L’impossible gestion de la retraite par les socialistes

On s’en souvient (vaguement) : le candidat Hollande avait promis, outre quelques ruisseaux de miel et de lait, des fesses roses aux bébés et des retraites heureuses aux anciens. Le président Hollande, pour conserver son pouvoir, va cependant devoir fermer le robinet à miel et à lait, arrêter la distribution de talc et réformer les retraites. Ou, au moins, faire comme si.

Et c’est donc après avoir ramené la retraite à 60 ans (pour les salariés ayant commencé jeune, scrofuleux et avec un pied bot) avec la sagacité qui caractérise les démagogues débonnaires que notre président a décidé, à l’odeur de la situation générale qui ne sent plus trop la rose, de lancer une grande et belle réformichette de la retraite afin de sauver (une fois encore) ce système par répartition qui, comme chacun le sait, fait saliver le reste du monde.

Super HollandePour cette tâche, qu’on imagine fort ingrate, il a désigné ce dont le pays avait vraiment besoin : un super-Ayrault, qui redressera les comptes, réformera les retraites et guérira les écrouelles (enfin pour les écrouelles, on verra demain, car aujourd’hui il doit aller voir où en sont les travaux de l’aéroport Notre-Dame des Landes). Cette courageuse remise à plat d’un système presque séculaire a été saluée comme il se doit par toute l’intelligentsia politique de Paris comme en témoigne par exemple la palpitante exégèse de la pigiste chroniqueuse attitrée d’Europe1 dont la profondeur d’analyse permet même aux bambins de garder pied sans petits brassards mickey gonflés aux bras, et qu’on peut résumer sommairement (mais avec exactitude) ainsi : Hollande doit faire une réforme, et comme il y en a eu d’autres, celle-ci sera la réforme Ayrault, ça va dépoter les petits amis je ne vous dis que ça fouyaya fouyaya. Ah et puis aussi Marisol et Michel veulent se faire mousser.

Malgré cette volée de steaks dodus et roboratifs, on comprend bien sûr que cette « réforme » sera du même acabit que les précédentes : de la dentelle législative finement ouvragée, toute en nuances subtiles et aérée comme du coton d’Égypte, ménageant toutes les susceptibilités et plus encore. Bien sûr que l’État ne peut plus attendre ! Bien sûr que la réforme est indispensable pour faire croire qu’on veut et qu’on peut sauver quelque chose ! Bien sûr qu’Ayrault va batailler avec les partenaires sociaux, entre deux bâillements et un petit somme sur les bancs de l’Assemblée, pour obtenir — à l’arrachée — un magnifique texte de Rénovation de la Retraite en France qui sera proclamé, ubi et orbi, trompettes et cors inclus, dans les journaux télévisés pour assurer aux Français que leur système social tiendra le coup.

Car il n’a pas le choix : il lui faudra faire bonne figure ou déclencher l’ire de ses concitoyens.

Mais pour la réforme de fond, celle qui remettra vraiment le système sur des rails solides, qui donnera une vraie perspective aux retraités de toucher, dans les cinq ou dix ans à venir, autre chose que des clopinettes marqué « Don de l’Etat Français » dessus, n’y comptez-pas. Il faut être chroniqueuse à Europe 1 et béatement amoureuse du socialisme appliqué par la fine équipe de Hollande pour voir dans Ayrault un chevalier de la réforme. En réalité, le petit rond de cuir villageois va nous enfumer comme ses prédécesseurs, et le système de retraite continuera cahin-caha comme devant, vers son destin funeste et inévitable. Même si le pesant carrosse vermoulu n’avance plus très vite, il versera dans le fossé, écrasera les chevaux salariés et tuera, plus ou moins vite, ses passagers endormis.

la retraite

Car la solution, tout le monde la connaît. Elle est économiquement balisée, assez simple à comprendre … mais politiquement impossible à faire passer ; et elle sera donc oubliée entre la page 173 et la page 789 du copieux rapport qui sera pondu suite aux moulinets oratoires qui s’enchaînent actuellement sur le sujet. Cette solution, c’est la capitalisation, sans laquelle il n’y aura pas de salut. Et pour la façon d’y arriver, d’autres pays ayant expérimenté le trajet avec succès, on sait déjà comment on peut procéder.

Mais, comme je l’ai dit, cette capitalisation est politiquement impossible : d’une part, le mot est tabou. D’autre part, une telle réforme nécessitera de remettre à plat tout le système, et concernera donc tous les retraités.

Tous les retraités ?

Non. Un petit village de plusieurs millions de fonctionnaires résiste à l’envahisseur ultra-turbo-libéral et refusera catégoriquement toute modification à ses privilèges. Et alors même que les (âpres) négociations n’ont pas encore commencé entre patronat, syndicats et État, une chose est déjà dans les tuyaux ; la grève de la fonction publique aura lieu, motivée par les raisons habituelles : pas d’alignement du public sur le privé ! Jamais. Scrogneugneu.

Et pourquoi diable s’opposent-ils donc tant à cette réforme ? Pourquoi l’alignement strict des retraites du public sur le privé serait-il scandaleux alors que ceci répond vraiment à l’objectif d’égalité de tous devant les droits du merveilleux système social français ? Tous ces gens seraient-ils des socialistes de pacotille ? D’autant qu’en plus, outre ce vrai effort de solidarité et d’égalité, cet alignement permettrait aussi de gagner de précieuses années pour passer sans trop de casse à la capitalisation…

Peut-être cette opposition est-elle aussi forte parce que, précisément, la capitalisation, ils en bénéficient déjà et qu’après tout, c’est encore mieux si c’est un privilège à eux seuls réservé ? Allez savoir.

Enfin… Je dis qu’ils en bénéficient, je vais un peu vite en besogne.

Sur le papier, nos amis fonctionnaires ont effectivement la possibilité de bénéficier de ce genre de mécanismes qu’ils semblent résolus à ne pas voir appliqué aux salariés du privé. Mais si les structures qui gèrent ce genre de retraites sont aussi bien gérées que la MRFP, nos amis obstinés peuvent s’attendre à quelques déboires.

Et pour ceux qui ont un peu perdu de vue les aventures de René Teulade, rappelons simplement que l’ancien ministre et sénateur PS avait été à la tête de la Mutuelle Retraite de la Fonction Publique (MRFP) qui, après de nombreuses années à ses bons soins (1974 – 1992), a terminé sa course dans une faillite mémorable. Faillite qui aura conduit Teulade au procès dans lequel il fut condamné à 18 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour abus de confiance et dont l’appel va se dérouler dans les jours qui viennent.

Fâcheuse coïncidence avec l’actualité, ne trouvez-vous pas ?

Surtout si l’on se rappelle que le même Teulade fut ancien député suppléant de … François Hollande, en Corrèze, et que le président lui avait accordé toute son amitié en octobre 2012 — au grand dam des cotisants à la défunte mutuelle, spoliés par Teulade — allant jusqu’à déclarer, je cite : « Je salue les présidents qui ont marqué l’histoire de votre organisation. René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne (….) »

Surtout si l’on se rappelle que Hollande, dans ce cadre, pourrait être appelé comme témoin, et qu’il avait clairement dit, pendant sa campagne, qu’en tant que président, il ferait tout pour aider à la manifestation de la vérité, quitte à témoigner : « Moi, président de la République, j’aurai à cœur de me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat. »

Surtout si l’on se rappelle que le brave président a laissé la Corrèze dans un état catastrophique, faisant de ce département l’un des plus endettés de France par habitant (sa dette sera passée de 300 à 345 millions pendant qu’il y sévit), à coup d’iPads pour collégiens et autres dépenses ridicules.

