La lente agonie de l’Education Nationale

Aujourd’hui, nous allons parler un peu d’éducation et d’instruction, de l’école de la République et des élites qui nous gouvernent, se mettent des doigts dans le nez et racontent un peu n’importe quoi.

Pour commencer, je voudrais partir de cette déjection, paroxysme caricatural de la pensée en matière d’éducation, telle qu’elle est pratiquée actuellement dans les plus hautes bulles sphères de notre République. Et quand je dis « partir », je pense presque à « fuir » tant la prose cataclysmique du piposophe responsable de ces lignes ne peut évoquer qu’une peur panique, celle d’ailleurs qui doit s’emparer de tout parent avec au moins un pouce opposable quand il lit la purée mentale suivante :

La toxicité mentale engendre l’incapacitation généralisée de plus en plus tôt dans la vie, et notamment chez les plus petits enfants, dont on sait désormais que leur développement synaptogénétique est affecté par un consumétisme médiatique débridé – et les pouvoirs publics, qui le savent, n’ont plus le droit d’accepter cette situation : leur lâche renoncement les discrédite ici plus gravement que jamais.

Ouch.

Un goldorak au développement synaptogénétique remarquable !

Quand on se rend compte que l’auteur de ce galimatias, Bernard Stiegler, s’est notamment acoquiné avec Philippe Meirieu pour pondre tout un livre sur l’éducation, intitulé, je cite sans exagérer : « L’école, le numérique et la société qui vient », on n’a en effet que l’envie de s’écrier : « Non mais Bernard, tu l’as vu mon gros développement synaptogénétique ?! » rapidement suivi d’un « Et t’approche pas de mes mômes ou je te défonce le crâne à coup de consumétisme médiatique débridé ! »

En effet, Philippe Meirieu, cible logique, légitime et habituelle de ce blog, est connu notamment pour avoir laissé derrière lui une longue cohorte d’analphabètes et de petits singes aux automatismes serviles implantés par la horde approximative de pédagogues acquis à ses thèses fumeuses. Ses exactions ne se résument bien sûr pas à la participation à des livres dont on devine le pouvoir soporifique rien qu’à lire l’article précédemment cité, mais permettent de rentrer dans le vif du sujet : l’éducation vue en ces temps de campagne présidentielle.

Ici, je dis "éducation" tant je renonce à utiliser celui, plus juste, d'instruction : l’État est parvenu à nous faire croire qu'il était en charge d'éduquer notre progéniture, alors qu'on n'aurait jamais dû lui accorder plus que l'instruction (et encore).

Il faut dire qu’une campagne présidentielle s’adresse aussi aux parents qui sommeillent en chaque citoyen, ainsi qu’aux enseignants, qui forment en plus une réserve importante de voix, notamment pour les socialistes. Dès lors, on comprend que cette population est chouchoutée. En témoigne les appels du pieds de Hollande qui compte créer plusieurs dizaines de milliers de postes supplémentaire avec la belle croissance qui va revenir juste parce qu’il est élu, ou encore les petits mamours discrets d’un Sarkozy qui propose des augmentations avec l’argent gratuit qu’il va faire imprimer par son copain Mario, à la BCE.

Mais au-delà de ces préoccupations pécuniaires ou de ressources humaines qui sentent bon la pure contingence électorale minimale, on se demande ce que nos candidats vont bien pouvoir faire pour contrer l’effondrement rapide du niveau général de l’enseignement distribué à la marmaille française.

Ici, je ne m’attarderais pas sur les avalanches de moyens divers et variés que chaque candidat se propose de déverser sur les établissements en zones difficiles, sur les élèves en difficulté, sur les professeurs en souffrance et sur les parents en perte de repères. On en trouve des tombereaux à chaque programme.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En revanche, sur la question précise de la pédagogie, on s’étonne de constater la lucidité des Français qui jugent majoritairement que c’est elle qui aboutit aux résultats lamentables observés jusqu’à présent.

Heureusement, les candidats n’entendent pas se faire dicter leur idéologie par ce peuple un peu benêt (et puis après tout, il revote pour toujours plus d’impôts, ce serait bien du diable s’il y comprenait quelque chose en matière d’éducation des lardons).

Et c’est ainsi que Sarkozy propose une évaluations des élèves, rendue publique, un petit constructivisme discret visant à casser les ghettos, et pas un mot sur la carte scolaire ou la méthode globale (abandonnée qu’on vous dit mais si mais si et arrêtez de nous enquiquiner avec ça).

Pour Le Pen, on trouve quelques éléments faisant référence à un retour aux fondamentaux, c’est à dire l’histoire et la géographie de l’Hexagone, et un abandon du laxisme à l’école. La persuasion d’un corps professoral farouchement opposée à elle est laissée à l’appréciation des votants.

Notons que Le Pen comme Sarkozy semblent trouver quelques grâces à l’abandon du collège unique, serpent de mer discuté depuis plusieurs années sans avoir jamais été au-delà de cette simple évocation…

Mélenchon, pour lequel l’Éducation Nationale doit être entourée de tout notre amour (c’est son mot), propose quant à lui d’allonger le temps scolaire en instaurant un — restez calme — droit à la scolarité dès 2 ans et la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans. Comme on le voit, c’est du neuf, du solide, du jamais testé auparavant. Et pour la pédagogie elle-même, le candidat n’en souffle mot.

Hollande reprend d’ailleurs en partie l’idée que l’Éducation Nationale doit sévir dès la deuxième année de l’enfant afin d’éloigner durablement le petit être de ses parents dont on sait tous qu’ils vont l’endoctriner avec du consumétisme médiatique débridé.

Pour les deux candidats officiellement socialistes, l’Éducation Nationale est vue comme un outil pratique pour formater la société à leurs désidératas, un peu comme une clef à molette est un outil pratique pour formater la tête de votre voisin récalcitrant (à condition de prendre suffisamment d’élan).

Quant à Bayrou, si l’idée de remettre un peu à plat tout le bazar pédagogo est bien présente, on avance cependant à pas de loup pour éviter une syndicosclérose foudroyante : ainsi, il s’est déclaré, je cite sans déformer, « déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie comme un facteur commun de toutes les années d’enseignement de l’histoire de l’école élémentaire à la classe terminale ». On admire la douceur qu’il utilise : il compte, une fois élu président de la République, « persuader » l’inspection générale. Ce type sera le chef de l’Etat et il se devra de persuader ?! Mais nom d’une pipe en bois, qu’il s’achète une couille et qu’il impose à l’inspection générale une direction claire : une fois élu, c’est lui le patron … Enfin, normalement.

Normalement, parce qu’en réalité, tout le monde comprend bien que les aimables propositions de tous ces candidats ne sont qu’une enfilade de vœux pieux. Comme le laisse entendre à mots cachés le pauvre Bayrou, l’Éducation Nationale ne se laissera pas faire. Peu importe ce que tenteront les candidats, le corps enseignants se fera fort d’y apporter la réponse idoine, c’est-à-dire une opposition musclée tant que ses revendications séculaires de Plus De Moyens et Plus d’Enseignants couplées aux éternelles Baisse des Cadences Infernales et Augmentations de Salaires ne seront pas suivies d’effet.

On pourrait me trouver pessimiste, mais les exemples abondent pourtant où l’école n’est plus que le tremplin pour certains activistes à des expériences culturo-sociétales où l’élève devient un champ d’expériences pédagogiques infini, et où les opinions politiques des enseignants prennent largement le pas sur la simple instruction qu’ils sont censés fournir aux enfants sous leur responsabilité.

Outre l’obstination de certains (qui tient quasiment de la pathologie lourde) à vouloir passer par la méthode globale (qui ne marche pas, même en petit bout, même par erreur, même sur un malentendu, mélangée avec de la syllabique pour camoufler), on trouve régulièrement des histoires où l’enseignant aura trouvé auprès des gamins une tribune intéressante pour ses idées culturelles, politiques ou sociales :

«Malheureusement, ça ne m’étonne qu’à moitié», confie Cécile, institutrice dans une autre école du département. «J’ai des collègues qui croient que leur rôle est de “conscientiser les enfants”. Ils préfèrent leur lire ça pour bien leur montrer la dureté de l’esclavage et les assommer avec une sorte de catéchisme moderne, plutôt que de leur faire aimer la langue de Daudet ou de Pagnol».

Non. Sans blague. Conscientiser les enfants ? Allons. Ça n’arrive qu’une fois de temps en temps, et encore, dans des classes reculées, loin de l’influence salvatrice d’un Philippe Meirieu ou de son alcoolyte piposophe Bernard Stiegler, voyons ! Et puis, c’est tellement plus fun et plus important que de leur apprendre la lecture et l’écriture sans fautes d’orthographe, qui est, au passage, tellement bourgeoise et réactionnaire !

Le problème de l’Education Nationale est ici parfaitement résumé : peu importe que la majeure partie des enseignants tente de réaliser, chaque jour, une petite prouesse en amenant les enfants à lire, écrire et compter avec des méthodes pédagogiques abracadabrantesques, puisque l’ensemble de l’appareil est maintenant minutieusement farci de prosélytes fanatiques qui ne reculent devant aucune bêtise pour décérébrer efficacement les enfants. Et chaque tentative pour un instituteur d’utiliser une méthode éprouvée sera soigneusement sabotée par le travail débridé de ces thuriféraires du tout état, par l’administration, les politiciens et les syndicats au développement synaptogénétique pétulant.

La solution contre cet enfoncement de l’instruction dans notre pays est pourtant aussi connue et simple qu’hérétique : rendre leur autonomie aux établissements, aux enseignants, aux parents, leur redonner latitude et responsabilité, en somme rendre les enfants aux parents. Mais cette proposition sera évidemment combattue : des individus autonomes, c’est le début d’un État faible.

Et ça, aucun des candidats n’y songe même une seconde. La science-fiction, ce n’est vraiment pas leur truc.

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Commentaires165

  1. Al-Kanz

    Il serait heureux la prochaine fois de mettre un disclaimer avant toute citation synaptotruc.

    S’agissant du « rendre les enfants aux parents » et « des individus autonomes, c’est le début d’un État faible », faut-il signer quelque part ?

  2. infraniouzes

    Les livres du susnommé Philippe Meirieu seraient, j’en sais quelque chose ayant été un temps formateur dans ma vie professionnelle, à pisser de rire dans sa culotte (comme disait ma grand mère) si l’heure n’était pas aussi grave.

    Or, n’oublions pas que ce guignol a été élu conseiller régional en Rhône-Alpes, tête de liste écolo, par des gens qui n’avaient, malheureusement, pas lu ses livres.

    Voilà où on en est arrivé en France. Ce clown en skate board fait partie de la camarilla qui a détruit l’enseignement dans ce pays mais, qui, grâce à la magie de la politique, est porté au pinacle par des électeurs qui ignorent tout de ses méfaits.

