Petits et grands bains privés

La réalité n’est décidément pas tendre avec les bisounours collectivistes. Et en temps de crise, la réalité a même tendance à cogner deux fois plus fort, et encore plus sur ceux-là même qui se sont fait fort de l’ignorer les années fastes. C’est ce que nous allons découvrir avec le cas amusant d’une piscine municipale.

Notre histoire, relatée avec la précision chirurgicale de Sylvia Zappi du MondeSylvia Zappi, on la zappe ou en rit — se déroule dans une mairie ouvertement communiste, Saint-Denis (je dis ici « ouvertement » dans le sens où le maire et l’équipe municipale, toute honte bue, s’affichent comme encartés au Parti Communiste, sans se cacher, au vu et au su de tout le monde). Les bases sont posées dès le début :

Comment reprendre le contrôle d’une piscine municipale passée sous la coupe de ses maîtres-nageurs ?

Apparemment, l’heure est grave ! La piscine municipale aurait-elle en effet été mise en coupe réglée par une mafia locale, composée notamment de maîtres-nageurs (et peut-être, chanteurs ? Allez savoir) ? Comment cela est possible, dans notre monde moderne, avec notre police adaptée, notre justice efficace, et dans une société française qui fait régulièrement du carpet-kissing (qui est au petit bisou républicain ce que le carpet-bombing est au bombardement tactique) ?

Heureusement, quelques précisions dans la suite de l’article nous permettent de nous faire une petite idée de ce qui s’est passé : en quelques années, la piscine municipale a été mise en coupe réglée par certains des maîtres-nageurs, transformant ainsi le gentil service public en lucrative association sportive privée méchante utilisant sans vergogne le matériel mis à disposition par la mairie et le contribuable. Le résultat est décrit de façon lapidaire : fermetures intempestives, absentéisme chronique, refus de dispenser des cours de natation durant les heures d’ouverture au public, intimidations sur les directeurs successifs de la piscine (dont l’un aura subi la crevaison de ses pneus de voiture), etc…

Au bout de trois années de dégradation de plus en plus rapide des prestations fournies et de cette dérive complètement mafieuse rebaptisée pour l’occasion d’un pudique « dysfonctionnement », le maire et son équipe se décident à bouger. Bien évidemment, sous la plume de la militante journaliste, cette « décision lourde » se traduit par de « la mort dans l’âme » et une grande compréhension pour cette pauvre municipalité qui, non contente d’être frappée d’anémie intellectuelle pour cause de communisme aggravé, a du se fendre d’une auto-critique sur le mode « On a échoué à reprendre en main l’équipement », là où très manifestement, une bonne volée de plaintes au pénal pour détournement de fonds publics, intimidations et menaces et autre concussion auraient dû être déposée.

Et comment se traduit ce mouvement d’ensemble, aussi gracieux et coordonné qu’on peut l’imaginer pour des gens qui ont mis plusieurs années à comprendre qu’on pillait purement et simplement les ressources dont ils avaient la charge ? Par — horreur des horreurs, on en conviendra aisément — un passage en délégation de service public, ce qui veut dire en langage courant que c’est une société privée qui va reprendre le bazar laissé par l’équipe précédente, nettoyer les écuries d’Augias et tenter de remettre un peu de bon sens et de service vers le public dans cette piscine municipale.

une seule façon de couler

Je crois qu’on peut dire que c’est un Epic Fail comme seuls sont capables d’en réussir avec ce doigté si caractéristique des vrais incompétents : non seulement, les communistes du cru se sont plantés, mais ils vont devoir faire appel à une société privée (capitaliste) pour remettre de l’ordre dans leur foutoir, chose que, du reste, on a régulièrement vue à chaque effondrement de l’une ou l’autre initiative collectiviste joyeuse.

On pourra noter, au passage, la réaction ulcérée de l’UMP et du PS à l’idée de privatiser la piscine municipale, avec force opposition et contestation de la décision prise par les communistes ; soit ces derniers s’estiment plus couillus que l’équipe en charge et se croient à même de pouvoir remettre au pas les maîtres-nageurs maffieux (et, franchement, on ne peut que rire à cette idée), soit cette brochette de clowns pense sérieusement que la gestion publique des bassins a prouvé son efficacité et que rien ne vaut un bon statu quo (ce qui déclenche une autre bordée de gloussements). Autrement dit : avec des « anti-communistes » comme l’UMP et le PS, le pays et Saint-Denis, dans notre cas, ne sont pas sortis des ronces collectivistes.

Mais ce que cette histoire démontre pour qui en doutait encore (je sais qu’il y en a, ils lisent même Libération et Le Monde avec application), c’est qu’il est, réellement, illusoire de faire confiance à une équipe municipale pour bien gérer une commune, à plus forte raison si cette équipe est ouvertement collectiviste (et je n’évoquerai même pas le cas de Gatignon, parfaitement symbolique de l’idée que je veux exprimer ici). Certes, des fois, souvent même, cela se passe bien. Il y a des communes dont le budget est, contre toute attente, à l’équilibre. Mais c’est lorsque cela ne se passe pas bien que le problème s’illustre avec éclat : il faut l’agacement ou la colère de centaines ou de milliers de citoyens/contribuables, des lettres et des pétitions pour que les choses bougent (et encore : ici, il aura fallu trois ans).

En creux, cela montre aussi que seule la faible distance entre l’élu et ses électeurs assure que celui-ci devra un jour ou l’autre tenir compte, vraiment, des problèmes réels, physiques, tangibles et quotidiens de ceux-là. On comprend très bien, à travers cette histoire, pourquoi les députés, les sénateurs, et surtout les ministres sont à ce point détachés des réalités de terrains et des contingences réelles des Français : la distance qui les sépare de la plèbe qu’ils ponctionnent est astronomique.

