Fleur Pellerin, French Tech, Hadopi et foutage de gueule

Aujourd’hui, parlons numérique. Ça tombe bien, il y a abondance de matière actuellement, et notamment du côté politique où l’on sent que certains s’agitent encore (à nos frais) pour tenter de tirer la couverture à eux.

Fleur PellerinEt qui mieux que Fleur Pellerin pour incarner cette petite agitation sporadique dans le domaine ? Qui mieux qu’elle peut intervenir dans les marchés numériques et mettre ce petit brin de pagaille et de dépenses publiques inutiles pour montrer que le gouvernement fait quelque chose, alpha et omega communicationnel de tout gouvernement français qui sait qu’il aura un bilan à établir au moment des élections ?

Et donc, pour ne pas déroger à la tradition d’une agitation trimestrielle dépensière, la Fleur gouvernementale nous aura donc gratifié à la fin de ce mois de janvier du lancement officiel de la French Tech, mouvement de mobilisation collectif initié par le gouvernement en novembre 2013, dont le but ambitieux est de favoriser en France les startups numériques et y rétablir l’image du pays en matière d’innovations numériques, puis de développer un écosystème s’appuyant sur ces jeunes pousses, les investisseurs, les écoles et les universités.

Et concrètement, ceci se traduit donc par l’habituel bric-à-brac de mesures diverses aux couleurs acidulées et proposées dans des packaging vitaminés d’une communication dopée au pognon des autres, le plus facile à dépenser ; la French Tech, c’est par exemple la création d’une labellisation Made By Government, destinée à distinguer les métropoles qui claquent dans le numérique une quantité notable de thunes du contribuable. Mais la French Tech, c’est aussi une « mise en visibilité internationale » et un « programme d’accélération » à base d’argent privé et d’argent public. Et enfin, parmi toutes les autres choses concrètes et palpables que représente la French Tech, on trouve bien sûr une enveloppe de 15 millions des ressources financières en provenance directe de vos poches pour soutenir des campagnes marketing, destinées à renforcer la visibilité de cette magnifique French Tech hors de nos frontières.

la french techAh et j’oubliais : la French Tech, c’est aussi (et bien sûr) un site web au design … gentillet et une identité graphique tout à fait sympatoche à base de coq rose. Je vous laisse découvrir ce joli morceau de bravoure avec de vrais morceaux de fruits secs dedans. Et n’insistons pas trop lourdement sur le fait que, 48h après le lancement, la bousculade de commentaires, de retweets et partages facebook permette au site de s’envoler dans les classements les plus prestigieux, ahem broum bref enfin bon.

dilapisSi vous avez l’impression qu’encore une fois, les robinets à pognon public viennent de s’ouvrir, c’est normal puisque c’est exactement ça. Bien sûr, de l’argent privé est abondamment sollicité et sera aussi mobilisé dans l’opération ; mais il le sera d’autant plus facilement que l’État et ses ressources fiscales inépuisables seront derrière. Notez aussi que cette ouverture de sprinklers étatiques sera très finement adaptée pour arroser les bonnes startups. Je vous laisse ici imaginer ce que bonnes veut dire dans le contexte du capitalisme de connivence qui ruine la France depuis 40 ans : ne vous inquiétez pas, tout se passera remarquablement bien, comme d’habitude dans ce genre d’initiatives, puisqu’il s’agit d’investissements et pas de subventions ! Derrière, comprenez-vous, la Caisse des Dépôts et Consignations attend un retour avec du bénéfice et du rendement, mes petits amis, ce qui garantit que tout se terminera en chansons.

pellerin karaoke

Et si je parlais plus haut de bric-à-brac habituel, c’est bien parce que l’initiative de Fleur Pellerin, aussi pimpante soit-elle, s’inscrit dans cette longue tradition de résolutions et autres plans gouvernementaux pour faire en sorte que la France soit une terre de numérique tagada et d’innovation tsoin-tsoin. Et à chaque fois, ces plans, ces initiatives, ces résolutions, ces trucs, bidules et machins publics se sont traduits par le souvenir ému et parfois humide d’émotion de cet argent dépensé en pure perte mais ô combien rigolo à narrer dans les repas de famille. Qui ne sourit pas lorsqu’il évoque les TO7 du plan calcul ? Qui n’a pas chez lui, dans sa cave, un vieil exemplaire d’un minitel qui fonctionnerait si un serveur était au bout ? Qui n’aura pas conservé un petit terminal Bibop de France Télécom dont l’expérience ruineuse aura fait bondir la Cour des Comptes ? Plus proche de nous, qui peut avoir oublié les grandes avancées technologies insufflées par le gouvernement Fillon en 2008, pour aller chercher de la croissance avec les dents numériques ? Qui pourrait passer sous silence la réussite extraordinaire de Frédéric Mitterrand en 2010 avec son plan d’action en faveur du jeu vidéo qui a connu ensuite une croissance fulgurante en France ? Ou qui aurait pu oublier le passage tonitruant de Eric Besson à l’économie numérique entre 2010 et 2012 et le bouillonnement numérique qui en aura résulté ?

Oui, je sais, l’historique des ratages est cruel, mais il permet de conserver à l’esprit une chose évidente : on est en train de mettre en place un nouveau bidouillage gouvernemental qui aboutira, comme tous les autres, à la même bouillie vague et froide, composée pour trois-quarts d’argent public dépensé n’importe comment, d’une pincée de vœux pieux et de cette solide dose de médiocrité moyenne qui permettra de reléguer l’expérimentation au rang de vague souvenir honteux après une soirée trop arrosée.

Logo HADOPI : haute autorité destinée à observer les petits internautesEt le plus beau, c’est que pendant que Fleur lance ses trucs et ses machins, elle ne s’est toujours pas occupée d’arrêter les autres tuyaux d’arrosage public qui débitent toujours autant à droite et à gauche, au premier rang desquels on trouve bien sûr la HADOPI, cette excroissance sarkozienne tumescente dont une gauche empêtrée dans son incompétence n’arrive toujours pas à se débarrasser.

