Et la retraite pour tous !

Février touche à sa fin et c’est le moment de dépouiller les contributions du 1er samedi du mois. Ce mois-ci était consacré à la Retraite Pour Tous, alors même que la réforme sur la retraite par répartition actuelle ne cesse de faire des remous, lointains et étouffés par une presse précautionneuse de ne pas faire exploser le sujet trop fort dans les pattes de son gouvernement chouchou.

J’ai donc reçu plusieurs contributions, je vais en partager une avec vous ici, mettre d’autres d’intérêt en lien (à décharger). Il y a deux gagnants : l’un — Lib — pour le texte suivant (qui gagne 120€) et l’autre — before — pour l’image insérée (qui retire 30€ de son idée, heureux homme !). Les gagnants se connaissent, ils peuvent me renvoyer leur adresse (ou coordonnées bancaires) pour que je leur fasse parvenir le montant du gain.

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On aurait pu…

On aurait pu laisser faire. Laisser les gens s’organiser comme ils le souhaitent pour leur retraite. Épargner ou pas, beaucoup ou pas. Adhérer ou pas à une société de secours mutuel. Et laisser la solidarité, la vraie, celle qui est volontaire, traiter les exceptions, les malchanceux. Les familles, les amis auraient pris soin de leurs vieux. Et les organismes caritatifs, religieux ou non, pour les exceptions des exceptions, ceux qui n’ont pas d’enfant, pas d’ami.

On aurait pu créer un filet de sécurité. Un minimum vieillesse. Un revenu minimal financé par l’impôt. Ça aurait coûté moins d’un point de PIB et aurait suffit à garantir qu’aucun vieillard, même malchanceux, imprévoyant ou odieux, ne meure de faim dans notre pays. Ça aurait couvert les exceptions des exceptions des exceptions.

On aurait pu forcer les gens à épargner, 2%, 5%, 10% de leur salaire. On les aurait laissé choisir leur épargne : immobilier, actions, obligations, métaux précieux, bons du trésor… Bien sûr ça aurait pesé sur la consommation, sur l’investissement sans doute aussi, car les citoyens auraient perdu le contrôle de leur épargne. Et ça aurait créé des coûts administratifs. Mais on aurait forcé une épargne longue, ça peut être utile.

On aurait pu choisir la destination de l’épargne à la place des gens. Comme l’ont fait plusieurs de nos voisins : ils forcent les citoyens à investir dans des fonds qu’ils forcent par ailleurs à prêter à l’État. Ça commence à ne plus trop ressembler à de l’épargne et à ressembler de plus en plus à de l’impôt. Le principal attrait de l’épargne forcée disparaît : on n’a plus une épargne qui s’oriente là où elle rentable, c’est-à-dire productive, elle va à l’État.

On aurait pu forcer les gens à mettre en commun leur épargne. Au lieu d’envoyer aux gens tous les 3 mois un papelard récapitulant ce qu’ils ont épargné et combien ça vaut, on leur envoie un papelard récapitulant le nombre de points qu’ils détiennent. Les mécanismes déterminant le nombre de points auxquels on a droit et ce que vaut un point sont incompréhensibles pour un être humain et dépendent du métier, du secteur d’activité, du revenu, du lobbying… Et peuvent être changés arbitrairement par le pouvoir. Là on entre de plain-pied dans le pervers. On commence à accumuler les effets indésirables : défiance généralisée à mesure que transparaissent les privilèges catégoriels et autres passe-droits et insécurité chronique à mesure qu’on réalise qu’on n’a pas la moindre idée de ce qu’on a épargné.

la retraite

On aurait pu faire toutes ces choses, mais on a fait pire, on a fait le pire. On a choisi un système qui n’a aucun des avantages de l’épargne et tous les inconvénients de la contrainte, plus d’autres.

Résumons-nous :

  1. C’est un Ponzi : on paie les sortants avec l’argent des entrants. Du Madoff, mais en 100 fois plus gros.
  2. Ce n’est pas de l’épargne : l’argent versé n’a pas été investi dans des usines, des infrastructures, des actifs qui auront de la valeur demain ; il a été consommé par les retraités actuels. La valeur est partie.
  3. Issu des pires idéologies : mis en place par un ancien dirigeant de la CGT devenu ministre du travail de Pétain.
  4. On en a confié la gestion à des organisations proto-mafieuses. Des gens à qui personne ne confierait volontairement 1000€ voient passer entre leurs mains 250 milliards par an.
  5. Il est injuste verticalement : selon la génération à laquelle vous appartenez, le système de retraite vous aura été très avantageux ou très désavantageux.
  6. Il est injuste horizontalement : des myriades de régimes spéciaux vivent sur le dos du régime général. Si vous faites partie des privilégiés, vous payez moins et touchez plus que le vulgum pecus.
  7. Il pèse lourdement sur l’activité économique : quand un employeur paie 100€, 20€ partent en cotisation retraite. L’impact sur le chômage est effroyable.
  8. Il est trompeur et mensonger. Les cotisants croient qu’ils ont acquis des droits. Mais des droits auprès de qui ? Qui reconnaît avoir un engagement envers les cotisants ? Les caisses de retraite ? L’État ? Perdu ! Aucune de ces organisations ne comptabilise la moindre dette vis-à-vis des cotisants. Zéro, zilch, nada. La raison ? Vous allez rire : ce sont des « dettes contingentes ». Comme c’est l’État qui décide s’il va payer et combien pour votre retraite, il ne vous doit pas vraiment quelque chose et se dispense donc de le comptabiliser.

