Rise of the robots

Je l’ai dit, écrit et rappelé il y a quelques jours : les innovations technologiques s’accumulent, à un rythme de plus en plus soutenu, et il va bien falloir s’y adapter. Certains individus seront mieux outillés que d’autres, certains pays s’y préparent mieux que d’autres. La France, elle, choisit de courir vers son futur en regardant obstinément son passé. On peut s’attendre à une belle gamelle.

Et c’est vrai qu’en matière de technologies, il est parfois difficile de se tenir à jour. Pour prendre un simple exemple, j’avais parlé en novembre 2011 d’un produit, le NeverWet, dont les caractéristiques super-hydrophobes laissaient songeur quant à l’ensemble des applications possibles. À l’époque, il s’agissait de vidéos de démonstration du concept et des applications, sans qu’il soit alors possible d’acheter un bidon ou deux pour essayer. Un peu plus d’un an après, on trouve un produit très proche, l’UltraEverDry, maintenant disponible sur le marché.

De la même façon, on se rappellera d’un précédent article sur l’impression en trois dimensions dans lequel j’évoquais la possibilité, pour le citoyen lambda, d’imprimer des pièces détachées à la volée, en ce compris celles nécessaires pour construire, par exemple, une arme à feu. En quelques années, l’impression 3D est passée d’un hobby pour originaux en mal de bricolages rigolos dans leur garage à un développement industriel de plus en plus crédible et sérieux : ce type d’impression permet en effet de répondre à des problématiques complètement différentes des problématiques industrielles habituelles.

Par exemple, l’impression 3D se concentre sur la très petite série, le prototypage rapide, et la production de pièces dont l’équivalent par les moyens traditionnels est soit impossible (le parcours des outils d’extrusion ou de découpe étant trop complexe), soit extrêmement coûteuse (la programmation des machines outils ou la nécessité d’un assemblage ultérieur de pièces séparées et leur rattachement rendant l’opération non rentable). On voit tout de suite la nature disruptive de cette technologie sur les boutiques dont le cœur de métier consiste à vendre des pièces de remplacement, sur les métiers dont une part importante de l’activité est justement de concevoir des pièces destinées à la fabrication industrielle, etc… L’impression 3D va modifier durablement ces industries et ces métiers-là, de façon durable, de la même façon que l’arrivée du numérique aura complètement refaçonné le monde de la photographie, par exemple.

L’impression 3D est aussi l’occasion de répondre de façon très compétitive et très rapide à des problèmes qui n’avaient pas de solution abordables économiquement ; l’exemple des prothèses humaines vient naturellement à l’esprit, comme en témoigne la récente réalisation d’une main mécanique pour un enfant handicapé ; le fait que l’enfant grandira et qu’il faudra régulièrement réadapter la prothèse explique pourquoi les solutions industrielles traditionnelles sont rapidement hors de prix, alors que l’impression 3D propose ici une alternative crédible et efficace.

Sur un sujet plus proche de nous, et là encore j’en ai déjà parlé, il y a bien sûr la voiture sans conducteur, dont l’impact est, pour le moment, économiquement, politiquement et socialement très sous-estimé. Un article de Forbes, en plusieurs parties, étudie en détail l’échelle de temps, les technologies et la révolution que cette innovation va provoquer sur la société humaine et montre surtout que cette révolution aura lieu dans un temps très court (on parle, ici, d’une ou deux poignées d’années).

Parallèlement au développement de l’impression 3D et de la voiture complètement autonome, les recherches en matière d’intelligence artificielle continuent leurs avancées. On se rappellera à propos la performance, en 2011, de Watson, l’ordinateur d’IBM, qui avait battu à plates coutures les deux meilleurs joueurs humains au Jeopardy, un jeu basé sur un principe équivalent à « Question Pour Un Champion ». La petite vidéo ci-dessous permet d’avoir une idée du niveau atteint par la machine en question en matière de reconnaissance vocale, d’interprétation des questions, de capacités d’inférences et de data/knowledge mining :

Un fort intéressant livre de Ray Kurzweil, How To Create A Mind, fait d’ailleurs le point de façon intéressante et précise sur l’état des lieux en matière de neurobiologie et de l’actuelle tentative, dans plusieurs laboratoires de recherche, de simuler tout ou partie du cerveau humain in silico. La lecture de l’ouvrage permet de se rendre compte que la compréhension du cerveau humain a plus progressé dans les dix dernières années que sur les mille précédentes. Aussi improbable cette réalité pouvait-elle être il y a seulement une décennie, la simulation complète d’un cerveau humain telle que l’envisage le projet Blue Brain est maintenant parfaitement crédible, à portée de calcul.

Et si l’on regarde ce qui se passe à l’heure où vous lisez ces lignes, on découvre une révolution silencieuse mais effective, celle de l’apparition des assistants logiciels, fils ou petits-fils de Watson, à mi-chemin entre ce dernier et la simulation complète dont je viens de parler : la technologie permet dès à présent de faire effectuer la gestion des tâches répétitives et lassantes, auparavant accordées aux équipes de pays émergents pour bénéficier de la différence de salaires, à des logiciels conçus spécialement pour ça. Et le calcul économique est sans appel : là où un travailleur dans un pays occidental coûtera dans les 80.000$ à l’année, l’équipier indien ne coûtera que 30.000$, mais sa version électronique ne coûtera que la moitié. Un opérateur téléphonique a récemment remplacé son équipe offshore de 45 Indiens par un ensemble logiciel, générant 1.25 millions de dollars d’économies, qui ont été réinvesties dans le recrutement de 12 personnes localement, bien mieux payées, pour des tâches innovantes.

innovation

On le comprend : la révolution qui s’annonce va profondément bouleverser l’organisation de toutes les sociétés humaines. Les délocalisations vont complètement changer de profil voire se transformer en relocalisation, les déplacements individuels ne seront plus jamais les mêmes, la résolution de problèmes va profondément être affectée par l’existence de systèmes experts informatiques bien plus performants et plus pointus qu’aucune équipe de chercheurs. La notion même de travail va changer, et il devient de plus en plus probable qu’une économie complètement différente va remplacer celle que nous connaissons aujourd’hui.

Heureusement, en France, nous avons des syndicats qui ont bien compris ce qu’il y avait à perdre à se tenir à jour technologiquement et qui luttent de toutes leurs forces pour s’assurer que tout reste bien comme ils l’entendent, en déversant à la force d’un poignet collectiviste et turgescent les barils de formol indispensables à l’immobilisme qu’ils chérissent. On apprend ainsi que La Poste, ayant bêtement décidé de se mettre à la page, va distribuer des smartphones à ses facteurs. Ces engins, en plus des traditionnels coup de fil, pourront envoyer et recevoir des SMS et courriels, permettent le surf sur internet, accéder aux actualités du groupe postal, aider à préparer la tournée du facteur (plans, codes, étages, …), remplaceront les bordereaux, liront les codes barres des colis, etc… La géolocalisation sera activée en fonction des besoins et permettra ainsi au préposé de s’orienter. Bref : on imagine sans mal les gains de productivités que l’entreprise espère dégager avec cette technologie.

