Quelle horreur, la déflation continue !

Les nouvelles économiques, on le sait, ne sont pas bonnes. Au niveau français, le gouvernement semble tout faire pour accroître la confusion et la misère, avec une assez bonne réussite. Au niveau européen, les différentes institutions, même avec l’inertie qui les caractérise, sont obligées d’admettre que la situation n’est pas joyeuse. Mais là où on sait qu’elle est en train de prendre un tournant vraiment croquignolet, c’est lorsqu’un type comme Dominique Strauss-Kahn en vient à l’annoncer publiquement.

Entendons-nous bien : je ne suis pas en train d’expliquer ici que Dominique serait subitement parvenu à un niveau de compréhension tel de l’économie qu’on puisse affirmer que ses déclarations ont pris une valeur. Mais il faut remarquer qu’un keynésien en diable comme lui, toujours partant pour aller claquer du pognon en inutiles et dispendieuses relances, qui annonce que, finalement, ça ne le fait pas trop, cela change franchement du crin-crin habituel de ses amis politiciens et économistes.

En effet, lors d’une conférence à Séoul (il faut bien gagner sa vie, hein), l’ex-ministre socialiste, ex-patron du FMI, ex-inculpé du Carlton, ex-inculpé du Sofitel, ex de Anne Sinclair, a délivré un réquisitoire cinglant contre la stratégie de l’Eurozone qui mène, selon lui, le Vieux Continent tout droit à un « cauchemar » :

« La faible croissance va conduire à des troubles sociaux, puis à des menaces contre la démocratie. Concernant les timides signaux favorables en Europe, personne ne peut croire à cette image rose bonbon. Nous allons avoir une faible croissance qui ne crée pas d’emplois, pendant de longues années, jusqu’à ce que cela crée des problèmes sociaux et politiques. (Les dirigeants européens) se cachent tous derrière la BCE pour camoufler leur inaction. »

Je ne peux pas dire, à proprement parler, que c’est faux. Sa conclusion (à savoir que tout est en train de partir en sucette) est même globalement correcte. Cependant, elle est assise sur des prémisses bidons, comme par exemple, que l’austérité serait en place (la bonne blague), et que les États européens se bousculeraient tous pour faire des coupes drastiques dans leurs dépenses (ah oui ?), et que cette méchanceté budgétaire se traduirait par l’horreur économique et sociale qu’on observe actuellement, pour aboutir à la catastrophe prédite par ce sacré Dominique.

La réalité factuelle, qui ne correspond pas des masses à ce qu’on entend dans les médias mainstream, est évidemment ni rose bonbon, ni similaire aux prémisses implicites du bon vieux Dominique. L’austérité (qui marche lorsqu’elle est vraiment appliquée) n’a pas été mise en place, les dépenses ont continué de plus belle, les relances keynésiennes débiles et forcenées n’ont absolument rien changé au problème initial et la situation est, maintenant, effectivement pire qu’elle ne l’était au début de la crise en 2008.

Ce qui explique d’ailleurs les tourments dans lesquels sont à présent plongés les dirigeants européens à commencer par Mario Draghi, le patron de la BCE dont la prochaine réunion, ce jeudi 14 novembre, devra l’amener à quelques déclarations au sujet de l’inflation, du chômage et de l’euro. Eh oui ! Malgré les différentes opérations menées par la banque centrale et les vigoureuses manipulations de la monnaie auxquelles se sont livrés nos alchimistes économiques, pouf, rien n’a marché comme prévu : l’euro est une monnaie trop forte (ce qui amène un peu d’eau dans les yeux du teckel épileptique montebourgeois) et surtout, la déflation continue de s’installer.

DeflationEt comme j’en vois qui continuent d’être un peu confus devant la bataille que se livrent actuellement les tenants de l’inflation et ceux de la déflation, revenons un peu sur les bases. D’un côté, il est difficile de camoufler les multiples bidouillages qui ont eu lieu, tant côté BCE que côté Fed, et qui visent tous à créer de la monnaie. Cette création a pour but, dans certains cas, de favoriser la liquidité, et dans d’autre, de favoriser une inflation modérée qui est, dans la doxa actuelle, nécessaire pour que tout le monde se porte mieux : les prix montent, les salaires montent, les cours de bourse montent, et psychologiquement, ça inciterait les gens à dépenser. En pratique, on a surtout observé que les sommes ainsi créées s’enfuyaient rapidement vers la bourse et, dans une moindre mesure, l’immobilier (qui recommence à monter doucement aux États-Unis, par exemple). En outre, les pays émergents, aux dernières loges de cette création monétaire, subissent indirectement cette hausse des prix (bon, je passe sur les cas des pays socialistes à la mode chaviste, qui, eux, se prennent en plus les délires monétaires de leurs dirigeants, accroissant ainsi la folie haussière).

Pendant ce temps, les individus qui ont deux sous de bon sens comprennent intuitivement que la litanie des plans sociaux, le chômage qui touche de plus en plus de monde, les perspectives globales médiocres et, surtout, le fait que les dettes s’entassent au lieu de se résorber, tout cela ne peut pas favoriser, à long terme, une reprise économique. Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que les uns et les autres ont une tendance manifeste à thésauriser, d’une façon ou d’une autre, et à remettre autant que possible les achats non indispensables à plus tard.

La bataille entre l’inflation et la déflation fait donc rage actuellement. Je vous invite à relire ce précédent billet qui remet l’ensemble des acteurs en perspective et dont les explications sont encore valables actuellement.

Phénomène intéressant lorsqu’on parle déflation, les analystes keynésiens sortent du bois, ce qui donne lieu à des articles assez croustillants de la part d’une Agence Fausse Presse toujours aussi affûtée. Parce que, comprenez-vous, lorsqu’une déflation s’installe, c’est l’horreur : face à des prix qui baissent, le consommateur diffère ses achats, dans l’espoir de payer encore moins cher demain sa voiture, son canapé, son appartement. C’est horrible, que voulez-vous. Notez que pour le sandwich ou le carré de bœuf, c’est un peu moins vrai : il semble que la déflation ne porte finalement pas trop sur les patates et plus sur les biens … pas indispensables. Dont, d’ailleurs, on finit par voir qu’ils sont toujours achetés. Juste plus tard (après tout, une voiture finit un jour ou l’autre par tomber en panne fatale et nécessiter son remplacement). Peut-être un fait intéressant se cache-t-il dans cette observation ?

Allons. Tout le monde sait que la déflation, cela veut dire des commandes aux entreprises qui baissent, ces dernières qui réduisent leur production, voire les salaires, ou pire, qui licencient, ce qui paralyse encore davantage les ménages, et enclenche évidemment un cercle vicieux dont on ne sort que lorsque tout le monde est au chômage et que plus personne ne consomme.

Comment ça, c’est idiot ? La déflation, ce ne serait pas toujours tout mauvais ?

Ben non. La déflation, c’est, aussi, le retour à la normale, c’est-à-dire le retour à un monde où les gens sont tenus de mettre de côté avant de pouvoir acheter au lieu d’en passer toujours par le crédit. C’est un monde où les individus planifient pour leurs dépenses futures, font attention à leurs dépenses courantes. C’est un monde où la préférence pour l’épargne est supérieure à la préférence pour le crédit. C’est, horreur des horreurs, un monde où le capital peut se constituer par accumulation de richesses produites et non par des jeux financiers plus ou moins opaques. C’est un monde qui incite à la disparition du crédit… et de la dette.

dépoussiérer le dollar - pawel-kuczynskiLa déflation, intrinsèquement, c’est la façon dont les économies françaises et anglaises ont fonctionné pendant tout le 19ème siècle, qui aura laissé une trace abominable de développement scientifique, technique et humain dont beaucoup rêvent encore. C’est aussi, logiquement, la disparition des politiques de dépenses keynésiennes, et, par voie de conséquence, la fin des dispendieuses distributions d’argent des générations futures sur lesquelles ont pornographiquement prospéré tous nos politiciens sur les 100 dernières années.

On comprend l’horreur que cette déflation peut représenter aux yeux des dirigeants actuels.

Maintenant, il ne faut pas se bercer d’illusions : d’une part, ce n’est pas parce qu’on est en déflation depuis un moment que l’inflation ne viendra pas, jamais. Et ce jour-là, absolument rien n’indique que nos banquiers et nos politiciens seront capables de la contrôler (et l’historique navrant des uns et des autres laisse plutôt supposer le contraire). D’autre part, tout retour à la réalité, qu’il soit fait par le truchement d’une déflation ou d’une hyperinflation carabinée, sera extrêmement douloureux. On ne vit pas plusieurs décennies dans le rêve rose d’un socialisme redistributeur aux frais des générations futures sans en payer un jour le prix.

Et le jour où la facture tombera, elle fera mal.

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Commentaires163

    1. Philippe

      Il est tout de même troublant qu’être Ex-quelquechose permet d’être plus libre et visionnaire. Est-ce vrai pour un Ex-résident français ?