Bref : on aura bien du mal à trouver dans la gestion de cette mutuelle, et les liens présidentiels, un quelconque argument en faveur des socialistes en matière de gestion, que ce soit des retraites ou d’autre chose…

Ce pays s’est acharné, pendant les presque 70 ans qui ont suivi la Libération, à distribuer des petits privilèges et des passe-droits à chacun, de façon différente, en faisant croire à tous que c’était économiquement tenable, quitte à faire des promesses absurdes et à endetter les générations futures. Pour la retraite, il en a été comme pour le reste : on a patiemment construit un système où chacun avait tout intérêt à tirer la couverture à lui, en utilisant le levier de la répartition pour gommer des injustices de plus en plus fortes. Mieux : comme le prouve la petite histoire ci-dessus, on a placé à la tête d’organismes de gestion de ces retraites de parfaits aigrefins qui ont, chacun à leur façon, amené le pays dans la position catastrophique qu’on connaît actuellement. Et maintenant que l’addition arrive, une partie du peuple refuse obstinément tout ajustement ou tout compromis, pendant que l’autre, toute aussi butée, frétille de joie à l’idée d’avoir placé au pouvoir de besogneux bureaucrates aux desseins exclusivement personnels et aux compétences plus que douteuses.

Franchement, je peine à voir en France une issue réjouissante au problème des retraites avec de telles prémices…

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Commentaires154

    1. Nocte

      Pour ma part, presque 36 ans, je me suis préparé à l’idée de ne pouvoir connaitre la retraite, c’est du flan, de l’enfumage, j’ai placé un peu de thunes, mais depuis Chypre, je sais que cela ne servira à rien, car pour sauver leur cul et ceux de leurs potes, ils sont prêts à tout.
      Il faut vraiment que ma femme se décide à lâcher ce pays : plutôt tout perdre en partant pour reconstruire ailleurs, que tout perdre en restant sans pouvoir reconstruire ici.

      1. Bugbreeder

        Puisque vous êtes 2 vous pourriez peut être tenter seul l’aventure à l’étranger pendant que Madame tient la boutique, et en cas de succès de votre part ou d’obligation de quitter la France vu les évènements qui se préparent elle pourrait par la suite vous rejoindre.
        Ça vous permettrait pour vous de partir immédiatement pour elle de rester, compromis acceptable dans l’intérêt commun de la famille.

        1. Black Mamba

          C’est l’option que j’ai choisispar contre mon époux veut faire partir tout le monde (mais on est 6), il va falloir trancher

          1. Théo31

            Ca fait aussi partie de mes projets (Australie ou Nouvelle Zélande, le plus loin possible de ce pays de cons). N’étant pas marié et sans enfants, ce sera pas trop difficile. Si j’avais les moyens, je prendrai ma vieille mère dans mes bagages. En revanche, ma soeur et l’ultra-connard qui me tient de demi-frère pourront crever la gueule grande ouverte.

      2. Nemrod

        C’est marrant, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours considéré mes cotisations retraites comme définitivement perdues.
        Pour moi, c’est un impôt comme un autre, un poil plus spoliateur.
        Je ne reverrais pas ces ronds ou alors une parcelle sur laquelle je ne compte pas.
        C’est pourquoi je salive à l’idée que ce système merdique explose le plus vite possible…pour que je puisse un jour disposer de mes thunes.
        D’ailleurs je pense que si j’avais le choix, je claquerais tout.
        C’est surtout ça qui me débecte : que l’on s’arroge le droit de décider pour moi de ce qui est bon.
        Si j’avais le choix, je claquerais tout pendant que je suis jeune.
        Mais c’est ce « choix » qui dérange nos « elites » constructivistes.
        Les soc. ont un problème avec la liberté, quoiqu’ils en disent

        C’est une des raisons qui font que je suis profession libérale; je me voies travailler très longtemps, peut être jusqu’au bout…pour ma pomme et celle de mes proches, pas celle des autres.
        Ouh le vilain !

    2. Jean

      Hum, tu n’as pas dû lire l’article que tu cites… (qui n’est pas pourtant pas bien long) :

      « seulement 26% des personnes questionnées se disent «confiantes» dans la garantie de toucher une retraite «satisfaisante» »

      La plupart des jeunes ont réalisé qu’ils ne pourront même pas acheter un sac de patates avec leur retraite (sauf bien sûr les socialos qui continuent de vivre dans le déni de réalité, 26% me paraît correct du coup).

      1. Nocte

        Woodi envisageait l’absence de retraite, soit bosser jusqu’à la mort ou crever la gueule dans le caniveau parce qu’on a plus la santé pour continuer à bosser et payer notre subsistance, pas simplement toucher une retraite de misère après un départ à 70 ans.

      2. Woodi

        @Jean : j’ai parfaitement lu l’article, et j’ai ironisé. Inutile d’être désagréable ET hors sujet.
        @Nocte : merci, c’est tout à fait ça 😉

    3. Grass

      pareil aussi; ma parole on est déjà 3 ici…

      D’un pote au japon ces derniers jours : « que la france parait moche vue d’ici »

      Quand je vais en albanie et que je ressent la croissance a mini 5% maintenant, 10% encore il y a quelques années, et que je vois l’effervescence de chacun vaquant a ses affaires et ses projets, et que je reviens ici… Quelle déprime.

  1. Pangloss

    La différence entre la retraite de la sécu et la retraite de Russie, c’est qu’en ce qui concerne la seconde, il y a eu des survivants.

    1. YP

      Tiens, parlons de la retraite russe : depuis l’effondrement, les retraites ont bien baissées ; elle est de 150€ pour un prof. Ladite prof a 75 ans ; elle continue à enseigner 5 heures par semaine, ce qui ne suffit pas à joindre les deux bouts, mais lui permet de soulager la charge qu’elle s’imagine représenter pour ses enfants.

      Vision du futur ? Mais autant les russes n’avaient pas eus l’occaion de voter contre ce système, autant les français ont eus le choix.

      1. Aloux

        M’est avis que c’est une bonne piste pour imaginer l’avenir du système français. Y en a qui vont l’avoir dans le fion, sauf qu’on peut imaginer qu’une grande partie d’entre eux ont voté pour pendant des décennies et l’ont donc bien cherché.

  2. Nocte

    Merci pour l’article et pour le lien à propos de « tréfonds de retraite »… quelle belle bande d’enculés collèguetivistes. (ils gèrent les caisses de retraire comme des merdes, tapent sur les caisses du privé pour les renflouer et s’offrent le luxe d’une capitalisation…)

    Mention spéciale à :
    « L’idée que Préfon-Retraite est exclusivement réservé aux fonctionnaires en activité est fausse. De fait, pour pouvoir souscrire à la plus célèbre complémentaire retraite de France, il suffit d’avoir travaillé au cours de sa carrière pour le service public. »

    1. Before

      « il suffit d’avoir travaillé au cours de sa carrière pour le service public. » : ah ben oui alors ! L’État est tellement omniprésent qu’il y a de grande chance qu’on ait bossé pour lui à un moment ou à un autre, même sans le savoir !
      Être pion dans un lycée pendant un trimestre devrait suffire !
      J’ai fait 3 vacations de 20 h dans une université; ça compte ?

    2. Grass

      Leur représentant hier sur france 5 « c dans l’air »; le menteur le plus enhonté du plateau; et fermement décidé a ne rien lacher. Ca retraite ne baissera pas , même payée en bouts de papier

      1. Nocte

        Un représentant syndical est hontectomisé lors de son intronisation, comme les politocards.

        Ils ne lâcheront rien. Suffit de regarder une tique, elle ne lâche rien, jamais, sauf à la tuer (en prenant soin de bien tout retirer, ne surtout pas en laisser un bout : risque d’infection grave).
        J’arrêterai ici le parallèle, je pourrai être poursuivi pour incitation à la violence ou au meurtre (et jugé par un magistrat encarté au syndicat de la magistrature parfaitement intègre… avec son idéologie)

  3. Guillaume_rc

    C’est quand marrant cette histoire de retraites. Quand j’étais étudiant à l’IAE au début des années ’90, notre prof d’économie nous disait déjà que nous n’aurions PAS de retraites, que le système était complètement vérolé. Il ya donc plus de 20 ans qu’on sait que le système est intenable!
    Et ce même prof nous incitait à nous présenter aux Européennes avec pour seul programme le refus de payer les retraites. Motif : fallait pas mettre en place un système idiot.