Pas pour les syndicats qui y voient tout de suite la réduction de postes salariés que cette introduction entraîne mécaniquement : une bonne partie de la paperasse sera éliminée, et la charge de travail des guichetiers s’en trouvera notoirement allégée. Pas de doute : si les facteurs en étaient resté au vélo et se passaient complètement de ces innovations, on pourrait sans aucun doute doubler le nombre de joyeux pédaleurs pour aller distribuer le courrier, et réduire d’autant le chômage, c’est une évidence ! Par extension, on comprend que la somme d’innovation que j’ai décrites dans les paragraphes précédents trouvera, au moins en France, une opposition farouche : chaque nouveauté présentée verra en effet des pans entiers de la société disparaître complètement pour être remplacés par une multitude d’autres qu’on ne peut pour le moment même pas imaginer.

Innovation

Le plus triste, c’est que ces innovations, ces nouvelles technologies et ces révolutions techniques, économiques et sociales sont à peu près inévitables. On peut le regretter, on peut rouspéter, on peut, comme les syndicats, s’arc-bouter sur le passé. Mais le résultat sera le même.

J'accepte les Bitcoins !

16KanFzLYYtTz1isE8QHLBcgsmZEgRpvJD

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires100

    1. simple citoyen

      Non. Tout à fait correct, même si moins usité et souvent réservé à des textes juridiques en France. A le même ce sens que « y compris » et est particulièrement aimée de nos amis outre Quiévrain.

        1. simple citoyen

          Ahhh… Le secret de notre Monsieur plus? 😉
          En tout cas, c’est un plaisir et une grande chance pour nous tous. Je n’ose imaginer parfois la dureté de tenir un blog de cette qualité.
          J’aimerais bien qu’il nous dise où il en est de nos contributions. Si j’en crois mon propre cas, il doit peiner car je ne lui ai rien envoyé, simplement par manque de temps et fatigue. Ce n’est pas bien en ce qui me concerne, mais je me demande si mon cas est isolé. Si ce n’est pas le cas, il faut que nous nous prenions en main et fassions un effort. Je crois qu’il en a besoin.
          Besoin de sentir que ce qu’il fait n’est pas vain et a une pertinence au delà de notre distraction.
          Si vous lisez ce commentaire, merci de dire ce que vous en pensez et si vous avez ou non proposé un sujet. Qu’on se fasse une idée.

  1. Istvan

    Merci pour ce nouvel article h16!

    Ce qui personnellement me tue, c’est l’ineptie du principe de précaution (inscrit dans la constitution !!!! arghhhh). D’un point de vue épistémologique c’est absurde : comment montrer une absence d’effets néfastes non définis ?

    Et pour ceux de vos lecteurs qui trouveraient que tout ça c’est pas encore évident à constater, je peux leur donner un exemple très actuel : Paris n’a pas la 4G et ne l’aura pas avant 2014 au mieux grâce à … l’association Robin des Toits! Combien d’adhérents ? Quelques dizaines. Combien de parisiens qui utilisent des connexions data dans le cadre de leur travail PRODUCTIF ? Quelques dizaines (centaines?) de milliers.
    A qui donne-t-on raison ? Aux robins des toits.

    Au passage, le mythe Robin des Bois pourrait faire l’objet d’un futur article hilarant. En effet, les gauchistes étatistes s’en réclament volontiers en n’en retenant que l’aspect « prendre aux riches pour donner aux pauvres » alors qu’en pratique Robin des Bois, c’est l’histoire de quelqu’un qui refuse de laisser la population se faire détrousser par l’état. Robin des Bois c’est plus une allégorie du libéralisme que du gauchisme.
    Mais bon, ils sont pas à une c*nnerie près.

    1. Aristarque

      Il y a eu un article d’H16, il y a quelques mois sur Robin des Toits.
      Il va devenir indispensable que notre hôte incorpore un petit moteur de recherche dans son site pour qu’on retrouve plus facilement la référence.
      Comme il le dit si bien, il faut prévoir de devoir suivre le progrès d’audience!

        1. NoName

          Je viens de remarquer, en comparant la version 3cWPTP de base et la version 3cWPTP-green lors d’une recherche avec la barre de recherche en haut à droite, et la version green n’a pas le petit bouton, en base à gauche de la colonne, appelée « page suivante ». Pourrait-on changer ça d’une manière ou d’une autre ?

    2. Flo

      « comment montrer une absence d’effets néfastes non définis? »

      Demandez à UBS, au fisc français et à son patron, le bien nommé JC.
      Ils vous garantiraient qu’on peut prouver l’abscence de fermeture d’un compte bancaire, et par la même de ses éventuels effets néfastes qui resteraient à définir.

    3. andré

      non, pas à une connerie près, parce qu’il y a un grand projet de recherche en france: transformer la connnerie en electricité, l’espoir c’est de parvenir à l’autonomie énergétique…

    4. peste et coryza

      Pour Robin des bois, ça tient aux conséquences de la conquête normande et du droit de la foret :

      Avant la conquête, les gens pouvaient chasser à loisir en foret, ce qui améliorait leur ordinaire (alias le potage).

      Après la conquête, seul le roi pouvait chasser dans la foret. Tous les autres subissaient des punitions brutales, du type couper les deux doigts si vous avez tué un cerf à l’arc (d’où le V des archers anglais à la bataille de Crecy)

      Le droit de la foret de l’époque était applicable à des territoires sans arbres et habités. Si les cerfs venaient bouffer vos récoltes, c’était la faute à pas de chance, vous n’aviez même pas le droit de clôturer vos champs…

  2. mominette

    Ce n’est par par absence des syndicats que l’imprimerie a pu se développer en France : s’ils avaient existés, on aurait vu des grèves monstrueuses pour sauvegarder l’emploi des copistes de manuscrits 🙂

    Tout aussi sérieusement, que va-t-on faire des gens dénués de toute formation ? Après les centaines de milliers de dactylos balayées par l’informatique, ce sont des millions de postes de travail dont l’inutilité s’affirme.

    En faire des réserves d’indiens subventionnées par une bonne couche d’impôts supplémentaires ?

    1. infraniouzes

      Je suis d’accord. Le progrès c’est formidable s’il s’accompagne de la liberté d’entreprendre. Mais en France cette liberté n’existe presque plus. On l’a laissée aux autres, surtout aux Asiatiques. C’est pour ça que la France est un pays qui se momifie lentement mais surement. Nos politiciens détestent l’innovation car, enfermés dans leurs chapelles obscures et leurs combines d’un autre âge, ils n’ont ni le goût ni le temps de s’en préoccuper. Ils pourraient se faire dépasser par le progrès mais c’est déjà fait. 5 ans de retard sur nos voisins pour la TNT, combien pour la 4G ?
      Et comme le dit mominette  » avant d’entreprendre… consultons les syndicats ».

      1. Istvan

        La liberté de faire n’est qu’une des conditions.
        Il faut vraiment arrêter toutes aides à l’innovation étatiques qui distordent la concurrence et favorisent des entreprises/produits/technologies qui sans ça ne pourraient jamais prospérer sur le marché auprès de leurs utilisateurs finaux (nous).

        Des financements de startups jusqu’aux subventions aux énergies renouvelables, la nature politique de ces financement mène à une perte sèche (le plus souvent) pour le contribuable et à désavantager injustement des sociétés innovantes qui n’ont pas la chance d’être sous le robinet d’argent gratuit.

