L’Etat croque-mort et sa sordide paperasse

Il y a deux choses certaines, dit-on : les impôts et la mort. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’au-delà des impôts et par delà la mort, la paperasserie que la bureaucratie étatique impose à tous, morts y compris, est devenue en France une incroyable machine à broyer minutieusement les familles.

On se souvient, il y a quelques années déjà, que les sénateurs avaient décidé que la crémation devait être fermement régulée, parce que, comprenez-vous, si on laisse les familles s’occuper de leurs morts, on aboutira forcément à des gens qui font n’importe quoi avec les cendres (les sniffer, les répandre partout dans leur jardin, les jeter en pleine mer sans autorisation de polluer les poissons et tout ça). Bref : devant l’abominable vide juridique qui laissait ainsi les gens libres de faire ce qu’ils pensaient le mieux pour leurs défunts (quelle horreur !), les sénateurs, n’écoutant que leur courage et leur besoin compulsif de fourrer leurs doigts boudinés dans les affaires des autres, avaient pondu une magnifique loi tatillonne qui avaient rapidement mis de l’ordre dans tout ce bazar libre et auto-organisé.

Crémation : toujours faire appel à un professionnelGrâce à leur rapide intervention, il ne fut bientôt plus possible en France d’organiser ses funérailles et sa crémation comme on l’entendait. Ouf ! Il était temps ! Un peu plus, et des milliers de familles se seraient empressées d’aller répandre les cendres de leurs chers disparus depuis des ponts surplombant des autoroutes, provoquant des accidents graves. Sans même compter les petits comiques qui n’auraient rien trouvé de mieux à faire qu’à distribuer les restes de leurs défunts dans des préparations culinaires amusantes, et autres inventions géniales pour se débarrasser d’encombrants souvenirs avec des méthodes que la loi et la morale réprouvent.

On pourrait croire que les pénibleries bureaucratiques ne concernent que les originaux qui choisissent – bêtement – le mode de la crémation pour des raisons forcément troubles (comme, par exemple, s’éviter des frais de mise en bière, d’enterrement, et de concession) et qu’après tout, puisque ces familles font ce choix pour s’éviter des impôts et des taxes – quels rapiats, quand on y pense – au moins, par contraste, on n’enquiquinerait pas trop les familles qui ont, elles, choisi de procéder de la manière normale (à savoir, du bon enterrement stato-compatible et bien reconnu en République du Bisou Égalitaire).

Le récent témoignage d’une de mes lectrices m’a permis d’ajouter quelques intéressantes informations sur le douloureux chapitre de la Gestion Etatique de la Mort. Force est de constater que ce sujet, très très mal couvert par les médias, pour lequel il n’existe qu’assez peu d’information, a été largement laissé au bon vouloir du législateur qui s’en est donné à cœur joie, probablement parce que n’ayant senti aucun frein de la part des médias. Eh oui : en république laïque, les morts n’intéressent pas, on peut donc leur faire subir tous les derniers outrages légaux, ça ne provoquera aucun tollé d’aucun journaliste pas du tout conscientisé.

Si, on le sait, les ennuis commencent en réalité dès la naissance, pour le cas qui nous occupe, c’est au moment où la personne rend son dernier soupir que le niagara d’emmerdements paperassier débute. Et si jamais le défunt a eu la très mauvaise idée de claboter loin de son lieu normal de résidence, alors là, vous décrochez la timbale.

En effet, dans ce cas, vous avez 48 heures (et pas une de plus) pour rapatrier le corps (d’où qu’il vienne). Sinon, quoi que le défunt ait décidé pour ses funérailles, il sera mis en bière. On imagine que le rapatriement depuis certains pays dans ce genre de délais doit donner un délicieux parfum d’aventure dont la famille doit apprécier toute la valeur à ce moment là.

Mais même sans parler de cas pénibles où le défunt n’est pas dans son pays d’origine, lorsqu’il s’agit simplement d’une mort hors de sa commune, ce délai de 48 heures est rapidement passé. En effet, peu importe son choix, il devra être inhumé dans sa commune d’habitation. Ce qui veut dire qu’il faut donc contacter les pompes funèbres du lieu d’habitation afin de faire rapatrier le corps et obtenir les papiers et autorisations nécessaires, autorisations que l’on obtient auprès de la mairie où la personne est décédée. Ici, on comprend qu’on va devoir faire travailler de concert deux administrations complètement étrangères, puisque de deux communes différentes. Le langage administratif étant ce qu’il est, la famille servira d’interprète entre les deux entités.