    1. AgentOrange

      Exact, je me rappelle avoir entendu dès 1992 ou 1993 une émission de radio qui expliquait l’urgence des décisions à prendre pour adapter la répartition aux évolutions bla bla bla…

    2. Aristarque

      Le fameux rapport de Papy Rocard sur l’ avenir des retraites, celui qui contenait de quoi faire sauter deux ou trois gouvernements, a été publié en 90 ou 91 et il énonçait déjà ce que l’on fait mine de découvrir…

  4. Black Mamba

    Nous, cela fait un moment que nous ne comptons plus sur la retraite.
    D’ailleurs mon époux ne verse plus rien à sa caisse de retraite qui demandait régulièrement 35 000 euro au moins par an.
    Nous nous sommes pas encore penchés sur le sujet mais nous en parlons à nos enfants pour espérer un retour sur investissement.
    J’ai pour moi 2 enfants sur 4 qui sont d’accord sur le principe.
    Les 2 autres sont encore jeunes, nous avons le temps …

  5. Raoul

    C’est marrant, il y a plein d’articles qui paraissent pour expliquer que l’alignement public-privé (qui semble-t-il est à l’ordre du jour) relèvent de la désignation de bouc émissaires et qu’au fond il n’y a pas de vrais différences, les fonctionnaires sont plus diplômés, connaissent moins le chômage donc ça explique l’écart scandaleux constaté.
    J’ai pas retrouvé l’article qui m’a fait le plus rigoler mais en cherchant je suis tombé sur celui de l’immonde qui copie-colle ces arguments… Mauvaise foi consanguine !

  6. le.gecko

    Suite à une mémorable erreur de zapette, je suis tombé hier soir sur l’émission « C a vous »…
    D’un coté une petite dame qui tentait d’expliquer pourquoi il fallait commencer par aligner les régimes des retraites. Sentant son rôle de méchante dans l’affaire, elle n’y allait pas trop vaillamment, mais on la sentait motivée pour taper à coups de marteau en peluche sur les régimes de la fonction publique ainsi que les régimes spéciaux …
    A sa droite, un gentil économiste qui a timidement lancé qu’il faudrait peut-être introduire un peu de capitalisation là dedans, parceque hein, quand même, non?
    En face, un gentil politicien qui lui aussi sentait que ça n’allait pas trop bien, mais bon, on ne va pas monter les Français entre eux, et puis la capitalisation, ça existe déjà. Comment ça uniquement pour les fonctionnaires? Ah oui, bon… Oui.. comment dire… Next, please!
    Enfin, le clou du spectacle, le défenseur des opprimés, un gentil syndicaliste débordant de bisous et de solidarité, mais seulement pour ses petits camarades de la fonction publique, faudrait voir à pas trop déconner. Il a ardemment défendu la grève préventive, et bien entendu tapé sur les méchants patrons…

    Outre ces lieux communs, j’ai retenu deux points intéressants du peu de cette émission hypnotisante (sans rire, j’ai eu du mal à reprendre la lecture de Matrix – oui, j’aime bien Matrix, et alors? 😀 )
    – Il y a d’un côté les gentils fonctionnaires, qui bossent à fond, et les (moins) gentils salariés, sujets au chômage, c’est donc normal que ces derniers cotisent plus… A l’extérieur de tout ça, il y a les prédateurs, les méchants patrons. Pas UN mot sur les artisans, commerçants, TPE, et autres.
    – RIEN ne pourra bouger, les grèves sont déjà prêtes ( comme vous l’avez bien noté, cher H16 ), et comme les secteurs clefs sont aux mains des gentils syndicats de la fonction publique ( grève des contrôleurs aériens, quelqu’un? ) , pas UN politique ne prendra le risque de bloquer le pays plus qu’il ne l’est déjà.

    C’est mal barré.

        1. le.gecko

          A mon petit niveau, je me sens malheureusement plus proche d’un Sam Lowry ou d’un N6MAA10816 (n’est-ce pas, Pascale?) que d’un Néo 😉
          La pilule rouge est avalée depuis un certain temps déjà, mais elle laisse vraiment un arrière-goût permanent de chiotte…

  7. Le Gnôme

    Nous voici donc revenu aux temps de Sparte, avec les Ilotes trimant pour les Egaux. Mais à ce train là, les métèques vont être nombreux.

    1. YP

      Exactement. Les gugus qui bossent dans le privé sont des ilotes : Des untermenschen. D’ailleurs, ce serait bien qu’on nous enlève aussi le droit de vote, ça aurait au moins le mérite de clarifier notre situation.

    2. aristarque

      D’ autant qu’il y a des Ilotes qui votent des deux mains en faveur des Egaux, dans l’ espoir de recevoir quelques miettes tombant de la table de leurs Maîtres…

  8. carpediem

    Comme vous le dites H16, depuis l’après guerre on a distribué des privilèges et créé un système de castes, devenus des lobbys. Un exemple : une de mes connaissances travaille chez Orange, elle a 56 ans et peut travailler à mi temps jusqu’à sa retraite tout en validant 4 trimestres! Elle a même « attendu un peu » pour bénéficier d’avantages un peu plus juteux que l ‘entreprise vient de signer. Monsieur lui, était dans la banque (8 semaines de congés par ans) il est parti en retraite à 57 ans, ouais égalité fraternité et tout ça! Selon un économiste (pardonnez moi mais j’ai oublié le lien), nous sommes 65 millions de Français, ôtez les enfants, les vieillards et les chômeurs, il resterait -selon lui- 12 millions d’actifs. Otez la moitié environ de fonctionnaires, para fonctionnaires etc… 6 MILLIONS DE PRODUCTIFS FERAIENT VIVRE 65 MILLIONS. Je ne sais pas si les chiffres sont exacts…

    1. Hibou

      Euh… il me semble que les fonctionnaires créent aussi des richesses ! Moins que les autres (parce qu’ils travaillent moins et surtout font beaucoup de choses inutiles), mais ils créent des richesses… Il faut donc ajouter quelques millions « d’équivalents productifs ».

        1. le.gecko

          « Si je braque un bijoutier, je fais travailler un policier, un gardien de prison, des avocats, des juges … j’ai créé plein de PIB, mais aucune richesse réelle. » Ce n’est pas de moi, mais j’aime bien…
          Cela dit, je n’ai rien contre les fonctionnaires, mais il serait peut-être temps de se rendre compte qu’une bonne dose de privé là dedans ne peut être que bénéfique pour le pays.
          Je citerai juste l’exemple des prisons aux US.
          Que l’Etat ne s’occupe que de ses fonctions régaliennes, et qu’il arrête de mettre son nez bouché un peu partout, c’est tout ce qu’on demande.
          Et peut-être aussi qu’on exige de personnes censées diriger une entreprise de 70.000.000 millions de personnes un parcours d’entrepreneur et pas de rat cumulard.

      1. Kazar

        Les fonctionnaires ne créent aucune richesse, ils ne sont d’ailleurs pas là pour ça mais pour assurer un service public.
        Le problème est que l’État a une fâcheuse tendance à confondre service public et ingérence dans tous les domaines économiques et sociaux, multipliant ainsi le nombre de fonctionnaires destinés à faire tourner des services qui n’ont rien de public. Le premier ami du fonctionnaire, c’est l’inflation législative qui tue notre pays.

  9. Black Mamba

    Il faudrait faire aligner les retraites des privés sur les fonctionnaires comme ça, le système se cassera plus vite .
    Vu qu’ils ne veulent pas que leur Zaquits ne doivent pas être touché, très bien, alors réévaluons le privé.
    🙂

  10. aristarque

    Sur BFM Radio, l’ idée de ce matin est que la bagarre homérique qui se profile avec l’ alignement public/privé servira d’ écran de fumée aux autres « rectifications » de sauvetage et qu’ une fois validées, l’ alignement se terminera par un statu quo, peut-être un peu habillé de sémantique d’ évolution. Bref, passera tout ce qui sera désagréable aux soutiers du zinzin et restera tout ce qui est favorable aux gros bataillons socialos.
    Cela se défend comme thèse permettant d’ écarter l’horrible idée turbo néo libérale basique de : à cotisations égales, retraites égales. Tous égaux certes, mais certains plus que d’autres. Faut pas trop deconner non plus!