      2. Aristarque

        « Ils pourraient se faire dépasser par le progrès mais c’est déjà fait. 5 ans de retard sur nos voisins pour la TNT, combien pour la 4G ? »

        Mais pour le mariage gay, nous allons être dans le peloton de tête d’ici peu. On ne peut pas tout avoir dans le même temps 😉

        1. Guillaume

          La 4G ou la TNT ne sont pas de vraies innovations. C’est juste la modernisation de choses déja existantes (même si la 3G est relativement récente).
          Dans le cas de la TNT, l’innovation réélle est la TV (hum!) et dans le cas de la 4G, l’innovation est le net sur mobile, qui n’a pas attendu la 4G pour être la.

          Ce qui est inquiétant, c’est justement en france qu’on présente ça comme des innovations majeures nécéssitant des investissement de ouf etc…; alors que par exemple la 4G pourrait être déployée au fur et à mesure du renouvellement des stations de base GSM/3G… Chez moi je suis passé au WIFI N, j’en n’ai pas fait tout un plat.

    2. Aristarque

      @mominette:
      Hélas, si le progrès technique détruisait définitivement des emplois, cela se saurait depuis le début de l’Humanité et on en serait alors toujours probablement à cultiver les champs à la houe, ce qui nécessiterait vraiment beaucoup de monde dans les champs actuels mais créerait effectivement de l’emploi.
      Ne resterait plus à résoudre que la question d’y pourvoir en personnels car je ne pense pas que les vocations enthousiastes encombreraient beaucoup Paul Emploi.
      Les marchands de chandelles ont bien dû pétitionner en leur temps non seulement à l’encontre du soleil mais aussi à l’encontre de Rockfeller et de ses lampes à pétrole puis à l’encontre des becs de gaz puis à celui d’Edison pour ses lampes électriques… Il n’empêche qu’ils ont disparu et les fabricants de chandelles avec, sauf ceux qui se sont éventuellement reconvertis dans les cierges et les bougies d’ambiance…
      Quand un progrès technique apparaît comme intéressant pour l’espèce humaine, syndicats ou pas, il finit par être adopté.
      Seulement c’est effectivement plus compliqué avec eux puisqu’ils freinent des quatre fers tant qu’ils le peuvent, même au détriment direct de leurs « mandants » comme on l’a encore vu récemment à Amiens pour ne pas citer Calais…
      La question à résoudre est plutôt celle de l’adaptation des personnels aux nouvelles technologies quand l’évolution est très rapide, nouvelles technologies qui créent aussi de nouveaux emplois inconnus auparavant…
      Mais quand on a une mentalité de retraité dès ses 20 ans comme on en trouve facilement dans le fonctionnariat, évidemment la remise à niveau est difficultueuse.

    3. mlallier

      J’avais réalisé il y a une vingtaine d’années un petit logiciel basé sur une reconnaissance vocale de quelques mots et des codes dtmf, branché sur le pabx de l’entreprise, et qui dirigeait les appels directement sur le service ou le poste recherché.

      Les standardistes étaient soulagées de deux bons tiers de ce boulot idiot et se consacraient à des tâches de secrétariat ou de réception qui leur plaisaient beaucoup plus.

      Aucune d’entre elles n’a été virée.

      1. Tea Party

        De toute façon, les temps où l’on prenait la place du père, qui avait fait toute sa carrière chez le même employeur est complètement révolu.

        Un américain, change non pas de sociétés, mais de métiers en moyenne trois fois dans sa vie. Ils vendent leurs maisons avec une rapidité déconcertante, ou la mettent sur un camion, pour aller là, où il y a de l’emploi. Idiots, quand même ?

        C’est tellement mieux, de râler, voire chialer, devant les caméras pour dire que l’on est foutu, laminé, (surtout à Florange !) en pleine force de l’âge, et en bonne santé, avec casquettes rouges, drapeaux rouges, nez rouges, et on ne vous parle pas des relents de merguez pourrie quand vous êtes prés d’eux ! cela arrive même à couvrir leur odeur de mauvais pinard.

        Seuls les inadaptés déficients mentaux, aux cerveaux bloqués sur  » Germinal », les escarbilles dans les yeux, la lutte des classes, y croient encore, plus communément appelés  » de gauche  » ou  » partenaires sociaux ».

        1. channy

          Les anglo saxons sont beaucoup plus ouvert aux autodidactes que nous autres français..en France même pour passer le balai il faut avoir un diplôme
          Dans ce pays on vous colle une étiquette sur le dos immédiatement, si vous avez bossez en tant que manutentionnaire on pense que vous êtes incapable de faire agent de sécurité dans un cinéma ou serveur dans un restaurant.
          si vous avez exercé plusieurs métiers vous passez pour une personne instable ,pas pour quelqu’un qui a envie de bosser et sait rebondir.
          Les américains ont gardé leur esprit pionnier, Nous en France nous n’avons pas cette culture, le français de base a toujours été élevé dans le mythe de l’emploi à vie, de la carrière dans une seule et unique entreprise..et surtout dans le fait que lui il est différent et pas soumis aux mêmes règles que les autres..en 1983 Alvin Toffler avait écrit à la suite du choc du Futur..: »s’adapter ou périr »
          En France on aime lutter avant de périr, cela permet au moins de manger des merguez( bon tea party je vous trouve un peu dur sur les relents de merguez pourries et le mauvais pinard..)

        2. Tea Party

          @ channy, tout en étant d’accord avec le contenu de votre post, moi dur ? avec les syndicalistes ! ils m’en ont trop fait voir les salopards.

          J’ai toujours dit que je n’avais pas le talent littéraire de notre hôte, je poste uniquement pour apporter un éclairage de  » vécu  », ce que les merdias ne disent pas.

          Ne parlons pas des réunions de C.E, ou des gens la gueule pleine de choses gratuites, avec de bons salaires, vrais enfants gâtés, demandaient méchamment beaucoup plus, quitte à couler la société, car c’était un droit ! et il fallait garder son calme !! c’est usant. Je passe sur les menaces à peine voilées sur mon intégrité physique, ainsi que celle de ma famille !!!

          Je me suis fait enfermer 24 heures dans une baraque de chantier, dans un DOM, je vous donne la formule :  » Rendez – vous à la maison des syndicats à cinq heures du matin ».
          Grandes rasades de rhum à jeun ! on chauffe bien les troupes ! contre les blancs, les  » patrons » et ils débarquent.

          Tous me savaient gros fumeur, refus catégorique de m’amener un paquet dans ma boite à gants ! et pour faire bonne mesure, des insultes racistes primaires, en tapant à plat avec leurs coutelas de  » planteurs de canne à sucre » sur le bureau. Là, on a beau être couillu ! on comprends vite ce qu’est le  » syndicalisme français  ».

          Tant que vous n’avez pas connu, pour aider un ami être obligé de recevoir avec un revolver bien en apparence sur le bureau, feu Marc Pulvar, syndicaliste indépendantiste, père de la soit disant journaliste, qui quand il s’implantait, déclenchait systématiquement une gréve dure et assassine pour la société. Ils est décédé avant que la justice puisse juger ses pratiques ! (voir Google). Mon ami, in fine à tout vendu, est maintenant installé chez Chavez, il a trois fois plus de collaborateurs et est beaucoup plus heureux.

