Une famille qui vivrait comme l’État, ça donnerait quoi ?

Lorsqu’on a un gros, un énorme déficit budgétaire chronique et une dette abyssale, babylonesque, voire une hippopodette, il est difficile d’appréhender l’ampleur du désastre. Cependant, celui-ci devient évident lorsqu’on ramène l’exercice budgétaire du pays à l’échelle d’un ménage.

Un billet de h16 et Baptiste Créteur, de Contrepoints

Le droit français a longtemps fait du comportement d’un bon père de famille la norme comportementale de bon usage et de saine gestion ; le bon père de famille est soucieux des biens et intérêts qui lui sont confiés comme s’ils étaient les siens propres. Pour connaître le statut de nos chers dirigeants, ramenons la politique budgétaire de la France à l’échelle d’un ménage.

L’État français disposait, dans le budget 2013, de 240 milliards d’euros de ressources pour 302 milliards d’euros de charges. La dette publique, elle, se montait à 1 912 milliards d’euros. Ces chiffres, pleins de zéros difficiles à lire et dans des unités de mesure, la dizaine ou la centaine de milliards, assez difficiles à appréhender, sont des chiffres prévisionnels ; ils ont été votés par les parlementaires, en toute décontraction. Comme chaque année, il est parfaitement raisonnable d’attendre que la réalité sera encore pire. Oui.

Comparons cela à un ménage moyen. Avec ses 2 410 euros de revenu net mensuel, notre ménage moyen, s’il se comportait comme l’État français, dépenserait 3 032 euros chaque mois – avec un découvert mensuel de 622 euros. Ramené à l’année, les 28 920 euros de revenus sont loin de suffire pour dépenser 36 391 euros, et le ménage doit donc emprunter 7 471 euros – alimentant un total d’endettement de 230 396 euros. Oui, 8 fois son revenu annuel. C’est un ménage qui sait vivre, que voulez-vous : on ne vit qu’une fois, autant le faire bien surtout si c’est avec l’argent du banquier.

On comprend mieux, au regard de ces chiffres, la gestion que font les hommes politiques de leur propre patrimoine et leur incapacité à épargner – si tant est que leurs déclarations puissent être crues. Compte tenu du respect qu’ils ont pour la parole publique et les engagements qu’ils prennent, rien n’est moins sûr ; entre Jérôme Cahuzac qui, lui, a su épargner, et la pause fiscale dont tout le monde, meurtri, attend l’arrêt aussitôt que possible, l’honnêteté de nos dirigeants pose question.

Et à bien y réfléchir, la lucidité des créanciers également.

Aucun ménage ne parviendrait à faire accepter un découvert de 25% de ses revenus chaque mois, surtout compte-tenu de son profil d’endettement. Les ménages français sont, en moyenne, endettés à hauteur de 80% de leurs revenus, pas 800%, comme l’État actuellement (230 396 euros de dettes pour 28 920 de revenus). Mais il est vrai qu’aucun ménage n’a la bombe atomique, une armée d’inspecteurs du fisc secondée par une armée de policiers, de gendarmes et de soldats outillés et entraînés pour éviter toute confusion maladroite entre « contribuable » (qui paye et se tait) et « citoyen » (qui est armé et entend se défendre tout seul comme un grand).

Au passage, cette dette génère un coût important pour la famille France ; elle paye chaque mois 563 euros pour éponger les intérêts de sa dette, sans même songer à rembourser (rappelons que la famille France s’endette chaque mois, et qu’il lui est impossible, par on ne sait quelle misère, de mettre le moindre sou de côté – le prix du caviar s’envole, dirait-on).

Sur 3 033 euros de dépenses au total, cette hypothétique (mais dépensière) famille France consacre 382 euros à l’achat d’armes diverses, dont des drones dépassés qui font un peu pitié, en plus de 177 euros pour sa sécurité pure, ce qui fait déjà 559 euros. S’y ajoutent 641 euros pour l’enseignement scolaire et 260 pour l’enseignement supérieur et la recherche, avec un résultat qu’on qualifiera pudiquement de mitigé, pour un total atteignant déjà 1 460 euros sur ces seuls trois postes. Avec les 563 euros de la dette, c’est déjà plus des 2/3 que la famille France aurait déjà dépensée.

Les autres petits postes de dépense sont aussi édifiants : 26 euros pour la culture (sachons vivre), plus 12 pour les médias, le livre et l’industrie culturelle (sachons vivre) ; 5 euros pour le sport, la jeunesse et la vie associative (sachons vivre, que diable !) ; à côté, 13 euros pour la santé (sachons tomber malade ?) paraissent bien insignifiants à la famille France, qui dépense 103 euros pour favoriser l’emploi. Sans grand succès.

Si la famille France était notée par des agences de notation, le ménage « État français » serait vraisemblablement assez loin du triple A. Heureusement, rassurez-vous : l’État français n’est pas vraiment un ménage, et personne n’entend considérer que le gouvernement français pourrait se rapprocher d’une gestion de « bon père de famille ». Faut pas déconner. Car le ménage « État français » dispose d’une arme secrète pour se renflouer : le patrimoine de tous les ménages français. Si le ménage France n’existe pas et fait à peu près n’importe quoi de l’argent qui lui est confié, ce n’est heureusement pas le cas de l’écrasante majorité des ménages français, ménages politiciens inclus. Et ça, l’État l’a bien compris : non content de leur prélever pas loin de la moitié de leurs revenus, il peut à tout moment leur confisquer tout ou partie de leur patrimoine. Ça s’est déjà vu, dans le passé en France, et récemment en Europe ; les Chypriotes s’en souviennent.

Non, décidément, la gestion que font les hommes politiques du budget ne correspond pas à celle qu’en ferait un bon père de famille. Ou alors, « bon père de famille » comprend l’homme bourru et alcoolique, vivant d’expédients et de petits larcins minables d’une journée à l’autre, frappant femme et enfants lorsque l’argent ne rentre pas assez – ce qui étend la notion très au-delà de ce qu’elle pourrait signifier intuitivement…

Les politiciens comptent sur vous pour, un jour ou l’autre, éponger les dettes, leurs dettes, celles qu’ils ont contractées en votre nom pour non pas vous aider, vous servir, mais pour rester au pouvoir. Et ce jour approche plus que vous ne le croyez.

À vous de voir si vous êtes d’accord, mais sachez qu’il faut agir vite : ils ne vous demanderont pas votre avis.

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Commentaires121

  1. Black Mamba

    Une famille qui ferait comme l’Etat et bien tout les créanciers lui seraient sur le dos et se partageraient entre eux tous ceux qu’ils auront pu confisquer de force pour se faire rembourser .
    Et si on a faire à des mafieux et bien ils tueraient la famille pour montrer l’exemple qu’il ne faut pas faire les cons zvec l’argent des autres :mrgreen:

    1. Nyamba

      Les pistes sont régulièrement évoquées ici : le salut dans la fuite, pour ceux qui ne peuvent pas l’épargne « or et boîtes de conserve » et la plantation de patates dans le jardin, en attendant les grêlons fistaux !

      1. zen aztec

        Ouais c’est sur ,mais quand tu as une entreprise avec des encours à la banque le coups des boites de conserve ça tient pas… t’as pas mieux…?

    2. sword

      La piste,
      1 ne plus voter à gauche car ce sont des gens généreux avec l’argent des autres.
      2 ne plus voter ump, ils n’ont pas fait mieux.

      3 Eliminer les impôts purement et simplement. Cela donnerais un boom extraordinaire à l’entreprise au sens large et à l’emploi. Les taxes ne seraient supportées que par la consommation.