[À ce sujet, pour qui voudra s’affranchir des espionnages grotesque de cette institution ridicule, on pourra lire avec profit cet article sur les VPN.]

On apprend en effet qu’après moult atermoiements ridicules et même en tenant compte des résultats nanométriques de la Hototorité, il n’est toujours pas à l’ordre du jour de sucrer purement et simplement l’entité qui a pourtant largement démontré sa capacité de nuisance en terme d’argent public. Le seul succès de HADOPI, c’est dans la neutralité du net : tout le monde s’accorde en effet pour noter la totale absence d’impact de son existence même. Conclusion logique ? Il faut adosser le coûteux bidule au CSA, pardi ! Et pour ce qui est de la mission, elle restera identique, à base de gros yeux d’abord (e-mail d’avertissement), puis de mot aux parents (lettre recommandée) et enfin, d’une déconnexion ah non impossible disons d’une amende de 60€, et oui c’est du grand n’importe quoi mais on ne change pas une équipe qui perd (de l’argent).

Non, décidément, Fleur n’a pas le temps de s’occuper de la HADOPI, petite boule d’épines douloureuses et sans intérêt. Mieux vaut plutôt évoquer en séance, à l’Assemblée Nationale, un nouveau projet de loi sur le numérique, parce que la French Tech, ça ne suffit pas. Quand je vous ai parlé d’agitation sporadique, je n’exagérais pas.

Il faut lire les débats, suscités par la ministre déléguée des lois sur les intertubes et les bidules numériques qui font pouic, qui ont eu lieu à la chambre basse sur la protection de la vie privée sur internet ; c’est à leur lecture qu’on découvre toute l’ampleur de l’hypocrisie galopante de nos élus et la duplicité lamentable de l’État et de ses représentants en la matière.

On peut ainsi remarquer la décontraction avec laquelle les uns et les autres évoquent le cas Snowden pour louer le courage de l’homme et l’impérative nécessité d’avoir, dans nos démocraties, ce genre de lanceurs d’alerte pour éviter de laisser l’État seul à ses turpitudes sécuritaires ; pourtant, aucun de ces élus n’avait moufté lorsque la France, phare du monde moderne, patrie des Droits de l’Homme entre midi et deux les jours fériés, avait refusé de l’accueillir sur son sol. Aucun de nos ministres, aucun de ces députés ou de ces sénateurs qui bougent maintenant vigoureusement leurs petites lèvres pour exprimer vivement leur amour de la liberté d’expression n’avaient à l’époque émis des protestations lorsque la France avait fait dérouter l’avion du Bolivien Evo Morales soupçonné d’emporter Snowden à son bord ; pourtant, alors que la bourde diplomatique méritait à elle seule une véritable bronca, la France tant vantée par le discours actuel de ces hypocrites serait certainement sortie grandie d’avoir offert l’asile Snowden.

Comment ne pas sourire, désabusé, de lire que nos députés comprennent bien que certains utilisent les menaces terroristes pour accroître la société de surveillance étatique généralisée, de lire qu’ils s’élèvent doucement contre cet état de fait et qu’ils dénoncent les démagogues qui fournissent « les excuses habituelles pour justifier une surveillance totale », et comment ne pas se rappeler que tant d’entre eux n’ont pas pipé un mot lorsque l’article 20 de la récente loi de Programmation militaire est passée, comme une lettre à la poste ?

Alors, lorsque Fleur nous explique, dans un exposé extrêmement flou et farci de concepts creux, qu’il nous faut une nouvelle loi numérique pour lutter contre les pédonazis, assurer la neutralité du net, aider les entrepreneurs, pour susciter l’innovation, pour alléger les tracasseries administratives et resynchroniser la France avec le 21ème siècle, l’avalanche de niaiseries, les hypocrisies et les foutages de gueule précédents reviennent tous simultanément et déclenchent une fermeture étanche des sphincters avant l’inévitable plongée en eaux troubles qui se prépare manifestement.

Ne vous y trompez pas : chaque intervention d’un ministre dans le domaine s’est systématiquement traduite par une bordée de LOL, une avalanche de Facepalms, et une (grosse) dépense publique inutile. Le « track-record » de Fleur Pellerin n’échappe pas à la règle et on sait déjà que tous ces foutages de gueule se termineront par des finances appauvries, des libertés amoindries et des occasions manquées.

Quand comprendront-ils donc tous que nous n’attendons qu’une chose : qu’ils arrêtent d’y mettre les doigts ? Qu’ils s’en tiennent loin, aussi loin que possible ?

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Commentaires113

  1. yp

     » Ils » comprennent très bien qu’en arrêtant d’y mettre les doigts ou qu’en s’en tenant loin, les choses iraient mieux.

    Mais voilà, ce serait ça de pouvoir en moins pour eux…

    1. LeRus

      On célèbre l’appel de l’Abbé Pierre de 1954. En quelques mois, des initiatives privées et spontanées, déconnectées de l’Etat, ont permis la construction de cités d’urgences, de distributions de nourriture et de vêtements.

      60 ans plus tard, l’Etat s’occupe de tout (HLM, généreuses subventions en cash ou nature aux Resto du Coeur, etc) et… on est passé de 2000 sans-abris parisiens à 1 millions de récipiendaires aux Resto du Coeur. :/

      La France suit donc avec un peu de décalage le formidable développement de l’Union Soviétique.

      Pour revenir au sujet du billet, il n’y a qu’à voir la domination des entreprises des pays ex-communistes pour voir combien la technologie et l’Etat ça marche bien. Tiens, en fait non. Ah oui, l’un des fondateurs de Google est russe. Lorsqu’on lui a demandé ce qui pourrait le faire revenir en Russie, sa réponse a été: « la réincarnation peut être ».