Enfin, cette délicieuse affaire (qui pourrait presque faire un conte moderne si elle était imaginée) se termine par, bien sûr, un petit investissement d’un bon million d’euros pour rafraîchir un peu le site, et surtout par cette douce musique de foutage de gueule en stéréophonie puisqu’on apprend, dans la dernière phrase de l’article — qui refuse affectueusement de trouver tout ceci scandaleux — que, je cite :

« les onze salariés (…) doivent être reclassés dans d’autres services. »

Oui, ce personnel dont l’attitude aura été si irréprochable qu’elle aura conduit toute une équipe de gentils cocos à devoir pactiser avec le capitalisme (triomphant, pour le coup), ces salariés qui ont participé à des activités parfaitement indécentes sur le dos du service public … ne seront pas sanctionnés comme il se doit. Ils seront – bisous bisous – reclassés pour d’autres sévices.

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. En République des Bisounours, les pendards sont choyés.

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Commentaires95

  1. Elphyr

    J’avais lu l’article samedi et, outre la bonne rigolade devant mon saucisson, j’avais été choqué par la conclusion comme vous.

    Ces onzes employés modèles vont se retrouver blanchis et réaffectés à des postes où ils pourront nuire tout autant ; l’histoire ne risque pas de recommencer…?

    Je veux dire, la corruption et affiliés, on y est habitué à force (beaucoup de « caïds de quartiers » sont des agents municipaux). L’illogisme est une des doctrines communistes. Mais là, c’est même pas de l’illogisme ou de la corruption, c’est du suicide !

    Quant à la réaction du PS et de l’UMP, c’était prévisible. Leur réflexion n’est pas « qu’est ce qui est le meilleur pour mes concitoyens » mais plutôt « qu’est ce qui pourrait me faire battre mon adversaire ». Et, paradoxalement (allez comprendre les français…), ces deux propositions sont contraires…

  2. lechenu

    Bonjour,
    J’ai deux lettres pour vous : un e à vous livrer pour relaté, et un t à reprendre à statu quo.
    Quant aux maitres-nageurs, il y aura bien un CE pour les adopter.

  3. df

    Bonjour,
    J’aime bien les conclusions pas tellement le début.
    1. Justice: Je pense qu’une mairie communiste ne peut attaquer en justice des employés qui font la grève/ne travaillent pas comme attendu. C’est un mauvais message à son électorat. De plus, j’imagine de telles attaques en justice seront longues à mener et bloqueront d’autant plus l’établissement (grève en réaction, personnel encore plus absent…)
    2. Ce qui est incompréhensible c’est pourquoi les personnels ne sont pas reclassés d’office (voir sanctionnés) si les faits sont avérés.
    3. Je pense que de telles dérives sont possibles. La rumeur sur GoodYear ou PSA à Aulnay est que le site était devenu ingérable quand d’autres sites de la même entreprise (parfois dans la même ville comme GoodYear) se portent très bien. Fermeture ou privatisation semblent être la seule issue malheureusement.

    J’aime beaucoup votre conclusion sur les politiques qui sont loin du peuple.

    1. Aristarque

      Donc, pour ne pas envoyer un « mauvais » message aux électeurs, on les laisse se faire faire un « bon » massage de leurs porte-monnaie par des aigrefins ?
      En bonne logique, cela sous-entend que les électeurs sont aussi dévoyés que leurs élus pour ne pas être surpris par un tel raisonnement…

      1. df

        En quelque sorte.
        Pas facile de prendre les décisions pour un établissement en patron/gestionnaire quand les syndicats qui nous sont proches fustigent dans le même temps les patrons. C’est tout le paradoxe.

        Mais si vous avez une autre piste, ce serait intéressant.

        1. Aristarque

          Il me semble qu’il y a des lois dans ce pays comme il y en a dans les pays communistes.
          Un Maire n’est-il pas agent de l’Etat et chargé d’appliquer les lois de la République « chez lui »?

  4. Peste et coryza

    Le plus scandaleux est que ces maitres nageurs se soient pas virés avec pertes et fracas.
    Combien de chômeurs qui seraient prêts à les remplacer au pied levé ?
    Mis à part une attestation de secourisme, on ne peut pas dire que ce soit un poste nécessitant de grandes compétences.

    A moins que ces maitres nageurs soient des caïds recyclés, qui ne manqueraient pas d’exciter les sauvageons et de tout faire cramer si on les viraient.
    La peur de l’émeute, toujours…

    1. Grosben

      Ca n’enlève rien à la pertinence de vos propos mais sachez que devenir maitre-nageur n’est pas si simple. C’est une formation d’un an au minimum qui est réputée plutôt difficile.

  5. Aristarque

    Comment ?
    A Saint Denis, ils sont encore ouvertement encartés du PCF ?
    Je propose de rebaptiser la station de métro du RER A en Parc Jurassique – St Denis.

  6. Le Gnôme

    Pff, le communisme s’est bien affadi depuis la mort du phare de la pensée, du petit père des peuples, et autres hyperboles du même style .

    Peut on assimiler un fonctionnaire territorial à un koulak ?

    1. gem

      +1
      Dans les patries du communisme, on fusillait pour moins que ce qu’on reproche aux employés. Et même chez nous où ce genre de pratique est, disons, problématique, les cocos ne se gênait pas pour jeter dehors les fauteurs de troubles, ou même les simples gêneurs, et sans craindre de violer une loi ou deux au passage (quelle importance : si ça se traduit par des indemnités c’est pas eux qui payent, de toutes façon).
      Si même eux se mettent aux bisous au lieu du coup dans la face, le pays a tellement perdu en testostérone qu’il faudra dire Cette Pays Est Foutue.

  7. hussardbleu

    Délicieux, ce Dysfonctionnement Dyonisien… du temps du grand Jacques (et je ne parle pas de ce pauvre Chi), ça ne devait pas se passer comme ça. Il en connaissait pourtant un Rayon…

  8. vengeusemasquée

    Je vous informe que dans la fonction publique, on n’est que très rarement sanctionné pour sa malhonnêteté et pourtant, Dieu sait qu’elle est omniprésente. En revanche, si on ouvre sa gueule pour la dénoncer, on prend très cher. C’est beau.

