Chômage des jeunes : les politiciens en roue libre

Quel bonheur d’avoir la vingtaine de nos jours dans un pays occidental ! Jamais les perspectives d’avenir n’auront été aussi chantantes. Et quand on sait que c’est grâce aux nombreux efforts de notre classe politique, on ne peut que la remercier vigoureusement. D’ailleurs, les politiciens ont décidé de mettre un coup d’accélérateur à leurs interventions. Jeunes d’Europe, bouclez vos ceintures : vous allez avoir droit à un beau voyage !

Comme toutes les belles histoires, cela commence par un constat bien alarmant : au fur et à mesure que les politiques de lutte contre le chômage sont mises en place, le chômage augmente. Et dans ce chômage, c’est celui des jeunes qui semble le plus alarmant puisque ce sont les populations qui, généralement en bonne santé, sont pleines de vigueur pour produire et faire décoller la productivité des pays concernés. En conséquence de quoi, les politiciens se sont fixé comme objectif de venir à bout spécifiquement de ce chômage là : non seulement, ils interviennent dans des politiques de lutte contre le chômage, mais en plus ils ajoutent des dispositifs plus ou moins malins contre le chômage des jeunes.

Et bizarrement, plus les politiciens combattent le chômage des jeunes, plus il explose, comme en témoigne ce joli petit graphique réalisé par Francesco Carbone de Usemlab.com et commenté par ItalianAllegro sur lequel on découvre, pas trop stupéfait tout de même, que le chômage des jeunes a littéralement explosé avec la crise et les habiles politiques de « relance » prônées par les troupes de keynésiens en pleine excitation.

Jeunesse européenne : un futur plein d'avenir et de chômage

On peut, décemment, se poser la question de savoir dans quelle mesure, du reste, ces politiques de relance n’ont pas accru le problème de chômage des jeunes. En effet, ces politiques se sont traduites, pour faire court, par d’un côté une injection monétaire assez large, et de l’autre un endettement assez massif des institutions publiques. Inévitablement, la crise, la manipulation monétaire et l’endettement public se traduisent mécaniquement par un resserrement des facilités de crédit pour les entreprises et par une baisse de la consommation des ménages. Du point de vue de l’entrepreneur, embaucher de nouveaux salariés devient plus délicat puisque chaque nouvelle embauche, chaque emploi créé représente un pari sur l’avenir. Et lorsqu’il paraît morose, on embauche moins. Et lorsqu’on embauche moins, on prend naturellement moins de risque en se concentrant sur les salariés qui ont le meilleur rapport expérience / coût. Un salarié âgé dispose d’une bonne expérience mais son ancienneté dans l’entreprise entraîne un salaire important. Le ratio lui est défavorable. De la même façon, le ratio sera là encore peu favorable aux nouveaux arrivés sur le marché de l’emploi, dont le coût est certes faible, mais l’expérience aussi. Seule la tranche des 25 – 55 ans permet un compromis acceptable.

Le verrouillage du marché de l’emploi par cette tranche de population est d’autant plus important que, comme je le mentionnais au début de l’article, les politiciens font absolument tout pour protéger le salarié déjà en place : en accroissant législativement le coût d’un licenciement, les politiques de sauvegarde de l’emploi ont, de fait, posé une barrière de plus en plus haute à l’entrée des jeunes sur le marché. La conjonction de cette barrière élevée, de l’accroissement subit de la frilosité des employeurs à embaucher, et de la baisse globale de consommation et du crédit liée à la crise amènent certains pays, les plus exposés, à des taux de chômage des jeunes les plus dramatiques. La Grèce et l’Espagne, talonnés par l’Irlande, le Portugal et l’Italie, sont les exemples qui viennent naturellement à l’esprit. La France, bien sûr, n’arrive pas loin derrière.

Devant ce constat, une fois passés l’effroi et la douloureuse réalisation qu’une facture très salée nous sera adressée (quoi qu’on ait pu faire) par l’entremise de notre (très) cher Trésor, que peut-on faire ?

Laisser le bazar dans les mains des politiciens, pardi ! C’est bien ainsi que le problème trouvera sa solution, retentissante qui plus est. En effet, si certains devinent confusément que le problème est provoqué par une pléthore de branquenouilles politocards, cela ne les empêche pas d’attendre avec ferveur la solution qu’amèneront ces mêmes saltimbanques de l’économie (peut-être pour explorer de nouvelles zones sombres de l’économie alternative). On ne sera donc pas étonné de découvrir que se fomente s’imagine actuellement un projet d’interdire purement et simplement le chômage des jeunes, au niveau de l’Union Européenne.

Oui. Vous avez bien lu. C’est le Frankfurter Algemeine Zeitung qui a levé récemment un lièvre. La France, on le sait, a déjà longuement travaillé pour rendre le licenciement fort coûteux. De l’autre, l’Union Européenne travaillerait pour rendre l’embauche obligatoire. Bien sûr, si l’on nettoie l’aspect purement journalistique (et bien raccoleur) du Frankfurter et qu’on va regarder les récentes déclarations du commissaire László Andor au sujet de l’emploi des jeunes, on se rend compte que l’obligation pure et simple, sur une base légale, n’est pas (encore) à l’ordre du jour, de même que ne le sont pas (encore) les sanctions pour les entreprises contrevenantes.

Il n’en reste pas moins que le Commissaire s’est bel et bien fixé comme objectif de s’assurer que le jeune qui quitte le système scolaire se retrouvera, dans les quatre mois et d’une façon ou d’une autre, soit en formation, soit avec un emploi. Et à terme, on sent qu’il n’y aura pas moyen d’y échapper. Pour le moment, on parle donc de mettre en place un programme de « garantie d’emploi » pour la jeunesse, et la seule certitude indestructible de tout cela est, bien évidemment, qu’on va claquer pas mal de nouveaux euros fraîchement imprimés pour financer tout ça. Le calcul économique (idiot) qui se cache derrière une si belle proposition est le suivant : comme des jeunes au chômage, ça coûte un pont (135 milliards grâce aux calculs diaboliquement précis d’une commission quelconque), autant imposer aux entreprises de trouver à les occuper, ça coûtera certainement moins cher. Évidemment, soixante-dix années de soviétisme tendent à prouver que le gain est très relatif : les personnes concernées ne sont plus au chômage, mais bizarrement, l’économie ne repart pas plus. Zut et zut. Peut-être faudra-t-il une loi pour interdire les baisses de productivité, de production et de richesses ?

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. Celui que nous préparent les politiciens, qu’ils soient français ou européens, promet d’être un véritable boulodrome de taille cyclopéenne, amoureusement pavé de dalles monstrueuses choisies pour leur absence totale d’aspérité assurant une glisse sans frottement vers les rôtissoires du collectivisme joyeux.

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Commentaires115

  1. gem

    On est tellement habitué à leur conneries que ça ne surprend même plus. Ils sont pas loin d’interdire le mauvais temps, la maladie, la mort et les taxes. Ah non, pas les taxes. Juste le reste.

    1. Deres

      Les taxes aussi. C’est pour cela que les taxes anciennes et visibles ont tendances à diminuer en permanence au profit d’une multiplication exponentielle de taxes dite « indolores » souvent associés à des objectifs « calins » incontestables. Le but final est que les français ne réalisent même pas qu’ils paient des tombereaux d’impôts et croient béatement les affirmations comme quoi la justice sociale fait que ce sont les autres (riches, patrons, profiteurs, spéculateurs, etc) qui paient la majorité de l’impôt.

    2. Pascale

      Et la pauvreté surtout . D’autant plus qu’un de nos politocards à la tête de je ne sais plus quel ministère au nom festif s’est récemment alarmé du taux de pauvreté en France.
      Donc interdire la pauvreté, oui. Et pour être sûr qu’il n’y ait plus de pauvres du tout, supprimons aussi ce mot du dictionnaire …

      1. eheime

        C’est une solution effectivement 🙂
        On le fait déjà avec le chaumage.

