La santé n’a plus de prix

Lorsque le Président Hollande a renouvelé son gouvernement, il a clairement expliqué qu’un des piliers de ses prochaines actions en faveur du bon peuple qui l’a mis à cette place serait de s’assurer de la bonne santé des uns et des autres, ou, à tout le moins, que la Sécurité Sociale, cet exemple mondial de réussite du collectivisme en matière de soins, serait préservée. Et on comprend, lorsqu’on voit les dérives actuelles des dépenses de santé, que la question préoccupe notre petit Roi Solex.

Enfin, je dis « préoccupe », je veux dire « sur le plan électoral » seulement : les toussotements de la Sécurité Sociale ont en effet cette capacité à rendre malade tout gouvernement qui n’y prendrait garde tant l’institution est devenue une forteresse, bastion de syndicalistes et de fonctionnaires prêts à toutes les journées d’inaction possibles pour faire perdurer le mastodonte. Et lorsqu’on voit les comptes actuels, on comprend que les toussotements ont un petit côté cancéreux qui ne laissent rien présager de bon : la Sécu a tout ce qu’il faut, à glavioter ainsi, pour se transformer en un Walter White français, sombrer dans le trafic de drogue, la violence et le racket pur et simple… (Oh, wait !) … ou disons, plus vite qu’actuellement.

valls hollande 2017

Autrement dit, Hollande a tout intérêt à surveiller de près l’état général des comptes de la Sécurité Sociale s’il veut espérer limiter la casse à chaque échéance électorale. Or, il y a fort à faire : déjà, l’institution continue d’enregistrer des résultats moins que brillants en termes de comptes, et empile des déficits franchement préoccupants au point que Valls ait dû en faire mention dans son programme politique présenté ce 8 avril. Et malgré cela, elle devra faire des efforts notoires : une partie (au moins 10 milliards d’euros) des économies prévues au fameux plan de 50 milliards sur trois ans porteront justement sur l’assurance maladie.

De façon intéressante, il faut se rappeler que la Sécurité Sociale, institution officiellement paritaire, ne dépend pas à proprement parler de l’État ; toute économie réalisée ne le sera normalement que par la volonté de ses dirigeants, volonté issue d’un compromis entre différentes organisations syndicales au milieu desquelles l’État n’a — sur le papier — qu’un rôle d’arbitre. Il faudra donc jouer finement pour faire changer les mauvaises habitudes dispendieuses des Français et la gestion approximative des caisses par ces syndicats qui y trouvent, c’est évident, une partie de leur financement, et de leur puissance.

Il sera indéniablement plus facile pour l’État de jouer sur la partie de la santé qui est directement à sa charge (ou disons, plus exactement, à la charge du contribuable), notamment l’Aide Médicale aux Étrangers. Là encore, il y a de quoi faire puisqu’un récent rapport sur le projet de loi de finances pour 2014 relatif à la santé laisse entrevoir une réalité assez douloureuse : le système est à bout de souffle (non ? si !) et la facture déjà fort conséquente de 800 millions d’euros pourrait bien passer le milliard dans la prochaine année.

Au passage, on ne peut s’empêcher de noter que pour pondre le rapport, le député Goasguen aura dû batailler contre l’opacité savamment entretenue du Ministère de la Santé, ce qui a donc placé le parlementaire dans l’une des positions pourtant rituelles du Français moyen lorsqu’il s’adresse à cette entité. Quelque part, ça lui fera les pieds. Au-delà de ce camouflage des chiffres pour éviter de dévoiler l’ampleur du désastre aux contribuables effarés, le rapport dénombre plus de 250.000 sans-papiers pris en charge, et note la prise de retard dans le remboursement de l’État aux organismes sociaux (40 millions encore en souffrance).

Bref : la santé directement « gérée » par l’État, c’est la foire totale, l’absence de contrôle et les sprinklers à pognon ouverts en grand pour arroser un peu tout le monde dans la bonne humeur. Le lecteur régulier de ces colonnes n’est pas surpris, l’irrégulier tiquera mais reprendra fermement le cours normal de ses activités en croyant avoir cauchemardé, moyennant quoi tout ceci continuera sans aucun changement.

