Rocard et Sapin, les deux Michels d’un État plus qu’en faillite

Oups. Il a ripé. Michel Sapin a prononcé le mot en F pour désigner l’État français. Oui, il l’a dit : l’État est totalement en faillite. Un tel aveu nous ramène plus de cinq ans en arrière lorsque François Fillon découvrait, un peu abasourdi, la même réalité, avant d’être rappelé bien vite à l’indispensable mutisme qui a permis au manège de continuer à tourner pour laisser le temps aux autres guignols de décrocher la queue du Mickey pour un tour gratuit de plus.

Rappelez-vous, c’était le 21 septembre 2007, et François Fillon déclarait au 20H de France 2, sans doute encore sous le coup d’un vin trop capiteux pour bien se rendre compte de la portée de ses propos :

« Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite. »

Émoi vif et profond de toute la majorité de l’époque, Sarkozy avait perdu une ou deux systoles en apprenant la saillie de son Premier, petit couic fébrile de bien des journalistes qui ne s’attendaient pas à devoir traiter pareille nouvelle cataclysmique (un vendredi, en plus !), tout concourrait à ce que la phrase devienne culte. Et elle l’est effectivement devenue puisqu’on s’en souvient encore et qu’elle a résonné avec d’autant plus de justesse que la crise a développé par la suite chacun de ses sombres chapitres.

À l’époque, le pauvre Premier avait dû se rétracter, enrober ce qu’il avait lâchement admis dans une louche de diplomatie dégoulinante pour faire oublier (aux marchés, aux Français) ce qu’il pouvait entendre par « faillite ». La confiance ne s’était pas évaporée, la France avait pu continuer à emprunter goulûment et plutôt deux fois qu’une puisque les années Sarkozy furent, en terme de dette publique, le quinquennat de tous les records.

epic fail

Et c’est donc un dimanche de janvier 2013 que Sapin découvre à son tour qu’il n’y a plus un rond dans les caisses. Pire encore, selon le ministre socialiste, l’État français est maintenant « totalement » en faillite ; apparemment, sous Fillon, il ne devait être en faillite que sur les bords, ou de façon pastel, je suppose. À présent, nous avons toutes les pleines couleurs de la faillite, pas le petit lavis d’aquarelle d’une faillite translucide version droite rigolote.

Quelque part, c’est une façon pour la gauche d’admettre que la droite n’avait finalement pas exagéré l’ampleur de la crise. On savait que Présiflan s’était aperçu quelques mois après son entrée en fonction que son Nicolas de prédécesseur lui avait laissé les clefs d’une guimbarde toute rouillée qui ne tenait plus qu’avec de petits bouts d’adhésif social de fortune. On s’était étonné d’un tel manque de lucidité (se lancer dans la candidature, décrocher la timbale, arriver en poste et – oups – tomber sur une situation bien pire qu’imaginée), mais la presse n’avait pas trop remué le couteau dans la plaie. Avec la sortie de Sapin, on sait maintenant que la réalité, palpée par le peuple en direct, met donc cinq ans pleins pour parvenir aux têtes pensantes.

On a connu plus vif.

Un autre élément qui ne rassure pas, c’est qu’entre 2007 et 2013, si la situation a changé, ce n’est pas en bien, mais en pire. Autrement dit, avant les guignolades de Sarkozy, on avait déjà cumulé autour de 1200 milliards de dettes. Le paquebot à rames « France » doit à présent croiser dans les mers tumultueuses des 1800 milliards. À tout le moins, si François Fillon avait déjà raison à l’époque de déclarer le pays en faillite, Michel Sapin ne peut pas décemment dire le contraire.

Et bien évidemment, comme en 2007 où Sarkozy et Fillon avaient rétropédalé dans un bel ensemble, Michel Sapin n’aura pas tardé à enchaîner le même mouvement arrière quelques heures plus tard : « Nan mais en fait c’était de l’ironie, hein, les enfants, je n’y crois pas. »

C’est un peu vrai, et un peu faux, en réalité, parce que lorsqu’il a sorti son anathème, il dosait ce qu’il disait afin de préparer les esprits au coup de bambou suivant :

C’est la raison pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif.

Dans la bouche du ministre, l’État totalement en faillite n’est, de fait, pas un constat, mais un calcul. C’est un outil pratique pour avancer sa politique économique qui se traduit, très concrètement, par un « programme de réduction des déficits ». Sur le papier, cela fait bien. La réalité, c’est bien sûr qu’il n’y a aucune réduction actée ou prévue ; il y a une baisse de l’augmentation ou une stagnation des dépenses, mais l’état continue de mener grand train sans s’occuper de diminuer ni sa taille, ni sa consommation. En fait d’austérité, il s’agit bel et bien d’une pluie de taxes, d’impôts et de ponctions. Mais en terme de dépense publique, les robinets sont toujours ouverts.