          Moi, dur ? Tant que vous n’avez pas connu le mouvement L.K.P,en Guadeloupe….. avec un fusil à pompe, en tirant en l’air, face à des tontons macoutes, sur des Toyota ( tiens donc), de Domota, qui faisaient des rondes, armés de bâte de baseball, pour nous obliger  »démocratiquement », à fermer le rideau. Des chefs d’entreprise ont fini aux CHU. J’ai vu des entreprenants, durs de durs, chialer face à autant de haine exacerbée, pourtant un peu baroudeurs qui comme moi, avaient connu avant l’Afrique et bien d’autres continents.

          Je n’ai même pas été étonné d’entendre Toumou 1er, dire qu’il n’aimait pas les riches, j’ai bien  » pratiqué  » ses clones et je n’ai rien connu de plus, ou de pire, que certains, face au syndicalisme français ! je n’ai pas a me plaindre, et je ne le fais pas, mais de grâce, ouvrons les yeux.

          Vous semblez aussi connaitre les USA, quel repos ! quelles relations plus intelligentes, pragmatiques, ils ne sont pas là pour couler la société, vous emmerder par plaisirs haineux et revanchards, mais pour défendre leurs droits, rien d’autre.

        3. Tea Party

          Des ouvriers d’une société de sous-traitance dans l’automobile viennent de piéger à la bouteille de gaz, leur usine. Vive le syndicalisme! ils ne savent même pas que la mode est l’immolation ! (syndicat: caca) mais les terroristes en taule sur le champ, il y a des limites raisonnables.

        4. channy

          @Tea party
          Bon je vois que l on est d’accord sur le fond
          Dans ma carrière (en france) j’ai vu nombre de connards estampillés CGT,F.O etc( je parle de connards venant me vendre une carte syndicale, ou venant me dire à moi intérimaire qu il faut que je fasse grève par solidarité), mais vous apparemment vous avez rencontré l’élite de la connerie syndicale associé à un furieux racisme anti-blancs

          Pour les USA, oui je connais (un peu) disons que mon expérience la bas m’a ouvert les yeux sur le petit con formaté à gauche que j’étais au sortir de l’université..
          j’ai appris ce que le mot professionnalisme signifiait.

          Pour les méthodes de voyous j’ai donné au Cambodge, ou virer un voleur( non syndiqué) vous donne droit à la solidarité locale armée de gourdins à la fin de la journée.

          Coluche avait bien résumé Syndicat=caca

  3. Sansintérêt

    La conclusion est indiscutable, donc je ne doute pas qu’on va dépenser toute notre énergie à trouver tous les arguments du monde pour maintenir le plus longtemps possible les emplois les moins rémunérateurs mais aussi chronophages, usants et couteux. Nos intellectuels dédient leur vie à faire passer un conservatisme médiocre pour du progrès, en bon luddites conscientisés qui n’ont jamais connu de tels emplois.
    Pour avoir fait le même boulot qu’un palettiseur à côté d’une de ces merveilleuse machine, je peux vous dire à quel point je me sentais inutile voire même honteux… sentiments qui nourrissent cette technophobie alors que l’humanité entière profite tous les jours des bienfaits de ces machines, quand les luddites prétendent défendre l’intérêt général. La faim dans le monde va bientôt disparaitre et on nous bassine avec le CO2, le catipalisme qu’il est pas gentil et la technologie qu’elle est méchante… Si les cons détestent internet, c’est qu’ils savent qu’il les prive du monopole de la parole publique. De quoi être optimiste, merci H16.

  4. Hugues

    Et bien si nous avions un vrai gouvernement, nous pourrions très facilement réindustrialiser la France de façon intelligente autour de la robotique et d’autres nouvelles technologies. Mais en France le travail manuel y est toujours dévalorisé au profit d’un travail « intellectuel ». D’où la pléthore de fonctionnaires, groupes de réflexions,etc. et un nombre de chômeur grandissant par ce qu’ils n’aiment pas la masturbation intellectuelle et préféreraient bosser de leur mains. Mais notre « bon » gouvernement de veux pas créer de l’emploi, il veux créer de la croissance et pour ça, ils s’attaqueront bientôt à notre épargne… Mais pour en faire quoi?

    1. Pandora

      Mais ce n’est pas à l’Etat de créer des emplois !
      Seules les entreprises privées créent de la richesse et du travail.

      L’Etat ne produit rien, il ne fait que redistribuer la richesse qu’il ponctionne au secteur privé.
      L’Etat doit assurer ses missions régaliennes de sécurité : police et justice. Point. Il doit surtout éviter de se prendre pour un entrepreneur qu’il n’est pas et de mettre des barrières législatives ou réglementaires au travail des personnes privées.

      On peut aussi dire que l’Etat est le gestionnaire de l’oisiveté : il « emploie » des gens qui sans ça ne pourraient pas survivre.

      Notre épargne est déjà largement « nationalisée ». Et si l’Etat prend le peu qu’il reste, il le dilapidera comme d’hab.

      1. channy

        Je pense que Hugues c’est mal exprimé et veut dire que le gouvernement peut encore orienter les choix industriels du pays.. un peu comme au sortir de la deuxième guerre mondiale ou l’on a décidé que tel secteur était stratégique, tel autre ne l’était pas.

        1. Pandora

          Le retour de la politique industrielle et du plan quinquénal ! Veux-tu aussi les prix administrés ?
          Au sortir de la deuxième guerre mondiale l’Europe était ruinée. Il fallait tout reconstruire. Nous ne sommes plus dans le même monde. Les regrets ne servent à rien.

          L’Etat a prit un poids considérable et il est temps qu’il laisse faire les entrepreneurs. Le retour du plan calcul de de Gaulle n’est pas souhaitable.

          Si l’Etat oriente les choix industriels du pays, cela aboutit à une catastrophe : les hommes de l’Etat ne sont pas de bons gérants d’entreprise. Ils sont titulaires d’une rente qui les empêche de se poser les bonnes questions.

        2. channy

          Orienter les choix industriels c’est ce que font bon nombre de gouvernements de pays émergents( Singapour compris si vous voulez le classer dans les émergents),cela ne se fait sous la forme autoritaire, mais sous forme d’exonération de taxes, de facilité de crédit,de facilité de visa de travail pour les étrangers, bourses d’études pour attirer les étudiants
          étrangers les plus prometteurs,
          pour le reste on est d’accord
          1) politocards mauvais gestionnaire d’entreprise
          2)état obèse et tatillon
          3)oui le monde a changé, mais cela ne veut pas dire qu’un état doit rester complètement passif sur le sujet économique?
          Le problème c’est que partout dans le monde, il en va du prestige de l’état..et en matière de prestige politocard tout le reste ne compte pas .

    2. YP

      @Hugues : ils s’attaqueront bientôt à notre épargne… Mais pour en faire quoi?

      La détruire… Ils se doivent de détruire le peu d’argent qui leur à échappé. C’est d’ailleurs pour cela que les paiements en liquide sont de plus en plus surveillé. Saligots.