        Sinon je trouve toujours la notion de ‘pauvreté’ et surtout de ‘seuil de pauvreté’ peu pertinente, ce que l’INSEE integre d’ailleurs elle-meme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9_en_France.

        Car la pauvreté c’est quelque chose de relatif : par rapport à d’autres régions de son pays, par rapport à d’autres pays, par rapport aux siècles, ou plus simplement à la possibilité de faire des choses avec rien (manger ce que la nature offre, présence ou non d’assocaitions caritatives, temperatude suffisante pour coucher dehors ou mal abrité, etc). Mais aussi et surtout par rapport aux autres, car c’est là le principal !

        Un clochard parisien équipé d’une parka chaude fournie par une association, nourri au restos du coeurs l’hiver sans effort à produire, pouvant prendre une douche chaude par moments dans des centres, soigné gratuitement pour les urgences, n’a rien à envier en terme de conditions matérielles, puisqu’il s’agit de cela, à une personne de classe moyenne sous l’Empire Romain qui devait de lever tous les matins pour manger, sans se faire servir par quiconque.

        Mais situé en bas de l’echelle, le clochard se sentira probablement plus rejeté que le Romain de condition moyenne qui ne se perçoit pas comme un indigent pour son époque. Et c’est là toute la différence.
        Et lutter contre les différences de conditions entre les gens, c’est comme lutter contre la pluie ou le temps qui passe : c’est vain.

  2. zen aztec

    « un projet d’interdire purement et simplement le chômage des jeunes, »
    Y sont cons ou quoi,pourquoi celui des jeunes seulement?

    1. Deres

      Le plus amusant c’est qu’il vont faire l’inverse de l’éducation normale. ce sont les plus intelligentes et compétents qui font les études les plus longues. Avec leurs idées joyeuses, les moins adaptés vont faire des études inutiles jusqu’à un âge avancée … Le seul but est bien entendu de les faire sortir des statistiques du chômage …

  3. dede

    « comme des jeunes au chômage, ça coûte un pont »

    Qu’il y ait un manque a gagner en termes de taxes, de cotisations et autres joyeusetes, je comprends mais un cout? Comment font-ils le calcul? Le jeune au chomage devrait couter moins cher que le jeune etudiant, non?

    1. Il y a un coût social évident : un jeune qui ne s’occupe pas peut sombrer dans la délinquance. Il ne rapporte rien, mais comme il faut le nourrir, il coûte cette partie là. Etc… Ce n’est en tout cas pas neutre.

  4. Elphyr

    « aux calculs diaboliquement précis d’une commission quelconque) »

    J’aurais plutôt dit « aux calculs d’une précision quelconque d’une commission diabolique ».

    Etant moi-même dans la tranche « jeune futur chômeur », je suis bien placé pour dire que la propaganda passe bien dans les milieux éducatoires (et pas éducatifs) et que, malgré les mesures de plus en plus débiles du gouvernement ils en redemandent encore et encore. Suffit de voir certains articles qui passent dans des torchons (Libé, Marianne…) à propos des jeunes.

    J’ai peur de voir un jour écrit « TOUS FONCTIONNAIRES » sur les murs de la fac. Quoi que bon, après tout, un Etat tout-puissant qui passerait avant le peuple, faisant fi des minorités et du communautarisme, tous réunis derrière un seul drapeau et un seul but, ca n’a jamais existé hein ?
    Quoi ?
    Faut vraiment que les cours d’Histoire soient plus importants à l’école.

    1. Deres

      A noter que c’était in fine le système « bisounours » adopté en RDA. Pas besoin de répression violente chez les jeunes. Mais si tu n’est pas obéissant et ne suit pas la ligne du parti, ne compte pas sur des études et un emploi attribué à la hauteur de tes espérances. La nationalisation rampante de l’immobilier va aussi dans ce sens en France. Je ne sais pas si quelqu’un réalise que la loi impose 25% de logements sociaux. Un quart du parc comme objectif ! C’est hallucinant ! Quand on ajoute à cela les 21% de fonctionnaires et les 56% du PIB de dépenses étatiques, on comprend bien que ce pays est foutu … Il est déjà complètement noyauté. Comment voulez vous qu’un vrai réformateur libéral gagne des élections quand on sait que tous les français ou leurs proches étant fonctionnaires, bénéficiant d’un logement social, touchant un tarif social, étant au RSA ou au SMIC, voteront majoritairement pour préserver leur avantage. Nos hommes politiques ne sont pas tous socialistes à droite comme à gauche, y compris aux extrêmes, par pure bêtise mais au contraire par pure intelligence. Ils savent très bien que ne pas l’être signifient n’avoir aucune chance d’être élu … CPEF

      1. Pascale

        Ils sont bêtes aussi car court-termistes. En effet, à plus ou moins long terme ils sont en train de tuer la bête qu’ils parasitent et ils ne voient pas que, tous fonctionnaires qu’ils soient, ils vont se retrouver comme la population en URSS.

      2. YP

        Eh oui… Plus de la moitié des français touchent plus de la moitié de leurs revenus/garanties de Saint Etat : Impossible de faire quelque réformes que ce soit (en dehors des machins cosmétiques qui incluent toujours une belle part aux soins clientélistes.)

        Conséquence : En route pour l’effondrement !
        Conclusion : Sauve qui peut !

  5. La Coupe Est Pleine

    Là il y a quand même un problème dans votre démonstration Mr H16 … L’Espagne serait collectiviste ? Interventionniste ? L’Espagne, fédérale au demeurant, qui n’a qu’un semblant de chômage depuis moins de 10 ans ?

    Il est vrai que l’état a mis quelques mains dans la pâte depuis peu, mais Rajoy serait-il un soviétique lui aussi ?

    1. Parce que l’austérité espagnole s’est traduite par une réduction drastique de l’état, peut-être ? Ah tiens, non.
      Parce que l’état espagnol n’est pas endetté jusqu’au cou ? Ah tiens, si.

      Non non, il n’y a pas d’erreur : l’Espagne est sociale démocrate, comme l’Italie, la France ou la Grèce. Tous ont choisi l’austérité par l’augmentation énorme des taxes, des impôts, etc. sans diminuer de façon importante la masse salariale et l’interventionnisme d’état. Tous observent les mêmes problèmes. Tous continuent.

      1. La Coupe Est Pleine

        Ho la ! Du calme ! Je note juste que L’Espagne n’a pas pris le pari d’embaucher des fonctionnaires pour « résorber » le chômage, comme le veulent Montebourg et Mélenchon. de plus si l’Espagne est endettée, publiquement comme ses citoyens, c’est bien pour éponger l’éclatement de la bulle spéculative immobilière. L’état est venu au chevet des banques, et se paie sur les contribuables, qui eux sont déjà bien en mal de rembourser leurs emprunts immobiliers.

        L’Espagne a bien réduit les montant des retraites, les salaires de enseignants …. Est-ce que l’on peut les taxer « d’Etatobèses » ?????

        Bizarrement lorsque les entreprises ferment dans notre pays, le cortège des oriflammes syndicaux défile à la TV … En Espagne combien de salariés continuent de travailler sans solde ? Est-ce donc les symptômes de l’omniprésence de l’internationale communiste, comme en France ?

        Je pense que la corrélation intervention collectiviste de l’état/chômage des jeunes, ne fonctionne pas vraiment avec l’Espagne. Ce pays souffre de la gouiffrerie honteuse de certaines banques avec l’assentiment d’un gouvernement de Gôche à l’époque.

        D’ailleurs entre 2000 et 2007 l’Espagne était citée en exemple pour ses « excédants » budgétaires publics ….. (Pendant que d’autres creusaient la bulle immobilière.)
        Etait-il alors question de qualifier l’Espagne d’Etatobèse ?