    1. Peste et coryza

      Logique de réseau : tout le monde se tient par la barbichette. Si l’un parle, tout le monde tombe, y compris celui qui parle.

      Et comme le statut de la FP est très bon comparé au privé, tout le monde ferme sa gu*ule pour y entrer et défendre sa croute.

      @Legnome
      On croirait entendre un nostalgique de Staline. On peut regretter une chose du stalinisme et autres dictateurs « à l’ancienne » : c’était si franc du collier qu’on savait tout de suite à quelle sauce on allait être mangé. Rien à voir avec le socialisme à bisous de l’UERSS.
      Néanmoins, il y avait un bon point chez Staline : tout citoyen qui lui écrivait était sur de recevoir un réponse…
      Et pour le fun, savez vous comment reconnaitre les dirigeants « démocrates » des « totalitaires » lors de la WW2 ? Par l’alcool et les clopes.
      Staline, Hitler et Mussolini buvaient et fumaient peu, voire presque pas. Churchill se tapait 1 à 2 litres de whisky par jour, et Roosevelt fumait comme un pompier.

        1. scaletrans

          Je ne fume pas, mais j’apprécie le bon vin et le pur malt moyennement tourbé… et je suis tombé dans Wagner tout petit, sans avoir envie d’envahir la Pologne…

          1. Anankè

            Je crois qu’il vous manque quelques références et un peu d’humour.
            Un petit coup de google avec « woody allen citation wagner » vous fera le plus grand bien.

      1. Aristarque

        Churchill fumait aussi comme un sapeur :
        Il y a un format de cigare qui porte son nom en raison de la publicité indirecte qu’il faisait pour ce type de production

      2. Le Gnôme

        Un nostalgique de Staline, allons soyons sérieux, je fume, je bois, et le seul point commun que j’ai avec ces gens est que j’étais boucher dans mes vertes années et que je chasse le sanglier.

          1. Peste et coryza

            @Le Gnome

            Au 2nd degré, bien sur, avec moustache !
            Ceci dit, j’aimerai bien aller chasser… ça me changera de la braconne de lapins…

    2. YP

      Normal, si tu ouvres ta gueule, tu fais des vagues. Et les vagues, tout le monde sait bien que c’est comme le changement : c’est mal !

  9. Before

     » il faut l’agacement ou la colère de centaines ou de milliers de citoyens/contribuables » : ça marche quelquefois, faut insister !
    Il y a eu une forte réaction à Marseille lorsqu’on a appris que la municipalité avait accordé une subvention de 400 000 euros pour un concert PAYANT de David Guetta devant se tenir cet été au parc Borély, un des plus beaux de la ville. Malgré les dizaine de milliers de signature, la Mairie n’a rien voulu savoir ! C’est David Guetta lui-même qui, devant le tollé, a décidé de renoncer au parc Borély – et à la subvention – pour se produire dans une salle de spectacle (il assure n’avoir rien à voir avec l’organisation et le choix du lieu, et qu’il n’était pas le bénéficiaire des 400 000 €).
    Donc victoire par la bande, les politiques ayant refusé de reculer, mais victoire quand même …

    1. Aristarque

      Hypothèse audacieuse, vous en conviendrez sûrement :

      je t’accorde une subvention de 400 Keuros !
      euh, oui, bon, mais, on a oublié de te dire, on ne t’a pas prévenu ? Ben oui ! que ce concert, avec tous les soucis que cela nous a donné, pour les autorisations, la paperasse, enfin bref, on a des frais estimés à 200.000 euros mais qu’on peut pas matérialiser par des factures. C’est vrai, quoi ! des coups de fil, des déjeuners ou dîners de travail, des petites auxiliaires de détente, les munitions russes (p…n, le rouble a augmenté, tu peux pas savoir !) bref tous ces faux frais engagés pour ton bien sans même que tu t’en rendes compte. En plus, je te dis pas la corvée de retrouver les jusfificatifs. Ce serait chou que tu nous aides sur le sujet… Peu chère!

      Peut-être qu’à Marseille, je suis à côté de la plaque (tournante, naturellement)?…

      1. Before

        Je crois pas que ce genre de couillonnades soit propre à Marseille ! (enfin, propre, ….). Mais effectivement l’explication était un peu nébuleuse : le destinataire de la subvention était l’organisateur du concert, mais qui n’avait pas de rapport avec D.Guetta… Qui croire ?

        1. Mario

          ???
          David GUETTA n’a PAS de rapport avec l’organisateur du spectacle???
          Même si David Guetta ne mouille pas directement la chemise pour s’occuper de toute l’intendance préalable et se contente d’un contrat de prestation de sa personne et de ses oeuvres, il est quand même bien en rapport avec l’organisateur à un moment ou à un autre.
          Et comment peut-il alors prendre part dans le débat au nom de ce prestataire organisateur, s’il n’est pas partie prenante autrement qu’en tant qu’artiste invité ?
          Avis de présence de forts cumulonimbus au dessus de la Canebière…

        2. ESse

          Oui qui croire pour le détournement de 400 k€, entre une bande de magouilleurs spécialistes du détournement d’argent public et un gars qui fait des millions avec ses activités honnêtes …

          1. mario

            C’est ben vrai c’la !
            Ce n’est pas en France qu’on verrait un richissime chirurgien esthétique du tif, faire bosser avenue de Breteuil (dans un coin pourri de Paris avec rien que des prolos étrangers autour (catégorie émirs, les prolos, c’est dire l’ambiance) au black une Renoi pour gratter qq K€ de charges soc.
            On a du quant-à-soi d’autant qu’on a la charge d’expliquer aux ilotes du coin, l’art et la manière d’économiser pour mieux vous le piquer…

  10. Marco33

    Après un dimanche de bénévolat pour le compte d’une association, retour ce matin pour ranger notre matériel dans notre local d’un bâtiment municipal.
    Arrivés dans le bâtiment, deux employés municipaux chargés du nettoyage, sont entrain de « nettoyer » leur cafetière et leur gobelet.
    Pendant les 20′ restés sur place, ces deux employés sont partis ailleurs terminés avec d’autres agents, le « nettoyage » de la cafetière, laissant les autres accessoires (aspirateur, balaie, …) dans des positions donnant l’impression d’une activité intense.
    D’après le prof de l’asso, c’est juste « tous les jours comme ça ».
    J’ai appris à cette occasion que ces deux employées ont la matinée pour nettoyer ce que je ferai seul en 2, voir 3 heures si je veux être vraiment large.
    C’était comme ça avec la municipalité de droite, c’est comme ça avec cette municipalité de gauche.
    CPEF

    1. JS

      Un ami qui a passé qq années dans la fonction publique ne comprenait pas pourquoi on lui refilait toujours 1 ou 2 « bras cassés » pour faire un boulot qu’il pouvait largement faire seul.