Du reste, comment attendre de la part de socialistes qu’ils comprennent effectivement les enjeux du problème qui s’offre à eux ?

Papy Rocard, en roue libre et sans sonotoneIl suffit de voir les solutions préconisées par les vieux croûtons et économistes d’opérette ; alors même que le premier Michel (Sapin) agitait sa faillite pour justifier le prochain programme de ponctions, un second Michel, Rocard, expliquait doctement son point de vue déjanté aux journalistes trop heureux de relayer le vieil hibou. Et pour ne pas changer, les solutions préconisées font dans la dentelle keynésienne au mieux, ouvertement socialiste au pire : il faut absolument ralentir la réduction des déficits (vous savez, celle qui a eu lieu dans le pays des licornes et des elfes). Et puis aussi, remettons une couche de réduction du temps de travail ! Les 35H ont eu un effet tellement magique qu’à n’en pas douter, tous les farfadets, les centaures et les griffons ont tous retrouvé un emploi sûr et bien rémunéré ! Papy Rocard déclare ainsi :

« La première des urgences, c’est de faire baisser le chômage. Comme nous n’avons pas de croissance économique, la seule façon d’y parvenir est de réduire le temps de travail »

Cet entêtement à persister dans des solutions qui n’ont jamais été employées ainsi dans aucun autre pays et qui ont montré, en France, leur complète inefficacité et dans une bonne mesure, leur aspect néfaste, cette obstination compulsive à s’acharner dans l’erreur me fait penser à la parabole de l’aspirine :

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

En réalité, oui, l’État est en faillite, mais sa faillite économique est connue depuis un moment. D’ailleurs, l’absence de réaction relative lors de la perte du triple-A montre qu’elle est déjà prise en compte dans une certaine mesure. Le fait que les industries quittent le pays, que les forces vives s’en vont, que les patrons fuient, que les riches s’exfiltrent aussi discrètement que possible est un autre élément tangible de cette faillite parfaitement reconnue de ceux qui savent regarder.

Malheureusement, c’est de l’autre faillite que nos dirigeants devraient se préoccuper. Cette autre faillite, c’est celle d’un État qui a failli moralement, qui ne représente plus que lui-même, qui n’arrive plus à insuffler dans le pays la moindre once de fierté. C’est la faillite de toute une classe politique qui ne sort plus que des petites phrases pour pousser des agendas étriqués, fomente et bricole pour parvenir au mandat suivant, à l’échéance électorale de plus qui leur permettra de se mettre un peu plus à l’abri de la faillite complète, totale, de toute la société française qui se profile à l’horizon. C’est la faillite d’une administration qui ne délivre plus que de la misère, de la frustration et des tracas à ses administrés. C’est la faillite d’une caste qui continue à empiler les tâches absurdes sur les décrets ridicules, et qui est incapable de se réformer. Cette faillite là, bien sûr, ni le premier Michel, ni le second ne l’ont vue, ne l’ont comprise ni ne l’ont analysée. Et c’est pourtant de celle-ci qu’est née la seconde, celle dont ils se gargarisent de nous expliquer qu’ils vont nous en sortir.

Un pays en faillite qui aurait une classe politique digne, des hommes et des femmes responsables et lucides, serait certes au fond du gouffre mais aurait les moyens de regarder vers le ciel, et des solutions concrètes pour l’atteindre.

L’État français est plus qu’en faillite. Composé de vieux débris et de cuistres fringants persuadés de leur importance, certains de détenir la solution quand bien même elle a déjà montré toutes ses limites, cet État n’a plus aucune idée d’où il est, d’où il va, ni même pourquoi.

Il est bien plus qu’en faillite : il est foutu.

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires86

  1. Elphyr

    Et au fond de l’océan, l’orchestre joue encore…

    Lorsque les francais, à l’instar des passagers du Titanic, seront noyés sous les taxes, obligations, lois liberticides ou je ne sais quelle autre merveille le sozialisme est capable, il y aura peut être une prise de conscience.

    Peut être.

    Et ca va faire mal. Et ca fera d’autant plus mal qu’elle viendra de dehors : la réalité, la vérité ne s’embarassent pas de sophisme et de beaux-parleurs ; elles abateront de concert leurs faits implaccables et, comme un troupeau de Gorbatchev non-moins amaigris ou malades, les politocards francais pleureront la mort de leur cher système et tenteront si bien que mal de « tout changer, mais pas trop quand même, hein, l’Histoire est un éternel recommencement, toussa toussa ».

    1. Higgins

      Axel de Tarlé, souvent moins voire mal inspiré, était assez lapidaire et réaliste dans sa chronique matinale. Mais comme le dit le proverbe, il n’y a pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.

