Allocations familiales : la coupe de printemps est là

Aujourd’hui, je vais aborder rapidement quelques nouvelles sans importance dans cette France apaisée qui va de mieux en mieux et dont la sortie de crise est déjà programmée pour dans quelques mois. Et comme le lait et le miel coulent en abondance, ce ne sera pas la peine de relier ces éléments dans un ensemble aux accents funestes. Je laisserai l’exercice aux lecteurs.

Par exemple, point n’est besoin de s’étendre sur le fait que l’assurance-vie continue sa décollecte entamée l’année dernière. En substance, les Français ont, pendant l’année 2012, plutôt puisé dans leurs réserves qu’ils ne les ont augmentées. On pourrait, éventuellement, mettre ça sur le dos d’un vieillissement de la population (ce qui pourrait d’ailleurs expliquer une sortie progressive des Français de la bourse, comme je l’évoquais dans un précédent billet) ; mais ce serait aller un peu vite en besogne : le retournement de tendance est assez vif pour accréditer la thèse, plus prosaïque et fichtrement moins bisou-compatible, d’un manque d’argent suffisamment marqué pour que les gens commencent à taper dans leur épargne.

C’est, du reste, l’analyse de la presse spécialisée qui, tout en constatant une hausse purement ponctuelle de la collecte chez les « banquassureurs », collecte liée à un énième changement de fiscalité sur les actions, ne peut que noter aussi la décollecte continue chez les assureurs purs. Cette même presse est aussi contrainte de relater les derniers propos de Christian Noyer, le patron de la Banque de France, qui ne se réjouit pas follement des résultats pourtant excellents de son établissement : certes, la banque engrange du pognon comme jamais, mais c’est à cause des opérations monétaires exotiques et de rendements élevés sur des bons de trésors überpourris dont, il faut bien le dire, personne ne sait exactement ce qu’ils vont valoir dans quelques années (probablement parce que les calculatrices n’ont pas assez de chiffres après la virgule).

Mais ces éléments ne servent, finalement, qu’à brosser le fond du tableau, son arrière-plan, dans les fameuses et nombreuses nuances de gris qui camouflent mal les engins sado-masochistes des premiers plans. À l’évidence, les joyeuses ponctions sur l’épargne sont à l’étude, comme je le mentionnais déjà hier. Et à l’évidence, le gouvernement travaille sur la distance pour faire accepter de telles taxations, ô combien impopulaires.

Le Président Des BisousEn revanche, pour certains combats, il pourra procéder de façon plus cavalière : les allocations familiales, par exemple, sont une bataille déjà gagnée d’avance ! En effet, comment justifier au yeux d’un public de plus en plus malléable que des familles aisées reçoivent la même chose que des familles pauvres ? Assurément, cela n’est pas juste, équitable ! Bien sûr, les allocations avaient été, au départ, créées pour l’enfant, qu’il s’agissait d’aider, indépendamment du milieu dans lequel il arrivait. Bien sûr, il s’agissait d’une mesure à la fois symbolique, politique et démographique (pour favoriser la natalité) et une mesure qui aura sans aucun doute possible permis à la France de fanfaronner avec une population plus jeune que celles des autres pays européens. Bien sûr, retailler les allocations à la hache en fonction des revenus et non en fonction du nombre d’enfants, ce n’est plus de l’égalité.

Mais dans un pays qui a depuis longtemps abandonné toute cohérence, ça ne posera aucun problème : il suffira de présenter la mesure sous l’angle d’une plus juste redistribution et d’y ajouter un couplet ou deux sur les nécessaires économies à faire en temps de disette.

Le rapport Fragonard détaille donc comment s’y prendre et les économies humidement espérées : en tabassant avec doigté les deux premiers déciles (les 20% des familles les plus aisées), on va redresser la branche famille de la sécurité sociale, vous allez voir, y’a que ça de vrai ! Bien évidemment, on ne s’appesantira pas sur le fait que la notion même de famille aisée est régulièrement revue à la baisse ; l’imagerie populaire s’ancrait décidément dans la famille bourgeoise, domestiques en livrée et enfants trop bien peignés, mais les assauts socialistes ont rapidement remis tout le monde dans le même bain : maintenant, le fait d’avoir, dans une même famille, le père et la mère qui travaillent et gagnent un salaire propulsent immédiatement la famille dans les classes aisées. Et pour peu que l’un des deux (ou les deux) frôlent le double du salaire médian, paf, la timbale est décrochée et les voilà riches. Evidemment, pour les domestiques en livrée, la voiture avec chauffeur et les cinq enfants tirés à quatre épingles, vous pourrez repasser, ils sont gobés par les charges sociales, les impôts et les taxes.

Et le plus intéressant, dans cette nouvelle aventure du gouvernement Ayrault, c’est qu’elle ne rencontrera probablement aucune opposition sérieuse, preuve s’il en était encore besoin que l’argument de justice sociale a fait mouche et a complètement paralysé ce qui passe pour une opposition : on découvre par exemple qu’Alain Juppé est d’accord pour moduler les montants des allocations. Ce n’est pas fortuit : petit à petit, les politiciens sortent de la léthargie dans laquelle les ont poussés les lointaines élections, se réveillent lorsque l’odeur de la faisande est forte, et comprennent qu’il faut faire front commun. Non pas pour diminuer les dépenses (Vous n’y pensez pas ! Nous sommes en France, tout de même, un peu de sérieux !), mais bien pour trouver, tous, tous, tous ensemble, toutes les sources possibles de ponctions et de revenus supplémentaires pour un Etat qui frise l’hypofiscalie, cette maladie grave où l’argent qui rentre de moins en moins ne compense plus du tout l’argent qui sort de plus en plus.

