Dernières mesures socialistes avant un retour en force du socialisme

Il ne reste que quelques jours avant la fin du premier tour, mais jusqu’au bout, le gouvernement en place aura continué l’esbroufe économique et l’agitation délétère pour faire croire à la pertinence de son action. C’est d’autant plus problématique qu’en France, si les bonnes idées ont bien du mal à s’imposer, les mauvaises prospèrent et s’enracinent…

Ainsi, alors même que la pérennité de son poste est plus qu’incertaine, le président Sarkozy n’a-t-il pu s’empêcher de lancer, en l’espace de quelques jours, deux nouvelles idées aussi catastrophiques l’une que l’autre, et dont les conséquences vont évidemment alourdir la facture déjà démentielle de l’État au débit de son peuple.

C’est à la faveur d’un déplacement en Corse que le chef de l’état a proposé de claquer un bon gros milliard d’euros (dont il n’a même pas le premier centime) en faveur de l’île de Beauté. Évidemment, ce milliard est, avec un peu de recul, la simple continuation des investissements déjà prévus de longue date et ne mérite donc pas plus d’attention que cela, mais on peut ici critiquer vertement l’attitude générale d’un soi-disant responsable politique qui vient asperger le bon peuple local d’argent gratuit pour parfaire son image de rééligible.

En effet, c’est par ce genre d’annonces tonitruantes qu’on fait perdurer dans l’esprit des Français l’idée ridicule et néfaste que les problèmes des uns se résolvent en allant piocher de l’argent dans la poche des autres, l’État se servant bien sûr au passage (sachons vivre). C’est tellement ancré dans les habitudes, d’ailleurs, que tous les discours des candidats à l’actuelle élection se basent sur ce prédicat catastrophique : l’argent existe, il est dans des poches à identifier, analyser et sonder, et une fois pris et redistribué par l’État avec la pertinence qu’on imagine, pouf, le problème disparaît.

Seulement voilà, si la redistribution marchait, on aurait déjà pu en constater les effets : avec plus de la moitié de la richesse française déjà redistribuée, on se demande exactement quand cela va commencer à dépoter vraiment, quand on va pouvoir mesurer une diminution des zinégalités sociales zabominables, quand le nombre de chômeurs et de SDF va diminuer de façon sensible, quand la société va enfin se débarrasser de ses classes défavorisées…

Dépense publique en % PIB depuis 1920

D’après la courbe, on est à plus de 50%, ce qui classe douillettement la France dans les pays qui prennent la moitié de la richesse produite pour l’injecter dans des structures d’état et rendre le monde meilleur. Quand on découpe ces dépenses par type, on découvre qu’en plus, ça part pas mal en frais de fonctionnement (35%) et dans des « investissements » qui sont, une fois épluchés, l’entretien des infrastructures déjà en place, des subventions en veux-tu, en voilà, des prises de participation dans des domaines absolument pas régaliens dans des entreprises choyées par l’état et le capitalisme de connivence, et — bien sûr — l’éducation, qui est un investissement d’avenir, comme on peut le constater tous les jours avec des Bac+5 en socio serveurs dans des cafés.

Dépense publique par type depuis 1960

L’autre idée idiote, c’est celle de l’encadrement des loyers. Certes, on sent le président poussé dans ses derniers retranchements pour proposer un truc aussi débile, et on ne peut que constater que les retranchements en questions sont soit nationalistes (pour faire de l’oeil à l’électorat frontiste) soit socialiste (relire les paragraphes ci-dessus).

Sarkozy qui se réveille sur ce thème (et change donc radicalement de position), cela sent, encore une fois, l’agitation de circonstance alors que l’immobilier est sur le point, de toute façon, de se casser la figure.

Là encore, si le contrôle des loyers avait un jour permis de résoudre les problèmes de logement, cela aurait fait le tour de la planète. Force est de constater que cette mesure n’a jamais permis la moindre amélioration de la situation (un peu de lecture ici et ) : comme on le lit avec justesse, après les bombes incendiaires, le contrôle des loyers est le plus sûr moyen de raser une ville. La seule plus-value d’une telle mesure est pour le politicien qui la propose et qui peut, parfois, jouir d’une réélection. C’est tout.