    3. Franz

      C’est sûr… Un bon gouvernement laisserait faire (Turgot, anyone?) et se garderait bien d’orienter quelque argent, quelque recherche que ce soit.
      Mais être un bon gouvernement, dans ce sens, c’est être un gouvernement humble qui reconnait que tout brillants que soient ses membres, ils ne sont rien face aux vrais gens échangeant librement sur des marchés libres. Et ça, c’est difficile à concevoir, parce que ceux qui sont élus sont ceux qui font tout pour ça. Et ceux qui font tout pour être élus, sont convaincus qu’ils savent mieux que les autres… Sinon, quel intérêt ?

      Bref, les limites de la démocratie « représentative » et du socialisme pseudo élitiste à la franchouille…

  5. Peste et coryza

    @Hastable

    Tu oublies quelque chose :

    La plupart des gens n’ont pas le niveau nécessaire pour trouver un emploi d’innovation, ni pour se former à des métiers trop complexes…
    Loi de Pareto, again.

    Prends l’usine samsung : 10% du marché des écrans, plats, 15 hectares, 15 gus dedans avec le dirlo…

    La question est : comment occuper tous ces gens mis sur le carreau, et qui ne pourront pas se reformer ?

    Dans les services ? comme branlotins ? On le fait déjà !

    Une piste pourrait être de favoriser l’enracinement et l’autonomie (aka la « démerde »), et de faire ne sorte que un seul parent par foyer travaille…

    1. Totallystone

      Maintenant qu’il y a plein d’écrans produits ils vont se livrer tout seuls?
      Maintenant que ces écrans coutent beaucoup moins les foyers ont un capital supplémentairement à dépenser, peut être le crépi de la maison, un gâteau à la boulangerie, de la lingerie, un cinoche, plein de travail repartit partout.

    2. ph11

      Vu la baisse des coûts, les prix vont baisser. Cela permettant des salaires plus bas pour plus de pouvoir d’achat. L’harmonisation du marché fera le reste.
      Bien sur, encore faut-il les laisser faire.

      D’après votre argumentation, c’est à croire que les individus sont fondamentalement bêtes, incapables de s’adapter, de résoudre leurs problèmes et que seul des grands timoniers qui savent tout, font tout mieux que les autres peuvent le faire…

    3. gnarf

      C’est peut-etre different en France, mais chaque usine de LCD en Pologne et Slovaquie (Samsung) emploie pas mal de monde.
      Autour des taches automatisees en atmosphere speciale, il y a tout le reste. Le site Samsung en Slovaquie emploie 1200 personnes.
      Et surtout, ces usines sont agrandies, transformees tres frequemment pour suivre l’evolution des techniques…nouvelles machines, nouveaux batiments… beaucoup de travail pour de nombreux corps de metier.

  6. NoName

    Je sais que je le dis souvent, mais vraiment, un article exceptionnel H16. J’attendais depuis longtemps, un article récapitulatif sur ces innovations technologiques. A mon sens, la révolution numérique vécue entre 1990 et 2010 n’est qu’un prémisse. Le gros de la révolution arrive, lorsque nanotechnologie, intelligence artificielle et biotechnologie se mêleront et investiront toutes les facettes de notre vie: gestion des domiciles par la domotique, agriculture hydroponique, production de plastiques grâce à du cellulose d’origine végétale (il me semble que toyota voulait créer du plastique à base de cellulose de bambous pour les pièces plastiques de ses voiture), et ce ne sont que les applications les plus prévisibles.

    On pourrait aussi espérer que ça changera la manière d’enseigner et de gérer les pays, qui sait, ne serait-ce qu’en appliquant les méthodes de Sugata Mitra à l’éducation.
    Maintenant, on a plus qu’à espérer un miracle pour que nos politiciens se décident à arrêter de se mettre la tête dasn le sable et tous faire pour permettre le développement de ces technologies d’avenir.

      1. NoName

        Oh mon Dieu, j’avais oublié l’exception française et la qualité exceptionnelle de ses chercheurs en rigologie.
        *avalanche de facepalms*

  7. peste et coryza

    Franchement, je suis sceptique…

    1 : Vous voyez vraiment nos politicards faire du reclassement et de la formation continue pour adultes, dans un contexte où les évolutions technologiques majeures sont de plus en plus rapide et la demande de personnel qualifié de plus en plus forte ?

    2 : Quid de la formation initiale ? si elle génère autant de gâchis qu’aujourd’hui, alors ça ne vaut pas la peine…

    3 : Sans compter que la plupart de nos dirigeants sont adeptes des délires de Breziski et Attali…

    4 : vous oubliez aussi nos chers kleptocrates, khmers verts, etc…. aucun d’entre eux ne voudra renoncer à un iota de sa position très avantageuse et à sa part de pognon. Quel que soit le progrès techno, ils feront tout pour que rien ne change fondamentalement.

    5 : quant à la nano, elle amène au courant transhumaniste, qui regorge de gens pas très nets : suprématiste, faucons fans de predators, malthusiens forcenés, adeptes du meilleur des mondes, etc…

    @Noname
    Au moins, je pourrai chercher du boulot dans les bioplastiques… c’est un sujet très voisin du mien, et il y a des boites qui se montent.

  8. Fwh

    On peut ajouter à cette liste le projet de Lockheed Skunkworks: un petit réacteur nucléaire à fusion (un tokamak avec un beta proche de 1), à deutérium et tritium, transportable par un semi-remorque, et fournissant 100 MW.

    Premier prototype prévu en 2018, commercialisation en 2023.

    Le lien : http://nextbigfuture.com/2013/02/new-google-solve-for-x-lockheed.html

    Bien sûr, un tel projet rencontrerait d’énormes difficultés politiques et administratives en France.

  9. max

    En Allemagne, quand je suis arrivé il y a 5 ans, les postiers étaient déjà équipés d’électronique qui permet aussi la signature de réception du colis ou LRAR sur écran tactile.

    La ville où j’habite, 11000 habitants, n’a pas de bureau de poste de la DP, c’est un magasin d’électroménager qui le remplace.

    En France, certains voudraient interdire les caisses automatiques…

    Comparaison France-Allemagne question robots, toujours une guerre de retard :

    http://www.lepoint.fr/economie/competitivite-les-robots-a-la-rescousse-08-10-2012-1514676_28.php

    J’envisage d’ailleurs de m’équiper d’un aspirateur robot.

    1. JS

      La Frôance à fait le choix de faire appel massivement à des travailleurs étrangers peu qualifiés à l’heure ou tout le monde développé s’équipait en robots !

      C’est aussi çà la Frôance Monsieur !

        1. Tea Party

          N’oubliez pas la belle arnaque et le mensonge éhonté, sans arrêt ressassés, par la vraie gauche comme la fausse droite, pour couvrir leur substitutions de population:  » les USA, sont un pays d’immigration ». Jusque là c’est vrai, mais d’une part ils n’accordent la Green Card, que lors de mutation interne aux sociétés, ou dans des professions en déficit chez eux, où n’existant pas, ce qui est plus rare.
          D’autre part, un travailleur immigré se démerde. Sans aucun subside d’aucune sorte, aucune aide, ce qui ne coûte rien aux contribuables. Ou, il réussit, et là c’est tout bénef pour lui, l’état pour son économie et via ses impôts, , soit c’est le caniveaux, avec les cartons en guise de couette.