Comment sortir de ce cauchemar ? Comme toujours, pour résoudre un problème il faut d’abord le nommer. Nous sommes dans un Ponzi. Il faut l’arrêter au plus vite, c’est-à-dire maintenant. Abroger la retraite par répartition et se limiter par exemple au minimum vieillesse. Fastoche. Ce qui est difficile, c’est de traiter le problème des gens qui ont cotisé. On en revient à mon point 8 ci-dessus. Bien qu’il se refuse à la comptabiliser, l’État a une dette envers les citoyens : les cotisations qu’ils ont versées et contre lesquelles ils espèrent toucher une pension. Cette dette est colossale. Elle n’est pas comptabilisée mais divers organismes en font des estimations. Tenez vous bien : ca fait entre 300% et 400% du PIB. 7000 milliards pour prendre le milieu de la fourchette. À titre de comparaison, la dette publique « officielle », celle qui oublie que les Français espèrent toucher une retraite, celle qui est déjà un problème quasi-insoluble représente 1800 milliards.

Mais il ne faut pas désespérer.

S’il y a un domaine dans lequel notre État a une expérience certaine, c’est bien la gestion de la dette. Il n’y a pas 40 façons de traiter un problème de dette. On peut payer, rééchelonner ou faire défaut. Dans notre cas, payer ça veut dire lever des impôts. Ils sont déjà très élevés en France, même si l’abrogation des cotisations retraite donnerait du mou. L’Etat peut aussi vendre des actifs, privatiser. Rééchelonner n’a pas beaucoup de sens ici car c’est déjà une dette à très long terme, jusqu’à la mort des bénéficiaires.

Reste le défaut. Le coté rigolo de l’histoire, c’est que ceux à qui on va dire qu’ils se sont fait baiser ne sont pas des banquiers, ce sont les électeurs. Mais on ne coupera pas à des réductions drastiques de prestations : des baisses de pensions, des prolongations de l’âge de la retraite.

Ah, j’oubliais, l’inflation, le rêve humide des keynésiens. Mais l‘inflation est un mélange entre l’impôt et le défaut qui ajoute quelques effets pervers. Ce n’est donc pas une voie alternative.

Face à un système pervers qui a créé un problème aussi tragique, l’honnête homme se dit qu’il faut arrêter tout de suite et se mettre à réparer. Le politique s’empresse de tout planquer sous le tapis en se disant que ça tiendra bien encore quelques années. Ca dure depuis des décennies. C’est pour ça que la situation est si grave. Plus on tardera, plus ça s’aggravera.

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D’autres contributions d’intérêt pourront être lues ici :
La retraite « partouze » (blog)
La fin des retraites
La retraite à point pour tous
Euthanasie pour tous
La retraite pour tous
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Commentaires66

  1. peste et coryza

    Le ponzi de la répartition est assez comique en lui même. Enfin, comique… disons que ça va faire mal, et que ce n’est pas en épargnant 30% de son maigre salaire qu’on y arrivera (ce que je fais, mais 30% de 1360, cela fait vraiment pas lourd…. sans compter les impôts et les accidents de la vie).

    L’autre aspect est que les exceptions (vieillards pauvres, isolés socialement, sans enfants pour s’occuper d’eux) sont et seront de plus en plus nombreux !

    Regardez autour de vous ; le nombre de célibataires endurcis, de nolifes, de trentenaires sans enfants, de divorcés… a explosé. Notamment pour des raisons professionnelles, mais aussi relationnelles, voire consommatrices…
    Regardez de quoi est composé le parc immo ! Vous voyez vraiment les familles héberger leurs vieux dans des F4/F5 ? et pour des prix trois fois plus chers que l’Allemagne ?