Maintenant, comme je l’ai dit en introduction, même si ces idées, parfaitement socialistes et catastrophiques dans leurs effets, sont émises par le candidat de la droite au moment du passage de témoin, vous pouvez parier qu’elles seront, sous une forme ou l’autre, reprise par le candidat de la gauche s’il est élu (ou mises en place par le sortant s’il redécroche la timbale).

Autrement dit, quoi qu’il arrive, après ces quelques mesures socialistes, on peut s’attendre à un retour en force … du socialisme.

Ce pays est foutu.

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Commentaires72

  1. gnarf

    Le coup de la depense publique, c’est meme pire que ca. Parce que le PIB contient deja la depense publique. Donc le chiffre est trompeusement rabaisse, et montre autre-chose que la depense publique par rapport a la richesse creee.

    Si on considere que la depense publique ne genere pas de richesse, alors le maximum theorique de la depense publique exprimee en PIB est 50% (P/(R+P) avec P depense publique, R creation de richesse, P=R tout est crame en depense).

    Ici la liste des pays avec leur depense publique et impots en % du PIB. http://en.wikipedia.org/wiki/Government_spending
    En les classant par depense publique on voit bien qu’a part quelques exceptions ce chiffre plafonne a 50%.

    Le seul moyen pour un pays de depasser 50%, c’est soit d’avoir une depense publique qui cree un peu de richesse, soit de s’endetter, pour depenser de l’argent non preleve sur la richesse creee dans le pays.

    Pour savoir reellement quelle part de la richesse creee est depensee par l’Etat, il faut transformer ce chiffre. Si X est la depense publique en % du PIB, et si la depense publique ne genere pas de richesse, alors la depense publique exprimee en % de la richesse produite est X/(100-X).

    Ca fonctionne aussi pour la colonne de gauche (imposition totale en % du GDP). Ce chiffre aussi plafonne a 50% c’est trompeur, 50% veut dire que 100% de la richesse produite est prelevee par l’Etat.
    Si on considere que tout ce qui est preleve par l’Etat est depense, ce qui est le cas, alors la meme transformation permet de savoir quelle part de la richesse produite est prelevee par l’Etat.

    Voila ce que donne la transformation:
    Belgique…46.8% —–> richesse produite taxee a 88% !!
    France…42.8% —–> richesse produite taxee a 74% !!
    Allemagne…37% —–> richesse produite taxee a 59% !!
    USA…24% —–> richesse produite taxee a 32% !!

    1. gnarf

      C’est pour ca d’ailleurs que la courbe de depense publique semble s’aplatir depuis les annees 90…la facon dont ce chiffre est construit donne forcement une courbe qui s’aplatit en tendant vers 50%, meme si la depense galope a toute berzingue.

    2. Deres

      Faut pas charrier quand même … La dépense publique est néfaste car généralement très peu productive et notoirement inefficace, mais elle a quand même un minimum de production de richesse au sens large. Par exemple, la RATP, c’est certes n’importe quoi avec un coût démentiel et trop d’avantages pour ses salariés, mais cela assure quand même au passage le transports des passagers. Cela pourrait se passer beaucoup mieux pour beaucoup moins cher, mais de là à dire que cela ne produit aucune richesse, c’est un peu abusé … Même l’armée et la police, activités régaliennes par excellence, quand on y réfléchit produisent des services donc des richesses. La preuve, certains payent pour avoir des polices privés. Au final, cela plombe surtout la productivité globale du pays, donc la richesse globale. Le PIB est par contre bien surévalué car certaines des richesses produites ne sont pas évaluées à leur véritable prix de marché mais à un prix monopolistique égale au coût non -concurrentiel.

      1. gnarf

        C’est pas parce que ca rend service que ca produit forcement de la richesse.
        Dire que ca ne produit pas de richesse ne veut pas dire que c’est mauvais, ni que tout devrait produire de la richesse. Juste que ca ne produit pas de richesse.

        Le probleme est que le PIB/GDP, qui est suppose chiffrer la production de richesse, se calcule en additionnant la depense publique, comme si toute depense publique etait synonyme de richesse produite. C’est abuser.
        Si la depense publique produisait nettement de la richesse, alors les courbes ne viendraient pas s’aplatir vers les 50%.

    3. Nicolas

      Oui. Dans « Choix Public » on montre qu’en fait on a explosé partout en Europe les 80% (record Belgique, plus de 90%, mais depuis la France à due les rattraper..). Même les USA sont en fait à 50%..