Oui, je sais, Valls a dit des trucs et des machins comme quoi il allait faire faire des économies. Certes. Même si l’on passe rapidement sur ce genre de promesse de politiciens (qui ont encore moins de valeurs que celles d’alcooliques), on ne peut oublier la situation actuelle : comme d’une part les Français, dans leur grande majorité, ne veulent surtout pas changer quoi que ce soit de ce système-là, et que d’autre part, les acteurs mêmes du système ont déjà plus ou moins décidé sa totale et inévitable nationalisation à moyen terme, croyez-moi, rien ne changera, les dépenses et les déficits continueront d’augmenter.

valls la baffeEt je ne m’avance pas en disant cela : mardi dernier, alors que le Président sortait enfin son Manuel pour apprendre à se servir de sa boîte à outils, on apprenait que le Conseil d’analyse économique (CAE), qui dépend de Matignon, publiait des propositions particulièrement généreuses sur la santé. Pour lui, c’est évident, il faut revoir de fond en comble la façon dont est facturé l’accès à la santé en France et il préconise que les patients paient leurs consultations chez le médecin jusqu’à atteindre un plafond fixé selon leurs revenus, quitte, en échange, à ce que les soins hospitaliers soient entièrement gratuits. Parallèlement, il envisage aussi la disparition complète des mutuelles, englobées ou absorbées par l’entité publique.

Oui, vous avez bien lu : une assurance en fonction des revenus, des soins hospitaliers totalement « gratuits » (i.e. payés par tous), une disparition de toute branche privée, c’est bel et bien d’une nationalisation et d’une collectivisation complètes de la santé dont on parle ici, alors même que les déficits s’accumulent et que chaque nationalisation, que ce soit dans ce pays ou dans n’importe quel autre, s’est toujours traduite par une déroute fracassante.

Tout comme récemment je notais qu’en terme d’éducation, on avait soigneusement évité d’envisager la moindre solution libérale, en donnant aux responsables d’établissement une véritable autonomie garante à la fois de créativité, d’adaptation et d’économie, je ne peux m’empêcher de voir qu’ici encore, pour combattre le fléau des déficits et d’une gestion calamiteuse, d’une déconnexion complète de ceux qui dépensent avec ceux qui payent, de ceux qui produisent du soin et ceux qui en consomment, les seules idées en rayon sont des bricolages marginaux et l’antienne communiste habituelle de la nationalisation.

Sécurité sociale

Nulle part n’est imaginé le fait de rendre à nouveau les Français responsables de leurs dépenses, par exemple en transformant l’actuel gloubiboulga d’institutions en véritables assurances. Plus perversement, comme chacun des bénéficiaires de ce système pourtant pourri jusqu’à l’os sait pertinemment qu’une concurrence officielle et acceptée avec des organismes privés signerait immédiatement la fin du vieux débris communiste de 1945, aucun, des politiciens jusqu’aux syndicalistes et une partie non négligeable des professionnels de santé eux-mêmes, ne veut prendre le risque de remettre à plat le système.

Coincée entre l’impensable réforme, trop polémique pour être autorisée, l’impossible augmentation des recettes par des cotisations déjà mortellement élevées, et l’inenvisageable baisse des dépenses pour des raisons idéologiques, la Sécurité Sociale s’achemine doucement vers un destin inévitablement funeste.

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Commentaires138

  1. Australopitheque

    Donc Francois Hollande est toujours President de la 5eme puissance mondiale et Harlem est son secretaire d’Etat. La secu existe toujours et l’AME va passer le milliards d’euros.
    Mais bien sur…quelle imagination debordante!

    1. kloupa

      La cinquième puissance, sans doute plus: la sixième ou la septième, et chaque année de collectivisme qui passe nous relègue plus loin en seconde division: un naufrage dont les Français ont pourtant eu l’exemple avec la faillite des pays communistes. Croient-ils donc toujours que ça n’arrivera pas ici, parce que c’est « eux »?

        1. Hartman

          Le president l’a dit danq son discours de changement de gvt: faire des economies, c’est a la portee de n’impotye quel gouvernement.