    1. skunker

      Commentaire foutrement pragmatique !
      « Vous voyez vraiment les familles héberger leurs vieux dans des F4/F5 ? »
      D’autant que bien souvent ça nécessite quelques aménagements, du genre lit médicalisé, fauteuil roulant, salle de bain adapté à la mobilité réduite …

    2. Vous ne prenez le problème qu’à moitié. A partir du moment où les gens n’ont pas de cotisations pour la retraite à payer (ou disons qu’ils ont le choix de ne pas le faire), leur pouvoir d’achat est modifié d’autant (c’est la moitié que vous oubliez). Les no-life et célibs en tous genres se retrouvent en général dans cette situation parce qu’ils sont trop « riches » pour vraiment bénéficier de toutes les aides et trop pauvres pour pouvoir envisager autre chose que no-life ou celib. En outre, on n’économise normalement pas de la même façon pour sa retraite à 25 ans qu’à 55. Or, avec le système français, c’est tout le monde à la même enseigne et taisez-vous.

      Supprimez la ponction initiale, redonnez le choix aux gens, des millions d’individus vont changer des dizaines leurs comportements actuellement socialistes / collectivistes.

      1. skunker

        @ h16:

        Tu ne crois pas qu’on a déjà passé le point de non-retour ?
        On a tellement l’habitude d’être dans le giron de l’état que je serais bien surpris si les gens avaient encore le réflexe d’économiser pour les jours difficiles. C’est même étonnant qu’on ai pas un impôt pour que les cas soc. puissent faire réparer leur voiture ou leur électroménager aux frais de l’état …

        1. peste et coryza

          @hastable

          Je plussoie totalement ton analyse sur les « choix » de vie.

          Pour l’épargne, il y a encore un espoir.
          Ceux qui ont connu des temps difficiles savent que le pognon, c’est comme la force : ça se conserve/s’entretient précieusement, et se dépense judicieusement.

          Le problème est dans quoi il le place… en France, la confiance dans l’économie est si grande que c’est livrets A/PEL/immo bien rance. Voire Or/matelas/fusils.
          Pour faire de la capitalisation, il va falloir dynamiser l’économie française. Ce qui est quasiment sans espoir : ça chamboule les rentes de trop gens qui en croquent.

        2. sarah

          skunker, il existe déjà ce genre de services semi publics associatifs (financement intégralement public bien sûr). Dans notre magnifique ville de toulouse depuis les dernières élections nous avons vu fleurir garages automobile, bars, restaurants et salles de concerts associatifs pour que les « pauvres » roots (population à chien généralement inter-mondialiste anti-capitaliste, d’ailleurs anti-tout puisque seule la pensée unique gauchiste n’est valable et démocratique) puissent effectivement réparer boire manger se cultiver comme les « riches » capitalistes !

        3. sarah

          faux, des associations financées intégralement par nos subventions donc nos impôts ont une activité de réparation auto avec emplois aidés ou sous couvert de formation via pôle emploi, et idem pour l’électroménager….on n’imagine pas le nombre d’organisations que nous finançons avec des résultats médiocres!!

  2. skunker

    Avant de lire des libéraux je ne comprenais rien à la logique économique de la France (forcément il n’y en a pas), mais ça c’était avant !

  3. tn

    Bien écrit, bien amené et complet. Bravo à l’auteur anonyme.

    Je propose un concours : Une sucette (à la fraise) au premier qui parvient à identifier l’auteur. Si c’est un commentateur régulier, ça devrait être faisable.

  4. paf

    bien ecrit mais pas rigolo.L’humour c’est le plus important dans la mesure ou le fond du sujet, a part les 17 liberaux francais, tout le monde s’en fiche.C’est l’humour qui doit attirer les ignorants.

  5. Higgins

    Excellent billet. L’auteur aurait également pu aborder la faiblesse insigne des retraites distribuées et l’impossibilité dans laquelle va se retrouver une bonne partie la population à faire face à ses obligations. Le plus grand mensonge, à mon sens, réside dans ce qui est devenu pratiquement un axiome pour bon nombre de nos concitoyens, à savoir lorsque vous serez à le retraite, vous « vivrez » enfin puisque les « méchants » patrons ne seront plus qu’un souvenir (1345 euros en faisant la moyenne des hommes et des femmes. Source http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=210). De plus, nombreux sont ceux qui débutent dans la vie en annonçant: « Quand je serai à la retraite, je pourrai … ». Le réveil sera très dur.

    1. Jeanpierre

      @ Higgins

      J’espère que les « nombreux » qui commencent en disant » quand je serai en retraite » ne sont pas trop nombreux. en tout cas, je n’en ai pas rencontré. Des personnes autour de la quarantaine, oui. Mais jusqu’à la génération 35 ans, j’ai jamais entendu ce genre de propos.
      Question : ces gens là dégagent-ils une forte odeur de formol?

  6. JS

    Bon billet, merci à son auteur.

    Ces histoires de retraites me rappellent toujours un pote de lycée qui était entré à 20 ans à la SNCF…pour son régime de retraite !