      Vas-y Fleur, on est derrière toi! Mais pars devant, on arrive plus tard…

      1. channy

        Pour Coluche et ses restos du coeur fut la même chose, le seul tort de Coluche fut d’accepter l’aide des politocards..qui une fois l’effet d’aubaine médiatique passé ce sont empressés d’oublier leurs engagements
        D’ailleurs Coluche comptait bien leur rappeler leurs promesses ,dans son nouveau spectacle, mais il n’en a pas eu le temps
        c’est ici à partir de1.20minute

      2. Aristarque

        Mauvaise langue!
        Kalachnikov a de bons produits, largement exportés et copiés, même sans licence, ce qui est toujours le signe de l’ adéquation du produit au(x) besoin(s) du marché (ma main tremble à l’ énoncé de ce nom honni).
        Bon, maintenant , c’est plutôt l’ exception qui confirme la règle et aucun rapport avec l’ espace numérique. Cela ne stoppera donc pas nos énergumènes…

      3. Théo31

        « On célèbre l’appel de l’Abbé Pierre de 1954 »

        Ca montre que les pauvres sont du pain béni pour le fonds de commerce des socialopes qui n’ont aucune indécence. Si les pauvres n’existaient pas, les socialistes les auraient créés.

        1. tabbehim

          Ils ont besoins de la pauvreté et de monter en tête d’épingle les différences des uns et des autres pour prétendre lutter contre les situations qu’ils développent dans leurs anti-solutions qui, noyer dans leur « bon sentiment », ne font qu’empirer les situations…
          La pauvreté, les libertés, la laïcité ainsi que la lutte contre les discriminations sont leur fond de commerce.
          regardez les solutions apporté par ces politicard (ça rime avec plein de doux mots politicard je trouve…) et analysé les ^^

          1. yp

            Les pauvres ont une double utilité dans le monde socialiste :
            – Ils veautent comme il faut. Il suffit de dénoncer les méchants riches pour avoir l’assentiment de la pluspart des pauvres.
            – La classe moyenne est terrorisée à l’idée de devenir pauvre. Elle continue à bosser, même encore plus fort, en dépit du fait qu’on lui confisque l’essentiel du revenu qu’elle gagne à la sueur de son front.
            – Grâce aux pauvres, cette classe moyenne se laisse tondre. On lui laisse tout de même un petit patrimoine, le risque de perdre ce pécule difficilement acquis sur un sourcillement de fonctionnaire suffit à mettre ces gens au pas.

            Parce que infine, c’est bien de cela, et uniquement de cela qu’il s’agit : mettre les gens au pas, direction l’Homme Nouveau. Et qu’aucune tête ne dépasse !

  2. dan_bn

    bonjour, bravo pour vos chroniques, je vous ai envoyé quelques milli bitcoins pour vous encourager a continuer.
    On parle toujours des recommandations de la cour des comptes, mais il est difficile de lire le rapport jusqu’au bout sans etre completement demoralisé en constatant le gaspillage enorme de tout notre fric par ces pachydermes de la depense publique.
    Pourriez-vous nous faire une petite synthèse, pour avoir une idee de combien chaque francais pourrait amoindrir sa dette étatique (qui aux dernières nouvelles devrait etre de 30.000 euros par personne, vieillards et bébés inclus) ?
    Merci d’avance.

    1. Merci pour les mBTC 🙂 !

      Excellente idée de billet (qui mettra du temps à voir le jour tant les chiffres sont dispersés) – je retiens & merci.

    2. Kuing

      dan_bn « Dette…qui aux dernières nouvelles devrait etre de 30.000 euros par personne »
      ——

      Bien plus car il faut aussi prendre en compte la dette hors bilan, ce qui fait grosso modo 5000 milliards d’euros de dette pour l’État français, je vous laisse faire la division pour le per capita.

      1. socialovici

        bonjour professeur!content de vous revoir!une solution pourtant simple:il suffit de mettre la dette sur le dos des bébés uniquement!ils auront bien le temps de trouver une solution!

  3. kloupa

    Mettre un coq coq, rose de surcroit, comme logo de communication, il fallait le faire. Elle aurait pu choisir une poule: donnerait-elle dans les stéréotype sexiste??

        1. channy

          Pourtant un coq de combat se bat avec une énergie incroyable!
          ..mais manifestement le coq français bien gras ,asthénique et se complaisant les deux pieds dans sa merde ne réalise pas que le coq hyper énervé en face de lui va le tailler en pièce.

          Bref si encore on avait choisi un coq en position de combat.

          1. Aristarque

            Un coq de combat subventionné peut-il avoir la gnaque ? Ira-t-il chercher son picotin à la force de l’ ergot quand il lui suffira d’ ouvrir le bec et d’ attendre que la pâtée y tombe toute cuite et rôtie?…

            1. channy

              Clairement non Aristarque! au mieux le gros coq de combat français agonisant sous les coups se battra(un peu) avec l’énergie du désespoir…non je déconne il ira se planquer dans son gros tas de fumier!

              Mais cela aurait été un peu plus symbolique que le gros coq tout mou et empâté qui ressemble étrangement à un gros type mou à teinture.

        1. Black Mamba

          Le coq au vin , soit !
          Mais en général, il est mort , dépecé et il n’est plus reconnaissable dans la casserole …
          Donc la technologie, le numérique français est mort …

      1. kloupa

        Je vois plutôt ce coq sous les traits peu flatteurs de la photo de Hollande publiée par le Guardian. Il s’est empâté depuis son élection au point d’avoir presque doublé de volume. Il devrait surveiller son régime,
        et prendre régulièrement ses gouttes. Voilà ce que c’est que de se gaver d’impôts et de taxes tous plus indigestes les uns que les autres!

    1. LeRus

      Ne vous inquiétez pas, à l’étranger, ce sera bien une poule que les autres comprendront. Quand les communicants des services français sortiront-ils de leur trou et comprendront que leurs symboles représentant la France sont incompris ailleurs?

      Quelle équipe de nuls.