    1. Jeanpierre

      10 sur l’organisation des hopitaux? ils vont aller les chercher où ces milliards. Les hopitaux n’ont plus de tunes et sont dans un état lamentable. J’ai vu des infirmiers baver sur les médecins parce qu’ils pompent tout le fric pendant que ces mêmes médecins se posaient la question entre eux de savoir où était passé la tune. Les hôpitaux sont à sec. Ils ont du mal à payer les fournisseurs. Et ils veulent 10 milliards d’économies? il auront déjà du mal à trouver 10 euros, alors les économies… ben… comment dire…

      1. Maximilien

        L’hopital public, les économies sont assez simples: il suffit de virer tout le personnel non soignant parasite et inutile.
        Un exemple concret: hospices civils de Lyon, 10 fois plus d’informaticien par lit que dans le groupe privé Capio.
        Et ne parlons pas de tous les branleurs qui ont des postes à responsabilité uniquement parce qu’ils ont un cousin/copain/conjoint à la mairie ou conseil général du coin.

        1. Maximilien

          (mon message n’était pas très clair, une partie du personnel non soignant est indispensable. C’est tout le pool de parasites inutiles innombrables qu’il faut dégager)

      2. gameover

        Voir le titre de l’article, voilà la raison.

        Tant qu’on ne cotisera pas à son assurance santé en effectuant des choix en fonction de ce que l’on en attend le système sera en déficit.

        Il faudrait aussi se poser la question des soins par rapport à l’âge, la valeur ajoutée, l’espérance de vie etc… et ça une assurance privée le fera.

        Au dela même d’une assurance privée, il y aurait aussi la capitalisation au sein d’un régime privé.

        1. petit-chat

          Et tenir compte aussi de ceux qui risquent leur peau pour le plaisir tels que les sports à risques, qui, à mon sens, devraient être couverts par une assurance privée (c’est pas donné les secours en montagne, les transports en hélicoptère, …), plus tous les soins, rééducation, compensation du salaire…

          1. petite souris

            Tout comme faire prendre une assurance spécifique à :
            – celui qui fume ou qui boit de l’alcool,
            – celui qui bouffe trop, ou qui cuisine au beurre (tient on devrait trouver une taxe pour les restos qui favorise le cholestérol, le diabète,…) comme les magasins de confiseries.
            – celui qui a trop de partenaires,
            – celui qui voyage trop souvent,
            – celui qui fait trop d’ordinateur, de TV, de jardins,…
            car c’est pas donné les cancers du poumon, les cancers ORL, les poses de stent, les amputations et les insuffisances rénales des diabétiques, le traitement antiretroviral, les lombalgies chroniques sur les arrêt de travail, le manque d’activité dans l’émergence des maladies cardiovasculaires, métaboliques,les arrêt de travail au long cours des lombalgies,….

            1. gameover

              Pas besoin de légiférer ou de vouloir se substituer à l’assureur, laissons chacun choisir ses assurances par rapport à ses besoins et ses choix et l’éventail de ce qui sera proposé par le marché.

    2. Aristarque

      10 Mds sur le fonctionnement des hôpitaux? Je sens, selon mon épouse MKDE en hôpital privé de fondation, qu’ on va chasser le crayon ou le gant médical ou le flacon de serum physiologique afin de laisser prospérer la gent administrative pléthorique qui prospère en croissance rapide depuis une bonne quinzaine d’années en de tels lieux. Les contraintes administatives règlementaires y ont bien sûr contribué mais pas qu’ elles. C’est ainsi que cela sert aussi aux élus ou aux responsables à y caser amis, maîtresses et autres obligés… Difficile n’ est-ce-pas, d’ aller ensuite faire des économies dans ces zones?… Mais comme ce ne sont que des lignes de Bla Bla dans une vaste opération Fortitude pour enfumer Bruxelles et autres préteurs…

            1. Calvin

              Nan, je suis pratiquement jamais malade.
              Je sais que dans notre système furieusement égalitaire, je suis perdant.
              Un système d’assurances privées aurait été meilleur. Pour tous.