    A 23 ans il faisait déjà grève pour conserver son régime spécial…pathétique

    1. Aristarque

      Pathétique sûrement mais aussi parfaitement logique avec le système inique desdroizacquis.
      Faisant dès lors partie d’une nomenklatura à privilégiature acquise sur le dos des autres puisque depuis longtemps et toujours pour l’heure, ce régime est conservé pour l’essentiel de ses prébendes et « améliorations » avec les déficits en résultant qui sont financés par le régime général des « pauvres moins nantis et plus égaux que les autres ».

  7. lebib

    Belle initiative h16, que cette ouverture aux contributeurs anonymes, et félicitations à celui de ce mois…même si le sujet n’est pas franchement réjouissant.
    Question: y-a-t-il un espoir que le système de retraite français change et se « libéralise »? Oupps désolé pour le gros mot…
    Pour ma part, j’ai la chance de vivre dans un pays (oui, je suis parti de France depuis dix ans, pas pour exil fiscal, ni même par conviction politique, mais simplement parce que j’y ai trouvé un bon job, et de bonnes conditions de vie) où il y a un minimum vieillesse, et pour le reste ce sont les entreprises qui offrent à leurs salariés un fond de pension (pour moi, c’est 6% de mon salaire), et quand ce n’est pas le cas, le salarié est libre de cotiser ou non à un fond privé. Toutes ces cotisations sont déductibles des impôts.
    Conclusions: pas de déficit de caisse de retraite, et pas ou peu de situations ubuesques.
    Ce n’est certainement pas le système parfait, mais au moins ça a le mérite de bien fonctionner.

    H16, si un des prochains sujets de contribution porte sur le RCA, je tente ma participation.

  8. johnny_rotten

    La solution qui se profile, c’est le recul de l’age de départ légal en retraite.
    L’Irlande a déjà fait voter des dispositions pour fixer l’age de depart à 68 ans en 2023.
    En France, on ne pourra pas rester à l’age de 62 ans fixé par la dernière loi Fillon.
    Les solutions de laisser le choix de cotiser ou non pour ceux qui demarrent dans la vie active sont des concepts rejetés aussi bien à gauche qu’à droite donc c’est exclus.
    Seul le choix d’adherer à titre individuel à un regime facultatif, mais venant s’ajouter à la retraite de base et à la retraite complémentaire est communément encouragé par l’ensemble des politiques.

  9. Jean

    Qui osera ?
    Rendre TOUS les prélèvements sur salaire aux salariés et
    rendre OBLIGATOIRE, pour le salarié, le reversement de ses charges vers les différentes caisses.
    Dans un salaire brut TOUT l’argent est au salarié. Charges patronales/salariales c’est juste diviser pour mieux régner.
    Quand les gens comprendrons à quel point ils payent trop cher, ils commenceront à regarder comment sont gérées les caisses.
    Ce sera un bon début, mais bien sûr………….
    Personne n’osera.

    1. sarah

      parfaitement d’accord, on devrait verser les salaires cotisations patronales et salariales incluses, et à charge aux salariés de les reverser aux différents organismes…..je peux prédire une révolutions au bout de 2 trimestres !!!!

  10. silent bob

    La retraite par capitalisation a pour elle le fait de laisser un pécule financier à ses héritiers. Les pesions vont aller decrescendo avec le temps. Fautes vous-même le compte. prenez ce que vous mettez dans leurs caisses et qui s’évapore, placez-le à (en moyenne) 4% sur 40 ans. Vous allez voir le pactole! Ensuite réduisez du montant total de votre salaire net et regardez combien de temps vous tenez! Si vous y perdez, regardez combien devriez-vous toucher par mois pour ne pas taper dans votre patrimoine.
    Imaginez ça sur 2 ou 3 générations, les français seraient-ils autant dans la merde? Certainement pas! Imaginez un peu le confort de vie rien que de laisser un salaire sur et certain à vie! Bien entendu certains se contenteraient de ça mais combien tenteraient de faire mieux et laisser davantage à leur enfants?
    Le placement peut être immobilier, mobilier peu importe, c’est à la convenance! Imaginons aussi que les entreprises proposent des retraites pour leurs salariés. Les entreprises se feraient une concurrence importante pour donner le meilleur rendement. Voilà ce que l’état fait, il empêche la création de richesses, il empêche son propre peuple d’être riche.
    Nous pouvons tenir le même raisonnement avec la secu, l’assurance chômage.
    Ah j’oubliais, un placement intéressant: les légos! eh oui! parfois 100% en 4 ou 5 ans!