    2. Greg

      Et moi j’y vois, en ce coq rose, une jolie réalisation d’origami, art en complet accord avec le site web en question puisque bien entendu français, moderne, numérique et tellement envié par le monde entier…
      Ou pas.

  4. Adrien

    Si nos chers élus s’agitent plus ou moins vaillamment, c’est parce que les Veaux l’exigent. Quoi de pire pour l’opinion qu’un minustre qui ne fait rien ? Alors ils font des trucs. Des pactes, des grands plans, des réunions, des commissions interministérielles (« z’avez vu, on s’entend bien, on bosse ensemble »), des tech, des Hototorités vu que ça fait sérieux et que ça permet en plus de recaser des copains, des discours à la télé dont la durée de vie dépasse rarement 2 jours, des inaugurations de l’office de tourisme de Castelnau-Montratier (http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/20/1735334-castelnau-montratier-sylvia-pinel-inaugure-l-office-de-tourisme.html), des sauvetages d’entreprises qu’on ne réussira pas à sauver à la fin mais pas grave on aura essayé, des sites internet redondants… Peu importe si ça fonctionne ou pas, l’idée c’est d’occuper le terrain et d’avoir des cases remplies dans son agenda. Pendant ce temps-là, le temps s’écoule paisiblement, chacun vaque à ses occupations, les merdias ont de quoi dépêcher un ou deux envoyés spéciaux qui vont recopier le communiqué officiel entre deux coupettes et trois petits fours, ce qui permettra au passage de ne pas évoquer les futurs articles de loi planqués ça et là mais pas du tout en rapport avec le sujet. Ne manque plus qu’une nouvelle taxe infime de 0,113% sur toutes les autres taxes existantes pour financier le bousin si jamais ça a besoin d’argent public de façon récurrente, et le tour est joué ! Le système est bien rodé et personne n’a vraiment intérêt à ce que ça change… je m’étonne que vous vous en étonniez encore 😉

    1. Laurent

      Si 70% des Français auraient en réalité intérêt que ça change mais ces 70% sont soit :
      – trop occupés à essayé de gagner leur vie
      – victime de la propagande étatique
      – désintéressés par la politique
      – socialistes

    2. tabbehim

      Si nos chers élus s’agitent plus ou moins vaillamment, c’est parce que les Veaux l’exigent.

      Pourtant, dans ce gouvernement, les plus populaires sont ceux qui sont les plus silencieux 😀
      L’agitation stérile, les veaux l’ont testé avec le dernier gouvernement…il semble que les moutons se rappel encore que l’agitation est très peu efficace.

    3. Semaphore

      Lisant rapidement, j’ai cru que le lien parlait de l’ inauguration à Castelnaudary. En fait, Castelnau Monratier est dans le Lot, au milieu de nulle part et probablement inconnue de nom pour 99% des non-Lotois! Et cette piqure d’ épingle de carte se dote d’un office du tourisme ? Elle est deux fois moins peuplée qu’ au moment de la Révolution et ce depuis plus de 50 ans. Encore des copains (pines) à caser d’ urgence avant élection…. Et un ministre se déplace à 800kms de Paris pour un machin pareil… Que de pognon cramé en pure perte…

  5. cyrille

    C’est devenu un sport national pour notre gouvernement que de créer des sites. Rien qu’hier ne sachant pas ce qu’était leur fameux abcd de l’égalité (que tout le monde connait d’après un sondage!), je fais un tour sur google et je tombe sur……un site gouvernemental dédié à l’abcd de l’égalité. A croire que pour eux l’argent coule à flot, que la dette n’existe pas.

  6. Théo31

    « un vieil exemplaire d’un minitel qui fonctionnerait si un serveur était au bout  »

    Ce qui caractérisait l’URSS pour le touriste dans les années 70-80, c’était les chantiers de BTP inachevés, faute de crédits alloués correctements.

    Quant à la French Tech, c’est très national et très socialiste comme concept. C’est surtout une bonne occasion de filer de l’argent gratuit des autres aux copains du pouvoir. Argent/pouvoir : les deux obsessions pathologiques du socialiste.

  7. Laurent

    Et de faire germer l’idée dans la tête des entrepreneurs du numérique que l’état peut les comprendre et les aider. Et de focaliser l’attention sur l’action de gouvernementale et de ses potentielles subventions. Et de créer un nouveau clientélisme de la part de ceux qui ne devraient avoir qu’une idée en tête : leur produit, leur service et leur valeur ajoutée. Le regard tourné vers la manne potentielle d’un « investissement » d’état, ils en oublieront le concurrent américain/coréen/lituanien qui a pris 3 longueurs d’avance.

    L’argent cramée n’est que la cause. La conséquence est bien plus terrible.

    Lors de la présentation de ce programme certains tweets m’ont interpelé. Certains entrepreneurs du net, connus de longue date, faisaient par de leur étonnement et trouvaient dans la salle des têtes qu’ils n’avaient JAMAIS croisées ailleurs. Ni dans les congrès de startups, ni autres salons et rencontrent en tout genre. En clair : les opportunistes de tout poil sont en train de se placer en première ligne.

      1. Peste et coryza

        On voit d’ici les aigrefins français :
        bien au fait avant le lancement du bidule, un montage de start up bidon, et hop, des subventions… y en qui l’oint fait aussi dans les microalgues (biodiesel).