Enfants : débarrassez-m'en !

Dans cette course à la fiscalisation tous azimuts, la réaction du peuple est, comme à son habitude, minimale : en substance, les classes moyennes (celles qui ont été commodément rebaptisées « riches » pour la prochaine campagne de tonte) font le gros dos et espèrent voir la tempête passer loin d’elles. Les classes aisées prennent rapidement leurs dispositions pour échapper au problème. Et les classes populaires, pour moitié persuadé d’y gagner, pour moitié de toute façon fort loin de ces considérations politiciennes nanométriques, s’en foutent calmement. Seul bémol : certains s’inquiètent de la taxation des entreprises sur les salaires à plus d’un million d’euros. Oh mais rassurez-vous : nous sommes en France, il ne s’agit pas ici de se demander si cette mesure ne va pas entamer l’attractivité du pays. Que nenni ! Si l’on s’interroge sur la pertinence d’une telle taxe, c’est exclusivement pour les clubs de foot.

Taxation à tout va de la part de la classe politique, pluie d’impôts, rabotages directs et indirects, inquiétude hyper-sélective de la population : pas de doute, ce pays est foutu.

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Commentaires105

  1. Pere Collateur

    C’est vrai que ca manque de cohérence tout ca.
    Dans le pays de l’égalité parfaite et pure, il aurait été logique de purement et simplement supprimer la prime à la braguette.

    Ca aurait remis un peu de responsabilité dans les foyers: Tu veux des chiards? Ok, mais à tes frais! Pas aux miens. Merci.

    1. aristarque

      Et pour ta retraite bien méritée à 62 balais(je ne te fais pas l’ injure de penser que tu es fonctionnaire avec droit de partir avant), tu compteras sur les mômes que tu n’as pas faits mais que d’autres se sont fadés à financer. C’est beau la solidarité quand on est bénéficiaire net d’icelle….

      1. Pere Collateur

        Vous pensez vraiment avoir une retraite à 62 ans vous?

        Enfants ou pas enfants, les siens ou ceux des autres, je serais déjà très heureux qu’ils arrivent à vivre par eux même, sans l’appuis ni des parents, ni de l’état.

        Quand à leur demander de payer ma retraite… Je vais espérer que mon jardins me donnera suffisament de patates plutôt 😉 J’aurais au moins quelques chances de ne pas crever de faim.

        1. aristarque

          Oh non. Vu les rallonges de trimestres obligatoires, le fait d’ avoir réussi à mes examens qui m’a dissuadé de pousser la chansonnette ou de faire le guignol devant une caméra, ce sera pour 64,5 ans, calcul arrêté ce jour mais qui variera surement en ma defaveur d’ ici là. Je parlais du zinzin tel que conçu et de sa logique de fonctionnement.

  2. Guillaume_rc

    Léger HS sur la Banque de France…. Tout un poème. Elle emploie 3 fois plus « d’agents » que son homologue britannique ce qui est déjà pas mal.
    Mais en plus, contrairement à son homologue britannique, elle ne gère pas une monnaie. Extraordinaire !

    1. Istvan

      Salaire annuel brut moyen des agents de la banque de France : 90k€ (source : un numéro de Capital de l’an passé… et ma mémoire)

      1. MIA

        Non. Seuls les hauts fonctionnaires touchent ce genre de salaire. Les salaires des autres sont visibles sur le net et ne sont pas si énormes que ça pour un BAC+5. Par contre les avantages tels que le parc immobilier sont très intéressants.

        1. hussardbleu

          Les avantages des salariés Banque de France : jusqu’à 17 à 23 jours de congés supplémentaires, jusqu’à 2300 à 2800€ de primes, intéressement ou participation, self, mutuelle, parking, …

          Intéressement : ordre d’idée du montant annuel 800 à 1000
          Montant moyen de la participation 700 à 1000

          la Banque de France, qui depuis 2001 n’est plus un institut d’émission, ni une banque centrale – ces fonctions ayant été transférées à la BCE, Banque centrale européenne – emploie encore 14 000 personnes. Alors que la Banque d’Angleterre, qui est demeurée une vraie banque centrale, n’emploie que 2 000 agents…

          A sa décharge, le gouverneur fait valoir que les effectifs ont été réduits de 17% en 2003 et 2009. Une grosse goutte d’eau !…

          Et les employés en question conservent l’intégralité de leurs privilèges : 16 mois de salaires, avec des augmentations de 3,3 points plus élevées que l’ensemble de la fonction publique, régime spécial de retraites encore plus avantageux que celui des fonctionnaires, des oeuvres «sociales» qui représentent 13% de la masse salariale. Plusieurs châteaux pour les colonies de vacances du Comité d’entreprise…

          L’une des spécialités de la Banque a longtemps été de louer de très grands appartements, situés dans les meilleurs quartiers de Paris (comme le Palais Royal) à des personnalités «extérieures» à la Banque, à des prix défiants toute concurrence.