    Donc. . . CPEF.

    1. rocardo

      Je pense que c’est plus grave que ça.Beaucoup de gens qui ont élu cette ordure connaissent ses idées et sont d’accord avec.

  3. Ernest

    1. « une fois élu, c’est lui le patron … Enfin, normalement. »
    Justement, « normalement », c’est à dire selon la constitution, le président N’EST PAS le patron. C’est le gouvernement « qui détermine et conduit la politique de la nation », ce qui n’est finalement, respecté qu’en période de cohabitation où le président tient son rôle : diplomatie, chef des armées, représentation… On est pas censés élire un chef, et l’élu Président n’est pas censé imposer ses vues.

    2. C’est un peu dur de mettre l’ensemble des enseignants dans le même sac. Certains sont glandeurs, mais beaucoup, la majorité même, sont dévoués à leur boulot, veulent bien faire, et sont là pour aider les gamins. Tous n’appliquent pas les programmes à la lettre, la méthode globale par exemple. En revanche tous se plaignent de l’inspection ; il faut donc bien distinguer les deux.

    3. Merci de relever la différence entre éducation et instruction. Il n’y a qu’un seul mot pour les deux en anglais, education, et on y perd en sens si on n’utilise que celui-là en français, ce qui est trop fréquent.

    1. 1. Allons. Le président, c’est le Chef de l’Etat. Si une administration d’Etat (ici, le ministère de l’EdNat) n’a pas, comme patron, le Chef de l’Etat, ça devient du n’importe quoi.

      2. Je n’amalgame point. En témoigne le paragraphe suivant :
      « peu importe que la majeure partie des enseignants tente de réaliser, chaque jour, une petite prouesse en amenant les enfants à lire, écrire et compter avec des méthodes pédagogiques abracadabrantesques, puisque l’ensemble de l’appareil est maintenant minutieusement farci de prosélytes fanatiques qui ne reculent devant aucune bêtise pour décérébrer efficacement les enfants. »

      « La majeure partie des enseignants tente de réaliser chaque jour une petite prouesse », c’est tout de même clair, non ?

      1. Ernest

        Yep, au temps pour moi ;) pour les profs. Mais tout de même en lisant les commentaires on voit que les profs ont une sale image, de fonctionnaires pour faire bref, qu’ils ne méritent souvent pas.

        En revanche sur le premier point j’insiste. Ce n’est pas le rôle du chef de l’Etat mais celui de l’exécutif, dont le premier ministre, chef du gouvernement, est le patron, que de déterminer la politique à suivre à mettre en oeuvre. Si ce point là de la constitution était respecté on serait épargné du ridicule show médiatique auquel on assiste ces temps ci. Ca limiterait la personnalisation du pouvoir.
        Le véritable pouvoir vient des législatives, le seul fait qu’une cohabitation soit possible le montre. Ces élections devraient occuper la place qu’occupent les présidentielles dans l’actualité et dans nos têtes. Et le président ne devrait que serrer des pognes, manger des petits fours, signer des contrats de Rafales et déclarer la guerre à la Papouasie, par exemple.

        1. Vous pouvez insister tout ce que vous voulez, ça ne changera rien. Si le chef de l’Etat n’est pas foutu d’avoir une administration qui le suit, soit il change d’administration (il le peut, il y nomme plein de monde), soit il n’est plus chef de rien du tout.

          Votre vision du chef de l’Etat, délicieusement passéiste, est en désaccord avec ce qu’on observe de la fonction telle qu’elle fut pratiquée dans la Vème.

        2. Ernest

          Si insister ne sert à rien, qu’on se taise tous pour l’éternité!

          « Ma » vision c’est celle du texte, pardon. Et elle est effectivement en désaccord avec la réalité, c’est ce que je déplore.

        3. Lib

          Sur le premier point, l’idée est que la « bienveillance » de l’Etat est généralement une malédiction.

          Le fonctionnaire « bénéficie » d’un statut protégé, mais le prix à payer est terrible : organisation dysfonctionnelle, déresponsabilisation, immense insatisfaction de voir ses efforts ruinés etc… La mauvaise image publique des fonctionnaires étant loin d’être le pire stigmate.

          C’est pareil avec les subventions. Le « bénéficiaire » les paie très cher : contraintes administratives kafakaïo-débiles, perte de focus, retard dans les décisions dures mais essentielles, et au bout du compte affaiblissement généralisé.

      2. eheime

        Constitutionnellement Ernest a raison.
        Le President n’est pas la patron. Il est le « gardien » de la nation. Il est le Chef des Armées et gère les situation extrêmes (art 16). Il représente la France.
        Il a théoriquement un rôle comparable à un monarque dans une monarchie parlementaire type UK.
        Dans l’imaginaire de de Gaulle le Président de la 5e était le même que celui de la 3e c’est à dire un Président qui serait éventuellement, un jour, remplacé par un monarque …

        De Gaulle (commanditaire de la Constitution) le voulait « au dessus des partis ». Principe qu’il n’a pas réellement appliqué lui-même d’ailleurs puisqu’il s’impliquait assez fortement dans les choix de la politique du pays.

        Sarkozy a achevé je crois de dénaturer complètement la fonction en releguant le 1er ministre à un rôle de secrétaire du Président.

        L’election directe du Président par le peuple est certainement à l’origine de cette dénaturation. Car le Pt est en fin de compte au moins aussi légitime que le 1er Ministre issu d’un accord entre le Pt et le Parlement qui n’est pas forcément très représentatif en France.

        1. Calvin

          Je comprends ton point de vue, et l’aspect constitutionnel.
          Mais, ce à quoi fait référence H16, et finalement, ce que l’on retient des campagnes présidentielles, est la posture des candidats.
          Aucun ne dit : « si je suis président, je serais là pour vous représenter ». On nous annonce que JE vais diminuer le chômage grâce à ..grmlel…melblabla, que JE vais prendre aux riches pour donner aux ..fleumeuleu..mleu, que JE supprimerai le mot « métis » de la Déclarartion Universelle des Droits de l’Humain-e, que JE traquerai le moindre exilé apatride même dans les toilettes publiques, que JE, que JE, MOI JE.
          Et, là, Sarko n’est pas le seul, ni même le pire, il est dans la norme de ce que le peuple attend de ses candidats.
          Pas une posture, pas un gardien, pas un copain.
          Le peuple veut des Héros Herculéens, des Guides Libérateurs, des Parents lui donnant de l’argent de poche…

        2. JFD

          De Gaulle disait du premier ministre, « c’est le premier de mes ministres » Conformément à sa vision de la constitution de la cinquième république.
          A cet effte, voir le livre de JFrancois Revel : « l’absolutisme inefficace »

      3. gem

        Vous oubliez l’essentiel : c’est le président qui nomme a peu près tout le monde (article 13). Ce pouvoir est la clef ; il est un peu tempéré par quelques menus obstacles, genre « avis conforme du conseil trucmuche », mais ça donne un certain pouvoir de « persuasion », direct ou indirect (je te rappelle que c’est moi qui choisit ce que va devenir ton pote Duschmol…)

        1. Ernest

          Le président nomme le premier ministre, mais conformément à la majorité à l’assemblée, d’où cohabitation possible. Le véritable siège du pouvoir est à l’assemblée. Si la majorité se laisse confisquer le pouvoir par l’élysée, c’est parce qu’elle manque de couilles et que ses membres considèrent qu’ils doivent leur élection au président élu, et que s’ils ne filent pas doux devant lui ils ne seront pas présentés pour un nouveau mandat par le parti majoritaire.

        2. eheime

          Ernaest a raison à nouveau, désolé :)

          Comme Ernest le souligne, le Président se trouvant aussi et souvent être le leader du Parti ça lui donne l’autorité.

          L’autorité du Président émane de sa position politique (chef de parti en terme de légitimité) et non de sa fonction, des pouvoirs juridiques qui lui sont donnés.

          Même si c’est pourtant précisement ce que De Gaulle voulait éviter puisqu’il voulait un Président au dessus des partis (-> comprendre hors du « systeme » politique que de Gaulle execrait ) !

          La même chose s’est vu ailleurs :
          Souvenez vous qu’en URSS le véritable leader était le chef de parti et non le pantin à la tête du gouvernement pour la même raison que celle donnée par Ernest.

        3. bibi33

          Le véritable siège du pouvoir en France c’est l’administration.
          Croire que le pouvoir est aujourd’hui à l’Elysée à Matignon ou au Palais Bourbon n’est qu’hérésie.

    2. Nicolas

      « Justement, « normalement », c’est à dire selon la constitution, le président N’EST PAS le patron. »

      Selon LE DROIT CONSTITUTIONNEL, SI.

      « Si la majorité se laisse confisquer le pouvoir par l’élysée, c’est parce qu’elle manque de couilles  »

      Non : parce que la IIIéme république et son énorme bordel de gouvernent qui dure 3 semaines, c’est TERMINE, et que la constitution donne les armes nécessaire à la discipline parlementaire au Président. C’est du reste ainsi que fonctionne la vraie démocratie en Europe depuis des siècles.

      Croire que faire s’engueuler 600 mec pour des places, ca conduit à des super loi machin démocratique, c’est bon, on a donné..

  4. JG2433

    « Philippe Meirieu […] a été élu conseiller régional en Rhône-Alpes, tête de liste écolo […] »
    tout comme ce partisant de l’écologisme politique radical, Yves Paccalet. :-(

      1. Calvin

        Tu es fichu, H16, comme le prouve ce TOC (Trouble Obsessionnel Consumétiste) te poussant à faire de la pub pour des produits louant l’ultra-libéralisme, dont, – horreur – un livre nauséabond pour lequel on se demande s’il respecte vraiment les canons du PriZunique…

  5. Calvin

    Excellent article.
    (Avec un bémol : « et où les opinions politiques des enseignants prend largement le pas sur la simple instruction qu’ils sont censés fournir aux enfants sous leur responsabilité. » => les opinions prennent le pas.
    C’est le jour où il ne fallait pas faire de faute !!)

    Oui, l' »Education » est une faillite, oui, c’est le préalable à la lobotomisation des futurs citoyens – tu avais fait un autre excellent article à ce sujet…
    En ce qui concerne Bayrou, de tous les candidats, c’est celui qui a été Ministre de l’EN, avec l'(in)action totale qui a caractérisé son passage. On ne pourra rien, mais alors rien attendre de lui… Remarquez, je n’attends rien, mais alors rien de lui.