Eh oui : c’est bien à la famille de faire les petits papiers nécessaires au rapatriement du défunt ; les pompes funèbres ne s’en occupent pas (elles sont, pour rappel, dans la commune de destination). Évidemment, on s’en doute, ces petits papiers sont à la fois simple et peu nombreux : l’original de l’acte de décès, dont on devra aussi fournir une photocopie, l’autorisation écrite de tous les parents directs du défunt pour le rapatriement, avec la photocopie de leur carte d’identité, bien sûr. Et on y ajoutera la photocopie du livret de famille, parce que oui, on a tous, toujours, sur soi, son livret de famille prêt à servir, avec une ou deux photocopie récente pour la joindre à toutes les demandes judicieuse d’une administration pour laquelle la mort n’est, rappelons-le, qu’une petite étape rapide, et une série de cases à cocher dans une douzaine de cerfa. Pas plus.

distributeur de tickets d'attenteMuni de ces papiers indispensables (sans lesquels il va de soi que les familles détourneraient le cadavre pour le manger en petits morceaux goûtus, marinés dans une sauce maison, ou en barbecue, entre voisins), on peut aller à la mairie y faire les actes de décès pour les registres civils. Si tout se passe bien (mairie ouverte, horaires idoines, personnel compréhensif, démarches simples, papiers tous corrects), la mairie donne l’autorisation pour le transport du corps. On imagine assez bien que dans une petite commune, on doit faire face aux horaires judicieusement ciselés pour éviter toute praticité. Et dans une grande commune, on peut y ajouter l’inévitable distributeur de tickets, la queue interminable et la probabilité non nulle d’arriver devant le guichet pour entendre « Ah désolé revenez plus tard là c’est fermé ». Parce que, rappelez-vous bien que personne ne meurt un samedi soir d’août à 500 km de son lieu d’habitation. Personne. On est en France, merde. Les gens, bien élevés, meurent chez eux le mardi, entre 10h et midi !

Vous ne le savez sans doute pas, mais il y a un acte de décès civil, qui vous sera remis, après quelques péripéties bureaucratiques, par la municipalité où aura eu lieu le décès. Enfin, si elle est ouverte. Et il y a aussi un acte de décès médical, qui vous sera remis, après quelques autres péripéties bureaucratiques sans rapport avec les précédentes, par l’hôpital ou la clinique qui aura constaté le décès. L’original de cet autre acte vous sera indispensable pour que le croque-mort puisse trimbaler le défunt. Et comme personne (ni à la mairie, ni à l’hôpital) ne vous remettra le précieux certificat si vous ne le demandez pas (ce qui suppose de savoir qu’il existe et qu’il vous est indispensable, hein, bien sûr), vous serez bon, à un moment ou un autre, pour trotter dans l’établissement médical pour le réclamer.

Heureusement, là encore, ce sera facile puisque les services administratifs de ces endroits sont ouverts de façon extensive, que leur personnel y sera, comme d’habitude, charmant, compréhensif et prêt à se mettre en quatre pour atténuer la douleur de la perte d’un proche. Mais faut pas pousser. Ce sera le mercredi, entre 14:00 et 15:30, et encore, si Simone n’a pas pris ses congés d’août. Sachons vivremourir. 35h et tout ça. Non mais.

Tout ceci, évidemment, est un parcours possible. On imagine sans mal qu’il peut y avoir quelques embûches supplémentaires qui ajouteront au côté épique. Tout le monde ne meurt pas forcément dans sa commune de résidence ou dans la commune avoisinante. Tout le monde n’a pas forcément une famille nombreuse et débrouillarde, dont chaque membre, fonctionnaire ou assimilé, peut prendre plusieurs jours de congé au débotté. Tout le monde n’a pas forcément des membres de sa famille libres de leurs mouvements, motorisés ou disposant d’un salaire souple et large (ou, à défaut, d’un banquier compréhensif ou d’une assurance en béton armé) permettant d’organiser tous les déplacements.

Pour les naïfs qui s’imagineraient encore que la mort est, finalement, une délivrance, ne rêvez pas : dans la patrie des Droits de l’Homme, les droits sont millimétrés, et lorsqu’on vient de mourir, on n’est plus un Homme et on n’a donc plus que le droit de subir la paperasserie étatique, en long, en large, en travers. On ne fait pas ce qu’on veut avec le corps d’un défunt. Même pas lui rendre hommage sans le cerfa 27B-7 tamponné ici et là.

Funérailles agitées

Et non, vous n’aurez pas le droit de vous faire enterrer là où vous voulez (chez vous par exemple), sauf dans des conditions très particulières, encadrées par une palanquée d’articles législatifs taillés au cordeau pour, en définitive, rigoureusement écarter la plèbe de ce genre de facilités (on pourra se rappeler du cas de Jean Gabin, dont la famille avait du subir un parcours administratif « rigolo » pour que les cendres de l’acteur soient bien répandues en mer selon sa volonté). Quant à la dispersion, justement, elle doit faire l’objet d’une autorisation explicite de la mairie de la commune où la cérémonie aura lieu, sans doute pour éviter le cas où cela se fait de façon amusante, sur des pare-brises de voitures, au milieu d’un match de foot avec l’urne, ou je ne sais quoi d’autre. Il est indispensable, là encore, que l’Etat y mette son nez. Il en va de la vie mort de ses administrés, quoi !

Bref.

Si l’on ajoute les lois sur la crémation à ces parcours administratifs innovants et jouissifs lorsqu’un décès survient, si l’on n’oublie pas que viennent ensuite tous les organismes d’état à commencer par le fisc pour grignoter un peu le corps froid, on comprend que la mort n’est, depuis bien longtemps, plus une affaire intime, la cérémonie n’est plus ce dernier moment privilégié de salutation, d’adieu à un être cher, c’est, avant tout, une simple étape de plus que nous fait subir le plus froid des monstres froids, avec une bonne quantité d’avanies et de vexations pour bien nous faire comprendre qu’il nous possède, de la naissance à la mort, et au-delà.