    1. Aristarque

      Super ce problème d’arithmétique où il y a des réponses divergentes dans toutes les directions possibles…
      Autant dire que beaucoup n’y comprennent ou ne sont plus sûrs de rien…

  2. NOURATIN

    Ca fait longtemps que je le dis, il est foutu et nous avec.
    Allons jusqu’au bout du raisonnement : c’est la faillite de la démocratie. Tous ces vieux schnocks, socialistes de gauche comme de droite ne réformeront jamais rien du tout, ils tiennent trop à leurs fromages.
    Seulement, à force d’empiler les dettes, les impôts et les populations exotiques, nous nous précipitons vers une explosion sociale qui, pour tarder à venir, n’en sera que plus cataclysmique.
    Préparons nous, ça va scharkler!

  3. Yrreiht

    Il est très juste d’insister sur ce point : la vrai faillite est toujours, à l’origine et avant tout une faillite MORALE.

    La faillite financière et sociétale en est la conséquence, et il est de toute façon illusoire de prétendre restaurer prospérité et compétitivité sans restaurer d’abord les VALEURS d’une société.

    1. Raoul

      Faillite morale d’une très large partie de la société française et pas seulement de la classe politique…

      1. Jesrad

        La génération qui a fait Mai 1968 a bouffé l’avenir de ses enfants, les condamnant à être plus pauvres qu’eux. Les vieux ont pillé leur descendance.

        Pour moi, la première des justices serait d’abolir tout le système de retraite actuel. Couic.

        1. Epicier vénéneux

          Il y a un papier de plus de mille pages écrites en tout petit qui traite du sujet de fond en comble et qui se lirait d’une traite s’il ne fallait pas vivre à côté.

          Atlas Shrugged, d’Ayn Rand.

    2. Lib

      « Only a virtuous people are capable of freedom. As nations become more corrupt and vicious, they have more need of masters. »
      Benjamin Franklin

  4. Aristarque

    Toujours ce déni de réalité plus ou moins prononcé que dénonce, entre autres, The Economist.
    On a peur des mots, on travestit les sens de ceux-ci pour tenter de faire croire que tout va bien Madame la Marquise… et que « Nous irons pendre notre linge sur la ligne Siegfried », chansonnettes qui nous dispensaient, par leur joyeux entrain de travailler dur face à la menace…
    mais tant que toute cette clique de bateleurs trouve un soutien dans les urnes des moutontribuables de Panurge, que faire ?

    1. Nocte

      Le soutien qu’ils trouvent est surtout dans l’utilisation des résultats des votes, le vote blanc compté comme nul, et l’abstention n’étant qu’un mot, on se retrouve avec un type à la tête de l’Etat qui ne fait même pas 40%.

      1. JS

        Oui et lorsque vous objectez aux Etatistes, Elus en tête qu’ils ne sont pas représentatifs ils vous crachent à la figure que c’est un « détail », une « autre histoire »..

    2. Alex6

      Les Francais ne veulent pas l’entendre de toute facon, donc les politiques d’adaptent.
      C’est la masse des gens bloques dans les annees 70 et qui refusent de mettre a plat le systeme pour leurs enfants qui en sont responsables.

  5. Aristarque

    « C’est la faillite d’une caste qui continue à empiler les tâches absurdes sur les décrets ridicules… »

    Bientôt des manifs de ramoneurs dans les rues, suivies ou précédées par celles des marchands de bois combustible ???

  6. Aristarque

    A propos de réduction de temps de travail, ce cher ROCARD (dans le sens de celui qui nous coûte un pont) devrait se décider à prendre sa retraite parce que vraiment le naufrage est en cours et que ce n’est pas beau à voir.
    En être à resucer le thème de la nécessaire réduction du temps de travail quand même Méremptoire herself n’ose plus l’évoquer que du bout des lèvres…

    1. Celimen

      Mais qu’est-ce que vous racontez? Le temps de travail moyen a plus baissé en Allemagne qu’en France avec ses 35h, ce qui explique d’ailleurs (pas uniquement bien sûr) l’amélioration et les très bonnes performances sur le chômage…

      1. Nocte

        Sauf qu’en Allemagne, on parle de travail à temps partiel, en France, on parle de réduire la durée légale du temps de travail, soit le temps plein, ce qui change la donne.

        1. Celimen

          je parle de temps de travail MOYEN, donc temps partiel et complet compris sur toute la population qui travaille…
          on travaille plus en France qu’en Allemagne, tout ce qui reste ici c’est de l’outrage simplifificateur matiné d’analyse ultra-sommaire…

      2. Melkion

        Je propose 1h par semaine pour s’aligner sur le temps de travail effectif des fonctionnaires administratifs, qui dit mieux ?