      A force de s’opposer à sa hiérarchie à ce sujet, ils ont fini par lui payer une formation…pour mieux gérer son temps de travail !!

      Formation bien évidement payée avec l’argent des contribuables, çà a été pour lui la goutte d’eau qui à fait déborder le vase ..

  11. JS

    J’étais passé à côté de cet article merci de le porter à notre attention.

    Ce cas illustre malheureusement tellement bien les dérives que l’ont observe tous les jours dans les collectivités locales pour quiconque les connait un tant soit peu de l’intérieur…

    Ces dérives sont devenues une telle généralité que l’on devrait plutôt écrire des articles quand une collectivité fonctionne correctement. 🙁

    Quand à la distance « élus » – population…que dire ?

  12. Aristarque

    Blague à part, on comprend bien que ce qui motive le maire et son Conseil à agir « la mort dans l’âme », c’est la perspective de devoir remettre la source à pépétes et prébendes et, accessoirement, gloriole locale, en jeu dans un an.
    Devant l’énervement qui gagne les forces de progrès de voir l’absence d’avancées des forces au travail au profit de celles des forces des chômeurs, on ne sait jamais si une exaspération ne pourrait pas saisir tout d’un coup, comme ça, tout à trac, le gentil électeur et qu’il en vînt à se tromper de bulletin au moment crucial de le glisser dans l’enveloppe puis l’enveloppe dans l’urne…
    Même les gentilles électrices pourraient aussi se laisser égarer par un injuste ressentiment, forcément injuste, mais privatif d’accés aux (res)sources vivifiantes pour ces drôles de curistes…
    Ce sont des choses qui se sont vues (*) et qui pourraient encore parfaitement se voir.
    Bine sûr, l’inventivité électorale permet de corriger à la marge des « erreurs de vote » en sa défaveur mais si on n’atteint pas le second tour ?

    D’où, le sentiment de mort se nichant dans l’âme, le besoin de se secouer après trois ans de quiétude morne…

    (*) Les complexes nautiques peuvent se révéler ultra dangereux pour les équipes municipales au collectivisme négatif. Il y a une vingtaine d’années, le Triton dans la commune de Yerres (à deux pas du tandem Vve ST Georges – Valenton) avait dévasté les finances de la commune (coût pharaonique de construction et encore pire côté exploitation : le déficit d’exploitation passant de 25 MF en 1977 à 170 MF en 1995. Pour une commune de 25/27.000 habitants, il nécessitait une fréquentation annuelle MINIMALE de 400.000 entrées payantes plein pot pour atteindre seulement l’équilibre alors que les meilleures années, il ne voyait que 150.000 entrées au compteur) et celles, par ricochet, de ses administrés à un tel point qu’aux élections municipales de 1995, cette commune de gauche s’était laissée aller à élire un inconnu DUPONT-AIGNAN (élider le T quand vous prononcez son nom sous peine, s’il est présent, de vous faire tancer d’importance en raison de ses chevilles sur-développées qui l’obligent à n’utiliser que les accès norme handicapé).
    Résignées, les forces de progrès et donc du Bien s’étaient dites que ce n’était qu’un lamentable mouvement d’humeur peut-être un peu compréhensible mais que les gentils électeurs reprendraient le bon chemin de la collectivisation au coup suivant.
    Las, en 2001, ce malandrin fut élu dès le 01er tour et avec un score modeste de 76% renouvelé en 2008 avec seulement 79%.
    P..n, déjà 18 ans de purgatoire…

    1. Peste et coryza

      Et encore, il y a la voirie.
      Pour y avoir travaillé lors de jobs d’été, je connais.

      Tout le monde voulait y postuler, pour une raison simple : on y passe plus de temps au bar ou au local à picoler qu’à travailler.

      En plus, la paye n’est pas dégueulasse.

      1. vengeusemasquée

        Les piscines, c’est ce qu’il y a de pire à gérer pour une municipalité. C’est un équipement qui coûte extrêmement cher à construire puis à entretenir du fait des normes d’hygiène et de sécurité. De plus, les villes sont confrontées à une telle pénurie de maîtres nageurs sauveteurs qu’une fois recrutés, ils font littéralement ce qu’ils veulent dans leur manoir aquatique, titulaires de PFT ou non. Le cas de Saint-Denis n’est absolument pas unique en son genre.
        La piscine ne peut fonctionner que si elle est privée et si le prix reflète les coûts de fonctionnement. A 3,5€ l’entrée, je peux vous dire qu’on est très loin du compte. Les dyonisiens doivent lâcher un sacré pactole en impôts pour financer ce gros n’importe quoi gluant.

          1. Aristarque

            Le seul allègement qui vaille, c’est celui de notre porte-monnaie pour ceux qui veillent à ce que la France bien élevée alimente généreusement de son plein gré contraint, le bassinet dans lequel se baignent les chances du social-clientélisme.
            Quand comprendra-t-on dans ce pays qu’être pauvre n’empêche pas les goûts de riche et qu’être pauvre est déjà suffisamment pénible à vivre, alors s’il faut se priver en plus!