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Commentaires82

  1. H.

    N’oubliez pas de faire signer l’intêressé avant le plombage du cercueil, vous seriez bien embêtés.

    J’ai appris récemment que la détention de l’urne était impossible au-delà du certain délai dont on dispose pour répandre les cendres.

    En revanche, pas de problème si ce sont les cendres de votre chien. Curieux de voir les zautorités faire la différence entre les cendres de Médor et celles de Papy…

    1. Jeanpierre

      C’est une histoire psychologique. On a noté des cas de troubles psychologiques dû à la présence de l’urne dans la maison. Quand une personne décède, il est important que les proches fassent leur deuil, qu’ils acceptent que l’être cher soit parti. C’est peut être un peu rude dans ma façon de dire mais c’est l’idée générale. C’est pourquoi les législateurs ont pris cette disposition. Dans ce cas précis, c’est plutôt bien vu. D’après ce que j’ai cru comprendre, ils ont d’ailleurs pris cette disposition à la demande des psy (probablement un comité consultatif ou autre).

      1. gameover

        Je ne sais pas si vous avez lu l’article au sujet de la crémation.
        Je l’ai lu cet aprem pour ma part ainsi que celui-ci.
        http://h16free.com/2005/11/02/45-quand-nos-elus-s-ennuient

        Ce n’est pas votre façon de dire qui est rude, c’est que vous dites qu’il était nécessaire de légiférer sur les cendres issues de la crémation… en justifiant que de votre avis c’était à la demande des psys, ce qui à nul moment n’est écrit dans les extraits du projet de loi et quand bien même cela aurait été…

        Relisez bien toute la réglementation attachée aux cendres et à tous les frais que cela engage en équipements à construire, terrains à entretenir et paperasses à faire, fonctionnaires à occuper alors qu’aucune vérification n’est possible pour celui qui irait disperser les cendres où ça lui chante quand bien même il aurait déclaré à l’autorité le contraire.

        DES CENDRES !

        Légiférons aussi sur les quignons de pain dur…

        Comme dit h16 c’est une proposition de loi d’un sénateur qui s’ennuie… et c’est ce qui nous tue.

  2. Le Gnome

    Ajoutons pour faire bonne mesure que la TVA appliquable sur les inhumations, crémations est de 19.6 %, la plus chère d’Europe pour ce genre de prestation.

    Y’a pas de petits bénéfices. Une petite canicule et hop, le déficit de l’Etat est en baisse.

  3. Pere Collateur

    Pas mal le choix de l’image de Terminator 3 avec la scène du cerceuil.

    D’ailleurs, pour rester dans le champs lexical du Terminator, on a un exemple dans Terminator premier du nom, ou il propose une méthode efficace pour traiter avec le fonctionnariat:
    C’est la fameuse scène du I’ll be Back. Dommage que je n’ai pas trouvé d’immage pour illustrer…

  4. Aurélien

    Dire qu’il suffirait que toutes les données (où, quand, comment on souhaite être enterré ou réduit en cendres) soient pré-enregistrées sur, au hasard, notre carte vitale…
    Mais on serait pas à l’abri d’alléger les démarches et il faudrait obliger les gens à penser à « ça » alors que tout va si bien, et ça, c’est vraiment pas calinoutoudou.

    1. H.

      Pas plus tard que la semaine dernière, en fin d’apéro – avant de passer à table – mon père a conclu un débat dissous dans le Pastis et le Monbazillac, en émettant comme dernière volonté d’être (après décès…) broyé, passé à la moulinette et composté pour ne pas consommer d’énergie à la crémation, ne pas être responsable d’émission de quoi que ce soit, que la matière organique soit réutilisée à faire pousser nos patates et que le coût soit quasi nul.
      Du coup… on n’est pas sortis de l’auberge !!

      1. Yrreiht

        Oulà, attention aux légumes, ils seront empoisonnés par les restes de médicaments et d’additifs alimentaires qui s’accumulent dans nos corps, sans parler des dents « plombées », en fait un amalgame de mercure (hautement toxique). Hé oui, vu comme il est nourri et soigné, l’humain n’est plus comestible ni même utilisable comme compost…

        1. Et d’ailleurs, on soupçonne même que certains se réveillent d’entre les morts et reviennent pour manger nos cerveaux ! Argh !

  5. Higgins

    D’ici quelques temps, notre excellente administration de chargera de nous signifier la date et l’heure auxquelles nous devrons quitter cette vallée de larme (de crocodile) grâce à un programme informatique concocté par nos zélites. Seront pris en compte notre parcours professionnel, nos notes de scolarité, notre assiduité à voter, nos points sur le permis, les impôts payés, le nombre de jours de congés-maladie pris, les blogs que nous auront suivis (autant dire que pour les lecteurs de H16, nous sommes mal barrés), notre appétence à vivrensemble, etc… toutes sortes de paramètres visant à équilibrer les comptes de la SS et le déficit de l’état. Je crois que c’est Richard Matheson qui a traité ce thème dans une de ses excellents nouvelles (trois tomes chez « J’ai lu », à lire pendant les vacances).

