Le discret enterrement du rapport Gallois

Bon, ne le répétez pas, ce serait dommage qu’on le remarque, mais le légiste est formel même s’il ne fait que chuchoter pour ne pas éveiller l’attention : le rapport Gallois est mort et a déjà été enterré, sans famille ni amis (ni fleurs, ni couronnes). Pour les causes du décès, il est catégorique : fiscalosclérose carabinée.

Dès son évocation, on savait que le rapport ne ferait pas de vieux os. La couverture de l’épais fascicule était déjà marquée du poids de l’une des armoires qu’il avait déjà commencé à caler, et qu’il irait retrouver bien vite une fois sa présentation à la presse (plusieurs fois repoussée) terminée.

C’était couru d’avance. Quelques informations avaient filtré, notamment dans un Figaro tout ragaillardi d’avoir trouvé des éléments croustillants à jeter en pâture à ses lecteurs, le temps que le gouvernement fasse quelques grimaces et prenne ses distances d’un ensemble de propositions parfaitement blasphématoires.

Enterrement du Rapport Gallois

Il faut dire que le petit Louis n’y est pas allé de main morte ! Il propose ainsi sans vergogne de baisser les charges salariales et patronales de 30 milliards d’euros ! Bon, ok, c’est en trois ans. Du point de vue libéral et compte-tenu de la catastrophe qui s’annonce au niveau de l’emploi en France, c’est plus une gentille papouille qu’un choc, mais c’est déjà un début (en tout cas, c’est mieux que la dose de couenne fiscale que déversent actuellement Ayrault et la clique enragée du Moscovici à Bercy-Les-Paniers-Percés). Et pour financer cette baisse de cotisations de 30 milliards, le brave Louis propose une diminution qu’il dit « massive » des dépenses publiques, présentée comme bien plus importante que celle de 10 milliards envisagée dans le projet de loi de finances actuellement discuté au Parlement. Du reste, ce ne sera pas dur si l’on se remémore le fait que cette baisse de 10 milliards … est en réalité une hausse de 1 milliard.

Baisse drastique des charges compensée par une baisse drastique des dépenses publiques ? Lorsque les bruits de couloirs se sont confirmés et que les rumeurs sont parvenues aux oreilles de tous les fonctionnaires concernés, tous les muscles du mammouth administratif et gouvernemental se sont tendus d’un seul coup – poing ! – comme sous l’effet d’un tétanos fulgurant, et le rapport, à peine posé sur son dos, a donc sauté comme un bouchon de champagne à la fin d’un Tour de France des amphétamines.

Immédiatement, le ministre en sapin a posément expliqué que « Le rapport Gallois est un élément qui sera extrêmement sérieux mais ce n’est pas le seul point de vue qui compte », sous-entendu qu’un tel point de vue comptait d’autant moins qu’il allait sabrer une partie de l’électorat de la gauche. On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde et donc pas de l’électorat avec les élus dont la sinécure dépend qu’il soit bien brossé dans le sens du poil. Pour le ministre du travail, l’oubli d’un tel rapport sera donc rapide et sans remords.

Quant à son minustre de tutelle, Moscovinividivici, il n’a pas hésité à qualifier l’ensemble du projet Gallois avec la précision glaciale d’un neurochirurgien décrivant une belle lobotomie : « Le pouvoir d’achat, c’est très important, mais nous ne voulons pas de réforme qui, dans un contexte difficile pour le pouvoir d’achat, brutalise la société française » Pensez donc : diminuer les dépenses de l’Etat, favoriser les entreprises, redonner du pouvoir d’achat, c’est, à l’évidence, « brutaliser » la société française. L’aveu caché ici est que l’Etat, c’est la société française, toute la société française. Le parasite est devenu si gros qu’il ne voit plus son hôte, caché sous les plis gluants et omniprésents de sa ventripotente importance. Accessoirement, je pense que si on demandait vraiment aux Français, ils aimeraient vraiment bien être « brutalisés » de la sorte.

(Evidemment, cette "brutalisation" se transformerait rapidement en déroute pour les socialistes de droite et de gauche, en baisse drastique des émoluments de toute cette brochette de saprophytes gouvernementaux, et pour le coup, eux se sentiraient largement brutalisés. Comme je le notais il y a quelques mois, cela ferait 7000 malheureux mais 65 millions d'heureux.)

gallois facepalm

Même les penseurs piposophes comme Jacques Attali, célèbre sur ce blog pour nous avoir offert de nombreuses séances hilarantes d’abdominaux gratuites, ont pu jeter leur pelletée de terre sur le travail de Gallois : « La compétitivité ne se réduit pas à la baisse des charges sociales mais c’est l’innovation, la recherche, le goût du risque ». Goût du risque et de l’innovation que ce gouvernement (et les précédents) auront mis un point d’honneur à fusiller méthodiquement avec la mise en place d’une fiscalité ahurissante, d’un principe de précaution étanche à toute praticité réelle, à une culture de la connivence état/entreprise telle qu’il devient maintenant impossible d’envisager plus que l’artisanat ou l’expatriation voire la fuite si l’on a une idée brillante, … Du reste, Attali qui critique le rapport Gallois, c’est l’alcoolique en pleine crise de delirium tremens qui reproche son addiction à l’héroïnomane ; après tout, le brave Jacques a déjà montré qu’il ne faisait pas mieux que les autres en matière de rapports, les siens ayant été aussi bien enterrés que celui de Gallois.

Oui, on peut le dire : ce rapport Gallois, en se concentrant ainsi sur des leviers réalistes et sur des postes crédibles, ne pouvait pas être accepté par une intelligentsia qui comprend là que son avenir (financier) est directement en jeu. De tout ce fatras et de cet enterrement rapide, discret et de seconde classe par un gouvernement et un chef de l’Etat parfaitement minables, on retient surtout que toute la caste politicienne, qui a le plus à perdre de quelque changement que ce soit, s’est dressée pour l’oublier, lui propulsant moult armoires qu’il servira à caler dans l’une des caves humides de Bercy où l’on enferme le dissident fiscal occasionnel.