        1. PhD

          Je crois que c’est DSK qui avait dit à l’époque :
          « les 35 heures dans la fonction publique, oui mais par paliers ; d’abord 28 puis 30 … « 

  7. Josselin

    Je me demande si une entreprise privée peut avoir moins de la moitié de la dette française et ne pas se considérer en faillite.
    Que dirait l’Etat si un particulier s’endettait de la sorte ?
    « Allez crever de faim et de froid sous un pont, ça vous apprendra »

    1. Aristarque

      Ta, ta, ta, ta!!!
      L’Etat lui dirait : Viens par ici, pauvre petite victime de la méchante société non bisounoursesque que je te réconforte à coup de RSA + exonérations de toutes sortes + tarifs réduits + CMU + attribution de HLM et que sais-je encore… pour que tu te retrouves finalement mieux que ceux qui alimentent le système en argent gratuit…

      1. hipparchia

        C’est clairement exagéré. Le RSA ne suffit même pas à s’acquitter de son loyer lorsqu’on habite en ville. C’est d’ailleurs assez absurde de proposer un revenu minimum qui ne permet même pas de payer un loyer, c’est-à-dire qui encourage à bosser au noir et à payer moins de taxes.

        L’assistanat n’est, à mon avis pas là, mais dans la déresponsabilisation globale qui accompagne le paternalisme que subit le peuple français.

        1. Aristarque

          Ce n’est nullement exagéré.
          Il y a eu suffisamment d’études économiques depuis l’existence du RMI pour montrer qu’entre les versements directs et les exonérations partielles ou totales de dépenses contraintes incombant à l’immense majorité des citoyens, ce qui correspond en fait à des allocations supplémentaires, le smicard allait bosser pour une prime « travail/rente RMI » mensuelle réelle d’environ 600 à 1.000 F, soit 90 à 150 euros. Et encore,il devait payer sur cette prime des frais professionnels type transport entre autres.
          Or « se retrouver mieux » correspond à toute une tranche de gens qui font le calcul rationnel que certes, ils ne gagneront pas beaucoup à vivre de la charité publique (pour l’appeler ainsi en faisant court) mais qu’ils ne gagneront pas non beaucoup moins que ceux qui travaillent dans les premières basses strates de revenus annuels, en s’épargnant de travailler de façon obligatoire…
          Pourquoi croyez vous qu’il rôde maintenant des rumeurs comme quoi les chômeurs seraient trop payés et qu’il faudrait soit réduire la durée d’indemnisation soit baisser celle-ci?

        2. hipparchia

          Je parlais d’expérience, je suis passée par la case du RSA – même mac Do’ m’a refoulée parce qu’apparemment, j’étais trop qualifiée pour cuire de la frite) Très sincèrement, je pense que vous mésestimez la masse des gens qui sont malheureux de ne pas pouvoir subvenir par eux-mêmes à leurs besoins. Pour le même tarif, je préfère bosser, c’est une question de respect de soi de souhaiter être utile au groupe et de ne pas appartenir à la caste des parasites. C’est presque une question d’hygiène et très sincèrement, je ne pense pas être un oiseau rare.

          Après, certes, il y a aussi les cumulards mais ils ne sont pas, j’imagine, représentatif. La réalité, c’est que l’école endors les gens, surtout ceux qui réussissent dans les études théoriques, en leur faisant miroiter un avenir radieux et bisous qui n’existe pas.

        3. Aristarque

          Je ne pense pas avoir dit que toutes les personnes au chômage cherchaient tranquillement à bénéficier du système en se complaisant dans l’assistanat.
          Je dis simplement que ce type de personnes existe et qu’il est loin d’être anecdotique parce que c’est tout bêtement une attitude parfaitement rationnelle, hélas.
          Quand un système est fait pour que le revenu minimal tiré d’un travail quelconque en bas de la hiérarchie officielle, n’est guère supérieur à ce que l’on peut retirer de la palanquée de subsides minimaux de secours prévue tout aussi légalement, il y a forcément des gens qui préféreront se passer de devoir se lever le matin à heure fixe et de subir une pression (horaire, rendement, hiérarchie, etc…) toute la journée pour quelques dizaines d’euros de différence.
          D’autres bloggers le pensent et l’écrivent encore mieux que moi comme par exemple un post de mai 2011 sur le site ordre spontané de kaplan avec titre : le cancer de la société française qui commentait à l’époque les démêlés de Wauquiez avec la bienpensance…
          Chaque année, au moment des récoltes de fruits et des vendanges, on a la litanie de la complainte à propos de nos « importations temporaires » de travailleurs UE ou proche UE pour venir les effectuer alors même qu’on a des centaines de milliers de chômeurs qui pourraient y contribuer. Tous ne sont quand même pas des cadres, techniciens, femmes enceintes et autres handicapés incapables de tenir un sécateur ou d’un âge canonique les empêchant de se retrouver dans un emploi manuel.