  11. LaM

    Très intéressant.
    Trois questions me viennent après la lecture de l’article sur le Chili:

    -si les salaires net ont augmenté de 5% et que les pensions ont aussi augmenté, est-ce que ça ne se traduirait pas par une bonne grosse inflation ? Sur le principe de: « si tout le monde est plus riche alors personne n’est plus riche ».

    -la sécurité des cotisations est soit disant sécurisée en créant deux entités légales, une pour le fonds de pension et une pour ses actifs (ie l’épargne des travailleurs). Comme ça si le fonds fait faillite les épargnants ne perdent pas leurs actifs.
    Sauf que dans les faits, si un fonds fait faillite c’est pas vraiment pour une mauvaise gestion des couts de fonctionnement mais plutôt pour cause de mauvais placements. Le fonds fait faillite si les actifs perdent de la valeur, que les épargnants puissent conserver leurs actifs dépréciés m’apparait pas franchement comme une garantie.

    -pas obligé de donner l’argent à un fonds me direz-vous, on peut aussi acheter de l’immobilier avec l’argent libéré. Oui mais bon, est-ce que la bulle immobilière a besoin de grossir encore, on a déjà atteint le point où seule la présence d’or pur dans les fondations permettrait d’expliquer de tels prix. Poke Paris.
    Dans quoi l’épargnant français peut il décemment investir ? Les actions françaises déjà sous triple perfusions de stéroides ? Les obligations françaises (qui ne seraient crédible que si on remettait tout le système à plat ?).

    Le Chili était en bas de la colline quand la réforme est passée. Nous la colline on la dévale la rose à la bouche.

    1. Pour le Chili, il suffit de noter que leur richesse n’a pas arrêté d’augmenter depuis les 30 dernières années, et que les socialistes ne sont pas revenus sur les réformes des retraites, de peur de mécontenter le peuple. Ceci montre assez bien que le système fonctionne.

      1. LaM

        Sur le papier ça doit bien marcher quand les indicateurs macro éco sont dans le vert.
        Les fonds peuvent acheter des obligations d’Etat sans risque, les entreprises se développent et fournissent de belles opportunités d’investissement, le niveau de vie s’élève gentiment.
        Je me demande juste comment ça tient face à un retournement de tendance.

        Et surtout si c’est vraiment jouable pour un Etat dont les indicateurs macro éco sont dans le rouge.

          1. LaM

            Je n’ai pas trouvé de réponse à cette question dans l’article.
            Vous me renvoyez juste sur le bouquin, qui dit répondre à toutes les interrogations. Si les auteurs prennent uniquement des exemples comme le Chili je ne serais pas plus avancé.

          2. LeRus

            Capitalisation est un mot compliqué qui veut en fin de compte dire « mettre de l’argent de coté ».

            Étant donné l’incapacité pathologique des français en général et des socialistes en particulier de gérer n’importe quel budget avec un minimum de bon sens, je ne vois pas du tout comment Hollande et sa bande de br*nleurs vont faire accepter ça aux syndicats.

            On me traite de nanti lorsque j’explique que je vis sans crédit alors que j’estime précisément n’être pas assez riche pour risquer de prendre un crédit.

            1. « Étant donné l’incapacité pathologique des français en général et des socialistes en particulier de gérer n’importe quel budget avec un minimum de bon sens,  »
              Alors ça, ce n’est pas vrai. L’épargne des Français est grande. C’est l’un des peuples qui thésaurise le plus, d’ailleurs.

          3. LeRus

            Oui, pour les particuliers (et encore près d’un million de dossiers de surendettement sont en traitement), mais j’avais surtout en tête les politiques et apparentés tels les « partenaires sociaux ». Pas un budget équilibré depuis quoi, 40 ans?

          4. JS

            Et encore de mon experience perso pas mal de « dossiers de surendettement » on l’air d’etre une autre forme de « redistribution » ou de clientelisme electoral, je vous passe les details…

        1. jmdesp

          Absolument, mais comme h16 a décidé d’être aussi aveugle aux limites de la capitalisation que les socialistes sont aveugles aux limite de la répartition, il n’écoutera pas.

          Nous avions un système de retraite par capitalisation en France, la crise des années 30 l’a mis en faillite (et nous sommes aujourd’hui dans une situation similaire, donc un nouveau système ne résisterait pas mieux), les socialistes de l’époque tout en promettant qu’ils allaient apporter une solution à ceux qui se retrouvaient dans la misère n’ont jamais réussi à se décider à passer à l’action, et c’est finalement Pétain qui s’est retrouvé à mettre en place la réforme à leur place.

          Tout le monde se souvient du discours de « Je tiens mes promesses, même celle des autres », personne ne se souvient que cette promesse des socialistes était en fait de remplacer le système de retraite par capitalisation en faillite par un système par répartition.

          La répartition ne peut pas respecter la promesse de continuer indéfiniment à donner plus que les gens n’ont versé au départ. Elle peut par contre continuer à redistribuer la richesse qui est disponible, sans s’écrouler contrairement à la capitalisation, puisqu’il n’y a pas de capital stocké.

          1. bibi33

            Elle peut par contre continuer à redistribuer la richesse qui est disponible, sans s’écrouler contrairement à la capitalisation, puisqu’il n’y a pas de capital stocké.

            « Ils n’admettront pas pour elle l’impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors, on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice. »
            Fréderic Bastiat

          2. Absurde. La répartition, c’est un système dans lequel on prétend fournir une certitude de distribution alors qu’on a aucune certitude de versements, et aucune certitude de durée. C’est juste mathématiquement foireux de bout en bout. Du n’importe quoi en boîte (et je ne parle même pas de démographie ici). La capitalisation a des défauts (celui, par exemple, de pouvoir faire perdre du capital), mais c’est un défaut qui est annoncé d’emblée, et compris par l’épargnant.

            Entre un système honnête et imparfait et un système malhonnête voué mathématiquement à l’échec, pardon, oui, mon choix est fait.

          3. LaM

            Bibi, personne ne consteste l’arnaque King Size qu’est la retraite par répartition, et l’effet délétère de l’esprit de fonctionnaire du pays (on se croirait revenu à la Russie de Gogol).
            On dit juste que la retraite par capitalisation n’est pas la matringale qu’on essaie de nous vendre, et que c’est peut être plus compliqué que ça.

            1. Il y a la répartition (qui est une arnaque) et la capitalisation. Comme il n’y a rien d’autre en vue (ou sinon, éclairez-nous), le choix est vite fait, non ?
              (et je n’ai jamais dit que la capitalisation était parée de toutes les vertus)

          4. YP

            Entre être obligé de confier mon pognon à des margoulins qui le « répartissent » aux 3/4 pour leur électorat et 1/4 pour moi (et encore, il ne s’agit que d’une promesse) et tout flamber moi-même en bourse, en pinard ou même aux courses, mon choix est fait…

          5. bibi33

            Tout système construit par les humains est imparfait il y en a juste de meilleur que d’autre.
            Entre un système qui laisse l’individu disposé librement des fruits de son travail pour assurer ses vieux jours ou cramer son pognon en putes, alcool, tabac et la répartition qui elle relève de l’extorsion de fond en bande organisée, le choix ne se discute même pas.

          6. PAK

            Sauf erreur de ma part, Petain n’a pas sauvé des fond de pension de type privé pour garantir des retraites a venir mais récupéré le pognon disponible a l’époque dans ces caisses privées en échange de paiement futur par l’Etat. C’était bel et bien un vol, exactement ce que vont faire nos zélites avec l’epargne des français: tout faucher pour rembourser leur dette en échange de promesse de remboursement a terme par le même Etat. Et tant pis si c’est en monnaie de singe, c’est pour notre bien!