      Bref, nous sommes un pays Socialiste, qui donne l’impression d’enrichir ses électeurs en 1)vendant le capital de l’Etat (divisé par 3 depuis 1980) 2)empruntant à donf 3)en important chinois.

      Impression fausse en plus, puisque le pouvoir d’achat relatif des français aurait baissé de 12%/G7 en 30ans..

      Un pays en récession depuis 20 ans.. 20 ans de récession, comme l’URSS avant de s’écrouler..

      1. Higgins

        La semaine dernière, j’entendais Philippe Manière, si je me souviens bien, qui faisait le constate suivant: grosso modo, les deux candidats que sont Sarko et Hollande possèdent à peu près une réserve électorale de 30% des électeurs chacun. Pour le premier, cette population se recrute essentiellement chez les retraités. Quant à l’autre, elle se recrute plutôt chez les fonctionnaires. Reste 30% dont la grande majorité aspire à devenir l’un ou l’autre. On a donc près de 80% de la population française qui n’a aucune envie, pour le moment, de changer quoi que ce soit au statu quo actuel et une classe politique trop heureuse de cette situation somme toute très confortable pour elle. Reste 20% qui se rend bien compte des problèmes mais qui n’a aucune manière d’être présent dans le débat public. Ne soyons donc pas étonné,après,de voir ce pays se casser la gueule à la vitesse grand V avec une majorité de personnes qui refuse toute évolution.
        La seule question qui vaille la peine d’être posée est : qui est John Galt?

        1. Merlin Lacoste

          Je regrette que les libéraux, desquels je me sens de plus en plus proche, se choisissent comme égérie se pensum littéraire que constitue ‘La Grève’. Soyons franc: quelle catastrophe ce bouquin !

        2. Higgins

          Le livre n’est qu’une fiction assez prophétique (quand on pense qu’il est sorti en 1957). Il dérange car il décrit assez précisément ce que nous vivons au quotidien. La catastrophe, la vraie, la seule, c’est celle que vit ce pays. Rien ne vient enrayer cette chute surtout pas les clowns qui veulent nous diriger.

          NB: « ce pensum » et non pas « se pensum » (http://www.francesoir.fr/actualite/societe/les-francais-sont-de-plus-en-plus-nuls-en-orthographe-211413.html)

    4. christo

      Vous avez raison techniquement, mais tord… techniquement aussi.

      Pour une raison très simple : prenons le cas des salaires des fonctionnaires par exemple.

      C’est une dépense publique, qui est une composante du PIB, et qui est injectée directement dans l’économie, ce qui génère du PIB… supplémentaire.

      En gros : les fonctionnaires, et leurs familles… sont in fine mes clients (moi PME privée).

      5,5 millions de mecs, plus leurs conjoints et leurs marmots… ça en fait du monde. Ajoutons, soyons fous, les retraités du public. Bref.

      Il est donc vain de se perdre dans des calculs savants :
      -le PIB est une idiote, car il aditionne des carottes, des choux et des navets (bpc de navets).

      Ce bidule est beaucoup trop synthétique, et de sucroît se base sur des arnaques absolues (le fameux déflateur, qui est un gros levier pour manipuler le PIB en valeur constante, celui qui est utilisé par les crapules pour calculer la fameuse « croâssance »).

      -bref, il faut faire plus simple. Et le plus simple, c’est de rester sur le budget de l’état. Le poste recettes, ça ça ne ment pas. Et le déficit, financée par la dette, ça ne ment pas non plus.
      On peut ramener le tout à la population par exemple.

      -on peut ainsi en déduire facilement que la part de l’état dans notre économie est beaucoup trop importante.

      L’état, la dépense publique plus largement, est un cancer. Qui nous bouffe, ronge, silencieusement. L’énorme majorité des gens ne se rendent même pas compte.
      Ils sont mêmes persuadés que notre système est « ultra libéral ».

      Alors que oui, l’économie de notre pays est gentiment soviétisée.

      Pas besoin de tanks, ni d’écraser la gueule des gens avec des bottes. Ca c’est old school. Trop voyant.