  6. daredevil2007

    Vous commencez par Pierre Meirieu pour finir par Philippe… n’y a-t-il pas là une petite confusion de prénom?
    Sinon Toujours aussi juste… malheureusement! Ce machin est irréformable et s’écroulera avec le poids de la dette irremboursable…

  7. Sanksion

    Ces profs qui veulent « conscientiser » les enfants sont l’illustration parfaite du rôle de l’Ed Nat : il ne s’agit pas d’apprendre aux enfants à lire, écrire, compter (et ça se voit sur les résultats) mais bien de leur inculquer des valeurs hors du contrôle parentale et familiale.

    Ce qui explique les voeux pieux d’un Mélanchon et autres vendus à la cause du manger bougisme : D’où la nécessité de taper dès 2 ans, d’où la nécessité que l’Ed Nat devienne obligatoire.

    1. BobbyBob

      Bah. C’est un poil conspirationniste là. Parce qu’il faut être réaliste, vous en connaissez beaucoup vous, des mamans qui arrêtent de travailler 3 ans et demi? (les derniers mois de grossesse + le temps que l’enfant arrive à trois ans et que ce soit la rentrée de septembre!). Je veut dire, des mamans qui avaient une activité AVANT leur grossesse, pas les mamans de batterie hein. Moi non. Dans le « meilleur » des cas, elles reprennent à bosser quand le ou les bambins ont deux ans. Donc, dilemme : que faire d’un bambin de 2 ans qui n’est pas accepté à l’école? Parce que nombre d’école refusent les enfants avant 3 ans. Il faut se tourner vers les crèches. Publiques, c’est 1-2-3 ans d’attente. Faut quasiment avoir réservé avant d’aller embrasser la maman! Les privées, hors de prix, pas à la portée de toutes les bourses. Reste les assistantes maternelle, et là encore, c’est pas donné, c’est la croix et la bannière pour en trouver une. Les formations sont… express (deux fois une semaine de formation + une visite de l’habitation qui accueillera les enfants). Bref, on lâche l’enfant à une inconnue, qu’on ne sait pas ce qu’elle fera faire au gamin de la journée. Pour ce qu’on en sait, il pourrait très bien enchainer Dallas, les Feux de l’Amour, Plus Belle la Vie, motus, des chiffres et des lettres, etc… Et si ça c’est pas de l’endoctrinement… Bref. L’école à deux ans, ca serait aussi une SOLUTION pour les parents. Sans doute pas plus mal que les choix qui s’offrent à eux actuellement.

          1. Donc on transforme les écoles en garde-chiourmes ? Allons. Pour régler un problème, il faut commencer par s’attaquer à la racine du mal : il n’y a pas assez de crèches ou de garderies, ou, alternativement, les nounous sont hors de prix. Le problème est là. Toute solution vite fait – mal fait visant à transformer les écoles en range-bébé est vouée à l’échec cuisant.

        1. Ernest

          Et si on appelle ça jardin d’enfant ou garderie et non pas école? Déjà la maternelle c’est à peine une école : on dessine, on fait la sieste, on apprend à pisser à peu près droit (et là le bât blesse). L’apprentissage des lettres et des chiffres vient après. Alors une année en plus ou en moins…

        2. Calvin

          Je rappelle que les professeurs d’école de maternelle, de primaire et à fortiori pour les classes de très petits élèves ont le même cursus et les mêmes compétences.
          Je n’ose imaginer le coût réel de la garderie pour les moins de deux ans…

        3. chabenj

          @H16
          « Non, l’école n’est pas une garderie. »
          En effet, à la garderie, l’animatrice (bac -2) dit à mon gosse de 4 ans de mettre son manteau quand il fait froid. A l’école, non, la maitresse (bac+5) m’explique que c’est mon rôle de parent et que bon, un gosse, ça peut avoir froid, mais un ‘sujet apprenant’, non.
          Le bon sens est soluble dans l’ednat.

      1. monoi

        Voui….mais vous oubliez un petit detail…ces creches/garderies/maternelles/etc, elles ne sont pas gratuites mais sont payees par les contribuables.

        Alors s’il y a une utilite a avoir un tel systeme (et a l’evidence, ca depend du but d’un tel systeme), le financement par l’etat peut a la rigueur se justifier. Avoir des enfants, c’est un choix personnel qu’on prend en connaissance de cause (on devrait en tout cas), ce n’est pas un droit dans le sens ou ce sont les autres qui devront payer pour nos propres carences.

        1. Franz

          Mouuiiii

          Sauf que dans notre système non libéral au possible, mes enfants (que j’ai choisi, personnellement d’avoir, toussa) vont payer les retraites des gens qui n’ont pas choisi d’avoir des enfants, au lieu de payer juste la mienne (s’ils ont été contents de leur vieux père).
          Donc je consent à un investissement que je ne peux pas récupérer car confisqué. Et il le faut, sinon l’ensemble du système s’effondre (et ce quel que soit le système). Donc une petite incitation/compensation est obligée. Quelle qu’en soit la forme.

        2. monoi

          @ Franz

          Vous consentez vous? Pour consentir, encore faudrait il avoir le choix.

          Maintenant, ce que vous dites, c’est que les gens qui n’ont pas d’enfants profiteront de la creation de richesses de ces enfants pour leur retraite et que donc, c’est tout benef pour eux, et que meme, ils devraient dire merci. Ce qui revient a dire qu’ils doivent payer maintenant, pour quelque chose sur lequel ils n’auront aucune influence (la retraite, quand? combien?), au lieu de pouvoir epargner cet argent maintenant? Mouuiii, comme vous dites.

          Alors, qu’in fine le systeme tel qu’il est maintenant soit valable, ca se discute, mais l’attitude qui consiste a dire, je fais le choix d’avoir des enfants, merci de payer pour eux, non merci.

          Je precise que j’ai 2 garcons.

          Ca me rappelle d’ailleurs une conversation que j’avais avec une femme qui travaillait dans une RH qui n’arrivait pas a comprendre que d’avoir un conge maternite n’etait pas un droit en soit vu que le cout en etait supporte par les autres.

      2. Théo31

        « que faire d’un bambin de 2 ans qui n’est pas accepté à l’école? »

        Etant une pourriture gigagturbonéolibérale, je le mange au petit déjeuner. Mais comme je suis également un salaud fini, je fais payer les parents pour ne pas rater la cuisson ou le voir arriver encore vivant mais cuit dans l’assiette. Evidemment, mon chien gigagturbonéolibéral également sera associé à ce délicieux repas. :D

      3. Franz

        les mamans font ce qu’elle veulent, non ? Et les mode de garde existent… Faut juste s’organiser et je ne crois pas que ça soit le rôle essentiel de cette chère (polysémie) Educ’ Nat’ que de jouer les gardes bouche-trou.

        Mettre en place des crèches, oui. Libéraliser les modes de garde et permettre à n’importe qui de garder à n’importe quel prix des enfants (et permettre ainsi à la mère qui souhaite s’occuper de ses enfants de pouvoir aussi garder ceux des copines contre rémunération, etc. etc.) permettrait simplement la baisse des coûts et la fin de la pénurie de mode de garde…

        Mais l’école ? Déjà que ça n’est pas terrible de savoir que tous les enfants (ou presque) doivent passer dans le grand moule centralisateur/déformateur/idéologisant… autant que ça soit le plus tard possible !

    2. Melkion

      J’ai été à l’école à 2 ans et mes parents sont fonctionnaires dont un professeur. J’ai réussi à m’en sortir par des thérapies intensives via lecture de Frédéric Bastiat, comme quoi tout est possible :D

  8. BobbyBob

    Ha. Je m’étonne que h16 ait oublié, et quel oubli, un autre fossile de l’Éducation Nationale : la FCPE et ses autres semblables fédérations de parents d’élèves. Qui tiennent exactement le discours qui consiste à faire passer le message que c’est à l’état d’éduquer les enfants. En critiquant de temps à autre les grèves des enseignants quand même… faut bien se faire réélire!

  9. Melkion

    J’ai essayé de lire l’article de ce monsieur Stiegler. J’ai échoué. C’est un parfait maelstrom de gloubiboulga pseudo-intellectuel pur-produit Merde in France de l’inéducation nationale. Et ça c’est professeur de philosophie ? Il emploie les termes « conservateurs », « libéraux » ou « libertariens » de façon interchangeable, manifestement sans même savoir de quoi il retourne, et n’envisage pas une seconde le lien entre keynésianisme et consumérisme quand le capitalisme repose lui par définition sur… l’épargne.

    Avec 3 ou 4 candidats communistes à l’érection pestilentielle, les Stiegler de comptoir vont sentir se pousser des ailes. Quand on pense que Nathalie Arthaud est professeur de SES, on prend peur. Puis on prend la fuite, on part très loin et on ne revient jamais.

    1. poney

      Ah, tu as remarqué aussi ce phénomène absolument délicieux : ce sont les même qui s’échinent tous les jours à appeler les forces vives du Keynesianisme, a taxer l’épargne ou les investissements, et qui dans la suite gueulent sur une société pourrie (ou voulue comme telle) par la consommation.

      Un véritable tour de force de mauvaise foi.

      1. Kuing Yamang

        Voir le générique: vous le trouverez à la première seconde du film ainsi que dans le descriptif de cette vidéo (sous la vidéo / crédit vidéo).

    1. Anonymous

      Ce reportage n’est même pas étonnant, il suffit de constater le monde actuel pour comprendre qu’il y a une couille dans le potage.
      Je suis un de ces gosse (cuvée ’86) jeté par l’éducation nationale car non conforme, on m’a foutu dans un BEP et au revoir, bonne vie de main d’oeuvre. Pourtant je ne suis pas idiot, aujourd’hui je suis 100% capable par moi même d’apprendre presque n’importe quoi que ces idiots avec leurs méthodes empiriques a deux sous.
      Aujourd’hui j’ai une vie d’ermite sociale par choix, et heureusement, grâce au fait que je n’ai pas cru leur absurdités. Je n’ai aucun diplôme, aucune porte d’entrée dans le lol de la société civilisée, éduquée, sur le papier je suis un minable bon à faire du larbinage comme les cancres de mon espèce.
      Pourtant dans les faits, au niveau des connaissances que j’ai acquis par moi même, je suis bien mieux « éduqué » que nimporte quel élève qui a réussi a sortir de l’usine a steak-éduqués avec un beau papier conforme. Je suis pas entrain de dire que j’ai assidûment lu science et vie, je parle de connaissances acquises avec méthode et (presque) sérieux comme de la biologie avancée afin de participer efficacement à Foldit, ou de l’informatique que je pratique par passion depuis mes 10 ans (pourtant j’étais incapable d’apprendre, hein). A quelques années près j’aurais presque certainement été ritaliné pour cause de trouble de l’attention…
      Tout ça pour dire que quand on prend un gosse pour essayer de lui coller tout un tas de trucs dans le crâne et faire en sorte qu’il puisse rapporter de mémoire un peu plus que la moitié, ça fait du gros lol par brouettes mais ça ne fait pas les individus sains d’esprits et capables que nous devrions tous êtres arrivés à l’age adulte.
      Tout le monde ou presque est capable de beaucoup mieux, mais tout le monde n’a pas la volonté de se prendre en main seul, c’est pour ça qu’il faut des maîtres pour guider et apprendre aux élèves comment conquérir leur potentiel.
      Je suis un peu mal placé pour parler de politique car tout cela ne m’intéresse que peu, je ne connais pas de solution immédiate pour l’éducation nationale (à part une douche froide collective), mais j’ai quelques éléments d’espoirs pour les générations futures (celles de lorie, la tektonik et tryo est déjà foutue, j’en ai bien peur). Grâce aux interwebs j’ai pu dernièrement profiter d’initiatives comme la Khan Academy ou les cours online de Stanford, ce genre de choses tend à s’étendre avec la prochaine arrivée d’autres universitées online comme le MITx. Au moins ceci donne encore plus simplement aux gens comme moi une alternative ou une complémentaire intéressante. Sans doute que la solution est là : il faut donner plus de choix possibles (écoles privées, indépendantes accessibles pour les plus démunis) pour éviter le coté loto. Néanmoins, tout ça fait qu’il va falloir qu’il y ait un paquet de gens qui se bouge le cul… c’est valable pour tout…
      En tout cas beau billet h16, l’élite pense pour l’élite :s