    2. bob razovski

      « Blague à part, on comprend bien que ce qui motive le maire et son Conseil à agir « la mort dans l’âme », c’est la perspective de devoir remettre la source à pépétes et prébendes et, accessoirement, gloriole locale, en jeu dans un an. »
      En effet, j’ai bien peur que ce soit aussi simple que ça.

  13. Aristarque

    De façon assez surprenante, le dernier budget municipal de St Denis (facile à trouver en info) est de 183 M€ pour 2005. C’est vrai qu’on est jamais qu’en 2013.
    On trouve d’intéressantes infos en cherchant plus longuement sur l’art et la manière de se poser en ville faiblement endettée :

    attention cela se situe au niveau des commentaires, l’intérêt de ce lien.

    Et que voit-on réapparaître ? les bien-aimés (par H16) prêts toxiques…

    http://www.saintdenismaville.com/index.php?post/2011/10/07/LeParisien-Votre-ville-est-elle-trop-endett%C3%A9e

  14. YB69

    j’espère que la boite qui reprend le service a sérieusement serré les boulons dans le contrat, parce qu’avec une telle bande d’enfoiré, irresponsable, sans-gêne, il y a du souci à ce faire pour une boite privée.

    1. vengeusemasquée

      T’inquiète pas pour ça. Les DSP sont TOUJOURS de bonnes affaires pour les boîtes. N’allez pas croire qu’une bande d’incapables pareils est meilleure dans la négociation d’un contrat de DSP puis sur le contrôle de l’exécution du marché qu’en régie directe d’un bassin pour barboter !

  15. Clairon

    Ma mère, vieille anti-communiste notoire, me disait toujours que le communisme était soluble dans l’alcool … A Saint-Denis, visiblement il est également soluble dans l’eau ….

  16. Tea Party

    Cocos : petits joueurs, si on ose dire, même l’UMP peut faire mieux:

    TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE POINTE A PITRE
    GUADELOUPE LE 26 MAI 2011
    Noyade mortelle d’une fillette de 3 ans
    Piscine municipale de Ravines Chaude
    Condamnations pour « homicide involontaire et cumul de fautes » :
    1° Renette JULLIARD, ancienne maire : 6 mois de prison avec sursis, grande habituée de la justice voir Google.
    « pour ne pas avoir pris les mesures de sécurisation nécessaires »
    2° La mairie : 10 000 euros d’amende et affichage du jugement
    3° Eddy BRAFLAN, directeur : 8 mois avec susis,
    « Responable de la sécurité de l’établissement »
    4° Pierre ROBINET, MNS : 8 mois avec sursis
    « est arrivé avec 45 minutes de retard à son poste de surveillance,
    sans avoir prévenu suffisamment tôt ».
    5° Michel BELLAIRE, MNS, 6 mois avec sursis,
    « parti avec une heure d’avance, laissant la surveillance du bassin à une BNSSA ».(brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, devant être supervisé par un maitre nageur.
    Avant cela : le tribunal avait condamné, le directeur de cabinet de Reinette Julliard, Eulorge Mélane, à huit mois de prison avec sursis, 5 000 Euros d’amende et une interdiction d’oeuvrer dans le milieu sportif. Il a été reconnu coupable de faux et usage de faux. Il avait utilisé un faux diplôme de maître-nageur sauveteur pour diriger la piscine municipale de Ravine chaude.

  17. georgette de la jungle

    mais , cher h16, sans vouloir raviver les HLPSDNH, la monstrueuse gabegie des piscines publiques ne serait -elle pas en lien avec la présence toujours plus lourde et agressive de merveilleux suédois au regard doux qu’on a laissé imposer leur religion de douceur et de tolérance avec approbation de la Police de la Pensée? Intimidation, prosélytisme, apartheid sont devenus monnaie courante dans certaines piscines et stades de région Parisienne et ailleurs…
    Quand au travail des employés municipaux, voici mon modeste témoignage : il y a dans ma rue, environ 200 mètres d’une bande (largeur 50 cm) végétale composée de graminées et autres plantes faciles d’entretien sur un lit d’écorce. Les pignoufs de la commune se mettent à SIX une journée entière pour gratouiller quelques brins d’herbe et manier le gros balai qui pèse tellement lourd qu’on ne le soulève que très lentement. Je vous jure que je fais la même chose SEULE ET EN 3 HEURES CHRONO. Les guignols sont là à glander, ils discutent, ils fument une clope, ont dirait des paresseux, vous savez ces animaux qui font tout au ralenti. A 15H45, tout le monde range le matériel, à 15H55 tout le monde est parti et c’est moi qui paie.

    1. Robert Marchenoir

      « On dirait des paresseux. »

      Ou des koalas. Les koalas aussi ont un métabolisme très lent. Ils sont très mignons, cela dit. Evidemment, il faut éviter de les mettre dans la fonction publique. Chacun son boulot.

    2. mario

      Enfin, Georgette !
      Déjà qu’il faut trois heures pour choisir le BON balai.
      C’est dire s’il est précieux et mérite d’être traité avec des égards…
      (Ecoute les Chevaliers du Fiel et tu sauras tout, tout, tout, et le reste sur l’aliénation du balayeur/jardinier municipal)

  18. hussardbleu

    Assez franchement HS, je n’en disconviens pas… quoique, le Grand Bain… n’est-ce pas? …. Là, on n’est plus dans l’économie, mais ….

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/9950791/The-dangerous-drift-towards-world-war-in-Asia.html

    Le brave Ambrose me collerait presque les flubes…

    Je ne retrouve de sérénité qu’en relisant mon cher Rivarol, qui déplorait la ruine des armées françaises – un peu comme maintenant avec l’effondrement des crédits militaires 2014 – mais se consolait en pensant que, toujours comme actuellement : « Nous n’aurions plus à craindre que quelques armées étrangères ; encore notre situation nous rassurerait-elle. En effet, est-il aujourd’hui une puissance qui, en contemplant bien la France, puisse être tentée de la conquérir ? »….

    1. Zendog

      D’après les scientifiques politiquement corrects, il paraît qu’il n’y a plus de races !! Il y en a chez les chiens, les chats,les vaches etc. mais plus chez les humains et notre président normal veut même supprimer le mot race de la Constitution, c’est dire. Quand le mot est supprimé, la chose l’est aussi, c’est bien connu.

