Des grèves, des vaches et des éoliennes

J’ai eu récemment l’occasion de me déplacer en France, et le trajet fut pour moi l’occasion de développer quelques réflexions décousues dont je peux vous faire part ici. Elles me sont venues à mesure que le train rampait gentiment dans la campagne vers Paris.

Je dis « rampait » parce qu’avec les services collectivistes collectifs de transports, on a toujours des surprises.

J’ai eu le plaisir de visiter le Japon il n’y pas très longtemps, pendant plusieurs jours. Et au Pays du Soleil Levant, j’ai eu l’opportunité de tester leurs transports en commun. En deux semaines passées sur place à faire le touriste franchouillard un peu perdu, notamment par mon incapacité à déchiffrer leur langue écrite particulièrement hermétique, je n’ai pas eu à subir le moindre retard. Pas une pétouille. Pas un problème. Là-bas, les trains, métros, trains rapides, petits trains touristiques, et même les bus, avec tout ce que cela suppose d’organisation routière pour parvenir à cette prouesse, tous respectent leur emploi du temps avec une précision suisse et une cadence méthodique toute japonaise. Ce n’est pas compliqué : les horaires ferroviaires sont si précisément tenus que les vaches calibrent leur digestion sur le passage des trains.

Évidemment, le contraste avec l’Europe est frappant. Pas autant qu’un syndicaliste CGT du Livre lorsqu’il découvre que vous voulez supprimer les aides à la presse, mais pas loin.

Le train a donc rampé dans le bocage français. Pas sur tout le trajet. Un petit bout nous aura permis de tester la Très Grande Lenteur et je peux confirmer qu’avec une vitesse nulle, on ne peut mourir que d’une chose : d’ennui. Et à la différence du Japon où les vaches voient passer les trains avec apaisement, en Europe, les passagers des trains voient passer des vaches plus dynamiques que leur locomotive.

Bien évidemment, le retard du train et les arrêts aussi bizarres que champêtres et inattendus ne nous furent pas expliqués. Le personnel de bord, consciencieusement occupé à vendre des boissons et des petits biscuits bio-éthiques à la farine d’enfant équitable, compensait en quelque sorte par ses froufroutages rapides l’absence de mouvement du wagon, mais ne put délivrer la moindre information ni sur notre hypothétique retard, ni sur ses causes dont, il faut bien le dire, il n’avait absolument rien à foutre et vous reprendrez bien un peu de thé monsieur ? Un biscuit peut-être ?

Lorsque nous repartîmes, toujours sans la moindre explication, nous croisâmes un champ d’éoliennes. Cette volée de passé simple et d’accents circonflexes ne m’empêcha pas de noter que pas un vent ne troublait la campagne ensoleillée bien que fraîche en cette matinée de fin d’octobre. Le ciel d’un bleu immaculé laissait entrevoir la possibilité d’une journée radieuse à trotter gaiement dans les champs en mâchant de la luzerne (je parle des vaches dans le champ en face). Ces dernières, d’autant plus dynamiques que nous étions mous et coincés dans nos boîtes de conserves sur rails, répétaient un quadrille endiablé en relâchant parfois un petit peu de méthane climato-réchauffiste, probablement histoire de nous narguer.

De vent, toujours point. Cependant, les éoliennes tournaient. (Et ce n’est pas les mouvements saltatoires des vaches sous amphétamines qui animaient les pales des engins massifs, croyez-moi).

turbine fail

La conclusion qui s’impose est évidente : les éoliennes étaient alimentées en courant électrique pour tourner ainsi, toutes de concert (6 selon mon décompte). En pure perte, je suppose. On pourrait se consoler en se disant qu’avec tout ce soleil, c’était l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques, mais foin de naïveté, en cette période de l’année, le soleil, c’est très rare et parfois en pleine nuit, et avec une production aussi pitoyables, il y avait fort à parier que ces éoliennes tournaient par la force d’une puissante centrale thermique ou de l’un d’un nombreux réacteurs nucléaires encore en activité sur le territoire.

Pendant que ces pales tournaient et que les vaches dansaient, coincé dans ce moyen de non-transport collectif qui boudait, je me suis décidé à passer le temps en regardant les gros titres de la presse.