        1. « Ho la ! Du calme !  »
          heu mais je suis très calme 🙂

          « L’Espagne n’a pas pris le pari d’embaucher des fonctionnaires pour « résorber » le chômage »
          Exact, oui, mais ils n’ont pas diminué de façon nécessaire et sensible la masse salariale de l’état, ni choisi de le désendetter en coupant dans son action « sociale ». L’état n’aurait jamais dû intervenir dans la bulle immo, et n’éponger personne : ça tombe, tant pis. C’est ainsi qu’on purge une crise. C’est plus douloureux sur le coup, mais c’est beaucoup moins long et beaucoup plus efficace.

          « L’Espagne a bien réduit les montant des retraites, les salaires de enseignants »
          Les chiffres montrent que non. C’est triste à dire, mais comme la Grèce, ils n’ont fait qu’aborder le problème. En substance, pour avoir un effet macro, il faudrait qu’il vire probablement un bon tiers de sa masse salariale, et qu’il divise par 2 ou pas loin les retraites et les aides sociales. Inutile de dire que ce serait une catastrophe rapide. Mais c’est ce qu’on aura, réparti sur 10 longues années de pénibleries.

          Cf : http://h16free.com/2012/05/10/15116-lausterite-quelle-austerite

        2. Monoi

          Sauf qu’il me semble que ce sont les contribuables européens qui viennent de refiler 100miyards de roros pour ces banques espagnoles…sans qu’on leur demande leur avis d’ailleurs ou qu’ils aient l’argent au départ, ces braves con-tribuables.

          Et puis cessons de refaire l’histoire: personne ne se plaignait pendant la bulle que je sache, alors les banques, oui, mais elles ne sont pas seules responsables. Je dirais même que les vrais responsables sont ceux qui ont créé les conditions de ces bulles. Bizarrement on vote toujours pour eux.

        3. eheime

          @ La Coupe
          @ H16

          Il faut admettre que même sans interventionnisme, dans des états qu’on qualifierait facilement de plutot libéraux, on peut constater des excès. La Crise des Tulipes Hollandaises (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie) est un exemple.
          En Espagne c’était pas des tulipes mais des logements vides. Chacun son truc.

          Bien sûr on pourra toujours dire que c’est l’Europe, l’Etat Espagnol, Franco ou les Almohads, mais bon .. Mais c’est peut-être simplement humain. L’homme est excessif. Point. Ce n’est pas forcément un défaut d’ailleurs.

          Et la démarche consistant à dire « oui, mais là c’était pas un état tout à fait libéral » me fait un peu penser aux communistes qui renient l’echec patent de tous les état communistes (sans exception !) au prétexte qu’ils n’étaient pas parfaitement communistes…

          Pour moi, ce qui compte c’est surtout la façon de résoudre les problèmes. Et c’est là où le lieralisme fait la différence : celui qui commet l’exces paye l’addition. D’abord c’est la justice mais en plus tout le monde retient la leçon (contrairement à l’etatisme qui dilue les responsabilités).
          Et surtout les problemes se reglent rapidement : en peu de temps la Grèce, la Russie, l’Espagne, le Portugal, la Tchéquie, la Chine ont considérablement amélioré leur situation gràce au libéralisme, là où l’étatisme provoquait la létargie voire le déclin (pas seulement matériel).
          Or l’important dans la vie, ce ne sont pas les problèmes, mais les solutions.

          Le liberalisme produit ses exces par moments tout simplement parce qu’il laisse les gens faire et que les gens se trompent forcément de temps en temps. Et c’est très bien.
          En Espagne on a forcé personne à accepter de s’endetter 50 ans à taux variable pour un clappier. Ni l’Etat, ni les banques.
          Le libéralisme reste cependant la meilleure solution que toutes les autres connues, de très loin.

        4. Mateo

          @ eheime

          La bulle des tulipes est due, selon les économistes autrichiens, à l’arrivée massive d’or venant d’Amérique du Sud suite à la découverte du continent par Christophe Colomb. L’équivalent donc de la création monétaire.
          Voir cet d’article du minarchiste: http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/24/la-bulle-des-tulipes-confirme-la-regle/
          Au passage, son blog est un must. Parcourez les articles de la page « l’essentiel » pour vous en convaincre: http://minarchiste.wordpress.com/lessentiel/

          Sinon, la théorie autrichienne ne dit pas que dans un système basé sur une monnaie saine avec 100% de réserves il n’y aurait pas de bulle, contrairement à ce qu’on peut lire parfois, elle dit seulement que les bulles seraient moins importantes et plus courtes.

        5. eheime

          @mateo

          Je veux bien admettre, comme le fait l’auteur, que grace à son attractivité fiscale et sa sécurité la Hollande, un peu comme la Suisse aujourd’hui, était une place attractive et que l’afflux de monnaie à pu se concentrer là. Je veux bien admettre que le surplus monétaire a pu se retrouver dans les tulipes.

          Mais honnetement, je ne trouve pas la démonstration de l’auteur convaincante. C’est plus une proposition qu’une démonstration. Il n’explique pas pourquoi l’abondance d’or a fait acheter des bulbes de tulipes et la frénésie qui en a découlé. Il faudrait montrer le lien entre le trop plein d’argent et la raison qui a poussé les gens à mettre cet argent dans les bulbes de tulipes. Pour affirmer que l’afflux d’or est la cause de la crise des tulipes, il faudrait démontrer que sans cet afflux d’or, on n’aurait pas eu la crise des tulipes. Or l’auteur ne fait pas cela.

          C’est d’autant plus nécessaire que le lien temporaire n’existe pas : la crise des tulipes a duré 3 ans, l’import d’or d’amérique, 200 ans.

          Personnellement, je vois la crise des tulipes comme un épiphénomène comparable à la bulle internet, sans grand intérêt du point de vue monétaire. La science des bulbes comportait l’attrait de la nouveauté, un peu comme nos OGM aujaurd’hui, d’autant que la tulipe est un luxe.
          Comme pour internet en 2000, c’est la nouveauté, l’attrait qui dans un premier temps guide les investisseurs. Ensuite commence un phénomène bullaire car on ne réflechit pas trop en terme de rentabilité derriere l’investissement mais l’aspect ponzi fait monter les prix, donc la mayonnaise prend, puis un jour ça s’effondre.
          Je ne fais pas forcément le lien avec l’afflux d’or, même si je suis d’accord pour dire que ça a pu faciliter.

          Pour moi l’afflux d’or explique surtout un autre phénomène : une vraie inflation des prix. Ce problème d’afflux d’or s’est retrouvé dans toute l’Europe, avec des problèmes d’inflation importants notamment en France (http://www.renaissance-france.org/rabelais/pages/argent.html)… sans les tulipes !

          Si on se base sur la théorie monétariste, tout à fait logiquement l’afflux d’or, alors que l’or était la monnaie, a provoqué de la création monétaire et donc de l’inflation. Si l’or avait été une simple MP, le prix de l’or aurait chuté et c’est tout. C’est la raison pour laquelle je ne suis pas favorable à une monnaie reposant sur l’or (qui pourrait connaître un nouvel afflux, par exemple si on découvrait comment le créer artificiellement, ou si on trouve une mine importante). Je crois plutot à une monnaie scripturale bien gérée reposant sur des critères stables et objectifs (l’émission devrait dépendre du nombre d’habitants selon moi avec une légère émission supplémentaire de 1 ou 2% pour éviter les phénomène de tésaurisation trop importants).

      2. eheime

        Sinon mon propos précédent était un reproche un peu dissimulé à l’égard de certains libéraux qui acceptent mal les critiques qu’on peut faire du systeme libéral, en cherchant à chaque fois des excuses, exactement comme les communistes avec l’URSS, pour dire que en fait, nan, ça aura pas du se passer comme ça. Or des systems parfaitement libéraux ou communistes, ça n’existera jamais. Car sur la terre, la pureté parfaite, ça n’existe nulle part. Les systems induisent leurs propres imperfections et les faits sont les faits. Donc pour moi, il ne faut pas chercher d’excuses. Je prefere le liberalisme parce qu’objectivement les gens sont plus heureux et s’accomplissent.