    1. Calvin

      Il y a des maires qui ont produit des arrêtés interdisant de mourir dans leur commune.
      En France, ce fut fait en 2008 dans la commune de Sarpourenx.
      Le pire, c’est que le maire est décédé quelques mois plus tard !
      Dans la commune de Cugneaux, en 2007, il était interdit de mourir sans avoir de caveau…

  6. Jesrad

    « Et il y a aussi un acte de décès médical, qui vous sera remis, après quelques autres péripéties bureaucratiques sans rapport avec les précédentes, par l’hôpital ou la clinique qui aura constaté le décès. L’original de cet autre acte vous sera indispensable pour que le croque-mort puisse trimbaler le défunt. »

    Des fois qu’il trimballe un cadavre pas tout à fait mort, hmm ?

    Quod usque tandem ? J’veux dire, à quel moment les gens ordinaires vont-ils relever le front et se dire « mais p*tain de b*rdel de m*rde ces gens-là sont absolument, totalement, et dangereusement CINGLES, et il faut les mettre en asile » ?

    1. H.

      Si un proche passe l’arme à gauche un peu loin des bases, mieux vaut l’allonger en mode « dodo » à l’arrière de la voiture et le rapatrier en lousdé dans sa chambre où il sera mort pendant son sommeil.

        1. shadoko

          j’ai connu une personne qui organisait un pèlerinage religieux à Lourdes en train, départ de l’ouest de la France. Ils organisaient le départ par trains entiers de malades, paralytiques, handicapés mentaux et physiques en billets collectifs.Sur plusieurs centaines de pékins, il en mourrait forcément un pendant le trajet ou sur le site. Au vu de la tracasserie administrative ahurissante et du coût exorbitant, le responsable nous racontait qu’il avait ramené plusieurs fois un mort qu’on mettait sur un brancard dans le train du retour ou bien on l’asseyait entre deux personnes sur la banquette. C’était en train de nuit et on prétendait qu’il ne s’était pas réveillé à l’arrivée…l’association avait son médecin attitré… très compréhensif. Et comme vous dites « il ne faut pas se faire gauler », mais la législation n’autorise le diagnostic de décès que de la part d’un médecin. Le responsable nous expliquait que pas même un policier, un juge etc…ne pouvait prétendre que cette personne était décédée quand on leur disait qu’elle dormait!
          c’est véridique et c’était dans les années 1990. Maintenant je ne sais pas si cela serait réalisable.

      1. Higgins

        Je confirme. Autre exemple: aucun blessé ne meurt pendant un transfert aérien (cas d’une évacuation sanitaire par exemple). Il décède toujours au moment de l’atterrissage. La raison: le certificat de décès doit être signé par le maire (ou son représentant) de la commune où le décès a eu lieu. Vous imaginez la complication si on ne prenait en compte que les coordonnées GPS du vrai décès, sans parler que le transport de personnes non-vivantes (c’est pour la novlangue) est strictement règlementé.

        1. Aristarque

          non-vivantes mais pas encore décédées selon l’A.A.N.E (association pour l’amélioration de la novlangue européenne).
          ;-)

      2. Robert Marchenoir

        J’ai un ami qui est mort à l’hôpital à Paris. Il habitait à Paris, mais était lyonnais. C’est le personnel de l’hôpital lui-même qui a mis son corps dans une ambulance, en toute illégalité, afin qu’il puisse être enterré à Lyon, près de sa famille.

        Comme quoi, on a parfois besoin de fonctionnaires pour lutter conte l’absurdité fonctionnariale.

        1. Calvin

          Oui, il reste des chouettes personnes qui ont compris qu’ils sont au service du public, donc de tous, et non aux ordres d’une Méta-Entité le Service Public.

  7. eheime

    Allez, je vais me faire l’avocat du diable.
    Je pense qu’une des raisons de ces paperasseries vient de la volonté de contrôler les états civils. Il y a certaines populations qui vivent curieusement plus agées. L’explication est que certains (des immigrés par exemple) bien vivants prennent les papiers de morts. Ca complique les choses s’il faut se débarrasser du cadavre en catimini… Idem si vous avez tué quelqu’un. Ca va attirer l’attention. Si on est libéral jusqu’au bout des ongles on se demandera l’intérêt de ce controle (encore que pour les meurtres, on peut y voir l’intérêt). Mais dans une logique étatique de contrôle des états civils, même si on est contre, cela à tout son sens à mon avis. Bon après on connait le fonctionnement de l’administration française qui a totujours une bonne raison pour reporter la charge de son travail sur l’admnistré, surtout en métant l’administré au milieu lorsqu’il s’agit de faire dialoguer deux administrations entre elles, ce qui explique toutes les paperasseries.

    1. eheime

      En pratique, les gens se plaignent surtout de l’aspect matériel (frais funéraires énormes, officiers des cimetières communaux peu zélés, ..) mais rarement de la paperasserie.

      1. Ouais enfin ça c’est jusqu’au moment où ils doivent la gérer, la paperasserie. En réalité, heureusement, l’écrasante majorité des gens meurent près de chez eux, ce qui simplifie la donne.

      2. Jesrad

        Je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que, si je venais à mourir là, ma femme n’aurait aucun mal avec l’aspect pécunier, mais ne parviendrait certainement pas à surmonter les obstacles administratifs.

        1. Pandora

          On soupçonne dans cette remarque sexiste un brin de misogynie : les femmes peuvent aussi se battre contre l’administration et elles ont autant de chance de gagner (ou plutôt de perdre).