  11. Tea Party

    Il y a un point néfaste supplémentaire, que personne ne souligne, à cause de cette aberration de caisses de retraites par répartition : on est toujours sidéré par l’ignorance crasse des français, sur la chose financière en général, quel que soit le niveau scolaire et leurs équivalents anglo-saxons !! (en dehors des gens de gauche, eux, c’est pathologique, ils répètent tous, bêtement, mais à l’impossible nul n’est tenu, que nous avons  » le meilleur système du monde, qu’il nous envie… » Mais que personne ne copie. )

    Les français dans leur ensemble, n’ont pas à se creuser la tête, sur la finance ,  » on  » s’occupe de leurs retraites et ils placent le reste, au plus simple sur le livret A ! Comme cela à terme ils auront une bonne retraite, comme papa, ou grand père !! tant que le système ne s’est pas écroulé ! ce qui ne serait tarder ! et ne parlent de la bourse, que pour la critiquer, car quand on ne connait rien, c’est la seule chose restante est la critique acerbe et idiote.

    Demandez à un français moyen, qui vous explique simplement le pourquoi et le comment d’une action, d’un dividende, pourquoi la bourse existe, ce qu’est une oblig …leurs utilités pour l’ économie !! vous seriez surpris.

    L’anglo-saxon, lui, non torché par l’état est bien obligé de connaitre les rudiments, pour savoir comment gérer sa future retraite, pour leurs plus grand bien, celui de leurs économies et des sociétés toujours avec des besoins de financement.

    Ah oui ! j’oublie à chaque fois, le français en plus, veux de très bons rendements, sans aucun risque, sans aucun effort ! et les autres lisent la presse  »spécialisée », qui ne passe aucune occasion de vilipender  » la finance capitaliste, apatride et suceuse de sang », et chacun de leur reportage, leur chronique, le  » prouvent  » en faisant de gros plans sur les gens obligés de retravailler, jamais sur ceux, les plus nombreux, qui ont doublé, triplé, voire beaucoup plus, leurs avoirs !

    1. peste et coryza

      Il faut aussi prendre en compte le fait que l’éducation du français lambda en terme d’économie est… limitée, si j’ose dire.

      1. sarah

        cette matière qu’est l’économie enseignée par ces prof qui n’ont jamais réellement travaillé dans l’économie de marché ? qui ne font référence qu’à la pensée unique….et universelle 🙂 ceux là mêmes, dont les dogmes idéologiques les empêchent d’entrevoir la moindre idée différente ? ceux là mêmes qui pensent que le libéralisme est pire que la dictature ?? Nous sommes mal barrés !!!

    2. channy

      Comme le souligne Peste et Coryza la culture française en terme d’économie est plus que limitée donc cela n’aide pas à la promotion des investissements dans les marchés financiers.
      >Perso les guignols de conseillers d’agence bancaire en France sont pédants et ne savent rien vous expliquer quand vous posez une question précise..rajoutez à cela comme vous l’avez souligné dans un autre commentaire( sur un autre post) que les contrats manquent de transparence …bref les banques en France savent vous vacciner contre la bourse à moins que vous ne confiez aveuglement votre pognon à leurs conseillers( je me rappelle encore du clown de la caisse d’épargne qui me disait qu’il fallait investir dans Moulinex dans les années 90)

      « ne parlent de la bourse, que pour la critiquer, car quand on ne connait rien »
      il faut dire que les banques se sont tirées une balle dans le pied avec des scandales à répétition..perso quand un gland comme Bouton dit que personne ne savait ce que faisait Kerviel à la SG
      ça fait quand même flipper , on paye un type une fortune pour ne pas savoir ce qu’il fait mais qu’ on l’autorise à jouer « open bar » .

      Vous savez en Asie quand on vire un cadre dans une quelconque entreprise, on fait paraitre un article avec la photo du cadre viré pour dire que ce Monsieur ne fait plus partie de la maison et que la société n’est aucunement responsable des agissements passés et futurs de ce Monsieur ..la boite n’est pas responsable, le cadre sera souvent insolvable..désolé mon bon Msieur fallait pas croire mon employé, je n’étais pas au courant de ces agissements.
      En attendant je mise sur les liens intergénérationnels pour ma retraite..mais pas en France on on vous enseigne qu’un vieux ça ne sert à rien et qu’il faut le foutre dans une maison de retraite.

  12. ODE

    De la même manière, avoir des enfants est un bon « investissement » pour la retraite (solidarité intergénérationnelle). Cela dit, c’est un tel boulot d’élever des enfants le plus heureusement possible, et cela coûte aussi de l’argent –> j’ai rencontré un jour un monsieur d’une soixantaine d’années qui a vu mes enfants et m’a dit en rigolant que ce seraient eux qui paieraient sa retraite. J’ai rigolé aussi, et puis je me suis dit que c’était franchement injuste!!!

    Il faut que les choses cessent d’être juste théoriques pour qu’on se rende compte de l’injustice d’une situation.

