’article ici. Bien entendu le premier appuie légèrement sur les abus possibles liés au travail au noir. Il ne relève pas explicitement le fait qu’avec une taxe hyper élevée on encourage nécessairement le système du black, mais on le comprend parfaitement. Le second est un témoignage succint assez poignant comme on en entend souvent de gens qui se réveillent d’un pays sorti du communisme meeEEerveilleux.

  9. NeverMore

    « Ça motive les plus malins à fuir et laisser le merdier se décanter »

    Oui, mais les endroits tranquiles (loin des éclaboussures), çà devient comme les placements sans risque (et les promesses tenues).

  10. leclodo

    Liberaux, individualistes ?

    Vers une fin de l’aide sociale ?

    En choisissant le liberalisme, le peuple choisi de ne plus accepter d’etre contraint à donner, à cotiser pour l’aide sociale.
    Il est vrai que quand on voit un SDF mendier dans la rue, le citoyen est en droit de choisir s’il veut ou ne veut pas donner une pièce.
    Les liberaux souhaitent donc que l’aide sociale soit choisie par les citoyens (voir « aspect social » du liberalisme sur wikipedia) :
    « Rien dans le libéralisme ne s’oppose aux actions collectives, à condition que les associations qui les entreprennent soient entièrement volontaires »
    Ainsi, dans le libéralisme, on admire plus un clochard qui mendie qu’un homme qui profite des autres : un rmiste.

    J’ai donc décidé d’areter de vous pomper, d’aller dans la rue et de vous laisser choisir de me laisser vivre ou pas.

    Couper les aides sociales c’est forcer le gens à travailler en leur faisant toucher le fond. S’ils ne veulent pas, ils mourront. Ainsi, si les passants n’ont pas les moyens de donner ou ne peuvent pas donner (ex : ils n’ont pas de monnaie, car l’avenir de la monnaie reste incertaine, elle deviendra sans doute virtuelle), les pauvres meurrent.
    Si 1 million (car il n’y a pas 1 million d’offres d’emploi) se retrouvent à la rue et que le peuple ne soutiens plus ses pauvres c’est une forme de génocide indirect.
    MAIS, un génocide d’une partie du peuple voulue par le peuple (puisque c’est lui qui décide).
    Or, dans une société ou l’economie d’abondance est bien reelle, le travail ne peut etre un devoir. Il est un droit. Un droit déjà difficile à obtenir. Il ne peut donc pas etre un devoir.

    Il existe des solutions. Je vous conseillerai d’aller jeter un oeil sur deux articles Wikipedia :
    – allocation universelle
    – economie d’abondance

    L’allocation universelle est un curseur qui permet à toutes parties du peuple (pauvres, classes moyennes et riches) de percevoir un revenu citoyen, pour tous (plus de jalousie).
    De Villepin, estime que ce revenu pourrait s’elever à 850€/mois par personnes et qu’il couterait moins cher que le systeme social actuel. Boutin en a parlé aussi.
    On remarque que ce sont des gens de droite, mais de la droite, sans doute plus humaniste.
    Certains pays comme la suisse et l’alaska ont déjà mis ce système en place.
    Ainsi, c’est le peuple, rassemblé qui gère sa croissance.
    Si tout le monde arete de bosser, la croissance diminue donc le revenu diminue. Si tout le monde s’y met, il augmente, et ce : pour tous les citoyens.
    Ce systeme ingenieux a été inventé par un indien et primé prix nobel.

    Et vous ? Qu’allez-vous faire en 2012 ?

    1. « Couper les aides sociales c’est forcer le gens à travailler en leur faisant toucher le fond.  »
      Tu oublies l’autre côté de la pièce. Couper les aides sociales, c’est aussi ne pas les prélever, ce qui veut dire que l’emploi revient moins cher. Beaucoup, beaucoup moins cher. Et forcément, ça veut dire que plein de gens qui ne sont pas employables actuellement … le deviennent (et touchent au final plus que le SMIC, par exemple).

      Je t’invite à voir la solution développée dans le dernier billet du Hongrois, pragmatique, chiffrée, et qui résoudrait le plus gros du problème.

    2. Seb

      <>

      L’allocation universelle n’a JAMAIS été mise en place en Suisse, il faut arrêter de dire n’importe quoi (ou prendre ces rêves pour des réalités)

      Ensuite le travail n’est pas un droit. Personne n’a « le droit » au travail, mais un personne a des compétences qu’elle peut offir à la société en échange d’une contrepartie. Et se sont les besoins de base (manger, se vetir, etc) assurés par cette contrepartie font du travail un « devoir ».