Sans surprise donc, la question la plus pertinente ne vient pas des politiciens ou des piposophes, mais bien d’un patron d’industrie, un petit gars confronté au réel, de l’autre côté du miroir fiscal dans lequel se mirent sans fin des élus sous hallucination permanente. C’est Carlos Goshn, le patron de Renault, qui exprime ainsi son soutien à Gallois :

« Si nous voulons créer des emplois et si nous voulons que l’industrie n’émigre pas de manière massive hors de France, nous avons besoin de réduire les charges qui pèsent sur le travail. Il faut traiter ce problème, on n’a pas besoin d’un rapport de plus. »

Oui, Carlos, bonne remarque : un nouveau rapport est-il utile alors que ceux qui ont été confrontés au monde de l’entreprise savent ce qu’il faut faire pour redresser ce pays ? Est-ce utile si c’est, devant le sacrilège des propositions, pour l’enterrer aussi sec ?

Et surtout, est-ce utile alors que tout montre, de façon évidente, que le pays ne donnera aucun coup de volant avant de taper dans le mur ?

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Commentaires124

    1. Ah c’est évident. Mais donner un coup de volant aurait eu le mérite de montrer un peu de lucidité de la part des abrutis aux commandes. Là, non, même pas.

      Paf.

      1. DoM P

        A défaut, on apprérierait qu’ils ne se mettent pas debouts sur l’accélérateur.
        Font penser à des gamins avec leur première voiture télécommandée…

    2. dez

      Je préfère l’image de Jancovici « Il ne faut pas dire que nous n’allons pas nous prendre un mur. En fait nous nous engageons de plus en plus profondément dans un marécage qui pue de plus en plus. »

      Vous pouvez être d’accord ou pas avec le reste de son raisonnement. Mais sur ce point je trouve son image très bonne.

      Je complète :
      – Nous sommes déjà rentré dans le marécage depuis un moment, sans boussole.
      – Rien n’empêche de chuter ou de ce prendre un arbre (ou un mur) même dans le marécage.
      – Pour sortir du marécage il faut une direction et des efforts…

  1. Deres

    Charges élevées
    ==> marge des entreprises faibles
    ==> investissement faible
    ==> R&D faible
    ==> peu d’innovation, de nouveaux produits ou de conquête de marché
    ==> entreprises peu compétitives

    Le gouvernement a l’illusion de remplacer l’investissement naturel des entreprises par leur bénéfice par son intervention via une banque publique d’investissement. C’est pour cela qu’il distingue les différentes parties de cette chaîne. A part être certain que l’argent ira à leurs amis et clients, on imagine bien que les industriels sont plus avisés quand il s’agit d’investir leur argent dans leur domaine … Je ne parle même pas des frais de structure qui vont bientôt exploser avec tout plein de haut fonctionnaire se battant comme des chiffonniers pour obtenir les postes grassement payés de cette banque publique …

    Le cercle vicieux ci-dessus est également un cercle vertueux . Il suffit de baisser les charges.

    1. Deres

      La chaîne est cyclique car des entreprises compétitives gagne de l’argent et donc payent plus d’impôts. On peut donc ajuster les charges en conséquences à la baisse … ou à la hausse …

    2. Joe

      Vous omettez dans votre cercle vicieux / virtueux l’impact sur les salaires, donc le pouvoir d’achat, donc la consommation et l’investissement, …

    3. ludo44270

      Logique du gouvernement , je taxe les entreprises comme un gros cochons. Du fait, les entreprises sont moins compétitives et donc elles trouvent moins d’investisseur. Pas grave, je crée la bpi avec des impôts tout frais.

      1. eheime

        En fait c’est une sovietisation de l’activité. C’est une forme de nationalisation de l’actionnariat où l’Etat s’en remettrait en dernier ressort au secteur privé, plutôt que de nationaliser complètement. Quand les communistes Chinois ou Russes ont réalisé que le communisme ne marchait pas, ils sont naturellement allés vers une forme de libéralisation en bas de la chaîne, notamment dans l’agriculture, ce qui avait d’ailleurs produit de meilleurs résultats que le tout collectif. Et si on regarde bien, c’est comparable, l’enchainement est le même : collectivisation/nationalisation, perestroïka/BPI, éclatement/ (à venir ?) . Avec les gouvernants français on revisite le passé, malheureusement pas le meilleur, sans jamais tirer aucune leçon.

        1. paf

          Les conséquences du communisme sur les comportements en Chine et en Russie sont édifiantes: egoisme forcené, anomie, corruption.
          En fRance les lecons seront tirées, on peut meme prédire que ce sera en 5.56 et 7.62…

        2. Théo31

          Sauf que Gorbatchev n’a pas pu libéraliser l’agriculture pour une raison simple : des agriculteurs, en 1985, il n’y en avait plus, morts de faim ou en déportation.

          Quant à la BPi, ce sont des fonctionnaires qui décideront qui auront les crédits. Faudra que les projets soient bisou-compatibles. Si un innovateur découvre un procédé révolutionnaire qui fonctionne avec du nucléaire et qui crée des centaines de milliers d’emplois, son projet finira comme le rapport Gallois : à la poubelle. Ne jamais oublier que le but du socialisme est de rétablir l’esclavage de la société civile par les bureaucrates.

      1. paf

        sauf votre respect, a chaque fois que je lis quelqu’un citer les reformes necessaires, je me demande pourquoi il aiment perdre leur temps.Tout le monde sur ce blog les connais, et tout le monde autour les ignore de toutes ses forces.
        Un refonte du code du travail, pourquoi pas.Et pourquoi pas une soiree mousse geante dans tous les arrondissements de Paris?

      2. Théo31

        Le projet Gallois de baisse de charges, c’est comme essayer une chimiothérapie sur un cancéreux métastasé le jour de sa mort. 10 milliards de baisse, c’est 50 euros par mois et par personne, donc du foutage de gueule.

  2. BA

    Mardi 23 octobre 2012 :

    France : moral des industriels au plus bas depuis l’été 2009 en octobre.

    Le moral des industriels français s’est nettement dégradé en octobre, tombant au plus bas depuis l’été 2009, ce qui reflète des carnets de commandes dégarnis et un vif pessimisme sur l’activité de leur secteur, a annoncé mardi l’Insee.

    L’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie se replie ainsi de 5 points par rapport à septembre, à 85 points. Il s’éloigne un peu plus encore de sa moyenne de long terme (100 points).

    Au plus fort de la crise financière mondiale, le moral des industriels s’était effondré, en mars 2009, à 69 points, avant de remonter progressivement jusqu’à 111 points mi-2011. Mais, depuis, il rechute.