  13. jean-marc

    bon, bon, bon…j’ai 57 ans. a 22 ans j’avais fini de  » cotiser « … calcul fait avec ma moitié a l’époque: on a 1 mome, on aura qu’un mome, tout le monde fera pareil ou guère plus. même si tout marche bien on est niqué, ils ne vont pas nous donner le tiers ou plus de leurs futurs revenus.
    calcul fait a l’époque, argent gagné rangé dans ce que je pouvais maitriser: le batiment ( oui, le calcul c’etait pas sorti de l’ENA, mais d’un CAP de tailleur de pierre, d’un peu de jugeote, et peut etre d’une capacité particuliere a ne pas croire aux reves et aux miracles: l’argent se gagne avec du travail ou du risque, et si on cumule les deux, hein, ça peut etre…bon. )… ça va, ça va… on la sent bien, la retraite, si on voulait la prendre ( on se régale toujours a acheter, modifier, gagner )… et puis quoi, nous ne sommes pas en déroute, pas de raison d’organiser la  » retraite « . ( ceci dit, a part qu’il va y avoir de vrais malheurs individuels qui inspirent de la compassion, après etre passés pour des fous inconscients pendant 30 ans, il nous arrive de pouffer )

  14. Pandora

    Très beau texte.
    La solution viendra de la libéralisation : la sécurité sociale française est illégale d’après les instances européennes car monopolistique.
    Il viendra un jour (prochain il me semble mais personne ne peut mesurer les capacités de freinage des profiteurs en place) où nous aurons le choix de notre assurance chômage et là les organisations devront prouver leur compétence et non profiter d’une rente.
    Je suis avec intérêt l’aventure de celui qui a décidé de quitter la sécurité sociale sur Contrepoint et je ne doute pas qu’il fera des émules.

    1. sarah

      je ne crois pas que la secu soit illégale à cause de son monopole….d’ailleurs c’est bien la faute de son inégalité (autant de régime que de branche !) entre les bénéficiaires qu’elle est devenue illégale. si elle avait été la même pour tous et toutes, et bien ce système aurait été parfaitement légal au regard de l »europe. Or comme vous le savez il y a autant de régime de secu que de retraite d’ailleurs qu’il y a de branche de métier !!!

  15. Mominette

    Dans ce grand jeu de dupes, le français a voulu se déresponsabiliser pour mettre ses vieux jours sous l’aile protectrice de l’Etat.

    Adieu le petit placement immobilier ou le porte-feuille d’actions (mal vus), je dépose mon offrande aux pieds de l’idole dorée, quelques génuflexions, une médaille de St Christophe (regarde mon image et va-t-en rassuré) et plus de soucis : Big Brother me servira ma purée, à l’age du dentier !

    Sauf que Big Brother est un gros fauché, que le moindre oeuf coque cuisiné par lui revient fort cher, que la merveilleuse ‘jeune génération » mise au monde pour entretenir les vieux cotise de moins en moins.

    Abandonner les vieux sur les icebergs ? Difficile avec le réchauffement climatique. Alors, la seule solution, c’est le travail jusqu’à la mort. Encore que pour cela, il faudrait des employeurs, qui y songe ?

    Quant aux milliards que paient les travailleurs, ils fondent immédiatement dans des grands « projets sociaux », leur électoralisme et leurs prébendes bien connues. Pas question donc de changer ce système juteux.

    1. channy

      « Alors, la seule solution, c’est le travail jusqu’à la mort »

      C’est ce qu’à expérimenter mon arrière grand mère morte en 1966 à l’age de 72 ans..
      Les employeurs( au sens large) en ce temps là ils prenaient encore les vieux pour de menu travaux et déjà ils payaient de main à main.

  16. Epicier vénéneux

    Ah, la retraite, la Sécu, tout cet argent perdu définitivement…

    Ça me rappelle la fois où, sémillant Externe, je cotisais à fonds perdus à la sécu étudiante, au régime général et au RSI en même temps.

    C’était le bon temps! j’espère qu’ils en ont bien profité, parce que je me barre bientôt et ce n’est pas près d’arriver à nouveau.

  17. Aristarque

    Damned !
    Je m’attendais naïvement à avoir jusqu’au 28 pour peaufiner mon texte (sur une idée ou piste pour assurer la transition entre répartition et capitalisation).
    Cela m’apprendra à être plus diligent.
    Le texte retenu est excellent avec ce qu’il faut de railleries implicites ou de litotes pour alléger l’absence de caractère primesautier du sujet.
    Votre initiative, H16, a été excellente et doit continuer pour les prochains mois.