          La Cour des comptes, qui suit ce dossier avec soin, a encore relever en février dernier 52 cas d’abus de ce type…

          Pour se défendre, la vieille dame de la rue Croix-des-Petits-Champs explique qu’elle a beaucoup de travail, avec le secrétariat des commissions de surendettement, avec la notation des entreprises, avec le recyclage de la masse fiduciaire en circulation…

          1. aristarque

            Avec des statistiques que personne ne lui demande et qu’ elle produit en doublonnant l’ INSEE, presque pas équipé en personnel, non plus celui-là …

          2. sarah

            enlevez moi le doute, comment des agents de la fonction publique peuvent être intéressés (aux bénéfices, aux résultats !!). De toute manière certains corps d’état ont de tels avantages que s’en est indécent. Là ça frise l’abus tant au niveau des avantages que du nombre de bénéficiaires de ces avantages. Je ne comprend pas la droite quel a été son intérêt à conserver autant de fonctionnaires ?

  3. Le Gnôme

    Quant à faire des économies de gestion dans ces pétaudières bureaucratiques que sont ces caisses diverses et variées, de rationaliser les trop nombreuses allocations, il n’en est pas question. Pourquoi changer quelque chose qui ne marche pas, ou mal.

    La seule solution trouvée est de raboter, pas de se remettre en cause, puisque nous avons le meilleur système au monde.

    1. aristarque

      Raboter le système? Comme tu y vas! On la cisèle tout au plus avec un petit peu de papier de verre pour corriger les minuscules imperfections de ce monument de la perfection QLMENEMNCP!

  4. Lib

    Pour une raison obscure, ça me fait penser au film Idiocracy, qui est tout sauf un chef d’oeuvre.

    Le pitch : à force de welfare, l’intelligence a cessé d’être un facteur favorable pour l’évolution. Les crétins se reproduisent comme des lapins alors que les génies se prennent la tête, se demandent s’ils sont faits pour être parents, si c’est compatible avec leur carrière etc… Un Américain moyen est congelé et se réveille dans 500 ans. Il réalise qu’il est l’homme le plus intelligent du monde.

    Quand je vois notre classe politique, je me demande si le film n’est pas optimiste en parlant de 500 ans.

    1. Before

      J’ai aussi pensé à Idiocracy ! (pas un chef d’œuvre, mais pas non plus complétement dénué d’intérêt, surtout pour son point de vue acerbe de notre société. Steve Holt !!)

      1. silent bob

        C’est surtout le début du film qui est génial!
        On a l’impression que tout est fait pour que les gens intelligents fassent peu d’enfants et que les neuneus en fassent des tonnes. On a bousillé la sélection naturelle.
        Ma soeur qui est chirurgien pédiatrique a du mal à se contenir devant les gens qui lui avouent clairement faire des enfants pour les allocs. Elle me l’a encore dit hier soir, c’est plusieurs fois par semaine qu’on lui dit ça!!

        1. scaletrans

          Faire des enfants pour les allocs! Ceux qui le font se foutent des enfants. Le pouvoir d’achat des allocs n’a cessé de se dégrader depuis quarante ans, et si on veut élever convenablement des enfants, ces allocations ne sont qu’une goutte d’eau. Je sais de quoi je parle pour en avoir élevé huit.

    2. Raynote

      Le film n’était peut-être pas un chef-d’œuvre mais il tapait en plein dans le mille! Pour moi, il me figurait notre avenir…, enfin, en France et aux US tout au moins, peut-être bien en G-B aussi, d’ailleurs.

  5. aristarque

    C’est comme toutes les courbes en asymptote:80% de la variation maximale est faite en 20% du temps et les 20% restants de la variation le sont dans les 80%de temps restant… 🙂

  6. JF

    « la sortie de crise est déjà programmée pour dans quelques mois »
    non non non, vous n’avez rien suivi, la crise est derrière nous voyons !

    1. aristarque

      C’est parce qu’ on tourne en rond et petit patapon
      qu’ on la voit alternativement devant, derrière, à côté…

  7. Flo

    H16 vous êtes fatigué ou vraiment en colère?
    Après « rapport Fragonard » on se serait attendu à un autre verbe que « détaille » 🙂 .
    Votre conclusion en revanche dépeint une réalité à laquelle nous n’échapperons malheureusement pas.

    1. mario

      Jean Honoré et Edouard sont séparés à peu près d’un siècle. C’est un rapport destiné à nous mettre au parfum… 🙂

  8. Fwh

    H16, vous oubliez quelques termes utilisés pour faire passer la pilule, en plus de « justice sociale » : il y a « les plus démunis », « les familles les plus modestes », et l’inévitable « solidarité » (forcée, évidemment).

    On en oublierait presque que les allocs, c’est de la solidarité (forcée) de tout le monde envers ceux qui font des gosses (pour des raisons plus ou moins valables), mais ça va vite devenir de la solidarité (forcée) des « riches » (ceux qui ont un travail) envers les pauvres (ceux qui n’ont pas de travail, mais qui gagnent plus qu’une bonne partie de ceux qui ont un travail, grâce aux aides en tout genre et éventuellement un peu de black).

    Un ami m’avait montré grâce au simulateur de la CAF qu’un couple de sans emploi avec un prêt à rembourser de 900€ par mois pour leur logement et 2 enfants touchait en gros 2500€ par mois d’aides diverses. À première vue, ça ne permet pas de vivre superbement mais : ce n’est pas imposable, il faut y rajouter toutes les réductions pour les chômeurs, et ça permet de faire un peu de black.