    Le climat des affaires dans son ensemble (industrie, commerce, services, bâtiment) reste de son côté dégradé en octobre: l’indice le mesurant s’établit à 85 points contre 86 un mois plus tôt.

    http://www.romandie.com/news/n/France_moral_des_industriels_au_plus_bas_depuis_l_ete_2009_en_octobre64231020120859.asp

  3. Deres

    Je constate également que le PLF 2013 prévoit un taux de prélèvement obligatoire record de 46.3% (précdenet record en 2000 à 44.2%) avec un taux de croissance optimiste de 0.8%. Sachant que ce taux de croissance ne sera pas tenu, que de nouveaux prélèvements sont encore imaginés tous les jours (par exemple une hausse de la redevance), à quel taux de prélèvement va-ton-finir en 2013 ? Quand notre gouvernement lèvera de nouveaux impôts punitifs « contre les riches » pour compenser son manque de prévoyance, va-t-on dépasser les 50 % ? Quand Martine Aubry disait que l’on avait de la marge sur les prélèvements obligatoires, voulait-elle dire que si nécessaire ils les monteront à 75 % puisque c’est ce qui est considéré comme le taux confiscatoire par nos dirigeants actuelles ?

    1. Bruno

      Erreur, si je ne m’abuse!
      Les socialistes n’ont jamais dit que 75% était une limite du confiscatoire. . .
      Si on veut se faire une idée de la limite du confiscatoire pour des socialistes, le cas de l’illustre cinéaste Ingmar Bergman peut donner une piste.
      I y a quelques décennies, quand le socialisme suédois avait atteint son paroxysme (avant le demi-tour salvateur qu’ils ont entrepris depuis, mais qui semble hors de portée des Français).
      Malgré un fort sentiment patriotique, il décida d’émigrer à Monaco l’année où son taux d’imposition atteignit les 110%.
      Oui, bien 110%.
      Comme dit Martine, il y a de la marge. . .

    2. Brice

      Je me demande s’il ne faudrait pas inclure les effets de l’inflation dans les prélèvements obligatoires. Car qui pourrait croire sérieusement que l’État emprunte à des taux ridiculement bas depuis des années grâce à la seule confiance des investisseurs en la capacité de l’État à rembourser ses dettes grâce aux seuls impôts, cotisations et taxes ? Voir « The Tragedy of the Euro » de Philipp Bagus.

  4. Sceptique

    Je pense qu’il y a un problème de compréhension entre les économistes qui cherchent à interpréter des résultats macro et des chef d’entreprise qui sont confrontés à des réalités quotidienne concrètes et visibles.

  5. Emma

    Très bien ce billet, H16. « Le parasite est devenu si gros qu’il ne voit plus son hôte, caché sous les plis gluants et omniprésents de sa ventripotente importance. »

    Le parasite est devenu gros avec la complicité de son hôte. Dés lors, se défendre contre ce parasite ne vient même pas à l’idée de l’hôte.

    1. Pascale

      Le parasite à surtout tellement vampirise son hôte que celui-ci est éxangue et au bord de l’anémie …s ‘il n’est déjà anémie d’ailleurs.

      1. raimverd

        Emma Pascale, h16 a dit plus que cela

        Et si l’accessoire était l’essentiel?

        « L’aveu caché ici est que l’Etat, c’est la société française, toute la société française. Le parasite est devenu si gros qu’il ne voit plus son hôte, caché sous les plis gluants et omniprésents de sa ventripotente importance. Accessoirement, je pense que si on demandait vraiment aux Français, ils aimeraient vraiment bien être « brutalisés » de la sorte. »

        Et on retourne la première phrase : « la société française, c’est l’Etat » (où chacun essaie … continuez en consultant Frédéric Bastiat)

      2. Bisphénol

        Sérieusement ? le parasite est une tique si grosse qu’elle écrase le chien. Le pauvre disparait sous la tique et ne peut plus bouger.

  6. Josselin

    Plus les journées, plus les semaines passent, et plus ça en devient lassant de voir que rien n’est fait en dehors de la préservation des privilèges des politocards…

    A quand le coup de cuillère derrière la tête, histoire d’en finir rapidement mais sans trop de douleur ?

    1. barboteur

      Oui bon, c’est vrai que ces politicards sont très très privilégiés. Mais est-ce vraiment l’urgence quand on voit combien ils coûtent par rapport à ce qu’il faudrait vraiment économiser ?

        1. Pascale

          les socialauds admettent d’ailleurs parfaitement cette valeur de l’exemple, eux qui taxent les riches, non pas parce que ça va faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état, mais pour faire croire aux bonnes gens que seuls les « riches », hais par Flamby, vont être mis à contribution.

        2. AgentOrange

          Par ailleurs ce sont eux qui entretiennent et développent la gigantesque tuyauterie du social-clientélisme. Par effet de levier, se débarrasser d’eux ferait donc dégonfler immédiatement, visiblement et durablement transferts et déficits. Mais ce n’est pas ce scénario qui se jouera, de toute manière.

        3. eheime

          Si encore ils faisaient leur boulot, les payer un pont d’or ne me dérangerait pas. Le fond du probleme est qu’ils ont besoin de préserver le systeme, tout comme le roi avait besoin de la noblesse. C’est en fait très comparable.

      1. Josselin

        Sans compter que la crise est aussi psychologique, et que tailler dans les dépenses de l’Etat monterait aux contribuables que, ouf, ils ne sont pas les seuls à devoir se serrer la ceinture (au niveau de la gorge).

        1. Before

          Le problème c’est que « les gens » sont incapables de faire la différence entre leur situation et celle de l’état.
          La (soi-disant) rigueur que l’état s’appliquerait à lui-même est perçue comme un effort partagé par tous, dont tout le monde souffrirait.
          D’où un refus catégorique par tous de la moindre « rigueur », alors qu’en fait, la diminution des dépenses inconséquentes de l’état serait bien sûr bénéfique … à part pour ceux qui profitent vraiment des largesses et du laxisme de l’administration.

        2. paf

          les francais ont ce qu’ils meritent.Les reactions a l’episode des pigeons ont ete edifiantes: ceux qui ont encore un peu de jugeote doivent partir, on les deteste et on les meprise.
          Apres un president de droite qui taxa comme un socialiste, ils ont reclame un president socialiste.Ils l’ont.Bien fait.