      1. Paf

        ils sont persuades parce qu’on le leur dit sur toutes les chaines, toutes les radios, et dans tous les journaux, tous les jours, toute l’annee…

      2. gnarf

         » C’est une dépense publique, qui est une composante du PIB, et qui est injectée directement dans l’économie, ce qui génère du PIB… supplémentaire. »

        Oui mais ca a ete preleve auparavant, donc ca a diminue le PIB d’autant. Compter integralement la depense publique comme si elle etait de la richesse creee est absurde. Seule une minuscule fraction est de la richesse creee, le reste c’est de la richesse transferee d’une poche a une autre.

        1. gnarf

          C’est d’ailleurs exactement pour ca que la depense publique vient plafonner dans les 50% du PIB: parce que la depense publique n’est pas de la creation de richesse, c’est juste un transfer de richesse, il a fallu la prelever sur la veritable valeur ajoutee.
          PIB=R(richesse creee)+D(depense publique)
          Depense publique par rapport au PIB= D/(D+R)

          Si la depense publique etait vraiment une creation de richesse, elle pourrait augmenter tant qu’elle veut, et ce rapport irait vers 100%. C’est le reve Keynesien.
          Mais en realite, D n’est que de la Richesse prealablement taxee et redistribuee avec perte, D ne peut depasser R que marginalement….donc au maximum quand D=R le rapport est dans les 50%.

        2. Deres

          Je pense que le problème, c’est que le PIB mesure uniquement la richesse échangée. Quand le bien ou le service est au prix du marché, la valeur échangée représente donc bien 100% de la richesse multiplié par la vitesse d’échange. Mais quand l’Etat intervient, ou d’ailleurs toute activité monopolistique ne respectant pas la valeur réelle des biens ou des services, il n’y a plus égalité entre les 2. Le PIB augmente donc plus que la richesse réelle.

          C’est d’ailleurs aussi le jeu des politiques. En augmentant les dépenses publiques, ils augmentent artificiellement le PIB à court terme. mais comme ces transferts d’argent vers un secteur beaucoup moins productif créent moins de richesse a échangé plus trad, cela diminue à terme le PIB; Comme d’habitude, nos hommes politiques s’en tiennent à ce que l’on voit et ne réfléchissent pas à long terme. On est encore dans la fable de la vitre cassée 150 ans plus tard …

      3. Raynote

        « Vous avez raison techniquement, mais tord… techniquement aussi. »

        Pourquoi, dans les blogs, presque tout le monde écrit « tort », dans l’expression « avoir tort », avec un D? C’est tordu, ça!

        Enfin, ce n’est quand même pas compliqué!
        J’ai tort
        Tu as tort
        Il a tort
        Nous avons tort, etc.

    5. Camille Lienhard

      explication très intéressante que je n’avais jamais entendue. Pourriez-vous m’en dire plus sur d’éventuelles sources (études, etc.) ? merci beaucoup !

      1. gnarf

        Je n’ai pas de sources a ce sujet. Cette idee est partie d’un commentaire sur le blog de Charles Gave. L’auteur de ce commentaire expliquait ces 50%, et il disait avoir entendu cela d’un economiste ou prof d’economie.

        Ce qui est facilement verifiable c’est que le chiffre du PIB contient la depense publique mais pas la dette c’est dans la definition. A partir de la, toutes les statistiques reposant sur le PIB sont trompeuses.

        Un pays peut tres bien obtenir 2% de croissance en s’endettant de 4% alors que son economie est en recession de 2%.

        Quand on parle du niveau de prelevements (ou de depense) exprime en % du PIB, il y a deja un probleme car l’Etat depense ces prelevements et ils sont dans le PIB. Ils sont donc au numerateur et au denominateur, ce qui donne une courbe completement non-lineaire tendant grosso modo vers 50% plus ou moins l’endettement.

        Un pays dont l’Etat preleve 40% du PIB ne preleve pas deux fois plus qu’un pays ou l’Etat preleve 20% du PIB. Ca n’est pas lineaire.