  8. eheime

    Après sur l’aspect disposer du corps , il y a une explication sanitaire (n’oublions pas qu’à une certaine époque des villages entiers étaient décimés par des maladies contagieuses). Mais il faudrait clairement alléger tout ça au lieu de l’alourdir. Rependre ses cendres, peu importe où, ne causera de tort à personne. Et à défaut d’épidémie, se faire enterrer chez soi est tout de même peu dangereux pour les autres.

  9. Le Gnome

    Je m’étonne par ailleurs que les Verts ne se soient pas prononcés pour l’interdiction de la crémation, dévoreuse de ressources énergétiques non renouvelables et qui nuit gravement à la biodiversité. Pensez aux petites bêtes qui ont faim !!!

  10. vicnent

    Tu as une source de ces fameuses (et ubuesques) 48h ? Pas plus tard qu’il y a 2 mois, une de mes grands mères décédées le vendredi a été incinérée bien plus que 48h après (ça devait être pas loin de 4 jours)

    surtout que ici : http://vosdroits.service-public.fr/F1558.xhtml on lit que c’est totalement faux :

    La crémation doit avoir lieu au moins 24 heures et au plus 6 jours après le décès, en France. Si le décès s’est produit à l’étranger, le délai est de 6 jours au plus après l’entrée du corps en France.
    Les dimanches et les jours fériés ne sont pas comptés dans ces délais.
    Une dérogation à ces délais peut être accordée par le Préfet du département selon les circonstances.

    Enfin, les cendres peuvent être dispérsées en pleine nature (hors voie publique) si on le souhaite.

    Bref, billet décevant… :-(

    1. Ici, je ne parle pas de la crémation, mais de la non-mise en bière. Pour que le corps soit « rapatrié » sans être mis en bière d’office, il faut qu’il le soit en moins de 48H. Pour la crémation, c’est autre chose. Et pour ce qui est d’être répandu en pleine nature, je t’assure que ce n’est pas aussi simple que ce que les sites indiquent, et qui n’ont aucune valeur de loi. D’ailleurs, le lien (dans le billet) sur les lois (datant de nov. 2005) expliquent ça.

      Enfin, il ne faut pas oublier que la loi inscrit clairement ce qui est possible ou pas. Et la pratique, en préfecture et en mairie, c’est complètement autre chose. De la même sorte que la préfecture ne doit pas réclamer tel ou tel papier pour tel ou tel acte, mais … le fait quand même (le billet sur les renouvellement de papiers des immigrés légaux en préfecture d’Antony est un exemple facile à se rappeler).

      En matière de lois, le particulier ne peut rien et l’État peut tout.

        1. Jules

          Certains commentaires sont affligeants, « t’es pas content ? Casse toi aux zéta zuni salop de bourgeois ! » … On croit rêver.

  11. Camille Lienhard

    Article très intéressant, qui me fait penser à un excellent roman de Balzac, « Ferragus », à la fin duquel un demi-chapitre (« où aller mourir ? ») relate le combat administratif du protagoniste principal pour incinérer son aimée. Il y a de très bon passages, comme celui-ci :

    « L’exhumation de Mme Jules était une question de voirie. Donc le bureau de police travaillait à répondre vertement à la pétition, car il suffit d’une demande pour que l’Administration soit saisie ; or, une fois saisie, les choses vont loin, avec elle. L’Administration peut mener toutes les questions jusqu’au conseil d’État, autre machine difficile à remuer. Le second jour, Jacquet fit comprendre à son ami qu’il fallait renoncer à son projet ; que, dans une ville [Paris] où le nombre de larmes brodées sur les draps noirs était tarifé, où les lois admettaient sept classes d’enterrements, où l’on vendait au poids de l’argent la terre des morts, où la douleur était exploitée, tenue en partie double, où les prières de l’église se payaient cher, où la Fabrique intervenait pour réclamer le prix de quelques filets de voix ajoutées au Dies irae, tout ce qui sortait de l’ornière administrativement tracée à la douleur était impossible.
    « C’eût été, dit Jules, un bonheur dans ma misère, j’avais formé le projet de mourir loin d’ici, et désirais tenir Clémence entre mes bras dans la tombe ! Je ne savais pas que bureaucratie pût allonger ses ongles jusque dans nos cercueils. » »

  12. Tremendo

    Hormis le papier de merde de l’hôpital (il faut tout de même bien prouver aux assurances et tout le bazard qu’il y a un mort), le reste se passe de commentaires.

  13. vdf

    Il y a aussi dans la liste la production d’un « certificat de mort naturelle » demandé, un bon mois plus tard, par une assurance qui n’a pas l’intention de régler ce qu’elle doit avec la célérité qu’on attend d’elle.

    Ceci afin de prouver que le bénéficiaire de l’assurance n’ait pas trucidé le défunt.

    Ce certificat est rédigé par le médecin ayant constaté le décès. S’il s’agit d’un toubib du samu, nouveau parcours du combattant. Ca se ballade partout, ces ptites bêtes-là, et mettre la main dessus demande beaucoup d’opiniâtreté. Et, quand on le trouve, c’est pas fini. Il n’a pas que ça à faire (c’est tout à fait vrai) et la secrétaire doit d’abord lui demander l’autorisation de rédiger, qu’il donne, elle rédige, il signe, elle vous téléphone trois jours plus tard d’un ton triomphal en annonçant que tout est prêt.