    Mais srutout, comparez cette situation avec un couple avec deux enfants dont le mari travaille et gagne 2000€ par mois net. Aucune aide possible, aucune réduction, des impôts plein pot.

    1. Nocte

      Mouais, le problème, c’est que se pointer dans une banque, en étant sans emploi pour avoir un crédit, c’est de la science fiction. Ou alors donnez moi le nom de la banque qui fait ça, si c’est la mienne : je me casse direct.

        1. Nocte

          Là, je suis d’accord, j’ai néanmoins une question : ne faut-il pas présenter la déclaration de revenus de l’année précédente pour prétendre à la majorité des aides ?

          1. vengeusemasquée

            Oui mais on prend quand même en compte l’année en cours, surtout en cas de changement brutal de situation.
            Non non, c’est vraiment une analyse complètement réaliste.

    2. Peste et coryza

      Conséquence probable : le mari arrêtera de bosser et fera du black.
      Pas d’impôts, et des allocs plein pot.
      Rien qu’avec des cours particuliers, on peut se faire facilement 400 euros par mois…

      Celui qui est à plaindre, c’est le célibataire sans enfants : quelle que soit la situation, il en prend plein la tête.

      1. dede

        Je ne suis pas certain que les impots plein pot soient tres eleves pour un couple avec deux enfants qui touche 2000 euros par mois : je n’ai pas le souvenir de devoir payer grand chose lorsque j’etais celibataire en debut de carriere…

        1. vengeusemasquée

          Heuh célibataire sans enfant en début de carrière, c’est vraiment l’assommoir. On est des vaches à lait, surtout quand on n’a rien à déduire du tout.

      2. channy

        Ou alors pour payer le strict minimum, pas plus de 8 mois de travail(déclaré) par an pour un célibataire sans enfants.
        Les 4 mois restant étant au choix consacré au travail au noir, à se la couler douce dans un pays exotique .

    3. PAF

      j’ai une connaissance qui est devenu un pro du package de fin de carriere.Il finit sa carriere tous les deux ans, negocie un package et prend de longues vacances.Son niveau pro est de l’ordre du Samu de fete du village/surveillant de hangar mais il gagne autant qu’un cadre…

  9. kel

    Un petit problème d’égalité : les clubs de foot paieront mais pas les producteurs de cinéma (on taxe les sportifs mais pas les artistes qui pourtant produisent tous du spectacle) : c’est l’exception culturelle qui génère une exception fiscale ou un premier accroc à l’égalité (les artistes sont plus égaux que les joueurs de foot)?

    1. mlallier

      C’est normal : un artiste peut jouer au foute ; le contraire donne généralement un résultat lamentable.

    2. Nocte

      Bah… les oeuvres d’art sont déjà exonérés d’ISF (pourtant quand on voit le prix de certaines…), et ça ne date pas d’hier.
      La propa… euh, la culture, pardon, ça n’a pas de prix, pour tout le reste, il y a l’argent gratuit des autres.

    3. mario

      Quand on a un bonimenteur à la Torreton qui tire sur qui il veut bien au nom de sa conscience bien orientée, ça se récompense!

  10. monoi

    Ici au RU, les allocs ont ete supprimees a partir de £60000 de revenus d’un couple.

    Ce qui revient a dire que c’est pres de £2000 de plus par an qui disparaissent. Ce n’est pas rien.

    En soit, je ne suis pas favorable au principe des allocations familiales: tu veux un enfant mais tu payes pour. Ce qui me choque, c’est le changement des regles en cours de jeu decide unilateralement par l’etat.

    Je pense que ce qu’ils auraient du faire c’est de dire que dans 9 ou 10 mois, les allocations sont supprimees pour tout le monde. Comme ca, ca aura ete clair.

    Meme chose en France.

    1. ODE

      pardonnez-moi, je ne suis pas aussi spécialiste que vous tous, mais cela fait le 3e post où je lis « ceux qui font des gosses pour des raisons +/- valables » ou « tu veux un gosse tu paies pour ».
      Cela vaudrait une mise au point historique. D’après un rappel que je lisais hier, il me semble que les allocations familiales ont été mises en places par des groupements catholiques pour aider les travailleurs ayant des familles à charge, le tout vers la fin du XIXe siècle, à l’époque de Rerum Novarum.
      Et que le résultat de tout ça, même après les passages par la case « Etat » au milieu du XXe siècle, c’est que la branche « allocations familiales » n’est pas une affaire d’Etat justement: les premières « caisses de compensation » étaient indépendantes, à partir de 1932 les entreprises ont eu l’obligation d’y adhérer SAUF SI cela mettait l’entreprise en péril.
      Aujourd’hui encore les caisses d’allocations familiales sont autonomes par rapport à l’Etat.
      Il s’agit enfin de protéger ce qu’on appelle les corps intermédiaires, et donc bien, là encore, de les « protéger » d’une certaine manière de l’Etat Providence que pourtant vous détestez. Il me semble au contraire de vous que pour lutter contre l’envahissement de l’Etat il faut lutter pour la famille!
      Du coup, à mon avis, vos arguments sont bien simplistes, genre « z’avaient qu’à pas faire de gosses » et finalement peu ancrés dans un raisonnement économique et politique à long terme.