  1. Le Gnôme

    La déflation peut être bénéfique, sauf si elle est décrétée par l’Etat, comme celle que fit Laval en 1935.

  2. Martin T

    A relire ou simplement lire – Jean Fourastié « Pourquoi les prix baissent » – 1984.
    « Dans Pourquoi les prix baissent ? (1984) et dans d’autres ouvrages, il a mis en évidence l’ampleur des hausses de revenus réelles engendrées depuis cent cinquante ans par le progrès technique et la croissance de la productivité. À cette fin, il a calculé systématiquement le rapport des principaux prix au salaire horaire du travailleur non qualifié et a pu ainsi déterminer le nombre d’heures de travail nécessaire à un tel travailleur pour payer à différentes dates un kilo de pain, une paire de chaussures ou, plus récemment, une automobile. Des techniques analogues ont permis à Jean Fourastié d’étudier l’évolution de l’éventail des salaires en fonction des qualifications au cours du XXe siècle. »

    En ce qui concerne la déflation et l’inflation, on peut avoir les deux en même temps, cela s’appelle la « biflation »:
    « Dans le cas de biflation, d’une part l’économie est alimentée par une surabondance de l’argent injecté dans l’économie par les banques centrales. Comme la demande reste forte pour la plupart des produits de base les plus essentiels (alimentation, énergie, habillement), leur prix augmente en raison de l’augmentation du volume d’argent permettant de les acheter. L’augmentation des prix pour ces biens essentiels est le bras inflationniste de la biflation. » – source Wikipédia.

    En France nous avons une politique de « piflation », on navigue au « pifomètre », mais c’est un autre sujet…

    Cordialement,

    Martin T.

    1. gem

      Encore une connerie de Wikipedia, sous influence socialoïde. Qui confond hausse des prix et inflation, alors que ce sont deux choses fort différente.
      L’inflation c’est la perte de valeur de la monnaie, par rapport à elle-même (à la période précédente). Parallèlement, les prix de divers autres biens montent et descendent les uns par rapport aux autres (y inclus par rapport à la monnaie), ce qui est normal et n’a rien, mais RIEN , à voir.

        1. Martin T

          Oui je rajouterai à cela l’effet Cantillon qui se manifeste dans la bulle de toutes les classes d’actifs risqués (flambée des actions, des obligations HY, etc.).

          Nota bene: Dans l’équation classique de l’échange on a:
          MV = PQ.
          PQ = PIB nominal, Q = PIB réel, P = inflation/déflation, M = offre de monnaie/masse monétaire, and V = velocité de la monnaie.
          -monnaie endogène, PQ => MV (Hume, Wicksell, Marx)
          -monnaie exogène, MV => PQ (Keynes, Monétariste)

          On notera que la grande erreur des monétaristes comme Friedman était de croire que la vélocité est constante (il aura fallu attendre 2003 pour un mea culpa de ce dernier).

          Pour Keynes, la quantité de monnaie n’a pas d’importance et les Keynésiens de la Fed restent persuadé qu’en maintenant les taux à zéro, ils vont arriver au plein-emploi…Pour Keynes la vélocité de la monnaie évolue de concert avec le niveau d’activité économique et les taux d’intérêts.

          Dans l’effet Cantillon nous avons
          Δ M => Δ prix des actifs

          Par conséquent l’effet Cantillon dans la création des bulles spéculatives telles que nous les constatons actuellement est une autre manifestation de l’inflation, cette dernière se transmettant dans un premier temps dans les classes d’actifs risquées (actions, obligations à haut rendement, etc.). Mais cette inflation finira à se transmettre ailleurs que dans les cours de bourse.

          Le phénomène de « biflation » est donc bel est bien présent actuellement dans le système.

          Cordialement,

          Martin T.

        2. Peste et coryza

          Stagflation ou slumpflation, selon si les MP sont limitantes ou non.
          La première engendre des troubles graves, la seconde est signe d’effondrement.

          De toute façon, des salaires qui baissent et les prix de la bouffe qui montent, ça ne peut engendrer que des troubles, surtout avec une population d’urbains.

      1. eheime

        @ Gem

        Vous allez un peu vite ..

        L’inflation, originellement c’est l’augmentation de la masse monétaire (Inflation, as this term was always used everywhere and especially in this country, means increasing the quantity of money and bank notes in circulation and the quantity of bank deposits subject to check. Von Mises).
        Comme elle aboutit systématiquement à une hausse des prix (selon la simple loi de l’offre et de la demande que les socialistes ont souvent bien du mal à admettre/comprendre) le terme a dérivé de sens et désigne aussi (et même plus souvent) la conséquence : la hausse des prix. Et donc par conséquence la perte de la valeur de la monnaie comme vous le dites, par extension.
        Je ne concluerais pas aussi vite que Wikipedia a tort à votre place.

        Pour mieux comprendre :
        http://mathieubedard.wordpress.com/2011/03/21/quelle-definition-pour-le-mot-inflation/

        1. gem

          ici je poste des choses courtes. Je sais que les keynésiens ont tout pollué, à commencer par le sens des mots. Il n’en demeure pas moins que que que soit la façon dont on le tourne on en revient toujours, en réalité, à ce que je disais : inflation = baisse de la valeur de la monnaie par rapport à elle-même à la période précédente. Rien de plus, rien de moins. Et en particulier pas la hausse des prix, qui, elle, peut résulter d’autres causes qui n’ont rien à voir.

  3. GameOver

    La seule raison qui motive a lutter contre la deflation est l’inflation de la dette…. isn’t it ?

  4. Calvin

    Merci pour cet éclairage qui n’est qu’une version supplémentaire de décrire le tableau actuel.
    Je préfère lire cette vision logique et implacable que l’apparente simplicité (et très orientée) donnée par l’ineffable DSK (dont je rappelle ma récente description : DSK, 50% ludique, 50% lucide, mais 100% lubrique).

  5. Yrreiht

    Malgré la pertinence des arguments exposés, j’ai encore du mal à admettre la déflation plutôt que l’inflation.
    Face aux mouvement sociaux, que feront-ils ? La seule chose qu’ils savent faire, arroser d’argent gratuit, et quand les poches des « riches »seront complètement vides, hé bien ce sera directement imprimé. D’où l’inflation.
    Et en attendant je n’ai pas du tout remarqué de déflation en faisant mes courses, moi, et ma femme non plus…

  6. LM

    J’ai lu ce matin que BNP réduisait la voilure sur les emprunts immobiliers suite à la baisse des volumes sur ce secteur qui fait suite à la baisse des volumes sur les crédits conso ainsi que les crédits aux entreprises. On a donc là, le cauchemar idéal pour un homme politique.
    Baisse de l’encours de crédit = faillite du système de monnaie fiduciaire.
    Enfin, nos génies du gouvernement ne le comprennent pas car ils n’ont aucune idée du fonctionnement de la monnaie. Par contre, les banquiers centraux en sont totalement conscients.

  7. LeRus

    Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les socialistes sont pour le crédit alors que c’est, à mon avis, profondément dangereux pour les gens modestes.

    Mais non, on continue, envers et contre tout, à privilégier et aider les endettés et surendettés, alors que les cigales qui vivent sans crédit sont stigmatisés comme des nantis (whouah, il a payé sa voiture cash, comme il est riche) et sont taxés à mort (pas d’exonération d’impôts sur des crédits qu’on a pas).

    « I believe that thrift is essential to well-ordered living. »
    John D. Rockefeller

      1. Aristarque

        Pensez-vous! Il y a de nombreuses régions agricoles à hauts revenus où l’on vote bien à gauche pour autant…

    1. Aristarque

      Ceux qui consomment à gogo et à crédit sont bien vus des HP parce qu’ils activent de la création de TVA immédiate et soutenue, ce qui est l’ objectif des argentiers gouvernementaux depuis des lustres. Tout est fait dans ce pays pour susciter de la TVA par n’ importe quel moyen parce que cela rapporte beaucoup et que cela se passe, nominalement de façon invisible. D’ où l’ apparition d’ obligations nouvelles, stériles sur l’ activité économique mais pas sur celui du commerce (même si cela fait importer des objets de l’ extérieur) et donc de la TVA finale.
      Les mauvais citoyens, en épargnant préalablement à leurs achats, ralentissent cette production de TVA, voire peuvent en faire perdre en abandonnant ou en reconsidérant leurs projets…

  8. Monoï

    L’inflation sert surtout à réduire la valeur nominale de la dette étatique. 100 euros prêtés à l’état il y a 10ans ne valent plus la même chose maintenant mais l’état ne vous doit que 100 euros.

  9. Von Mises

    Encore et toujours l’école autrichienne, qui a vu les effets dévastateurs (Weimar) d’un keynesisme effréné:
    « Il n’y a aucun moyen de soutenir durablement un « boom » économique résultant d’une expansion du crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de l’expansion monétaire, ou bien plus tard par l’effondrement complet de la monnaie qui est en cause. »
    Ludwig Von Mises (Wikipedia)

    On s’oriente plutôt allégrement vers le crash monétaire …

  10. Palamède

    Je suis surpris par le silence des agences de notation, concernant notre douce France. Avez-vous une explication ?