      1. Slevin

        Quelle est ta liberté « de donner ou pas » face à quelqu’un qui maitrise certaines technologies des circonstances ( en gros la manipulation )
        Par exemple rien que le fait de demander l’heure fait passer de 8 à 40% le nombre de gens qui vont donner vingt centimes à un inconnu !!

        Allez vous soutenir que ces 30% supplémentaires ont donné librement?
        Moi, je dirais qu’ils pensent être libres…
        Personne ne les a obligés, et pourtant les résultats sont là pour montrer le contraire !

        1. Torsion du sens des mots. Typique.

          a/ 30% supplémentaire, ça fait toujours 60% qui ont dit non ensuite.
          b/ Contraindre quelqu’un, ce n’est pas le persuader. Ce que tu décris, ce sont des techniques de persuasion (assez connues – pied dans la porte, ici). Un synonyme de « contraindre » est « forcer ». Ce n’est pas pour rien.

    3. Higgins

      « La seule justice sociale est celle du respect des règles de juste conduite et de liberté des individus et non celle du résultat en matière de revenu. »
      Friedrich HAYEK

      Il y a pire que l’esclavage : c’est d’avoir des esclaves et de les appeler « citoyens ».
      Alphonse de LAMARTINE

      Les Français veulent l’égalité, et quand ils ne le trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage.
      Alexis de TOCQUEVILLE

      Mussolini déclarait que « plus les formes de civilisation sont compliquées, plus la liberté individuelle doit être restreinte. » Nos sociétés étant devenus très complexes, vous me semblez illustrer parfaitement ses propos. Il est vrai que le Duce a toujours eu les yeux de Chimène pour les idées socialistes (ce qu’il était à ses débuts). Sinon, regardez donc cette vidéo avec la Dame de fer, elle dénonce et illustre par le geste parfaitement votre pensée: http://fboizard.blogspot.com/2012/01/thatcher-sur-le-socialisme-et-leuro.html

      Pour le génocide, désolé, mais la grande république française a déjà donné: « la convention a voté 3 lois spécifiques à la Vendée en date du 1er août 1793 qui prescrit l’extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants, et la destruction du territoire; le 1er octobre qui prescrit l’extermination de tous les Vendéens surnommés « brigands »; Le 7 novembre qui prescrit le retrait du nom de « Vendée » pour un nouveau nom « Vengé ». Une fois les lois votées, l’armée commandée par le Général Turreau met en œuvre ce plan d’anéantissement et d’extermination sans aucune ambiguïté ni réserve comme mentionné dans une lettre officielle du 24 janvier 1794 dans laquelle il explique que grâce à lui sous 15 jours il n’existera plus en Vendée plus d’habitant, d’habitat et d’économie. Le 8 février 1794 le comité de salut public a donné son accord par l’intermédiaire de Lazare Carnot. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Reynald_Secher et « Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d’un crime légal contre l’humanité, » Préface d’Hélène Piralian, Stéphane Courtois et Gilles-William Goldnadel, éd° du Cerf,2011 ou encore « La Vendée-Vengé: le génocide franco-français, Presses universitaires de France, 1986 ».

      Gardez vos fantasmes pour vous, s’il vous plait.

    4. Alex6

      En 2012? Plein de choses, un peu long a lister ici… Si c’est a propos des elections, peche ou petanque selon la meteo.

    5. Théo31

      « le travail ne peut etre un devoir. Il est un droit. Un droit déjà difficile à obtenir. »

      Si obtenir un emploi salarié est difficile, vous avez aussi la possibilité de le créer. Créer sa petite entreprise n’est pas un crime ni une honte, sauf dans la boite à merde qui sert de cerveau aux socialistes de tous poils.

      Les SDF, dont un grand nombre relève de la psychiatrie, ont très souvent une famille ou des ayant droit qui refusent de s’occuper d’eux. Puisqu’il y a des cons qui paient, pourquoi se priver de leur refiler le bébé ?

      Quant aux Rmistes, aller chialer à un comptoir pour avoir de l’argent volé, c’est n’avoir aucune dignité.

  11. juni.palacio

    Il est coutume de distinguer les cotisations des salariés des charges patronales. Distinction qui n’a aucune justification économique. La taxe sur les salaires est bien de 80 % et non de 47 % comme on voudrait nous le faire croire. Et c’est ce qui fait de nous les recordmen du Monde. C’est la principale raison du chômage massif qui frappe notre doux pays comme le rappelle H16.

  12. breizh06

    Discussion avec un ami hongrois qui vient travailler avec moi en France. Je confirme 100% des points de l’article et des liens: ce pays a une dérive autoritaire (contrôle des médias, racket sur les salaires, …). Il fera tout pour que ses enfants n’apprennent pas le hongrois mais l’anglais ou le français !