      Par contre, on pourrait discuter intelligemment de l’utilité dans la société d’aujourd’hui des allocs telles qu’elles existent actuellement, et de la manière de conserver le principe de subsidiarité et d’indépendance des corps intermédiaires, tout en évitant les problèmes actuels des caisses d’allocations familiales.
      Parce qu’il me semble que devant un père de famille, travailleur, responsable, devant nourrir ses 5 enfants, même pour un libéral pur jus il est difficile de s’exclamer « il avait qu’à pas »….
      Je vous livre cette idée trouvée sur un post du site Le salon beige:

      La seule manière de sortir de cette impasse est de remplacer les allocations familiales soit par un paiement direct aux salariés suivant leur nombre d’enfants, leur ancienneté etc…, soit par des déductibilités de TVA et donc des remboursements sur le chauffage, les achats liés à un famille de 3 enfants et plus, etc…, bref de manière à répondre au surcroît de dépenses représenté par la charge d’une famille, soit en panachant les deux.
      Mais les allocations familiales universelles ne correspondent plus à la réalité de 2013 : combien de  »familles » au sens classique du mot subsistent-elles après qq années de mariage voire Pacs ou concubinage ? Peu de familles sont à la limité de la misère ou de la gêne ou de la marginalité à cause de leurs enfants : c’est le chômage, et la dissociation des couples qui font créent la marginalité limite de beaucoup de femmes se retrouvant seules pour élever leurs enfants.
      Les allocations familiales traditionnelles devraient être réservées à ces cas, et autrement être remplacées par d’autres formes de subsidiarité, dont l’une serait de faire baisser la spéculation sur le logement entretenue par les banques, le logement social indirectement, et des règles d’urbanisme délirantes, qui permettent à la fois la préemption de terrains décrétés constructibles et en même temps leur confiscation par des organismes étatiques ou para-étatiques qui en organisent la rareté, la région parisienne et les villes françaises étant caricaturales de l’organisation de la rareté qui fait des millions de familles françaises de nouveaux serfs, grâce à des emprunts contractés sur des durées de plus en plus longues pour pouvoir se loger, dans l’impossibilité de le faire, dans un marché locatif anormalement élevé.
      L’étatisme socialisant français et sa fiscalité a plus fait contre les familles et leurs patrimoines existant ou devenus impossibles à constituer que toute mesure de diminution des allocations familiales ne fera jamais.
      Dernier point : la branche famille n’est pas déficitaire au sein du système français : elle est ponctionnée abusivement pour la branche retraite, d’un montant cumulé s’élevant maintenant je crois de 5 à 6 Mds d’Euros.
      Rappel : la natalité américaine blanche se porte mieux que la nôtre, sans allocations familiales. Mais on ne matraque pas le logement et la consommation par des taxes et impôts sans fin aux USA.

      1. Pandora

        Mise en perspective intéressante pour rappeler que la solidarité s’est organisée sans l’aide de l’Etat.
        A cause de mesures démagogiques et électorales (réductions du temps de travail ou indexation des allocations sur l’inflation et non sur les capacités financières des différentes caisses, suppression des élections concernant leur direction, ce qui aurait permis une sanction des mauvais gestionnaires), l’Etat a nationalisé la sécurité sociale.

        Ainsi, c’est la représentation nationale qui discute du budget de ces caisses (qui pèse plus lourd que le budget national). Mais cette collectivisation ne peut qu’aboutir à un désastre puisque c’est la porte ouverte à tous les conflits d’intérêts possibles entre politiques et syndicalistes, sans contre-pouvoir.

        La réduction des allocations familiale n’est qu’un bruit politico-médiatique qui permet de détourner l’attention des véritables réformes qu’il faudrait pour ce pays.

      2. douar

        Tout à fait d’accord: cette remise en cause de ces allocations est une attaque de la cellule familiale. Rappelez vous des sorties de Peillon: il faut absolument sortir les enfants le plus tôt possible du cocon familial pour mieux les endoctriner, non, pardon, de les sortir du déterminisme social, forcément négatif.

          1. aristarque

            Au moins, au prochain remaniement, on a gagné la certitude que ce poste n’ échoira pas à Jérôme C.
            Au moins, une bonne nouvelle…

          2. vengeusemasquée

            @Flo oui et qui a déclaré dans une école à un gamin que ce n’était pas juste qu’il bénéficie de l’aide de ses parents pour faire ses devoirs alors que certains de ses camarades n’y avaient pas accès.

        1. sarah

          pour rebondir sur le commentaire de vengeusemasquée: je n’avais pas le temps de faire faire les devoirs à mes filles le soir (car je sortais trop tard du boulot et souvent en dépla prof) la maîtresse (complètement névrosée) très sérieusement m’a conseillé de prendre une nounou pour s’en charger !!! ce à quoi j’ai répondu qu’il me paraissait hallucinant que l’on soit obligé d’en faire (des devoirs) dans la mesure où nos enfants passent plus de temps à l’école que certains fonctionnaires au travail, et de plus que je doutais que dans certains quartiers pauvres où les parents sont aux 3/8 ou autres horaires délirants ou ne parlant pas le français qu’on leur conseille à eux aussi de prendre une nounou pour répondre aux exigences de l’école de la république qui est censée enseigner à tous de la même manière !!! Pardon petite révolte perso sur la (ré)éducation nationale….