            2. Black Mamba

              Dans notre système furieusement égalitaire …
              Cela me rappelle que ma grand-mère vie en Guyane depuis plus de 50 ans , elle a toujours travailler au black , elle s’est toujours débrouillée pour ne rien verser à l’URSSAF ou le RSI … Elle estimait que ses enfants cotisaient suffisamment au système pour lui éviter de verser aussi …
              Aujourd’hui, elle bénie le système , elle ne jure que par la pension vieillesse que l’Etat lui verse et la CMU qu’elle use sans compter … Elle va voir le médecin pour le moindre petit rhume or quand j’étais enfant elle ne se préoccupait de mon état de santé que lorsque j’étais à l’article de la mort …

          1. Cerf D

            « Peut-être que je serai vieux » répond Calvin « Cependan
            « J’ai moins d’huit ans mon vieil Harry et je t’emmerde en attendant ».

  2. gameover

    Il semble qu’il y ait de plus en plus un consensus pour conditionner le remboursement des frais de santé aux revenus, mais d’un autre coté pour éviter le mot « charges sociales » on préfère le coté « cotisations sociales » qui rappelle moins le mot « impôts » mais ça devient antinomique : soit c’est une assurance, soit c’est un impôt.

    Sinon le regroupement de toutes les mutuelles et des multiples organismes de SS dans un même bouzin pourrait bien avoir pour but de mettre en place un régime légal unique et ainsi rendre illégal la sortie de la SS.

    1. Aristarque

      Cela ne fera qu’ ajouter un peu plus d’iniquité au bouzin. Déjà qu’ on paie les cotisations proportionnellement au revenu jusqu’ au fameux plafond, chaque année augmenté supra le taux officiel d’ inflation… Pourquoi pas, en effet, achever la boucle en limitant le volume des remboursements? Naturellement, ce seront les riches qui auront droit à cette ignominie, du moins dans un premier temps. Au bout de deux ou trois ans, on parie sans risque que le taux de riches aura vertigineusement augmenté dans l’ immense classe moyenne de la Grance. A la mesure de l’ année dernière où un Million de foyers fiscaux se sont découverts un beau matin, riches suffisamment pour payer de l’ IR…
      Mais puisque les Grancais, selon les sondages dont on sait qu’ils cherchent à plaire à leurs commanditaires, sont raides dingues de cette institution, elle a encore de beaux jours devant elle, n’ en doutez pas, jusqu’ à ce qu’ elle s’écroule un beau matin, toute seule, par overdose de tout ce qui la condamne irrémédiablement…

  3. Romain

    Bonjour. Question …. Quelle sont les chances pour Claude Reichmann (Je suppose que vous connaissez) d’aboutir au niveau Européen ?

        1. Duff

          A l’époque je l’avais déjà dit ici, Reichman est trop agressif vis à vis de ses contradicteurs aussi stupides soient-elles, ça dessert son propos alors que nous somme finalement peu nombreux à comprendre les raison de sa colère et de sa véhémence. Alors que Brunet est complètement convaincu, il est obliger de modérer Reichman… Reichman n’est pas un politique pour rien. Je reconnais que pour ceux qui connaissent l’envers du décors et qui ont les chiffres en tête, ses saillies sont savoureuses.

    1. Duff

      Reichman prêche dans le désert depuis 20 ans. C’est parce qu’on voit maintenant plus clairement le bateau sombrer qu’il y a de plus en plus de libérés. Nous le vivons ici depuis pas mal de temps, il ne faut espérer aucune réforme avant que le bateau ait bel et bien coulé. Hélas.

  4. Black Mamba

    Encore une fois ce sera encore les professionnels de santé qui vont s’en prendre plein sur la tronche… La chasse aux sorcières va reprendre de plus belle, des soit disant indus, des remboursements qui devront être effectués par les praticiens mais on ne touche surtout pas les patients, des retards de plus en plus longs pour régler les factures de soins de ceux qui ont la CMU … De nouvelles sensibilisations contre les dentistes  » Oh! Ils sont trop cher … »  » les kinésithépeutes qui devront rembourser des actes car ils auront dépassé leur cota de l’année , les radiologues qui vont encore une fois voir leur nomenclature réévaluer à la baisse pourtant le niveau de vie augmente … »
    Pas étonnant que les personnels de santé partent de ce pays … On assiste partout à une raréfaction, les déserts médicaux de plus en plus important …

    1. Maximilien

      D’ailleurs, on va bien rigoler le 1er juin avec la nouvelle nomenclature des dentistes et l’informatisation définitive et obligatoire que cela implique.
      Les 5000 dentistes qui ne télétransmettaient pas du tout (aka les praticiens en fin de carrière qui ne voulaient pas se faire chier) ne vont surement pas se prendre la tête à bouleverser leurs habitudes de manière aussi radicales et vont… dévisser leurs plaques.
      5000 dentistes sur 40 000 en moins, d’un coup, en 2014. Je me demande comment ils vont gérer ça les guignols élus dans des déserts médicaux ?