  10. Marco33

    Concernant Bayrou, je me souviens du passage lamentable de celui-ci à la tête de l’EN….. Ce seul souvenir me le fait complètement et totalement discrédité pour tout poste à responsabilité.
    D’ailleurs les syndicats l’avaient trouvé excellent ministre puisqu’ils tenaient les manettes que ce pleutre avait donné sur un coussin d’or dès que ceux-ci avaient manifestés.
    Pour le reste, oui, la méthode globale est toujours là. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs ou des ignorants.
    Concernant les enseignants, je me souviens avoir lu une enquête montrant que 60% des enfants de ceux-ci avaient été ou sont scolarisé dans le privé.
    Sans oublier le choix prioritaire pour le lieu de scolarisation de leurs enfants, ou bien la mutation vers des zones « bien comme il faut » pour la même finalité.*
    Avec les enseignants, très majoritairement de gauche, c’est l’égalité…..pour les autres……

  11. Talleyrand

    Lisez  » La France aveuglée par le socialisme » – Philippe NEMO (Prof d’université qui fait passer le capes)
    Je n’ose même pas vous rapporter ce que j’y ai lu !!!! sur l’Ednat, lui même est obligé de se justifier par « je vous jure sur les grands Dieux… »

    1. BobbyBob

      Ha ouais, c’est sur que c’est un argument qui va me convaincre! Talleyrand, fais moi un chèque de 100 000€ tout de suite! Mais si, je te le jure sur les grands Dieux…

  12. Marco33

    Pétard!!!
    Je viens de lire l’article que vous avez mis en lien : celui du nouvel obs « Faut-il sortir du libéralisme? »
    Je ne vois qu’une chose : ce gars est un malade mental!!
    Ce qu’il écrit est tellement affligeant, consternant, que l’on se demande comment il peut-être raisonnablement publié?…..
    Connaît-il l’histoire du communisme, de l’ex-URSS?
    Vraisemblablement non!!!
    Et puis écrire que ce n’est pas l’Etat providence qui engendre l’assistanat….
    C’est clair : cet olibrius a pratiqué trop longtemps et trop intensément l’onanisme pseudo intellectuel nombriliste!
    Cet enfumeur est avant tout un fumiste!

    1. Calvin

      « Cet enfumeur est avant tout un fumiste… » qui a dû fumer la moquette de l’Inspection académique…

      Son argumentaire à deux balles « laisser-faire, laisser-passer » devenu synonyme de laisser-aller… je ne pensais même pas qu’un adulte pouvait avoir un tel (ca-)niveau…

      Je note qu’il a aussi vomit un livre : « Etats de choc. Bêtise et savoir au XXIè siècle »… Bêtise au XXIème siècle, j’espère qu’il parle bien de lui…

  13. Pandora

    On n’y va pas vers l’autonomie quand aujourd’hui, les enseignants doivent faire observer une minute de silence pour un fait divers.
    Le Ministre de l’Ed Nat fait du journalisme (information instantanée) totalement dénué de recul et donne un ordre à tous les enseignants pour que les enfants participent au jeu électoral : on marche sur la tête !!

    1. GM

      Ah tout s’explique, en voilà un bel exemple de franche réussite des programmes de réinsertion. :) L’enseignement de la philosophie à l’université de Toulouse-Mirail dans ces années-là ça devait pas être triste, tiens.

      Où est une nouvelle fois notée, au passage, la propension du Nouvel Obs à ouvrir ses colonnes à des criminels et des repris de justice érigés en dépositaires des points de vue les plus estimables.

    2. Calvin

      Terrible cette découverte.
      Cela prouve définitivement que la prison est incapable de ré-insérer correctement les prévenus dans la société réelle.

      Triste journée.

      1. gem

        en même temps, l’université a parfaitement réussit la réinsertion dans la société élucubrante subventionnée, le milieu préféré de l’aberration :-)

        1. Calvin

          Triste journée… Triste…

          Il reste quoi ? des blogs ? la chance d’être tombé(e) sur de saines lectures ? une capacité d’ouverture et un minimum de réflexion ?

          Finalement, c’est de l’inné ou de l’acquis ???

  14. Pascale

    Ce qui est important maintenant dans l’éducation dispensée à l’école de la République Française c’ est le rapport à « l’Autre ». L’élève doit apprendre à travailler en équipe, à échanger, à vivre ensemble, etc, avant d’acquerir le moindre savoir. C’est bien de constructivisme qu’il s’agit, construire les consciences ou du moins les orienter (conscientiser), plutôt que de transmettre un savoir. Et la, l’état sort de son rôle ou plutôt étend celui-ci à un domaine qui n’est pas le sien.

  15. Pascale

    Nous avions une école performante. Je n’ai jamais compris pourquoi il avait absolument fallu tout réformer : même s’il faut progresser, on ne change pas une équipe qui gagne… Et je crois que dans le domaine de lEdNat , le conservatisme aurait été bien meilleur que le « progressisme ».
    À moins de se prendre pour le génial professeur Tournesol, de manière très présomptueuse, et très irresponsable, prendre l’école française pour un laboratoire dans lequel faire ses expériences d’apprenti sorcier.

    1. gem

      ben … c’est évident, non ? La performance est un gros mot, donc si le truc est performant, il est urgent de le réformer, pour qu’il ne le soit plus.

    2. Calvin

      Je t’arrête ! Le laboratoire, c’était juste dans leur tête…
      Ils ont imposé leur illumination à l’ensemble des écoles, sans discontinuer. Sans faire d’essais, des tests, etc.

      Certes, certaines méthodes « nouvelles » marchent mieux pour certaines catégories d’élèves (minoritaires) en difficulté. Alors, appliquons-les à tous !!

      1. Pascale

        Mais les essais ils les ont fait en grandeur réelle dans les écoles. Ils y ont testé leur génie autoproclamé. Pensez-donc, ils sont de gauche, donc forcément « intellectuels » et ils savent mieux que quiconque ce qui est bon pour les enfants.

    3. Joe

      Je pense plutot que c’est le destin de tout service public, avec une vie en 3 phases :
      – Phase 1 : mise en place d’un service de qualité, répondant parfaitement aux besoins immédiats de la population. Les gens sont conscients du progrès par rapport à la situation précédente puisque tous les défauts recensés dans le système précédent ont été corrigés.
      – Phase 2 : la situation évolue, les besoins également mais le système reste figé car non réformable (principe des droizacquis). Les premiers signes de profiteurs et d’abus du système apparaissent mais sont gérables. Les premiers déficits apparaissent et la qualité baisse.
      – Phase 3 : la décadence. La qualité continue de baisser, poussant un nombre chaque jour plus grand d’usager à profiter du système, les déficits explosent. Dans la douleur, on veut réformer mais devant l’opposition toujours plus forte, on ne fait que du maquillage, ce qui conduit à la démobilisation des effectifs et à une plus grande baisse de qualité encore. Cette phase ne se termine que par la faillite du système.

  16. Vabadus

    Ses idées remarquables selon wikipédia: « finitude rétentionnelle », « organologie générale », « transindividuation », « rétentions tertiaires »… Ce Stiegler est un vrai spécialiste de l’onanisme intellectuel

    1. Pascale

      Excellent. Quelle prétention dans ces termes pompeux ! Le précieux ridicule dans toute sa splendeur ! Il doit concourir pour l’invention de nouveaux mots français et à mon avis, il y prend un réel pied.

      1. Calvin

        C’est pas bête. A moi !!

        Je proclame être le spécialiste MONDIAL des idées suivantes :
        – le misanthropisme conjecturel,
        – la foultitude solitaire,
        – la mainmise occulte,
        – l’analyse conceptuelle acéphale,
        – la verbothérapie monosyllabique.

        Au suivant !!

        1. something

          - la procrastination centripète
          – le contre-carambolage éthique
          – le cassoulet aux fruits confits
          – vends 206 XT 1.6 essence 120000 Km

  17. RTP

    On demande au professeur d’orienter l’enfant alors qu’il ignore ou dénigre une bonne partie des possibilités d’enseignements (mon dieu quel horreur qu’un bac pro !), de s’adapter au panel des gamins qu’on lui délivre, de faire du sur mesure pour pratiquement chacun des élèves, de ne pas trop sanctionner (sinon en plus on va le poursuivre en justice), de laisser passer en classe supérieure le maximum d’élèves (et donc de diminuer son exigence auprès des enfants pour qu’ils aient tous une bonne note), etc.

    Jamais effectivement on ne vient cultiver l’alternative au coeur même de ce mammouth (Allègre l’a bien nommé) car tout le monde doit suivre le même moule et hop masquer les différences, les ignorer, les cacher sous le tapis.

    « L’éducation » nationale devrait s’appeler « l’enseignement » national ou bien comme vous le relevez « l’instruction » nationale et cela remettrait déjà chacun dans son rôle, et en premier lieu les parents eux-mêmes. Et dans leur rôle, les professeurs se retrouveraient, oh miracle, avec plus de temps, avec plus d’énergie, et véritablement centrés sur leur job (que beaucoup feraient du coup nettement mieux !)

  18. Pascale

    L’EdNat a commencé lentement mais inéluctablement à décliner depuis mai 68. A l’époque tout ce qui faisait « bourgeois » ou « réactionnaire » était honni. Il fallait appliquer le slogan « il est interdit d’interdire » et se taper des trucs comme la « contre-culture ».