  11. Karamba!

    Ce qui créé la flambée des prix actuellement reste la rareté et la nécessité. Dans l’immobilier, toujours pareil, sauf interventionnisme idéologiquement foireux de Duflot, c’est l’offre et la demande qui fixe le prix. au delà de la capacité à emprunter de l’acheteur, il demeure toujours plus compliqué de faire une plus value sur la vente de votre bicoque dans un coin paumé de province qu’à Paris.
    Pour la consommation courante, on remarquera que la bouffe n’a jamais été aussi peu accessible avec un panier qui a flambé depuis disons 2008. On sent effectivement qu’on exploite la nécessité de se nourrir correctement (nouveau luxe) là où on sera bien plus arrangeant commercialement pour vous fourguer des breloques rutilantes dont vous pourriez vous passer aisément.
    En sachant aussi que la loi vertueuse de l’offre et de la demande est en permanence pervertie principalement en France par des situations monopolistiques favorisant les ententes qui faussent la libre concurrence…

    1. Peste et coryza

      Pour l’immo, c’est simple :
      – plus de prêt des banques sauf aux ménages +++.
      – Paris, c’est le tiers du PIB français.
      – démographie, immigration externe t interne (les français sont tendance à quitter le nord et l’est pour aller au sud et à l’ouest).

      Pour la bouffe, c’est simple aussi :
      – banksters, traders du marché des MP et autres voleurs qui faussent le marché à la hausse.
      – Chine et Russie qui stockent à gogo
      – Mauvaises récoltes en Russie et USA.
      – Tensions sur les céréales et sur le marché de la viande.

      @Karamba
      Le marché est non seulement biaisé, mais en plus, par définition, n’est pas efficace pour gérer les pénuries autrement qu’en accumulant les crèves la faim.
      La seule méthode efficace connue pour gérer une pénurie chronique, c’est celle des militaires : le rationnement.
      Ou alors, augmenter la résilience de la population… pas glop pour le PIB et les escrolos tout ça.

  12. Penthiévre

    Et pourquoi ne pas envisager une sortie organisée de l’Euro (et par la même occasion de l’UE) sans attendre le crash.
    La question de l’inflation et de la déflation se poserait tout autrement.
    Votre avis?

    1. DirtyBond

      L’un des gros problème quand vous sortez d’une monnaie c’est que votre dette reste libellée dans la monnaie initiale, et que vous vous prenez systématiquement la dévaluation dans la figure.

      1. Golvrak

        Ce n’est pas nécessairement vrai. Si on considère que la dette a été contractée dans la monnaie légale du pays, elle doit être remboursée également dans la monaie légale qui se trouve avoir changée. Exemple: la France sort de l’euro un Vendredi soir, opte pour un nouveau franc qui vaut 1 franc = 1 euro. la dette est automatiquement libellée dans la nouvelle monnaie légale, le nouveau franc, d’un même montant. Manque de bol, trois jours après, le franc nouveau est dévalué de 30%. La dette aussi.

        1. Duché de Lorraine

          Golvrak, les parités monétaires fixées depuis le passage à la monnaie unique n’ont pas changé !! ; 1 € = 6.5556 francs français ( et de mémoire incertaine…. 1.90 DM ).

          1. Théo31

            Vue la réponse argumentée faite à Georges Kaplan suite à son article sur la spéculation sur le marché de l’oignon, Jorion le bat à plate couture.

            Mais le débilon d’or toutes catégories peut être attribué à Krugman

    2. Von Mises

      Une sortie de l’euro ?
      un Hiroshima monétaire …
      un retour vers le franc, qui sera de suite attaqué par les vilains marchés, dévaluation drastique (imaginez un plein d’essence à 300 euros), une dette de 2000 milliards d’euros, qui convertie en francs dévalués, doublerait de volume … des taux sur la dette qui exploseraient (à partir de 6-7% un pays endetté comme la France explose), donc la France ne peut plus faire appel aux vilains marchés, donc la France doit vivre sans emprunter les 100 milliards (d’euros) qu’il lui faut chaque année, c’est à dire couper les retraites, salaires du public etc …de 30 à 50%
      Bienvenue à la Roumanie de Ceausescu…
      vous avez dit révolution ?
      je suis allé à Reykjavik, après le big one en Islande, dans le cadre d’une mission … le pays ressemblait à la Corée du Nord … trop long à évoquer ici, mais la baisse du niveau de vie a été terrible …

      1. Penthiévre

        Texte tiré de http://russeurope.hypotheses.org/1639

        En cas de dissolution de la zone Euro, toutes les dettes émises sur le territoire national sont immédiatement re-dénominées en monnaie nationale. C’est la règle du Droit international, règle qui a connu de multiples applications depuis 1918 car on ignore trop souvent qu’un grand nombre d’Union Monétaires se sont dissoutes. Seules les dettes qui n’ont pas été émises sur le territoire national pourraient être l’objet d’un contentieux. Dans le cas de la France, c’est 15% de la dette souveraine qui est dans des contrats de droit étranger. Le contentieux ne porterait donc que sur ces 15%. Si le gouvernement français décide de compenser totalement la dévaluation, cela veut dire que dans le cas d’une dévaluation de 25%, il compensera 25% x 15%. Au total, c’est un accroissement de 3,8% de la dette. En fait, les calculs montrent qu’en raison de l’accroissement rapide de l’activité et du fort mouvement de retour à l’emploi, la dette française passerait dans les deux ans après une dissolution de l’Euro de 91% du PIB (niveau actuel) à 85% (au pire) et 75% au mieux.

        1. eheime

          « C’est la règle du Droit international »

          Peu importe la règle. On s’en fiche.
          La règle c’est celle du plus fort, en l’occurence l’Etat.
          S’il ne veut/peut plus payer, il ne paye plus.
          S’il décide de vous rembourser en pièces en chocolat au lieu de bons Euros bien solides, qu’allez vous faire ?? Rien. Vous pouvez déballer tous les textes que vous voulez, quand y a plus de sous, y a plus sous !

        2. Von Mises

          Effectivement, nous n’avons pas les mêmes références …
          Jacques Sapir : La fin de l’eurolibéralisme
          http://contreinfo.info/article.php3?id_article=353
          vous indiquez que : ‘Seules les dettes qui n’ont pas été émises sur le territoire national pourraient être l’objet d’un contentieux. Dans le cas de la France, c’est 15% de la dette souveraine qui est dans des contrats de droit étranger. Le contentieux ne porterait donc que sur ces 15%.’
          Sachant que 70% de la dette française est entre les mains de non-résidents, voir :
          http://www.economie.gouv.fr/facileco/comptes-publics/dette-publique
          … ‘Les pays de la zone euro font davantage appel aux investisseurs étrangers que le Japon, les États Unis ou le Royaume Uni. Au sein de la zone Euro, la France (70 %) vient en 4ème position derrière l’Irlande (85 %), le Portugal (75 %) et la Grèce (71 %). L’Allemagne est à 53 %, l’Italie et l’Espagne à 44 %.’
          Entre nous, l’Agence France Trésor a fait fort, on a failli monter sur le podium, encore un effort, et on bat la Grèce ..
          Donc pour en revenir à cette question de ‘nationalité de la dette’, il ne reste qu’à espérer que le gouvernement chinois -par exemple – en cas de défaut de la France, s’asseye tranquillement sur un paquet de quelques dizaines ou centaines de milliards d’euros de dette française qui sont dans son portefeuille, et qui ne seront pas remboursés au nominal, parce ce sont des contrats de ‘droit national’ …cool … c’est vrai qu’ils sont cool les chinois …vous voulez parier qu’ils ne seront pas d’accord, quel que soit le droit applicable, et qu’ils nous ferons (gentiment) comprendre qu’ils ne sont pas d’accord, mais pas du tout du tout, et qu’il veulent TOUT récupérer, à l’euro près..sinon rétorsion, par exemple sur des investissements français en Chine …
          Tout pays endetté est vulnérable … d’ailleurs les allemands, qui ont tellement confiance dans notre beau pays, ont récemment demandé la restitution intégrale de leur stock d’or déposé à la banque de France (http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/16/l-allemagne-rapatrie-son-or-de-france-et-des-etats-unis_1817981_3234.html)
          Quant aux calculs dont vous parlez (retour à une dette française qui passerait dans les deux ans après une dissolution de l’Euro de 91% du PIB (niveau actuel) à 85% (au pire) et 75% au mieux… c’est super rose bonbon, du bisounours pur jus comme scénario … les entreprises françaises, avec le niveau de charges et taxes qu’elles supportent aujourd’hui ne sont tout simplement plus compétitives …point barre .
          Mais, mieux que la théorie, la pratique … allez vérifier sur pièce, en Islande, en Argentine, au Vénézuela aujourd’hui (même le Japon aujourd’hui, je ne les vois pas revenir à une croissance de 5%, et ils n’ont pas les 35 heures)… les conséquences d’une dévaluation à la hussarde – soit disant ‘compétitive’ – suivent rarement le schéma prévu (à vrai dire jamais) ; les faits sont étonnamment têtus …
          PS : de toutes façons, on verra assez vite qui a raison ; déjà, le fonds souverain Norvégien, premier investisseur du CAC40, a annoncé qu’il n’achètera plus de dette française en 2014, et s’est délesté d’une bonne partie de ses emprunts du Trésor français ;
          Ces Norvégiens, ils sont vraiment mauvais en calcul … http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-fonds-souverain-norvegien-s-allege-sur-la-dette-francaise-923684.php

          1. Aristarque

            Un des Rothschild disait que la cause de sa fortune résidait dans le fait d’ avoir vendu toujours trop tôt! Si les Norvégiens (qui ont sagement décidé de ne pas faire bombance pendant qq décennies pour thésauriser leur pétrole) l’ ont lu….