    1. J’avais précisé les modalités : le premier samedi du mois, je lance le sujet, et le quatrième, j’annonce le gagnant. Ce qui veut dire que le dernier délai pour répondre, c’est le vendredi soir 🙂

      1. Aristarque

        Mon propos ne s’en prenait qu’à moi qui ait mal mémorisé les conditions de l’exercice. Je ferai mieux la prochaine fois d’autant que mon texte n’a pas les qualités évidentes du gagnant. :-))

        1. Lib

          M’en parle pas, j’ai beau être libéral je ne sais pas compter et j’avais zappé le fait qu’il n’y a que 28 jours en février. C’est un miracle que j’ai envoyé le texte à h16 vendredi soir, je croyais avoir une semaine d’avance 🙂

  18. pi31416

    J’aime les « On aurait pu… ». De Charybde en Scylla, de la poêle à frire dans le feu en six étapes. Moins que les 53 étapes sur la route de Tokaido de Hokusai, mais ça y fait penser.

    Je vis dans un pays qui, je crois, s’est arrêté à la première étape. Ou y est revenu. Quand on compare ça au système français on se rend compte du sens du mot « surréaliste ».

  19. Stéphane

    « Mais il ne faut pas désespérer. »

    Si, il faut désespérer. Les Français sont des moutons et les retraites par répartition s’écrouleront avec pertes et fracas pendant que chacun accusera son voisin, la finance apatride, le capitalisme et tutti quanti, surtout en continuant de n’y rien comprendre.

    Le seul système de retraite qui va subsister en France, c’est le système D. A brève échéance. Mais même si on a compris l’enjeu, pas facile de mettre le moindre sou de côté avec un tel Etat prédateur. Mieux vaut prendre ses cliques et ses claques et quitter cet asile de fou que d’espérer de façon totalement irrationnelle qu’il réussira par on ne sait quel miracle à se réformer.

    Et c’est sans compter bien sûr l’effondrement de l’emploi et de la création d’entreprise en France – non seulement les cotisants sont peu nombreux, mais en plus ils sont au chômage ou se barrent à l’étranger.

    Je souhaite bonne chance à tous les retraités existants et tous ceux qui s’en approchent de trop près pour avoir le temps de changer de cap, et j’espère qu’ils ont une descendance capable et aimante pour assumer leurs vieux jours, faute de quoi ils risquent de découvrir de la pire façon ce qu’il reste de solidarité authentique en France.

  20. simple citoyen

    Le vrai problème qu’on a tendance à oublier suite à des dizaines d’années de lavage de cerveau, c’est que la retraite, pas plus que les congés payés (ou plus récemment le logement etc.) ne sont des droits. Ce qui est un droit, c’est c’est de pouvoir travailler (liberté de contrat), et c’est le seul qui ne soit pas, puisque limité par l’age légal par exemple (sauf pour devinez qui…). Il s’agit d’une manipulation et du langage et de l’esprit. On prend sa retraite si on veut, quand on veut et si on peut se le permettre.
    Il s’agit d’un choix individuel. Pourquoi pénaliserait-on indument ceux qui choisiraient d’acheter leur logement plutôt que d’investir dans des actions ou des obligations d’état ou l’inverse? Tout le monde ne recherche pas la même chose. Mais en procédant comme nous le faisons, nous occultons la réalité des choix.
    Que ceux qui veulent vivre à cent à l’heure par ce qu’ils se croient éternels le fassent. Ils serviront de leçon ou d’inspiration à ceux qui les verront briller ou dépérir selon les destins. Il n’est de meilleure leçon que celle que l’on apprend en direct. Que ceux qui auront géré en père de famille soient récompensés de leurs efforts et de leur probité à l’identique. Les mots écologie et durabilité reprendront alors tout leur sens, et non celui dévoyé des collectivistes en goguette et autres totalitaristes qui ne conçoivent la responsabilité que par la réduction du champ des libertés d’autrui.
    Ainsi manipule-t-on le marché de l’emploi au profit du public grâce à la distorsion des conditions de retraite ou de sécurité de l’emploi). C’est un tout. C’est pourquoi le sujet est aussi lourd pour nos politiques clientélistes.
    Or pour que cela soit possible, il faudrait que la capitalisation et la rente soient libres et non les taux de rentabilité ou de versement, et les conditions d’exercice (législation) stables. Ce n’est pas le cas en raison de la politique fiscale et de redistribution de l’état.
    Quand on entend par exemple des politiques nous vanter tout à coup le nationalisme économique, celui-ci aurait naturellement un sens pour l’investisseur « retraite » en raison même de sa capacité d’influence sur la stabilité du régime local auquel est soumis son investissement. Ce qui replacerait ce débat dans son juste contexte, et non comme toujours dans celui de l’expression nue d’un pouvoir politique dénué de fondement autre que sa propre logique.
    Les conséquences d’un retour à un système libre de « l’arbitrage » politique seraient gigantesques. Entre autres, les citoyens seraient à nouveau obligés de se pencher sur la réalité du fonctionnement économique et redistributif, au grand dam des politiques. A nouveau les citoyens se pencheraient sur les choix essentiels de la politique fiscale et budgétaire: exit les déficits chroniques et autres dépenses somptuaires. Gageons également que l’indulgence quant aux « dérapages » et autres « incivilités économiques » seraient rapidement sanctionnés comme il se doit.
    Et qu’on ne vienne pas nous sortir l’argument de l’entraide obligatoire et du devoir vis à vis des faibles que seul l’état pourrait rendre ou faciliter. Les gens sont parfaitement capables de le faire. Et si par malheur l’histoire nous laissait hériter d’une génération de psychopathes égo-centrés ou nihilistes, comme il semble parfois se dessiner aujourd’hui, gageons que la société dans son ensemble saurait y faire face de manière plus efficace qu’elle ne l’a fait sous le joug des bienpensances actuelles qui n’ont fait que les produire et les amplifier.
    Nous sommes proches de l’heure du destin. La seule planche de salut pour ceux qui vivent de ce système est évidemment l’UE clientéliste et bureaucratique qui s’annonce car elle permettra, pensent-ils, de repousser un peu plus l’épure, quitte à le faire par un régime coercitif pire que celui que nous connaissons. Mais d’une manière ou d’une autre, nous irons dans le mur. Soit très rapidement maintenant, soit un peu moins vite et dans de pires affres si nous choisissons, ou laissons choisir pour nous, un socialisme pur et dur.