          Mais la règle du jeu est claire. Le statut français est plus peinard !un peu moins libéral. (j’ai un ami, pilote de ligne, ultra qualifié, avec un contrat d’emploi: refusé net, ils ont trop de pilotes au chômage.)

          A 40 ans passé, le Canada, autre exemple, vous réponds que vous êtes trop vieux ! a moins d’opter pour le statut  » Programme Immigrant Investisseur » en prouvant avoir un actif net, patrimoine familial de 1,600,000 $ CAD , ainsi qu’une expérience de gestion au cours des 5 derniers années de cadre sup ou dirigeant ou effectuer un investissement passif de 800.000 $ CAD, dans l’économie par l’entremise d’un courtier reconnu par le gouvernement, avant de dépenser pour vos propres investissements.

          Zut, un gouvernement qui n’aime que les  » riches » quels idiots ! quels salauds de racistes, anti-vieux, géré par des fachos !!!! ils n’ont rien compris ! Je ne sais pas si c’est encore vrai, mais ma fille aînée, il y a quinze ans ans, à du prouver qu’elle avait impérativement un investisseur australien, comme associé au delà de la majorité de blocage, pour monter sa société sur place ……

          Nous, nous importons avec la smala, des ventres affamés, à soigner, loger, éduquer, bac moins dix, qui ne savent même pas parler français, pour être surs, qu’ils nous soient utile un jour ! Ils ne leur demandent pas un extrait de casier judiciaire bien rempli, car de toute façon ils vont le remplir en Fraônce, donc une formalité de moins pour nos fonctionnaires dé-bor-dés.

  10. JS

    L’Ever-Dry est plus qu’impressionnant, les applications possibles sont quasi illimitées.

    Encore une innovation qui va considérablement améliorer les conditions de pas mal de travailleurs..zut les syndicats à la française n’y seront (encore) pour rien !!

    1. eheime

      je me demande combien de temps ça tient. Resistance au soleil, au vent et tuti quanti.

      Pas exemple avoir une selle de moto toujours seche , c’est le reve absolu ! Mais si ça tient deux jours, useless.

  11. peste et coryza

    @JS

    Les travailleurs étrangers peu qualifiés sont de bons électeurs de la socialie… ceci explique cela.
    Le tout encouragé par certains pour des raisons moins électoralistes et plus suggestives, voire religieuses…

    Toutes ces techs ont des potentialités, certes… rien qu’avec l’ever dry, les potentialités sont énormes, ne serait-ce que pour le revêtement, le textile, la sécurité, les applis de chimie en phase hétérogène ou en liquide/liquide, etc…

    Pour l’imprimante 3D, c’est encore plus gros, mais le problème persiste : croyez vous vraiment que nos politicards laisseront les gens devenir plus autonomes ? Y compris en énergie, alors que c’est déjà possible en micro hydraulique et que cela pourrait être déjà largement amélioré, avec créations de boites d’installation et de maintenance à la clé ? J’en doute fort…

    Pour les bio plastiques, il y a des choses intéressantes qui se font déjà (acétate de cellulose notamment), mais il y a plus innovant, notamment en Australie (à partir de la lignine par exemple, pour les colles et résines dérivées du phénol)…

    1. RUPPLI

      Bonjour « peste et coryza »,

      tu parles de l’acétate de cellulose et de l’impression 3D, et je cherche justement une imprimante 3D qui utilise de l’acétate de cellulose pour un projet de création d’entreprise (je suis actuellement étudiante, et c’est pour un projet d’étude).

      Tu as l’air assez bien informé sur le sujet, est-ce que tu connais un fabriquant d’imprimante 3D qui utilise l’acétate de cellulose ?
      Malgré des longues heures de recherches, j’ai beaucoup de mal à obtenir des informations concluantes…

      Merci de ta réponse !

      Constance

  12. max

    De façon plus extensive, le Maker Movement :

    Deuxième point, l’accès à la fabrication, aux usines et à la production en série, est lui aussi de plus en plus facile. Pour un certain nombre de tâches, c’est devenu un service en ligne : des services comme Alibaba, Mfg.com, ou même de l’impression 3D haut de gamme et de la découpe laser de précision, sont tous à portée de clic. Les idées prennent forme sur l’écran, elles peuvent être téléchargées dans le cloud et produites à n’importe quelle échelle. Vous pouvez en éditer un exemplaire, ou 10 000.

    http://www.paristechreview.com/2013/01/04/ere-micro-fabrication/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+paristechreviewfr+%28ParisTech+Review+-+Latest+articles+in+French%29

  13. hussarbleu

    Je partage assez la vision de Peste et Coryza : l’avenir radieux dans le cadre des nouvelles technologies suppose des générations jeunes formées intelligemment, et non pas abêties dans l’avilissement que nous constatons chaque jour.

    A moins d’en revenir à une société à la Sparte, avec ses hilotes ?
    Mais ce ne serait pas franchement bisou…. et les hilotes sont trop nombreux…

    Et, par ailleurs, le développement de ces nouvelles merveilles nécessite un système bancaire et financier sain, et non proche de l’effondrement comme actuellement…

    CPEF, et il ne sera pas le seul…

    1. YP

      Hilotes : « Leur statut s’apparente à celui des serfs du Moyen Âge : attachés à la terre, ils sont la propriété de l’État » (wikipedia)

      Nous on a la version attachée au papier administratif : les papihiotes.

    2. Aristarque

      Vu par les Spartiates pure souche, la population des Ilotes, taillables et corvéables à merci, était une commodité appréciable… 😉

  14. Bruxibru

    Heidegger, seule avancé crédible du siècle dernier; seul pouvant prétendre à amener à la conscience ce qui est; faisait le constat suivant : « le monde de la technique ».

    Ho, le libéralisme marcherait ! Mais comme une une utopie, comme si les hommes n’étaient eux même des hommes.

    Ne vomissaient pas trop vite sur le totem planté au dessus des français. Vous n’etes que la la salive qui se fait rivière.

  15. précu

    Voici un petit exercice philosophique intéressant, consistant à prendre du recul sur l’évolution de l’humanité en douze mille ans.

    Prendre une planche de plus d’un mètre de long et y coller quatre feuilles de papier quadrillé. Echelle : un centimètre = un siècle.

    Notez au feutre rouge votre propre vie tout à droite. Si vous avez cinquante ans, cinq millimètres se voient bien.
    Sur ces douze mille ans (12 ka), notez les grandes périodes de l’Humanité.
    -10ka = Néolithique, apparition de l’agriculture
    -4ka = Mésopotamie, villes, roue, écriture, âge du bronze
    -2ka = Egypte, pyramides
    -1ka = âge du fer
    JC = Rome
    1450 = Imprimerie
    1492 = Amérique
    1750 = Révolution industrielle
    1850 = Energie fossile, électricité
    1900 = Aviation, médecine
    1950 = Espace, nucléaire
    1980 = Electronique
    2000 = Internet, biosciences
    Ajoutez la population : 1/4 milliard sous JC, 1/2 en 1500, 1,5 en 1900, 3 en 1960, 7 aujourd’hui.
    Vous pouvez aussi prolonger à gauche : à 40m, c’est l’invention du feu…
    Observez votre schéma et philosophez là dessus.