  2. gem

    peut-être que ça frappe les esprit et qu’il faut le faire, à ce titre. Néanmoins je n’aime pas tellement cette comparaison. le gouvernement n’est pas une famille.
    ou alors la famille Corleone… Quand elle manque de pognon, elle va juste se servir.

    1. ChrisDeFouRire

      Pourquoi ? Pourquoi la macro-économie ne suit-elle pas la même logique que la micro-économie ?
      La « solvabilité » de l’Etat provient, comme dit dans l’article, de la possibilité de se servir dans nos poches « si besoin »…
      Pas sûr que les citoyens considèrent que ça fait partie du « contrat social »…

      1. gem

        Une famille est une unité économique autonome. Elle peut vivre seule ou en échangeant avec les voisins, mais dans tous les cas elle tient debout toute seule.
        Le gouvernement, lui, ne tient pas tout seul. C’est le noble de la fameuse gravure http://expositions.bnf.fr/utopie/grand/3_05.htm
        Il se branle totalement du pognon, l’important pour lui c’est le pouvoir d’en trouver si besoin est.

      2. Henri

        La macro existe parce qu’il existe des phénomènes à grande échelle qu’il convient d’étudier différemment de ceux à petite échelle. Ça ne veut pas dire qu’il soit inutile de chercher les liens entre les deux (d’où le débat sur les « microfoundations » chez les économistes), ni même qu’il faille n’y voir que de la politique, reste que les effets d’échelle font que, scientifiquement parlant, c’est pertinent d’effectuer le distinguo. De fait, vu qu’il existe une différence de nature et de fonction entre l’émetteur de la monnaie (l’Etat) et les utilisateurs de la monnaie (les ménages ou les entreprises), comparer les deux est absurde: leurs contraintes sont de nature différente. Cela dit, la France ayant délégué à l’Europe sont pouvoir régalien de battre monnaie, l’Etat français devient, mécaniquement, contraint de lever des fonds avant de pouvoir dépenser, comme toute entité privée, d’où la différence fondamentale entre l’Etat français et l’Etat US, Japonais ou Suisse par exemple. Par ailleurs, l’Etat est, tant qu’il reste bien encadré par une constitution libérale, sensé être un représentant du peuple, donc la dette de l’Etat c’est l’actif des individus (qui possèdent les bons du trésor), la dette publique est par conséquent également d’une nature différente d’une dette privée.

        1. « une différence de nature et de fonction entre l’émetteur de la monnaie (l’Etat) et les utilisateurs de la monnaie »

          Non. Cette différence est purement artificielle et ne provient que de la coercition étatique et de son monopole monétaire. Or, ce monopole est décrété, pas naturel. Sans celui-ci, pouf, l’État n’a rien de différent.

           » leurs contraintes sont de nature différente »

          Elles sont tellement proches que le résultat (faillite, banqueroute, pauvreté) est le même quand ils font n’importe quoi (avec juste une question d’échelle : dans un cas, les dégâts sont circonscrits à la famille, dans l’autre, tout le monde, même ceux qui ne veulent pas prendre part aux gabegies, trinquent).

          « il reste bien encadré par une constitution libérale, »

          Là encore, non. La constitution actuelle est très loin de tout libéralisme. Le papier-peint est libéral, les murs sont collectivistes.

          « la dette de l’Etat c’est l’actif des individus »

          Et les individus sont des esclaves aussi peut-être ? Faut arrêter le délire, là. Cautionner ça, c’est se livrer pieds et poings liés juste avant un bon chyprage des comptes. Ce sera sans moi.

          1. Henri

            « Non. Cette différence est purement artificielle et ne provient que de la coercition étatique et de son monopole monétaire. Or, ce monopole est décrété, pas naturel. Sans celui-ci, pouf, l’État n’a rien de différent. »
            >> Partout en occident il y a monopole monétaire, penser en dehors de ce cadre peut-être intéressant mais n’est pas pertinent pour la question de la dette (sans compter que le free banking semble très peu probable). Dans notre monde de monnaies étatiques, il y a une différence de fond entre l’émetteur de la monnaie et son utilisateur, on peut objecter que c’est moralement discutable, soit, mais ça reste une réalité avec laquelle il faut composer. De plus, a/ la monnaie provenant principalement du crédit bancaire, l’Etat décide de son nom plus que de sa quantité, et b/ historiquement de nombreux libéraux et non-libéraux ont défendu le droit de battre monnaie comme un pouvoir régalien ou monopôle naturel, je trouve très discutable de limiter le libéralisme à une seule de ses tendances.

            « Elles sont tellement proches que le résultat (faillite, banqueroute, pauvreté) est le même quand ils font n’importe quoi »
            >> Un pays dont le dette est dénominée en la monnaie qu’il émet ne peut pas faire faillite, sauf volontairement (suicide politique). Le problème est donc politique, pas économique. les banqueroutes publiques, les hyperinflations, etc, surviennent lorsque la dette est dénominée dans une monnaie étrangère et/où lorsque l’appareil productif s’effondre, ce sont des cas de figure spécifiques.

            « La constitution actuelle est très loin de tout libéralisme. Le papier-peint est libéral, les murs sont collectivistes. »
            >> Nous sommes d’accord, je ne dis pas le contraire. Je parlais d’un cas hypothétique, où l’État est soumis à des règles précises lui empêchant de collectiviser des secteurs entiers comme il le fait aujourd’hui.

            « Et les individus sont des esclaves aussi peut-être ? Faut arrêter le délire, là. Cautionner ça, c’est se livrer pieds et poings liés juste avant un bon chyprage des comptes. Ce sera sans moi.»
            >> C’est pourtant un fait, les bons du trésor sont à l’actif du secteur privé. Quand l’Etat s’endette, il fournit des actifs au secteur privé, qui s’en sert pour – notamment – collateraliser des opérations financières, calculer des risques, et proposer des actifs sans risques dans des portefeuilles. Le déficit public finance l’épargne nette (S-I) du secteur privé, lorsque celui-ci en exprime la demande. Aucun rapport avec l’esclavage, l’Etat peut être remis au service du peuple, ce n’est pas parce que ce n’est pas le cas là maintenant que c’est impossible dans l’absolu. On peut réformer sans tout détruire.

            BàV.

            1. « Partout en occident … »

              Il n’y a pas de république avant l’avènement des essais grecs. Même chose avec les gouvernements populaires avant la révolution française. Etc… Ce n’est pas parce que tout le monde fait une bêtise qu’un autre moyen de procéder n’existe pas. Du reste, l’absence de monopole de monnaie, ça a existé et ça a très bien fonctionné (et il n’y a pas besoin de revenir très loin dans le temps). Mais bon, tenant compte de votre remarque, à part la coercition, vous n’éclairez pas pourquoi l’état est différent. A la source de tout crédit bancaire, il y a la banque centrale (fut-elle européenne) et celle-ci est bel et bien un organe politique (travesti en organe privé, pour le fun, mais ça ne trompe personne, hein).

              « je trouve très discutable de limiter le libéralisme à une seule de ses tendances. »

              Il y a les autrichiens (qui ont raison) et les autres (qui se sont plantés et se plantent encore). Mais soyons magnanimes, soit, on peut laisser les gens faire leur propre expérience. Le souci, c’est qu’ils entraînent tous les autres dans l’échec. Encore une fois.