On y annonçait une grève maousse pour le 14 novembre ; la saison grévicole bat en effet son plein, et la récolte, poussée par une conjoncture très favorable, promet d’être abondante. Les acquis saucissiaux sont, en France, indéboulonnables, et le plaisir subtil du grillage de merguez dans des défilés colorés et bruyants ne saurait être repoussé à une autre année pour de mesquines raisons économiques. D’après de fiévreux journalistes reportant l’événement très en détail, cette nouvelle journée d’action sera destinée, par un arrêt brutal de toute action, à lutter contre les terribles mesures d’austérité mises en place en Europe, mesures qui se traduisent, à peu près partout où ont lieu ces mouvements sociaux par des hausses d’impôts phénoménales pour payer les privilèges de quelques castes qui font grève, justement.

Toujours plongé dans ma lecture de presse, je découvrais, toujours aussi désabusé, que la BCE serait sexiste parce qu’elle empêcherait des femmes d’atteindre un poste de gouverneur. A parcourir les principaux titres dans la section économique, toute la presse semblait bruisser de l’importante affaire que constitue ainsi le méchant machisme des gouverneurs de l’institution bancaire européenne.

Pendant ce temps, l’économie générale de la zone euro part en quenouille, l’or continue de grimper, les dettes s’accumulent, la déflation sévit sur les biens de luxe, l’inflation se fait de moins en moins légère sur les biens de première nécessité, et les bons des trésors européens sont discrètement rachetés par la Banque Centrale en question pour éviter la faillite pure et simple de l’un ou l’autre état.

En réalité, toute la situation européenne, et française a fortiori, se résume à ces quelques faits d’une banalité confondante.

De la même façon que l’église byzantine discutait sexe des anges alors que Constantinople tombait, l’Europe s’attache aux sexes de ses gouverneurs pendant que sa monnaie s’effondre. Dans le royaume d’Ubu que tout ceci est devenu, le contribuable paye presque joyeusement pour qu’on fasse tourner des éoliennes avec de l’électricité coûteuse, que des passagers de trains arrêtés regardent des vaches passer et non l’inverse, pour que des journalistes rapportent tout ça au lieu de tenter l’analyse de la situation, pour donner, enfin, aux cucurbitacées fadasses qui nous servent de gouvernement un semblant d’information correcte pour qu’ils puissent, peut-être, prendre des décisions vaguement éclairées, pour changer.

Ne nous y trompons pas : ce que nous voyons, ce à quoi nous assistons, c’est la fin lamentable d’une époque médiocre. Il semble évident que cette fin s’accélère et ne se passera pas bien : à mesure que les problèmes s’accumuleront et que les non-réponses, les louvoiements et les mensonges pour camoufler la réalité s’empileront comme les taxes, les gens vont grogner de plus en plus fort. Je l’ai dit et je le redis ici : il faudra que ça aille plus mal avant que cela aille mieux.

hollande meets merkel

Mais le temps est maintenant propice, comme en témoigne les mouvements animaliers (pigeons, moutons, dindons, et autres), au retour à la réalité. Les gens, coincés par leur portefeuille et leur pouvoir d’achat obligation d’épargne, commencent tout juste à comprendre qu’augmenter les impôts des autres, c’est, de façon très concrète, accroître leur propre misère. Il est encore petit, le petit ruisseau de gens qui comprennent que ce collectivisme n’est que la guerre de tous contre tous, la recherche du profit personnel au détriment des autres, et que cette recherche est vouée à un échec retentissant. Il est encore maigre, ce ruisseau d’individus qui fuient l’oppression socialiste, ou ce ruisseau de ceux qui se relèvent en disant « assez, cela suffit ».

Bien sûr, ce pays est foutu.

Mais les petits ruisseaux font parfois de grandes rivières.

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Commentaires77

  1. tn

    Quel peut être l’intérêt de faire tourner des éoliennes quand il n’y a pas de vent ?