    Les évolutions sont d’abord très lentes. Plusieurs centaines de générations avant qu’un changement notable de mode de vie n’ait lieu.
    A partir de l’invention de l’écriture, puis de l’imprimerie, puis de la scolarité pour tous (en Occident), le cycle accélère progressivement puis de façon folle en ce début de XXIème siècle.
    Le rythme des inventions « bouleversantes » va plus vite que les générations !
    Parallèlement, la population explose et la consommation de ressources aussi.

    « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ! » soupire le dicton.

    Or on se trouve face un paradigme nouveau : les trois milliards de jeunes nés il y a moins de 20 ans, dont parmi eux 30 millions de futurs vrais ingénieurs et 1000 prix Nobel, ont accès pour la première fois à toute la connaissance humaine d’un simple clic sur internet. Nous verrons plus de prix Nobel d’ici 2030 que depuis l’invention de la dynamite.

    Vieillesse ne suit plus, mais jeunesse sait !

    Cette formidable accélération va forcément aboutir à quelque chose à brève échéance (10 ou 20 ans seulement).
    Soit en bien si la courbe se poursuit : découvertes techno-scientifiques inimaginables.
    Soit en mal si elle se prend un mur : les croissances exponentielles ne sont PAS soutenables.

    Il y a une course de vitesse entre la surpopulation/pollution/déplétion du pétrole, et ces 3 milliards de jeunes cerveaux qui vont se saisir du flambeau de l’innovation et inventer le monde de demain.

    Nous allons très bientôt y assister en direct. Accrochez-vous, ça va secouer !

    1. Il n’y a pas surpopulation (loin de là). Il n’y a pas déplétion du pétrole (désolé). L’humanité dispose de plus d’énergie qu’elle n’en a besoin dans des proportions énormes. Les croissances exponentielles ne sont pas soutenables, mais ce ne sont pas des croissances exponentielles.

  16. précu

    Mon schéma = http://www.freeimagehosting.net/hmie7

    Bin oui, il y a surconsommation de ressources
    Bin oui, il y a augmentation drastique de la population
    Bin oui, il y a crise énergétique
    Des champs pétroliers comme Ghawar, s’il y en avait en pagaille, les pays qui les tiendraient ne se gêneraient pas pour les exploiter. S’ils ne le font pas, c’est qu’ils n’en n’ont pas.

    Bin oui, c’est des bombes prêtes à nous péter à la gueule.

    Le manque d’énergie à l’échelle mondiale (en nombre de barils par habitant), ça n’attendra pas la fusion pour poser de très graves problèmes.

    Etre libéral (je le suis), ne dispense pas d’être intellectuellement honnête et de regarder en face les problèmes réels et leur magnitude. L’énergie en est un gros.

    Y a intérêt qu’une centaine de Mozart du photovoltaïque bricolent déjà dans leurs bidonvilles de Caracas ou Jakarta pour vite nous pondre des trucs auxquels on n’a pas pensé.

    Mais nous sommes au moins d’accord sur un point. Ce ne sera pas dans les locaux de l’AAAAAdministration française !

    1. Surconsommation ? Cela veut dire que nous consommons plus que ce que nous produisons. Ce qui est impossible, par définition.
      Augmentation de la population ? Toutes les études (un peu sérieuses) s’accordent à trouver un plateau entre 9 et 10 md d’êtres humains.
      Crise énergétique ? Le pétrole n’est toujours pas à 200$ le baril, il y en a toujours autant dans les voitures. Tu la vois où, ta pénurie ? + Gaz de schiste, + Nucléaire (uranium, thorium), + charbon (des milliers d’années d’exploitations) + méthane sous différentes formes + tout le reste (LENR). Bref : il est où, le pb ?

      Le coup de la pénurie, ça fait plus de 200 ans qu’on nous la sort. On ne l’a toujours pas vue. Il n’y a aucun pb énergétique. Il y a plein de pb politique, ça oui.

      Au fait, Malthus est mort ruiné d’avoir parié sur une pénurie de bois.

      1. fifou

        Pas mal l’annecdote sur Malthus, j’ai eu un mal fou a trouver des confirmations. C’est curieux que ce detail soit souvent omis dans les biographies

  17. peste et coryza

    Pour les ressources, il y a les publis…

    Et franchement, je vous le dit, on va se manger le mur des ressources assez vite… disons 40 ans dans l’état actuel de la technique.
    On a même des tensions sur l’hélium, c’est dire !

    @hastable
    Les recettes de base pour qu’un peuple soit prospère sont connues depuis l’antiquité (à technologies constantes, hein !)
    1 : être les meilleurs (meilleures travailleurs, meilleures techs, meilleurs guerriers, meilleure flotte commerciale, etc…)
    2 : être peu nombreux sur un grand territoire
    3 : éducation + réseau commercial (pour avoir des bonnes idées, il faut avoir de l’inspiration : aller voir ce que font les voisins est une bonne idée)

    En général, c’est dicté par le milieu naturel…

    Prenons le cas de l’Afrique pré-coloniale :
    Un pasteur sahélien cultivera des valeurs fondées sur l’élitisme et la bonne gestion, contrairement à un agriculteur du delta, qui lui cherchera la masse.
    Pourquoi ? parce les pâturages du pasteur sont limités dans le désert. Il doit caler son niveau de population sur les possibilités de rendement de ses troupeau, sinon il crève. Il cherchera donc à compenser en tirant le meilleur parti de ce qu’il a : former des guerriers efficaces, augmenter son rendement, étendre ses réseaux commerciaux, etc…

    Ce n’est pas le cas pour l’agriculteur, pour qui les ressources sont infinies (l’Afrique était un monde vide d’habitants). Avant la colonisation, qui dominaient ? c’était les pasteurs, bien qu’ils étaient 10 fois nombreux que les agriculteurs…

    Dans un monde contraint par les ressources, qui sera peut être le notre demain, on va devoir revenir à ces bonnes vieilles méthodes si on veut rester/redevenir prospères :

    1 : faire de l’excellence : avoir les bonnes techs et vendre des choses dans le monde entier.
    2 : être peu nombreux sur un grand territoire. Cela permet de maximiser les ressources par habitant. Le Canada et l’Australie sont bien dotés de ce point de vue, la Russie aussi.
    3 : éducation (pour trouver les techs, il faut avoir des cerveaux et de l’initiative) + réseaux commerciaux.

    O,n pourrait ajouter un point 4 :
    Augmenter la résilience de la population : Former au système D, à l’autonomie, à entrepreneuriat. Remettre de vraies solidarités. Simplifier et faire le ménage dans les lois de façon à que tout soit clair et compréhensible par tous.

    On peut déjà constater que la France ne prend aucun de ces chemins…
    Déjà, arrêter la gabegie publique, les clowneries sociétales, l’immigration bac-2 nourrie à la CAF et le gâchis de la formation de la jeunesse seraient de bons débuts…

    1. Sansintérêt

      « Dans un monde contraint par les ressources, qui sera peut être le notre demain »
      Certainement, comme il l’est depuis toujours… On cultivera l’énergie comme on a arrêter la cueillette et on produira l’hélium en quantité industrielle. La plupart des cerveaux travaillent à répondre à la demande et le jour où il sera rentable d’investir dans la fusion comme nous l’avons fait dans le forage de puits de pétrole, ne doutez pas qu’on y arrivera si c’est théoriquement possible (et ça l’est). Combien imaginaient il y a deux siècle que des milliers d’avions traverseraient le ciel chaque jour ? Combien en 29 imaginaient que l’ouvrier surferait tous les jours sur internet avec son smartphone ? Combien aujourd’hui imaginent qu’une machine puisse un jour penser plus vite et mieux que nos plus grands génies ?
      On sort à peine de la paysannerie, votre prétention à planifier un tel monde est juste rigolote.