              « Un pays dont le dette est dénominée en la monnaie qu’il émet ne peut pas faire faillite »

              Lol. C’est con, je peux vous sortir une liste assez velue de pays qui battaient leur propre monnaie, assez vigoureusement d’ailleurs, et qui ont fait faillite au point de devoir abandonner cette prérogative en rase campagne.
              http://h16free.com/2012/10/30/18276-une-breve-histoire-de-lhyperinflation

              Après, bien sûr, vous allez rentrer dans une argutie rhétorique pour me dire « ouiiiii mécenépas une faillite c’est juste un petit mauvais moment à passer que je refuse d’appeler faillite ». Les citoyens apprécient assez peu la subtile différence.

              « les bons du trésor sont à l’actif du secteur privé. « 

              Ben oui, pas le choix. On en revient à la coercition du début. On tourne en rond. L’état force la monnaie, force la vente de ses papelards de merde, mais fondamentalement, c’est exactement comme si un ménage faisait chanter un banquier et le forçait à accepter des bouts de papier sans valeur en échange de prêts toujours plus gros. A la fin, la banque tombe, et la famille avec.

              A part cette coercition (et la taille, bien sûr), je ne vois toujours pas la différence fondamentale entre famille & état au plan économique.

            2. Henri

              « l’absence de monopole de monnaie, ça a existé et ça a très bien fonctionné (et il n’y a pas besoin de revenir très loin dans le temps) » >> Oui, très bien, je suis tout à fait d’accord, Selgin a pas tort, mais quelle est la probabilité qu’un des système qu’il défend soit effectivement mis en place ? En comparaison, quelle est la probabilité qu’on adopte le Nominal GDP targeting ? ( http://marketmonetarist.com/2012/07/19/the-ngdp-level-targeting-the-true-free-market-alternative-we-try-again/ ). L’idée est qu’on peut facilement libéraliser le système sans avoir à tout casser, les monétaristes l’ont bien compris.

              « A la source de tout crédit bancaire, il y a la banque centrale » >> Je suis pas tout à fait d’accord. Le crédit (et donc l’augmentation du money supply) peut très bien exister sans banque centrale, et sous l’étalon-or on est monté jusqu’à 85+% de crédit-bancaire dans la masse monétaire. La banque centrale peut favoriser le crédit en rendant les réserves moins chères, mais ce n’est pas la source indispensable au crédit, la monnaie est endogène avant tout.

              « et celle-ci est bel et bien un organe politique (travesti en organe privé, pour le fun, mais ça ne trompe personne, hein). » >> Je suis là aussi d’accord, mais c’est lié au pouvoir régalien de battre monnaie. La question est de savoir si la BC peut éviter des effets pervers de son intervention (et la est réponse oui, ZIRP + NGDP targeting sur la tendance très long-terme).

              « Il y a les autrichiens (qui ont raison) et les autres (qui se sont plantés et se plantent encore) » >> Alors là, LOL. Les autrichiens, comment dire, ils font marrer 95% des économistes et autres spécialistes, et c’est bien logique. Ils ont raté l’endogénéité de la monnaie (sauf Rothbard, qui se contredit lui-même en la caractérisant de fraude). Et l’ABCT est pleine de trous, et ne s’applique que dans un candyland aux hypothèses irréalistes. Et leur théorie d’un « taux d’intérêt naturel » ne tient pas debout (cf Sraffa). Et leur théorie de la préférence temporelle ne tient pas debout (cf liquidity preference !). Et leur Evenly Rotating Economy, candyland à nouveau. Et l’hypothèse du mouvement vers un « general equilibrium » est tout sauf admise. Et ainsi de suite. A les écouter, Friedman est communiste. Non, vraiment, je suis libéral, et avec des autrichiens comme « alliés » je n’ai pas besoin d’ennemis ! Les autrichiens ont prédit à peu près 35 des 2 dernières crises, appelle à l’hyperinflation là où on risque la déflation, et ont même forcé S&P à leur pondre un cours d’economics 101 tellement ils racontent des bêtises sur la Fed: http://www.standardandpoors.com/spf/upload/Ratings_US/Repeat_After_Me_8_14_13.pdf (mais bref, passons, ce n’est pas le sujet).

              « Après, bien sûr, vous allez rentrer dans une argutie rhétorique pour me dire « ouiiiii mécenépas (…)».  » >> Absolument pas, je vous renvoie à l’actualité: http://www.theatlantic.com/business/archive/2013/08/what-syria-teaches-us-about-hyperinflation/279184/ , et vous demande comment la RATP pourrait faire faillite sur les tickets T+ autrement que par pur choix politique. Dans l’absolu, elle peut faire faillite si elle le décide, oui bien sur, mais il faut bien comprendre que cela serait parfaitement évitable si son conseil d’administration comprenait d’où venaient les unités de compte. Et puis, l’hyperinflation c’est une chose, mais on n’arrive même pas à avoir de l’inflation. La masse monétaire est encore bien en dessous de sa tendance très long-terme. L’output gap est considérable. On a 10% de chômage ! Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas réformer, bien évidemment, mais ça veut clairement dire que a/ on a beaucoup plus de marge de manœuvre pour réformer que vous ne semblez le voir et b/ qu’appeler à l’effondrement du système alors que c’est parfaitement évitable est très questionnable.

              « Ben oui, pas le choix. » >> Laissons les marchés pricer la dette publique. Les taux devraient indiquer le niveau de risque.

              « A part cette coercition (et la taille, bien sûr), je ne vois toujours pas la différence fondamentale entre famille & état au plan économique. »
              >> Simple, version très très courte: http://pragcap.com/when-silly-analogies-go-viral courte
              Version courte: http://pragcap.com/understanding-the-modern-monetary-system-part-5
              et version moins courte mais béton (papier SSRN à télécharger): http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1905625

              Si vraiment vous voulez creuser la question, un bon brain-teaser sur ce sujet: http://moslereconomics.com/wp-content/powerpoints/7DIF.pdf (et je tiens à préciser que même les autrichiens ont qualifié le contenu de ce texte « d’économiquement correct », vous pourrez pas dire que « c’est faux parce que Mises est pas d’accord » ;-))

              Enfin, pour élargir, un super échange entre Mosler (néo-chartaliste) et Bob Murphy (Autrichien) qui explique pourquoi, quels que soient les fondamentaux de l’école autrichienne (qui rappelons le et bien heureusement n’a pas le monopole du libéralisme, ouf, on était mal barrés, heureusement que Friedman est passé par là), ceux-ci ne s’appliquent pas au système actuel, enjoy the video: http://www.youtube.com/watch?v=cUTLCDBONok
              Summary and Critique: http://hereticaldruthers.wordpress.com/2013/06/12/summary-and-critique-of-the-warren-mosler-mmt-vs-bob-murphy-austrian-debate/

              Bien à vous.

              1. Je crois qu’on ne pourra pas s’entendre.
                Je propose (pour différentes raisons, le temps en étant une) de laisser ce débat là et d’y revenir un peu plus tard, les années passant seront d’excellents rasoirs d’Occam.
                (et la noyade de poisson par arguments d’autorité ne m’a jamais impressionné)

            3. Henri

              Je pense qu’il ne s’agit pas spécifiquement de s’entendre tant que de juste discerner le vrai du faux. C’est de la science économique plus que de la prise de position politique, à mon humble avis. Et à la question de savoir s’il est opportun de considérer l’Etat comme un ménage privé eu égard à sa dette, il existe de très solides arguments pour dire que non, et les arguments du oui découlent d’une vision fausse de la monnaie, c’était simplement le point que je faisais passer. L’avenir nous dira de quoi il retourne, de la même manière qu’on a vu ce que valaient tous les cris d’orfraie à l’hyperinflation en 2008, 9, 10, 11, 12, etc.