    Cela voudrait dire qu’elles sont équipées d’un moteur propulsif en plus du générateur …

    1. rhooooooo

      Si c’est des générateurs synchrone c’est possible d’ailleurs les utiliser en moteur ne servirai pas a réduire le déphasage courant tension sur les lignes edf??

    2. Pour certaines éoliennes, c’est pour garantir un redémarrage productif rapide. Pour d’autres, c’est pour augmenter la durée de vie.

      1. Aristarque

        Merci de ces informations.
        J’avais déjà vu des éoliennes (champ de Roye dans la Somme) tourner lentement en dépit d’un calme plat sans comprendre cette anomalie d’un engin de production qui consomme (pour rien) du fluide venu d’ailleurs.
        Non seulement, on rigole (jaune) mais en plus on s’instruit.

    3. Higgins

      Sachant que nombreuses sont celles qui récupèrent l’air brassée par les représentants du peuple, on peut imaginer qu’il existe un dispositif inverse pour ré-insuffler de l’énergie aux dits représentants en cas de baisse de régime. Une sorte de mouvement perpétuel (totalement improductif cela s’entende) dont les taxes et impôts nouveaux (comme ce petit facétieux qui veut renchérir la redevance de deux euros supplémentaires, le petit coquin: http://www.leparisien.fr/economie/redevance-tv-filippetti-favorable-a-une-hausse-de-2-euros-supplementaires-29-10-2012-2275195.php) sont les étrons, pardon, les retombées inévitables.

      Au passage, je recommande vivement la lecture du brillant essai « Neuro-esclaves » des chercheurs italiens Marco Della Luna et Paolo Cioni, intitulé Neuro-esclaves paru récemment aux éditions Macro-Editions, et qui est sous-titré “Apprenez à défendre votre liberté mentale – techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse.”(http://www.enquete-debat.fr/archives/loligarchie-nous-inculque-la-resignation-15577). C’est réellement passionnant (hormis les 100 premières pages sur un livre de plus de 600) et ça éclaire beaucoup de choses de notre quotidien.

  2. gnarf

    Les jours ou le vent est faible, mais peut atteindre plusieurs fois au cours de la journee un niveau satisfaisant (thermique le soir par exemple), les eoliennes sont gardees en rotation avec du courant du reseau.
    Ainsi, il est possible de produire du courant a chaque moment ou le vent atteint une vitesse satisfaisante. Le vent seul ne pourrait mettre l’eolienne en rotation.
    Normalement, le bilan de la journee est positif, les moments de production compensent la consommation.

    1. tn

      Ah oui. C’est hachement économique, comme bidule…

      C’est comme si on alimentait les cellules photovoltaïques la nuit pour produire de la lumière. ;)

      1. Elphyr

        Oui et non.
        « Mettre en route » les éoliennes avant que le vent souffle pour permettre à ce-dit vent de faire tourner les pales à plein régime est plus productif que d’attendre que le vent fasse démarrer les lourdes pales de lui-même.
        C’est un peu comme faire chauffer sa voiture.

        Cela-dit, personne ici ne réfute l’inutilité légendaire de l’éolien d’aujourd’hui.

        1. PAF

          les eoliennes ne sont pas inutiles, elles servent a tuer les oiseaux. C’est une preparation pour le jour ou les trolls auront appris a voler

        2. Calvin

          @Paf
          C’est pas tout à fait juste.

          Les éoliennes tuent encore plus de chauves-souris que d’oiseaux, et cela perturbe, du coup, l’écosystème de manière moins visible mais non moins réelle.

      2. gnarf

        C’est plutot comme un char a voile, pour ceux qui en ont deja fait. Quand il y a tres peu de vent, le char ne va pas demarrer tout seul.
        Il faut le pousser un peu.
        Par contre une fois demarre, il continue d’avancer, et meme plutot vite, car il utilise le vent relatif, c’est a dire qu’il utilise bien mieux le vent lorsqu’il avance.

        Les pales des eoliennes sont faites pour utiliser le mieux le vent lorsqu’elle sont en mouvement a leur vitesse habituelle, et pas a l’arret. Il faut donc les lancer pour bien les utiliser quand le vent seul ne peut pas les lancer.

        J’aime pas les eoliennes, mais c’est interessant.