    Au risque de passer pour conservatrice, je dirais qu’il faut revenir aux fondamentaux avec les tables de multiplications, les récitations à apprendre par coeur, le B.A. BA, car la pensée libérale s’est forgée dans une société structurée autour d’un savoir dont l’apprentissage avaient fait ses preuves sur le niveau d’instruction des Français.

    Avec l’EDNAT actuelle, la France ne sera plus jamais capable de fournir de grands esprits ou de grands inventeurs à l’Humanité.

    1. Calvin

      « Avec l’EDNAT actuelle, la France ne sera plus jamais capable de fournir de grands esprits ou de grands inventeurs à l’Humanité. »
      Faux : l’EdNat forme de « grands penseurs » qui écrivent dans le Monde, l’Humanité ou Libération.
      Euh… attends… ah ben non, on pense la même chose…

  19. infraniouzes

    L’EdNat a trouvé un truc formidable qui fait recette et attire les gogos dans ses filets. Quand elle parle d’éduquer nos enfants elle suggère toujours que ce sera en douceur, sans contrainte, sans méchanceté et sans peur. Faudrait pas que les petits benêts qui entrent dans une salle d’examen tremblent dans leur culotte quand on distribue les sujets. Comme si la vie était un long fleuve tranquille bordé d’arbres portant des fruits magnifique qu’il suffit de cueillir. D’ailleurs on va supprimer les notes, les examens, les devoirs, les leçons etc.
    Au lieu d’avoir des classes où on entend péter les mouches quand le sujet devient ardu et intéressant, on nous dépeint des salle de cours où les téléphones portables ne cessent de vibrer, des petites dindes gloussent en s’envoyant des textos stupides bourrés de fautes, on vend et on achète ce qu’on veut comme en Orient, ceux qui s’ennuient le font savoir haut et fort, ceux qui n’aiment pas la façon dont on traite l’histoire la révisent à leur façon sans qu’aucun prêcheur médiatique ne vienne le remonter les bretelles etc.
    A une époque la chanson disait: c’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau. On peut maintenant dire c’est la faute à Meirieu (et quelques autres).

      1. bibi33

        Sauf pour avoir un concours permettant d’entrer à l’EdNat pour se réserver une place au chaud avec un salaire confortable (après quelques années) et 5 mois de vacances par an.

  20. puteborgne

    Dans tous ces commentaires se déploie une opacité vectorielle de la verbalisation normative qui ne donne à voir aucune lisibilité transversale assumant une quelconque alternative épiphénoménale durable en termes de référencement transgressif – qu’il soit jubilatoire ou refondateur au niveau de la stratégie verbalisante de l’interconnectivité transitive et/ou modulaire qui surdétermine son espace d’oralité axologique. D’où mon ressenti de sidération.

    1. Paf

      il n’y a pas d’alternative epiphenomenale, il n’y a qu’une reluctance grevophore fonctionnarielle qui depossibilise la refondation depuis l’espace enseignementiel jusqu’a l’axologie syndicalismique, de meme qu’au niveau des acteurs manageriaux dans une optique de synergie phillistocommunoproutesque.

        1. Calvin

          Vous êtes de grands malades…

          Hein quoi ?
          Ah, pardon !

          La délatérisation syncratique de votre protubérance pseudocérébroïde modifie votre comprenabilité verticale des idiomes de la doxa occidentale normative.

    1. Calvin

      C’est parce que c’est publié dans le Nouvel Obs PLUS :
      plus de poncifs, plus de délires, plus de divagation avec des morceaux de rognure mentale dedans.

    2. Njalls

      Oui, ce Stiegler est véritablement hallucinant… sa prose m’a plongé dans un tel état de stupeur que j’ai dû m’enfiler un verre de pur malt dans la foulée. A mon avis, ce type est un aliéné au dernier stade. En tout cas, il gagne la Palme d’or du verbiage pédant et de la confusion sémantique absolue.
      Sur Wikipédia, une phrase de lui : « L’homme est cet accident d’automobilité que provoque une panne d’essence ».
      Ca frôle le génie.

  21. David Brabant

    P’tain, je viens de me farcir les commentaires de l’article du Nouvel Obs. Je suis partagé entre le fou rire (nerveux) et les larmes. Quand je me dis que ces gens votent, il y a comme un frisson qui me parcourt l’échine.

  22. Général Bol

    Bravo soldat H16, je suis content de vous : vous lui avez bien plombé le cul à ce sodomite de diptère. Hélas, ce genre de cancre las synaptogénique (modèle 68 modifié 81) court toujours et pour longtemps, et nombreux en plus et surtout, de plus en plus nombreux dans nos belles campagnes électro-râles sovietico-soviétique du Frankistan où ils se régénèrent, copulent et prolifèrent à vitesse V tels des lapins bacillaires voire transgéniques.
    Il faudra recharger les canons pour une nouvelle bordée…
    Sinon, sur le fond, votre conclusion — je vous cite : « rendre leur autonomie aux établissements, aux enseignants, aux parents, leur redonner latitude et responsabilité, en somme rendre les enfants aux parents. » a, à la fois une effroyable simplicité et l’évidence incroyable de la dernière solution (cartouche).
    A mon sens, il conviendrait en plus, d’accorder les matières à enseigner avec la réalité de ce monde mutant (la princesse de Clèves — par exemple — peut effectivement aller se rhabiller au vestiaire de la culture individuelle voire familiale) et notre bachelier pourra utilement la remplacer en classe par la lecture enfin critique de Marx, Bastiat, d’Einstein ou de H16 — au hasard).
    Calvin, Paf, Puteborgne et Something : corvée de chiottes pendant huit jours, ça vous apprendra à faire les mariolles (et à me faire marrer) pendant ces heures graves.
    Rompez.

  23. Général Bol

    Ah, j’oubliais : j’ai appris, il y a des années d’une prof d’Histoire (égérie de 68) que Saint-Just, le pote du doux et démocratique Robespierre tenait pour acquis Aux Heures Les Plus Claires De Notre Histoire, que les enfants une fois sevrés, n’appartenaient plus à leurs parents, mais à l’Etat qui devait alors en disposer comme il l’entendrait.
    On comprend par là la généalogie de notre Mammouth.
    Rompez.

    1. Pascale

      Au début des 70s’, peu de temps après mai 1968 donc, j’entendais les partisans de la « contre-culture » nous expliquer que on ne devait pas dire « mes enfants » parce que les enfants n’étaient pas notre possession. Complètement tordus les types, du même acabit que les Meirieu ou Stiegler

  24. Shnaffy

    Vous pensez qu’en libéralisant l’instruction, les jeunes des banlieues iront à l’école et auront accès à un meilleur enseignement, sachant que leurs parents n’ont ni le fric ni forcement le temps de passer toutes les écoles voisines au peigne fin pour trouver la moins pire ?
    On a un gros problème d’égalité des chances en France, mais là, je vois difficilement comme ça va me réduire !

    Je ne pense que non plus que doubler les professeurs incompétent* ni leur salaire changera les choses en mieux pour autant …

    *A titre d’exemple, mon professeur de math nous racontait qu’il faisait passer les concours pour le CAPES ( pas l’agrégation attention)
    Parmi les candidats, l’un d’eux, déjà professeur enseignant au College, a rédigé 6 copies doubles totalement fausse!
    Il lui a donc mis 1/150 !
    Conclusion, voilà un enseignant non pas nul mais négatif, qui détruit le peu de savoir juste et de certitudes de ses élèves…
    Il en suffit d’un comme ça dans une scolarité pour qu’un élevé moyen devienne franchement nul

    1. Pascale

      Pourquoi faut-il absolument qu’il y ait égalité des chances ? Pourquoi serait-ce un problème que tout le monde n’ait pas les mêmes chances ?

        1. Pascale

          Je ne vois pas ce que la justice vient faire là-dedans. Et quelle justice ? La justice se rend quand une personne cause un tord à une autre. Elle n’est pas chargée de rendre les hommes égaux en condition.

        2. Théo31

          Un justice, il y en a déjà une en France, en voie de sidafication par le syndicat de la magistrature, exactement comme l’EdNat. En France, le syndicat est un rouage politique révolutionnaire, pas une force de représentation des salariés. Ca a permis à des ordures comme René Belin de finir ministre du maréchal.

        3. Général Bol

          Shnaffy : la justice n’a rien a voir avec les parents, mais hélas avec leurs enfants en échec « in-égaux » (devant qui, devant quoi, sinon devant la loi ?) La liberté, c’est la responsabilité et être responsable, notamment, c’est un peu de ne pas faire de gosses quand on n’a ni les moyens, ni la volonté de les éduquer « en bon père de famille » voire de les nourrir (sinon par les autres)
          Et devant cette loi naturelle et in fine humaniste de responsabilité, vieille comme Eve et le vert Adam, oui, là, tout le monde doit être « égal » et fusillons les parents imprévoyants, irresponsables, ça ne sera que justice et survie surtout pour ceux qui se démerdent en emmerdant les autres le moins possibles.
          Nous sommes sept milliards, bientôt huit et le toit est plein de trous.
          Rompez

        4. Shnaffy

          J’ai pas dit que le système actuel est bien ou juste, je répète qu’on a actuellement un gros problème d’égalité des chances!
          C’est a peu près raisonnable de dire qu’en France certain n’ont même pas la chance penser !
          Voilà maintenant je vous propose d’aller leur expliquer et de leur faire comprendre gentiment qu’ils seront les victimes d’un nouveau système, qu’on n’a pas crée pour eux

          1. Pour le moment, tous ces gens sont, très clairement, des victimes du système actuel. Ce dernier se prétend égalitaire. En quoi ne l’est-il pas ? Et surtout, est-ce que ça marche ? Et si ça ne marche pas, cette recherche de l’égalitarisme à tout prix n’est-elle pas la racine du mal ?

        5. Nicolas

          « Pour qu’il y ait une justice »

          Et la justice, c’est de rendre à chacun ce qui lui appartient…
          Donc Inégalité = Justice.

    2. PhD

      Le jeune de banlieue, il fait comme moi, il ferme sa gueule en classe pour écouter le prof et il se sort le doigt du cul pour apprendre ses leçons et faire ses devoirs.
      Et s’il a le niveau intellectuel, il y arrivera, même si les profs sont moyens.
      Ma mère a élevé seule ma soeur et moi ; employée de bureau, elle gagnait trop pour que je bénéficie d’une bourse jusqu’en terminale.
      Quand je suis arrivé en 6ème, elle a renoncé à vouloir m’aider pour mes devoirs car elle ne comprenait rien aux maths modernes.
      J’ai eu mon bac à 16 ans avec mention bien
      Puis j’ai réussi des études supérieures après une prépa et un concours considéré comme plutôt sélectif.
      Simplement, j’ai bossé en classe et l’été chez Renault
      Bon, c’est vrai, j’ai 50 ans et j’ai toujours bénéficié d’un enseignement, public je précise, de qualité, car les réformes post 68 ne m’ont jamais rattrapé.
      Les profs encourageaient les bons élèves et il y avait des classes de niveaux avec des 6ème de transition pour les moins doués et des 6ème Allemand 1ère langue pour les meilleurs élèves (et après, Latin et Grec pour sélectionner encore si besoin).
      Redonner aux profs l’autorité, c’est à dire au minimum la possibilité de virer un emmerdeur de la classe et d’être suivi par la hiérarchie
      Et éviter aussi d’importer par paquets de 10 000 des analphabètes malcomprenants, dont la rhétorique se limite à Nique ta mère et putain de ta race, parce que en réalité, les ZEP, ce n’est pas que social.