    Sur le sujet des charges salariales en France, on ne sait toujours pas si l’État a traduit en droit national la libéralisation du régime de santé obligatoire pour les salariés. Cette libéralisation donnerait bien plus de cash que l’effet de la TVA « sociale », mais bon..c’est un peu comme pour SeaFrance, la discussion se passe à coup de barre de fer.

    Sur un registre plus rigolo:
    http://users.skynet.be/maitredumonde/2005-04-01.htm

  13. vincent

    @juni.palacio: La part prélevée par l’état sur le salaire « complet », AKA le cout total employeur, est bien d’à peu près 47% en France. Donc, sur 100 mis par l’employeur, 53 pour le salarié (avant impôts dits directs, faut pas déconner)

    Cette part correpond à environ 89% du salaire net. Ce qui est logique, puisque 47/53= 0,89

    Donc la taxe sur le salaire complet est bien de 47%, et représente 89% du salaire « pseudo-net » versé par l’entreprise au salarié.

    Le chiffre de 47% n’est donc pas un mensonge. Il est juste un scandale, mais on est tous d’accord là dessus ici, je pense.

  14. Franck Boizard

    Je ne suis pas certain, quand on voit chez nous les ravages de l’esprit libertaire à tendance oppressive conformiste (ne surtout pas dire « j’aime pas les PDs »), qu’une dérive autoritaire soit un grand malheur.

  15. gnarf

    Il fait une erreur en s’excusant d’etre « antisocial ». Il n’est pas du tout antisocial.

    C’est l’Etat Hongrois qui est antisocial. Il impose un niveau de taxes prohibitif, que la productivite hongroise ne permet pas.

    Ce faisant, il entraine des comportements de contournement, de la triche a l’echelle industrielle, de la frustration chez ceux qui tentent respectent les regles et la normalisation du non respect de la loi chez les autres.

    L’Etat Hongrois est antisocial, et brise la societe en petits morceaux. Et ce gars a tout a fait le droit de faire un calcul et de decider si oui ou non il a envie de se casser le cul pour se faire pigeonner.

    Les conseilleurs qui lui disent d’avaler la couloeuvre et d’en baver pour des clopinettes parce que c’est « social » sont probablement tous des employes le cul bien au chaud attendant le cheque de fin de mois.

    1. gnarf

      Et ce niveau de taxation est typique d’un Etat qui fait le minimum d’efforts pour se serrer la ceinture, et demande la quasi-totalite des efforts a la societe en se moquant des consequences.
      C’est donc egoiste et antisocial.

    2. gnarf

      Troisieme commentaire parce que la facon dont ses posts ont ete accueillis me perturbe.
      Le gars dit que sur 50 000 appreciations, il a 48000 negatives et 2000 positives.

      Donc 96% des commentateurs trouvent qu’il est antisocial de refuser de vendre son appart pour demarrer une boite qui vend 37euros ce que les concurrents au black vendent pour 9euros (et le black est omnipresent en Hongrie).

      J’aimerais bien savoir d’ou viennent ces commentaires. Sont-ils majoritairement europeens?

      Parce que 96% qui trouvent qu’un mec devrait se suicider economiquement au nom de la societe sans moufter… c’est vraiment la preuve que le politiquement correct a remplace toute forme de reflexion.

      1. gem

        Son post a explosé tous les compteurs de « likes » en Hongrie ; ce qui lui a donné une visibilité internationale pou la version anglaise. Et là, manifestement, il a fait péter le bisoumètre de 48000 antilibéraux. Cet article est un magnifique détecteur de con, modèle grand luxe ; les antilibéraux se jettent dessus comme les antigènes sur un anticorps.

  16. monoi

    Ca fait des annees que j’ai des aupairs hongroises, elles sont toujours travailleuses, sympas et loin d’etre betes. Elles ne repartent pas en Hongrie quand elles ont fini chez moi, ca c’est clair! J’ai meme le pere de la presente qui est venu tenter sa chance ici (a Londres) recemment tellement la situation est mauvaise la bas, laissant sa femme la bas et habitant chez son autre fille. Mais autant il y a 5 ans, il avait une chance meme en ne parlant pas anglais, autant maintenant c’est plus difficile et il est reparti (et autant il y a 5 ans, j’ai pu aider un frere en lui donnant des jobs pour l’aider a demarrer, autant maintenant, ce n’est plus possible vu ce que je paye en impots).

    1. La vraie bonne question : et les Hongroises, sont-elles aussi jolies qu’on le prétend ? Hein ?

      Parce que bon, n’oublions pas l’essentiel.