          1. vengeusemasquée

            Bah t’as de la chance. Au moins, elle ne t’a pas proposé de te facturer une aide personnalisée de 3h par semaine dans les locaux de l’école pour pallier sa propre insuffisance d’enseignante. Moi j’y ai eu droit quand j’étais au lycée. Il n’y a aucune limite à l’indécence.

  11. Yrreiht

    « un Etat qui frise l’hypofiscalie, cette maladie grave où l’argent qui rentre de moins en moins ne compense plus du tout l’argent qui sort de plus en plus. »

    Ha bon, il « frise » ? Je dirai plutôt qu’il en est gravement atteint…

  12. Olivier r

    Tout à fait d’accord avec Pere Collateur, j’ai jamais compris pourquoi on paie pour que les gens aient des gosses (et j’en ai deux)…

    1. aristarque

      Demandes toi qui paiera ta retraite dans notre bel et bon système QLMENEMNCP…
      Tu seras peut-être touché par la grâce… obligation génomique de notre système…
      Et ceux qui ont des enfants et qui travaillent paient aussi leur obole, n’ ayez crainte!

  13. YP

    Le but des « allocs » n’est pas d’aider les familles, mais à ce que « les bénéficiaires qui résident dans des zones géographiques défavorisées » se tiennent tranquille : C’est le pilier principal de la paix sociale.

    C’est quand ce robinet à pognon va se tarir que la situation dans ce pays va devenir intéressante à suivre (mais de loin) : France = Yougoslavie II.

    1. channy

      Pour bosser à coté d’une cité sensible, je confirme hélas votre analyse YP..la majorité des discussions de mères de famille que j’entends concerne la CAF, l’aide de l’assistante sociale, ou les problèmes d’Assedic.
      Si on enlève les bequilles sociales cela fera très mal.

  14. Before

    Pour le coup, la polémique sur les clubs de foute pourrait être bénéfique, dans le sens où elle permet d’une part de montrer facilement l’impact négatif de telles mesures sur une entreprise, et d’autre part de débattre sur le Foot Fraônçais En Danger, thème fédérateur s’il en est.

    1. mlallier

      Entièrement d’accord sur la première partie. Par contre, le fouteballe est tout autant fédérateur que l’est notre Bon Mètre.

    2. Nocte

      Si la taxe se fait enterrer à cause du foot, ça prouvera juste à quel point il faut que les entrepreneurs se cassent du pays ou n’y viennent pas.

  15. jacqueshenry

    La réforme de la fiscalité sur les allocs sera anticonstitutionnelle, comme la taxe à 75 % : déni d’égalité devant le fisc, point barre … encore une erreur de calcul du capitaine de pédalo qui décidément ne sait plus quel cap tenir !

  16. gem

    On pourrait ajouter que c’est carrément un abus de pouvoir : le gouvernement n’a aucune légitimité pour fixer les règles qu’utilise l’organisme privé qui gère les allocs. (il n’en a pas non plus pour rendre obligatoire l’adhésion à cet organisme, bien sûr, mais ça déjà été dit)

  17. charles

    Ce qui est stupide c’est que les enfants d’ingé ou commerciaux visés par cette réduction d’alloc seront ceux qui paient le plus d impots…
    (A condition de ne pas s’enfuir devant tant de taxes bien sur)

  18. Calvin

    Je pense que la sortie de la crise est vraiment pour dans quelque mois. En revanche, je n’ai pas dit sortie par le haut, mais plutôt par la chute !

    1. aristarque

      Cela fait plaisir de te revoir en ligne. Lost in translation to a new country for white men?

      1. Calvin

        J’ai changé de mobile, mon vieux Nokia N95 a rendu l’âme. Du coup, c’est un peu plus pratique pour envoyer des commentaires. Le proxy au boulot bloque toujours H16, mais je suis tous les articles, chaque jour, en RSS.
        Et non, j’ai pas bougé, je suis encore dans le pays foutu…

        1. Célestin

          Tiens, chez moi ausi, au boulot, le site d’H16 est bloqué comme « site viral ou non professionnel ». Trop subversif, peut-être ?…

  19. gancho

    D’une pierre deux coup. Si les classes moyennes et aisées ne reçoivent plus d’allocations familiales,ils feront moins d’enfants, non ? Alors qui, en continuant de percevoir l’argent braguette va pouvoir contribuer encore plus largement au renouveau démographique de notre beau pays ?
    C’est pas bien calculé tout ça. Et en accord avec la nouvelle France mise en place patiemment, loi par loi par les socialistes. Alors ne dites pas qu’ils ne sont pas cohérents..

    1. Célestin

      Bin, oui, manifestement, c’est comme vous le dites : c’est bien calculé, et cela aura pour résultat d’accélérer le « Grand Remplacement » (comme le dit Renaud Camus). Qu’on ne me fasse pas croire que les concepteurs de cette réforme n’ont pas pensé à cette conséquence prévisible. Le socialisme vise à se constituer une clientèle électorale fidèle et surtout peu regardante, et docile. Tant que les aides financières tomberont au jour prévu dans l’escarcelle de cette population « privilégiée » par les socialauds, ceux-ci règneront. Ils le savent bien. C’est là toute leur science.