      2. gnarf

        Deux pistes par des economistes:
        http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2008/7/6/Taux-de-prlvements–une-formidable-performance-

        http://blog.turgot.org/index.php?post/Tr%C3%A9meau-Productivit%C3%A9

        Sinon un simple raisonnement intuitif confirme qu’en France on est bien au dela des 50% de richesse produite preleves.
        Quand un employe recoit sa part de richesse produite sous forme de salaire, 50% partent en charges employeur. Ensuite il paie 20% d’impots en comptant les cotisations sociales.
        Au moment ou il le depense il paie 20% de TVA.
        Deja la on en est a 68% de prelevement sur la richesse produite sans meme compter ce qui se passe la ou l’argent est depense…et aucune taxe indirecte n’est comptee.
        Donc le niveau de prelevements en % du PIB actuellement a 47% correspond en fait a un niveau de prelevement d’au moins 68% sur la richesse produite.

        Et comme l’Etat depense bien plus que ce qu’il preleve(s’endette), le niveau de depense en % de la richesse produite est lui aussi bien au dela de 68%, bien au dessus des 57% affiches.

        1. Merlin Lacoste

          Oui, encore une fois, ‘La Grève ‘, qui est à la philosophie libérale ce qu’un peplum est à l’historiographie scientifique-un naufrage littéraire- dessert les interets que le livre est censé servir.

          1. Oui et non. Il a de gros défaut, mais il fait passer certaines idées et a beaucoup marqué des millions de lecteurs. Tout n’est pas à jeter, hein.

  2. infraniouzes

    La France, telle un forçat dans les romans de Hugo, traine 2 boulets
    1945 – création et mise en place – avec l’aval de Maurice Thorez – de l’ENA qui nous déverse tous les ans son cortège de je-sais-tout-sur tout- et-avec-moi-ce-sera radieux lesquelles se trompent continuellement mais là n’est pas la question.
    1946 – mise en place des lois communistes ou d’inspiration communiste, jamais abrogées par aucun gouvernement de droite.

    Donc, ceci étant posé, la première tache d’un gouvernement de droite (qui n’a pas peur de ce label) c’est de faire table rase de tout ça.
    J’entends qui disent ce sera le chaos. A ceux-là je rappelle que la Belgique vient de traverser une période radieuse de 18 mois sans gouvernement de partis et que ça s’est merveilleusement passé….

    1. fifou

      mouais je suis mitige sur l’ENA
      avant j’etais de ceux qui trouvaient n’importe-quoi un gouvernement d’Enarques et a applaudis quand Sarko a voulu changer ca
      depuis nos ministres c’est Douillet, Bachelot et Morano…

      1. Calvin

        Non, je confirme…
        Les ministres, ce n’est que de la façade.
        Derrière ces politicien(ne)s, il y a des cabinets d’énarques, des cohortes de technocrates, etc.
        Ce sont eux qui font le mal, car ils vivent vraiment en vase clos.
        Ils sont tous conditionnés à agir de la même façon. Ce n’est qu’à la fin de leur cursus qu’on leur dit qu’ils vont devoir servir une bannière « droite » ou « gauche ». Et ils mettent un vernis final sur des méthodes identiques.

        1. fifou

          oui effectivement
          avec l’association des 2 on est vraiments gates

          finalement le meilleur gouvernement restera le gouvernement Belge de ces dernieres annees…

        2. Lib

          Mouais.

          Je connais pas mal de hauts fonctionnaires, énarques et… libéraux.

          Franchement, je ne pense pas que l’Ena soit un problème en soi.

          Le problème c’est le dogme étatique qui a complètement corrompu la population.

        3. gem

          Suis d’accord avec lib. La France a su perdre une guerre imperdable (1936-1938) et faire tout un tas de conneries socialistes ou nationalistes avant que les énarques prennent vraiment le pouvoir (vers 1960), la suppression de l’ENA ne fera que laisser le champs libre à une autre clique de pipoteurs ni pires ni meilleurs (normaliens, avocats ou polytechniciens). Voir cet article de CP : https://www.contrepoints.org/2012/04/15/79022-henri-fayol-et-lincapacite-industrielle-de-letat-2

        4. Calvin

          @gem : je ne demande pas la suppression de l’ENA, je condamne son omniprésence.
          En fait, ce qui me gêne, ce n’est pas le type de technocrate, c’est le fait qu’il y en ait trop pour diriger notre vie.

          @lib : le dogme étatique a effectivement corrompu surtout la population, mais les élites ayant intégré cette notion en use et abuse, sans en sortir. Ils en sont au final prisonniers comme les citoyens.