    2. channy

      #De nouvelles sensibilisations contre les dentistes » Oh! Ils sont trop cher#

      Oui officiellement les dentistes sont trop cher…le mien je pousse toujours un cri d effroi quand il me sort une premiere proposition de devis….mais il rajoute tres vite en me tendant un autre papier :#je sais qu au pays de Madame c est bien moins cher alors si tu payes en liquide, sans secu etc….# du coup il redevient tres competitif….
      Mais officiellement ,il ne l est pas.

  5. Pere Collateur

    Le remboursement en fonction des revenus, je dis chiche!

    Y a pas mieux pour que ceux qui payent majoritairement ce truc, en gros la classe moyenne, prenne conscience de l’arnaque.

    Car quand on voit d’un coté des hordes de parasites être soignés intégralement sans débourser un copec et de l’autre, soi, qui cotise, paye une complémentaire, et au final ne reçoit des prestations minables qui coûtent un pont, on fini pas se demander pourquoi donc continuer à payer pour rien ou si peu.

    Le deux poids deux mesures qui ont cours dans ce pays, quelque soit le sujet, est en train de donner les derniers coup de pelles au creusement de la tombe ou sera enseveli toutes ces conneries collectivistes. C’est irrémédiable. Le seul problème est que c’est lent, mais alors lent…

    1. Black Mamba

      Mais je crois que cette histoire est avant tout prendre bien en charge ce qui n ‘ont pas de revenu et la classe moyenne devra se démerder car elle a les moyens justement de se payer une bonne mutuelle :-(. , je le vois ainsi , je me trempe peut -être sur ce coup. …

      1. petit-chat

        Ça peut se jouer en deux temps :
        1-CQ obligatoire,
        2-Mutuelles d’État (choisis au niveau de la branche par les « partenaires sociaux » (je rigole, c’est nerveux quand j’emploie ces mots),
        le tout maqué par les fous furieux des syndicats et autres parasites sous formes de « cotisations » (comprendre : charges) pour le salarié et l’employeur.
        On voit alors tout l’intérêt de faire des remboursements en fonction des revenus.
        Et bisounourserie suprême, le parasite social n’aura rien à débourser.

    2. tabbehim

      les derniers coup de pelles au creusement de la tombe

      Non, la plupart des gens se feront enfumée à coup de grosse culpabilisation solidaire (vous gagner de l’argent, c’est mal, il est souillé, donnez le nous pour purifier votre âme). et la plupart se restreindront, râleront, mais ne bougeront en aucun cas. et ceux qui fuient la sécu seront jeté en pâture à la vindicte populaire, comme d’habitude.
      Les derniers coup de pelles ne seront données que le jour où il n’y aura effectivement plus d’argent, ou plus assez pour rendre efficace un chyprage des comptes…..

  6. Jeanpierre

    Autant, la politique du pire visant à faire s’écrouler le système en entier n’est pas une solution, autant pour une partie du système, cela pourrait marcher. Il y aura des pleurs et des grincements de dents de la part des syndicalistes et des assurés mais la banqueroute de cet organisme « para-étatique » permettra peut être de repartir sur des bases plus saines. De multiples objections se mettent en travers de mes espérances mais mon poids politique de petit tâcheron de la santé installé en libéral ne me laisse pas beaucoup plus. Donc, j’attends la disparition de ce monopole de fait avec une impatience non dissimulée.

      1. Jeanpierre

        Je viens de m’installer. Les obligations, il faudra encore attendre un peu avant que je prétende à en acheter, ce que je ne ferai pas vu le contexte.

    1. « la politique du pire visant à faire s’écrouler le système en entier n’est pas une solution »
      Ah bon ?
      Pourquoi ?
      Ce n’est probablement pas une excellente solution, mais c’est une solution tout à fait techniquement possible.