      1. peste et coryza

        Ce n’est pas une question de planification, juste de limites avec ce qui est fait aujourd’hui…

        Effectivement lorsque que l’on regarde le chemin parcouru par l’humanité au niveau technologique, il y a de quoi être optimiste.

        Par contre, il ne faut pas oublier que le progrès n’est jamais continu. Il y a même eu dans l’histoire des périodes où une partie du savoir technologique acquis au cours des siècles précédemment a été oublié en partie et a du être redécouvert (fin de l’empire romain notamment).

        Pour le reste, en dehors des contraintes de ressources qui peuvent ou non être résolues, il y a la connerie humaine. Cela est inépuisable.

        Note : pour l’hélium, c’est déjà produit en quantités industrielle (juste indispensable pour les labos, demandez à air liquide), et l’année dernière on a eu une grosse pénurie, et qui ne devait rien à une incapacité d’usine… c’était mondial d’après le dirlab, mais ça s’est arrangé.

  18. Jacques

    C’est super le progrès matériel, cela délivre l’être humain de bien des tâches ingrates, cela accroit la santé, le temps disponible pour chacun, la sécurité, voire le confort des gens.
    Mais comment vont évoluer les gens avec ces avancées ?

    Vont-ils tous devenir plus conscients ? Plus altruistes ? Plus concernés par les problèmes liés à la nature humaine et à leur monde ?
    Vont-ils devenir moins partiaux ? Moins égoïstes ? Plus soucieux d’avancer vers de nobles idéaux et un véritable progrès ?

    Ou voudront-ils tous être servis comme d’abominables gamins capricieux et gâtés ? Et d’ailleurs pourquoi cesseraient-ils d’aller vers l’assouvissement de leurs besoins, de leurs désirs et finalement de leurs plus bas instincts ? La société actuellement les flatte vraiment dans cette tendance, et fait de beaucoup d’entre eux plus des animaux semi-conscients que des humains respectables et responsables.

    Alors: oui au progrès matériel, mais oui avant tout au progrès et l’évolution de l’humain lui-même !

  19. Pandora

    J’ai entendu que les français n’étaient pas mauvais dans l’impression 3D et particulièrement Dassault System.
    Enfin une bonne nouvelle !

  20. peste et coryza

    Pour revenir à l’impression 3d.
    A quoi cela sert-il, en fin de compte ?

    D’après les infos que j’ai trouvées, les possibilités sont assez réduites :
    – aucun appareil avec de l’électronique ou de l’électricité.
    – Pas de livres.
    – Pas de trucs pour manger ni à manger.
    – Pas d’outils car pas assez solide.
    – Pas de vêtements ou de tissus.
    – Pas de gros meubles.

    Mis à part pour envoyer des patrons, ça a l’air vachement limité…

    1. Les premières imprimantes personnelles ne faisaient que du 150 dpi, en N&B, sur des feuilles de format fixe, coûtaient un pognon dingue et tombaient en panne assez souvent.

    2. NoName

      Des carénages de motos, qui sont pratiquement tous 100% plastiques ?
      Des pièces de bagnoles comme les essuis-glaces ?
      Des pièces en plastiques qui vont dans des tas d’objets et qu’on peut utiliser pour réparer d’autres trucs ?
      Des pièces plastiques d’ordinateurs, genre la charnière que je viens de casser sur mon PC portable et que je dois commander et faire expédier avec 5€ de frais de port ?
      Des pièces à fabriquer sur mesure pour les artisans qui ont besoins de pièces plastiques, comme les électriciens ?

      Et on n’est qu’au début…

      1. NoName

        Tiens, je viens de découvrir, en faisant de petites recherches, que maintenant les imprimantes 3D peuvent, grâce à un changement de tête, faire aussi du métal conducteur. Quand on aura automatisé le changement de tête -si c’est pas déjà fait- , les possibilités (pour des circuits par exemple) sont considérablement étendue. Et c’est encore une technologie à peine naissante !

  21. Napoli

    Le film ou plutôt le nanar de Spielberg « A.I » avait néanmoins un fond très intéressant.
    c’est, aussi étonnant que cela puisse paraître, la seule fois ou le cinéma aborde la problématique de l’évolution humaine, par le biais des progrès techniques et technologiques.

    Dans ce film, une fois ingéré l’inepte filigrane de la « fée bleue », reste un humain qui a évolué en machine.

    En considérant nos sociétés et leurs formes d’évolutions ou l’humain cède chaque jour de son animalité, la robotisation de notre monde semble effectivement une issue probable, la fameuse morale si bien décrite et vulgarisée par Obertone.

    La robotisation ultime, celle ou l’humain aura définitivement laissé (fatalement) la place à la machine sera, il faut bien le dire, l’aboutissement d’un collectivisme de masse.

    L’égalité doit ressembler à cela, une machine se renouvelant telle quelle, sans but, sans concurrence, dans une parfaite symbiose.

    Il est une notion qui n’a toujours pas été intégrée, et il s’en faut de beaucoup, c’est que l’égalité parfaite n’est que la représentation de la mort d’un système, lorsque tout est égal, plus rien ne vit ou du moins ne peut s’exprimer.

    La bonne nouvelle étant que cela précède de peu un big bang.

    Mon discours ne s’oppose pas au progrès, bien au contraire, du moment que l’homme préserve sa part animale, tout ira pour le mieux.

  22. channy

    @Tea Party

    Tea Party vous oubliez le » diversity visa program « pour les Usa, rien que pour cela les trolls français vous diront que les Usa sont un pays d’immigration et même un miséreux capable de s’informer et de se payer une heure d’internet peut gagner sa green card.
    Autre solution le mariage(réel ou blanc) avec un citoyen du pays

  23. Jesrad

    « on pourrait sans aucun doute doubler le nombre de joyeux pédaleurs pour aller distribuer le courrier, et réduire d’autant le chômage, c’est une évidence ! »

    On voit là tout le mal fait par l’idéologie socialiste, qui fait un tel raccourci travail-valeur que la notion même de richesse est escamotée de la question économique, et l’emploi devient leur seule mesure de succès.

    Qu’on pose le problème en terme de niveau de vie, par contre, et on voit l’incroyable progrès réalisé depuis que l’on ramassait des baies et grattait des racines dans la savane africaine. On n’a jamais eu un si haut niveau de vie, alors qu’on n’a jamais si peu travaillé en termes réels d’efforts appliqués – quand on considère qu’on « fait » 38 heures dans la semaine à son poste de travail, on devrait plutôt compter dans les 12 à 20 heures passées à effectivement faire quelque chose d’utile.

    Robert Anton Wilson anticipait cette évolution avec son concept de « l’économie R.I.C.H ». Le chômage et l’emploi sont des notions sur le point de devenir dépassées. La « précarisation » des emplois déjà en cours est un simple avant-goût de l’imminente éphéméralisation du travail.

Laisser un commentaire