  17. fifou

    mouaif enfin embaucher 13 personnes (soit presque 2200 heures sans compter les siennes) pour facturer 1000 heures a 30 euros HT de l’heure c’est pas non plus un business model super rentable, avec ou sans taxes…

    1. monoi

      Les + perspicaces auraont compris qu’il s’agit d’une moyenne annuelle, avec des periodes creuses.

      1. fifou

        et ceux qui gerent un business auront compris que quand on vends 12000 heures de service par an a 30 euros HT on ne prend pas 13 employes permanents temps plein. Son exemple est volontairement exagere pour que le resultat soit encore plus absurde

        Debat sterile puisque de toutes facons rien ne justifie 25% de TVA et les charges patronales abusives mais bon ta remarque vaut encore moins que la mienne 😉

  18. BA

    Vendredi 13 janvier 2012 :

    Italie :

    Dans le cadre de la principale émission, le Trésor italien a placé 3 milliards d’euros de titres à échéance novembre 2014 dont les taux ont fortement diminué à 4,83% contre 5,62% lors de la dernière opération similaire le 29 décembre.
    Le Trésor a également émis environ 779 millions de titres à échéance juillet 2014, et 971 millions de titres à échéance 2018, à des taux qui se sont inscrits respectivement à 4,29% et 5,75%.
    La Banque d’Italie ne compare pas ces taux avec ceux d’autres opérations totalement similaires.
    Mais selon les analystes, le taux des titres à échéance juillet 2014 a diminué par rapport au taux de 4,93% enregistré lors d’une opération comparable le 28 octobre, tandis que le taux des titres à échéance 2018 a en revanche un peu progressé par rapport au taux de 5,62% enregistré lors d’une émission comparable le 13 octobre.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEL_Italie_reussit_a_lever_475_mrd_EUR_le_maximum_prevu130120121201.asp

    – La BCE prête des dizaines de milliards d’euros aux banques privées italiennes.
    – Avec cet argent, les banques privées italiennes achètent des obligations de l’Etat italien.
    – La BCE rachète les obligations de l’Etat italien aux banques privées italiennes.
    – Tout cet argent circule en circuit fermé. Tout cet argent ne redescend pas dans l’économie réelle.
    – En Italie, l’économie réelle continue de se détériorer.
    – Tout va très bien, madame la marquise.

  19. pic

    A l’exception de quelques commentaires pertinents tous les autres expriment l’apparence des phénomènes d’une crise où l’on cherche de relatifs boucs émissaires, les cotisations sociales, l’aide sociale, etc..

    Il faut savoir que le traité de Lisbonne en son article 123 ne permet pas à la Hongrie comme tout pays d’Europe de créer sa monnaie. La Hongrie s’endette donc au niveau des marchés financiers (dette) et paye un intérêt (charge de la dette) quasi majoritairement aux banques privées lesquelles, elles,ont le droit de création monétaire.

    C’est un énorme fléau qui s’abat sur l’Europe entière depuis le traité de Maastricht (art104) et qui rend la crise pérenne pour de nombreuse décennies si ces articles de loi ne sont pas détruits.

    Sous De Gaulle, en France il n’y avait pas de chômage et l’Etat battait sa monnaie…

    N’oublions pas l’absorption de 2 millions de Pieds Noirs (2 000 000) sans un seul chômeur de plus en l’espace de 2 ans.

    1. Toi, tu t’es bien fait laver le cerveau par les gauchistes et leurs arguments keynésienno-nationalistes. Youpi, il faut de la dette, super, imprimons des billets !
      Heureusement, il y a des articles qui parlent de ces arguments ridicules :
      http://h16free.com/2011/11/28/11407-pour-en-finir-avec-la-loi-de-1973
      http://ordrespontane.blogspot.com/2011/05/la-theorie-du-complot-de-nicolas-dupont.html
      https://www.contrepoints.org/2011/09/08/44601-de-la-fameuse-loi-pompidou-giscard-rothschild

    2. Nicolas

      « Il faut savoir que le traité de Lisbonne en son article 123 ne permet pas à la Hongrie comme tout pays d’Europe de créer sa monnaie. »

      Et aux patrons. Car si les patrons pouvaient imprimer des billets, ils pourraient embaucher plein de gens et donner de gros salaire, avec plein de chiffre !

      Comme ca plus de chômage, pas vrai ?

  20. Troff

    J’arrive bien après la bataille, mais je crois qu’il y a une erreur, à « la compagnie bénéficierait de 266€ au final » (6 lignes en dessous du graphique)
    Dans l’article en anglais, l’auteur parle non pas de 266 mais 507€.

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