      1. Jeanpierre

        Je développe mon histoire de politique du pire : un système politique ne naît pas du jour au lendemain. Il est le résultat d’un long travail des esprits des années auparavant : siècle des lumières, révolution française; émergence et développement des idées socialistes fin XIXème, révolution bolchevique et nazisme au XXème). Actuellement, parler de Bastiat, de JB Say, de Hayek c’est se heurter à un mur d’incompréhension quand c’est pas de l’ignorance. Les collectivistes ont longuement travaillé à la chose : l’éducation du peuple, ou plutôt son ignorance. Tout le monde se bat pour obtenir de l’état la sécurité de l’emploi, de la retraite, de la santé, de la… Les professions libres sont considérées comme trop risquées et leurs revenus qui sont corrélés au risque (et encore, pas toujours vu les charges) sont vus comme un objet de scandale. Un bonne partie des français et je pourrai dire la majorité sans trop m’avancer, est collectiviste, très collectiviste. L’écroulement du système provoquera beaucoup de misère humaine et la renaissance d’un état de type collectiviste par ignorance d’un système alternatif. Les gens ne viendront pas vous chercher, cher H16, si il faut trouver une solution à une banqueroute et un écroulement, même avec votre classement . Ils se tourneront vers une ou des personnes médiatiques, « fortes », avec de l' »allant », une/des personne/s qu’ils connaîtront. Et d’après notre constat déprimant journalier, ce ne sera pas un libéral, car il n’existe pas de libéral sur la scène politique, même au sens large. Je ne dis pas que c’est impossible. Mais à mon sens, le jeu n’en vaut pas la chandelle : les dommages humains seront trop grands par rapport à la trop faible probabilité de voir émerger un système plus libéral.
        Votre « probablement pas une excellente solution » me fais supposer que vous partagez plus ou moins mon point de vue, en tout cas dans sa ligne générale. Je suis d’accord quelle est techniquement possible. Mais ça ne veut pas dire qu’elle est la bonne. Les socialistes ont travaillé la société pendant des décennies avant d’arriver au pouvoir. Reconnaissons une certaine persévérance à nos « ennemis » et faisons de même.

        1. Calvin

          Les Français ne sont pas plus collectivistes que les autres.
          C’est juste les élus, TOUS les élus, qui le sont.
          Ils accaparent entre leurs mains le fruit du travail du plus grand nombre pour en redistribuer aux plus démunis, en faisant croire que sans eux, tout irait mal, et en répondant à ceux qui travaillent que eux aussi peuvent être plus démunis demain.
          Le collectivisme est dans la tête des dirigeants, pas des citoyens.
          Par contre, on a déresponsabilisé les gens, on les a rendu peureux, et assistés. Pour leur imposer un collectivisme à marche forcée. Et la boucle est bouclée.

          1. yp

            Je suis d’accord avec Jean Pierre, le problème est électoral. Le français ne dira jamais qu’il est « contre la liberté ».

            Mais en réalité, dans l’intimité de l’isoloir, il vote pour que ce soit le voisin qui paie…

            1. tabbehim

              une solution à une banqueroute et un écroulement,

              la France a déjà connu des banqueroutes (8 en tout), la dernière a ruiné clairement le pays ( 1789) et les finances publiques s’en sont retrouvé totalement assainie, bien que le pays ai du attendre quelques décennie avant de pouvoir emprunter de nouveau sur les marchés.

              @Calvin, les politique sont collectivistes, je suis d’accord, mais qui vote pour eux?
              le peuple a les politiques qu’il mérite. Ils sont nombreux à demander toujours plus de l’état. Il suffit de voir l’extrême gauche réclamer encore plus de sociale, chassant les moindre traces de libéralisme pour obtenir un socialisme pur, sans défaut, et opaque comme elle en rêve. et les gens ne crient pas aux loups face à eux.
              ils ont été, comme vous le signalez, programmé et éduqué à aboyer contre la moindre parcelle de responsabilité.

            2. gameover

              tabbehim

              Banqueroute ? faudrait pas oublier que l’assurance vie c’est l’assurance retraite de certains. Si on les spolie il faudra les mettre à l’aide sociale. T’as rien réglé.