        1.  » ça n’existera jamais. Car sur la terre, la pureté parfaite, ça n’existe nulle part.  »
          Je crois que le problème se situe là dedans : aucun libéral normal et cohérent n’a jamais dit que le système libéral est pur et parfait, ni qu’il devait y avoir un tel système pour que tout marche bien. Un système libéral ne protège pas de la mort et des rhumatisme. Il n’apporte pas la solution à tous les problèmes. Il n’est pas l’alpha et l’oméga de la pensée économique. Il dit simplement, modestement, que la liberté et la responsabilité des individus sont les deux seuls éléments qui, une fois garantis, permettent d’optimiser la richesse individuelle, pas plus, pas moins.

          Ceci posé, objectivement, le système actuel n’est pas libéral. Ni même vaguement. Ni un peu. Il est complètement cartélisé, étatisé, corrompu, fonctionne à l’huile de connivence et de petits renvois d’ascenseurs. Et ce n’est pas une excuse, c’est factuel. La conclusino de Matteo ci-dessus me va très bien :

          Sinon, la théorie autrichienne ne dit pas que dans un système basé sur une monnaie saine avec 100% de réserves il n’y aurait pas de bulle, contrairement à ce qu’on peut lire parfois, elle dit seulement que les bulles seraient moins importantes et plus courtes.

    2. pod

      oui, l’Espagne est collectiviste, oui l’Espagne est Etatobèse aussi. Ceci dit, on peut leur trouver des circonstances atténuantes : ils sont sortis d’une dictature mais n’ont donc pas pris la bonne porte.

      1. pod

        Et il me semble que les pays en mouise actuelle ont tous un PC encore —soi-disant— représentatif corrélé à leur social-démocrassie (PCE, PCI, PCF,…).C’est tout à fait symptomatique.

    3. Deres

      En analysant les graphiques des dépenses publiques depuis l’arrivée de l’Euro, on voit très bien pour tous les pays du Sud que les baisses de dépenses dite d’austérité sont beaucoup plus faibles que les hausses fabuleuses ayant eu lieu auparavant. La France est même caricatural puisque la fameuse baisse est juste un maintien des dépenses au niveau précédent. Mais bon, c’est cela quand on élit un pure politicien qui est tout à fait capable de faire et dire tout et son contraire à quelques jours d’affilée et se servant de la sémantique et du flou de ses propos pour prétendre ne pas se contredire et avoir une ligne de conduite …

  6. Crucol

    Impressionnant! On dirait des joueurs de Civilization qui essaie un peu tout, en touchant à tout les boutons. ça va se finir en révolte et game over, mais dans combien de temps et avec combien de victimes réelles?

    Très bon article cher H16, comme à votre habitude, mais on le dit jamais assez.

  7. Mominette

    Tout a commencé par l’école sans effort et sans devoirs, et il faut avoir fait des castings d’embauche des jeunes pour s’effarer des prétentions quasi condescendantes qui leur ont été inculquées.

    Modèle-type : c’est le candidat qui pose les questions. Je gagnerai combien ? J’aurai quels avantages supplémentaires ?
    Je devrai faire quoi ? « Ah bon, ça aussi ? » (moue dégoutée)
    Il ne s’agit plus de savoir si le candidat conviendra, mais si la boite est susceptible de lui plaire …

    Où sont les débutants qui payaient leur maître pour apprendre un métier ?

    Pendant ce temps, le serpent se bouffe la queue : on subventionne les emplois-jeunes, au détriment des entreprises et des citoyens qui paient la facture. On écarte de l’embauche les jeunes réellement capables, parce qu’ils ne sont pas subventionnés (ces rebuts qui ne sont même pas nés en banlieues défavorisées, qui ont étudié, parlent 4 langues, n’ont pas de casier judiciaire, etc)

    Quant aux bénéficiaires des subventions, si c’est pour un petit salaire, ils ont autant à l’aide sociale, et si c’est pour mieux, ils rigolent, leurs trafics leur rapportant autant par jour qu’un patron par mois …

    Il faut connaître la Loi du Moindre Effort. Une jeune diplômée que je connais bien s’apprétait à s’inscrire au chômage. Son père lui demande : tu auras combien ? Réponse immédiate au cent près ! Le père continue : « cela te suffira-t-il ? Et devant l’air surpris de sa fille, il précise : « ben oui, ton logement, ton eau, ton gaz, ton électricité, ta voiture,tes repas, tes vêtements, tes assurances … » Et devant l’air ébahi de sa fille, il ajoute aimablement : « parce qu’il y a une chose qui semble t’échapper : il n’y aura jamais un chômeur à dormir sous ce toit » 🙂 Une semaine plus tard, sa fille lui demandait conseil : elle avait quatre belles opportunités !!!

    Nos pays baba-cool financent la facilité, sans réaliser que le goût de chacun pour cette facilité est sans limites !

    1. Guillaume

      Actuellement, les parents autour de moi poussent les jeunes à passer des concours pour la sécurité de l’emploi.

      Et ceux qui se retrouvent sur le marché de l’emploi privé sont vu comme des losers qui ne tentent pas quelque concours de la fonction publique pour s’en « sortir »…

      C’est pareil pour les emplois jeunes qui sont essentiellement embauchés dans la fonction publique, parfois pour des fonctions peu productives.

      1. pod

        (…) « parfois » pour des « fonctions » « peu » « productives ».

        #Euphémisme de La Palisse et beaucoup de gros mots en une si courte phrase ! 🙂

      2. Deres

        Les emplois jeunes de la fonction publique servent principalement à appliquer la loi de Parkinson, c’est à dire que pour avoir du pouvoir, il faut avoir au moins 2 subordonnées pour faire le travail que l’on pouvait faire soi-même. Les emplois jeunes sont donc très demandés car ils seront les subordonnées des fonctionnaires en bas de l’échelle qui actuellement n’ont justement aucun subordonnées …

        1. Mominette

          Tu as parfaitement raison, et tu oublies encore un facteur : un dirigeant d’administration est en partie payé au nombre de ses subordonnés !!!

          Donc, avec une régularité mathématique, le rapport annuel au Ministre souligne « le manque criant de personnel », de telle sorte qu’au augmentation fasse passer son signataire dans une tranche barémique supérieure !!!

    2. BN

      « Il ne s’agit plus de savoir si le candidat conviendra, mais si la boite est susceptible de lui plaire … »

      Mouai. Le modèle qui prévalait en France jusqu’à présent, où le candidat venait quémander un emploi, en étant tout content (ou en faisant semblant…) de ce que l’employeur daignait lui donner, n’est pas meilleur que celui que vous dénoncez.

      Un contrat de travail, c’est un échange, qui doit profiter aux deux parties. Un entretient d’embauche, c’est aussi une négociation ou chacun présente ce qu’il attend de l’autre.

      L’ancienne génération (à partir de 40 ans) a toujours l’air surprise quand on accepte pas n’importe quoi de notre employeur, notamment le non respect d’une promesse faite à l’embauche, et qu’on cherche un autre boulot en conséquence. Moi c’est le fait que cette attitude ne soit pas une évidence (en dehors de la difficulté de trouver un autre emploi) qui me surprend.
      (Et évidemment, l’inverse devrait être possible, mais bon, on est en France…).