        1. Laurent

          Tout à fait ! Ce sont les conséquences désastreuses de toute tentative de mise en marche de l’économie. Ce qui peut, à terme, tuer de vrais entrepreneurs pas forcément dans les réseaux étatistes, et donc avec moins de moyens.
          Un sacré coup de canif à notre utopique « égalité des chances ». Pfff…

  8. Paroxystique

    Pour illustrer le propos, quelques 10000 sites internet étatiques…en 2012…

    « Nous avons effectivement été frappés par le foisonnement du nombre de sites publics sur internet : on en dénombre plus de 10 000 ! Rien que pour l’État, ce sont près de 1000 sites officiels, qui parfois sont redondants en terme de contenus, mal identifiés et qui de plus, sont bien souvent très mal référencés. Un véritable effort de rationalisation s’imposait donc. La réduction effective à une quarantaine de sites est aujourd’hui bien engagée et devrait être effective d’ici fin 2012. »

    http://www.fonction-publique.gouv.fr/fonction-publique/modernisation-fonction-publique-28

  9. Pere Collateur

    Ah les grand bidules étatiques dans les interwebs. Que de souvenirs, que d’émotions, quand j’ai lu TO7.
    J’ai découvert l’informatique sur ces bestioles là, avec aussi les MO5, et leur tête de réseau, enfin nanoreseau qu’ils disaient, le Goupile sous DOS 3.0.

    Bon on en rigole, mais c’est à 10 ans, en 6ième, que j’ai appris à programmer sur ces antiquités, d’abord en logo, puis en Basic. Et c’est cette opportunité de découverte de l’informatique qui m’a poussé vers ce métier. Comme quoi, ça n’a pas été perdu pour tout le monde.

    Alors oui, ça a été un gâchis de pognon dantesque. Oui, les TO7 et consort étaient obsolètes dès leur conception.
    Cependant, dans un fratra de ratages, deux lumières:

    Ça a permis à des gamins pas fortuné d’avoir accès à des machines que leur parent n’auraient jamais eu les moyens de leur offrir et de faire naître des vocations. Vous l’avez compris, ça a été mon cas.

    Le langage logo est à mon sens, un monument de pédagogie, la bonne, pas celle de Bourdieu, appliqué à l’informatique. Je me souviens qu’après une heure de pratique, j’avais compris l’essence de la programmation. Que j’ai appliqué au Basic dès la séance suivante, avec des résultats honorables pour un débutant complet.
    Bref, le type qui a conçu ce langage avait vraiment fait du bon travail…
    Mais ça n’est que mon avis, que je partage bien évidement 😉

    1. Laurent

      Personnellement j’ai commencé sur un Sharp PC1512 à programmer en basic et je suis passé sur sinclair ZX81. pas besoin de l’état même à l’époque pour s’initier à l’informatique à peut de frais…

      1. Djefbernier

        moi aussi j’ai eu les TO7 mais je me suis laissé avoir par les filles, la glande, le rugby et l’attentisme ; du coup maintenant j’ai des enfants, pas de boulot et je sais pas programmer, merde !!

      1. gameover

        Oh… juste réaliste.

        Tiens d’ailleurs imaginons l’état s’occuper de speed dating, celui avec les trililis et zigounettes.

        Communiqué :

        Suite aux nombreuses déconvenues rencontrées par les internautes dans leurs recherches de l’âme soeur l’état a décidé de réglementer ce secteur numérique dans lequel trop de loups sans vergogne profitent des êtres humains non-genrés égarés. C’est volontairement que nous utilisons ce terme pour les égarés puisque les brebis c’est trop genré et de fait on élimine 5% de nos compatriotes déja convaincus et les 45% qui ne savent pas qu’une petite expérience homo, trans ou zoophile leur permettrait d’être plus à même de goûter puis émettre une opinion positive sur des relations épanouissantes, les opinions négatives tombant sous le coup de la loi.

        A cet effet il sera dorénavant interdit de mentionner le sexe des adhérents et d’y faire référence dans les messages échangés, messages qui transiteront par la ototorité pour validation avant transmission par courrier dans les 72h (low dating ?).
        Nous nous réjouissons déjà des 2 millions d’emploi ainsi créés et la hausse de 3% du PIB afférante.

        Une circulaire à venir spécifiera les conditions d’accès aux sites agréés et les documents à fournir.

        1. vengeusemasquée

          Mais non. Beaucoup mieux : l’État met un service public de dating en route pour que désormais les moches et les abrutis aient aussi une chance de sortir de l’onanisme. On va donc créer un comité central de l’égalité des chances en drague dont les conclusions, après plusieurs années d’un travail acharné conduiront à la création d’un site http://www.rencontres-citoyennes.gouv.fr. Ce site aura donc pour objectif de souligner des aspects de la personnalité insuffisamment valorisés par meetic : nombre de subventions/allocations touchées au cours des 3 dernières années, confiance dans le gouvernement, participation aux groupes de travail sur l’égalité femmes-hommes, volonté d’envoyer les futurs enfants à l’école républicaine de quartier… on peut réfléchir à plein de trucs marrants. Avec un algorithme hyper compliqué, le site pourra mettre en relation les usagers en fonction de leur servilité. Ce sera superbe et parfaitement efficace à n’en pas douter. Ça fait RÊVER!

  10. Mon nom est personne

    Il y a un blog de merde : partageons mon avis.
    Les manifs sont forcément haineuse et détournées par des extrémistes de droite…

    Si il y en a qui ont envie de se lâcher. Et de faire la Ba du dimanche….avec 10 commentaires, il est un peu seul !

  11. tess

    HS
    Valls dépeint très bien l’ambiance en France, mais le problème c’est qu’il ne fait toujours pas le lien entre l’attitude de l’Etat et le front anti républicain qui progresse (enfin si, il le voit très bien mais feint de ne rien voir). Après la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’homophobies, des fachos, le voilà qu’il sort de sa musette, l’épouvantail à moineau « l’émergence du Tea Party à la francaise »!
    http://www.lepoint.fr/politique/valls-un-climat-comparable-a-celui-des-annees-1930-02-02-2014-1787100_20.php

  12. Karamba!

    Tiens après notre Marianne réincarnée en Femen prostipute ukrainienne, notre coq national a été repeint en rose… Pas de doute, nous sommes bien sous une dictature bisounours socialiste.
    Après attention, manifester contre ces voyous, c’est se faire traiter par Valls de raciste, anti républicain, homophobe… Donc s’élever contre une décision de Pellerin, ça va revenir à passer pour un hacker pedo nazi qui essaye de se soustraire au vivre ensemble du camp du bien…

  13. Kekoresin

    Et zou, encore une usine à gaz dont on s’apercevra que les fonds alloués iront direct dans la poche du neveu d’Hérault ou la cousine de Fanfan Bitealair, qui auront pour l’occasion monté une belle startup tricolore avec du coq au vin rosé!