        1. eheime

          Le vent relatif est la direction du vent ressentie en raison de la vitesse du vehicule (vecteur vitesse vent + vecteur vitesse vehicule = vecteur vitesse vent relatif). Malgré tout le vent relatif n’ existe pas a proprement parler. C’est le vent reel qui reste la source motrice que le char utilise.

        2. eheime

          Snas resistance initiale je vois pas le probleme. Le probleme du char a voile est sans doute la force importante necessaire pour le desensabler . De meme qu’un bateau surfe au dela d’une certaine vitesse ( d’ou la technique des hydrofoils) ce qui necessecite dans un premier temps de « sortir » de l eau.

  3. David

    Les éoliennes doivent être, autant que possible, maintenues en rotation pour éviter que leurs pâles ne se déforment sous l’effet de leur propre poids.

    Je crois me souvenir aussi qu’elles servent parfois de « déversoir » pour évacuer les trop plein d’électricité instantané, et aider à équilibrer le réseau (production vs. consommation).

    En tous cas, oui c’est vrai, les éoliennes tournent parfois en consommateur et non en producteur d’électricité. Passez le mot, tout le monde devrait le savoir.

    Pour ma part je travaille dans le solaire, et je constate que le grand public n’a évidemment que peu idée des quantités d’électricité. Ce qu’on produit de telle ou telle manière, ou ce qu’on consomme comme ceci ou comme cela. L’électricité a toujours quelque chose de magique quand on l’utilise, par contre pour la produire c’est tout sauf une baguette magique (a moins de faire des fourneaux à baguettes ?).

    1. Kuing Yamang

      @ David:

      Si l’on envisage un réseau électrique abstrait (disons fermé) donc en « vase clos » entre éoliennes qui produisent et consommation qui détruit (l’ordi depuis lequel tu postes, ta lampe obligatoirement écolo -pas à incadescence, hein!-, ton réfrigérateur, ton chauffage, etc), ça veut dire qu’une éolienne qui n’a pas de vent est alimentée par une éolienne qui a éventuellement un peu de vent qui plutôt qu’alimenter la consommation terminale utilise son énergie pour qu’une autre éolienne puisse tourner.
      On se croirait chez les Shadoks.
      Combien d’éoliennes ventées faut-il pour faire tourner leurs copines sans vent ?
      Sinon, combien faut-il de x.watt.heure de charbon ou de combustible nucéaire pour faire tourner ces usines à gaz ? Quelqu’un a des chiffres sur ces (non) rendements ?

      PS: achtung, Hashtable est aussi lu au Japon… nous dans l’hémisphère sud, on surveille ^^

  4. Thierry

    Les wagon sont destinés à transporter de la marchandise ou des animaux, en principe on parle de voiture pour les passagers. Mais peut être le choix de ce mot était-il volontaire ?

  5. Super0

    Eoliennes = ça marche pas !
    Par contre il y a la marrée qui peut être sympa. Mais bon, pas en France. De toute façon ce pays est foutu. Les seuls qui se tapent encore sur le ventre sont les hommes politiques. Les autres sont des pantins ou autres animaux à la messe du pouvoir. Vivement le mur….

    1. Woland

      Pfff, depuis certain Premier ministre socialiste de sexe féminin, nous savons tous que les Japonais sont des fourmis et que rien ne vaut la pagaille créatrice (à coup d’argent joyeusement gratuit) de notre basse-cour françaises avec des millions de contribuables élevés en batterie. A moins que ce ne soit la création de pagaille improductive à coups d’impositions nouvelles par nos élites que le monde nous envie. Si, si…
      [J'ai eu ce WE une conversation avec un Espagnol qui se plaignait que la classe politique de son pays n'avait pas de formation professionnelle comme la nôtre, à l'ENA! Le pire c'est qu'il est communisant et n'a pas été heureux que je lui rappelle que, selon Vladimir Ilitch, la politique était si simple sous le socialisme qu'une cuisinière - ou un cordonnier (zapatero)- pouvait diriger le char de l'Etat.]