  19. vincent

    Quand j’étais jeune, n’importe quel nageur de compétition capable de nager 100 mètres en moins d’ 1 minute (pas rare du tout, comme compétence), avec 3 semaines de compagnonnage avec un MNS déjà en place, pouvait devenir maître nageur (à condition d’avoir passé un brevet de secourisme avant, pas trop dur à l’époque). Très pratique pour de jeunes étudiants avec un background nautique pour se payer ses études. Aucune pénurie: ceux qui voulaient persévérer dans le métier évaluaient la demande, et postulaient. Les autres cessaient l’activité lorsqu’ils rentraient dans la vie active.

    ça, c’était avant.

    Et puis, quand j’ai eu 17-18 ans, un minustre a dit qu’il fallait professionnaliser les Maitres Nageurs.

    Et du coup, formation minimale d’un an obligatoire en « CREPS », Centre régional d’éducation physique et sportive ». C’était en 1986, de mémoire. Et hop, fini les études payées par les leçons de natation aux enfants.

    Je découvre horrrrrrifiééé que cette initiative aurait engendré une pénurie de Maîtres Nageurs… Que je suis choqué et surpris.

    Ah, au fait. Certaines mairies (Nantes, pour ne pas la nommer), pour lutter contre la pénurie de MNS, a décidé de…. roulement de tambour…. interdire les cours individuels de natation dans les piscines publiques. Il n’y a donc QUE DES COURS COL-LEC-TIFS. Inutile de dire que l’apprentissage de la natation y est joyeusement peu efficace.

    Heureusement qu’il reste une piscine « semi privée » (me demandez pas les détails pour le « semi », je ne veux pas les connaître) où quelques MNS donnent des cours, sinon, faut s’y coller soi même.

    Que c’est beau, une bureaucratie collectiviste en action…

    1. Sylvain Jutteau

      Ahh Vincent, c’est Vincent Bénard (j’ai cliqué sur le lien)…Vous avez été champion de natation…! Rien de tel pour bien nager dans les méandres bureaucratiques… 🙂

      Votre témoignage de ce jour est limpide. Merci.

      Ce genre de récit, simple et édifiant, est de nature à emporter l’adhésion.

      Chaque pas compte. Chaque lueur d’espérance et de bon sens est une pierre à l’édifice.

      La désespérance mine.

      Par exemple, la semaine dernière, j’ai été à une réunion de l’UDI tenue au siège place de Valois, sur le thème de la dépense publique avec Charles de Courson et Christian Saint Etienne.

      Charles de Courson disait : « Oui, c’est vrai, nous parlons bien. Depuis des années, nous tenons des discours sur les excès de dépenses publiques. Mais en politique, ça ne sert à rien d’avoir raison ».

      Au lieu de conclure par ce trait de pessimisme, il aurait profit à proclamer qu’un jour la société du contrat l’emportera sur la société de la contrainte.

      La culture de l’espérance nous fera gagner.

      De même, ce soir, je vais à l’Assemblée Nationale pour un débat de la Fondation Concorde sur le thème de l’exil fiscal.

      Là aussi, il y aura des intervenant qui vont s’exprimer avec brio soyons-en sûrs.

      Les partisans de la liberté du commerce existent, sont actifs, mais l’Enarchie tient les manettes et le combat sera encore long. La propagande collectiviste est si puissante…

      Toutefois, la lumière se fera, et l’on verra un jour émerger un tsunami qui rendra les honneurs à Bastiat.

      Atantico et Contrepoint font un travail remarquable, H16 fait une charge héroïque nonobstant un sombre romantisme digne des auteurs russes, la révolte des marseillais contre l’argent promis à David Guetta est un événement fondateur. Tout est permis. Tout est possible.

      Nous renverrons l’idéologie de la jalousie dans les vapeurs méphitiques de la géhenne.

      J’en fais le serment.

    2. vengeusemasquée

      Je confirme, il y a une GRAVE pénurie de MNS, si bien qu’il existe une véritable économie parallèle du recrutement des MNS. Tous les personnels présents dans les piscines ne sont pas formés comme ils le devraient. Ils font globalement du présentéisme et ne sont absolument pas habilités à secourir quelqu’un en cas d’accident.
      Je me faisais la réflexion ce midi à la piscine de Bobigny, non loin de Saint-Denis donc, qu’en plus de ne pas être formés, il ne sont même pas équipés. Pour la plupart, ils ne portent même pas de maillot de bain, et je ne parle donc pas du t-shirt marqué MNS comme ils devraient tous en porter.
      Là aussi on a un cas brillant de DSP. Quand c’était en régie, ça marchait mal. Maintenant que c’est en DSP, ça marche encore plus mal, avec des vrais morceaux de grèves à répétition et d’incompétence crasse dedans. Mais ça va, c’est subventionné par la mairie et le Département donc ça vivote tant bien que mal. C’est donc ce qui va arriver pour St-Denis, modulo quelques dessous de table réglementaires.
      Consternant.

  20. Peste et coryza

    Les MNS de Nantes, je connais à force de fréquenter les piscines de cette ville.
    De beaux spécimens de branlotins.

  21. Cap2006

    J’ai toujours pas compris l’imperative utilité des piscines….

    A part élargir sa collection de mycoses, et subir/faire subir les humiliations aux enfants/adolescents… je trouve qu’il s’agit d’un équipement au rapport cout/interêts pour le bien être plutot mauvais…

    Et si je me considerais libéral, j’aurai tendance à privatiser l’ensemble des piscines municipales et à en faire payer le prix aux utilisateurs…

    PS: je me souviens du fou rire qui m’a pris un jour qu’un type me parlait de son sport…. du hockey subaquatique… et qu’il se plaignait que l’on ne ferme pas la piscine un samedi après midi pour que la dizaine de plongeurs puissent monopoliser le bassin pour faire joujou….