    Un plan quinquennal catastrophique de plus qui provoquera, en plus de quelques pelletées additionnelles à l’abîme de la dette, la risée internationale. Si le ridicule ne tue pas, il envoi quant même un signal clair au monde résigné à avancer sans nous: « la France est devenu un immense cirque Pinder dirigé par des clowns pas drôles et maladroits ».

    Si par quelque magie incantatoire quelques entreprises réussissent à tirer parti de cette mascarade 2.0, leur pérennité sera bien sûr assurée dans notre bel écosystème économique, phare du capitalisme roudoudou. Au mieux, elles auront l’intelligence de foutre le camp avant l’exécution en règle via les taxes confiscatoires et les normes braziliennes qui sont les deux plus belles réussites de nos élites. Pour ça pas de plan alambiqué, ça se fait tout seul comme une désagréable glissade sur un toboggan arrosé d’huile d’olive avec une fosse à pieux en guise de bac à sable!

    1. Black Mamba

      Bien sûr hors de question de prendre dans la tirelire du cinéma, monsieur le président ne peut tolérer qu’on y touche… Il faudra lui passer sur le corps…

    2. gameover

      La nov’langue…

      « Ca n’est pas du tout contradictoire avec l’idée générale d’une baisse de la pression fiscale.  » qu’elle dit…

      Ce n’est pas un impôt, c’est une contribution nouvelle, innovante, dynamique…

      C’est vrai que vu comme ça…

      Monsieur le Juge, ce n’était pas un hold-up numérique c’était un prélèvement innovant et dynamique.

  14. Adrien

    Je vous trouve négatif tout le monde sait que OSEO a permis de financer la R&D de pas mal de jeunes starts ups dans le besoin telles que Thalès, Dassault ou France Télécom !

  15. JMP

    Petit pinaillage historique. Lorsque vous écrivez : »Qui ne sourit pas lorsqu’il évoque les TO7 du plan calcul ? » il me semble que notre hôte confond deux gouffres à pognon, d’après mes souvenirs le TO7 c’était le plan « Informatique pour tous » de 1985 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_informatique_pour_tous) lancé par Laurent Fabius alors que le plan calcul c’était 1966 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Calcul) lancé par De Gaulle.
    Mais bon il y en a eu tellement qu’on commence à s’y perdre.

    1. JMP

      Je complète mon post sur les ressemblances entre les deux échecs : c’était deux énormes et ambitieux plans lancés par l’état, plombés par une gestion administrative hasardeuse (pléonasme ?), les querelles politiciennes et les batailles entre les différents industriels impliqués. Avec en plus les habituelles brouettes de pognon balancés dans le tonneau des danaïdes.

      Deux jumeaux nés à vingt ans l’un de l’autre

  16. Aristarque

    Quelques uns rigolent des performances informatiques françaises des années 80 en laissant entendre que c’ était plié d’ avance du seul fait d’ être Français. Je les trouve vraiment sévères et fort mal-t-à- propos. Quant un nouveau domaine technologique s’ ouvre avec des retombées commerciales prometteuses, vous trouvez énormément d’ entrants qui se lancent dans l’ exploration mais très vite l’ écrémage entre en jeu et élimine les acteurs trop faibles, trop peu inventifs ou qui se sont fourvoyés dans de mauvais choix technologiques, même pas forcément techniquement mais non retenus par le marché (typiquement le Betamax contre VHS). Disposant dans mes archives de revues de micro informatique de 1982, le foisonnement de fabricants français, ouest allemands, japonais était vraiment surprenant. Et je ne parle pas des différents OS qui se tiraient des bourres à cette époque. Ce que nos jeunes intervenants (je les subodore comme tels) oublient parce qu’ ils ne l’ ont pas vécu, c’est que très vite, le prix a été primordial dans la conquête des parts de marché et que tous ceux des fabricants qui n’ ont pas sous-traité au max en Extrême Orient (à l’ époque Taïwan ou Hong Kong) n’ ont pu tenir le choc et ont perdu la partie. Même les Teutons n’ont pu lutter sur ce coup-là et ont dû laisser tomber.

    1. Aristarque

      Le fameux PC IBM coûtait 22.000 F en 1984, sans AUCUN logiciel, y compris le DOS Microsoft, soit à peu près le coût argus d’ une BMW 3.20 de 1980 à la même époque… Et tout cela pour des performances informatiques absolument ridicules qui laissent nos gamins morts de rire à l’ idée que des nanars pareils aient pu exister… J’ai toujours mon Victor avec son moniteur et équipé d’une »carte graphique » capable de gérer….. 16 couleurs franches séparées et non en nuances d’ une seule, que mes adulescents ont remis en marche il y a quatre ou cinq ans « pour voir ». Ils auraient contemplé une De Dion Bouton ou une Sizaire et Naudin vieille d’ un siècle et en train de rouler avec le même ahurissement…

      1. calc80

        J’ai conservé pour ma part mon TRS-80 model 1, 16 Ko de Ram + Basic Microsoft en Rom (l’un des premiers produit de la firme MS), une machine à 4990 francs de Tandy bien antérieure aux PCs et rivale des Apple II.
        Quand je montre des jeux vidéos à des petits jeunes (10-12 ans, sur émulateur sur PC, quelques touches du clavier de mon TRS étant en mauvaise forme), ils restent très attirés malgré la pauvreté de l’environnement.
        Les anciens se souviendront des jeux de la société BigFive, experte en jeux sur écrans de 128 par 48 pixels (monochrome bien sur…). Il y est souvent questions d’envahisseurs, de trucs à détruire en appuyant avec rage sur les touches…
        http://www.bigfivesoftware.com/trs80/trs80main.htm
        et http://www.bigfivesoftware.com/company/company.htm
        Que du vieux.