      2. max

        C’était plutôt la déflation quand Adolf est arrivé.

        Les contrats de dettes sont libellés majoritairement dans la monnaie du pays emprunteur, donc si retour au franc ces contrats sont en francs. Si sortie de l’Euro, c’est probablement le Mark qui montera, le franc éventuellement baissera un peu. Le plus compliqué va être de dépatouiller tout ce qui a été établi par Target. En cas de dévaluation forte du franc, les agriculteurs bretons et autres ne vont pas apprécier du tout., leur facture d’intrants( engrais, fuel tracteur, transport ) va grimper au murs.

        1. eheime

          Ce qui serait à craindre, ce serait que les locaux convertissent en monnaie étrangère. Exemple : les français risquent de préférer d’être mayés en marks allemands, plutôt qu’en francs français ou en Drahmes grecs …
          Et si vous prenez des mesures autoritaires, ça va se savoir avant … et ça se verra donc vous aurez des fuites de capitaux démentielles, liées à la peur, pire encore que si vous laissez faire.

          1. eheime

            En fait on se retrouverais au meme probleme que les argentins lorsque la convertibilité du pesos argentin avec le dollar a cessée.

            Selon moi, ils auraient du dévaluer progressivement et de façon prévisible, annoncée à longtemps à l’avance plutot que de prendre les gens par derriere : résultat plus personne ne veut de pesos . alors qu’avec une depreciation prévisible, les acteurs en auraient tenu compte, mais ils auraient pas forcément tout balancé.

            1. GameOver

              Devaluation previsible :
              Si on me dit qu’on va devaluer de 20% dans 3 mois, je balance tout dans une autre monnaie et je reviens dans la monnaie initiale apres la devaluation. Je fais la culbute de 25% par rapport a mes congeneres. Quelques fortunes ont du se creer de cette facon.

            2. eheime

              La question est : à quel prix vous ballancez ? Car d’un côté, vous ne serez pas le seul. De l’autre, si vous y allez trop franco, d’autres collecteront votre monnaie pour acheter de la production locale à prix discount et vous l’aurez dans le baba.

            3. GameOver

              On devalue de 20% dans un systeme de change fixe, sinon c’est le marche qui se charge de la valeur de la monnaie. Dans un systeme de change fixe, si l’on veut decider du taux de sa monnaie il y a interet a avoir du monde derriere : des devises. Voir l’exemple du CHF qui s’etait arrime a l’euro pour ne pas descendre en dessous de 1.2 pour 1.
              Donc si vous decidez de devaluer de 20% dans 3 mois c’est que vous annoncez au marche que dans 3 mois vous allez mettre en circulation 25% de papier monnaie en plus. L’annoncer c’est l’acter.

      3. hussardbleu

        oui… on a vu en Islande des traders redevenir pêcheurs…. they were sinners, they reverted to fishing…. et pi, hein, le poisson c’est plein de phosphore… « financial genius is before the fall »… comme disait le bon John Kenneth

          1. ertyu

            Une personne qui gagne bien sa vie va dépenser et donc faire marcher les choses autour de lui. Soyez pragmatique.

            1. Peste et coryza

              On peut dire la même chose d’un mercenaire ou d’un mafieux.
              Je ne suis pas vraiment convaincu que leurs dépenses dans l’économie locale compensent les nuisances qu’ils y ont causé…

      4. eheime

        La sortie de l’Euro est une chimère inutile.
        L’euro n’est pas parfait, mais en l’état il n’est pas si mal.
        Même si à mes yeux, il fait l’objet de trop d’interventionisme de la part de la banque centrale, force est de constater qu’il est assez stable et inspire confiance. De plus la BCE ne peut pas ignorer totalement les politiques monétaires extérieures, ni l’assèchement brusque des liquidités lié à la perte de confiance généralisée et à des ratios d’endettement rectifiés trop brusquement. En revanche elle ne devrait pas « prêter » à des organes en faillites (Grèce, ..)

        En tout cas, il est certainement meilleur que ne le serait un franc français controlé par nos guignols de gouvernants. Il permet des echanges mondiaux/européens facilités. Il permet une fuite des capitaux en cas de folie gouvernementale et constitue donc une garantie contre la province européenne France. Il est tout de même plus simple à manipuler dans les échanges que ne le serait l’Or (qui connaissait bien des escroqueries, manipulations en son temps).

        Il n’y a aucun probleme majeur avec l’euro méritant de le quitter. Il y a seulement un (très très très) gros probleme de gouvernance, tout du moins en France.

      5. Golvrak

        Pas d’accord du tout. Voir ci-dessus pour la dette. Quant à économiser 100 milliards d’euros par an, ce n’est pas impossible: d’abord avec tous nos comités Théodule et projets stupides la France gaspille chaque année dans les 40 milliards. En suite, en supprimant les départements et 500000 mille autres fonctionnaires inutiles (tout en supprimant en même temps les règlements idiots qui les occupaient), on doit atteindre les 60 autres milliards. Les marchés, voyant cet effort sans précédent, ne seraient sans doute pas si méchant que vous le supposez.
        Certes, cette potion amère aura pendant un ou deux ans un effet récessif certain. Mais si on remplace le code du travail par une dizaine de pages et si on passe le taux de TVA à 25%, on doit pouvoir baisser les impôts sur les entreprises de façon à donner un boost nouveau à toutes les TPE/PME.
        En fait, à part une implosion complète, je ne vois guère d’autre solution pour s’en sortir et redresser durablement le pays.

        1. yp

          Le problème des entreprises n’est pas tant le montant de l’impôt que le montant des charges salariales auxquelles elles sont soumises ainsi que l’insécurité législative…

        2. Von Mises

          Chiche …
          mais je ne vois pas l’ombre d’une Thatcher (ou à défaut Merkel) pour mettre ça en musique;
          en France 5 à 10 000 personnes peuvent bloquer le pays en 24h (RATP, SNCF, Contrôleurs aériens, EDF …); que des bons …
          ils vont rester les bras croisés ???

      6. Jacques

        Je ne suis pas d’accord, sortir de l’euro et arrimer le nouveau franc à l’or éviterait ce que vous imaginez. Le nouveau nouveau franc pourrait même s’apprécier très rapidement

        1. Von Mises

          OK sur le principe, mais en réalité:
          dette française: 2000 MM d’euros (qui augmente chaque jour)
          déficit p.a; : 100MM d’euros
          réserves d’or: environ 2400 tonnes soit 100 MM d’euros
          donc déjà, pour garantir la dette, il faudrait 20 fois plus de réserves

          No way / les comptes n’y sont pas; les marchés vous fusillent … (allez demander à votre banquier un prêt pour 20 fois la valeur de votre maison … je pense qu’il va appeler le Samu)

          1. Jacques

            C’est un des paramètres, en effet, mais pas le seul, l’or n’est pas la seule chose qui peut être donnée en contrepartie en remboursement d’une dette… A mon sens, arrimer le NNF à l’or et laisser les dettes extérieures libellées dans un euro qui s’effondrera de toute façon, cela serait assez élégant… sauf pour les créanciers, bien sûr. Mais bon, eux ils auront joué et perdu !

            1. Von Mises

              Joué et perdu ? pas si sûr …
              les boîtes françaises (Peugeot, Total, LVMH etc…) ils ont combien d’actif, d’usines à l’étranger … 100 MM, 600 MM ou plus ?
              Si la Chine saisit l’ensemble des usines Citroën sur son territoire, combien de temps avant que que Citroën dépose le bilan… ce qui ferait quelques chômeurs de plus en France … mais bon, on n’en est pas à 10 000 ou 50 000 près; plus ennuyeux, il nous manquerait peut être quelques pièces détachées pour nos Airbus et autres, sans parler des terres rares …http://chine.aujourdhuilemonde.com/fin-de-lembargo-chinois-sur-les-terres-rares
              en fait, c’est la menace qu’ont fait les chinois aux USA, qui pensaient swapper sur un nouveau dollar d’un montant 10 fois supérieur à l’ancien (les chinois se retrouvent avec un gros paquet de dollars dévalués); ils ont fait savoir (diplomatiquement) qu’ils saisiraient les biens US chez eux .. est ce que les US enverraient l’armée ? j’en doute …

            2. Jacques

              Oui, Von Mises, mais entre ce qu’on doit et ce qu’ils peuvent prendre, il n’y a pas photo… De toute façon, en étant lucide, on sait très bien que la guerre économique a des prolongements dans toutes les autres formes de guerres, et rien n’est exclus, même pas voir le pays occupé et pillé, alors quitte à choisir…

            3. Peste et coryza

              Sauf que c’est là que l’on voit la connerie du commerce à tous crins. A la guerre, on ne commerce pas avec son ennemi, on le pille.