  6. Le Gnome

    Il y a belle lurette que je ne prends plus le train. D’abord, ils ont supprimmé les wagons fumeurs, si le départ est à peu près assuré, l’arrivée est plus aléatoire, c’est hors de prix dès que l’on se déplace en famille, et le retour n’est pas toujours assuré, car une grève inopinée n’est jamais à exclure. De plus, si personne ne vous attend à l’arrivée, vous devez louer une voiture.

    1. fifou

      Pas pour longtemps, l’Europe connait une multiplication de projets de loi pour interdire aux gens de fumer dans leurs voitures sur base d’etudes montrant que c’est nocif pour les enfants, dansgereux pour la conduite, risque d’incendies de forets, pas bisou du tout etc…

      1. Le Gnome

        Bah, ça fait longtemps que les enfants sont partis, et je peux toujours m’arrêter en griller une sur une aire d’autoroute au risque de me faire attaquer au petit matin blême.

        Puis je ne suis pas du genre bisou, le lèche museau n’est pas mon truc.

      2. Super0

        Faut dire que griller une cloppe en conduisant tout en utilisant son mobile et en utilisant les services de la passagere n est pas bien du tout en france…sauf si l on a les 2 mains sur le volant ! Mdr

    2. i17

      La voiture comporte également ses risques (comme panne au milieu de l’autoroute en plein déménagement). Il faut selon le contexte, choisir la solution optimale en terme de coût et de risque.

      1. Elphyr

        Si on parle en risque absolu (je pense qu’on est tous d’accord pour dire que la mort est la pire conclusion à ces risques), personne ne prendrait jamais la voiture.
        Ironiquement, si plus personne ne prendrait la voiture, les risques en serait atténués et ce redeviendrait un moyen de locomotion potable.

        Tout ca pour dire qu’on ne peut se baser sur ce genre de risque. A l’époque d’avant-guerre, la France était réputée pour ses cheminaux compétents et ses trains à l’heure (rigolez pas, c’était dans les cours d’Hist/Géo de 1ere).

        Bref, on paye un service, on s’attend à ce qu’il soit rempli. Avec le SNCF, c’est trop peu le cas.

        1. vdf

          Le plus grand risque que les humains puissent prendre est de grimper dans un lit. Un nombre considérable d’entre eux meurt dans ce moyen de transports.

        2. Aristarque

          La SNCF, c’est seulement depuis le Front popu.
          Avant, il y avait eu d’infâmes capitalistes suceurs de la sueur, du sang et du reste du bon peuple pour bâtir le réseau que nous connaissons.
          La lecture d’Henri Vincenot montre cependant une réalité bien plus mitigée et reluisante que ce que l’on clame depuis en Socialie…

  7. peste et corriza

    Avec des vaches fistulées (les fameuses vaches à hublot de l’INRA et des écoles d’agro), ça devrait être possible.

    Personnellement j’ n’ai jamais eu à subir plus de 20 minutes de retard sur un trajet TGV, sauf causes exceptionnelles (suicide, vache, panne loco, arrêts intempestifs, grève surprise)

    Le coup de la panne loco en hiver, c’est mon pire souvenir : 4H de panne, aucune explication, plus de chauffage, une température qui descendait lentement vers les -15°C, soit celle de l’extérieur.

    1. Pascale

      Oui, j’ai eu droit à un suicide (déviation du TGV sur une ligne TER et 4 heures de retard) et la traversée de la voie par des sangliers par temps de grève : voyage terminé en car (à mon avis une compagnie privée …) et 4h de retard aussi.

    2. Théo31

      Bizarre, il m’est arrivé la même chose il y a vingt cinq ans environ, entre Amboise et Tours.

      Sinon, la dernière que j’ai pris le train : trois heures pour faire 50 km. Merci la Société Nationales des Culeurs de Fions.

  8. i17

    Mieux vaut-il être politicien ou expat ?

    Plus sérieusement, pour ceux qui recherchent de la lecture, je recommanderais « Le cygne noir » - »the black swan » pour les anglophones- de Nassim Taleb, qui aborde (entre-autre) les différences entre socialisme et libéralisme au travers l’étude du hasard.
    Je résumerai la thèse principale ainsi : à trop vouloir contrôler (le hasard), le socialisme permet la survie de systèmes inefficaces, conduisant à des catastrophes bien pires que celles qui seraient arrivées sans contrôle ou loi.