        3. paf

          un, deux, douze…j’aurais pu aussi ajouter que ceux des francais qui n’ont pas vote pour le socialiste sortant, ni celui entrant, on vote soit pour la socialiste d’extreme droite, ou bien pour le communiste d’extreme gauche; tout en fustigeant ceux qui n’ont pas vote…

        4. vengeusemasquée

          Entre nous, ce n’est pas comme si on avait déjà eu autre chose au cours de la 5e République. Notre chance au début a été la conjoncture économique. Le vers était déjà dans le fruit en 45. Relisez les déclarations de politique économique du Général. Avec le recul, ça fait froid dans le dos.

  7. Elphyr

    Vous auriez du suivre Mots-Croisés hier soir sur France 2. Le pauvre Yves Calvi essaye de faire une émission aussi intéressante que C dans l’Air mais il a du mal avec ce genre d’invités… une NKM un peu perdue, Sapin et Parisot toujours plus mauvais en com l’un que l’autre (dédaigneux, têtus, fermés au dialogue, etc…).
    Et j’ose même pas parler du chef du FO tellement son discours @lutte des classes fait vomir.

    M’enfin, les invités soutenaient la non-mort du rapport Gallois ! Mais ils ont juste « une autre manière de voir les choses ». C’est beau, la politique.

      1. Elphyr

        C’est assez facile.
        Tu prends une masse de travailleurs non (ou peu) spécialisés à cause de facteurs assez nombreux (manque d’éducation, culture…).
        Or le « non-spécialisé » en France est en crise au bas-mot depuis la fin du XIXeme (même si le secteur primaire agricole résiste inexorablement contre vents et marées Bruxelloises, jusqu’à ce que la situation explose encore).

        Ces travailleurs vont, par définition, de licenciement en licenciement. Ils se sentent volés, frappés par l’injustice du Grand Marché Mondial (= méchant). Après tout, ils voulaient faire des voitures tranquille tout en buvant leur pinard devant Inspecteur Moulin na mais oh ! Qui OSE les déranger ?!
        C’est assez bien résumés dans le livre « Les Raisins de la Colère », à peu de chose près que l’auteur inverse cause et conséquence (c’est fâcheux).

        Bref, la méchante classe « supérieure » (par son nombre d’années d’études et par son ambition mondiale notamment) est accusée de tous les maux, alors qu’une remise en cause de l’existence même de ces travailleurs condamnés de toute facon, non par une classe supérieure mais par le monde qui évolue tout simplement.

        1. Sceptique

          Oui , je rajouterai que l’état providence n’a rien arrangé. Je ne suis pas contre que l’intervention de l’état mais une société solidaires c’est pas une société d’assistés.

        2. Shnaffy

          @ Elphyr si vous pouviez m’expliquer pour les raisins de la colère, ça serait sympa ;)

          Parce que OK ils rêvent en allant en Californie mais s’ils se font exploiter ce n’est quand même pas uniquement à cause de ça?

        3. channy

          « la méchante classe « supérieure » (par son nombre d’années d’études et par son ambition mondiale notamment) est accusée de tous les maux, »
          Vous pouvez préciser combien d’années d’études supérieures sont nécessaires pour être dans la classe supérieure?
          D’après vous il n’y a que les peu instruits qui sont jaloux car ils ne comprennent rien au monde qui les entoure?

          Dans le même ordre d’idée vous pouvez lire « the jungle » de Upton sinclair ou Yurgis qui s’est fait enfler avec un prêt et une maison pourrie a toujours la même réponse pour solutionner ses problèmes: »je travaillerai encore plus dur »
          (le monde n’est pas sans travail)
          Le français par définition est envieux, qu’il soit « France d’en bas » ou « France d’en haut » et ne croyez pas que c est pire en bas.

        4. Théo31

          « Le français par définition est envieux, qu’il soit « France d’en bas » ou « France d’en haut » et ne croyez pas que c est pire en bas. »

          Il suffit de voir qui a été élu en France : un nanti pétainiste, millionnaire sans jamais avoir travaillé et pourtant jaloux comme un pou de ceux qui ont l’outrecuidance de gagner plus parce qu’ils sont plus intelligents que lui, qu’ils ont plus de flair pour réussir. Idem pour Méluche.

      2. prunelle

        entendu l’autre jour sur France culture une phrase qui en dit long sur la bêtise distillée par les syndicats et par la société en général, un ouvrier de chez Peugeot, très en colère : « j’ai pas envie de travailler pour que le patron se remplisse les poches »… Tout français qui, maintenant, aura la folie de se mettre à son compte entrera dans dans le club de ceux qui s’enrichissent sur le dos des autres, des gros cons qui roulent en Mercèdès, des riches qu’il faut ponctionner. Dans quelques années (voire quelques mois) tout le troupeau bêlant des bobos à vue courte pleurera pour ne serait-ce que trouver un boulot même mal payé et sera obligé d’opérer un virage à 180° sur leur mode de vie.

      3. taisson

        @ Sceptique,
        Accepter,c’est difficile, mais voici ce que je propose comme explication simple : Le ver de l’égalitarisme est dans le fruit dans ce pays au moins depuis 1920 ! On peut ajouter aussi le culte pour toutes les révolutions de nos « élites » qui ont accepté et caché les pires échecs et atrocités commis par ces régimes collectivistes, dont l’essentiel de la tactique de prise de pouvoir s’appuie sur le développement de la haine de classe. N’oublions pas qu’un certain Jacques Duclos (candidat du PC) a fait près de 20% aux présidentielles, en pleine période post Stalinienne !!! Passé ce « détail » historique, on est obligé de constater que toute notre « culture populaire » est envahie par le culte du perdant, que se soit dans la presse ou dans les fictions du type feuilletons ou autres, et ce quel que soit le média !! Celui qui semble s’être mieux débrouillé matériellement est presque toujours montré comme un « méchant »… Cet « égalitarisme » forcené enseigné et repris partout à conduit à refouler l’ambition minimum qui est dans le potentiel de départ tout individu … Après plus d’un demi-siècle de propagande, le résultat n’est pas étonnant. De plus, tout ceci à été rendu plus facile par le mépris congénital que l’on à en France pour ceux qui exercent un métier concret ou manuel : il est plus facile d’exciter les gens quand on les prend systématiquement pour des cons et qu’on les incite à penser qu’aucune promotion ou réussite quelconque ne leur est accessible ! Le résultat aujourd’hui est que l’on encourage les jeunes à faire des études inutiles débouchant sur Pôle Emploi à coup sur ! Et ce même sans la crise actuelle , nous « formons » des inemployables ! N’y échappent que les enfants des plus malins, et de la à les désigner comme privilégiés il n’y à qu’un pas… Ajoutez au mélange une immigration galopante et un communautarisme dangereux, et la situation devient détonnante.
        Mon hypothèse est que tout ceci est parfaitement voulu par une certaine « élite » gauchiste qui applique les techniques de base révolutionnaires, à savoir dilution des valeurs existantes, noyautage des postes clés de l’état, propagande par les médias et l’éducation… Ils avancent à peine masqués derrière des baudruches déguisées en sociaux-démocrates… Donc, si tout n’explose pas rapidement, Normal Premier pourrait bien être notre Kerenski… J’ai été très long, mais ça calme…
        C.P.E.F. !!!