          7. pi31416

            « [la répartition] peut par contre continuer à redistribuer la richesse qui est disponible, sans s’écrouler contrairement à la capitalisation, puisqu’il n’y a pas de capital stocké. »

            Si, il y a du capital stocké. Il l’est sous la forme des cotisants, leurs cotisations constituant le revenu, la « rente », de ce capital.

            La différence c’est que cette rente est distribuée en dépit du bon sens et de la simple justice car moi, Jean, actif, je cotise quatre fois autant pour Mathieu que pour Amédée, retraités, parce que Mathieu gagnait trois fois autant qu’Amédée ET travaillait pour l’EDF. Cela s’appelle « solidarité entre les génération. » Sinistre rigolade. C’est Ugolin dévorant ses enfants pour leur conserver un père, c’est la Sécu pressurant ses cotisants pour se perpétuer.

    1. LaM

      Lol du jour:

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/11/les-controleurs-aeriens-en-greve-contre-le-projet-de-ciel-unique-voulu-par-bruxelles_3427784_3234.html

      Les enculés ! Ils veulent harmoniser le traffic aérien et faire baisser les coûts de fonctionnement ! Révolte ! Révoooooolte !
      Non mais vous vous rendez compte ? « Bruxelles veut soumettre le secteur aux lois du marché ». Une des seules initatives sensées de l’année, on peut pas laisser passer ça.
      Révoooolte.

  12. raimverd

    Pour le début de l’article merci h16
    La ration de rire
    Référence mercola 13
    13 Tips for Living Happy, Wild, and Free
    dont on extrait
    Laugh it up!
    Laughing causes your body to release beneficial chemicals called endorphins, natural “pain killers” that contribute to your sense of well-being and may counteract the effects of stress hormones and cause blood vessels to dilate. Researchers have even found that just anticipating laughter can increase your endorphin levels, whereas laughing may help boost your immune system and reduce inflammation in your body, which is linked to a variety of diseases. So, if you’re going to watch TV, why not make sure it’s something really funny?

    Pour la suite de l’article.
    Capitalisation
    là aussi atttention.
    On est dans un système monétaire pourri. Réserves fractionnaires, banque centrale, risque moral.
    Les gouvernements ont aussi tendance à :
    – créer des bulles
    – créer des crises
    – manipuler les marchés
    – légiférer et dire que pour les caisses concernées capitaliser c’est acheter de la dette d’Etat
    – etc….
    Rien n’est parfait en ce bas monde.

    1. La capitalisation, c’est le fait, ni plus ni moins, que de mettre de côté et d’utiliser les intérêts pour cumuler.
      Les calculs ont été faits, même en tenant compte des crises maousse (cf Retraites plombées, lien en fin d’article dans les articles relatifs) : la capitalisation permet de s’en sortir très honorablement. Pour rappel, la répartition, c’est très bien pour les premiers, pas mal pour les secondes générations, et, petit à petit, de pire en pire jusqu’à l’explosion finale.

      De deux maux, hein …

      1. jmdesp

        A mon avis les calculs ont juste oubliés que les gestionnaires de fond ses servent toujours les premiers, et que dans une crise les paquebots des fonds de pension prennent toutes les pertes en se faisant baiser par les gestionnaires suffisamment agiles pour agir vite et tirer leur épingle du jeu.
        Aux US en 2008/2009, les américains ont constaté que leur fonds de capitalisation avaient pris beaucoup plus de perte que le marché lui même, et surtout beaucoup moins bien récupéré ensuite.

        1. le.gecko

          Et comme les Français sont trop cons, on leur interdit de choisir, voire de panacher, tant il est vrai que le système actuel est idéal.

          Ce n’est pas comme si l’état et ses petits camarades syndicalistes (vous savez, ceux qui « gèrent » les caisses de retraite) se servaient des cotisations actuelles pour faire bien d’autres choses…

          1. laglute

            On leur interdit de choisir tout simplement parce que si nous sortions de ce système, qui subventionnerait les promesses ?
            Sûrement pas les bénéficiaires des z’acquis, et donc bye-bye les électeurs…

        2. Votre avis est basé sur votre doigt mouillé d’un type qui n’a pas lu le livre en question mais se permet tout de même d’émettre un avis.
          Lisez. Et reparlez-nous en ensuite.
          C’est un peu agaçant, d’une part parce que ça revient à dire que les auteurs de ce livre (Retraites plombées) n’ont pas fait leur travail, et d’autre part, parce que ça dit aussi que je ne sais pas lire, pas compter, pas réfléchir, ce qui n’est pas très gentil.

          Ainsi, l’exemple américain est particulièrement fallacieux : les pertes d’un entrant et d’un sortant ne sont en rien comparables, les modalités d’investissement évoluant dans le temps.

        3. Pascale

          Le problème réside dans le « free to choose ». N’importe qui doit pouvoir choisir son système de retraite, en toute connaissance de cause (info + expériences perso et des autres), plutôt que de se le faire imposer par des gens qui soi-disant savent mieux que nous ce qui est bon pour nous .

        4. Alex6

          Certains placements retraites se font avec effet de levier, c’est ce qui explique que les pertes puissent etre plus grandes en cas de chute des cours.
          Personne ne vous oblige a placer votre capital avec levier, j’ai traverse la crise de 2008 sans perdre un centime (croissance nulle cependant sur deux ans) de capital.

    2. Marc Aurèle

      Au risque de faire l’hérétique: à la base je pense que mettre à la tête d’un peuple un chef élu par une masse (souvent peu ou pas éduquée – mais c’est la règle en démocratie) ne lui confère qu’un droit: celui d’user autant qu’il le peut de violence légale. Savoir si c’est un « bon » chef importe finalement assez peu.

      Mon pays, la France depuis 30 ans souffre de ces gringalets politiques élus par la masse grandissante des nécessiteux et pleurnichards. Pour qui pensiez-vous qu’ils voteraient donc? Et je ne pense pas que cela est prêt de changer.

      Nous vitupérons tous beaucoup sur nos politiques et leurs diverses inaptitudes, notamment celle à gouverner. Regardons aussi du cité de ceux qui les ont mis au pouvoir: ce peuple qui est entré en servitude et qui ne pourra que voter pour cette main nourricière, que jamais ils n’oseront mordre. Alors, nos retraites, hein…

  13. Christophe

    L’affaire est cousue de fill blanc : c’est une sournoise opération de com’.

    Vous avez remarqué ? Depuis la « fuite » au sujet des « 10 meilleures années » pour les fonctionnaires, les médias aux ordres ont repris ce motto, et en font un « marqueur », une balise mentale et réthorique.

    Ainsi le Parisien, qui hier avait même fait un sondage ! Sur ces fameux « 10 ans ». Pour ou contre ?

    Autre élément suspect : la réaction immédiate des « syndicats ». Casus belli hurlent-ils, sur la simple fuite…

    Donc résumons le théâtre foireux que Hollande nous prépare :
    -du concept d' »égalité »… ça débouche sur « 10 meilleures années » pour les fonctionnaires, et toujours… 25 dernières années pour le privé.
    C’est ça l’égalité ?

    -ce marqueur est imprimé, répété dans le cerv(e)aux des veaux.

    -automne : quelques grèves, quelques manifs. Tensions.

    -novembre : les syndicats font un « compromis » et acceptent, au nom de l’égalité (!!!!!) ces fameux « 10 ans »… compromis qui sera présenté comme historique par Hollande

    -décembre : la loi est votée, la « Grande Réforme » est bouclée, Hollande suinte de bonheur lors de son allocution le 31 décembre. Ses camarades bruxellois applaudissent.

    -janvier : le privé est enflé, car les autres mesures rentrent en action : hausse cotisations patronales, réductions des pensions, CSG, fiscalisation etc.
    Pour les fonctionnaires, eux, l’essentiel (c’est à dire les privilèges) est sauvegardé.

    Le système est sauvé jusqu’en 2017, pour les élections.

    Voilà ! De la belle ouvrage socialo honteuse. Du Hollande pur sucre.