    2. Kekoresin

      Sauf que…à la différence de la plupart des autres pays, cela ne s’est pas fait avec de l’argent publique! Je vous accorde que le TO7-70 était révolutionnaire avec son stylo optique et son clavier sur lequel on pouvait vomir sans risque.

      L’état à l’époque a abordé l’informatique comme le reste, c’est à dire avec un déni total des lois du marché. Tout comme le minitel ou le Rafale, l’état stratège s’est révélé inefficace à exporter ces « fleurons » du génie français. Comme d’habitude, on développe à grands coups de milliards la R&D et on oublie qu’il faut rentabiliser la chose en s’abaissant à le vendre. L’idéologie française depuis des décennies encense la recherche et méprise l’économie de marché. Le rayonnement du savoir faire français n’arrive pas à passer les frontières, la faute au Rhin certainement qui bloque aussi les particules radioactives! Et nos politiques se gargarisent de recevoir des prix d’estime pour des produits tellement en avance sur leur temps qu’ils n’intéressent personne, à part nos institutionnels.

      Bis repetita avec notre Pèlerine Florale et son plan quinquennal qui durera jusqu’au prochain remaniement de l’équipe de tocards. Nul doute que son brillant successeur pondra une autre ineptie du même tonneau, histoire d’inscrire son nom au panthéon de la médiocrité républicaine. Le millefeuilles d’expérimentations hasardeuses commence malheureusement à peser lourd.

      Pas de panique cependant, tout est financé non pas par le vil impôt qui tâche, mais par des gentilles taxounettes duveteuses et indolores prélevées de la façon la plus équitable qui soit. Promis, l’euthanasie des derniers vrais créateurs d’emploi de ce pays se fera le plus humainement possible!

      1. yp

        Exact, de mémoire, le TO7 n’était pas franchement d’un rapport qualité prix transcendantal – de mémoire dans les 6/7000 francs alors qu’un Commodore 64 (fabriqué aux USA), certes sans stylo optique et sans support de l’ednat, mais autrement plus performant valait 2000 francs de moins…

        Qui se rappelle de l’énorme prétexte au gâchi de pognon public que fut l’épopée Bull après sa nationalisation de 1982 ?

        De toutes manières l’état français a toujours voulu mettre ses doigts dans les nouvelles technos. Que ce soit avec le minitel, france telecons qui essaie désespérement de ralentir la diffusion d’internet, les plans calcul ou informatique pour tous ou les haillepads pour les petits corréziens… C’est devenu une tradition que de flamber le produit des impôts (ou plutôt l’argent emprunté) et de légiférer n’importe comment dans un secteur ou les polyoticiens ne comprennent que pouic.

        Ce n’est pas par hasard qu’à une exception près (Dassault Systèmes), les entreprises de ce pays sont passé globalement à côté de la révolution numérique. Et pourtant, ce n’est pas faute d’entreprises qui ont essayé d’innover…

        Malheureusement, ce constat ne s’applique pas qu’à l’informatique…

    3. johnny_rotten

      @ Aristarque
      Sauf qu’Apple a eu beaucoup de clients malgré des prix très excessifs.
      Ordis très chers mais aussi périphériques, accessoires, logiciels pour Apple.
      Cela tenait plus au snobisme de bobos de faire partie du clan Apple (surtout montrer au voisin qu’on avait les moyens financiers pour ) que de passionnés d’informatique.

      1. Aristarque

        Apple coûtait effectivement encore plus cher que les IBM (de l’ordre des 40.000 F si ma mémoire est bonne). Mais la grande astuce commerciale de Microsoft a été d’avancer masqué, en ne se mettant jamais en avant puisqu’on parlait d’ordinateurs IBM-compatibles en fournissant un O.S. pas trop mauvais (je parle : vu par des gens qui attendent d’un ordinateur que cela fonctionne sans du tout savoir comment cela bidouille dans les entrailles de la machine, exactement comme les Dames conduisent des voitures sans avoir la moindre idée de la technologie) et pour pas très cher, 1.000 F à cette époque. Et quand l’astuce a été éventée, il avait déjà un tel parc d’O.S. installé qu’il fallait se montrer compatible avec MS-DOS pour occuper le terrain…

  17. hop hup

    Quand comprendront-ils donc tous que nous n’attendons qu’une chose : qu’ils arrêtent d’y mettre les doigts ? Qu’ils s’en tiennent loin, aussi loin que possible ?

    quand la machine aura exploser il s’arretteront mais la il faudra surement être très loin lorsque cela ce produira

    1. yp

      Tu n’as pas compris quelque chose : Eux, seront aux abris quand ça explosera. En attendant, ils cherchent juste à acquérir plus de pouvoir.

      Le problème, c’est qu’après l’explosion, ces trous du culs reviendront en expliquant que célafôtedumarché. Et les cons revoteront pour eux. Garanti.

      On n’a que ce qu’on mérite.

      1. Hugeus

        Perso, j’ai pas l’impression de le mériter. Mais je n’ai qu’à regarder autour de moi pour comprendre que je suis le seul dans mon cas ! Même quand j’explique le bouzon à un de mes proches et qu’il a l’air de comprendre, le lendemain c’est effacé de sa mémoire ! À croire que les Men in Black passent chaque jour !

        1. yp

          Beaucoup de commentateurs ici n’ont pas voté pour le gouvernement actuel. Mais tous subissent (ou ont subi) les conséquences des décisions de ce tas de fumier.