  13. LaM

    MERCI.
    Ca fait des années que je lis de part et d’autres que la déflation ça serait franchement l’antéchrist, alors que qd je retourne le problème dans tous les sens, j’ trouve des avantages considérables.
    Pour moi c’est même le propre de la croissance économique, la productivité augmente, les capacités de production aussi, les savoir faire s’améliorent … et donc le prix d’un bien X est sensé baisser, pas augmenter.
    Bien sur on pourra avec tout ça créer un bien Y qui sera mieux et donc plus cher, mais le bien X, lui, doit baisser de prix.

    Le marché des nouvelles technologies est très déflationniste, est ce que ça reste un marché plat qui peine à se financer pour autant ?

    1. max

      Si déflation, rapidement le chômage augmente à moins de baisser les salaires, ce qui n’est jamais bien accepté.

        1. eheime

          Ils ne sont pas en train de mourrir la bouche ouverte non plus.
          Ils ont surtout fait de grosses betises (bulles énormes). Ils ont fait le choix d’étaler le mal sur la durée avec la déflation lente. Ils sauraient pu tout solder d’un coup avec des faillites. En tout cas il y avait un passif à solder, ils ne pouvaient pas s’en tirer avec des echanges de petits bisous.

          Le probleme de la deflation lente, c’est que ca permet aux plus responsables de s’en tirer, et en plus comme ça amoindrit le mal, ça à tendance à faire reporter les réformes.

        2. max

          Au Japon, ça parait encore plus clair qu’ailleurs, il y aura défaut sur dette, détenue par… les japonais.

          1. eheime

            Il y a une autre possibilité : ils paient les créanciers avec du papier.

            C’est un peu ce qu’ils font déjà d’ailleurs. Sans le dire officiellement.

            Je pense pas qu’ils feront défaut officiellement. Pas leur mentalité.

        3. LaM

          Les japonais sont pas dans une spirale déflationniste « naturelle », il suffit de voir le cout de la vie et des apparts sur place.
          La BOJ imprime tellement qu’ils ont un mix dégueulasse inflation/déflation.

      1. LaM

        Ca serait vrai si les compagnies faisaient un produit et s’arrétaient.
        La baisse des prix n’est pas une fatalité quand on continue d’innover. Les salaires stagneraient ou augmenteraient moins vite mais le pouvoir d’achat augmenterait. Du coup le montant du salaire est -il bien important ?

  14. Fll

    On devrait tenter de monter un réseau d’entraide pour ceux qui souhaite s’expatrier… Parce que ca sent pas bon du tout quand même.
    Si même ce crétin commence à le claironner ouvertement, c’est que la situation est peut-être bien pire que ce que nous même le pensons.
    En gros, ca pue du cul grave …

      1. eheime

        Je pense que c’est une possibilité.
        L’autre c’est une politique d’inflation monétaire.

        1/ On sait que les Etats voisins (eux memes tres endettés, y compris l’Allemagne) ne pourront/voudront pas payer pour des Etats comme la France.
        Une solution, probable, mais difficile à déterminer dans le temps, sera le défaut, au moins partiel, et probablement assorti de mesures confiscatoires type Chypre, histoire de dire aux créanciers internationnaux « vous voyez, vous n’êtes pas les seuls perdants, car la population elle-aussi est spoliée ».

        2/ L’autre solution, celle à laquelle je croyais, et qui ne s’est pas (encore) produite, c’est une entente de tous les Etats de l’euro pour réviser Maastricht et rembourser partiellement les dettes des Etats à coups de monnaie imprimée, ni plus ni moins (ça revient en fait à une bonne dévaluation en réalité). Accompagné de réformes concrêtes, ça pourrait même passer assez facilement auprès des étrangers.
        Cette solution n’est pas envisagée pour le moment. Mais moi j’y crois.

        1. Duff

          C’est l’Allemagne qui va sortir en premier, avec d’autres pays serieux, selon le plan de Markus Kerber, my guess

          1. eheime

            Pas impossible effectivement. Mais ils y perdraient des plumes eux aussi. Le mieux ce serait de s’entendre .. mais l’intelligence est rarement la voie préférée.

            1. yp

              Même probable. Je ne sais plus ou je l’ai lu (ça fait un moment déjà), les teutons auraient même déjà défini les règles de conversion des comptes bancaires (les comptes bancaires des non résidents restent libellés en euros-pigs.)

            2. Duff

              Mieux vaut y laisser des plumes que tous ses clients exengues… donc la solution prendra forcement du temps a s’imposer d’autant plus que ni les dirigents francais espagnols et italiens ne se posent aucune questions sur l’euro meme quand il franchit les $1,4

            3. eheime

              @ Duff

              Dans la vraie vie, l’Allemagne a tout de même besoin de vendre ses produits manufacturés à ses voisins.
              Si elle n’accepte plus de commercer à bon prix avec eux, ils produiront eux-mêmes. La France, l’Italie, l »Espagne savent faire. Peut-être moins bien, mais ils savent.

            4. max

              eheime

              Les produits allemands on une faible élasticité prix, ensuite une monnaie forte permet d’acquérir des entreprises hors Allemagne.

            5. Aristarque

              Oui, dans le principe, on peut se remettre à fabriquer directement ce que l’ on importe. Dans la pratique, ce ne sera pas en qq années qu’ on effacera la situation engendrée par un demi siècle de dépérissement industriel. Surtout pas avec l’ équipe de branquignols en charge du pays, eux qui seraient à peine capable de gérer une ville de 100Khabitants. Ni avec des socialoïdes soi-disant de droite. Bref, yapuka et yfodrékon…

  15. Diner de Chasse

    Bonjour,

    Je ressors un édito de Sannat, qui exposait le concept de l' »indéflation »: inflation et déflation simultanée, ( même si a priori abérration économique.)
    http://www.lecontrarien.com/oubliez-linflation-ou-la-deflation-voici-lindeflation-22-02-2013-edito
    J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur celui ci, étant relativement novice en économie. Et ma deuxième question: dans une telle configuration, quid de l’Or, conseillez vous de garder ses positions en MP physique?

    1. Pour l’article : l’indéflation, c’est la biflation (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Biflation) ; Martin T. en parle dans un commentaire plus haut. Donc Sannat a raison (et c’est ce que je constate aussi dans mon billet du jour).
      Pour l’or : gardez.

      En cas de déflation, ce sera une MP qui perdra le moins. Du reste, la Chine et l’Inde (notamment) continuent toujours d’en acheter. De façon générale, faites ce que les Banques Centrales font. Actuellement, elles vendent du dollar et achètent de l’or… Et en cas d’inflation, l’or est encore un bon placement. Le cas où l’or n’apporte rien est celui où on est en déflation modérée dans un cadre de croissance et de dettes faibles ou nulles, cas où il est bien plus rentable d’investir dans les entreprises et l’innovation que dans la thésaurisation d’un métal. Nous ne sommes pas dans ce cas là actuellement.

      1. Diner de Chasse

        Merci H16, vous confirmez donc mes pensées. Je flippais surtout pour l’hypothèse déflationniste que j’envisageais peu jusqu’ici…

      2. Vladimir Vladimirovich

        @ H16

        « Le cas où l’or n’apporte rien est celui où on est en déflation modérée dans un cadre de croissance et de dettes faibles ou nulles, cas où il est bien plus rentable d’investir dans les entreprises et l’innovation que dans la thésaurisation d’un métal. Nous ne sommes pas dans ce cas là actuellement. »

        Doit-on comprendre que dans le schema actuel il est defavorable d’investir dans les entreprises? Y compris d’en monter?

        Et l’immobilier?

        Merci de votre eclairage

        1. Pour les entreprises, la réponse est : ça dépend. Si l’entreprise est saine et fabrique des biens demandés, ou offre des services recherchés (ou qui vont l’être plus), je ne vois pas pourquoi pas y investir ses ronds. Ce que je veux dire c’est que l’investissement moyen « jouons en bourse actuellement car ça monte » est extrêmement risqué : il n’y a rien d’autre que de l’injection monétaire derrière les envolées du CAC par exemple.

          Pour l’immo, si c’est pour habiter, le calcul n’est pas le même que si c’est pour louer. Dans le premier cas, on n’est surtout dans un déplacement de finance, donc pourquoi pas. Dans le second, avec les lois actuelles et le marché tel qu’il est, je ne vois pas comment on peut s’en sortir positivement.