  14. Houblon

    La France est foutu. Il faudrait la mettre sous tutelle curatelle, car après plus de 70 à s’enfoncer dans sa connerie elle a prouvée sa follie. Mais qui en est responsable ? Politicons, le peuple, les syndicats, les fonctiaucrathes…tous et toutes ! Main dans main, les yeux dans les yeux, on s’approche du grand saut : et hop ! Je vole….jusque ici ça va…..puis craque, la nuque se brise et le reste explose.

  15. Enjoy

    En fait c’est 25 meilleures années pour le privé et 10 dernières années pour le public … bien sûr il s’agit d’un coup de com et ce que je crains c’est au final : toujours 25 meilleures années pour le privé et 3 dernières années pour le public … l’égalité , la justice à la française c’est ça .

    Alors qu’il suffirait de taper un bon coup de poing sur la table et dire 25 ( ou 20 ou 15 ) meilleures années pour tout le monde et basta !!!

    M’enfin avec les margoulins que nous choisissons depuis des lustres ….

    1. Breunz

      ça s’agirait pas du fait que y’a en général une légère différence de salaire entre le public et le privé ça ?

      Je sais pas dans quelle mesure ça équilibre, mais l’idée doit venir de la…

      Alors si on aligne les retraites, ben on aligne aussi les traitements, sinon c’est de la triche.

        1. Breunz

          Vous oubliez dans l’article de BFM le « en moyenne », détail un poil important.

          ça veut rien dire une moyenne vu que c’est très lié à la taille de l’échantillon, ou alors il faut donner l’écart type (ex : les salaires en Meuros des grands patrons dilués dans les millions de salariés qui touchent des clopinettes).

          Mieux vaut comparer le salaire médian d’après moi.

          1. Breunz

            Ok au temps pour moi.

            Autres biais possible d’après moi :
            1/ le recours massif de contractuels par l’état (très mal payés) et comptés fort logiquement dans les salariés du privé.
            2/ l’age moyen éventuellement aussi ? plus de vieux fonctionnaires qui auraient donc de meilleurs traitements.

            1. De quoi parlez-vous ? Le salaire moyen & médian sont meilleurs pour les fonctionnaires. Ils ont aussi une meilleure retraite, et une meilleure espérance de vie en moyenne.
              Je ne vois pas le rapport avec l’usage de contractuels ou la pyramide des âges.

          2. Breunz

            Mon avis est que les statistiques de salaires des fonctionnaires sont artificiellement remontés par l’emploi de contractuels pour les emplois mal payés. Si tous ces contractuels passaient le concours, cela diminuerait les moyennes/médianes.
            L’autre remarque concerne le fait que le salaire et l’age sont fortement correlés. Si l’age moyen d’un fonctionnaire était de 45 ans et d’un salarié du privé 40 ça expliquerait également une partie des écarts.

            1. Et finalement quel rapport avec le sujet initial ?
              C’est bien joli de dire que les calculs sont excusables par tel ou tel mécanisme statistique, au final on a des fonctionnaires qui ont une retraite bien plus aisée et valorisée que les salariés du privés, que l’équité a disparu et que ce sont encore eux qui font grève malgré tout.

    2. laglute

      Et encore, je ne serais pas étonné que les salaires des fonctionnaires étant à 10 ans de la retraite augmentent très fort, histoire de moyenner à la hausse le salaire moyen sur ces fameuses 10 dernières années.
      Au passage, « 10 dernières années » est très différent de « 10 meilleures années ».

  16. Dromont

    Faut-il rappeler les origines du statut privilégié de la fonction publique ?
    (historique source wikipédia). Le premier statut général de la fonction publique a été défini par la loi du 19 octobre 1946, alors que Maurice Thorez était vice-président du Conseil chargé de la Fonction publique. AU début de la seconde guerre mondiale, ce haut responsable communiste arrive à Moscou le 8 novembre 1939. Alors qu’officiellement, il serait resté en France jusqu’en 1943. Cette version de l’histoire a été maintenue par le PCF jusqu’à la fin des années 1960. En automne 1941, l’offensive allemande provoque l’évacuation de Thorez dans l’Oural.
    Après l’installation à Paris le 31 août 1944, du gouvernement provisoire de la République française qui comprend deux ministres communistes, le PCF mène une campagne pour exiger le retour de Maurice Thorez , qu’il obtient ainsi que sa grâce par De gaule.
    Ses prises de positions sont alors plus conformes à la nouvelle ligne :
     » …si l’armée soviétique défendant la cause des peuples, la cause du socialisme, était amenée à pourchasser les agresseurs jusque sur notre sol, les travailleurs, le peuple de France pourrait-il se comporter envers l’armée soviétique autrement que les travailleurs, que les peuples de Pologne, de Roumanie, de Yougoslavie, etc. ? » (23 février 1949).
    L’origine du statut de la fonction publique est toute dans cette phrase. Il s’agissait de mettre en place un syndicalisme pro-soviétique dans les administrations clés, pour faciliter l’arrivée du grand frère soviét, en bloquant communication, énergie transports et arsenaux.

    1. Ladioss

      « Il s’agissait de mettre en place un syndicalisme pro-soviétique dans les administrations clés, pour faciliter l’arrivée du grand frère soviét, en bloquant communication, énergie transports et arsenaux. »

      L’ironie de la chose étant que la manoeuvre a parfaitement réussie, et ce alors même qu’il n’y a plus de grand frère soviétique. Chapeau.

      1. Dromont

        Staline n’est plus là. Le mur de Berlin est tombé. Et « le petit père des peuples » n’aspire plus au tourisme de masse en notre si beau pays. Mais le pouvoir de nuisance mis en place dans l’administration demeure . Il sert simplement d’autres intérêts . Moscou, aujourd’hui, s’en tape complètement des « camarades » français. D’ailleurs qui voudrait de nous ?

    2. mlallier

      Il y avait eu un article là dessus dans Le Monde (celui d’avant) dans les années 70 où l’on expliquait comment la CGT pouvait très facilement bloquer le pays et permettre l’instauration d’un pouvoir soviétique.

      Ça a juste pris un peu plus longtemps que prévu.

    3. Boris

      un détail important donné par l’un de ses proches, dans une biographie parue sur Thorez …
      la veille de son départ sur Paris, le 26 novembre 1944 donc, il est reçu et passe l’après-midi en tête-à-tête avec Joseph Staline.
      c’est ce qu’on appellera un « briefing » de dernière minute- une conférence militaire ou civile, destinée à préparer une mission, une opération militaire ou civile ou encore une bataille-.

      mission accomplie, la loi Thorez-Staline est mise en place deux ans plus tard par un homme, condamné en France pour désertion en temps de guerre.

  17. gem

    Si ce n’était qu’une question de mots, entre répartition /capitalisation, nos amis socialistes sauraient traiter le problème les doigts dans le nez : pour eux appeler « chat » un chien, c’est le B-A-BA. Ainsi le RAFP, régime purement par capitalisation des fonctionnaires, a été présenté sans la moindre honte comme par répartition par les socialo de droite :
    http://www.fonction-publique.gouv.fr/ministre/presse/communiques-190
    « Ce nouveau régime sera obligatoire, par répartition et par points.  » MdR.
    Les socialauds de gauche peuvent faire pareil.
    Le malheur c’est qu’il faut quand même équilibrer un bousin qui actuellement distribue beaucoup plus de « droits » que de « devoir », dans des proportions inconnues mais massives (l’unité c’est grosso modo le millier de milliards, en valeur actualisée nette), et ça c’est au-delà du pouvoir des mots.

  18. NOURATIN

    Hé bien voilà, vous avez tout dit.
    Je me permettrai juste de préciser que même la capitalisation, si par un invraisemblable miracle elle était envisagée, aurait bien du mal à fonctionner. C’est que, comprenez vous, il faudra bien continuer à payer les retraites par répartition, les ponzi-retraites, si vous préférer.
    Alors, ils vont faire comment, les braves gens qui bossent, pour financer les deux en même temps?

    1. YP

      Passer d’un régime par répartition à un régime par capitalisation n’a pas de remède sans douleur, une micro retraite calquée sur le RSA et chacun s’occupe de ses ailleux semble être la voie la moins douloureuse.