    Le fait que la gendarmerie ne soit pas intervenue sur recommandation du médecin n’est pas considéré comme une preuve suffisante.

  14. shadoko

    la lourdeur administrative peut aussi s’expliquer pour éviter l’usurpation d’identité d’un mort?
    quoiqu’il en soit : nous n’avons pas la chance de vivre en Grèce où les bicentenaires handicapés, aveugles, sourds et chômeurs touchent des pensions diverses et variées. Quels beaux pays où les vieux ne meurent jamais : en Afrique du nord, voyez le mystère des centenaires Algériens, aussitôt pensionnés, aussitôt immortels! plus vite qu’à l’académie française. Pas besoin d’un gros dossier, pas besoin d’avoir travaillé, ça c’est de la sélection naturelle les gars, Darwin aurait adoré.

  15. poney

    Raaaah, durant tout l’article je me suis attendu à voir un jeu du mot du genre « Ash 16 … », c’eut-été (tcheu, je parle bien ajd) joli !

  16. BA

    Vendredi 3 aout 2012 :

    Une information très importante :

    LES TRAITES EUROPEENS VIENNENT D’ETRE VIOLES :

    Article 21
    Opérations avec les organismes publics
    21.1. Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    La Grèce échappera au défaut de paiement en août, grâce à un prêt relais de 6 milliards d’euros accordé, à titre exceptionnel, par la banque centrale grecque. Mais le gouvernement grec n’aura droit à aucun répit estival.

    Pour éviter le scénario catastrophe en plein été, les responsables de la zone euro ont accepté une solution technique impliquant la banque centrale de Grèce, autorisée à faire une avance au Trésor grec de 6 milliards d’euros à court terme en août. Cette solution, autorisée exceptionnellement, permettra à Athènes d’assurer ses échéances en déchargeant la BCE de toute responsabilité. Car tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE.

    «Demander un délai de remboursement à la BCE aurait déclenché un psychodrame grec en plein été. Il fallait donc agir différemment et faire circuler les liquidités. C’est un soulagement, même s’il est minime», conclut Vassilis Daskalopoulos.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

    La banque centrale de la Grèce va prêter 6 milliards d’euros au Trésor public grec.

    L’avantage de ce prêt : « tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE. »

    C’est ça, l’avenir : une banque centrale nationale prête de l’argent au Trésor public national.

    C’est ça, l’avenir.

    Contraints et forcés, nous y viendrons.

    1. Pandora

      Rester riche ?
      Avec tous les impôts qui nous tombent dessus (je ne parle pas des contributions exceptionnelles qui touchent les hauts revenus, n’étant pas concernée, mais de toutes les taxes qui s’ajoutent sur chaque produit et chaque année)?
      Il paraît que c’est du provisoire mais en matière d’impôts, j’ai un doute.

  17. Pascale

    Il existe bien une solution imparable pour ne pas ennuyer ses proches avec sa mort, c’est donner son corps à la médecine. C’est ce qu’avait fait ma grand mère. 24h après son décès la faculté de médecine est venue chercher le corps et je n’en ai plus jamais entendu parler… Je n’a même pas souvenir d’avoir signé le moindre papier.

    Depuis que j’étais toute petite, j’avais toujours entendu ma grand-mère qu’elle ferait don de son corps à la médecine « pour ennuyer personne ». Le coup était réussi mais c’est quand même un peu dur pour ceux qui restent. En effet, on s’aperçoit alors qu’il y a un propriétaire pour le corps et que le droit de propriété est, dans ce cas, farouchement défendu par la loi.

    1. Rocou

      Pour « donner » son corps à la médecine, il faut payer. Par ailleurs, si le corps ne convient pas (trop vieux), « la médecine » ne le prend pas (mais a encaissé votre pognon). Il faut « donner » son corps à la médecine de son vivant, sinon, ça ne fonctionne pas.

    1. shadoko

      quelle horreur, vous avez pensé que votre corps pourrait être servi à la cantine de l’assemblée nationale sous forme de petite tablette verte. Vous finiriez en caca de député, sacrilège suprême, malheureux!

      1. Calvin

        Ils mangeront jamais de l’alimentation de base.
        Les derniers dans ce pays à s’empiffrer de petits fours hors de prix, ce seront nos députés.
        Pas de souci de ce côté !

  18. labolisbiotifool

    Hache seize fait dans le morbide maintenant …
    Mais d’ ou donc lui vient cette haine de notre Etat-Maman,
    si bon et protecteur avec nous autres, pauvres contribuables mortels ? Hein ?
    A mon avis, il espère devenir un jour un cadavre libre …
    Pauvre de lui … c ‘ est pas demain la veille :)
    Ou la vieille : hache, êtes vous mâle blanc, ou femelle ?
    Je me pose la question , koi !!!

  19. BA

    Le jeudi 2 aout 2012, dans la zone euro, l’information la plus importante de l’année 2012 a été cachée par les télévisions, par les radios, et par presque tous les grands titres de la presse papier :

    En zone euro, il y a eu le réarmement d’une banque centrale nationale, en violation de tous les traités européens.