        1. Elphyr

          @Shnaffy
          C’est surtout dans le début du livre, où l’auteur nous décrit ce que sont devenues les banques, de monstrueux algorithmes inhumains qui pensent profit et rentabilité en place et lieu du confort et de l’humanité. Mais l’auteur pense ces banques (en tout cas, il l’écrit comme ca…) autonomes et inarrêtables. C’est honteusement faux, et les banques ne sont, dans les vrais évènements décrits par le livre, que les « porteurs de malheur », des bourreaux. Ce n’aurait pas été les banques, ils auraient fini par mourir de faim et/ou être racheté/écrasés tôt ou tard. La sentance (ie leur exil) est naturelle : leur production est faible et totalement non-rentable, ils n’ont aucune raison de garder le statut quo et de mourir lentement.

          C’est triste certes, et c’est ce qui arrive au secondaire en France depuis un bail. Faut savoir évoluer, et vite.

        2. Sceptique

          @ Taisson : Le culte de l’égalitarisme est venu dans un contexte particulier , le début de la démocratie libérale formelle et la chute du sentiment religieux en Occident et même dans le monde entier mais surtout en Europe et encore plus en France. L’état au lieu d’être une institution de droit qui assure quelque services mais à champ limité d’action pour ne pas devenir arbitraire est devenu un lieu d’espérance s’éloignant de l’association civile pour aller vers l’association de projet ( avec tous les aléas que cela à amener). Je pense que nos démocraties auront évolué, ils perdront la foi en l’état et il retrouvera une limite plus raisonnable que celles qui sont les siennes aujourd’hui. Je ne pense pas qu’il y ait un complot mais je pense que c’est un système de pensée basé sur la foi.

  8. Marco33

    Attali, à force de parler et de donner des avis tout le temps sur tout, fini quelquefois par dire des choses justes : son rapport remis à Sarkozy au début du quinquennat, a été le 1/4 d’heure de lucidité de sa longue vie d’énarque.
    Bien sûr, le rapport Gallois rejoindra celui d’Attali.
    D’ailleurs, dès qu’un président demande un rapport sur quelque chose, j’ai maintenant le réflexe pavlovien qui consiste à définir le mot « rapport » en « objet à double utilité servant dans un premier temps à faire gagner du temps à un dirigeant incompétent, puis à caler les meubles de la république. Un rapport, de par sa double utilité court et long terme), rend parfaitement dans le cadre des politiques de développement durable. »
    Sinon, rien de neuf : Hollande fait du Sarkozy light, aidés par une caste issue de l’ENA. Cette caste est endoctrinée dans un modèle économique si tordu qu’ils ne s’en rendent même pas compte.

    1. Deres

      Le rapport Attali n’a pas été écrit par Attali mais par une commission qu’il présidait. Il dit lui même ne pas se reconnaître dans une grande partie des conclusions d’expert du rapport. Il a beaucoup de défaut, mais il faut lui reconnaître sa capacité à faire un travail de synthèse pour ce rapport en faisant partiellement abstraction de ses avis personnelles.

  9. Pascale

    En réalité, le choc du rapport ce n’était pas pour la compétitivité, c’était pour le gouvernement. Manifestement il a été mis KO par Gallois et ses mesures, d’ou son silence et son manque de réactivité.
    Heureusement que le gouvernement était la pour amortir le choc, afin de « protéger » les Français …

    1. BugBreeder

      C’était pour illustrer « Le parasite est devenu si gros qu’il ne voit plus son hôte, caché sous les plis gluants et omniprésents de sa ventripotente importance», désolé de l’oubli…

  10. Pascale

    Finalement, après avoir constaté les catastrophes mises en place par ce gouvernement, j’en conclus qu’il est composé d’abrutis. Auparavant je misais plus sur leur soif de garder le pouvoir, mais comme ils sont au début du mandat présidentiel, ils savent qu’ils auraient eu le temps de faire de vraies réformes salvatrices pour le pays, sans risque pour leur mandat et surtout sortir grands vainqueurs de l’histoire dans 5 ans.
    Je crois que 2013 et 2014 vont être pires que ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui,
    et la catastrophe qui attend la France va éjecter toutes cette bande de bras cassés du pouvoir en 2017.
    Ils ont décidément la vue trop courte pour être intelligents …

    1. Elphyr

      Il ne faut pas leur en vouloir, ils ne font que respecter la doctrine politique francaise. C’est une sorte de tradition.
      En 81 mes parents votaient Mitterand en espérant du changement (c’est beau la jeunesse) dans les moeurs et dans la politique – en 82, le pays est ruiné.
      En 2007 ils votent Sarkozy en espérant un vrai libéral ; boum, échec critique, dès 2008 il commencait les conneries.

      Hollande ne dérogera pas à la tradition, laissant sa patte molle dans une Histoire de France qui s’est terminée avec De Gaulle et qui peine à recommencer.

    2. El Gringo

      « éjecter toute(s) cette bande de bras cassés du pouvoir en 2017. »

      En 2017? Peut-être… peut être avant. Au train ou se succèdent les décisions socialistes calamiteuses (pléonasme), la situation pourrait devenir insurrectionnelle avant le terme du quinquennat de Normal 1er.

      1. taisson

        Ne prenons pas nos rêves pour des réalités: s’ils sont éjectés avant la fin de mandat, ce sera par des événements violents, et la probabilité la plus importante est un virage encore plus vers l’extrème gauche !!!
        Sarkosi à perdu à droite et Hollande perdra probablement à gauche. Pour le pays le résultat sera encore pire!!
        Malheureusement, la gauche idéologique, totalement irréaliste est maîtresse de toutes les structures administratives de l’état, et même si elle perdait les prochaines élections, personne ne pourrait les virer autrement que par la force …Ce qui n’arrivera surement jamais !!!
        Qui vivra verra! mais il n’y à pas beaucoup de place pour l’optimisme…

    3. Super0

      Oui, mais en attendant : qui a les clefs de la cave (pour la soif); d’ailleurs ayrault se dit très content de sa place !!! Mdr…je rêve de mettre des coups de tazer à ces gens !!!
      Non, ça se dit pas ça…et puis m…e, tiens, ils nous prennent bien pour des C..s.