      1. Grosben

        @BN
        Qu’un contrat de travail soit issu d’une négociation entre deux parties c’est normal et même très sain.
        Mais ce que veut Mominette veut pointer, c’est les prétentions démesurés de certains jeunes alors qu’ils n’ont justement aucun poids dans la négociation.
        Exemple typique WTF vécu personnellement: un jeune diplomé de BTS électronique qui demande un salaire net de 2000€ alors qu’il n’a pas été foutu de reconnaître un pont de diode lors du test technique (ça équivaut à un charpentier qui ne sait pas reconnaître un clou…).

      2. Mominette

        Quand on cherche un boulot, on ne fait pas la fine bouche !

        Autour de moi, personne n’a jamais chômé, simplement parce que notre règle c’est « on prend le premier job qui se présente, et on change quand on a trouvé mieux ».

        Vouloir des conditions parfaites, c’est à la fois se prendre tristement au sérieux et refuser de se jeter à l’eau, et d’acquérir de l’expérience.

        Pour ma part, avec 2 diplômes universitaires et 4 langues, je n’ai pas dédaigné de faire un interim … comme dactylo-facturière ! Je me suis bien amusée, et j’ai appris plein de petites choses utiles.

        Le petit délicat qui joue au héron risque bien de devoir, à terme, se contenter d’un limaçon (et ce sera bien fait pour lui !)

        1. Guillaume

          Ce n’est pas une règle immuable. Parfois la précarité entraine la précarité. Et des employeurs (ou plutot leur RH) trouvent parfois que trp de petit boulots = qq1 qui s’abaisse trop facilement et donc qui ne saura pas défendre les valeurs de son entreprise. Alors que rester 2 ans au chomage (merci papa maman) sera vu comme qq1 qui sais ce qu’il veut et qui est capable d’attendre plutot que de s’abaisser!

          On a le même phénomène sur le bon coin, ou parfois augmenter le prix d’un objet augmente ses chances de le vendre!

          Enfin, dans le public et le parapublic, le but de l’embauche est de faire baisser les chiffres du chomage. Donc l’administration va souvent preferer embaucher un chomeur qu’un salarié, même précaire.

      3. BN

        Il n’est pas question de vouloir des conditions parfaites, je réagissait juste à la phrase citée, qui laisse sous-entendre que l’entretien d’embauche devrait être à sens unique. Je suis plutôt d’accord avec le reste de votre commentaire.

        Pour ma part, j’ai trouvé mon premier boulot avant la fin de la dernière année d’étude. J’ai accepté certains aspects qui ne me plaisent pas, parce que dans l’ensemble la proposition était intéressante. Mais oui, à l’entretien d’embauche, j’ai à la fois essayé de convaincre le recruteur que j’étais la personne qu’il fallait, et j’ai vérifié que le job était bien ce qui me convenait aussi.

        1. Sarah Palin

          @ BN : ‘’ Un contrat de travail, c’est un échange, qui doit profiter aux deux parties’’. Bien sûr, mais attention, là vous citez le droit pur, mais vous êtes loin de la réalité !

          Un patron, c’est lui qui a pris tous les risques, c’est sa société, c’est lui le chef, sans être un esclavagiste ! c’est lui qui donne les ordres, les directives, la marche à suivre, qui a inspiré le règlement intérieur …. : La porte est juste derrière ceux à qui cela ne convient pas, surtout lors d’entretien d’embauche !

          Si mes propos vous semblent durs, quand on n’est pas, ou plus d’accord, la solution est simple : on crée sa propre structure, que l’on gère à sa guise, en embauchant, qui nous plait ! sinon on continue à suivre le mouvement, en respectant les ordres, quel que soit ce que l’employé en pense !!

          Il n’y a que lors de période de plein emploi, que l’on peut se permettre de faire la fine bouche, sinon !! et par les temps qui courent !!! C’est en faisant de bonnes analyses et surtout, en s’adaptant à la réalité que l’on fait son trou, pas autrement.

        2. PAF

          en france au cours de ma vie j’ai connu deux tendances:
          la premiere, pendant les annees 80, ou il fallait faire des etudes pour ne pas se retrouver dans l’hotellerie ou le batiment ou autre secteur manuel: un secteur manuel c’est un secteur ou on te parle comme une merde, et ou l’on t’apprend en t’engueulant, un regal.
          La seconde, pendant les 90, ou le djeunz modele 2.0 se met immediatement a distribuer des baffes quand on lui parle mal, ou quand on lui parle tout court, ou il fallait faire des etudes longues et pleines de maths meme si l’on sait pertinemment qu’on n’aura pas de travail avec, pour ne surtout pas se retrouver a ‘travailler’ avec des cailleras.J’ai vu des sections entieres d’universites techniques se transformer, d’une annee a l’autre, d’un endroit ou il y a des labos et des etudiants qui travaillent a un endroit ou il y a la fete du slip niveau grande section.( le bon cote c’etait que ca a freine assez drastiquement les bizutages.On ne bizute pas la cite, c’est elle qui bizute tout ce qu’il y a autour.)

        3. BN

          @Sarah Palin
          « là vous citez le droit pur, mais vous êtes loin de la réalité ! »

          Ce n’est pas mon expérience. J’ai cherché du boulot dans cet état d’esprit, j’en ai trouvé rapidement, et mes relations avec mon patrons sont parfaitement satisfaisantes.

          Bien sûr, le salarié ne va pas changer la boîte dans laquelle il arrive. Mais comme vous dites, « La porte est juste derrière ceux à qui cela ne convient pas, surtout lors d’entretien d’embauche ! « . Je ne dis rien de plus, si ce n’est que ce n’est pas une mauvaise chose de l’utiliser. Pouvoir le faire est la différence entre un salarié et un esclave, et être prêt à le faire fait la différence entre subir son boulot ou l’apprécier.

          « Il n’y a que lors de période de plein emploi, que l’on peut se permettre de faire la fine bouche, sinon !! et par les temps qui courent !!! »
          Ça dépend plus des situations personnelles que de la conjoncture. Pour ma part, j’ai la chance d’être dans un domaine qui manque de main-d’œuvre, donc je peux me permettre de choisir. Comme plusieurs personnes l’ont fait remarquer sous ce billet, certains métiers ont du mal à trouver des jeunes corrects : ceux qui le sont sont alors en position de force lors de négociations. Un professionel expérimenté aura aussi des compétences à faire valoir, etc.

        4. Aristarque

          « Pour ma part, j’ai la chance d’être dans un domaine qui manque de main-d’œuvre, donc je peux me permettre de choisir. »

          Mouais ! J’ai connu cela aussi et sans difficulté jusqu’à ce que j’ai 49 ans…
          Profitez-en tant que cela dure !

          Parce que le patronat faux-cul qui se lamente à longueur de colonne sur la difficulté (réelle) d’embaucher des cadres up to date de gestion immobilière mais écarte impitoyablement pourtant tous ceux qui sont aux alentours de la cinquantaine, je connais !!!

          Maintenant, je dirige une petite TPE qui va bien, qui ne s’occupe pas de gestion immobilière et qui ménage donc ma tension artérielle.

    3. Quant aux bénéficiaires des subventions, si c’est pour un petit salaire, ils ont autant à l’aide sociale, et si c’est pour mieux, ils rigolent, leurs trafics leur rapportant autant par jour qu’un patron par mois …

      Ça, en réalité, c’est très exagéré (et on voit mal un vendeur de shit dire clairement qu’il ne gagne pas grand-chose, la frime l’obligeant à gonfler son CA). L’écrasante majorité des dealers gagne moins qu’un job pépère. En revanche, la probabilité d’un jour gagner énormément plus qu’un job pépère existe, ce qui incite à choisir l’un plutôt que l’autre.

      http://articles.latimes.com/2005/apr/24/opinion/oe-dubner24

    4. peste et coryza

      Mouais…

      Parce qu’elle a eu la chance d’avoir ces opportunités… sinon elle serait à la rue ou en train de dealer son c*l (quand j’étais moi même à la rue, j’ai vu quelques filles de ce genre tomber là dedans). Je me demande quelle formation elle possède pour avoir eu ces opportunités si facilement…

      Avec 800 CV+ lettres de motivs sur des jobs correspondant à mes études (de ingé à technicien), j’ai du décrocher une grosse dizaine d’entretiens, et je n’ai réussi à avoir un poste. Le manque d’expérience, de réseau, et la concurrence des ingés fait vraiment mal quand on postule dans le marché de l’emploi privé.
      Sans compter les conventions collectives à la c*n ; même si vous avez toutes les compétences, le super profil, vous ne pouvez être recrutés car la convention machin interdit d’embaucher des bac+5 en tant que bac+2.