    Qu’est-ce que le réarmement d’une banque centrale nationale ?

    C’est quand une banque centrale nationale prête de l’argent à un Trésor public national.

    TOUS LES TRAITES EUROPEENS INTERDISENT QU’UNE BANQUE CENTRALE NATIONALE PRETE DE L’ARGENT A UN TRESOR PUBLIC NATIONAL :

    « Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce est une information historique.

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce montre ce qui nous attend dans les années qui viennent, en Grèce et dans d’autres pays européens :
    - L’éclatement de la zone euro.
    - Le retour aux monnaies nationales.
    - Le réarmement des banques centrales nationales.
    - En Grèce et dans d’autres pays européens, une banque centrale nationale prêtera de l’argent à un Trésor public national.

  20. Sigognac

    Personnellement je suis etatiste

    Et y’a du beau linge dans les étatistes. Hitler, Mussolini, Robespierre, Staline, Lenine, Castro, Mao, Polpot, Kim Jong Il, et plein d’autres encore.

    et je ne comprends pas trop la haine contre l’etat qui s’exprime continuellement ici.

    Heu. C’est parce que tu n’as aucune culture historique.

    Par exemple pour la culture.

    Et quel exemple !

    vous voulez la suppression du ministère de la culture alors que son budget n’est même pas à hauteur de 1% du budget de l’etat.

    Il est supérieur à la Justice. Accessoirement, il est bien supérieur à 1%. Tu n’as aussi aucune culture économique.

    En contre-partie ce ministère permet de maintenir un fort courant culturel sur l’ensemble du territoire et pas simplement qu’à Paris.

    Hi hi hi. C’est drôle.

    Demandez donc au Marseillais s’ils se souviennent qu’avant l’action de l’etat cette ville et sa region était un veritable DESERT culturel.

    Les Marseillais apprécieront. Bon. Les cuistreries ont un coût horaire important. Bye bye.

    1. Higgins

      Sur la politique culturelle, voir ce qu’en dit Authueil (http://authueil.org/?2012/08/01/2037-vers-la-fin-de-l-exception-culturelle): « Mais tout cela a dérapé. D’abord, les résultats ne sont pas forcément au rendez-vous, culturellement, bien entendu. On a une belle industrie du divertissement, mais peut-on encore appeler cela de la Culture ? En littérature, où sont les talents français ? Si le top du top, c’est Le Clézio, on est mal barré ! Au bout de 20 ans, le contrat « culturel » n’est pas complètement rempli. Même si les responsabilités sont en partie ailleurs (le faillite intellectuelle de l’université française pèse lourd), le rapport est médiocre entre l’argent public investi et les chefs d’œuvre produits, indispensables au rayonnement international…c’est que le divertissement a pris la place de la culture,… » (et encore, il reste poli et courtois).

  21. Sancelrien

    Vous semblez n’avoir enterré personne depuis quelque temps. Personnellement j’en suis au troisième enterrement depuis quelques années ( pas ma faute, je le jure ! ) et tout ça je le savais déjà. Maintenant, quant au fait qu’il faut une nouvelle révolution pour faire table rase et reconstruire la France, bien d’accord.

  22. max

    Les ministres du nouveau gouvernement, embauchés au lendemain du 7 mai 2012 donc depuis 2 mois 1/2, sont déjà en vacances !
    Ils ont droit paraît- il à 15 jours de congés d’été après 2 mois et demi de travail … Les veinards ! Dieu (le président Flanby) les leur a augustement accordés sans se demander si c’est conforme au droit du travail. Pour des « salariés » payés 22 000 euros par mois..(Jean-François Copé dans le livre « L’oligarchie d’incapables » estime qu’un quidam « qui ne gagne que 5000 euros/mois est un minable »…)

    Les ministres, augmentés de 70% (rien que ça) en 2007 par Fillon/Sarkozy, n’ont pas vu leur salaire réduit par Hollande…pourquoi donc n’a -t-il réduit de 30% (seulement) que son propre salaire et celui de son PM Ayrault ?

    Ils ont bien de la chance. ça paye d’intriguer dans les couloirs, de faire de la lèche pour être nommé(e) ministre.Et en plus après, ils ont droit dès la fin de leur mandat gouvernemental, à une pension à vie ( entre 5 et 10 000 euros/mois) payée tout de suite sans attendre 62 ans comme les simples salariés..

    Personnellement comme secrétaire (bénévole évidemment) d’une association je n’ai même eu droit au remboursement de mes frais de déplacements pour le compte de l’association, remboursement que le président de l’asso m’a refusé, en prenant la précaution de demander l’avis des membres du CA (dont je fais partie) ! Comme ils avaient compris qu’il était contre ce remboursement, personne n’a osé me soutenir ! Motif avancé (arbitrairement) : le point de départ doit être la commune du siège de l’association…où habite justement le président. Donc si le membre du CA habite à 45 km, et fait 90 km aller- retour en plus du trajet théorique depuis la commune du siège de l’asso, il n’a pas droit au remboursement !..
    Ce n’est écrit nulle part dans le règlement de l’association..C’est ainsi parce que son président l’a décidé, seul. La présidente précédente, à laquelle j’en avais parlé était d’un avis opposé : elle m’aurait remboursé sans problème.Du coup j’ai été à deux doigts de démissionner..