  11. scaletrans

    « Le parasite est devenu si gros qu’il ne voit plus son hôte, caché sous les plis gluants et omniprésents de sa ventripotente importance. »

    Vous avez toujours des images lumineuses.

    Sinon, « pelletée » est du féminin :)

  12. ANT1

    J’avais note que tous ceux qui osent sortir:  » la competitivite ne se resume pas la baisse des charges sociales » sont des pignoufs, categorie super lourds, sans scrupule a prendre les gens pour des cons.

    Le fait qu’Attali l’a ressorti confirme cette impression… vous allez voir que cette excuse, on a pas fini de l’entendre…

    1. Isa

      C’est pourtant vrai et là encore, pas de quoi susciter l’optimisme : dans la compétitivité, il y a aussi… la qualité de l’enseignement et des infrastructures de transport, par exemple. CPEVF (vraiment)

  13. scaletrans

    Je vois que j’avais été devancé dans mon admiration par plusieurs :oops:

    Cependant, pour être constructif, il faut noter qu’il manque l’essentiel au rapport Gallois, c’est à dire ce que serinait à satiété le seul prix Nobel d’économie que la France ait jamais eu, Maurice ALLAIS: le libre échangisme mondial a mis les industries des pays développés à la merci, sans aucune protection, des prix très bas de la main d’oeuvre des pays en voie de développement. C’est la raison majeure du chômage de masse que connaissent les pays occidentaux. Et c’est l’Europe qui nous a mis dans ce pétrin par son adhésion à un mondialisme destructeur.

      1. scaletrans

        Il y a protectionnisme et protectionnisme. Relisez Bastiet vous même: il ne parle que du protectionnisme entre économies comparables.

    1. Bidul 1er

      Chômage de masse en Allemagne ?
      soyons sérieux
      c’est notre incompétence et notre gabegie publique qui expliquent notre situation.
      Crise de l’état « providence » mais certainement pas le libre échange …..

      1. scaletrans

        Certes nous avons fait fort car nous sommes dirigés par des marxo-étatistes depuis trop longtemps. Les Allemands sont plus pragmatiques, ils n’ont pas eu affaire à un PC puissant avec de multiples courroies de transmission.

  14. Higgins

    Sur BFM ce matin, il était précisé que ce rapport était le trentième consacré à ce sujet, les 29 précédents faisant tous, peu ou prou, le même constat. Ce pays est vraiment dirigé par des abrutis.

    1. Le Gnome

      Faire des rapports, ça permet de gagner du temps, après, on est passé à autre chose et on peut l’enterrer au fond d’un tiroir. Si le sujet revient à la mode, on recommande un autre rapport.

    2. Pandora

      Comme quoi, les décideurs n’ont pas besoin de rapports (déjà écrits), dont les conclusions sont connues mais pas acceptées (libérer les énergies de ce pays au lieu de les entraver).

      Ils ont besoin de courage pour changer la situation.

  15. max

    Ils sont marrants tous ces politiques qui sortent de science po, ena, hec, facs de droit… Des littéraires qui parlent depuis 30 ans d’innovation alors qu’ils n’ont aucune idée de ce que c’est et n’ont jamais même essayé de réinventer le fil à couper l’eau tiède.

  16. Super0

    La cours des comptes fait des rapports tous les ans avec cette même conclusion : on a pas les moyens de continuer comme ça…et ben on s en tape ! Il y a un petit calcul rapide 22% de fonctionnaires dans la population active, 10% de chômeurs, le reste étant salaries du prive et une grosse partie de petits entrepreneurs qui crèvent la dalle, Le mammouth et ses syndicats contrôlent le navire pour leur plus grand bien, et les Français s en tapent….vivement le mur ! Finalement, ils travaillent pour libérer la France, et ils sont très fort…..

      1. Before

        Sauf qu’en tant que salarié, je cotise (obligatoirement) à une « assurance » chômage. Si je deviens chômeur, je récupère quand même un peu de mon pognon…

        1. Pandora

          Foutaise !
          Tu ne récupéreras jamais l’intégralité des sommes que tu as versé « aux assurances obligatoires » et encore moins la rémunération normalement due à quelqu’un qui vous prête de l’argent.

      2. gem

        vous oubliez les pas officiellement chômeurs mais sans emplois quand même (RMIstes, handicapés), les retraités, etc. Il n’y a pas le tiers de la population active qui a un vrai boulot productif.
        Curieusement c’est ce qu’on observe dans une fourmilière : grosso modo un tiers qui fait un truc utile, un tiers qui fait des trucs nuisibles, et un tiers qui bouge au hasard sans rien faire. Sauf que dans une fourmilière ça change tout le temps (chaque fourmi passera en moyenne un tiers de son temps dans les 3 type d’activité), alors que chez les humains certains se spécialisent dans la glande, d’autre dans la nuisance

      3. Franz

        Certes, mais il est assez étonnant que les 68% restants applaudissent en se faisant plumer.
        OK, ils sont convaincus que ce sont les « 5% de riches » qui payeront le plus, mais bon, ils devraient quand même voir que c’est leur travail qui fait vivre ces improductifs (bon, pas tous, hein, il y a quelques fonctionnaires qui produisent de la richesse réelle, et qui seraient donc mieux lotis dans le privé, mais ils ont sans doute un niveau d’aversion pour le risque important et un myopie économique forte)

        1. dubitatif

          Un fonctionnaire ne crée aucune richesse, au mieux il redistribue.

          Le fonctionnaire est destructeur net de richesse, c’est pour cela que moins il y en a mieux le pays se porte.

        2. Deres

          Tout d’abord, les fonctionnaires influence leur famille un maximum. Ensuite, le système fait que les gens sont persuadés d’en être bénéficiaire alors qu’ils se font rouler dans la farine. La plupart des français ne se rende même plus compte qu’ils payent des centaines d’euros de sécurité sociale, de mutuelles, de chômage et de retraite tous les mois. Par contre, ils ont l’impression que les médicaments et la santé sont gratuits, que le retraite est un droit fabuleux, … Ils ne réalise pas les masses d’argent qu’ils pourraient accumuler à la place des prélèvements obligatoires …

  17. max

    C’est pas grave, un nouveau rapport est commandé pour Janvier, si ça va pas un autre pour Mai etc…

    Les imprimantes vont chauffer.