    1. sarah

      simple citoyen : bravo un résumé à la fois explicite réaliste et clairvoyant !! en revanche ma conclusion aurait été beaucoup moins balancée je n’y aurais vu qu’une seule fin d’histoire : la chute inévitable de notre système avec notre chute à nous aussi simples citoyens. Je ne n’arrive pas à voir comment on va se sortir de cette pensée unique collectiviste communiste dans un avenir proche qui est entrain de détruire toute énergie individuelle créatrice !!

  21. Australo

    Excellent billet.
    Personnellement j’ai participé au « systeme  » en cotisant jusqu’a mes 40 ans et puis nous sommes partis en Australie, definitivement.
    Je pense que les 14 annees de cotisations en France, je ne les reverai jamais, je les ai dans l’os.
    Ici 9% du salaire par directement sur un fond de pension. Mais chacun est libre d’utiliser ces 9% avant l age de la retraite.
    Le systeme francais tiendra encore quelques annees. Combien de temps ? C est a la fois difficile a dire, mais on peut tabler sur une chose : quand le ventre mou de la democratie, les baby boomers, auront atteint 70 ans, les reformes deviendront possible. Soit vers 2020. Ca va venir vite !

    1. Théo31

      Ca ira très vite : un tiers des retraites actuelles est déjà payé à crédit. Autant dire que les anciens vont être en première ligne (au propre comme au figuré) quand la faillite du national-socialisme franchouille sera prononcée.

    2. pi31416

      « Mais chacun est libre d’utiliser ces 9% avant l age de la retraite. »

      Pas tout-à-fait exact. On peut se déclarer retraité dès 55ans et vivre de son capital-retraite mais on ne peut pas, avant 65 ans, tirer de l’argent de son capital retraite sans payer une pénalité. Une fois passé 65 balais par contre, on peut, si l’on veut, tout retirer de son fonds de retraite et le claquer, par exemple, au Daily Planet http://en.wikipedia.org/wiki/Daily_Planet_%28brothel%29

    3. Alex6

      Comme le dit justement pi31416, le systeme est tres reglemente par l’etat en Australie. C’est notamment l’etat qui fixe le taux de taxes si l’on veut retirer son argent avant l’age legal qui est lui aussi determine par l’etat.
      Au passage, il est grand temps de foutre dehors la Labour et d’en finir avec la gauchisation du pays. Vivement Novembre.

  22. Charentais libéral

    Excellent article. Qui me conforte dans ma connaissance du sujet et me donne d’autres arguments pour enfoncer le clou, dans la tête des gauchistes socialo-communistes ! Car c’est bien connu, les idées s’est comme les clous plus on tape sur la tête, plus on les enfonce !

  23. Seccotine L

    Merci monsieur h16 d’avoir publié mon texte ainsi que les autres contributions toutes aussi intéressantes. Bravo aux deux vainqueurs!

  24. johnny_rotten

    Certains journalistes affirment que Fillon est un politicien beaucoup plus déterminé qu’il ne parait et s’il était élu en 2017, il n’hesiterait pas une seconde à repousser l’age de la retraite à 65 ou 67 ans, avec effet immédiat. pour redresser les comptes sociaux.
    S’il n’a pas pu le faire en tant que Premier Ministre c’est parce que Sarkozy voulait eviter de se rendre trop impopulaire par des mesures trop radicales.
    Ces arguments en faveur de Fillon sont-ils crédibles ?

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