  9. Pod

    Des énormités en live sur BFM Business live… troll alert !!

    @OlivierVitri: Chef éco AG2R La mondiale en direct BFM Business :
    « La dépense publique n’est pas le problème, c’est la faible croissance du secteur privé »… qui le nourrit celui-là ?

    1. Aristarque

      Nous, par le biais de l’Etat qui lui vend des obligations pour ses placements.
      Comme le job devient de plus en plus aléatoire, nous sommes donc aimablement priés de turbiner davantage pour lui préserver le sien.

  10. max

    Sur la photo, il y a eu une légère surtension ?

    Sinon, grâce à la crème de la crème, la crise c’est fini :

    Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs, audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses. Or tous les leviers de l’état et des politiques publiques sont aux mains d’énarques. Comment s’étonner que la France patauge dans le conservatisme, la crainte des réformes, un conformisme désespérant ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20121025.OBS7128/l-ena-facteur-de-declin-francais.html

    1. YP

      Les énarques détruisent ce pays en toute connaissance de cause. Les deux cents et quelques fonctionnaires les mieux payés émargent tous à Bercy ; ce sont eux qui élaborent les lois de finance et décrètent les impôts. Ils n’ont en autre pas besoin de se faire élire et n’ont de comptes à rendre à personne.

      La version contemporaine des fermiers généraux.

      Cette école (le réseau d’anciens élèves) est LE problème central de ce pays. Tant qu’on n’aura pas compris que ce sont ces gens qui tiennent toutes les manettes et que ce sont des traîtres, rien ne pourra changer.

  11. simple citoyen

    Merci H et chapeau bas. J’ai appris quelque chose aujourd’hui et je viens de réaliser que tu avais fait tous ces posts alors que tu étais en vadrouille au Japon. Encore bravo et merci de ces instants que tu nous offres.

  12. Le Dane

    Juste une petite précision en toute amitié ^^

    Le personnel de bord, excepté le contrôleur, n’étant pas salarié de la SNCF (mais d’une société de restauration nommée CREMONINI), il est souvent dans la même attente que les passagers et donc dans l’incapacité de répondre aux passagers qui les pressent de questions sur la raison du retard. Et si jamais, par le hasard d’une discussion avec le contrôleur, ils venaient à en apprendre plus, ils sont tenus de ne pas communiquer avant le seul maître à bord.

    Cela étant précisé, je suis assez curieux en effet de savoir quelle est la méthodes des japonais pour les évènements cités par « peste et corriza », c’est à dire les suicides, les chocs avec des animaux et les vols de câbles qui se multiplient ces derniers temps.

    Bien à vous ^^

    1. Laurent

      On parle du japon là! un pays ou vous trouvez des choses à acheter en libre service dans la rue avec juste un tronc pour payer…Un pays ou lorsque vous faites la queue dans un magasin pour payer, le patron sort de son bureau pour s’excuser auprès de vous…

      1. Laurent

        Ceci dit le japon à en commun avec la France le luxe de posséder les hommes politiques les plus ineptes (dette public du Japon : plus de 200% du PIB)

    2. fred972

      Aucun japonais ne risquerait de faire sa famille perdre la face en causant du tort à d’innocents voyageurs. Ceci implique qu’ils font leur boulot, ne font grève que dans la mesure où ça ne fout pas le bordel, et ne se suicident que là où ça ne gêne personne, au lieu de céder à la facilité comme le français cherchant à minimiser sa douleur physique au moment d’éliminer la douleur morale résultant soit d’un gros poil, soit de la vie dans ce pays de meeerdeee!!!

  13. Super0

    Les visiteurs : je sais pas moi je prends que l hélico !
    Savez vous qu’un ministre doit être reintroduit dans la société normale après avoir été viré. Bah ouai, plus d’argent gratuit, plus d’helico, plus de restaurant 3 etoiles etc…la vie devient vite insupportable pour ces pauvres anciens ministres. Allez tous en coeur : la France est foutu !