    2. gem

      Les concepts frère d’inflation et de déflation qualifie la valeur de la monnaie par rapport à elle-même à la période précédente. Ce sont des termes mutuellement exclusifs : ou bien la monnaie s’apprécie, ou bien elle se déprécie, mais elle ne peut pas faire les deux en même temps. « Indeflation » et « biflation » ce sont des sous-produits de la logorrhée socialoïde qui mélange tout : les causes et les conséquences.
      * inflation -> hausse des prix (toujours)
      * déflation -> baisse des prix (toujours)
      * croissance -> effet prix variable selon le type de biens (la production croissante fait baisse les prix mais la montée en gamme compense ), impression de montée des prix car pour un même type de bien on adopte comme référence une qualité plus élevée (donc plus chère) qu’à la période précédente.
      * dépression -> montée des prix (la chute de production augmente effectivement les prix, le consommateur descend en gamme pour compenser mais pour lui ça reste une hausse des prix)

      Ce qu’on a en ce moment c’est une bête dépression, doublée d’une inflation, qui se masquent mutuellement pour un solde des prix à peu près nul. La BCE est contente, c’est bien la seule.

      Ce que H16 évoque, c’est la situation idéale du XIX : une monnaie à valeur constante par rapport à elle-même, mais croissante par rapport aux autres biens, de plus en plus abondants et de qualité croissante.

        1. gem

          C’est bien ce que je dis. Il a plusieurs sens parce que les keynésiens ont tout embrouillés. Mais en vrai il n’en a qu’un, de sens : celui qui est associé au mot « généralisé » dans la définition « hausse généralisée et durable du niveau des prix ». parce que si la hausse est généralisée c’est qu’elle correspond à une dépréciation de la monnaie, et pas à autre chose.

          1. eheime

            La hausse généralisée et durable du niveau des prix est justement une définition socialo-keynesienne ..

            Von Mises (monétariste) préconise justement de revenir au sens premier que vous refusez d’entendre 🙂

            1. gem

              on s’est mal compris. J’entends tout à fait le sens premier. Je me borne à insister, dans la définition keynésienne, sur l’importance du mot « généralisé », qui fait toute la différence : quand il est présent (et il l’est en théorie), on a une caractérisation correcte et parfaitement équivalente à celle du sens premier. Quand on l’oublie (et c’est ce que font en pratique les keynésiens), on a une arnaque sémantique qui autorise toutes les magouilles, comme celle d’invoquer la présence simultanée de l’inflation et de son contraire, la déflation.

  16. La Coupe Est Pleine

    « On ne vit pas plusieurs décennies dans le rêve rose d’un socialisme redistributeur aux frais des générations futures sans en payer un jour le prix. »

    ça fait longtemps qu’on l’entend dire, mais la question reste posée : Quand ?
    Par contre de violents heurts sociaux, on peut s’y attendre. Mais je crains que la joie festive de tout casser retombée, on ne remette le couvert avec une nouvelle équipe de joyeux drilles socialistes ….

    1. Quand ? Mais maintenant. On le paye maintenant. Le chômage qui grimpe, la dette, la panique au gouvernement, l’inflation d’un côté, la déflation de l’autre : on y est.

  17. eheime

    Bon billet. Merci.

    Une remarque comme ça :

    « C’est, horreur des horreurs, un monde où le capital peut se constituer par accumulation de richesses produites et non par des jeux financiers plus ou moins opaques. C’est un monde qui incite à la disparition du crédit… et de la dette. »

    En fait « l’accumulation de richesses produites », on pense ici à l’accumulation d’Or ou de monnaie quelle qu’elle soit, ce n’est rien d’autre que .. de la dette 🙂
    Mais au lieu que ce soit le particulier qui soit endetté envers la Société au sens large (Etat, particuliers, banques, institutions, ..), c’est ici le contraire : c’est la Société qui est débitrice. En effet, le billet de banque, ou même la valeur que la Société reconnait à l’Or , ce n’est rien d’autre qu’une promesse de délivrance de services/biens que la Société délivrera au particulier contre la restitution du billet ou de l’Or préalablement acquis.

    C’était juste une petite réflexion comme ça , pour rappeller quand même à tous qu’une société sans dettes/créances, une société de troc pur en fait, ça n’existe quasimment plus.
    Ce qui est important ce n’est pas l’existence ou l’absence de dettes, mais sa supportabilité.
    Si le particulier doit trop à la Société, il ne remboursera pas.
    Si la Société doit trop au(x) particulier(x), elle ne remboursera pas.

    Probablement qu’il n’y pas de juste répartition entre les acteurs, mais plutôt des seuils à ne pas dépasser, selon moi.

    C’était la pensée du jour 🙂

      1. eheime

        L’Or est ce que j’appelerais un « récipient de confiance ».

        Vous ne pouvez pas le manger ou l’utiliser dans votre vie de tous les jours.

        Vous voulez posséder de l’Or pour la seule et unique raison que vous savez que d’autres humains seront prêts à vous délivrer des services/biens contre cet Or.

        Il a donc la meme fonction qu’un bitcoin, ou une pièce de monnaie stable.

        Il est un récipient de confiance. Il est la contrepartie d’une promesse tacite de délivrance de service et de biens. Tout comme le bitcoin qui n’est vraiment rien d’autre que la contrepartie d’une promesse, même pas officialisée d’ailleurs. Une pièce de monnaie c’est pareil, mais cette fois la promesse n’est plus tacite mais officielle (mais souvent non tenue dans le temps ..).

        1. « Il est la contrepartie d’une promesse tacite de délivrance »
          Une promesse tacite qui n’est tenue par personne, pardon, mais ce n’est pas une promesse, pas même tacite. En cas de problèmes, personne ne vous garantira quoi que ce soit en face de votre or. Que vous ayez confiance que certains seront prêt à l’échanger contre autre chose n’est pas une promesse.

          La pièce de monnaie, par définition, est une contrepartie d’une richesse en banque. L’or, non. C’est sa principale caractéristique.

          1. eheime

            Vous avez raison sur l’aspect « promesse ». Je suis d’accord, il n’y a pas de promesse

            Je reformule donc :
            L’Or est la contrepartie d’une confiance d’obtenir la délivrance future de biens et services

            Pour la pièce de monnaie, elle est loin d’etre la contrepartie d’une richesse en banque. Meme officiellement. A la rigueur, c’est un peu vrai si la banque centrale a des reserves d’Or et de devises (qui ne sont que des bouts de parpiers en realité, c’est à dire des promesses) , mais ce n’est meme pas toujours le cas.

            Quelle est la contrepartie du bitcoin par exemple, hormis de la confiance ??

            1. eheime

              J’essaie d’être plus exact :

              L’Or est la contrepartie d’une probabilité importante d’obtenir assez facilement d’autrui la délivrance future de biens et services, et il est valorisé par la confiance que l’on a dans cette probabilité.

            2. sase

              « Pour la pièce de monnaie, elle est loin d’etre la contrepartie d’une richesse en banque »
              On pourrait essayer avec:
              « Pour la pièce de monnaie, elle est la promesse d’être la contrepartie d’une richesse en banque »

            3. A cet aune, votre voiture est une promesse aussi (si vous la revendez), votre chaise, votre table et tout et n’importe quoi.

              Et la pièce de monnaie ou le billet de banque sont bien une créance, sur – normalement – une richesse dont elle dispose et qu’elle s’engage à vous rendre en l’échange du billet ou de la pièce. La nature fiat de la monnaie actuelle a fait oublier cet aspect, mais il est tout de même à la base du billet de banque (les pièces métalliques en métal précieux, c’est un peu différent justement parce qu’elles n’avaient pas cette notion de contrepartie).

              Pour le BTC, il est la contrepartie du calcul qui l’a généré. Pour le reste (sa valeur), c’est le marché qui décide.

            4. eheime

              Entre la voiture et l’Or, à moins d’avoir besoin spécifiquement de la voiture, je prends l’Or. Justement parce que je sais que l’Or est acceptée est acceptée comme une monnaie (instrument d’échange, stabilité) à peu près partout.

              C’est pour cela que l’Or n’est pas un bien comme les autres. C’est cette « confiance dans les echanges » qui le rend différents des autres biens.

              Pour les BTC, vous dites qu’ils sont « la contrepartie du calcul qui l’a généré ». Seriez-vous d’accord pour que je vous paie un service contre des calculs qui auraient généré la monnaie que j’ai créée ? (honnetement, tel que je le comprends, une contrepartie constituée de « calculs qui ont générés une monnaie », cela ne signifie rien, un calcul n’est pas une contrepartie) . Evidemment non. Vous voulez des BTC car vous savez que d’autres en demandent aussi et accepteront de vous délivrer des biens et services pour s’en procurer. C’est la seule raison.

              La nature fiat de la monnaie actuelle, mais également les BTC nous montrent qu’en réalité , c’est la croyance de pouvoir être payé par des services et des biens en retour qui fait la valeur intrinsèque d’une monnaie. Tout comme l’Or.