      2. christo

        Mais non… il ne faut pas confondre les ministres, qui sont des clowns pour amuser le chaland au journal de TF1 et que l’on change périodiquement… et l’infrastructure de l’état, qui elle ne change pas, qui détient le vrai pouvoir, et qui est en effet totalement polluée.

    2. poney

      Ouais, enfin, pas de gouvernement en Belgique… La Belgique est hyper décentralisée, contrairement à la France, c’est 6 gouvernements (fédéral, wallon, francophone, germanophone, bruxellois, flamand)avec full droits sur leurs compétences, et ça, sans compter les « cocof » et « cocon » de Bruxelles. C’est aussi le record mondial de ministres et représentants par habitants au monde. LA France bureaucratique est presque un paradis à coté.
      Seul un a été touché dans tout ce bordel(le fédéral), et il ne s’est pas mis « en pause », on a simplement reconduit le gouvernement précédant, pré-électoral, et il a fait tourné la machine (en votant même des budgets sans en être totalement mandaté).
      Donc « la Belgique qui fonctionne 18 mois sans gouvernement », faut le dire très vite.

    3. andré

      enfin! il existe des contempteurs de l’ENA; je me sens moins seul…
      l’anagramme sur ce sigle est criant d’évidence, ne trouvez-vous pas?

    1. Théo31

      « En 1981 je me baladais rue Saint-Denis, là je tombe sur une pute superbe, je lui dis – tu sais comment je m’appelle, mais toi quel est ton nom ? – socialisme. Alors je monte avec elle et dans la chambre je m’aperçois que c’est un immonde travelo, elle me dit alors – prends-moi par le communisme ! »

      Serge Gainsbourg

  3. laroche

    Première contribution.
    La seule fois de la journée ou je me sens moins seul est celle ou je viens sur ce blog…merci encore.
    Je ne « veauterais » pour ne pas cautionner cette mascarade.
    Malgré tout, je souhaite la victoire de « Merluchon » ou dans une moindre mesure « Mollande ».
    L’agonie est trop longue et difficile, il faut achever le malade.
    Même si Sarkosy repasse il faudra de toute façon prévenir rapidement la famille.

    La politique du pire genre d’Anconia aurait un certain panache.
    Dans longtemps, le terreau fertile aura remplacé le cadavre pourrissant d’un pays à la dérive et les fleurs pousseront.
    mais avant tous ceux qui n’auront pas quitter le navire vont couler de chez couler.
    Il faudra éprouver les affres du collectivisme dans la chair du corps social pour être débarrassé à jamais.
    Et puis qui est John Galt…

    1. Calvin

      Je suis assez d’accord avec toi… Sauf que « éprouver les affres du collectivisme » peut se révéler réellement dangereux voire mortel.
      Quand Hollande aidé de Méchancon conduira officiellement le pays au désastre (je veux dire comme Sarko en légèrement plus vite), les boucs-émissaires seront certes ressortis (les riches, les financiers apatrides, la dictature des marchés, les étrangers, les expatriés, etc), mais le désarroi sera total, alimenté par la presse mainstream.
      Et là, il n’est pas sûr que la violence ne soit pas au RDV.

      1. Deres

        Croire que Mélanchon est différent, c’est être un peu naïf quand même …

        Il a été au PS jusqu’en 2008, mitterandien pur souche, candidat perdant au secrétariat du PS face à Hollande en 1997, ministre sous Jospin, partisan du oui à Maastricht. Son départ du PS correspond plus à ses ambitions à mon avis.

        Après 2007, il a bien compris que les primaires et le secrétariat général lui bloquerait définitivement le passage vers le haut au PS. Il a donc cherché à profiter de l’exemple du débordement par la gauche du facteur pour créer son parti en vue des présidentiels. Cette stratégie est payante au niveau politique mais n’a aucun autre objectif que personnel.

      2. laroche

        Bien sur.
        La violence et le troubles seront les spasmes agoniques du pays.
        Il faut y être préparer; nous ne sortirons pas de tout ça sans fracas.
        Il faut que ce pays meure pour qu’un autre renaisse mais une ou deux génération seront sacrifiées…cpef rappelles toi.

        Amen.

      3. Pascale

        Et comme dernier bouc émissaire à la mode : les vieux, les retraités qui n’ont fait que de profiter de la chance d’avoir vécu avant les générations futures qui auraient de toute façon fait exactement comme eux.