          2. Adrien

            H16 et Henri, deux cotés du libéralisme…
            je relève deux points:
            * le facteur d’échelle doit à mon avis exister. on ne considère pas la fourmilière comme une famille humaine ou comme une nation. de même, on n’applique pas les mêmes lois de la gravité sur le système solaire comme sur la galaxie…Newton ne marche pas sur la galaxie, même si sa loi est soi-disant universelle.
            * la singularité technologique existe, il faut s’y faire! la robotisation va aller en s’accélérant et le prix des choses va aller en réduisant. On doit donc s’attendre à une hypercroissance qui devra combler l’hyperdette.

            Je pense qu’il faut ouvrir la boite de Pandore de la singularité… Les libéraux, eux, autant en avance avec des gens comme Frédéric Bastiat, risque de prendre du retard sur une autre façon de voir l’économie, l’économie de l’abondance.

        2. LeRus

          Ne le prenez pas mal (ici on est tous plutôt relax, libéraux même!), mais votre texte me fait furieusement penser à mes manuels d’économie lorsque j’étais au lycée.

          Vous n’êtes pas prof d’économie en France au moins?

            1. hussardbleu

              AEIOU… j’approuve, en pleine délectation morose… et cet échange me rappelle cette excellente métaphore de Bainville :

              « Les poissons d’un aquarium connaissent-ils qu’ils sont enfermés ? C’est douteux. Leur perception du monde extérieur est faible. Que savons de plus du futur ? Nous n’en sommes pourtant séparés que par une autre cloison de verre et c’est toujours un étonnement que les hommes d’une époque n’aient pas mieux discerné l’avenir et souvent l’avenir le plus prochain.

              « L’exemple qui se tire des dernières années de l’empire romain est classique. En somme, personne n’a eu l’idée un peu nette de ce qui allait arriver. Partant, personne n’a rien fait pour conjurer la catastrophe. Elle a même été hâtée et aggravée par cette circonstance que les gens continuaient de vivre dans l’illusion que les choses telles qu’elles étaient dureraient toujours ».

              Dans son Histoire de la Gaule, Camille Julian écrit « la confiance n’avait point fléchi en cet Empire plus fort que tous les désastres. Nul ne s’imaginait qu’une autre forme de l’Etat pût s’établir sur la terre… ».

              La similitude avec notre période est atterrante…

          1. Henri

            Relisez donc mon cher, parce que c’est précisément l’inverse.

            Ce qu’on enseigne dans les manuels d’économie, outre les billevesées marxistes, c’est le multiplicateur du crédit, c’est à dire la fable comme quoi la banque centrale en contrôlant le montant des réserves déciderait du montant total du crédit et donc de la masse monétaire. Cette idée est inséparable de la théorie Wicksellienne du « marché des fonds prêtables » (loanable funds theory) et de la conception néo-classique du taux d’intérêt qui en découle. Or, la monnaie étant endogène, il n’existe bien évidemment aucun « multiplicateur », les banques ne sont pas contraintes par leurs réserves (qu’elles ne prêtent pas, jamais) et c’est bien le secteur bancaire – donc la demande privée pour le crédit – qui décide in fine du money supply, pas la banque centrale et encore moins le gouvernement. Au passage, la Fed a d’ailleurs admis publiquement que cette théorie du multiplicateur était fausse, et que tout le modèle des loanable funds était caduque, un des papiers officiels sur le sujet ici: http://www.federalreserve.gov/pubs/feds/2010/201041/201041pap.pdf .

            Ce point est d’ailleurs un bullshit test simple et efficace pour séparer le grain de l’ivraie en économie, l’endogénéité de la monnaie étant établie théoriquement & empiriquement validée, et la masse des niais sur le sujet continuant de répéter les poncifs basés sur l’exogénéité de la monnaie, le multiplicateur monétaire, et l’idée risible que le gouvernement pourrait contrôler le money supply, comme on le leur a appris dans les manuels de lycée. Pour le mot de la fin, la théorie autrichienne des cycles étant fondamentalement construite sur la théorie néoclassique des fonds prêtables, elle apparaît donc comme d’autant plus absurde dans un système monétaire moderne: ses postulats de base sur le crédit et la monnaie sont essentiellement erronés. Concluons en donc ce qui s’impose en toute logique.

            1. Fausto Consolo

              Ho Henri si toute les comparaisons sont odieuses alors on fait comment ? Dieu est mort ? (et tout est permis?)
              Comparer un Etat à un ménage ça marche.
              L’Etat procède de ces ménages, de ses citoyens. Il ne peut failler ce n’est pas économique mais politique ?
              « c’est politique » ça veut dire quoi ?
              L’Etat peut pas faire faillite mais ses citoyens oui, la belle affaire. Moi j’ai fais faillite, j’aurai du être politique comment on fait ? C’est de naissance ? Politique…
              Un Etat est il à ce point étranger à nos vies qu’il ne réponde à aucune des règles et lois qui nous régentent comme citoyens ? Peut et doit il s’éxonérer des règles qui régissent ses citoyens ?
              Si l’Etat est supérieur à nos vies il peut les briser au nom de l’intéret supérieur: quel est le nom d’un telle société qui méprise ainsi ses sociétaires ?
              Un ami à moi physicien me disait un jour: désolé pour ta mère décédée mais au niveau supérieur de l’univers il ne s’est rien passé. Il raisonnait à un plus haut niveau: j’ai pas répondu, j’étais triste ce jours là.
              Henri je vivais dans 30m² avec ma gamine en bossant 10 heures par jour pour finir les mois à – 100€. Sans pouvoir chauffer (à Paris), sans voiture ni confort. Vos théories éco pouvaient-elles me permettre d’améliorer notre condition, déménager dans un lieu plus grand, trouver un travail plus juste et moins contraignant? Si ce n’est pas votre propos alors quel est il ? Comment pouvez vous expliquer la vie quotidienne des citoyens avec des principes qui sont à cette vie ce que la fusée est au char à boeufs ? Vous êtes quantique quand on doit juste boucler notre fin du mois Henri. Vous vivez dans un carré VIP entouré de chômeurs et travailleurs pauvres. Pourquoi venir nous parler ici ? Le jargon des sphères vous aide-t-il à causer à vos enfants, votre épouse ? Votre truc c’est super docteur mais ça existe en vrai ? Ca sert à quoi?

            2. La Coupe Est Pleine

              « Votre truc c’est super docteur mais ça existe en vrai ? »

              => Si vous aviez le droit de payer avec des billets de monopoly de votre fabrication …. Oui !

          2. Marc Aurèle

            J’ai eu la chance il y a fort longtemps (c’était après la chute du mur de Berlin, dans les années 92-93) de parler avec un ancien directeur d’usine en Pologne. Il avait une vue incroyablement lucide des mécanismes de la pensée communiste et celle de ses cousins, les socialismes. Je me souviens fort bien d’une de nos discussions, un soir sur la courbe de Laffer.

            Selon lui, la raison profonde pour laquelle les libéraux et la gauche ne pourraient jamais s’entendre à son sujet était qu’à gauche, les régimes possédaient TOUS, de manière plus ou moins profonde dans leur théorie (dont certains les mirent en application – cf PolPot and Co) l’idée que la suppression de la monnaie était ultimement nécessaire et donc devenait un but recherché. Ce qui expliquait, toujours selon lui, qu’une diminution du revenu de l’impôt malgré sa hausse, n’était pas grave du tout, car c’était en fait une des étapes sur le chemin qui devait mener à la fin de la monnaie, ou du moins à la disparition de son importance comme moyen pour le « capitalisme d’opprimer la classe ouvrière ».