      2. hipparchia

        Mais vous ne l’avez pas dit. Je vous faisais simplement remarquer que le RSA ne suffisait même pas à payer son loyer, et que, par conséquent, il restait nécessaire pour survivre de travailler même au SMIC(A l’époque, les aides de l’Etat touchées n’atteignaient pas la moitié d’un SMIC).
        Il est vrai, cela dit, que je n’ai jamais été logée en HLM et que je suis célibataire sans enfant, j’ai donc dû passer à côté de pas mal d’aides.
        Le mécanisme que vous pointez du doigt est bien réel mais pas avec uniquement si on touche le RSA. Des personnes qui auraient tendance à confondre chômage et congés payés, je vous l’accorde, j’en connais déjà nettement plus.

        Bonne journée.

  8. CONSTANTINE

    Nous sommes hélas sur un point de non retour, la bombe à retardement qui inquiètent tant nos voisins ne devrait plus tarder à exploser.
    Probablement ce qui peut nous arriver de mieux.
    J’apprécie énormément la qualité et l’objectivité de vos articles.

  9. Le Gnôme

    J’ai enfin compris pourquoi nos ancêtres clabotaient à un âge peu avancé, ils se chauffaient au bois, les ignares.

    La vieillese est un naufrage, mais il faut bien admettre que celle de Rocard a débuté de bonne heure.

    Sinon, les joueurs de flûtiau ont bien été élus par quelqu’un, ils ne sont pas arrivés au pouvoir par l’opération du Saint Esprit. Les électeurs qui les ont choisi sont donc responsables de leurs propres turpitudes.

    Le nombre d’heures travaillées sont déjà en baisse puisque le nombre de chômeurs augmente. Rocard devrait être content.

    1. « J’ai enfin compris pourquoi nos ancêtres clabotaient à un âge peu avancé, ils se chauffaient au bois, les ignares. »
      En pratique, une fois passé 20 ans, l’espérance de vie était supérieure à 60 ans. Donc pas si éloignée de ce que nous connaissions il y a encore quelques années.

    2. Janus

      Faites le compte : 56 % du PIB (pour ce que vaut cette notion) détourné vers le secteur public, 45 % de la population active travaillant directement ou indirectement dans le secteur public et vous avez la liste des votants pour Hollande : Ils sont rationnels… ils votent avec ou sans conviction idéologique pour celui qui les paye. C’est d’ailleurs pourquoi Zemmour a vu juste : Le PS , un parti de clientèle, installé en province et qui ruine le pays au profit des fonctionnaires et petits copains du secteur public. C’est une tradition de l’Etat français depuis qu’il est républicain : L’assiette au beure

  10. Pandora

    Un Etat n’est pas en faillite : il est endetté (lourdement en occident et pas seulement en France).
    Ce mot de « faillite » est bien utile pour faire peur aux populations mais il n’apporte aucune solution au problème connu de surrendettement.

    Une entreprise peut se déclarer en faillite. Elle vend alors tout ce qu’elle possède et les créanciers peuvent récupérer une partie de leur argent.
    Un Etat ne peut pas se déclarer en faillite. On considère que c’est une entité plus ou moins éternelle, qui revivra sous une forme ou sous une autre même quand arrive une révolution. Par contre, il peut très bien déclarer qu’il ne remboursera pas ses dettes auprès de ses créanciers (qui l’ont alors dans le baba) : c’est la restructuration de dettes comme l’a fait la Grèce en 2011.

    Le problème est que ces dettes sont souscrites par les banques et les assurances car ces établissements y sont légalement obligées et que les fonds proviennent de l’épargne de la population. En cas de restructuration, ce sont donc les populations qui sont grugées et certainement pas les Etats.

    1. bibi33

      Etre en faillite ou en cessation de paiement c’est la même chose et donc oui un état peut être en faillite.
      La seule différence pour un état par rapport à une entreprise c’est qu’il est quasi assuré de ne pas être liquidé et qu’il survivra à sa faillite.

  11. Woodi

    Autour de moi, les gens jouent désormais au loto mercredi ET samedi, « on ne sait jamais », disent-ils. Voilà où résident les derniers restes d’espoir du français moyen…
    Je me remémore cette vidéo incroyable réalisée par un japonais lors du tsunami : il est perché sur une colline et filme l’écume lointaine. En bas, les gens s’affairent, les voitures circulent. Et puis la vague arrive.

  12. lapin malade

    Ça fait parti des trucs que je ne m’explique pas . Rocard est visiblement en roue libre , au moins depuis l’épisode de la poële à frire , alors pourquoi s’acharner à lui demander son avis sur tout , sinon pour faire cautionner par l’avis d’un « vieux sage » , des idées aussi débiles que lui .

    1. douar

      Papy Rocard a des éclairs de lucidité quand il justifie l’exploitation des gaz de schistes, qui pourraient être une réelle opportunité pour la France.

  13. mominette

    Voyons, tout est mis en place pour une faillite festive et patriotique !