        1. Deres

          Mouais, quand on voit que dans les sondages, les plus de 60 ans soutiennent majoritairement Sarkozy et que les 50-60 ans soutiennent massivement Hollande, on réalise l’égoïsme absolu des français.

          Je ne me fais pas d’illusion : en annonçant un coup de pouce au SMIC à une semaine des élections, il est possible que Hollande ait gagné pas mal de voix sur les 1.6 millions de smicards français … ce qui peut suffire à faire pencher la balance. Et encore le nombre de smicard a beaucoup diminué depuis 2005 grâce à justement l’absence de coup de pouce. Il faut s’attendre à d’autres annonces de ce type dans l’entre-deux tour.

          A noter que l’Etat fixe déjà le salaire minimum. Pour le salaire maximum, c’est quasiment certain que cela va débarqué prochainement via les impôts confiscatoires ou autre. la dernière étape est d’obliger le privé à s’aligner complètement sur les grilles de salaire du public avec échelons et ancienneté. C’est déjà le cas dans les sociétés para-publiques. Les histoires d’indices sur les feuilles de salaires viennent de la loi écrite par des fonctionnaires qui trouve cela normal que tout soit hiérarchiquement fixé par des valeurs et des règles écrites dans le marbre.

  4. Guillaume

    Les gens veulent du concret : retraite à 60 ans, 60000 profs supplémentaire, voila qui leur parle. En tout cas, autour de moi, ces arguments font mouche.

    1. Oui oui. Et un autre truc concret : 4 millions de chômeurs, des impôts à gogo, le SMIC à 1700€, *tout le monde* au SMIC et la baguette à 20€. Et là, on va commencer à rire.

      1. laroche

        Oui Hash16 la baguette sera à 20 euros mais dans le fournil, sous le manteau.
        Sur le rayonnage il en y aura à 1 euros mais plus dès les 6h30, blocage des prix oblige.
        Evidemment pour l’avoir au prix officiel, il faudra se lever très tôt…ou ne connaître personne.
        Rigolez pas…c’est arrivé à d’autres; et les même causes produisant les mêmes effets.

        1. eheime

          C’est déjà comme ça dans la République Populaire de France.
          OK ça marche pas pour le pain.
          Mais si t’es accoquiné avec les bonnes personnes, tu te loges pour la moitié du loyer normal, tes activités de loisirs sont toutes gratos, tes voyages sont à un prix ridicule.
          Et pour le prix, t’as meme le droit de te plaindre dans les manifs.
          Ca se passe comme ça chez RPF (République Populaire de France).

    2. laroche

      T’inquiètes pas le concret arrive.
      Du lourd, du brutal.
      Des retraités payés en monnaie de singe ou pas payés du tout, des anciens profs vendeurs à la sauvette pour les plus démerdes, enfin non les plus démerdes se seront barrés…

      Patience…

    3. gem

      Les gens sont des cons et si fraisibabar se présentait à n’importe quel autre élection que la présidentielle il finirait en tôle, et les jeunes socialistes et syndicats d’enseignants avec lui :

      Code électoral,
      Article L106

      Quiconque […] par des promesses […] de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs aura obtenu ou tenté d’obtenir leur suffrage, soit directement, soit par l’entremise d’un tiers, […] sera puni de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros.

      Seront punis des mêmes peines ceux qui auront agréé ou sollicité les mêmes dons, libéralités ou promesses.

      […]

      Article L108

      Quiconque, en vue d’influencer le vote […] aura fait des dons ou libéralités, des promesses de libéralités ou de faveurs administratives, […] à une collectivité quelconque de citoyens, sera puni d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 15 000 euros.

  5. Pingo

    Bonjour,

    Dans un premier temps, le Monde a proposé un quiz qui permettait de voir de quel programme politique on est le plus proche…Dans un deuxième temps, voici le quiz bonus, qui permet de miser sur les propositions dont les lecteurs du Monde sont les plus proches…

    My score (basé sur une choix de réponse les + bisous les unes que les autes)

    Votre score : 783/ 1000 points.
    Votre niveau : Politologue réputé
    Vous avez bien cerné les attentes des (é)lecteurs du Monde.fr. Bravo !

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/quiz-programmes.html

    Navrant.