            Sans entrer dans les micro « technicalités » de notre prof d’éco plus haut, gardons à l’esprit que l’adultération de la monnaie est une histoire ancienne. une chose est certaine, elle a toujours mené à la ruine des peuples si ce n’est à la guerre. Quand je vois la manière dont la France traite son budget depuis 30 ans, je me demande parfois si nous ne sommes pas sur ce chemin. Quand je vois le « quantitative easing » pratiqué par les USA, je frémis et me demande si 1929 n’était pas qu’une minuscule crise en comparaison de ce qui nous attend.

            1. La Coupe Est Pleine

              Je lis actuellement un bouquin, le journal d’un médecin de campagne dans le Texas Panhandle, de 1870 à 1965. C’est incroyable le nombre similitudes qu’il y a en ce moment avec les années 20 ! ça fait peur !

          3. bof

            « Les autrichiens, comment dire, ils font marrer 95% des économistes et autres spécialistes, et c’est bien logique »

            nous les autrichiens on a vachement de pot ; on écoute un économiste au hasard et on a 95% de chance de se marrer! sur france q c’est pratiquemennt 100% ; rien que des macroéconomistes ; et c’est pas demain la veille qu’ils vont apprendre les rudiments ; comme toi henri ; vachement dur les rudiments!
            a+

  3. Black Mamba

    Hier, je suis allée voir ma banque préférée , oui, je jongle avec 3 banques différentes.
    Depuis 15 ans j’ai régulièrement fait des emprunts toute seule comme une grande sans faire intervenir une seule fois le gros portefeuille de mon époux, je n’ai jamais eu aucun incident de remboursement , des sommes allant entre 8 000 euro à 20 000 emprunés à la banque avec un salaire mensuel de 1500 euros.
    Je n’ai aucune charge directe vu que tous les emprunts communs avec mon époux sont sur un autre compte et là c’est 6 fois plus d’argent qui y passent mais ce sont les revenus de mon époux qui y passent et font tourner les dépenses du ménage . Mais depuis qu’il a quitté la la sécurité sociale ce compte est à mon nom mais il a procuration sur ce compte et il peut l’utiliser comme bon lui semble.
    Donc hier après une longue discussion avec le banquier pour un énième emprunt celui me dit qu’il ne peut plus m’accorder aucun prêt car avec les nouvelles lois bancaires pour protéger le consommateur ma demande de prêt émet un signal d’alerte que je suis insolvable avec mon tout petit revenu vu que sur l’autre compte j’ai déjà 3 000 euros tout les mois à rembourser.
    J’ai eu beau expliqué en long et en large que c’est emprunts sont remboursés par mon époux rien à faire , je n’ai plus le droit de faire un emprunt 🙁

    1. Black Mamba

      Donc notre cher état nounou nous met des barrières, des lois pour encadrer notre vie car il estime que nous consommateurs nous sommes super dépensiers et que nous ne savons pas gérer un budget alors que, lui, il dépense sans compter et distribue des sommes colossales à qui en veut car il est bon. C’est comme ça et puis c’est tout !

      1. Black Mamba

        La famille ? Vous voulez dire!
        J’ai juste une fois fait appel à la famille pour nous aider au démarrage de l’activité de mon époux .
        Aucun membre de ma famille et ni celle de mon conjoint ne nous a prêté un centime. ..
        J’avais fait alors un emprunt personnel à ma banque préférée pour faire l’avance de frais de notaire car la future banque de mon époux ne voulait pas lui prêter des sous pour acheter le fond de commerce s’il ne faisait pas le premier apport . Il nous fallait 80 000 francs à l’époque 😕 .
        Donc depuis nous en sommes bien sorti et ma famille me fait régulièrement des plates excuses 👿
        Donc NON je ne veux plus rien leur demander ni leur devoir .

    2. max

      Bon courage. Dans mon cas, le problème c’est que j’ai une épargne croissante du fait de revenus confortables, plus de 5000 euros nets équivalent français mensuels. Un crédit immo que j’envisage de liquider avec l’épargne.

      La banque prétend que je ne gagnerai rien à faire un remboursement anticipé du crédit immo, pourtant j’ai fait les calculs, intérêts payés versus intérêts perçus de l’épargne et j’y gagne 10 000 euros plus le fait que mon épargne ne sera pas éventuellement ratiboisée façon chypriote.

    3. Fred

      Moi, 0 crédit en ce moment. Je gère à l’auvergnate : j’épargne quitte à me serrer très fortement la ceinture pour ensuite débloquer le cash. J’ai horreur de me dire qu’il me reste des dettes quelque part. Ça vire parfois à l’obsession, pour ne pas dire plus…

      Tenez, je vais vous citer une jolie expression de ces terres sauvages du Centre de la France :  » Qui dépense et ne compte pas Mange son bien et ne le goûte pas. »

      1. LeRus

        Si vous voulez, on peut faire un club.

        Ceci dit, j’évite de dire que je n’ai pas de crédit, je passe aussitôt comme un nanti auprès de gens qui sont plus riche que moi mais qui ont un emprunt.

        l’État français suit d’ailleurs cette logique: Pas de dettes = riche, beaucoup de dettes = pauvre. Il y a une réelle obsession du patrimoine (des élus, pas exemple) mais pas des revenus.

  4. MJ

    Si une famille vivait comme l’Etat…
    globalement juste au détail près du patrimoine. L’Etat peut toujours revendre la joconde et c’est d’ailleurs ce qu’il fait.
    sinon une autre analogie me vient, c’est celle du joueur impénitent.

    1. Une famille aussi a un patrimoine et peut sans problème revendre la voiture, l’ordinateur, l’iPhone ou un ou deux enfants (après tout, l’honnête père de famille est âpre au gain).

      1. hussardbleu

        Les enfants ? cela se faisait fort bien dans l’Antiquité, et il semble que la chose renaisse, avec ces familles stériles prêtes à tout pour avoir des niards…

        Horace avait raison, sans doute…
        Multa renascentur, quae jam cecidere

        Mais WC Fields également…

  5. aristarque

    Un billet de H16 (coécrit, certes, avec B. Créteur) mais c’est Byzance !
    A moins que l’ urgence des temps ne soit de plus en plus manifeste ?…

  6. Paroxystique

    Le plus surprenant est qu’il serait fort instructif de connaître, est l’identité de ce banquier qui va jusqu’à parfois prêter à des taux négatifs…

    Ça me laisse perplexe, un type qui perd volontairement de l’argent pour alimenter ta gabegie… Y a comme une erreur, comme un mensonge de plus…

    Les États se font tourner la dette façon pyramide de Ponzi, ça gonfle, ça gonfle, comme la Tour de Babel, et on sait comment ça finira…

    J’ai hâte de voir ça.

    1. Tranxenne

      Un peu comme un dealer qui te refile de la came gratuite pour te plonger complètement dans la dépendance et t’avoir à sa merci pour faire ce qu’il voudra en temps voulu, peut-être.