  14. Phil aus Berlin

    Pour l’auteur : vous avez probablement remarqué qu’au Japon tout le réseau ferroviaire est bilingue anglais, idem dans le métro de Tokyo.
    Mais plus important, j’imagine que vous vous êtes un peu renseigné sur l’état de faillite très avancée de ce pays également ? Alors, évitons de le citer en exemple pour sa ponctualité en matière de transports, parce que in fine c’est un pays qui va disparaître de la scène et pas seulement à cause des tsunamis.

    1. Pour le commentateur : vous avez probablement noté que faillite pour faillite, la France est dans la même merde mais qu’en plus, son réseau ferroviaire est tout pourri ? Et vous avez noté que la France, in fine, a déjà disparu de la scène et pas seulement à gauche des trollillons de gauche et autres syndicalistes un peu benêt ?

    2. Alex6

      Et vous, vous vous etes renseignes avant de venir faire le malin en public?
      La dette japonaise est principalement detenue par les Japonais, c’est une difference majeure avec celle de la France qui est majoritairement detenue a l’etranger.
      Pour faire simple:
      Japon: vous vous etes auto-endette, c’est a dire que votre propre epargne provient de votre credit. Pour eliminer vos dettes, il « suffit » de rayer l’equivalent en epargne.
      France: vous vous etes endette chez le voisin qui n’a pas forcement de quoi couvrir sa perte si vous ne remboursez pas, au minimum les interets. Pour eliminer la dette sans faire s’effondrer votre monnaie, je vous souhaite bon courage.
      Renseignez-vous qu’il disait…

      1. max

        L’auto endettement japonais a atteint ses limites, quand il faudra aller sur les marchés pour faire ses courses, ça sera un peu plus compliqué…

        1. C’est déjà le cas, mais factuellement, le Japon est dans une merde moins noire que la France, ne serait-ce que par le fait qu’ils n’hésiteront pas à se retrousser les manches là-bas, ce qui n’est pas le cas chez nous.

        2. Phil aus Berlin

          Pour Max : L’Allemagne a bien sûr ses problèmes (laissons de côté la démographie car on oublie en France l’immigration non sollicitée vers l’Allemagne en provenance des pays de l’est – et par définition, les clandestins ne sont pas comptés dans les statistiques officielles). Au niveau fédéral c’est enviable : pas de déficit à partir de 2013 (« schwarz Null »), une sécu bénéficiaire (si si ça existe même en Alsace), chômage faible y compris mini jobs. Mais certains Länder dont celui de Berlin sont en faillite virtuelle. Berlin ville-Land = 60 milliards de dettes, autant dire faillite de la ville-région. Nous sommes « arm aber sexy » (pauvres mais sexy) était le slogan de la ville il y a quelques années… depuis l’embourgeoisement est flagrant à Berlin avec l’arrivée massive des étrangers cherchant un refuge pour leur capital… et malgré notre « Noch nich Flughafen » ie notre « pas encore aéroport » dont l’ouverture a déjà été retardée 3 fois et qui sera saturé…. dès l’ouverture (explosion du trafic aérien vers Berlin oblige). Gruss nach Frankreich (salutations à la France)

      2. Phil aus Berlin

        A Alex6 : le modèle d’endettement que vous décrivez a parfaitement fonctionné dans le passé et, comme le mentionne le post de Max, il a désormais du plomb dans l’aile car le Japon ne parvient plus à lever de l’épargne uniquement auprès des épargnants nippons. Le déficit étant abyssal, il lui faut recourir aux marchés internationaux, et là, on se trouve en concurrence avec les autres Etats en quête de fonds. Avec un Etat en faillite et un déficit budgétaire abyssal, comment voulez-vous qu’un retraité Japonais puisse continuer à maintenir son pouvoir d’achat en baisse en prêtant à un Etat qui lui versera 0% d’intérêt ? Ce modèle de répression financière et d’euthanasie du rentier est tout simplement non viable à moyen terme. Alors oui, je préfère regarder la « big picture » que seulement vanter la ponctualité des horaires de trains (et ne me parlez pas de la France, j’en connais la situation – voir mon pseudo vous allez comprendre).