              Jamais été fan de l’assurance vie perso.

            3. tabbehim

              je répondais en faite à JeanPierre plus haut,
              une banqueroute généralisé peut mettre à plat les finances publiques (en mettant ceux qui dépendais de ces finances dans la rue…)
              une explosion de pauvreté est généré, ce qui va généré un certains nombre de trouble avant de décider les politiques à faire un effort.
              comme je le disais, 8 banqueroutes pour la France entre le 14ème et le 18ème siècle, la dernière ayant remis à plat pour deux siècle les finances publiques.

            4. gameover

              Tabbehim

              Mettre à plat les finances publiques… et comme résultat celles des banques et des particuliers épargnants aussi.

              Ne pas oublier non plus que si tu demandes aux allemands, italiens etc… de tirer un trait sur ta dette… ils risquent aussi d’en tirer un de trait sur leur dette chez toi pour compenser donc en final quand on dit que la dette est à 60% détenue par l’étranger c’est juste une image… la dette est à 100% détenue directement ou indirectement par la France.

            5. tabbehim

              Je n’ai fait qu’un constat.
              En 1789, il n’y avait plus d’argent à injecter. je rappel que pour lever des fonds, l’état avait instituer des taxes sur les portes et les fenêtres….
              Donc oui, quand la banqueroute arrivera, ceux qui n’ont pas pensé à avoir des biens dans d’autre devises plus sur en souffriront au maximum.
              les mêmes causes ont la furieuse tendance à reproduire les mêmes conséquences.

            6. gameover

              Ce que je veux dire tabbehim c’est qu’une banqueroute avant ça intéressait quelques rentiers, saigneurs ou éventuellement un état ami qui ne récupéraient pas leurs billes.

              Ce n’est plus une solution maintenant.

              Une solution serait ce que l’on fait au monopoly quand la partie traîne un peu par manque de fonds… on redonne 100,000 à chacun… y en a toujours un qu’est pas d’accord mais p’tain c’est la démocratie qu’on lui dit !
              Donc dans le cas présent c’est on imprime.

            7. tabbehim

              La solution de la planche a billet vous préconisez?
              pourquoi pas. ça me parait moins brutal et plus sympa.

              ça fera un traitement plus doux, comme les soins palliatifs. on accompagne en douceur le presque mort.
              l’argent, et donc, les biens dans les coffres, perdront de leur valeur au fur et à mesure que les billets seront imprimé et dévalué, doucement, mais surement, et vu que nos politicards n’y comprennent rien, ils laisseront les choses moisir comme la vaisselle étudiante après une semaine dans l’évier… sauf si cette dévaluation est bien utilisé, mais là, je crois que je rêves sur les capacités d’utiliser les outils pour sortir le pays de la mouise de nos dirigeants.

  7. Calvin

    Pour connaître de l’intérieur cette institution, je ne peux que donner que du poids à ces constats.
    Gabegies, absence de vision à moyen terme, bureaucratie sclérosée, tout concoure à une faillite annoncée mais repoussée par le cynisme des politiciens.
    Il y a encore plein de systèmes qui vont devoir être mis à contribution, mais ça tombe bien : avant que la santé tombe en faillite, on a eu la bonne idée d’anesthésier les citoyens.

    1. Duff

      Voire de les euthanasier car au fond 50% des dépenses de santé proviennent des soins et des accompagnements de la dernière année de vie… Le cynisme est souvent synonyme avec le socialisme!

      1. Black Mamba

        Il faudrait y mettre dans tous les centres, mais là, il est tout seul, ce petit enfant ne pourra même pas faire mal à une mouche 😉

      2. Calvin

        Pas de violence. C’est contre-productif.
        D’abord parce que la majorité des acteurs du système sont, ou résignés ou aveuglés.
        Ensuite, ceux qui profitent ne diffèrent pas des autres professions.
        Et surtout, surtout…
        Une bombe dans les centres, c’est pratiquement moins de 1% d’élus syndiqués en moins, qui sont, eux, la véritable plaie du système, et qui bossent fort peu…
        (Avec les pseudo-managers, évidemment)

        1. yp

          Calvin, je suis d’accord sur ton analyse, sauf que je situe le vrai problème chez les électeurs : Les méchants élus ne font que promettre ce que les veaux veulent entendre.