    1. Black Mamba

      Il s’agit d’épargner des vies … je veux bien mais d’abord qu’ils arrêtent avec les radars et la sanction des points perdus sur le permis et après on en reparlera 😡

      1. Higgins

        Cette affaire mérite d’être suivie de près. Le premier Scud a été lancé par Valls avant les vacances suscitant un légitime tollé. Car si 10 km/h en moins sauve 450 vies, 20 km/h en sauveront 900, etc… Curieusement, un collège d’expert sortant d’on ne sait où, rend opportunément un rapport allant dans ce sens. Le troisième Scud va être une campagne de presse (nos lèche-bottes institutionnels vont être à leurs affaires) aux petits oignons où va nous être démontré, témoignage de Mme Michu à l’appui, que ce serait mieux pour la sécurité de TOUS!!! Il est facile de deviner de quoi sera fait le 4ème missile. Comme il est impossible de contrôler en même temps l’ensemble du réseau routier français, on va assister à l’irruption d’une surenchère en matière de contrôle, de moyens techniques pour les mener à bien avec au final un paquet d’amende à récupérer. Tout cela pour une baisse marginale qui aboutira, in fine, à un nouveau resserrement dans quelques années. En attendant, le problème au fond ne sera pas traité: code de la route indigeste, mode de formation obsolète, etc… Pour les gens roulant beaucoup, a priori les plus concernés, une seule solution: l’autoroute payante. Ça ne rappelle rien à personne cette chasse à la voiture en ville et l’obligation d’utiliser les parkings de certaines sociétés?
        Je sais également que la commission européenne fait le forcing sur nos clowns pour faire baisser le nombre de morts sur les routes. J’attends toujours une enquête digne de ce nom sur ce sujet qui nous touche tous.

        1. Le Gnôme

          Je comprends mieux pourquoi les magasins de bricolage doivent fermer le dimanche, c’est fou le nombre de morts par accident de tournevis ou de perceuse.
          Il y a beaucoup plus de mort par accident domestique ou par suicide que sur la route. Mais là, ça ne rapporte rien, à part des droits de succession.

          1. Sylvain Jutteau

            Tssss, vous n’y êtes pas, il faut y ajouter les trois taxes funéraires (authentiques) :

            Dans tous les cas : taxe sur le convoi

            En cas de crémation : taxe sur la crémation

            En cas d’inhumation des cendres ou du corps : taxe d’inhumation

        2. Higgins

          Sur les moyens techniques supplémentaires: « Enfin, le CNSR propose de développer le «contrôle sanction automatisé» – en d’autres termes, des radars. L’argent collecté par ces derniers devrait permettre de «financer des actions agissant directement sur la sécurité routière».  » (lire: agissant directement sur le porte-feuille du dangereux automobiliste. C’est là le seul et unique but recherché) source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/05/01016-20131005ARTFIG00289-un-rapport-propose-de-baisser-la-vitesse-sur-les-routes-a-80-kmh.php
          Les moyens techniques, avec la transparence qui caractérise cette république de plus en plus bananière, sont d’ores et déjà programmés et commandés. Réunion du comité Théodule fin novembre qui trouveras tout ça très bien puisque c’est pour la Sécurité de tous (déjà, les moutons bêlent dans les commentaires). Mise en place de cette mesure: après les élections municipales et européennes. Vive la Socialie.

          1. yp

            L’article n’est plus en ligne…

            Mais en parlant du sujet de « la mise à jour des limitations de vitesse », vous avez déjà essayé de rouler à 30km/h en ville ? Pourtant, il va falloir s’y habituer…

      2. vegeta

        la plupart des morts sur la route sont des suicides mais chut faut pas le dire sinon l’état va perdre des milliards d’euros avec la  » sécurité routière »

    2. Tribuliste

      Je ne comprends par qu’ils n’envoient pas encore un fonctionnaire à ma place pour bosser, c’est vrai quoi à nous pouponner autant le faire sérieusement.

    3. pi31416

      J’ai déjà préconisé une mesure semblable. Tous les ans, partout, on réduit la vitesse autorisée de 1 km/h. Un kilomètre/heure c’est indolore, ça passe inaperçu, mais en dix ans on passe quand mêne de 90 à 80 (et de 50 à 40 et…) et ça continue! Imaginez le nombre de vies sauvées en cinquante ans!

      La dernière fois que j’ai proposé cette mesure, j’avais choisi le 1er janvier comme date de changement de vitesse, mais je me ravise aujourd’hui. Pâques c’est bien mieux. Parce que ça change tous les ans. Imaginez le nombre de PV récoltés en cinquante ans!

  7. kloupa

    Pour nos dirigeants, tous plus ou moins acoquinés directement ou indirectement avec la mafia Enarchique, les libertés de l’individu, voilà l’ennemi à abattre. Jamais, depuis que j’ai une conscience politique, je ne me suis senti autant pris dans le carcan d’un régime totalitaire! Ceci parque l’échec complet de la démocratie participative et élective, en plus de sa faillite économique…L’administration, tenue par les Enarques, a fini par confisquer toutes les libertés des individus, car elle détient tous les pouvoirs.

  8. Juan Cojones

    Très interressant !
    C’est bon de démistifier et de rendre compréhensible la réalité derrière toutes les entourloupes politiciennes.

    Donc si on réduisait le budjet de 20-25%, on retournerait dans le « vert, » mais en continant à rembourser les interêts de la dette ?

    Et quelqu’un a-t-il une idée du pourcentage qu’il faudrait appliquer pour pouvoir rembourser la dette ? En 10 ans ? 20 ans ? 30 ans ?

      1. Martini

        « La vaseline va devenir la première importation de ce pays. »

        Excellent. Chaque jour j’ai l’occasion de trouver des perles sur ce blog… La dernière en date que j’avais noté, me semble-t-il, était « C’est rendre hommage à Darwin » de Nocte 😆

      2. LeRus

        « la vaseline va devenir très rapidement la première importation de ce pays » … parce que la production nationale n’arrive plus à répondre à la demande!!!!

  9. Tribuliste

    Oui enfin l’Etat avait un capital coquet et un fond de commerce fiable : la banque centrale. Du jour où il s’est auto mutilé en acceptant d’aller se fournir chez les banques privées il est vraiment devenu « familial ». De plus, à son corps défendant et il en va de même pour les particuliers, si sa dette augmente ses créanciers sont encore mieux nourris… Pourquoi stopper un système qui satisfait l’appât et le requin?

    1. Fred

      Ceci n’empêchait pas à l’Etat de payer des intérêts à la Banque de France. Après, bien sûr, quand on jette son argent par les fenêtres, il ne faut pas s’étonner de se retrouver en situation de surendettement. Ceci n’est qu’une simple question de logique et de bon sens.

  10. trottinette

    J’ai écouté rtl (sisi) avant hier je crois, 8h15. et l’animateur parlait du PIB qui augmenté de zéro virgule vingt %, quand c’est dit comme ça c’est mieux que 0,2; il y a plus de pourcentage. et il a résumé un petit problème. ; depuis 2007, le PIB n’a pratiquement pas augmenté, pendant que que la population augmentait de 4-5 millions (dette passe de 19000 à 29000,/personne ; je ne suis plus sur). Pas de nouvelles richesses, dont faudra bien que quelqu’un paie la note. d’ou augmentation des impôts et/ou budget qui file, on en est là. La part du gateau diminuant, il faudra en chercher ailleurs…

    1. Fred

      Tout le monde connait l’effet déflationniste des hausses d’impôt. Bizarrement, depuis que Cameron a baissé la dépense publique et rendu le barème de l’IR moins progressif, l’économie britannique repart. Alors que nous, on nage dans la semoule grâce à ces braves gens qui ne pensent qu’à une chose : dépenser toujours plus en pensant que les autres paieront. Bref, la cata…

  11. mps

    Mes pauvres amis,j’arrive à temps pour vous sauver, sirènes hurlantes !
    Ayant un jour suivi vote raisonnement (en moins chiffré) sur un de ces joyeux forum de jeunes gauchistes ayant toujours privilégié Krugman et Bourdieu à l’orthographe, j’ai fait grâce à eux des découvertes fondamentales, que je me dois de vous communiquer.