      Les concours de fonctionnaire ? Pas le choix quand on n’a ni réseau ni piston pour rentrer dans le privé.
      C’est en partie pour cela qu’il y a 20000 candidats pour 50 places sur certains concours.

      Sinon, il y a partir, j’y pense, mais comme tout le reste, les post docs se jouent au réseau…

      1. max

        Il y a d’autres pays où ils ont besoin d’ingés, comme la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, le Canada…

        Pourquoi vous restez à moisir sur pied en France ?

        Ça, je comprends pas, tous ceux qui ne trouvent pas en France et ne tentent pas d’envoyer leur CV ailleurs. De plus avec un cursus international, votre CV prendra de la valeur, y compris en France, si jamais vous voulez y retourner.

        1. peste et coryza

          Rassures toi, je compte bien repartir !
          Je compte bien réseauter à fond lors des congrès de cette année.

          Pourquoi suis-je revenu ? parce que j’étais mal payé (la Hongrie, c’est 450 euros par mois, est encore je trouvais que je m’en sortais bien), et que je pensais qu’en revenant d’une petite expérience à l’étranger, je pourrais relancer mon profil.
          Raté. Cela même été pire, car mes CV étaient systématiquement refusés, sauf par les universitaires (d’où la thèse : c’est dur, ça gagne pas un clou, mais pour moi c’était le seul moyen pour ne pas retourner à la rue et faire de l’expérience et un peu de réseau, et le doctorat est bien vu à l’international).

          Un de mes potes, parti avec moi, a choisi de rester. Depuis, il est ingé au Autriche chez schneider (il bosse dans les panneaux solaires), alors qu’il a galéré 8 ans en France…

        2. max

          De plus les docteurs sont moins bien côtés en France, tandis qu’en Allemagne c’est considéré comme le must, au point que souvent ils utilisent Dr au lieu de Herr comme titre personnel.

      2. gnarf

        450 euros en Hongrie, vu le cout de la vie c’est l’equivalent de 900-1000 euros en France, et sans toutes ces taxes locales.
        Vous n’auriez pas du revenir, mais creer votre boite la-bas, multiplier les sources de revenu.
        Non seulement vous ne valoriserez pas votre experience a l’etranger en France, mais ils n’ont que mepris pour des pays comme la Hongrie. Et pour creer une boite en France c’est du suicide…alors qu’en Hongrie vous avez 10 fois plus de chances de vous en sortir.

        1. peste et coryza

          Créer une boite ? Je ne peut pas… je ne sais même pas comment faire ni ce que je pourrai y vendre !
          La seule chose que je pense pouvoir vendre pour l’instant, c’est des cours particuliers et du consulting sur des méthodes disons éthyliquement nébuleuses… et en Hongrie, ce n’est pas les alambics qui manquent. Tout ceux qui peuvent distillent ou fabriquent des trucs au black.

          Je suis issu de l’université, pas d’une école d’ingé. C’est un gros tord, en france comme à l’étranger.
          Si je suis bon en sciences, je suis malheureusement mauvais en gestion des couts ou en management, car je n’ai jamais été formé à cela.
          Et je n’ai pas assez d’expérience pour me mettre consultant sur des choses plus sérieuses. Pour cela, il faut être reconnu comme expert : ça signifie des publis et des résultats valorisés. J’espère que ce sera bientôt le cas.
          D’un autre coté, je suis en train de faire un bilan de compétences, pour voir si j’ai en quelques unes en dehors de la science à faire valoir.

          De toute manière, je partirai.
          – si j’ai un boulot, j’aurai de meilleures opportunités à l’étranger.
          – si je suis condamné à rester chômeur, la vie est plus confortable en Europe de l’est. Et il y a là bas également plus de possibilité de rebondir et de faire du black (je suis également plombier).

  8. Alex6

    Vous avez aime « j’ai 20 ans en France en 2012 »?
    Vous allez adorer « j’ai 20 ans en France en 2030 »!

      1. Alex6

        Au chomage a 38 ans en ayant travaille un peu avant, c’ est mieux qu’au chomage a 20 ans avec zero systeme social pour te permettre de vivre. Et il ne faudra pas compter sur les parents qui auront mis tout leur cash dans le pret immobilier qu’ils galereront deja a payer.

  9. le désabusé

    J’ai 49 ans et 3 enfants :ils ont tous partis à l’étranger dans des pays libéraux ou presque et croyez moi je les ai encouragé à fuir ce pays. ce ne fut pas facile mais j’y suis arrivé

    faites de même

    ce pays est plus que foutu

    1. Mominette

      Bravo ! Autour de moi, 70 % des plus de 18 ans poursuivent leurs études dans des pays anglo-saxons, ou y travaillent déjà !

      1. PAF

        mais enfin puisqu’on vous dit que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs! aussi c’est antipatriotique de travailler a l’etranger! l’etat francais a besoin de vos impots pour faire plus de pauvres!

    2. Sarah Palin

      Idem ! Trois sur trois ! Avec moi-même ! Je crois l’avoir déjà dit sur le présent blog, j’ai eu aux USA, un jeune français, lors d’un entretien d’embauche, qui était quasiment courroucé, que je n’applique pas les 35 heures en tant que français moi-même !! Toute une scolarité gavée au marxisme, laisse de lourdes traces !

      Sinon pour mes enfants, tout va bien !! après une scolarité anglo-saxonne !

  10. Le Gnome

    Outre ce qui a été dit plus haut, il y a aussi une inadéquation des études. Combien d’étudiants en sociologie, en histoire, ou autres disciplines certes intéressantes mais offrant des débouchés microscopiques trouveront un emploi en raport avec leurs études. Fort peu, probablement.

    L’EN est complètement déconnectée du marché du travail, a réussi à phagocyter l’apprentissage pour en faire une catastrophe en excluant les futurs employeurs.

    1. Guillaume

      Ces études servent à préparer au concours de l’administration.

      Ce n’est évidemment pas écrit en gros, mais si vous voulez faire instit, il vous faudra par exemple mieux suivre un cursus style histoire ou lettres modernes. Les concours sont calibrés pour ces filières.

      Evidemment si vous vous plantez aux concours, c’est dommage pour vous car effectivement, ces études ne menent nulle part dans le privé : c’est la sélection naturelles version état français:)

      1. YP

        Non. Ces études servent à donner un boulot aux profs d’université : C’est pour ça qu’on fabrique 5000 maîtrises en histoire de l’art tous les ans, pas parce qu’il y a un débouché sur le marché du travail pour les diplômés.

    2. Théo31

      L’EN est complètement déconnectée du marché du travail

      Allez !! On répète tous en choeur :

      « le but de l’école est de combattre les inégalités sociales, pas d’instruire et de former à des métiers. »

      « Le but de l’université n’est pas de former à un métier mais d’avoir un esprit critique ». Tout en restant un gros con inculte.

      😀

  11. infraniouzes

    Quant au « soviétisme » qui guette l’Europe après avoir fait main basse sur la France, il faut répéter à l’envi, la blague qui courrait à Moscou à la fin de l’empire:  » ils font semblant de nous payer, on fait semblant de travailler ».
    On y va tout droit, on sait que c’est mauvais mais on y va quand même.

    1. JS

      Oui et pour avoir vécu en Russie post-communiste je peux vous dire que çà marque les mentalités…très fort !