    Les difficultés de la France (alpha et omega de toute civilisation) viennent de la bêtise des « autres pays du monde « (notion floue et méprisante) qui pratiquent en choeur un incroyable dumping social et fiscal, avec des salariés travaillant 40 heures, des boucliers fiscaux à 50 %, voire des flat rates à 15 %.

    Des pays qui se contentent d’assister les indigents, mais sans réellement les mettre sur pied avec ceux qui travaillent, créant ainsi une discrimination insoutenable.

    Des pays où les fonctionnaires supérieurs ont des bureaux modestes, et des salaires assortis …

    Fi donc : la France sera toujours la France, et ne cèdera pas à la médiocrité et à l’envie du reste du monde …

    1. Aristarque

      Une partie non négligeable des Français a assisté, le coeur serré et au bord des larmes, à l’effondrement du « paradis des travailleurs »…
      Elle travaille maintenant à ce que la France reprenne le flambeau (figure de style parce que, dans la réalité quotidienne de ce paradis, rien ne flambait à part Tchernobyl, un temps) de cette utopie économique, sociale, politique et meurtrière pour montrer au monde entier qu’un pays peut prospérer :
      avec des impôts records à tous les niveaux sur le revenu,le patrimoine, le flux et le stock,
      avec à peu près la moitié de sa population vivant aux crochets des derniers des Mohicans travailleurs privés,
      avec un immobilier aux prix astronomiques,
      avec des entreprises de moins en moins rentables
      et avec une nomenklatura proliférante (un élu pour 100 habitants)…
      Je nous souhaite bonne santé et bon courage pour cette expérimentation façon Titanic versus iceberg…

      1. channy

        Parlons Assistanat justement
        Je bosse dans un hard discount de 800m2, située à coté d une zone classée sensible, Nous recevons les bons d’achats des CCAS de 2 communes représentant en tout 34 000 habitants, pour la seule année 2012 cela a représenté chez nous près de 14000 euros annuel..ajouté à cela qu’il y un hypermarché,3 hard discounter(4 avec nous), dans la même zone que nous et qui doivent faire tout autant ..ici je parle juste de bons d’achat émis localement

  14. JS

    J’avais lu ce we la « réaction » de Rocard…je n’arrivais pas à croire ce que je lisais !

    Visiblement çà n’était pas un mauvais rêve mais bien la « réalité ».

    Merci de pointer du doigt la faillite morale, c’est également la pensée qui m’est venue graduellement à l’esprit en vous lisant.

    Pauvre Fr..

  15. le désabusé

    Ne vous inquiétez pas trop le bestiau est encore bien gras. on va tailler dedans. ces abrutis sont capable de tout pour se maintenir au pouvoir en nous faisant les poches. Ils vendront les bijoux de famille et pourquoi pas le château de versailles avant

    je ne suis pas aussi optimiste que vous sur la survenue prochaine d’une cessation de paiement de l’état.

    M’est avis qu’il faudra attendre encore de longues et nombreuses années de souffrance afin que le système explose.

    1. babarabobo

      Cela ne va peut-être pas durer encore des années, certains indicateurs tournent au rouge et il semble même difficile d’imaginer qu’il n’y ait aucun bouleversement avant fin 2014…
      Les poubelles des supermarchés commencent à avoir une clientèle fidèle – les organismes caritatifs rencontrent de plus en plus de difficultés – l’état d’esprit de la population se radicalise – les armes de guerres s’accumulent dans les sous-sols des cités.
      l’Hiver n’en fait qu’à sa tête et si ça gèle longtemps, nous allons bientôt compter les morts…

      Ce n’est pas « l’ampleur des injustices » qui déclenche une révolte, c’est « la somme des souffrances » qui forme la poudre qui n’attend plus qu’une amorce. Nous sommes entrée aujourd’hui dans une phase de latence, il suffirait d’un évènement émotionnel fort, qui saisisse la population par les tripes pour déclencher. Cela peut durer des années mais pourrait aussi s’arrêter rapidement de manière net et très brusquement.

      1. channy

        Vous avez lu l’allumé des anges?
        la clientèle fidèle des poubelles de supermarché, marché etc ce n’est pas nouveau regardez les glaneurs et la glaneuse réalisé en 1999.
        je bosse en supermarché, dans le Hard , juste à coté d une zone classé « sensible » nous ne sommes pas des enfoirés, à savoir que nous n’arrosons pas d’eau de javel ce que nous jetons et je peux vous dire que les seuls qui visitent les poubelles ce sont des gens d’Europe de l’est pas les habitants du quartier sensible.
        Les organismes caritatifs ne viennent pas prendre les produits dont la DLUO est dépassée ne serait ce d’un jour( par exemple des biscuits), une boite de conserve cabossée? désolé Monsieur je ne peux pas la prendre ..
        Nous soldons à -50% la viande, yoghurt et produits frais 24 heure avant la date de consommation malgrè cela nous jetons pour environ 1300 euros de produits frais invendus(même soldé à -50%) par mois

    2. Isabelle

      L’étincelle viendra peut-être de notre système sociôl mis à mal par la hausse du chômage et l’affluence de nos voisins européens dont les pays sont, pour l’heure, plus mal que nous… Un genre d’effet ciseau sur un budget qui représente quasiment le double de celui de l’État.