    Comparer la gestion d’un Etat à celle d’une famille, c’est un barbarisme réactionnaire indigne même d’un mammouth lobotomisé.

    Un Etat digne de ce nom n’est pas une épicerie, ne doit rien en avoir à cirer de sa dette, ne doit se préoccuper ni de la rembourser ni même de cesser de la creuser, et s’il doit au moins en payer les intérêts, c’est lâche convention et oppression capitaliste.

    Honteuse de mon master en économie, j’ai faiblement tenté de rétorquer que je ne vois pas très bien qui prêterait encore de l’argent à un débiteur qui ne rembourse ni ne paie ses intérêts, mais là, j’ai appris que j’étais irrémédiablement pourrie, et que ce que l’Etat ne recevrait pas serait tout simplement confisqué, sans que je ne puisse très bien voir à qui ?

    Bref, la notion même de gestion en bon père de famille est un crime contre l’esprit démocratique et un signe patent d’arriération mentale.

    NB : notez bien que mes honorables correspondants gauchistes ne sont pas une secte anecdotique : c’est ce qui est enseigné aux jeunes français, et finit par servir de socle à la gouvernance … Vogue la galette !

    1. Nyamba

      Oh bon sang, j’ai cru que j’étais la seule !! (ça vaut même quatre ou cinq points d’exclamation, mais j’ai peur de passer pour une folle furieuse)

      J’ai innocemment partagé ce billet du jour sur FB, parce qu’il me semblait plein de bon sens, abordable pour le profane – et j’en suis – bref, simple, agréable à lire, et sans parti pris ultraturbolibéral… Que n’ai-je commis là comme atrocité !

      Et que votre commentaire me parle, Mme mps !

      Débat à la limite du houleux avec un « ami » qui conseille de lire Krugman, assure qu’il est techniquement faux de comparer un Etat avec une famille, et qu’il me faut prendre garde à ne pas me laisser manipuler par des sites très orientés idéologiquement … quand bien même je rétorque, avec bonhomie, que ça n’enlève rien au côté pédagogique du billet, et qu’il incombe au seul lecteur de se faire son opinion.

      Un autre contact m’envoie à l’instant un lien vers une vidéo ludique (en mode flash) pour que je comprenne mieux ce qu’est la dette. Je le ne la linke pas, j’ai tenté de la regarder. Mes yeux ont implosé dans leurs orbites. Mes oreilles, elles, saignent encore. [A un moment, la voix off, féminine, posée, maternelle, ultra barbante, invite le spectateur à « imaginer une société dans laquelle les énergies sont entièrement renouvelables, et on ne coupe pas plus d’arbres qu’il n’en pousse ». J’ai failli éclater en sanglots. De rage.].

      Bref, commentaire sans queue ni tête, mais je suis soulagée de vous lire, chers Chevaliers de l’Hashtableronde… Le bon sens n’est pas encore mort, en France.

      1. Pour la vidéo de la dette, je suis sûr que c’est l’improbable bidouillage vidéo de Paul Grignon qui a eu pas mal de succès parce qu’il fait un mélange efficace de 10% de banalités, 10% de trucs justes et 80% de n’importe quoi altermondialeux.

        1. Nyamba

          😯 Z’êtes vraiment trop fort.
          Les 10% de trucs justes, c’était bien cette histoire de plumes employées comme monnaie d’échange ?

          1. Nyamba

            Je viens de faire le lien entre cette vidéo et une mention d’une « vidéo fumeuse » dans votre livre (« Pour en finir avec la loi de 1973 »). Bon, c’est bon signe : un jour tout cela sera bien en place dans ma petite tête 🙂
            Bien à vous !

    2. Val

      « Vogue la galette » excellent !!!!! Et bravo pour votre compte rendu sur les vues économiques des gauchistes : c est exactement ça . Pour eux l argent tombe du ciel , ou alors il vient des hoorrrrrribles capitalistes et c est bien de le piquer . Le rembourser : jamais . Finalement quand on voit leur hyper tolérance aux voleurs , c est logique.

  12. Leolelor

    340 milliards, c’est l’arbre qui cache la forêt. En fait, 46% (taux moyen de prélèvements obligatoires) de 2000 milliards (PIB), cela fait près de 3 fois plus. L’État, c’est une famille zézé non imposable qui n’arrive pas à vivre avec ses moyens plus que confortables.

    1. Higgins

      « Jasmine blue » de Wody Allen, excellent film au demeurant, est une allégorie cruelle mais malheureusement juste de ce qui attend (ou vit si on est très pessimiste) ce pays.

  13. infraniouzes

    On peut trouver un commencement d’explication à cette gabegie effrénée dans la constitution de 1958: en effet, dans son article 27 – traitant des parlementaires – elle précise que « Tout mandat impératif est nul ». Autrement dit, il est impossible d’exiger des comptes d’un politicien qui dépense trop, dans la mesure où il n’a pas enfreint la loi. Il a échoué… ? Et bien tant pis pour ses électeurs… Mais c’est la faute à personne. Donc, il se fait réélire, en remet une couche sur les dépenses passées et… roulez jeunesse, frissonnez et jouissez de la vie. La prochaine fois on fera mieux ou… pire.

    1. Le Gnôme

      Le problème, c’est qu’il se fait réélire. Si les électeurs étaient moins cons, il ne le serait jamais, et serait branché au premier arbre venu tel un vulgaire collecteur d’impôt d’antan quand le roy y allait un peu fort sur la taille.

  14. Jules

    Il aurait été également très intéressant d’y ajouter le fait que ce « bon père de famille » peut faire ses emprunts au nom de ses enfants.
    Ainsi papy qui a vécu à crédit laisse 100k€ de dettes à papa qui lui même en laisse 200k etc …

  15. riton

    Aux prochaines élections municipales de mars 2014, il faudra rassembler un maximum d’abstentionnistes pour signifier notre ras-le-bol du système.
    Voter « blanc » ne sert à rien car ce n’est pas comptabilisé.
    En effet,
    Voter, c’est cautionner le système qui nous étrangle.
    Voter, c’est mandater (en votre nom propre) des élus pour qu’ils contruisent encore plus de médiathèques, de ronds-points, davantage d’esplanades avec jets d’eau pour le plaisir de bobos oisifs, organisent de couteuses manifestations culturelles, projettent l’édification de bâtiments administratifs inutiles conçus par des copains architectes ou des urbanistes qui viendront se goinfrer d’appointements alors que le pays est en faillite
    Voter, c’est accepter la multiplication d’emplois de complaisance , au sein des collectivités locales avec des postes à hauts salaires attribués à des gens souvent incompétents qui font partie d’un clan et courtisent le pouvoir politique.

  16. sylvain rodrigue

    Dommage, il s’agissait pourtant d’un bon sujet. Mais le niveau d’endettement ne dit rien par rapport à la santé financière d’une entreprise ou d’un gouvernement. Certes, le gouvernement français investit mal, et c’est là tout le problème, mais votre article n’en fait pas mention. Cela seul me semble important. 100% de dettes pour Google en 1999 n’aurait pas été choquant à posteriori.

    Cet article me semble racoleur. A force d’être sûr de vous, vous finissez pas sauter des étapes. Dommage.

    1. « le niveau d’endettement ne dit rien par rapport à la santé financière d’une entreprise »
      Ah non, mais une entreprise ou un ménage qui a une telle dette et qui en rajoute un bon paquet tous les ans, c’est franchement pas bon signe. Google peut bien avoir 100% de dettes, il est bénéficiaire, lui.