        1. max

          Phil aus Berlin

          Guten Tag. Tiens ! Un autre qui n’est plus en France.

          Ceci dit, je pense que l’Allemagne risque d’avoir aussi quelques problèmes, entourée qu’elle est de pays engagés en pente douce.

        2. Alex6

          Je ne crois pas avoir dit que le Japon n’avait ou n’aurait pas de problemes pour cause de dette. Cependant, vous faites un comparatif purement base sur le % de dette et en deduisez que le Japon est dans une situation pire que la France.
          Je vous dit que c’est faux, parceque la structure de la dette n’est pas du tout la meme.

    3. max

      Phil aus Berlin

      Le problème de l’Allemagne est la dépendance de ses exportations vers la zone euro de moins en moins solvable.

      Ceci dit elle a des capacités d’adaptations assez importantes pour absorber le choc d’une sortie de l’Euro.

      Son immigration des pays de l’Est souvent bien formée, parle l’allemand, ne casse pas les pieds avec des intégrismes religieux débordants.

      En revanche, la France est mal barrée, industrie et innovation en rade, cacophonie entre politiques, syndicats et entreprises.

      Ich lebe auch in Deutschland…

  15. Alex6

    « l’or continue de grimper »
    En realite, c’est plutot l’euro qui est en train de baisser par rapport a tout le reste. L’or evolue dans un range en $ depuis un an, c’est plutot un mauvais investissement en 2012 a moins de jouer les vagues (difficile avec le physique, il faut utiliser des trackers)
    Il vaut mieux posseder du cash libelle dans d’autre monnaie et laisser courir quelques positions short sur les paires eur/jpy, eur/aud, eur/nok etc…
    Si l’or retourne dans la zone des $1500, on pourra recommencer a accumuler (tout comme pour l’argent autour de $27)

  16. Benjcosta

    Bonjour,

    Il serait bien de se renseigner un peu avant de faire croire des choses fausses, surtout lorsque l’on a comme vous un blog qui est lu.

    Tiens, un rigolo qui débarque ici avec ses grosses bottes pleines de troll. Il n’a pas lu les commentaires au-dessus et va dire deux trois grosses bêtises.

    Vous vous offusquez qu’on fasse tourner des éoliennes en les alimentant lorsqu’il n’y a pas de vent, sans vous poser la question du coût de l’opération, et surtout du rapport de ce coût à ce que produit une éolienne.

    En vous rendant sur des sites techniques, vous apprendrez qu’une éolienne consomme moins de 1% de ce qu’elle produit pour assurer son fonctionnement – et entre autres, faire tourner les pales en l’abscence de vent, pour des raisons techniques (non, ce n’est pas pour le plaisir, les ingénieurs et exploitants ont autre chose à faire).

    Non. Sans blague. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est que les éoliennes ne servent à rien. Donc même pour le fun, les faire tourner, c’est de la perte. Le 22 octobre 2012, à 15h30, les environ 4000 éoliennes de France (représentant une capacité de production d’environ 7000 MW) ont établi un nouveau record d’inefficacité avec une production de 233 MW (source : http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/maitriser-sa-consommation-electrique/eco2mix-consommation-production-et-contenu-co2-de-l-electricite-francaise). Et c’était vraiment tristounet avant et après.

    Pleines de terres rares, pollution pour la production de ces engins, pollution lors de production intermittente qui provoque des émissions de CO2 par installation de centrales thermiques, durée de vie insuffisante pour être seulement break-even, toutes ces éoliennes sont une vaste blague. C’est ça, le sens du billet.

    Il serait donc bien que vous enleviez le doute sur la question en corrigeant légèrement votre billet.

    Bah non. Ce n’est pas parce que tu es tout défrisé de voir que je pense que les éoliennes c’est de la merde que je vais de refriser.

    Ah, et d’autre part, si vous trouvez que la SNCF ne communique pas assez dans les trains, ne vous en prenez pas aux agents qui servent la bouffe, ils travaillent pour un prestataire privé, sans lien aucun avec la SNCF.

    Et donc ? Ça empêche les gens de la SNCF de faire leur travail correctement ?

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