      NB : ce n’est pas comme si ça ne s’était jamais produit – en l’occurence un précédent est documenté en Russie (et très probablement dans tous les pays de l’Est.)

          1. Il n’y aura jamais un pays pareil à un autre. Ça ne doit pas empêcher de faire des réformes, d’expérimenter ce qu’ils ont tenté.

          2. YP

            Il n’y aura pas de vraie réforme en Socialie. Et c’est presque tant mieux, car d’éventuelles réformes ne seront entérinnées qu’au détriment des sales gueux du privé…

            Cela dit, je suis d’accord avec toi, ça ne *devrait* pas empêcher de faire des réformes et que la formule Chilienne (capitalisation + pension socle) apparait très séduisante. Sauf que cela demande des roubignolles, un attribut dont je ne vois la présence chez aucun de nos politichiens…

    2. Nemrod

      Ah ça c’est sur que la sortie du système va être sport !
      – diminuer les retraites me semble inévitable pour amorcer la décrue des prélèvements obligatoires
      – ensuite diminuer progressivement les cotisations retraite au fur et à mesure de l’érosion naturelle des retraités Ponzi.

      Un vrai sac de noeud en tout cas.
      Vaut p’tet mieux que le système s’effondre d’un coup : démerdes toi et puis c’est tout…plus simple.
      C’est d’ailleurs le meilleur système.
      Si on avait appliqué le système : « tiens voilà tous tes ronds et démerdes toi », nous nous creuserions moins la tronche.
      Trop simple.

      1. Black Mamba

        Oui, absolument d’accord, et là on pourra voir la vrai solidarité
        où chaque couple capable d’accueillir une personne âgée pourra le faire s’il le désire.
        ou l’autre version
        un papy ou une mamie pourra très bien accueillir un jeune travailleur qui n’a pas les moyens de s’offrir un logement.
        Une vrai entraide entre génération

        1. YP

          La solidarité non gérée par l’état ne peut pas être Bien, car elle ne réponds pas a l’Idéal de Justice Sociale, selon laquelle il existe des Hommes Libres de la Fonction Publique et les sales gueux du privé.

      2. pi31416

         » diminuer les retraites me semble inévitable  »

        Vous êtes fou! Diminuer les retraites? Alors qu’on a la solution sous le nez? Les taxer, la voilà la solution! En plus, il faudra recruter des gratte-papiers supplémentaires pour encaisser la monnaie. Et puis, j’ai lu il n’y a pas longtemps que le mouvement a déjà commencé: les retraités vont payer 0,3% de je ne sais quoi supplémentaire.

  19. duff

    Autre scandale : Les caisses complémentaires ARRCO et AGIRC ont décidé d’indexer les revalorisation non plus sur l’inflation mais inflation – 1%. Il me semble que sous Sarkozy on avait sans vaseline tapé dedans pour venir éponger un petit déficit (pas grand chose comme d’hab) du côté des caisses publiques.

    Les cotisations aux assurances maladie, retraite sont du pillage organisé pour opérer un vaste transfert d’argent du privé au profit du public aux effectifs aussi pléthoriques qu’improductifs dans pas mal d’administrations territoriales.

    Quant à l’assurance chômage, encore un mécanisme de redistribution pour les électeurs de gôche nouvellement français mais chômeur ancien… Le gouvernement ne tiendra pas longtemps en faisant croire que toute opposition dans la rue n’est le fait de vilains nazis.

    1. Nocte

      Si, si, il tiendra longtemps, tant que les festifs du troca et autres défenseurs des zakisocio ne bougeront pas, il sera possible de tordre la réalité, et encore, je ne suis même pas certain que s’ils bougent, la pravda ne réussira pas le tour de force de démontrer que les gentils qui défendent les zakisocio meurent en chutant sur le sol à cause de vilains méchants pabo qui pensent pas comme eux et donc sont nécessairement mauvais. (un exemple récent sert de base, loin de moi l’idée de glorifier les JNR, mais cela permet de voir comment ils s’y prendront pour manipuler les masses)

      1. duff

        Oui mais le clap de fin pour la pompe à redistribution à coup de taxes sur tout et n’importe quoi d’un coté et la générosité financée par la dette de l’autre, commence à méchamment se rapprocher.

        H16 a raison, ce gouvernement ne fera pas le quart d’un dixième de début de réforme, quand on entend l’éloge d’Hollande envers cet immense ancien premier ministre énumérant les première mesures suicidaires de la période 1981 / 1983 : 5ème semaine de congés pays, 39h, retraite à 60 ans… ça fait peur!

        1. YP

          Le risque, c’est que tout ça restera tel quel pour les kapos du système. Et tout le poids des réformes sera payé par les salops du privé.

        2. Nocte

          C’est certain, pas la moindre de trace de réforme, et pour une raison toute conne : ils ont déjà désigné les bourreaux.

          Les impôts sont en hausse ? c’est la faute de l’austérité !

          On fait défaut ? c’est de la faute de l’Allemagne qui n’a pas voulu dévalué l’Euro

          L’Allemagne se casse avec les autres pays du Nord ? bande d’enculés qui refuse de nous aider nous laissant sans le sou

          Les recettes fiscales sont en berne ? les salauds de riches ont fui dans des Paradis fiscaux (soit environ 99% de la planète), et il y a tout un tas de petites raclures de fraudeurs (cf. les histoires de TVA)

          Réformer le système de retraite ? c’est de la faute de l’OCDE, du FMI, de l’UE, du reste du monde en fait !

          On éclate les 12% de chômeur ? c’est de la faute du capitalisme et du libéralisme

          1. Duff

            Montebourg incarne ça à la perfection : Toujours la recherche d’un bouc émissaire. Cf les propos de ce matin dans les « experts » : Ils disent que ce sera à Michelin de retrouver un emploi à un ancien de Michelin, on ne dit pas c’est Sylvia Pinel de retrouver un emploi à ceux qui l’ont perdu à cause de Sylvia Pinel (Levy-Lang, Doze est restée bouche-bée plusieurs secondes tant c’est magnifiquement dit).

            http://youtu.be/bBtup2EE8JU?t=6m43s

    2. YP

      Si encore on était tous à la même enseigne… Mais payer plus pour avoir moins que les kapos de service, merci ! Comme le disait Le Gnôme – nous sommes des ilotes travaillant pour les Egaux.

      Ce n’est qu’une question de temps avant que ce système ne crève. Chaque tentative de réforme prolonge l’agonie et chaque échec est une bénédiction. En attendant, il faut s’organiser afin de donner le moins possible à la bête, voir de passer à contributeur négatif (autrement dit, se foutre au chômage.)

    3. Kazar

      Le gouvernement fait tout pour imposer un totalitarisme, meilleur moyen de tenir longtemps : répression des pro manif pour tous, arrestations arbitraires, mise en coupe des médias, intolérance enrobée de « bien vs mal » vis à vis de tout ce qui est à droite, et maintenant annonce de la dissolution des groupuscules d’extrême droite mais surtout pas de ceux d’extrême gauche.
      Sans compter mépris et invectives pour ceux qui votent FN (à les écouter, il y a 6 millions de fachos en France).
      Résultat : je vote désormais FN et j’ai même adhéré à ce parti en réaction avec ces gens dont le seul objectif est le maintien au pouvoir, au prix même de la destruction de notre pays.

        1. le.gecko

          Je plussoie et répète mon commentaire sur la joie un peu masochiste que j’ai à balancer (et étayer d’arguments) à mes camarades de gauche (Eh oui, j’ai une vie sociale en France…) que notre bonne Marine est à l’extrême gauche de leur idole Obama en matière économique.
          Fou-rire assuré face à leurs réactions (ou déprime, ça dépend des fois…)

        2. Duff

          D’extrême gauche même. En lisant un tract datant de cet hiver, sur les mesures concrètes (d’un interventionnisme étatique dégoulinant genre interdiction des licenciements dans 478552 cas) je n’ai pas trouvé de différence avec le même torchon à Jean-Luc aimablement distribué (comme l’Ostie à la communion ou presque 😉 ) par un camarade qui m’a pris pour un collègue fonctionnaire (alors je travaille dans la seule entreprise privée de l’immeuble).