  16. Napoli

    La vraie faillite et celle soulignée dans l’article, c’est la déchéance morale (encore que le mot « morale » ne soit pas à prendre au sens littéral du terme).

    De l’urne ou du sang, un élu doit l’exemplarité à ses citoyens ou sujets.

    Elle est où de nos jours l’exemplarité ?

    1. Aristarque

      Non nous ne sommes pas en faillite ni même menacés de l’être puisque Sapin dit qu’il faut « mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif de la diminution des déficits, c’est fondamental pour le financement de notre économie, et la création d’emplois. » et que ce cher Rocard insiste en disant « Aussi longtemps que nous n’aurons pas fait accepter à nos partenaires européens un ralentissement dans la réduction de la dette, nous serons sous contrainte »

      Comme d’habitude, si nous n’allons pas bien (passagèrement, depuis 30 ans) c’est rien que la vilaine faute des Autres Méchants qui nous entourent, jaloux qu’ils sont de nos réussites tous azimuths….

      1. max

        Vu que hors zone Euro, la plupart dévaluent leur monnaie pendant que l’Euro reste droit dans ses bottes, ça ne va pas arranger les exportations de la zone Euro.

  17. Aristarque

    « cet État n’a plus aucune idée d’où il est, d’où il va, ni même pourquoi. »
    Il conserve au moins l’idée (ses commensaux y veillent quotidiennement) à ce que la nomenklatura étatiste préserve ses privilèges et autres systèmes prébendiers…

  18. johnny_rotten

    Ayrault vient de nommer un haut-fonctionnaire (un dénommé Fragonard ) pour lui confier la mission d’un rapport, pour trouver des solutions pour arrêter le déficit abyssal (et en expansion) des Caisses d’Allocations Familiales.
    LOL ! !
    Comme s’il y avait besoin d’un expert-rapporteur pour faire le constat évident de baisser drastiquement le montant de toutes les allocations familiales, quand les comptes sont dans le rouge et déjà depuis des années.
    As-t-on jamais vu une entreprise qui étant dans le rouge continuerait à verser des dividendes aux actionnaires ?

  19. simple citoyen

    Il me semble que le flottement de quelques commentateurs quant à la possibilité ou non d’une faillite vient de ce qu’un pays maitrisant sa monnaie et ne se commettant qu’en sa propre devise est effectivement assuré de ne jamais être en faillite. Nous avons renoncé explicitement à ce droit le jour où nous avons accédé à l’Euro.

      1. simple citoyen

        Hahahahaha! Le doigt sur la détente! 🙂
        Cela dit, je ne comprends pas le sens de votre réponse, ne faisant référence à aucun jugement de valeur, mais un simle rappel de ce qui fait qu’effectivement un pays peut ou non être en faillite, et pas seulement parce qu’il est TBTF.

  20. Charentais libéral

    Moralité et réalité, deux citations pour l’illustrer : « Un pays de tricheurs ou tout le monde en veut à celui qui triche plus que lui » et les français ne verront la vérité qu’au fond du puits »
    C’est ça la France, d’aujourd’hui après des décennies, car comme le dit Bernard Lemennicier, qui est le plus corrompu, l’électeur ou l’homme politique ? dans une monographie de contribuables associés http://www.contribuables.org/2007/04/01/qui-est-reellement-corrompu-lelecteur-ou-lhomme-politique/

    1. johnny_rotten

       » et les français ne verront la vérité qu’au fond du puits »

      On donne souvent une vision caricaturale de la pertinence du jugement de la situation, par l’opinion publique en France, jugée ignare des réalités économiques.
      Chacun prenant des exemples dans sa sphère personnelle comme les affirmations économiques stupides de collègues de travail, ou encore l’optimisme béat d’un beau-frère socialo travaillant dans le Fonction Publique.
      Mais d’une manière générale, il en est tout autrement.
      Certes les lecteurs du « Figaro  » ne sont pas représentaifs de la population globale mais le sondage montre clairement que 80% des gens savent bien que le pays est en sursis.

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/28/20002-20130128QCMWWW00649-pensez-vous-que-la-france-est-en-faillite.php

  21. Charentais libéral

    Toujours J. François REVEL : « la France n’avancera pas tant qu’elle n’aura pas crevé l’abcès de son passé communiste » CQFD et croyez moi, pour discuter avec beaucoup de ces idiots bien utiles, cher à Lénine, aucune lueur de réalité ne vient les effleurer. C’est désolant, car ils trouvent toujours une excuse limée jusqu’à la corde pour se justifier. C’est bien là le pb, c’est bien une religion, comme l’a si bien dit Gustave Lebon. Ce pays est foutu !!! tant que le fond du puits n’est pas atteint !