    Les ministres, payés royalement pour avoir droit à 15 jours de vacances après 2 mois et demi de travail,paient-ils de leur poche leurs déplacements pour le compte du gouvernement Ils ont droit à des voyages gratuits en avion, en TGV, sont exemptés de payer leurs timbre- postes, leur téléphone, sont éclairés gratis, ont des voitures avec chauffeurs payés aux frais de la princesse…

    Les salariés ordinaires ont droit à 2 jours de congés par mois de travail. Embauchés en mai, ils n’ont pas droit à 15 jours de vacances en août ! 3 mois après leur embauche ils n’ont droit à aucun congé, même en août pendant le ramadan.
    J’en connais plus d’un.
    Et après ça les ministres aiment se présenter comme des martyrs du boulot !

    1. Calvin

      Je l’ai déjà dit ailleurs, mais je le redis.
      Sans vouloir défendre ce gouvernement, si les ministres sont en vacances, c’est parce que c’est l’été et que cela tombe peu de temps après les élections.
      Des vacances par anticipation, ça existe, et ces gens ont de plus été auparavant élus, etc…
      Ton commentaire est curieux pour autre chose.
      Ils ont pris 15 jours de congés après non pas 2 mois et demi de travail, mais au contraire 2 mois de demi de brassage de vent.

  23. Cultilandes

    Sans doute tout ce fatras règlementaire est à alléger, mais:

    - tout le monde ne peut pas se faire enterrer au cimetière marin de Sète ou au « Père Lachaise »

    - Il arrive que les enfants, conjoints et autres ne soient pas d’accord sur la destination du cadavre ou de ses cendres. C’est alors que les législateurs se croient obligés de trancher…

  24. Alex6

    Tiens a propos de l’administration francaise, j’avais narre ici mon aventure pour obtenir mon passeport francais a l’ambassade de France a Sydney. Bref, j’ai le plaisir d’annoncer que j’ai fini par abandonner la procedure, ayant entre temps demenage dans une autre ville et n’ayant plus entendu parle du consulat depuis.
    Je voyage donc desormais sur mon passeport australien et n’ai plus de passeport francais. J’attends maintenant avec impatience qu’ils me relancent, je sens que je vais etre desagreable…

  25. BA

    Les gouvernements se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes compagnies d’assurance se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes banques se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait.

    Nous venons d’apprendre que les compagnies aériennes se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

    Et nous venons d’apprendre que les compagnies pétrolières se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

    Conclusion : en zone euro, les acteurs politiques et les acteurs économiques se préparent tous à la dislocation de la zone euro.

    IAG prête à une sortie de l’Espagne.

    Le groupe International Airlines Group (IAG), qui réunit la compagnie aérienne britannique British Airways et l’espagnole Iberia, a reconnu se préparer à l’éventualité d’une sortie de l’Espagne de la zone euro.

    « Vu notre présence dans ce pays, et notre exposition en zone euro de façon générale, nous avons réfléchi à la manière de réagir en cas de dislocation de la zone euro », a expliqué le directeur exécutif du groupe, Willie Walsh, vendredi lors de la présentation des résultats d’IAG, cité par The Telegraph.

    Un groupe de travail « Sortie de l’Espagne de la zone euro » a été mis en place il y a quelques temps avec l’aide de conseillers extérieurs.

    Ses travaux ont « très bien avancé », a précisé Willie Walsh.

    Résultat, le groupe IAG a réduit son exposition aux établissements financiers espagnols de 27% à 3% en six mois.

    Il serait « surprenant » que les autres grandes compagnies qui opèrent en Europe n’aient pas des plans d’urgence similaires, a estimé Willie Walsh.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/04/97002-20120804FILWWW00357-iag-prete-a-une-sortie-de-l-espagne.php

    Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell préfère retirer des fonds des banques européennes à cause des risques associés à la crise de la dette en zone euro, a indiqué l’un de ses dirigeants.

    « Nous n’avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe », a expliqué le directeur financier Simon Henry au journal The Times paru lundi.

    Shell préfère ainsi déposer ses 15 milliards de dollars de liquidités sur des comptes américains ou les transformer en bons du Trésor américains, poursuit le responsable, selon des propos rapportés par le quotidien britannique.

    Le groupe basé à La Haye est certes contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations mais préfère ainsi en laisser l’essentiel ailleurs pour éviter les risques associés à la crise en zone euro.

    « Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit » en Europe, a toutefois précisé M. Henry, alors qu’on lui demandait s’il considérait de la même manière l’Allemagne et les pays les plus fragiles du sud du continent.

  26. fred

    Je me demande ce qu’il advient de vous si vous mourrez sans aucune famille encore en vie : ce sera vraisemblablement mon cas (célibataire, pas de frères ou soeurs, plus de cousins, etc.) ?? Quelqu’un sait ?

      1. fred

        Hum, je suis prof de physique dans le monde paramédical, et vu comment les étudiants en méd. respectent les corps des pauvres gens qui ont « fait don de leur corps à la médecine », ben non, vraiment, je préfère nettement la fosse commune ! :)

        1. Calvin

          Blague à part, une fois qu’on est mort…
          Même si on croit à la vie éternelle, la réincarnation, etc… un cadavre reste un cadavre.

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