  12. Grosben

    « De l’autre, l’Union Européenne travaillerait pour rendre l’embauche obligatoire »
    Pourrais-tu en dire un peu plus ? Vont-ils aller jusqu’à emmerder ceux qui préfèrent travailler seuls ?

    1. Ce n’est pas le sens de ce que j’ai lu : en gros, un jeune qui sort et monte sa boîte, c’est ok. Un jeune qui se retrouve à se tourner les pouces plus de 4 mois durant, c’est maâââl.

  13. Jesrad

    Quand on subventionne les éoliennes, ça fait plus d’éoliennes (au détriment des autres énergies).
    Quand on subventionne les pièces de théâtre de Jan Fabre, ça fait plus de pièces de théâtre de Jan Fabre (au détriment des autres oeuvres)
    Quand on subventionne le chômage, ça fait plus de chômeurs (au détriment des autres occupations).
    Quand on subventionne la misère…

    1. Aristarque

      Tant qu’ils ne seront pas arrivés au bout de l’argent des autres, on aura toujours des titres pareils à lire….

  14. Yrreiht

    J’interviens pour dénoncer une faute de français extrêmement laide et grave, et bien sûr de plus en plus répandue :

    « le chômage des jeunes a littéralement explosé avec la crise »

    NON, NON, NON !!!

    Vous connaissez la définition du mot « littéralement » ? Il faut donc écrire « le chômage des jeunes a explosé avec la crise », au figuré, ce qui est correct, et signifie une augmentation brusque et importante comme chacun sait.

    Je vous en prie très cher h16, ne faites plus cette faute si laide !

  15. Fwh

    Pendant ce temps, le gouvernement annonce un «Pacte de Solidarité», comprenez plutôt «Augmentation des subventions à l’assistanat et à la pauvreté». C’est bien joué : le gouvernement augmente son pool d’électeurs en essayant de nous rendre tous pauvres, puis augmente les aides afin d’acheter les voix.
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/12/11/pauvrete-un-pacte-de-solidarite-adapte-a-la-disette-budgetaire_1804515_3224.html

    Entre autres mesures, on note le relèvement du RSA-socle, l’élargissement de la CMU à 500000 personnes supplémentaires (mais à quoi sert la CMU, puisque notre sécu est tellement bonne que le monde nous l’envie ?), mais aussi l’inévitable création de d’un Observatoire de l’inclusion bancaire (il faut bien tenir la moyenne de deux observatoires/comités/commissions créées par jour).

    Sans oublier, et c’est bien dans le sujet du jour, un nouveau système d’allocations pour certains jeunes (on ne sait pas trop lesquels), s’appuyant sur le contrat civil d’insertion sociale (on ne sait pas trop ce que c’est). Non, on ne sait pas ce que ça veut dire, on ne comprend pas à quoi ça sert, mais apparemment «le secteur social attendait beaucoup des annonces sur les jeunes», ce qui est une raison tout à fait valable pour sortir encore plus d’argent gratuit pour les autres.

    Eh oui, que voulez-vous, le budget est tellement excédentaire que le moment ne peut être mieux choisi pour toutes ces mesures de dépense de l’argent des autres, et de prime à l’assistanat.

    1. Mominette

      Hélas, mon bon M. Lechenu, vos enfants et vous-même détonnéz dans notre glorieuse société moderne.

      Même le mot ‘parent' » disparait du Code Civil.

      L’enfant n’appartient plus à sa famille, mais il est une composante sociale, collectivisé depuis la crèche, et seul l’Etat Providence sait ce qui est bon pour lui.

    2. Nocte

      Sans oublier les « emplois d’avenir professeurs »… oui, oui, vous avez bien lu…
      j’ai vu ça hier sur le JT de France 2.

      900€ de prime pour les étudiants boursiers qui partiront sur la voie de l’enseignement (a priori, y a des engagements à tenir).
      Pour quelle(s) raison(s)? il paraitrait que les études de professeurs soient des études longues et que par conséquent, il fallait aider les étudiants qui s’investissent dans cette filière…

        1. YP

          Extrait : « Vous êtes prioritaire si vous effectuez vos études dans une académie ou dans une discipline connaissant des besoins particuliers de recrutement, et si :
          vous avez résidé au moins deux ans dans une zone urbaine sensible dans une zone de revitalisation rurale ou dans un département d’outre-mer […]
          ou
          vous avez effectué au moins deux années d’études secondaires dans un établissement situé dans l’une de ces zones ou dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire. »

          Pour les autres nantis qui ne remplissent pas ces critères : allez donc chercher du travail ailleurs, espèces de sous-français car nous voulons que de la diversitude certifiée ZEP.

        2. gem

          Ca me parait illégal, ce truc : c’est totalement contraire au principe d’égal accès à l’emploi public, qui est à valeur constitutionnel.

    3. Deres

      Le PS cultive une clientèle de plus en plus abondante … je ne vois pas comment ils pourront perdre de futurs élections étant donné le nombre de clients qu’ils se construisent en ce moment. La stratégie de FH lors des élections était clair avec la promesse d’augmenter le SMIC (entre 2 et 3 millions), le nombre d’enseignants (un million) et l’allocation de rentrée scolaire (3 millions). En augmentant massivement le nombre de bénéficiaire de logement sociaux (25%) ou d’autres avantages, ils n’auront qu’à lancer le débat sur ces sujets lors d’élections. Tout homme politique ou parti voulant les supprimer ou tout simplement les réformer signerait son arrêt de mort. C’est pour cela que la droite est bien obligé de faire du socialisme et de se démarquer uniquement par une politique sécuritaire. Se mettre à dos une clientèle aussi nombreuse serait un suicide politique pur et simple …

      1. JS

        Le PS et la Gôche en général construisent leur pouvoir depuis 60 ans en France.

        Ils sont dorénavant à la tête des Régions, Départements, Communes, Associations, Syndicats, Enseignement, Administration, Presse, etc…

        N’en jeter plus la coupe est pleine !

  16. lechenu

    J’ai peut-être lu trop rapidement cet article et ses commentaires, mais où sont donc les parents de ces chômeurs ?
    L’EN – que je ne défends pas – n’a pas l’entière responsabilité du délabrement des filières d’apprentissage, ce sont aussi les élèves et leurs parents qui la portent. Les LP, c’est la zone, il faut le dire.
    De même que l’EN ne choisit pas les filières à la place des élèves. Sans paraphraser Le Gnome, les études en sciences humaines présentent sans doute de l’intérêt, mais à l’ère d’internet il me semble un peu gros de ne pas connaître les faibles possibilités d’embauche qui suivent.

    Pourquoi mes enfants travaillent-ils tous les deux après avoir suivi des filières publiques bac+fac, en 2010 et 2012, en France ?
    Qui les a conseillé, a passé en revue avec eux, pages jaunes à l’appui, les différents métiers ? Puis ensuite quelques recherches sur internet pour confirmer ou chercher ailleurs, tout ça dès leurs 16 ans ?
    Leurs parents, et c’est leur rôle, leur responsabilité, leur DEVOIR. Les résultats scolaires donnent le niveau et les affinités, c’est un moyen, OK. Et ces parents n’ont pas besoin d’être ingénieurs pour ça.

    Je suis bien d’accord avec vous, l’interventionisme étatique et la propagande de l’EN n’arrangent vraiment rien, mais il me semble que les parents sont les premiers concernés.

    1. paf

      quand j’etais ado la perspective d’avoir un job d’ete etait hautement fantaisiste, tous les emplois potentiels (la plupart dans l’hotellerie) etant reserves par les connaissances des employeurs…

        1. PAF

          mais les parents preparent les enfants puisqu’ils leur repetent de nombreuses fois qu’il faut etre fonctionnaire!