    1. peste et coryza

      Normal… ils ont un job à vie le plus souvent.

      Par contre, les précaires du public ont une forte tendance à voter à droite, surtout s’ils n’ont pas de piston ou viennent d’un milieu populaire.

  22. mominette

    Dans tout autre pays, le risque serait de voir la chienlit de gauche se muer en un vilain fascisme, le jour où les gens en auront marre.

    Mais la France est immunisée, du fait que chaque citoyen a une vue politique particulière, et que partager les idées de son voisin lui semblerait déshonorant.

    Il u a gros à parier que le pays va continuer son sport national : le débat d’idées en pédalant dans la colle !

    C’est fun, démocratique puisque toutes les conneries sont réputées de valeur équivalente, et pas fatigant puisque le slogan fast-food tient lieu d’art gastronomique …

    Quant à ceux qui ont un cerveau (si, si, il y en a puisque j’en rencontre sur ce blog) la gravitation universelle les incite à aller voir ailleurs …

  23. infraniouzes

    Finalement, est-ce que Sarkozy aurait, sans le vouloir, réussi un coup de maître ? En plombant à mort les finances de la France il a fabriqué une nasse dans laquelle les socialo-marxistes se sont précipités comme un seul homme, tellement leur avidité de pouvoir est grande et les voilà faits comme des rats. car leur SEULE politique c’est dépenser toujours plus pour avoir toujours plus de clients et donc d’électeurs.
    Avant la droite, revenant aux affaires, avait un vieux réflexe de père de famille et remettait un peu d’ordre dans les finances ce qui faisait que la gauche dispendieuse pouvait, à son tour, claquer du pognon de manière débridée. Mais là, manque de chance, l’ami Sarko s’est montré plus dépensier qu’elle; elle avait tout prévu sauf ça ! Pas de marges de manœuvre, une croissance atone, une industrie en capilotade, des cerveaux qui se barrent pas charters entiers mais des émigrés qui arrivent par bateaux entiers… que faire ? La semaine des 30 H ?
    Créer un poste d’enseignant pour 10 élèves ? Supprimer l’Armée, la Gendarmerie, la Police ? Mais qui protègera les Zélus ? Faire la fête de la musique une fois par mois ? Mettre la France en location-vente mais en restant au pouvoir ? On ne sait quoi faire mais on va y penser…

    1. « la droite, revenant aux affaires, avait un vieux réflexe de père de famille et remettait un peu d’ordre »
      Oh, c’était en 73 et ça ne s’est plus reproduit depuis.

      1. Aristarque

        Ne ferais-tu pas une erreur de date ?
        En 73, nous avions Pompidou qui était établi depuis 69 et produisait des budgets en équilibre avec nettement moins de prélèvements.
        Ne parles-tu pas en fait de Chirac, revenu en 86 comme premier ministre, qui a (pour la dernière fois, nous sommes d’accord puisqu’il a toujours attribué à cette attitude le fait d’avoir perdu 1988) essayé de remettre de l’ordre dans le b… de l’époque ?
        Sinon, il faut remonter à 1958…

        1. Je citais simplement la phrase culte d’une pub Volkswagen : « Chéri, c’était en février 73 et ça ne s’est plus jamais reproduit depuis. »

          Ah tiens, zut, je viens de revoir la pub et c’était en 67 et pas 73. Bref.

    2. Théo31

      « En plombant à mort les finances de la France »

      Déjà essayé quand il était ministre du budget de Ballamou

  24. dan_bn

    c’est la faillite du système démocratique actuel, qui a prouvé son inefficacité, aussi bien en France qu’aux USA.
    Les medias et la justice empechent qu’une alternative légale soit possible, car elle est caricaturée et vilipendée au maximum (par exemple tea party aux USA, FN en france).
    La seule alternative que je connaisse est la dictature.
    Faudra-t-il en arriver là pour avoir un reel changement ?
    Voyez-vous d’autres solutions ?

    1. DoM P

      démocratie censitaire, monarchie constitutionnelle, fédéralisme…

      Et mettre le tea party et le FN sus le même plan c’est… étrange.

  25. Sartog

    Je devrais peut être clôturer mon livret A et mettre l’argent sous le lit … Avec ce qui nous pend au nez le gouvernement serait bien capable de venir nous faire les poches, pardon les livrets !

    1. DoM P

      Ils ont prévu de bouffer les économies des gens via l’inflation. Il ne faut pas cacher des billets sous le matelas : il faut acheter de l’or !

Les commentaires sont fermés.