              1. Mais que l’or soit différent de la voiture, j’entends bien. Ce n’est pas le problème. C’est la notion de contrepartie. De même que votre voiture n’est (une fois payée totalement) la contrepartie de rien du tout, l’or itou. Le fait que l’or soit utilisé comme monnaie ne provient pas du fait que c’est une contrepartie (il n’est contrepartie de rien). Il provient de ses propriétés physiques. Et le BTC calque ces propriétés pour justement devenir une monnaie.

            5. yp

              Les besoins de calcul pour générer un bitcoin croissent exponentiellement. Il y a d’ailleurs une limite vers 21 millions d’unités.

              C’est le fait que l’approvisionnement en bitcoin est limité mathématiquement (tant en quantité maximale qu’en rythme d’émission) qui fait que le bitcoin maintient sa valeur.

              Quand au fait que cette unité ait une valeur, c’est purement de la confiance. (Et pour maintenir sa valeur, j’aurais tendance à faire davantage confiance à une formule mathématique connue et étudiée qu’en les traîtres qui nous gouvernent…)

            6. Vladimir Vladimirovich

              @ H16

              « Le fait que l’or soit utilisé comme monnaie ne provient pas du fait que c’est une contrepartie (il n’est contrepartie de rien). Il provient de ses propriétés physiques. Et le BTC calque ces propriétés pour justement devenir une monnaie. »

              Ben justement, c’est un peu opaque, cette histoire. L’or, independemment du fait d’etre utilise comme placement, est utilise comme un produit dans le commerce. On fait des bijoux avec, des alliages, et ses proprietes physiques permettent certaines applications dans l’industrie. Il a donc, a la base, une valeure de marche, hors monnaie.

              Je n’arrive pas a comprendre comment le bitcoin peut copier cela. Le bitcoin n’a aucune application physique. Il n’est addosse a aucune capacite d’extorsion etatique. Sa seule valeure repose sur la volonte des gens de l’echanger contre des biens. Bref, c’est meme moins tangible qu’une monnaie fiat.

              1. Il en copie pas « On va faire des bijoux avec ». Il copie les propriétés physiques de l’or qui lui donnent sa capacité de monnaie :
                – fongible
                – durable
                – divisible
                – en quantité limitée
                – non reproductible ex nihilo

                Et le fait que ce soit une construction mathématique ne le rend pas moins tangible qu’autre chose ; les commentaires de ce blog sont purement informatiques et n’existent physiquement pas (un peu sur quelques disques, disons, mais c’est temporaire, comme les btc). Les caractéristiques intrinsèques du BTC le rendent en tout cas bien plus solide qu’une monnaie fiat.

          2. GameOver

            « La pièce de monnaie, par définition, est une contrepartie d’une richesse en banque. » : Je dirais plutot « contrepartie d’une creance » et tout depend donc de la qualite de la creance nan ? Donc encore une fois une histoire de confiance.

  18. Von Mises

    L’or est une matière première, inaltérable dans le temps, en quantité finie sur terre.
    c’est la meilleure assurance vie en cas de crise économique majeure.

        1. vengeusemasquée

          Si on est coincé en fRance, ça va devenir une nécessité dans un peu moins de pas longtemps.

  19. PhilBi

    L’Europe en général est économiquement malade, vivant à 50% entre la France et l’Allemagne je peux vous dire que la santé économique de l’Allemagne n’est en fait qu’un vernis, car seuls les chiffres de l’export sont excellents mais à quel prix pour l’ouvrier allemand.
    Pour les germanistes reportez vous à l’article ci contre
    http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/deutschland/redaktion/interview-mit-dem-krisenfachmann-deutschland-vor-dem-kollaps.html
    qui définit fort bien la situation réelle de l’Allemagne dont les chiffres du chômage sont largement tronqués de plus d’1,5 Millions de chômeurs.
    C’est sûr les caisses de sécurité sociale sont excédentaires là où les nôtres croulent sous les déficits accumulés, mais comparons ce qui est comparable, l’assuré de base allemand (la grande majorité)est trés mal remboursé, il n’y a pas de CMU et autres gâteries de ce type. – Mais lorsque vous lisez que le réseau ferré allemand nécessite 30 milliards d’investissement pour une remise aux normes, que les ICE ont la clim en panne l’été et le chauffage en panne l’hiver et que la Deutsche Bahn compte louer des TGV à la SNCF pour passer le cap de l’hiver prochain il y a de quoi méditer sur le Wirtschaftswunder.- J’ai dans mes relations nombre de femmes qui travaillent comme coiffeuses pour 4€ de l’heure, ou des vendeuses en grande surface qui triment 8 heures par jour pour 450€ par mois. Avec de tels salaires que voulez vous côtiser pour une retraite…
    Oui ça va mal chez nous en France, OUI ça va péter d’ici peu et nous entrainerons d’autres pays dans la révolte

    1. Peste et coryza

      Pareil en Hollande : pour évacuer les chômeurs longue durée des stats, ils les passent en inactifs/handicapés.

      La solution contre le chômage (officiel) :
      Une alloc à vie, un coup de baguette magique, et hop… disparu !

      1. gem

        Raison pour laquelle laquelle le chiffre du chômage ne vaut pas un clou, nulle part : seul est pertinent le chiffre des heures travaillées par rapport à la population (entre 18 et 65 ans, pour effacer les effets de générations et comparer le comparable, même si les chiffres « 18 » et « 65 » sont arbitraires).
        On ne trouve pas ça directement, il faut trouver les sources et calculé.
        Ainsi en GB ils travaillent 950 millions d’heures par semaine,
        http://www.ons.gov.uk/ons/rel/lms/labour-market-statistics/july-2013/table-hour01.xls

    2. gem

      Je comprends que ça n’est pas la joie en Allemagne, mais un système de prestations chiches, mais financées, reste nettement plus sain qu’un système officiellement généreux avec de l’argent emprunté. les deux sont socialement instables, mais seul le second est financièrement intenable.

    3. eheime

      « J’ai dans mes relations nombre de femmes qui travaillent comme coiffeuses pour 4€ de l’heure, ou des vendeuses en grande surface qui triment 8 heures par jour pour 450€ par mois. Avec de tels salaires que voulez vous côtiser pour une retraite… »

      On se doute que l’Allemagne a aussi ses problèmes.

      Cela n’empêche que :
      .promettre à tous les français une belle retraite à 60, euh 62, nan pardon 63 ans ,
      . + promettre une mega sécu qui rembourse tout, euh enfin presque, à tout le monde, y compris le nouvel arrivant qui a fait le déplacement rien que pour ça,
      . + entretenir une bureaucratie-boulet qui à peu de considération pour la population qu’elle est sensée aider ,
      . + que les salaires peuvent toujours augmenter par rapport à nos voisins,
      Cela n’est pas tenable longtemps.

      Au moins l’Allemagne, c’est durable en l’état. Nous non.

      1. Théo31

        « Au moins l’Allemagne, c’est durable en l’état. Nous non. »

        Elle tombera également à cause de son endettement monstrueux et de ses usines qui turbinent pour fabriquer les voitures achetées à crédit par les cigales européennes et qui fermeront.

  20. Von Mises

    Un grand classique, 50 ans déjà …
    Mutatis mutandis aujourd’hui avec l’euro + GBP + Yen; la planche à billet a fait des émules …

  21. Zirgouflex

    https://www.transilien.com/actualites/8-7349/Train-impressionnisme-2013

    Les derniers délires de la SNCF qui a visiblement de l’argent à dépenser pour des lubies « culturelles » mais pas pour réparer les motrices de certaines lignes de transilien.

    Ils ont aussi réussi à nous faire un dossier de presse (à la une du site transilien) sur….les feuilles mortes !
    https://www.transilien.com/contents/fr/Docs—PDF/Presse/2013/2013_30_10_CP_feuilles_mortes.pdf

    cher H16, vous qui aimez les délires payés par nos impôts vous allez pouvoir vous régaler.

    Dans la même veine, le STIF n’a pas 1 ni 2 mais bien trois sites internet :
    http://www.cabougedanslestransports.com
    http://www.stif.org/
    http://www.stif.info/

    On remarque d’ailleurs que leur site « ça ne bouge plus dans les transports » ne bouge plus beaucoup…

    Le STIF à aussi le droit à un régime particulier : http://unsastif.free.fr/spip.1/spip.php?article5

    Et bien sur leur siège social est dans un bel immeuble Haussmannien, dans le 9ème arrondissement.

    Pourquoi s’en privé, c’est le contribuable francilien qui régale !

  22. Théo31

    Rappelons que la crise sociale des années 1930 a été due au maintien imposé du niveau des salaires pendant que la masse monétaire et les prix baissaient significativement (30 % pour la masse monétaire). Résultat : des milliers d’entreprises mirent la clé sous la porte, fournissant des clients à toutes les obédiences du national socialisme. On connaît la suite.