        2. max

          Dès l’âge de 14 ans mon père me faisait visiter des usines, discuter avec des commerciaux, cadres, ingénieurs, techniciens ou d’autres professionnels. C’est aussi comme ça qu’on se fait une idée.

    2. Peste et corriza

      Tous les parents ne font pas ça. Surtout ceux qui ne le peuvent pas car ils n’ont ni les ressources, ni le réseau, ni l’éducation nécessaire…

      En terme de réseau et de contacts, la différence entre mon meilleur ami (fils de cadre) et moi même (fils de soldat) est monstrueuse…

      1. JS

        C’est la définition même à mon sens d’un pays qui est fini : sans « réseaux » vous n’êtes rien.

        Quitter ce pays est le seul conseil que je peu vous donner.

        Quand on voit la vitalité et l’énergie de 90% des pays de ce Monde..

    3. douar

      Effectivement, je participe chaque année à un forum des métiers pour des 3eme et seconde, qui viennent, accompagnés de leurs parents. Je travaille dans le secteur des productions animales: et bien, la plupart des élèves vont avec leurs parents, voir des animateurs dans les métiers de l’environnement, de l’animalerie de zoo etc, bref, des métiers plein d’avenir… Mais les parents ne percutent pas du tout, et sont en mode « ils faut que les enfants se réalisent et qu’ils poursuivent leur passion ».

  17. Mominette

    Témoignange de mon petit entrepreneur, horriblement sain d’esprit :
    « on ne trouve plus de jeunes valables. Ils ont appris à glander pendant leurs longues années de scolarité, sont d’une prétention infernale, ne savent rien faire, et tout est toujours trop haut, trop bas, trop chaud, trop froid, trop lourd ou trop mouillé pour eux »

    Il a un fils de 13 ans, costaud, qui a une vie en or, mais une obligation : il travaille sur chantier tous les samedis matin, pour apprendre.

    J’imagine qu’un jour, quelques associations poursuivront le père pour maltraitance et exploitation 🙂

  18. Fergunil

    Témoignage de mon oncle, au fin fond du nord de l’Alsace : « A 16 ans, je suis parti en Allemagne avec mon père pour trouver un boulot. Dans la première usine ou je suis rentré, ils m’ont dt « on vous embauche, rendez-vous demain pour la visite médicale » mon père m’a trainé dehors et on est allé à l’usine suivante, j’ai passé la visite médicale immédiatement et j’étais sur la chaine l’après midi »
    C’était il y a moins de 40 ans. Ça change hein ?

    1. max

      Dans mon cas, Allemagne, un premier RDV tous frais de déplacement payés, aucun test psychotechnique, seul un entretien avec des professionnels de l’activité. Un second entretien 2 semaines plus tard pour connaitre le salaire. J’ai demandé 80% de plus qu’en France, aucune négociation, et d’eux même ils ont rajouté le déménagement, 6 mois d’hébergement en meublé, 3 ans de cours particuliers d’allemand, et le contrat comportant le mode de calcul des primes annuelles fonction des diverses performances de la société.

      Ca change de ce que j’ai connu en France.

      1. Peste et corriza

        Si encore c’était pour un cadre dirigeant ou un agent de la DGSE, ça se comprendrait…
        Mais pour un ingénieur biologiste…

        Au fait, as tu vu les résultats du classement PIRLS ?
        http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2012/12/11/alerte-sur-le-niveau-de-la-france-en-lecture/
        Ce pays est en train de couler…

        Petite note positive sur le communisme : le système scolaire primaire soviétique et russe est resté excellent : les petits russes apprennent en 8 ans ce que les petits américains font en 12… mais ce n’est rien si on compare avec Hong Kong et la Corée du sud…

        1. Marc Aurèle

          @peste et corriza

          J’adore l’article de votre lien. Il y est dit: « les élèves français se trouvent surreprésentés dans le groupe de niveau le plus faible, et sous-représentés dans le groupe le plus fort »

          C’est quand même beau la techno-langue non? Quel cache misère. En clair: les Français comptent beaucoup plus de cancres que de bons élèves.

          L’assistanat de cette masse sous éduquée en contre-partie d’un bon vote pour la main nourricière socialo-écolo-communisante n’est pas près de disparaitre. H16, vous avez raison, le pays est foutu.

      2. Sarah Palin

        Effectivement, là aussi! on touche le fond de la bêtise, d’autant qu’il est facile de bidouiller, comme de s’entrainer à tous tests dits psychologiques, pour les réussir.

        A ma connaissance très peu voire pas de sociétés américaines n’utilisent la grapho, pour l’embauche.

        Par contre, ils sont beaucoup plus pointilleux sur le complexe de Peter, et là c’est autrement mieux et plus révélateur.

        En gros, nous avons tous, un maximum, une marche supérieure, au-delà de laquelle, nous devenons incompétents, n’est-ce pas messieurs les politiques, qui aspirent tous à devenir président ! Mais il est vrai que tout est tronqué, chez nous nous avons un organigramme pyramidal, il faut que le chef d’atelier par exemple casse sa pipe, pour que le suivant prenne sa place, même si certains sont plus aptes.

        Aux USA, les progressions sont plus parallèles. Qui pourrait imaginer un autodidacte en France, passer par tous les échelons, et devenir un président compétant ? Comme Lee Iacocca, qui a redressé Chrysler de belle manière, au bord de la faillite.

    1. Marc Aurèle

      Le recours à la graphologie c’est l’aveu d’impuissance du technocrate dans sa compréhension de l’Humain et est une maladie assez spécifiquement française. Aux US il y a belle lurette que la mode est passée (on en a un peu parlé à la fin des années 80).

      Comme il faut souvent, chez nous, tout mettre dans des tableaux excel pour juger, jauger et finalement prétendre décider, la grapho marche en France parce qu’elle prétend fournir au RH, à la fois des données scientifiques (on croit rêver) et l’excuse, si le recrutement échouait, de dire: c’est pas ma faute, même la grapho disait que le candidat était excellent.

      Donc alerte au pipotron, d’autant plus dangereux qu’il est considéré comme une science exacte prise au sérieux par bien des RH, secrètement incompétents et ouvertement effrayés par les conséquences de leur décision.

      Pour la petite histoire, lors de ma première embauche à un poste de responsabilité au début des années 90, la graphologue employée par la boite où je briguais un poste, m’avait bien dézingué sans me connaitre, comme ça juste à la lecture d’un texte de dix lignes écrit par moi; j’avais découvert qu’elle n’avait même pas vu dans son marc de café que j’étais gaucher. Evidemment cela fut de ma faute, j’aurais du le lui signaler…

      Quant à l’interdiction du chômage des jeunes, tant qu’à sombrer dans l’ineptie la plus sauvage (faut dire qu’on nous montre bien l’exemple depuis 6 mois), moi je veux bien étendre le concept de « jeune » à tous, sans limite d’âge.

  19. simple citoyen

    Excellent comme toujours H. Cependant vous écrivez: « Et dans ce chômage, c’est celui des jeunes qui semble le plus alarmant puisque ce sont les populations qui, généralement en bonne santé, sont pleines de vigueur pour produire et faire décoller la productivité des pays concernés ». Or il me semble que la préoccupation première des politiques n’est pas celle que vous énoncez, mais le maintien du statu quo concernant le financement des retraites et autres systèmes fondés sur le principe de répartition. C’est LA raison pour laquelle ils sont prêts à octroyer le RSA ou le « revenu étudiant » ou tout autre revenu à cette tranche de population, ce qui revient à faire payer leur effort de cotisation par la collectivité (une substitution en somme) pour ne surtout pas remettre en cause ce système.
    Que de bien entendu cela ait l’effet le plus démotivant possible et conduise évidemment aux effets pervers contraires au but affiché, ils n’en ont que faire, puisque de toute manière ils feront comme ils font pour tout: ils diront on a tout essayé, il faut mettre plus d’argent.

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