  20. doumet

    A propos du sujet un peu annexe du foute, y’a quand même quelque chose que je ne comprend pas bien dans le fait que ce soit l’entreprise qui paye cette taxe… Si j’ai bien compris, si un joueur de foute, ou un pédégé gagne 1 000 000 par an, l’entreprise doit verser une taxe de 3 000 000, ce qui fait que le salaire du joueur/du pédégé est bien taxé à 75% (il gagne un salaire brut de 4 000 000 et un salaire net de 1 000 000). Mais comme ce n’est pas/plus un impôt sur le revenu,… ce joueur doit donc s’acquitter de ce dernier, non ? Et avec un tel salaire, il est largement dans une tranche qui frôle le 65%, donc in fine, il aura sur son compte 350 000 euros. Et si on compare ce dernier chiffre au salaire brut, on obtient un taux d’imposition de 91,25%.

    Ou est mon erreur ?

    1. Calvin

      Il n’y a pas vraiment d’erreur.
      C’est comme de croire à une distinction cotisations salariale et patronale, alors que, in fine, tout est enlevé au salarié.
      De sorte que dans ton cas, le type a payé 65% d’impôts du net, et l’entreprise x millions. Ramené à la personne, oui, cela fera comme s’il avait perdu 91% de son « salaire ».
      Pourquoi vois-tu une erreur ? On est en France, la patrie de la taxe assumée !
      Ce qui est rigolo, c’est que mis à plat, on imagine que Patron et Actionnaires décideront que, pour compenser cette taxe, il faudra mieux réduire les coûts, les effectifs non essentiels, bref, ceux qui feront les frais, ce seront… les employés !!!

      1. mlallier

        Il faut également prendre en compte le fait que, s’il s’agit d’un impôt, celui-ci est payé par la personne qui reçoit le salaire.

        S’il s’agit d’une taxe sur l’entreprise, l’impôt est payé par l’ensemble des salariés de l’entreprise qui, d’une manière ou d’une autre (baisse de revenus, chômage, etc…), devront participer au pot.

        Et tout ceci au nom de la justice sociale !

        Comme nous l’a si bien démontré notre hôte, quand une solution a prouvé ne pas marcher, il est très important de continuer à la mettre en œuvre.

        La taxe à 75% confirme d’une manière admirable le proverbe : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »

    2. gem

      L’erreur c’est seulement que la taxe sur les gros salaires ne serait pas de 3 000 000, mais de la quantité suffisante pour reste après impôt de 55% (la tranche maxi est de 45 %, sauf erreur) à un reste de 25 % ; ce qui implique de partir d’une base pré-réduite . Pour ça il faut pré-taxer l’entreprise de 55% (peu ou prou) la partie du salaire qui dépasse 1 M€. Par exemple si le gars gagnait 2 M€,
      * avant, la partie du salaire dépassant 1 M€ était taxée à à 45%, donc 450 000 d’impôt et il lui restait 550 000 sur cette partie.
      * après, l’entreprise est taxée de 550 000 €, le salarié n’a plus que 450 000, taxés à 45% ce qui fait 200 000 d’impôts, reste 250 000.

      Carlos Ghosn s’en fout, il n’aura qu’à baisser sa rémunération par Renault et Nissan, et ajouter une rémunération par Dacia et quelque autres filiales, de façon qu’aucune entreprise ne lui verse plus d’un 1M, de sorte qu’aucune ne soit assujettis à la taxe spéciale.

      Mais comme jacqueshenry plus haut je ne suis pas sûr que le CC et le CE apprécient cette façon de se foutre ouvertement de leur gueule, après qu’ils aient dit l’un et l’autre qu’il y avait une limite à la taxation

    1. sarah

      c’est délirant; j’hallucine donc en plus on subventionne des associations pour les aider à obtenir des hlm et autres aides supplémentaires ???! on est fou. Tu m’étonnes que la natalité française soit au beau fixe : 4 femmes et 46 enfants et tout ça aux frais de la princesse !!!

  21. Calvin

    Moi, ce que j’attends de voir, c’est comment les couples de politiciens avec enfants, pourront éviter de se faire sucrer leurs allocations égalitaires.
    Car ils éviteront de perdre les allocations, eux, si, si, je vous rassure !!

    1. bob razovski

      Bah… en décrétant que les politiques ne seront pas assujettis à cette coupe dans les allocs. Tout simplement.

      Ils ont déjà un régime spécial qui échappe à toute ponction fiscale. Aucune raison que les allocs leurs soient retirées. Ou alors, ils se voteront une indemnité spéciale pour « manque à gagner » suite à la perte de leurs allocs.

      Les solutions ne manquent pas.

      1. aristarque

        Par exemple, en augmentant encore l’ enveloppe de « frais de représentation » qui est déjà supérieure au salaire proprement dit. Ce n’est pas parce qu’ on est un député de la modeste base qu’ on doit la jouer modeste réellement. Les leçons de Frédéric II de Prusse sont visiblement toujours d’ actualité en démocratie puisque cela marchait bien en despotisme éclairé.

  22. PAF

    vous etes naifs.Quand on est porte au pouvoir par les pauvres, on fait en sorte de les aider a se multiplier le plus possible,et a voter le plus jeune possible; comme ca on finit avec un pays d’ambiance sud-americaine moins les palmiers, des tas de pauvres tres jeunes qui feront virer le pays au coco en moins de temps qu’il n’en faut pour dire pogrom

  23. Marc Aurele

    A ce rythme là, les smicards seront les riches des rmistes d’ici la fin du mois!