    Pourquoi Moije 1er n’écrit pas lui même le rapport qui lui va, ca irai plus vite.

  18. hussardbleu

    Je suis souvent étonné du « social silence » des gens au pouvoir, qui connaissent l’effrayante vérité de notre situation actuelle, et qui font comme si….

    Comme si la France avait une chance de s’en sortir, en retrouvant ainsi les temps heureux des années d’avant l’an 2000…

    Comme si nous n’allions pas, à court ou moyen terme, vers la guerre civile…

    Comme si l’on pouvait se risquer à faire confiance à des politiciens tarés…

    Comme si la Politique était encore cette « première partie de la Morale, qui consiste en l’art de gouverner et de policer les Etats, pour y entretenir la sûreté, l’ordre, la tranquillité et l’honnêteté des moeurs » (dictionnaire de Trévoux, 1704)
    On peut prendre cette définition terme à terme et constater que nos dirigeants pratiquent l’exact inverse…

    Hoc tempore obsequium amicos, veritas odium parit….

    1. On ne peut pas écarter qu’ils soient complètement à l’abri de ces considérations parce que, tout simplement, tout leur staff les en protège. Ça plus leur intelligence parfaitement calibrée pour l’étanchéité, ça aide.

      1. hussardbleu

        Les oeillères de l’idéologie, soutenues par leurs « minions »? J’ai du mal à le croire vraiment… mais il est vrai qu’il s’agit de cercles que je ne fréquente pas… sans une once de regret, au demeurant….

        1. Monoi

          C’etait Borloo dans un documentaire sur la campagne electorale flamby/histrion qui disait au detour d’une conversation avec le journaliste que la situation etait catastrophique. Le journaleux remarquait alors que si c’etait vraiment le cas, flamby et l’histrion devait le savoir.

          Ce a quoi Borloo repondit que les 2 etaient tellement obnubiles par leur campagne qu’ils ne s’en rendaient plus compte.

          Effarant.

    2. Alex6

      C’est pire que ca. Les proteges du systeme (fonctionnaires, cdi etc..) sont completement deconnectes des difficultes des non-proteges (precaires, contractuels, chomeurs etc…) et pensent pour la plupart que la situation ne va pas si mal. De leur point de vue, c’est souvent vrai puisqu’ils ont un revenu stable, un peu d’investissement en immobilier, et habitent des villes ou quartiers a leur image.
      A la louche, cette frange de la population represente environ 60%, ils assurent la stabilite sociale du machin. Ma theorie, c’est que ce pourcentage va tranquillement baisser, les jeunes d’aujourd’hui bouffant la feuille et donc donnant une impression de s’en sortir. Pour la generatioon suivante, il ne restera plus rien, juste du chomage et un filet social minimaliste.
      Si la chute ne s’accelere pas, il reste probablement une vingtaine d’annee soit environ une generation avant que ca ne tourne a la guerre civile. C’est pour ca que preparer l’avenir de nos enfants avec ce scenario en tete est extremement important. Plus que pour nous aujourd’hui, il faudra qu’ils aient la possibilite de fuir le pays tres rapidemment, et ca ne sera pas qu’une question de confort a ce moment-la.

  19. eheime

    A quoi s’attendaient-ils ??? Le mec a dirigé SNCF et EADS. Même avec beaucoup de paumade et d’hypocrysie, ce qui reconnaissons-le n’est pas son genre (je pense que Gallois est un type plutôt honnête), compte tenu de son expérience il ne pouvait pas conclure tellement differemment. A la place de Moscovici j’aurais demandé un rapport à quelqu’un susceptible de penser mieux. Arlette Laguillet ou Bernard Thibaut auraient pu faire des rapports très pertinents par exemple, et compatibles avec la doctrrne du parti. Parce que disons-le franchement, ce rapport Gallois est presqu’une insulte à la (bonne) pensée.

    1. Before

      Choisir un rouge foncé, ça se serait trop vu ! Pas la peine de se fatiguer, puisque de toute façon on peut jeter le rapport sans aucune vergogne…

      1. gem

        Mais Gallois est un rouge foncé. Un communiste pur sucre, pratiquant (il verse la fraction qu’il considère comme excessive de son salaire à des œuvres). Sur le papier c’était donc le type épatant.
        Le malheur avec les communistes c’est qu’ils ont le culte de l’industrie (y compris l’industrie sale : polluer ne leur a jamais fait peur !), où sera recrutée « l’avant-garde du prolétariat ». Et ils sont même prêt à accepter certains éléments de la réalité du monde si ça peut contribuer au développement industriel (Cf. l’exhortation de Thorez en 1945 : « Produire, c’est aujourd’hui la forme la plus élevée du devoir de classe […] aujourd’hui, l’arme, c’est la production pour faire échec aux plans de la réaction. »).

  20. max

    Le gouvernement a des idées pour soutenir l’économie comme l’aéroport de Nantes, le bébé d’Ayrault qui ambitionne d’atteindre les résultats de la Grèce et de l’Espagne qui aiment bien touiller le béton pour faire du PIB alimenté sous perfusion de dettes.

  21. NP

    En fait, il faudrait faire une comparaison entre le budget global de la France (collectivités territoriales, agences, bref, tout ce qui dépend de l’argent du contribuable compris) et comparer avec le budget d’une nation qui ne soit pas en déficit, ou qui soit à peu près équilibrée.
    Tiens, ca me rappelle une partie de Open Transport Tycoon, ou entre 2 sauvegardes, les devs avaient introduit un paramètre qui accentuait monstrueusement les couts d’entretiens des rails. Voyant mon argent filer, en 30 minutes j’avais pris les dispositions pour d’abord réduire les couts, équilibrer la balance, puis refaire des bénéfices.
    Mais on doit pas jouer à Transport Tycoon à l’ENA.

  22. John Bigballs

    Partout je lis des « mais quelle bande d’abrutis ! ».
    Et si hormis la masse d’idiots utiles) ce n’était pas du tout une bande d’abrutis ?
    Et si le flou artistique était stratégique ? Le projet délibéré ?