      Ah au fait, à propos des prépas et de cette conne qui veut réformer les concours, j’avais un programme pour l’épreuve de Français et au lieu d’écouter sexion d’assaut ou NTM, je lisais les bouquins et des textes d’explication.

      Et un concours anonyme, c’est quand même ce qui ce fait de mieux pour sélectionner de façon impartiale, même si ce n’est pas parfait.

      1. Shnaffy

        PhD : tout à d’accord !
        Je pense même qu’un jeune qui voit ses potes qui travaillent et de donnent du mal s’en sortir va lui aussi peut être penser à s’y mettre !

        Seulement une éducation libérale,c’est bien pour les écoles qui s’en sortent, meilleurs élèves, meilleurs profs, plus de crédits ( loi du marche, son prix devrait monter)
        Mais a contrario, ça risque de créer une concentration de mauvaises écoles, fuies par les profs et les (parents d’)élèves qui le peuvent… Ou il ne restera que les mauvais profs dispensants une éducation approximative à des élèves qui n’en ont rien à foutre …

        1. PhD

          Certes, mais l’élève qui n’en a rien à foutre, il ne faut pas qu’il vienne se plaindre d’avoir des résultats à la hauteur de ses efforts.
          Ses mauvaises notes ce ne sera pas parce qu’il est discriminé

        2. Shnaffy

          Ouais, vous parlez d’expérience, sur ce point la je suis un peu moins bien placé que vous pour en parler, mais je ne pense pas que ce soit donné a tout le monde de s’extraire d’un environnement aussi pesant …

          Après lui il va pas forcement s’en plaindre, il ira bruler une voiture, parce que y a qu’à ça qu’il est bon, c’est la seule chose qu’il sache faire, et vous râlerez le jour ou ce sera la votre

        3. PhD

          Désolé Shnaffy, mais ne rien foutre à l’école, c’est son droit, son choix et il assume
          Brûler une bagnole, c’est un délit et surtout il s’en prend le plus souvent à un type au moins aussi pauvre que lui (et même probablement plus s’il ne deale pas) et qui ne porte strictement aucune responsabilité dans le choix du jeune en question de se pignoler au lieu de bosser à l’école
          Quant à ma bagnole, si ce jeune est con comme une valise sans poignée, je n’y suis strictement pour rien non plus
          Et s’il vient d’ailleurs, ce n’est pas moi non plus qui l’ai fait venir, mais c’est une autre sujet

        4. Shnaffy

          Ouais PhD, je suis totalement D’accord

          Chacun gère sa merde sans s’occuper des autres, c’est peut être le moins pire des systèmes …

          Il n’en reste pas moins que c’est pas forcément facile d’accepter, et même de voir, le fait qu’on ne peut rien faire a part empirer la situation ( et pourtant, je m’y était résigné dans bien d’autres domaines)

          @ H16 Pourquoi les victimes très claires du systèmes actuel doivent être les mêmes, mais cette fois assumées, dans le système que vous proposez ?

          Je pense que c’est une conclusion en bonne et due forme, avec même une ouverture pour faire joli, merci pour le débat, très instructif !

          1. Je crois qu’il vous manque surtout pas mal de données objectives pour comparer les systèmes. Partant, sans données, vos conclusions sont fausses.

            Vous savez, l’école « libérale » (i.e. à la charge des parents), ça existe dans beaucoup de pays du monde, et comme par hasard, ce n’est pas le plus mauvais système. En fait, c’est même celui qui fournit le plus de diplômés de valeur. Alors qu’a contrario, l’école républicaine, modèle collectiviste ou personne/tout le monde paye pour un service standard sans droit au chapitre, ça a toujours abouti à de grosses catastrophes sociétales.

        5. Vous voulez dire que les pauvres auraient des écoles pourries et les riches de belles écoles, comme … dans les pays les plus pauvres ?

          http://www.cato.org/research/articles/tooley-050901.html

          The most important lesson from what is happening in developing countries today may be that public funding can be part of the problem, not part of the solution. One parent in our Kenya study put it succinctly. … He told us: “If you go to a market and are offered free fruit and vegetables, they will be rotten. If you want fresh fruit and vegetables, you have to pay for them.”

          http://www.economist.com/node/21550251

          « But it remains a striking fact that some of the poorest people in the world make big sacrifices to pay for education, and get good value for their money. That is a tribute to diligence and entrepreneurship, just as the failure of the public schools highlights sloth and greed. »

          Oh, zut, ce n’est pas ce qui se passe : les parents, même et surtout les plus pauvres, fuient les écoles gratuites pour mettre leurs lardons dans des écoles payantes. Zut alors.

          Evidemment, c’est suffisamment pas politiquement correct, surtout en France, pour que ce genre d’articles ne soit absolument pas relayé, à l’exception de Contrepints :
          http://www.contrepoints.org/2011/09/18/46618-des-ecoles-privees-pour-les-pauvres
          http://www.contrepoints.org/2010/09/25/2032-2032
          http://www.contrepoints.org/2011/09/05/43821-%C2%AB-les-ecoles-independantes-font-economiser-7-000-euros-par-enfant-a-l%E2%80%99etat-%C2%BB

        6. Théo31

          « ça risque de créer une concentration de mauvaises écoles »

          Dans un système libéral, ces écoles feraient rapidement faillite et seraient remplacées par d’autres plus performantes.

        7. Calvin

          Pour compléter, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de mauvais profs.
          La plupart sont dans une ambiance de résignation et de renonciation.
          Souvent, ils appliquent des méthodes qu’ils ne comprennent pas, mais suivent les directives.
          Avec un système libéré, ils s’adapteraient, reprendraient goût à leur métier, et, effectivement, les plus récalcitrants se feront éjectés.

      2. gnarf

        >>Et éviter aussi d’importer par paquets de 10 000 des analphabètes malcomprenants, dont la rhétorique se limite à Nique ta mère et putain de ta race, parce que en réalité, les ZEP, ce n’est pas que social.

        L’ecole d’avant 68 a reussi a integrer des centaines de milliers de Polonais, Italiens, Espagnols. Il faut quand-meme se rappeller que jusque dans les annees 50-60, les Polonais etaient consideres non-integrables. J’ai trouve l’autre jour sur internet le rapport d’un prefet de cette epoque…il ecrivait que les Polonais sont « non-integrables », ils continuent a parler leur langue, ils amenent leurs propres commerces, leurs propres pretres, et sont completement coupes des autres Francais. Et 30 ans avant c’etait la meme rengaine sur les Italiens, qualifies de pillards, sauvages dangereux et armes.

        A mon avis, quand il y a des opportunites pour tous, alors tout le monde essaie de les decrocher, et ca passe souvent par l’integration. Le probleme de la France c’est qu’il n’y a plus d’opportunites.

        1. Calvin

          « Nique ta mère et putain de ta race »
          Je viens donc de réaliser pourquoi Flanby veut supprimer le mot « race » de la Constitution…
          A tous les coups, le terme « demoiselle » ayant été supprimé du jargon administratif, il ne serait pas étonnant que notre futur Présidule de la République cherche à supprimer les mots mère ou père…

  25. Shnaffy

    Général bol : je sais bien que la liberté c’est la responsabilité, ma pensée la dessus c’est même formalisée vraiment Grace a ce blog mais quand même …
    Je vois pas comment on peut etre libre si on part non égalitaire à la base. Faudrait m’expliquer. La liberté c est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer
    ( prenez pas peur du mot égalitaire, on parle d’égalité des chances , ça va pas dévier verd de l’égalitarisme, je suis contre)

      1. Shnaffy

        Je suis pour l’egalite de droit, autant que pour les inégalités de fait ( les différences entre les gens)

        Mais je trouve ça injuste ( donc difficilement supportable si on est du mauvais côté) que pour deux personnes sembliment équivalentes, l’une reussise et l’autre non !
        Pourquoi qu’un seul, pourquoi lui et pas l’autre ?
        Parce qu’il vient d’au delà des mers du sud? Moi ça ne me satisfait pas comme réponse

        Si vous vous voulez aussi mon avis pratique sur la question, liveraliser l’ecole permet à plus de gens d’obtenir un enseignement de meilleur qualité, donc c’est une avancée …
        Malgré tout, j’essaye de savoir si c’est acceptable de s’arrêter là et de pas chercher un système plus juste

        1. PhD

          Responsabiliser les parents aussi
          Quand le gamin se fait punir, il ne faut pas aller tabasser le prof.
          « que pour deux personnes sembliment équivalentes, l’une reussise et l’autre non !
          Pourquoi qu’un seul, pourquoi lui et pas l’autre ? »
          Peut-être parce que un bosse en classe et apprend ses leçons et pas l’autre

        2. Général Bol

          Shnaffy : bon, je vois votre problème. C’est vrai qu’au départ, il y a des petits et des grands, des maigres et des obèses, des génies et des abrutis sinapso-génétique ; c’est vrai que j’ai deux fois moins de neurones et que je gagne mille fois moins qu’un fouteballeur blond de l’équipe de France, mais pour autant, je ne me sens pas inférieur, voyez-vous.
          Votre problème est psychologique et vous devez sans doute être une victime du système à cet égard. Réfléchissez et prenez la liberté de vous affranchir de ce système. La liberté n’est pas une savonnette de luxe : ça ne s’achète ni se vend : ça se prend, ça se vole !
          Rompez

        3. Shnaffy

          PhD :Équivalentes ça veut dire que les deux personnes bossent, ou bosseraient si elles étaient dans les mêmes conditions, mais que l’un n’a pas la chance de mettre ses capacités a profit

          Général bol décrit des inégalités physiques, innées et je suis POUR
          mais j’imagine qu’il n’a pas pensé une seconde : » ben y en a un qui est arabe  »

          c’est un problème de la société actuelle, mais c’est pas un problèmes qui se résoudra tout seul, en rendant les gosses a leurs parents

          J’imagine par vos réactions que mes explications ne doivent pas être très claires, mais comme il faut regarder les points qui posent problèmes ( le reste n’a pas d’importance puisque ça marche ) c’est toujours un peu confus, et c’est en argumentant que je fixe mieux ma pensée

          Genral bol: remarque intéressante, si vous aviez d’autres petites phrases comme ça pour ammener les autres a sortir du système, je suis preneur

          Mais je ne suis pas une victime de ce système, seulement l’empathie ça existe, et ça s’apprend

  26. Toni

    Shnaffy a écrit : « Vous pensez qu’en libéralisant l’instruction, les jeunes des banlieues iront à l’école et auront accès à un meilleur enseignement, sachant que leurs parents n’ont ni le fric ni forcement le temps de passer toutes les écoles voisines au peigne fin pour trouver la moins pire ? »

    C’est dire comme l’éducation est valorié dans certaines familles … En banlieue Française comme à Spanish Harlem à New-York, les résultats sont similaires. Il règne dans ces deux endroits du monde le même niveau de nullité.
    Mr le maire de New-York peut y mettre une parti de son argent … ça ne changera pas grand chose.