    1. « Et si je me considerais libéral, j’aurai tendance à privatiser l’ensemble des piscines municipales et à en faire payer le prix aux utilisateurs… »

      Beaucoup de ceux qui commentent ici (moi compris) n’attendent que ça.

    2. Aristarque

      Evidemment, cela a bien vieilli maintenant et votre âge vous empêche peut-être d’avoir connu cette époque.
      « l’impérative utilité » des piscines s’est manifestée dès le milieu des années 50 et 60 au moment où les vacances « bords de mer » se sont développées à la vitesse V et que des centaines de gamins et d’adultes se sont noyés stupidement parce que ne sachant pas nager du tout.
      En Méditerranée, notamment, vous pouvez batifoler à un endroit où il y a pied et en raison d’un effet de petit courant côtier ou de reflux, vous retrouver dix mètres plus loin avec 3m de profondeur à la sonde… Certes il y avait des MNS et des CRS en surveillance mais quand même pas à raison d’un tous les 10 ml de plage.
      D’où la popularisation des piscines Tournesol répondant à un rapide besoin d’équipement en vue de l’éducation natatoire systématique des jeunes.
      Parce qu’en cette doulce époque de fin d’enfance/début d’adolescence (65-70) où j’habitais Menton en batifolant dans l’eau de Mi-Mai à Octobre, les bonnes années, il n’y avait tout simplement pas de cours de natation (même collectifs et dans le cadre scolaire, collège compris) trouvables sur place en dehors de Nice ou Cannes, les grandes villes de l’époque (attention la Côte d’Azur d’alors et celle de maintenant n’ont plus rien à voir en terme de densité et de taille des villes en habitants, urbanisme, dessertes, etc…).
      Votre seule ressource était d’avoir des parents qui « sachent » enseigner à nager, ce qui est quand même un peu plus compliqué à l’expérience que d’apprendre un gamin à faire du vélo comme mon père a pu le constater lui même. J’ai donc profité d’un mois de vacances chez mes grands parents à LILLE pour régler l’affaire en 10 séances de natation un peu collectives (3 gamins ensemble maxi pour le MNS) aux fameux Bains Lillois, belle piscine Art déco hélas démolie.
      Dans l’agglo Lille Roubaix Tourcoing qui devait bien valoir à cette époque ses 7 à 800.000 habitants, il y avait quatre piscines : une à Tcg, une à RBX (devenue musée d’art contemporain) et deux à Lille : les Bains Lillois et la Vauban qui était découverte et ne fonctionnait que quatre mois par an.
      Le problème de la piscine a surtout qu’il a été pris comme une sorte d’emblème de la modernité de la Ville et que chaque Maire a voulu la sienne si bien qu’il n’est pas rare de trouver dans les agglos un lot des piscines souvent sur-dimensionnées relativement à côté les unes des autres en plus voire complètement extravagantes dans les projets comme le Triton de Yerres qui revenait à faire un Aquaboulevard éventuellement justifiable à Paris ou très grande ville mais dans une commune de bout de première couronne en plus mal desservie par rapport aux voisines.
      Il est également probable que l’inflation des normes de sécurité a accru le coût de maintenance desdites sans parler du chauffage nécessaire aux utilisations hivernales mais c’est un autre débat.

    3. Before

      J’ai un ami qui a eu fait du hockey subaquatique. J’ai mis plus d’un an à réaliser qu’il ne s’agissait pas d’une blague :D.

      1. Elphyr

        On les enlève toutes sauf celle d’Antibes alors (que personnelement je déteste mais elle forme des héros). Les seuls champions viennent du Sud, les autres sont insignifiants :)!

        1. vengeusemasquée

          L’existence des piscines municipales, oui c’est clair que je ne vois pas l’utilité. J’ai toujours aimé nager donc j’y suis toujours allée mais ça ne m’a jamais rien apporté de particulier que la piscine soit municipale.
          Quant au fait que les gamins sont supposés apprendre à nager par ce biais (oui oui, c’est dans les programmes), c’est de la foutaise. Aucun gosse n’apprend à nager comme ça. Ils apprennent par la volonté des parents et basta. Si je m’en réfère aux rares cours de natation dont j’ai bénéficié dans ma scolarité, c’est clair que ceux qui ne savaient pas nager n’avaient aucune chance de combler cette insuffisance de cette manière.

          1. gem

            +1
            J’ai enseigné la nage à mes enfants (en deux ou trois séances, essentiellement ludiques, où il s’agit de faire un peu mieux à chaque fois ce qui est très gratifiant et facile). Ce qui fait qu’ils se débrouillent bien mieux que ceux qui ont « bénéficié » d’un maitre-nageur scolaire, dont la seule préoccupation est de s’assurer que les gamins ne prennent aucun risque et ont toujours la tête hors de l’eau, ce qui ne permet pas de nager puisque justement il FAUT mettre la tête dans l’eau.

  22. johnny_rotten

    Privatiser les piscines municipales tout le monde sera pour
    Mais si vous leur dites ensuite que l’entrée qui vaut 5 euros passera à 15 euros, (Aucune piscine strictement privée ne pouvant être rentable en affichant le ticket d’entrée à moins de 15 euros) tout le monde va faire machine arrière.

    1. Aristarque

      Le coût relativement modeste d’entrée des piscines est obtenu par une subvention que les gens paient tous par leurs impôts locaux et qu’ils acquittent « sans s’en douter » parce que pour le Français modèle standard généreux avec l’argent des autres, le pognon de l’Etat et de ses dépendances est (totalement) différent de celui des Français pris ensemble.
      Il subit une transmutation d’honorabilité qui de, vil qu’il était dans vos poches avec votre droit de l’utiliser selon bon plaisir, devient de bonne extraction complètement fréquentable dès lors que des tiers s’auto-proclament conducators divinement chargés de savoir ce qui est le mieux pour le peuple et le claquent pour votre compte supposé désiré.