    J’ai du mal à croire au flou artistique et aux bourdes de la part d’un parti si expert en manipulation d’opinion, qui a rendu tabou tant de sujets, qui a culpabilisé et fait taire toute une population, et qui aujourd’hui a tous les moyens et tous les pouvoirs.

    Tant qu’ils seront perçus comme des clowns, ils ne seront pas perçus comme des dictateurs.

    On continuera à voir dans leurs actions des gaffes, des bourdes, des clowneries presque drôles, sans réèl lien logique entre elles, sans cohérence, sans projet.

    Alors que si on commençait à penser qu’il y a une intelligence, un projet cohérent derrière tout ça, si on commençait à établir des liens entre ces actions, que découvrirait on ?

    Donc être perçu comme des pignoufs peut être que ça les arrange bien et que c’est l’effet recherché.

      1. John Bigballs

        Vous pensez donc que dans les hautes sphères de cette caste personne n’est conscient que la faillite se rapproche ? Que personne n’est conscient de son impopularité ?
        Qu’il n’y a aucun calcul, aucun projet délibéré de sauvegarder les plus longtemps possible des postes et des privilèges en évitant que ça saigne trop ?
        Et qu’il n’y a aucun plan d’action précis pour ça ?

        Que différents scénarios de fin de sont pas déjà dans les cartons ?
        Malgré tous les moyens, toutes les équipes, toutes les ressources à disposition ?

        1. hussardbleu

          Tentant, évidemment, comme explication… mais c’est leur faire beaucoup d’honneur, et je pense souvent à cette sentence de Nodier, à propos de Moreau (le général, et je cite de mémoire):

          « Toute cette fermeté de caractère se réduisait à l’obstination ordinaire de l’impéritie et de la faiblesse, qui s’enfoncent dans leurs résolutions par la seule impossibilité d’en sortir »

          Pas absolument pertinent, car la fermeté de caractère n’est pas la qualité la plus répandue chez eux, mais pour le reste….

        2. Aloux

          Sans les faire plus intelligents qu’ils ne sont, ils faut néanmoins leur reconnaître une forme de rouerie et de cynisme qui leur permet de tenir le coup, et même s’ils sont incapables de penser au-delà du court-termisme et de la conservation de leur petit cul bien rose, cette forme d’intelligence devrait malheureusement leur permettre de rester aux commandes un bon moment encore. Hollande en est particulièrement représentatif je trouve.

          1. Non non. Beaucoup de politiciens ne comprennent absolument rien à l’économie. Ils comprennent assez bien la finance (surtout les leurs), mais l’économie, non. Il faut avoir eu le douteux privilège de discuter avec ces espèces surprotégées pour comprendre à quel point ils sont parfois complètement hermétiques à l’intelligence économique.

      1. NP

        Un exemple : je discutais avec un attaché parlementaire d’un député (que j’estime beaucoup : l’attaché parlementaire, et un peu moins le député) à propos des difficultés de Renault et Peugeot. C’est alors que dans la discussion je l’informe que l’on ne trouve aucune, et ce n’est pas une exagération, aucune Renault ou Peugeot aux USA et au Canada, et que donc ces 2 sociétés ce sont coupées du plus gros marché automobile au monde, alors que l’on trouve des BMW, Audi, Golf, même des Fiat et plus surprenant, des Smart …
        Il en a eu limite du mal à me croire, tellement l’information lui semblait incroyable. On peut parler dès lors de soutien à nos groupes automobiles, mais dans les faits, si on ne connait même pas l’ampleur de leurs erreurs stratégiques, on aide en pure perte …

  23. Monoi

    Un peu hors sujet, mais je me demande si notre brillant hote avait entendu cela:

    Je regardais le zapping l’autre jour (un moment d’egarement) et j’ai entendu un syndicaliste qui disait « mais a quoi sert la BPI si ce n’est a sauver les canards boiteux? ».

    C’etait en reponse au nouveau patron d’icelle qui a fait une gaffe (selon le journaliste) en disant que justement, non, il n’est pas la pour sauver les canards boiteux!

  24. Aristarque

    Honnêtement, quel participant à ce blog, en pleine possession de ses moyens (excluons ceux qui fument du costaud ou de l’illicite), a-t-il cru ou aurait-il cru , sincèrement, que ce type de rapport constituait une sorte de guide michelin pour les prochaines étapes gouvernementales?

    Alors que son unique but était que le gouvernement obtienne 2 à 3 mois de grâce médiatique en arguant à quiconque que ce rapport lui était nécessaire pour définir les orientations indispensables et qu’en l’attendant, silence radio….

    Alors comme en plus Louis Gallois n’a rien compris à la subtile manoeuvre et a pris la commande de ses potes politiques au premier degré, on obtient l’horrible déconvenue actuelle de propositions tellement à contre-courant des décisions des six derniers mois, qu’il est indispensable d’y faire barrage par tous les moyens…

  25. vengeusemasquée

    Moi j’ai une question stupide et naïve : ça coûte combien un Râporghaloi? Qu’en est-il de l’évolution des coûts, comparativement, par exemple, à un Râporpeberô un peu daté ?

  26. Bruno Liautaud

    Et oui, il faudra que l’on soit dans le mur pour réagir. C’est cela la France. Il faut une famine pour faire une révolution, des allemands pour de la résistance, un cataclysme économique pour ouvrir les écoutilles du simple bon sens. l’anticipation parait naturelle, mais pour les anglais, pas pour nous, au sens collectif j’entends, eux, ils ont encore leur reine, aucun allemand n’a mis les pieds chez eux avec des armes, et ils sont les seuls à prendre actuellement des décisions crédibles pour, aller, ne pas éviter le désastre, mais pour mieux préparer le printemps, hé bien, s’il reste une paire de couille en Europe, elle est à Londre, encore plus qu’il y a 70 ans.

    Notre mentalité, ce qui est vraiment français, c’est d’attendre d’avoir le cul comme une boite de coulis, et après de s’énerver, et l’énervement conduit souvent à d’autres extrêmes, mais c’est quand même un signe de vie.

    On se console avec ce qu’il y a.

    1. Before

      Je viens de lire la préface du livre collectif « Libre ! », dont H16 est un des auteurs, préface qui est un texte de Bastiat vieux de 150 ans. Il n’a pas pris une ride (et ce n’est vraiment pas une figure de style, il aurait pu être écrit hier) et c’est terrifiant : cela signifie que le mal étatiste est complétement, profondément enraciné dans l’esprit français.

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