          Il n’empêche, cette clique à été démocratiquement élue. Et je ne veux pas vous décourager, mais il est hautement improbable que que les francais veautent pour autre chose qu’une nuance de socialisme avant longtemps…

  18. Korsor

    Message à tous ceux qui auraient de l’imagination taxative, les rentrées fiscales prochaines en berne… Janvier sera à la baisse mais Fevrier alors la douche !!! Suite à la bonne idée de coupler l’IR et la CSG sur une seule feuille l’an dernier, voila beaucoup de nouveaux participants au jeu du Premier Tiers… Et pas contents… Déja par ce couplage, leur TH, qui se calcule en utilisant le RFR – revenu fiscal de reférence – avait explosé l’an dernier, et là rebelote, et 10% de der si tu casques pas avant le 17 Février…

    Combien cela va couter électoralement – y compris aux municipales hors grandes villes – difficile à pronostiquer…

    Enfin mon propos était de souligner que face à ces dépenses les rentrées s’essouflent. Je vous gage que la TVA est à la baisse – faut provisionner pour les douilles à venir…

    Live de ma sous-préfecture dans le Var… 🙂

    1. Hugeus

      La CSG couplée à l’IR…
      Perso, ça me pose oune pitite problème, vu que je ne paye plus la CSG depuis que j’ai quitté la sécu… Si cest le fisc qui s’occupe du recouvrement, ça va piquer un peu plus les gars comme moi, vu la force de frappe du fisc…
      Mais j’ai du mal à y croire, car si on couple IR et CSG, l’énormité de l’impôt va exploser à la figure de tous les bien-pensants (on approche encore plus rapidement les fameux 75%), donc, comme l’a laissé entendre Coppé, je crois qu’ils préféreront de loin garder l’option existante.
      Dans leur esprit ; « deux impôts existants vaut mieux que un tu l’auras ».
      C’est vraiment le monde à l’envers dans leur tête…

    2. Kekoresin

      Normalement, cette contribution n’est pas un impôt mais ça va le devenir. Donc les frontaliers qui s’assurent à l’étranger ou les courageux qui tentent de quitter la sécu qui sont normalement exonérés de CSG, seront gentiment rackettés comme le reste des blaireaux comme moi qui sont coincés dans la prison France. Le goulag c’est maintenant!

  19. tabbehim

    *.*
    les quelques développeur que je connais souhaite qu’on leur foutent la paix avec la paperasserie…
    pour faire du développement web, il n’y a pas besoin de grand chose après tout, si ce n’est du temps et une bonne machine.

    mais même pour du simple développement web, si on en fait son gagne pain, il faut supporter des tonnes de papiers qui ne donnent pas envie…résultats, ils s’inscrivent (et partent) dans la silicon valley…

    plus je lis du H16, plus j’ai l’impression que les politiques ont encore de la ressources dans le toujours plus bas ^^
    Je me demande où est leur vrai limite quand même…
    ils sont parfois fort en langue de bois, mais dans le domaine de l’imagination de l’emmerde…ouha 😀

    1. tabbehim

      encore plus couteux et inefficace qu’HADOPI?
      c’est vraiment possible?
      sérieux, le défi risque d’être ardu, même en y mettant toute ma mauvaise volonté, je ne vois comment faire plus mauvais :/

      1. Calvin

        Toi, tu es ou très optimiste, ou tu n’es pas au courant de la politique française de ces 40 dernières années !
        Je t’assure que les élus peuvent faire pire que ce qui paraissait pourtant déjà le pire !

        1. tabbehim

          pour ce qui d’HADOPI, j’ai juste du mal à imaginer encore plus couteux pour une efficacité plus que douteuse !
          Mais bon, en rajoutant des couches administratives à cette benne de papier, on pourrait voir émerger pire….
          Mais ça serait de l’acharnement à vraiment vouloir le pire du pire 😛

          1. Calvin

            Je te donne un exemple très simple.
            HADOPI coûte cher et sert finalement à peu de chose.
            Mais, l’objectif est, dans la tête de nos gouvernants, non pas de supprimer ce qui est inutile, mais de justifier son existence.
            Donc, il va falloir rendre HADOPI plus « productive ».
            Comment ? En criminalisant un peu plus les gens, comme passer du piratage au colportage de rumeurs racistes, par exemple…

            Produire du pire, comme si c’était une raison d’être…

            1. tabbehim

              même en la rendant plus productive par le biais du piratage (ce qui est très drôle), il sera toujours aussi cher
              Les gens qui ne connaissent pas le vaste monde de l’internet ne savent pas pour la plupart que cet outil est franchement limité à mettre des pansements et du cataplasme sur une jambe de bois…
              Mais effectivement, si on y ajoute les rumeurs en les callant sous le coups de la diffamation….on peut même noyauter les rumeurs de liaisons présidentiels ^^

    1. calc80

      Quand ils disent « ces dispositions s’avèrent aujourd’hui malheureusement insuffisantes face à la multiplication d’actes d’incitation à la haine raciale », ils font référence à quels événements ? la manif pour tous ? les quenelles ? VallSS qui raconte des conneries ?

  20. hop hup

    http://www.forum-gold.fr/viewtopic.php?f=10&t=13250&start=220

    Exit la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Trop compliquée et trop risquée politiquement en raison des transferts de charges entre contribuables. Le groupe de travail sur la fiscalité des ménages mis en place par le Premier ministre le 31 janvier devrait écarter cette piste.

    En revanche, il va examiner très sérieusement une autre réforme possible : rendre la CSG non déductible de l’IR, une piste qui a les faveurs de beaucoup de députés PS au nom de la justice fiscale.

    ceux qui ont vote ps risque une fois de plus de s’en mordre les doigts quand ils découvriront le truc.

    1. yp

      Faire payer des impôts sur un revenu non perçu… Ou dit autrement, créer un impôt sur l’impôt – l’impôt au carré en quelque sorte… 😀

      Ceux qui ont voté PS ? Ces gens là devraient payer 110% d’impôt sur le revenu et être forcé d’acceuillir un camp de roms dans leur jardin…

      1. Nyamba

        « Faire payer des impôts sur un revenu non perçu… » C’était déjà mis en oeuvre, ça, non ? sous le joli nom de « salaire net imposable »… (ou de « CSG non déductible », ou les deux… J’ai encore du mal à faire la différence, si différence il y a.).

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