    1. gem

      rah merde, suis battu : 738 point seulement ; j’ai pas du être encore assez bisou.
      mais je reste un « Politologue réputé »moi aussi :-)

    2. Stéphane

      Mouhahah, 801 points, je suis le plus bisou de tous!!!

      Votre score : 801/ 1000 points.
      Votre niveau : Politologue réputé
      Vous avez bien cerné les attentes des (é)lecteurs du Monde.fr. Bravo !

      Doublement navrant.

      1. Nicolas

        Votre score : 815/ 1000 points.
        Votre niveau : Politologue réputé
        Vous avez bien cerné les attentes des (é)lecteurs du Monde.fr. Bravo !

        Nanana nanére ! Je suis un vrai con, moi !

  6. Tablis

    Votre score : 698/ 1000 points.
    Votre niveau : Politologue réputé
    Vous avez bien cerné les attentes des (é)lecteurs du Monde.fr. Bravo !

    Je dois encore être pétri d’illusions…

  7. Nicolas

    Stéphane Richard (Orange) critique « l’idéologie de la concurrence »

    « On commence à comprendre que les conséquences de l’arrivée de Free Mobile vont être lourdes pour l’ensemble du secteur, que ce n’est pas juste une belle histoire soit disant au profit du consommateur ». Les propos de Stéphane Richard, le p-dg d’Orange sont durs mais ils sont le reflet de la critique de l’opérateur envers le modèle de son concurrent.

    http://pro.clubic.com/entreprises/orange-france-telecom/actualite-487088-stephane-richard-orange-ideologie-concurrence.html

      1. Lib

        Je me demande quand même s’il n’y a pas un coup à 3 bandes là-dessous.

        FT utiliserait l’épouvantail Free pour justifier un plan social. Cette boîte a besoin de se réorganiser et ne peut y parvenir avec l’interdiction de licencier qui la frappe.

        Qu’en penses-tu?

  8. BA

    Mardi 17 avril 2012 :

    Lagarde propose une entité paneuropéenne de recapitalisation des banques.

    La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a proposé mardi de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté. La Française n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

    http://www.romandie.com/news/n/_Lagarde_propose_une_entite_paneuropeenne_de_recapitalisation_des_banques19170420122107.asp

    Pour sauver le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne de leur surendettement, les neuneus ont eu plein d’idées, toutes plus géniales les unes que les autres.

    1- La BCE a surchargé son bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

    2- Le FMI a prêté des milliards au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce. Le FMI a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

    3- La BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

    4- Les neuneus ont créé un nouveau truc, le FESF, qui n’a pas d’argent. Le FESF a emprunté des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF a prêté cet argent aux Etats européens surendettés. Le FESF a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

    5- Les neuneus ont encore une fois créé un nouveau truc, le MES, qui n’a pas d’argent. Les Etats de la zone euro, qui sont tous endettés ou surendettés, se portent garants de ce nouveau truc pour qu’il prête de l’argent aux Etats européens surendettés. C’était une idée géniale.

    6- Aujourd’hui, le FMI a besoin de 600 milliards de dollars pour sauver les Etats européens surendettés. Alors le FMI va emprunter de l’argent. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un seul dollar. Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI. Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c’est le pays le plus surendetté du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI. C’est une idée géniale.

    7- La reine des neuneus vient d’avoir une idée géniale mardi 17 avril. La reine des neuneus veut créer encore une fois un nouveau truc, l’EPRB, qui n’a pas d’argent. L’EPRB signifie « Entité Paneuropéenne de Recapitalisation des Banques ». La reine des neuneus n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

    Je sens que ça va encore être une idée géniale.

  9. Blanc Cassis

    Et dire que Sarkozy, aux dires des socialo-melanchonistes, n »a cessé de casser le service public !
    Quand le trio Hollande-Aubry-Mélanchon aura découvert qu’une partie des économies des Français est financée grâce la dette de l’Etat, il saura ou aller chercher l’argent pour financer les dépenses annoncées.

  10. Mateo

    @ h16

    Je ne comprends pas le 2ème graphique: dans quelle catégorie se trouvent les dépenses de santé, éducation, police, justice, défense etc., soit ce qui devrait représenter en cumulé le gros de la dépense publique?

    À moins que les 2 premières soient dans la catégorie prestations sociales et les 3 suivantes dans la catégorie « fonctionnement » (assez tordu comme logique mais bon)?

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