    Par ailleurs, je reste sidéré par l’aptitude à s’étonner et à continuer à maugréer de la plupart des contributeurs (et tous plutot bien sympathiques, c’est du moins l’idée que je m’en fais) de votre blog. Pourtant, cher H16, vous vous échinez à le faire comprendre depuis un bon bout de temps: notre gouvernment, désespéré, aveugle ou hors de controle, peu importe, n’a qu’un but: durer. Qu’importe les moyens employés, ici, aujourd’hui et demain, le vol légalisé étendu à tout le pays.

    Que faire face à un état devenu voleur de la richesse et exploiteur du peuple travailleur (et j’en passe)? Voila la question que l’on se posait en France au début 1789. Pensons en termes moins prosaïques: soit le peuple (c’est à dire nous) boute cette chienlit hors du pays, soit il faut se préparer à l’exil et laisser la France à ce qu’elle est en passe de devenir: un pays arrogant mais totalement has-been peuplé d’assistés et gouverné par ceux qui les représentent. Tough choice?

    1. YP

      Plus de la moitié des gens ont intérêt à ce que ce système perdure : No country for free men.

      Il faut en tirer les conséquences : Ca fait chier, c’est les destructeurs (socialopes assumé ou inassumé et l’électorat associé) qui devrait être foutu hors du pays. Le fait est qu’on est minoritaire (et de trop dans ce pays.)

      De toutes manières, ils ont été assez grand pour pondre la dette, qu’ils la remboursent eux-même…

    2. Théo31

      « notre gouvernment […] n’a qu’un but: durer. »

      C’est la seconde obsession pathologique du socialiste (la première étant l’argent gratuit des autres). Comment rester au pouvoir et se goinfrer comme jamais ? Lénine a donné la réponse en 1922 : la NEP.

      1. Peste et coryza

        Lénine a quand même réussi à faire revenir le cannibalisme de survie en Russie.
        Dans un pays, qui, en 1913, croulait sous les bonnes récoltes… la WW1 les fera disparaitre. Les bolchevik ruineront ce qui reste.

        Son opération de destruction de la monnaie avait multiplié les prix par 200 millions de fois…
        http://www.contrepoints.org/2013/03/18/118575-ce-jour-ou-largent-disparut

        Que Lénine ai été payé par l’Allemagne/Wall street/les martiens pour détruire la Russie ? cette hypothèse ne surprendrait que les gus du FDG tellement son bilan est désastreux.

    3. Alex6

      Vous avez vu ce qui a suivi 1789? Je ne suis pas certain que l’on puisse souhaiter qu’un truc pareil se reproduise…

    1. M51

      Ca va pas non ? après dans la vie active c’est l’inverse qui se passe plus tu te défonces et plus tu te fait allumer. Un coup à faire des schizophrènes.

  24. Leolelor

    Et la garde d’enfant et les heures de ménage devraient être directement déductible du super-brut des salariés, comme ça l’est dans les faits pour les artisans et indépendants.

  25. mominette

    Si le but avait été de donner moins aux riches, iul suffisait de continuer la distribution standard d’allocation, et de la fiscaliser.

    Ici, il va encore falloir aligner des escouades de fonctionnaires et de calculettes, faire aboner les recommandés et redresser les montants dûs à tour de bras, dans le joyeux bordel que l’on imagine.

    Lettre en février : « mon mari et moi gagnions chacun 2.500 euros, mais ce *** s’est tiré avec une blonde très vulgaire, et je vis dorénavant avec mon seul salaire pour quatre personnes.
    Lettre de mars : finalement, j’ai changé de travail, et gagne9.000 euros, donc je crois que je ne dois pas recevoir tant.
    Lettre de fin août : mon ainé va s’installer chez ses grands-parents, pous proches de son université. Veuillez donc considérer que je n’ai pous que deux enfants à charge, et voir pour le troisième avec les modestes revenus de mes parents.
    Lettre de mi-septembre : finalement, j’ai perdu mon emploi, et me retrouve au chômage.
    Lettre de début décembre : mon mari est revenu et m’a promis de ne pous nous quitter. Il a entretemps décroché un super job à 13.000 euros/mois, mais payé à Taiwan. Je ne sais pas si ça compte.
    Et voila nos fonctionnaires faisant chauffer leurs calculettes, demandant « des preuves » diverses et variées, envoyant la rectatification avec 8 mois de retard, …Il faut donc engager encore d’avantage, sans rien résoudre … Une idée qui va rigoureusement dans le sens des économies structurelles, et va évidemment rapporter énormément 🙂

    1. mario

      Une réduction de dépenses qui augmente le besoin de fonctionnaires, c’est toujours excellent du point de vue de ceux qui sont branchés sur la bonne tuyauterie d’arrivée…

  26. mario

    On a mis en place récemment un congé parental pour monsieur sans s’occuper de son financement. On pourrait peut-être le shunter, vu sa faible utilité…

  27. Tan Rocky

    La situation est certes alarmante, le contribuable n’y arrive plus avec les dépenses quotidiennes qui ne cessent d’augmenter. Aujourdhui fonder une famille s’avère un marathon qu’il ne faut pas sous-estimer. Je ne parlerais pas de la fiscalité aussi qui étrangle le petit salarié.

    1. aristarque

      Si demander des documents administratifs devient discriminatoire, cela va ouvrir de vastes horizons aux associations bien-pensantes.

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