      Quant aux étapes sautées, je ne vois pas où :les chiffres sont exacts, et la présentation de ce qui se passe aussi. Indépendamment même de ce qui est fait de la dette, un état ou un ménage qui a ce niveau de dette et qui n’a pas présenté un seul bilan positif depuis 40 ans ne peut pas s’en sortir. Point.

    2. paroxystique

      Ce n’est pas à l’état d’investir, il a fait ses preuves dans ce domaine, il doit juste laisser les individus le faire et tout faire pour leur foutre la paix.

      Et notre dette n’est absolument pas un investissement mais un crédit revolving de supermarché servant à peine à payer les intérêts des anciens crédits… Rien de comparable avec une entreprise…

    3. mps

      En fait, votre remarque est celle d’un comptable, qui alignerait tous les engagements financiers indifféremment.

      Or, ces engagements doivent s’évaluer par leur finalité : investissement ou consommation ?

      Deux personnes achètent une voiture à crédit : si c’est pour se balader, c’est une « dépense », si c’est une condition pour le travail, c’est un « investissement ».

      Le problème français, c’est qu’on tente de faire passer toutes les dépenses pour des investissements !

      Donner de l’argent à des crétins sortant de 12 ans d’études gracieusement offertes par le contribuable, et radoter qu’il s’agit d’un « investissement » destiné à en faire des citoyens productifs et féconds, par exemple 🙂

  17. Martini

    « Un billet de h16 et Baptiste Créteur, de Contrepoints »

    Classe.

    Sinon je n’aurais rien à d’autre à dire que pour cotoyer des socialistes (Dieu me pardonne !), selon eux, avoir de la dette c’est tout à fait normal, parce que « l’Etat n’est pas une entreprise ». Et pourtant, tout le problème vient de là.

  18. Jesrad

    Le vrai problème, c’est que la famille « Etafrançais » est parvenue à faire signer un engagement de caution solidaire illimité et perpétuel à la famille « Franceprivée ».

    Si d’un côté les Etafrançais gagnent 2410 EUR et en dépensent 3032 EUR chaque mois, les Franceprivée gagnent 4640 EUR – dont proviennent les 2410 ce qui leur laisse en réalité 2230 EUR pour faire leur mois ; et dont ils épargneraient 379 EUR… ce qui laisse 1851 EUR de conso pour les Franceprivée, bah oui on vit chichement quand on doit filer la moitié de ses revenus à un foyer d’indigents notoires et abusifs comme Etafrançais tout en étant obligé aussi de mettre de côté pour, un jour de plus en plus proche, éponger la dette colossale qu’ils ont accumulé.

    Travailler à hauteur de 4640 EUR… pour au final vivre à peine au dessus du SMIC, avec la promesse voilée que tout ce qu’on a mis de côté sera confisqué de toute façon. Alors, elle est pas belle la vie de français moyen non-fonctionnaire non-privilégié non-élu ? Tout ça parce qu’à côté, dans les ors de l’état, ça se paie sur votre dos un train de vie princier (presque deux fois plus dispendieux). Y a des insurrections qui se perdent.

    1. Val

      @jesrad
      +100000 !!!
      Tout ceci va mal finir et compte tenu du lavage de cerveau local , c est la famille franceprivee qui va se faire zigouiller en plus pour faire bonne mesure. C est toujours comme ça ds l histoire. C est toujours l innocent qui paye. L autre ne supporte plus de vivre face à son reproche vivant et encore moins quand il vit à ses crochets .Alors il le tue. Juifs , templiers protestants, russes blancs , koulaks, la liste et longue ….

  19. marcosocho

    Si un état était une famille, il essaierait à un moment ou un autre d’épargner. Voulez-vous que l’état épargne?
    Une famille gagne de l’argent, l’Etat non.
    Un foyer finit par mourir, un Etat normalement non.

      1. marcosocho

        L’Etat qui épargne ça voudrait dire qu’il prendrait de l’argent privé pour l’investir pour lui (comme si l’Etat savait mieux placer que le privé…) S’il y a un excédent budgétaire constant ça veut dire que les impôts sont trop hauts. Il faut les baisser et comme ça, ça profitera bien mieux à la population.

        Par ‘l’Etat ne gagne pas d’argent » je veux dire qu’il ne crée pas directement de richesses. S’il en crée vraiment, je veux bien avoir des exemples, comme ça je pourrais clouer le bec à des libéraux (…)

        Que l’état meure j’ai écrit ‘normalement’. Il y a beaucoup moins de risques. Il ne serait pas complètement déraisonnable de prêter à 60 ans à l’Etat (ce serait quand même très très risqué mais il y a des chances de revoir son argent) alors que prêter 60 ans à un ménage c’est impensable.

        1. « L’Etat qui épargne ça voudrait dire qu’il prendrait de l’argent privé pour l’investir pour lui »
          CDC.

          « S’il y a un excédent budgétaire constant ça veut dire que les impôts sont trop hauts. « 
          Ou que la croissance est plus forte que prévue, ou que les impôts ont plus rapporté, ou que les baisses négociées dans les services de l’état ont été meilleures que prévues, ou …

          « S’il en crée vraiment »
          Je vois. Vous n’avez pas compris grand’chose. Le problème n’est pas qu’il crée ou pas de la richesse (un enseignant, un type d’EDF ou un fonctionnaire de FT à la belle époque par exemple, crée/créaient de la richesse), mais de savoir
          a/ si c’était compétitif par rapport au privé (rarement voire jamais)
          b/ si la richesse correspond à une demande effective (et là, on rentre dans le problème des hommes de l’état qui ne peuvent être omniscient)
          Bref : vous voudriez clouer le bec à des libéraux, mais vous ne comprenez même pas les notions que vous manipulez comme un gamin de 2 ans de la pâte-à-modeler playdoh.

          « Que l’état meure j’ai écrit ‘normalement’. Il y a beaucoup moins de risques. »
          Renseignez-vous : sur les 100 dernières années, les Etats qui ont fait hyperinflation, faillite effective, qui ont été renversés sont supérieurs à 1 par an.

          « Il ne serait pas complètement déraisonnable de prêter à 60 ans à l’Etat »
          Si, assez. D’ailleurs, il y a 0 OAT à 60 ans et très peu à 50, assez peu liquides du reste (on ne s’étonnera pas pourquoi). Le bon roi, c’est 10 ans. Comme un ménage, peu ou prou.
          Le truc de « l’état a un horizon infini », c’est un pipeau de certains économistes pour justifier tout et n’importe quoi. L’Histoire montre que non seulement, ce n’est pas vrai, mais que l’horizon moyen des états est assez petit (inférieur au siècle en moyenne). Et le fait que des états aient survécu plus longtemps tend plutôt à ne pas rassurer (cygne noir & tout ça).

        2. Calvin

          Si l’Etat « épargne », c’est aussi, parfois, parce qu’il a décidé que si survient un gros imprévu, style grosse catastrophe, il pourra le prendre à sa charge sans gréver ni sa gestion, ni l’équilibre qu’il s’est fixé.
          Et oui, même dans l’imprévu, la gestion de bon père de famille est importante.
          Et si après plusieurs années de bénéfices sans grosse catastrophe, la cagnotte (la vraie, elle) est trop grosse, on peut commencer à rembourser les contribuables.

  20. Eric

    Et ce malgré une dette de CONSOMMATION de 230 000 euros… car 230 000 euros de dette pour un ménage c’est finalement assez courant ! (achat immobilier). Triste qu’on est des gouvernements aussi peu soucieux du sort de la France.

  21. Celes

    « c’est avec l’argent du banquier »
    => Sans oublier que le banquier n’a pas d’argent, c’est en réalité celui des autres…

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