    Si ces quartiers sont composés de gens ayant un petit pois en guise de cervelle, on ne peut rien pour eux. Les gens « aisés » ont aussi leurs propres soucis à gérer.

    1. Shnaffy

      La densité de trisomiques est la même en Amérique, a Paris ou en Afrique, allez pas dire des bêtises, il en va de même pour les capacités innées
      Si ils sont restés cons c’est que personne leur a dit qu’ils étaient intelligent, ni ne leur a montrer comment faire, les gamins ils font comme leurs parents, suroit si c’est pour survivre dans un gettho

      1. Franz

        Hummm.
        Non. Les capacités innées sont très variables, d’individu à individu, mais également d’un groupe éthnique ou social à un autre. La « reproduction des élites sociales » qui fait tant biquer les gentils pédagogistes fumeux et autre bourdisiaques enhérbés, est en très large proportion génétique et le simple fruit que si X est très intelligent, la probabilité qu’il fasse de belles études est plus forte. Mais aussi la probabilité qu’il ait des enfants avec la belle Y, elle aussi bien plus intelligente que la moyenne, et ayant fréquenté la même grande école. Leurs enfants ont également une espérance de QI largement au dessus de la moyenne… Donc, même sans « capital symbolique », « héritage culturel » et autres « codes transmis » bien plus de chances de réussir leurs études. La même chose valant dans l’autre sens, les Z étant bien gentils mais pas des lumières, leurs études, ben… et leurs gamins, souvent…

        1. Toni

          La « reproduction des élites sociales » qui fait tant biquer les pédagogistes …
          Et bien depuis que les pédagogistes s’en mêlent la « reproduction des élites sociales » n’a fait que s’aggraver. X et Y ont continué a engendré des élites sociales et au final les pédagogistes n’ont fait qu’enfoncer Z un peu plus.

          En fait X/Y et Z vivent dans deux mondes parallèles qui ne supportent pas vraiment. X/Y qui sont des cerveaux et de futurs bons entrepreneurs finissent souvent par quitter la France.

          Z devrait commencer à réfléchir et se dire que François Hollande et la gauche Française racontent n’importe quoi et le trompe avec des promesses irréalistes.

          Shnaffy: « La densité de trisomiques … il en va de même pour les capacités innées »
          Non monsieur le gauchiste défendeur de la veuve et de l’orphelin, les capacités innées ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certaines personnes peuvent naître avec des handicaps mentaux plus ou moins graves. Certaines ne sont pas faites pour être pdg …
          Source: moi léger handicapé.

        2. Shnaffy

          Faudrait inventer une molécule qui bloque le développement synapto-génétique des zelites sociales, comme ça leurs enfants auront une activité cérébrale génétiquement déterminée et égale à 0, comme ça ils seront égaux aux enfants produits par la croisement de générations de cons getthoisées à Harlem, et ce sera la grande justice pour tous !

          Arrêtez, vraiment, vous êtes pas génétiquement déterminés à avoir 0 connections synaptiques dans votre cerveau, les synapses c’est de l’acquis pas de l’inné!

          Voilà le problème que vous arrivez pas à voir !
          Est-ce normal qu’on puisse considérer que le population de tout un quartier soit débile ?
          Ils sont cons parce qu’ils ne savent pas que secouer la tête pour connecter 2 neurones, c’est ça qui rend intelligent, et non pas le nbre initial de neurones !
          Est-ce normal que personne ne leur dise ?

        3. librexavier

          +1
          Mais attention, dans ce monde politiquement correct, vous risquez d’être déporté dans un camp de rééducation pour déviance.

    2. Villegagnon

      « [...]Si X est très intelligent, la probabilité qu’il fasse de belles études est plus forte. Mais aussi la probabilité qu’il ait des enfants avec la belle Y, elle aussi bien plus intelligente que la moyenne, et ayant fréquenté la même grande école. Leurs enfants ont également une espérance de QI largement au dessus de la moyenne… »

      Malheureusement, aucune étude, quelle soit psychologique, biologique ou sociologique, n’a pu mettre en évidence une telle assertion. Qui plus est, les contres exemples, qui sont légions autour de nous, montrent bien que c’est faux. Bien des parents sont intelligents (ou ont réussi dans la vie puisque que pour vous, cela semble être la même chose) et ont des enfants complètements stupides.

      Inversement, des parents arriérés peuvent aussi avoir des enfants intelligents et qui pourront être très compétents à l’age adulte.

      Cependant, avec la privatisation de l’éducation, ce dernier n’aura pas les opportunités de réussir que les enfants ayant des parents plus riches.

      Et vous trouvez que la France se nivelle par le bas avec ce système?

      La liberté, c’est de pouvoir choisir sans contraintes (entre autres : ses origines sociales et le revenu des parents) ses études et son avenir.
      Est-ce qu’un enfant choisit sa famille? Non. Alors qu’il puissent aller où il le veut si ses capacités le permettent.

      1. aucune étude, quelle soit psychologique, biologique ou sociologique, n’a pu mettre en évidence une telle assertion.

        Pour la relation parents-enfants :
        « Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic »
        http://www.nature.com/mp/journal/v16/n10/full/mp201185a.html

        Pour la preuve d’une partie génétique de l’intelligence :
        « The mean correlation of IQ scores between monozygotic twins was 0.86, between siblings, 0.47, between half-siblings, 0.31, and between cousins, 0.15. »
        Bouchard TJ, McGue M (1981). « Familial studies of intelligence: a review ». Science 212 (4498): 1055–9.


        (et des douzaines d’autres études)

        Bref : il y a bien corrélation entre intelligence des parents et celle des rejetons.

        « avec la privatisation de l’éducation, ce dernier n’aura pas les opportunités de réussir que les enfants ayant des parents plus riches »

        Vous voulez dire comme maintenant ou au contraire des pays où des bourses existent, sont distribuées, et dans lesquels les exemples de personnes pauvres qui obtiennent des diplômes élevés abondent ? Quant à la pauvreté, elle n’arrête pas les génies : http://fr.wikipedia.org/wiki/Srinivasa_Ramanujan

        1. Villegagnon

          Je ne remets pas en cause ces études, cependant, il y a, d’une part, qu’une corrélation entre « l’intelligence » des enfants et des parents (ce n’est donc pas systématique); d’autre part, vous lancez quelques études précises sur l’hérédité de l’intelligence, ne pas voir que les facteurs sociaux culturels sont tout aussi primordiaux pour la formation du cerveau, et donc dans les capacités d’apprentissage, et la réalisation de tâches diverses et variées.

          Homme de paille.

          De plus, le terme d’intelligence tel que vous l’utilisez est très flou;

          C’est vous qui avez introduit cette notion floue.

          si vous considérez qu’il ne s’agit que du Q.I, vous avez une vision très réductrice des capacités cognitives de l’être humain.

          Homme de paille.

          L’hérédité mais surtout les facteurs environnementaux conditionnent « l’intelligence » de l’enfant. Donc Pour revenir sur les propos de Frantz et Toni, la frontière entre les riches « intelligents » et les pauvres « stupides » n’est pas imperméable. Pourquoi priver à un enfant intelligent, et qui pourra potentiellement avoir une bonne condition sociale sous prétexte que les revenus des parents?

          Qui vous parle de priver ? Les bourses, ça existe. et si dans les pays pauvres les parents sont prêts à payer pour une éducation, ça en dit long, non ? Pourquoi vous entêter ?

          Quel est l’avantage des bourses par rapport à une éducation étatique gratuite? Vous pensez que l’ascenseur social Américain, pour citer ce pays où il y a un fort système de bourses, marche mieux qu’en France? Ou en Europe? Je ne crois pas non.

          Pourquoi parlez-vous des US encore ? C’est quoi, cette manie de ne voir que par les US qui ne sont d’ailleurs pas un exemple ? Vous croyez que seuls les US ont un système de bourse ? Pourquoi y en a-t-il autant dans autant d’autres pays, pourquoi l’éducation (supérieure ou non) est majoritairement privée dans le monde, pourquoi le nombre de Nobel est en chute libre en France, pourquoi le nombre de diplômés dans les sciences dures et l’ingénieurat en France diminue, pourquoi, pourquoi, pourquoi alors que nous avons Une Belle Education Gratuite ?

          Enfin, si la pauvreté n’arrête pas les génies, vous me parlez de personnes exceptionnellement au dessus du lot du commun des mortels, mais combien n’ont pas pu avoir leur chance à cause de la misère? Un exemple n’est ni un argument ni une démonstration.

          Il ne s’agit pas d’un argument mais d’une réfutation : l’image d’épinal pauvreté => impossible de faire des études est une grosse baliverne secrétée par les gros mammifères collectivistes qui adorent compter sur l’argent des autres. Et vous relayez ce sophisme sans vous poser de questions, et quand vous vous en posez, c’est pour enfoncer le clou. Bref. Cette discussion n’est pas très intéressante parce que décidément trop franchouille. Regardez ce qui se fait de par le vaste monde : l’éducation gratuite, c’est une chimère qui ne marche pas.

        2. Villegagnon

          Bien, suivons vos affirmations et supposons que j’ai créé un argument épouvantail; par conséquent vous estimez que l’intelligence est le fruit d’une construction complexe issue de facteurs divers et variés, nous sommes d’accord. Mais soutenez vous l’affirmation tenue par Toni quelques commentaires plus haut :
          « La « reproduction des élites sociales » [...] est en très large proportion génétique  » ?

          L’intelligence a une large proportion génétique, la reproduction sociale, c’est nettement différent.

          Et celle-ci:
          « Si ces quartiers sont composés de gens ayant un petit pois en guise de cervelle, on ne peut rien pour eux. Les gens « aisés » ont aussi leurs propres soucis à gérer. »
          qui suppose l’existence d’un lien direct entre richesse et intelligence?

          Où ?