          La seule différence c’est que pour le moment, Marxine n’est pas très en vue dans les manifs réclamant la régularisation des sans-papiers. J’admets.

          1. Wapi

            Non le risque d’indigestion est bien trop grand. Et quand bien même, Marine ne fera rien de plus que les autres : et plutôt moins bien.
            Donc soit rien ne bouge, soit on a une guerre civile.
            La Nature ayant horreur du vide, cherchera à combler l’intersidérale mediocrité de nos grands politiqiues et intellectuels et le prochain gouvernement pourrait avoir une tonalité … disons plus religieuse.
            Je crois bien que c’est Orwell qui disait que les intellectuels étaient les plus attirés par le totalitarisme.

    4. gem

      Pourquoi scandale ? C’est la conséquence logique du rendement déclinant du capital sous-jacent. ARRCO et AGIRC sont des capitalisations socialistes (c’est à dire esclavagiste) : avec un capital « notionnel » (les fameux « points » ) qui donne un droit sur les revenus d’un autre capital, bien réel celui-là : la population cotisante (taillable et corvéable à merci). On partage la seconde masse au pro-rata de la première. Si la masse à partager n’est plus suffisante il faut bien réduire les « dividendes », et c’est ce qu’ont fait les conseils d’administration.

  20. Grass

    « 18 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende »

    et pourquoi pas 2 pater et 3 ave… a ce prix la faut pas se gener

    1. Duff

      Je ne me rappelle plus de la date mais il y a environ 6 mois une historienne (je crois) était passée dans « Ce soir ou jamais » expliquer lois à l’appui comment le droit français avait gardé une marque profonde de l’Etat français de Vichy.

      La fête des mères, on savait…

      Non assistance à personne en danger, truc qui n’existait qu’en Allemagne puis en France dans les années 40 un peu moins. Ba oui on a fait cette loi parce que ces salopards de français avaient tendance à ne pas soucier des soldats allemands agonisants à même le sol après avoir été blessés par des résistants…

      Et il y en a plein comme ça, je suis contre la détestation de notre pays, de ses valeurs et de sa culture mais hélas ces résidus pétainistes montrent quand même que l’esprit soumis de l’époque s’est perpétré…

    2. pi31416

      Je crois avoir lu que la retraite par répartition était non pas une Pétain d’idée mais une Bise-mark d’idée. À l’époque ça marchait car la retraite était à 65 ans et l’espérance de vie était, justement, de 65 ans. Il ne s’agissait donc que d’un impôt de plus, astucieusement déguisé.

      1. hussardbleu

        Bismarck devait gouverner avec une opposition socialiste, qu’il manoeuvrait admirablement, comme tout ce qu’il faisait… L’idée était de se donner les gants de faire oeuvre sociale pour pas cher, et de désarmer ses adversaires…

    1. Théo31

      Le choix sera entre Castle Bravo (15 Mt) et Tsar Bomba (57). Mais comme le socialisme est religion d’Etat, ce sera Tsar Bomba.

  21. Théo31

    La capitalisation pour les fonctionnaires, c’est le bénéfice sans les coûts, une retraite payée intégralement avec l’argent gratuit des autres et sans effort. Que ca se casse la gueule ou non, ce n’est pas grave : ils pourront toujours aller piocher dans la poche des moutons, mais plus pour très longtemps au rythme où le mur approche.

  22. Alex6

    Et pendant ce temps, les coupes budgetaires se poursuivent downunder:
    http://www.theherald.com.au/story/1563159/hunter-may-lose-1600-public-service-jobs-union/
    Pour rappel, certes les etats sont tres mal en point financierement mais le pays est toujours en croissance et relativement peu endette (27% du PIB je crois)
    Ce qu’ils font aujourd’hui, c’est ce que la France aurait du faire il y a vingt ans. A cette epoque, l’Australie preparait la transition de la repartition vers la capitalisation car selon leurs simulations, le systeme ne pouvait pas tenir dans le temps…

  23. Fausto Consolo

    La France est alanguie et attend son sauveur.
    La solution brillante qui réglera tout en une seule fois. Un système, une personne. Une idée.
    La Liberté guidant le Peuple ? Nan, au musée.
    Les citoyens sont habilement abêtis, asservis par une dérive de la démocratie.
    Le suffrage universel est il à remettre en cause ?
    La distribution de privilèges qui sont des Lois taillées sur mesure pour tel ou tel groupe, corporation ou caste est comme il se doit travestie en recherche effrénée d’ égalité par une caste très réduite d’individus. Le quidam plonge les yeux fermés. La propagande est bonne.
    L’ Exécutif est « élu » parmi une très petite cour, Parlement, et Sénat également.
    Ce tout petit monde a de nombreux défauts : la bêtise -a force de se coopter- le court termisme (la cupidité), l’irresponsabilité.
    Franchement nos politiques sont de plus en plus bêtes, l’avez vous remarqué vous qui avez plus de 40 ans ? C’est quelquefois simplement incroyable.
    Ca ira bien un moment jouer les lumpen contre les serfs (la racaille c’est pas vous. Ni moi. Nous on est les SERFS, les gueux quoi)
    Ces lumpen pour être barbares n’ont sont pas moins équipé d’un cerveau, d’ organisations (UOIF, Frères Musulmans), du sentiment d’unité, de l’Islam qui prétend régner sur tous et toutes choses.
    Y arriveront ils par le scrutin ? La démographie avantage ce groupe. Ils mettent en avant une forte moralité dans leur posture.

    Paris vaut bien une messe : le pouvoir des musulmans de France s’alliera t il aux instances Catholiques pour gouverner ce qui restera de la France ?
    Quand les partis seront définitivement out (sous peu à ce rythme).
    Qui restera t il ? Que restera t il comme force politique? L’armée ? bah.
    Quand ce pays sera sous tutelle du FMI, quels 6, 7 ou 8 millions de citoyens offriront une alternative viable (politiquement) ?
    Les Libéraux sont au musée (suivez un peu).
    A moins que l’économie reparte, à la suite de phénomènes totalement imprévus. Lesquels ?

    A part ça je regrette que H16 ne parle pas du Chili au sujet du financement des retraites, c’est dommage à la fin !
    Le Chili ne fait pas parti du mercosur et c’est pour ça qu’ils vont continuer à progresser aussi. Il y a plein de français au Chili. Et de très bon vins.

  24. bruno

    Mais au fait, avec la fin du monopole de la sécu, ça concerne aussi les retraites non ? Ne serions-nous pas déjà libres ? Il me semble même que Reichman conseillait de prendre une assurance-vie européenne (mais pas française), et que c’était reconnu comme « assurance-retraite » et pouvait donc se substituer au régime anciennement monopolistique…

    1. Black Mamba

      Oui, nous sommes libres théoriquement.
      C’est la même bataille qu’avec l’URSSAF et RSI.
      Il faut se décider à franchir le pas.
      Quant aux assurances-vie européenne BOF!
      L’Europe est malade, miser sur une assurance européenne, il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier .
      😕

      1. bruno

        Oui bien d’accord concernant l’assurance vie européenne, mais apparemment on est obligé de prendre un truc « agréé UE » pour pouvoir bénéficier des lois… européennes justement.

        Sinon, un conseiller fiscal m’avait dit que l’assurance-vie luxembourgeoise, par exemple, permettait de faire pratiquement ce qu’on voulait, même mettre des actions de sa propre boite dedans (par contre le ticket d’entrée semble un peu plus élevé…). Beaucoup mieux que l’AV française donc, qui oblige à prêter à l’Etat…

  25. eric

    Je n’étais pas revenu depuis longtemps ici. Toujours aussi pertinent et judicieux, H…
    Bonne analyse de ce que sera cette réforme Ayrault qui épargnera sans nul doute ce qui constitue le réservoir électoral des socialistes. Suivez mon regard…

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