      Une installation nautique privatisée pourrait parfaitement être rentable à la condition qu’elle ne subisse pas dans son aire de chalandise (je sais, j’emploie des termes propres à révulser le Peuple du Bien mais comme nous sommes entre bouffeurs d’enfants communistes et énucléateurs de chatons, j’y vais et me complais dans cette fange) la concurrence déloyale d’installations subventionnées municipales ou de communautés de communes maintenant et peut-être arriver à des tarifs convenables, surtout s’il restait plus de pognon disponible dans les poches des gens que maintenant.
      Ne pas oublier que la perception des prix dépend du niveau moyen des ressources, ce que toute multinationale de biens de grande consommation sait par expérience (§ les prix relatifs du Big Mac à travers le monde).

    2. Fergunil

      Ou bien le prix passera d’un prix d’entrée à un abonnement annuel, comme pour les salles de sports, qui ont des coûts supérieurs et sont rentables, privées et généralement bien gérées

      1. turnover

        Ce sont deux choses distinctes.
        Les clubs de sport privés ou les piscines privées s’adressent à l’individu.
        Les piscines municipales et les clubs de sports dépendant de villes et donc subventionnés s’adressent à des groupes .
        Donc le type qui n’est pas géné de prendre un cours de natation collectif en payant peu cher, privilégiera le sport subventionné.
        Celui qui a une aversion pour le collectif, passe son temps à se regarder le nombril et veut être coaché en tant qu’individu ira dans un club privé et paiera plus cher.

        On ne peut pas vouloir imposer l’un ou l’autre modèle.

        1. La présentation que vous faites d’une dualité un tantinet artificielle n’est, bien sûr, ni biaisée ni arbitraire, hein 🙂

          1. vengeusemasquée

            C’est capillotracté. A mon avis, si on doit faire une distinction, c’est entre l’usage sportif ou l’usage loisir parce que ce n’est vraiment ni le même équipement ni le même encadrement.
            exemple ; en usage sportif, ce sont des adultes qui viennent pour une heure, faire 50 longueurs dans le bassin de 25m (ou de 50 si c’est une pistouille olympique) et repartir. Horaires d’ouverture : soirée, week-ends matin, pause déjeuner. Surveillance nécessaire : minimale.
            Usage loisirs : une bande de moufflets qui ne gigote pas donc un petit bassin suffit. Horaires d’ouverture : week-ends après-midi + vacances scolaires. Surveillance ++ parce que les gosses font n’importe quoi.
            Entre les deux : usage scolaire dans le grand bassin sous surveillance des profs en journée.
            Pourquoi faut-il tout mélanger ? Moi j’ai pas envie d’être emmerdée par les gosses qui chahutent quand je vais nager et je n’ai pas besoin qu’on me surveille quand je fais mes longueurs.
            Ce n’est pas le même service et tout peut se privatiser.

      2. JS

        D’ailleurs on tourne en rond car bien souvent les salles de sports sont « subventionnées » indirectement par les CE des entreprises.

        1. turnover

          Exact les CE donnent des bons de reduction à valoir dans certaines salles de gym privées.
          Les gérants de ces clubs démarchent les responsables de CE en leur proposant d’accepter ces bons de réduction.
          C’est donc l’entreprise via son obligation de verser des subventions au comité d’entreprise qui paye une partie du ticket d’entrée au club de sport .

    3. Tea Party

      @ johnny_rotten : peut être que le prix de l’entrée passera à 15 € mais combien d’économisé, sur les taxes et impôts, salaires d’inutiles patentés ?

    4. gem

      ou bien on arrêtera le luxe de la piscine chauffée à 27° minimum (!) avec 3 bassins, dont 1 olympique, plus divers bidule ludiques, et on en reviendra à la piscine « tournesol » avec bassin unique pas trop grand (qu’un surveillant peut gérer seul) et eau à température raisonnable (20° par exemple, typique d’une eau de baignade atlantique l’été, qui ne rebute pas les gens)

      1. vengeusemasquée

        C’est exactement ce que j’allais dire. Ca coûterait 15 euros à fonctionnement constant mais ce fonctionnement, comme tout ce qui est géré par le public, est nul à chier donc ce n’est pas un argument.
        Les piscines sont massivement VIDES donc si les bassins étaient plus petits, personne n’y verrait d’inconvénient. Quand je vois la piscine de Bobigny dont je parlais plus haut, entièrement refaite il y a 3 ans, avec deux bassins de 25m dont un extérieur, une fosse et un bassin enfants/aquagym, tout ça pour un ticket d’entrée de 3,2€, je suis obligée de me dire que ça ne peut pas fonctionner. Même avec ce prix-là qui est absolument dérisoire, la piscine est vide 70% du temps. Elle n’est pleine que pendant les vacances… ooops c’est aussi généralement à ce moment qu’elle est en maintenance.
        Non mais franchement ???

      1. gem

        Non ce n’est pas lui. Jamais l’abbé Ration ne ment, alors que toujours L’aberration ment (même avec des nouvelles vraies, il arrive à mentir quand même)

  23. vivalatina

    Pour revenir sur le sérieux du parti communiste, on se rapellera qu’ils ont licenciés une partie de leur employés suite aux élections de 2007, fait ce que je dis pas ce que je fais.
    Il y a combien de pays au monde qui ont encore un parti communiste actif? La chine, cuba, corée du nord, russie?, vénézuela, bolivie et la France. décidément on s’illustre.

    1. channy

      -Le Laos( pays du Zen dixit le guide du beauftard) possède un beau gouvernement de fossiles arriérés
      -Le Vietnam aussi ( encore que je trouve le Pc vietnamien assez pragmatique,même si souvent les fossiles du parti font des cacas nerveux)

  24. Théo31

    Cette affaire rappelle celle de la bourse du travail de la CGT occupée par des clandestins (essentiellement des femmes et des enfants) qui furent passés à tabac par les vigiles du syndicat. Les communistes sont communistes à condition de ne pas avoir à subir ce qu’ils prônent : ça explique pourquoi Guy Mollet ou Bérégovoy envoyaient les CRS dès que les gens descendaient dans la rue.

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