          Ensuite, c’est Frantz qui a utilisé cette notion que je considère comme floue, notion que vous avez vous même réutilisé plus tard : »Pour la preuve d’une partie génétique de l’intelligence :[...] »

          Vous avez connu le milieu étudiant étant issu d’un milieu modeste? Je veux bien que vous m’éclairiez sur des cas où l’éducation supérieure totalement privée reposant sur un système de bourses permet une éducation juste (dans le sens où celui qui a ses capacités à l’accès à l’éducation).

          La plupart des pays du monde (et pas que les USA). Renseignez-vous.

          Pourquoi dites vous que je ne fais que de parler des US?

          Homme de paille. J’ai demandé pourquoi vous parliez encore des US, pas pourquoi vous ne parliez que des US.

          Je l’ai juste évoqué dans le commentaire précédent! Qui plus est, la politique américaine me parait proche de vos idées…

          Non. Même pas en rêve.

          Sinon quelques liens intéressants sur « la diminution » du nombre de diplômés en ingénierie et en sciences dures (les autres n’en valent apparemment pas la peine) :

          http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/files/2009/01/parcours-de-formation-en-france-et-en-italie.1232976591.pdf

          http://www.insee.fr/fr/ffc/figure/NATTEF07113.xls

          Amusant, vous ne citez pas PISA, vous ne regardez pas les classements des meilleures universités, vous ne regardez pas les diplômes des patrons dans les plus grandes boîtes du monde, … Pourtant, c’est de ça que je parle. Evidemment, ça change un peu des sources Insee et Blog Le Monde, hein. Et puis, c’est très très défavorable à l’éducation à la française. Je comprends qu’on n’en tienne pas compte. Le reste du monde, lui, trouve ça suffisamment pertinent pour y mettre son capital.

          Pour les prix Nobel, on peut aussi voir qu’après un fort ralentissement après la 2nd guerre mondiale, les prix ont été en moyenne remportés une fois par décennie par la France, de quelle chute libre me parlez vous? Et que penser de la médaille Fields, où la France est en seconde position, une place derrière les USA?

          Justement. C’est très significatif. Les maths sont l’un des rares domaines où la France peut encore briller car il suffit d’un papier et d’un crayon pour en faire. Pour le reste, c’est nib : on n’a plus de moyens.

          Il faut peut-être arrêter de s’aveugler en s’entêtant que le système éducatif Français ne marche pas. Oui, il y a des problèmes, mais on est loin d’être à la rue. Et quel est l’intérêt des bourses par rapport à la gratuité de l’éducation?

          La bourse introduit le mérite. La gratuité, non. C’est tout le noeud du problème, qui fait que nos gamins sortent sans savoir lire et écrire, ni tenir un raisonnement, confondant allègrement corrélation et causalité. Au final, on produit des bataillons de lettrés analphabètes et incultes, qui échouent comme de grosses baleines dans l’EdNat, dans les administrations et dans les rédactions interlopes de journaux degoch (je ne les cite pas, ils sont si nombreux). Il faudrait peut-être arrêter de s’aveugler en constatant simplement que 70% d’une classe d’âge veut devenir fonctionnaire (ouaiiiis, belle niaque de vivre) ou que la règle de trois n’est plus maîtrisée par personne en dessous de 20 ans (seule les « élites » qui font math sup/math spé y parviennent). Il faudrait peut-être arrêter de s’aveugler et voir que les flux migratoires français sont très défavorables pour les cerveaux (en gros, on exporte à qui mieux-mieux les quelques ingénieurs et scientifiques que nous arrivons encore à produire, et très peu reviennent). De nos jours, les immigrés de l’Est passent par la France … pour atteindre l’Angleterre, par exemple. Il faudrait peut-être arrêter de s’aveugler enfin et admettre que le système éducatif français est, tout simplement, tout pourri. Et le fait que d’autres pays aient un système aussi pourri (mais différemment) n’est d’aucune consolation.

      2. Théo31

        « on est loin d’être à la rue »

        La belle affaire. J’ai été contractuel à l’EdNat il y a quelques années. Le niveau en orthographe et en grammaire était tellement faible que j’étais obligé de remonter les notes pour ne pas passer pour le salaud de service.

        Quand les jurys de CAPES et d’agrégation font part de ce genre de problèmes dans leurs rapports (« la seule langue autorisée au concours est le français » pouvait-on lire une fois), il y a un malaise très sérieux.

        Quand les juristes s’inquiètent que leurs étudiants sont incapables de maîtriser leur propre langue et rédiger correctement des contrats, il y a un malaise sérieux.

    1. Calvin

      Les articles d’H16 se dégustent en plusieurs fois. Je redécouvre souvent de plus ou moins vieux écrits, et me délecte encore et encore.

  27. Toni

    Moi, le collège unique, le multiculturalisme et le vivre ensemble à la Française …
    ça a été comme mélanger de l’huile de l’eau, l’huile et l’eau finissent toujours par se séparer.

  28. Emma

    Excellent billet cher h16 ! Dans ma ville, beaucoup de musulmans mettent leurs enfants à l’école libre catholique ; eux non plus n’ont plus confiance dans notre Education nationale qui « conscientise » et n’instruit plus.

  29. Shnaffy

    @h16 je vais le réécrire mais en bien voyant puis je vais arrêter de polluer votre sujet aussi intempestivement :
     »
    Si vous vous voulez aussi mon avis pratique sur la question, libéraliser l’ecole permet à plus de gens d’obtenir un enseignement de meilleur qualité, donc c’est une avancée …
     »

    Hey mais attendez c’est complètement faux puisque je pars de données non objectives !

    Oops!

    Et donc vous comparez le système scolaire des us à celui d’un pays en développement ?
    Oops?

    Enfin et la je m’arrête, puisque vous ne répondez pas à la question que je vous pose.

    Il me semble que l’ecole publique « libérale » est tellement fuie qu’il ne reste donc aucun élèves…
    Mais oui c’est exactement ça, des professeurs qui font cours a des classes absolument vides, en attendant sagement leur retraite bien méritée !
    Oops
    Ah non, encore Oops, cette fois c’est moi qui me suis trompé!
    Si il reste des élèves dans ces écoles, leurs parents sont tellement cons que
    1)ils méritent pas de savoir de servir de leur cerveau.
    2) de toute façon d’apres la théorie de la reproduction des élites sociales, ils n’ont même pas de cerveau, c’est des coquilles vides à forme humaine .

      1. Shnaffy

        Au temps pour moi, je voulais m’arrêter au premier paragraphe ( vous ne sembliez pas avoir vu je suis pour l’ecole libérale, surtout quand vous dites que mes conclusions sont fausses)
        Après effectivement, je me suis emballé, sans avoir pris le temps de lire vos liens…

        C’est édifiant en effet. Mais il reste 2 questions :
        1/ pourquoi les écoles publiques restent surpeuplées et ne sont pas désertes?
        2/ y a t il le même système par exemple aux US ?

        1. 1/ d’une part, les écoles publiques se désemplissent actuellement et d’autre part, parce qu’à cause des ponctions et impôts, aller dans une école privée (totalement privée) est hors de prix (alors qu’une fois déduit l’impôt dédié à l’EdNat, le coût d’une école privée est le même).

          2/ le système US est public jusqu’au lycée, en gros (et produit des décérébrés) et privé au-delà (et je crois que la comparaison des universités américaine avec les françaises permet de clore le débat sur ce point).

          Pourquoi parlez-vous des US, au fait ?

        2. Nicolas

          « y a t il le même système par exemple aux US ? »

          Le système français est copier sur celui Britannique des années 70 ayant échoué (comprendre que dés les années 70, c’était visible pour toute personne de bonne volonté), lui même copie de celui des USA des années 50 ayant échoué.

          Par contre en France on a rajouté une couche avec les universités..

        3. Shnaffy

          1/ je parle dans le cas des écoles privées des bidonsvilles, décrites dans l’article de CP… Ça donnait une impression bizarre de dire d’un coté que la majorité des pauvres préfèrent investir 10% de leur salaire pour les écoles privées mais en même temps les écoles publiques sont surpeuplées

          2/ par intérêt personnel, j’envisage de ne pas forcement finir mes études dans une école francaise que le monde nous envie

          Cependant, les écoles polytechniques et Centrale Paris font quand même partie des écoles très bien classées ( même si le manque de moyen les condamne) et pas trop mal reconnues

  30. librexavier

    A coté de Bernard Stiegler, Jean-Claude Vandamme fait figure de « phare de la pensée ».

    Qu’il n’y ait pas eu une seule personne « à-peu-près d’aplomb » au Nouvel Obs pour empêcher la publication d’un tel tissu de conneries, ça en dit long sur l’état de déliquescence du journal.

  31. Toni

    h16 a écrit : « le système US est public jusqu’au lycée, en gros (et produit des décérébrés) et privé au-delà (et je crois que la comparaison des universités américaine avec les françaises permet de clore le débat sur ce point). »

    L’équivalent du collège unique en Amérique s’appelle no child left behind. A l’attention de Shnaffy, c’est le genre d’endroits où je déguerpis au bout de 30 minutes … Ils peuvent toujours venir à Saint-Etienne avec monsieur le maire qui finance le comité de soutien à Franços Hollande. On n’a qu’à mettre des co**ards de gauchistes avec des décérébrés, ça ira bien ensemble.
    Shnaffy, L’équipe de France de foot de 2010 est parfaite pour vous représenter … Vous voyez même les gens avec un petit pois dans le cerveau peuvent gagner des fortunes.

    Quand à la population franchouillarde, elle a bien eu l’équipe de foot qu’elle méritait. Des co**ards pour représenter 66% de co**ards partisans du communisme.

    1. Toni

      h16 a écrit: « le système US est public jusqu’au lycée, en gros (et produit des décérébrés) et privé au-delà (et je crois que la comparaison des universités américaine avec les françaises permet de clore le débat sur ce point). »

      Il faut tout de même reconnaître que c’est un monument d’hypocrisie difficilement imaginable ce secteur public. je pense quand même que les gosses US défavorisés savent au fond d’eux même que les enseignants du public ne leurs racontent que des aneries.

      Triste à dire mais si c’est pour obtenir ce résultat je préfère que beaucoup d’individus de ces populations exotiques s’en aillent des pays occidentaux … Dans leur intérêt comme dans le notre.

      A moins de vouloir avoir un modèle de société digne de GTA Vice City.

  32. Le Confort Intellectuel

    Je découvre ce billet avec retard, remontant avec de claires délices le fil de vos écrits sur l’éducation nationale. Directeur d’école englué dans un système vexatoire et inopérant, je vous remercie chaudement de votre conclusion sur l’autonomie des acteurs de terrain, à laquelle je souscris pleinement et pour laquelle je milite quotidiennement. Hélas! Après bientôt trente-cinq ans de carrière, je suis désormais presque convaincu que jamais je ne vivrai l’épanouissement de l’école de notre Nation.

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