  23. Black Mamba

    Holà La ! C’est trop technique, tous ces commentaires , je suis en plein brouillard , je vais aller dormir et peut -être qu’il y aura une éclairci cette nuit dans mon sommeil profond 😀

    1. Aristarque

      Ce brouillard qui vous a fait conserver l’ avatar actuel depuis au moins une bonne journée et demi contre parfois quelques heures éphémères naguère, est vraiment épais.

      1. Black Mamba

        Journée très chargée et « malheureusement » cela va être ainsi tout les jours 😉 . Je dois gérer deux cyclistes dont l’un d’être autonome, d’ailleurs je l’avais laissé deux heures entièrement tout seul et à mon retour j’ai l’impression qu’un ouragan était passé entre temps. ..

  24. Korrigan

    Avant d’aller dormir sous les étoiles – pour celles et ceux qui savent encore les regarder – petit moment guilleret que rien n’empêche d’ouvrir à réflexion personnelle et conscientisation lucide plus bassement terrienne mais terriblement d’actualité.

    Vu et lu sur Nouvelles de France (www.ndf.fr).

    Les dix commandements du bon citoyen

    En réponse à la très inquiétante explosion de l’incivilité électorale et idéologique, cette charte du bon citoyen sera placardée dans tous les lieux publics du pays à compter du 1er brumaire An II du règne d’Hollandouille Ier.

    1 . Le bon citoyen vote pour le parti socialiste. Il peut voter pour EELV ou le Front de gauche lorsque cela ne nuit pas au candidat PS.
    2 . Le bon citoyen ne manifeste qu’à l’appel des syndicats officiels et tout particulièrement de la CFDT et de la CGT. En revanche, il se détourne des manifestations incontrôlées qui émanent de la société civile.
    3 . Le bon citoyen regarde les chaînes du groupe France télévision ; il écoute France Inter et lit Le Nouvel Obs. S’il s’identifie aux classes populaires, il peut néanmoins regarder TF1, écouter Jean-Jacques Bourdin et lire Le Parisien.
    4 . Le bon citoyen plébiscite Omar Sy et Jamel Debbouze. Ses hommes politiques préférés sont Bertrand Delanoë et Manuel Valls. S’il est un peu âgé, il peut cependant leur préférer Yannick Noah et Jack Lang.
    5 . Le bon citoyen fait un don annuel au Téléthon et au Sidaction. Le reste du temps il ne s’occupe que de lui-même. Il ne rate jamais les soldes ni la fête de la Musique mais sans perdre de vue que « l’abus d’alcool est dangereux » et que « fumer tue ».
    6 . Le bon citoyen aime la planète et surtout l’Union européenne qui lui a apporté la paix et la prospérité. S’il s’identifie aux classes populaires, il est autorisé à aimer la France du 4 au 21 juillet pendant le Tour.
    7 . Le bon citoyen pense que ceux qui dérapent verbalement ou qui donnent des fessées à leurs enfants doivent être incarcérés mais que la prison n’est pas la solution pour les violeurs et les assassins.
    8 . Le bon citoyen pense que la République française est la quintessence de la démocratie et que les médias français sont exemplaires. Il ne sait pas exactement ce qui se passe en Hongrie et en Russie mais il pense que c’est grave et pas démocratique du tout.
    9 . Le bon citoyen pense que toutes les cultures et toutes les religions se valent à part la civilisation européenne et la religion catholique. Il considère que tout le monde est le bienvenu en France, à l’exception des citoyens français.
    10. Le bon citoyen adhère de toute son âme au « pacte républicain » et aux « valeurs de la République » mais se garde bien de chercher à savoir ce que ces expressions peuvent bien signifier et recouvrir.

    1. tess

      Naaannnn! c’est pas le bon citoyen ça, c’est le mouton que l’on tond régulièrement que l’on mène à l’abattoir et qui fait bêêêêêê^^eê………pour dire merci !!!!!

    1. Korrigan

      Il faudrait surtout arrêter l’anthropocentrisme pour les 90 % de « bons citoyens » et parmi eux ceux qui vont adhérer au fulgurant tandem centriste qui vient de se constituer.

  25. Toutatis

    pas très convaincant vottre lien concernant la Lettonie. Ce pays a perdu 13% de sa population depuis 2008. Autrement dit les chomeurs sont allés voir ailleurs. Pas difficile de faire baisser le taux de chomage de cette façon. La baisse de population date d’ailleurs de 1989, mais s’est très nettement accentuée depuis 2008. On passe de 2,667 mullions en 1989 à 2,025 millions en 2012, en passant par 2,266 millions en 2008.

    1. GameOver

      Russes, Bielorusses et Ukrainiens sont rentrés chez eux. C’etait une occupation politique. Beaucoup avaient noyauté la fonction publique.
      Dans tous les autres cas la mobilité de la population est un bien pour l’économie. Voir les US ou l’Australie ou les gens n’hésitent pas a faire des milliers de km pour etre en adequation avec le marché de l’emploi.

          1. Toutatis

            ça semble possible pour un tout petit pays, mais je ne vois pas où iraient 8 millions de Français, accompagnés en plus de 10 millions d’Espagnols et 10 millions d’Italiens.
            Autrement dit, la Lettonie a pu se remettre d’applomb en exportant 13% de sa population, aisément absorbable par les pays alentour. Chose impossible pour les grands pays très peuplés.

            1. Franchement, vous semblez oublier des millénaires d’histoires avec des populations massives qui se sont déplacées, volontairement ou obligées. Et vous semblez ne pas croire possible à ce que plusieurs millions de personnes quittent le pays en 10 ans. Je vous assure que non seulement, c’est possible, mais que c’est ce qui va se passer, comme c’est ce qui se passe en Espagne & en Italie actuellement. Maintenant, la question est de savoir qui reste et qui part, qui est intéressante bien plus que la capacité d’un pays à absorber un tel changement (qui n’a, je le redis, rien d’exceptionnel historiquement parlant).

            2. Peste et coryza

              @H16
              Sauf qu’à l’époque, ça se réglait par les famines ou en croisant le fer et/ou en dessoudant les anciens occupants.

              Même aujourd’hui, il faut compter sur le fait que les « accueillants » ne seront pas d’accord. Voyez le cas des africains et des européens. C’est une migration de masse, et les européens sont de moins en moins chauds à les accueillir.
              Pareil au maroc : l’arrivée en masse de retraités français fait monter les prix de l’immo, e qui empêche les marocains de se loger à bon prix, et dons, ils sont de moins en moins chauds à accueillir des vieux français. Par contre cela fait l’affaire de l’état.

    2. « Pas difficile de faire baisser le taux de chomage de cette façon »
      Ben tiens. C’est vrai que notre système social que le monde nous envie favorise aussi le déplacement des gens qui ne trouvent pas de travail.
      Oh.
      Wait.


      Si c’est si simple, pourquoi la France s’affranchit de le faire ?

      1. Peste et coryza

        Hum… parce qu’il faut aller en ville (ce qui coute très cher), alors que la survie est plus facile dans la campagne ?

      1. Toutatis

        Les choses principales que j’ai retenues, concernant le coté sombre :
        – le pouvoir ne contrôle plus rien et se contente de mesures au jour le jour sans projet visible.
        – menaces de réactions violentes à la crise, dans toutes les directions.
        – incompétence totale du personnel politique (constatée par des gens qui le cotoient vraiment dans le monde réel)

    1. Mario

      Le plus croustillant est la page de garde sur laquelle on arrive où il est évoqué un besoin de remettre les comptes de l’association d’équerre…
      Décidément, c’est toujours une pathologie lourde socialiste que les comptes en débandade…

  26. Superphénix

    La déflation, h16, ce n’est pas simplement le retour à la normale ou des prix qui baissent… c’est surtout, pour des pays, des ménages et des entreprises surendettés, une dette dont le poids s’accroît toujours plus !

    Ainsi, pour un Etat comme la France, qui dit déflation dit multiplication des faillites et du chômage, donc de moins en moins de recettes fiscales… autrement dit un Etat définitivement en faillite.

    Chacun sait que la dette, c’est par l’inflation qu’on en allège le mieux le fardeau.

    1. Je note que vous n’avez pas lu le billet.

      Quand je dis « tout retour à la réalité, qu’il soit fait par le truchement d’une déflation ou d’une hyperinflation carabinée, sera extrêmement douloureux. On ne vit pas plusieurs décennies dans le rêve rose d’un socialisme redistributeur aux frais des générations futures sans en payer un jour le prix. », j’exprime clairement que non, la déflation n’est pas simplement un retour à la normale et des prix qui baissent mais qu’il y a bien un mauvais moment à passer. Ce passage ne vous a pas marqué.

      Sinon, ben voyons, l’inflation, c’est indolore, et tout le monde aime ça. D’ailleurs, le fait que ce soit le sceau des états qui font systématiquement faillite, depuis la Grèce antique jusqu’à maintenant, montre que c’est une excellente idée. Et un état qui fait faillite, c’est toujours bien plus doux. Fardeau allégé. Bisous.

      Franchement, qu’est ce qu’il ne faut pas lire.

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