          Ensuite, on peut aussi mentionner les hauts-fonctionnaires qui font que même si un élu voulait changer des choses, il n’aurait pas de courroie de transmission… Sans compter le problème des syndicats, dont la mission est de casser le relais aux niveaux inférieurs…

          Il n’y a aucun moyen de sortir de cette « impasse démocratique ».

          1. Calvin

            yp : « Les méchants élus ne font que promettre ce que les veaux veulent entendre »
            Je pense que c’est un poil plus compliqué.
            Si c’était le cas, il faudrait attendre un retournement de majorité.
            La réalité, c’est que ceux qui ont besoin que ce système perdure (les élus), font tout pour que cela continue de même.
            Ils ont mis les médias dans leur poche, et prolongent ce système par mensonge, par omission, par vol manifeste des générations futures et présentes.
            Je veux bien croire que les gens ne veulent pas trop s’informer, mais ils sont surtout mal informés.
            On leur a fait croire qu’il n’y a pas d’autre alternative.

            Pour le reste, je suis d’accord avec toi, yp !

            1. yp

              Remarque : Je serais curieux de savoir quelle proportion des français serait aujourd’hui prête à voter pour un homme qui leur promette un peu plus de liberté en échange de « sang et de larmes »…

            2. Calvin

              En France ?
              Quand on leur aura ouvert les yeux, comme ici ?
              Beaucoup je pense.
              Mais ne soyons pas inquiets : la presse veille et endort les gens.

            3. Aristarque

              A YP.
              Mais un très grand nombre, une multitude à n’en pas douter. Juste avec un bémol: que le sang, la sueur et les larmes soient pour les autres

  8. Aloux

    Un petit HS, hier se tenait à Paris une grande messe du FdG contre l’austérité, enfin je ne le savais pas jusqu’à ce que je croise vers Denfert-Rochereau un cortège de cars arborant fièrement des drapeaux rouges et des slogans « contre l’austérité » et « gauche anti-capitaliste », escorté par des motards de la police qui leur dégageaient le passage sirène hurlante, c’est une procédure habituelle ça ? M’est d’avis que les manifestants de la Manif pour tous et autres Jour de colère n’y ont pas eu le droit, mais je peux me tromper.

      1. Aloux

        Malheureusement rien pour prendre des photos sur moi à ce moment-là, puis de toutes façons rien de très impressionnant, je m’interrogeais juste sur la présence d’une escorte policière pour frayer un chemin aux troupes qui manifestement avaient été rameutées d’un peu partout en province. Normal ou pas, je dois dire que j’étais assez consterné de ce spectacle.

    1. Higgins

      Non, ce n’était là que la légitime expression d’une saine colère trop longtemps contenue. Rien à voir avec l’insupportable manifestation d’un égoïsme de classe perverti par des siècles d’obscurantisme.

  9. Higgins

    Jean-Pierre Chevallier vient de consacrer 3 billets d’affilée à la CQ. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les comptes souffrent en ce moment (je mets en lien le billet du milieu): http://chevallier.biz/2014/04/les-danaides-de-la-cq/
    Le sujet a été brièvement évoqué par Charles Gave jeudi matin aux Experts sur BFM Business. Au quotidien, on constate ces problèmes avec la raréfaction des médecins généralistes, des dentistes et de tous les spécialistes en règle général et la difficulté grandissante à prendre un rendez-vous dans un délai raisonnable. Notre hôte s’en est fait l’écho assez récemment avec les ophtalmologistes et l’aventure de Point Vision. Quant à la nationalisation souterraine de la santé, pour fréquenter de très près les milieux mutualistes, c’est malheureusement une évidence tout cela au profit des syndicats et autres parasites de même acabit et du capitalisme de connivence, caractéristique principale de ce régime. Pour les pauvres citoyens, qu’ils se démerdent.
    Plus que jamais, CPEF.

    1. Duff

      En cliquant sur le lien je me suis dit que Gave en avait touché un mot vendredi dernier chez Doze. Petite vidéo qui donne quelques chiffres intéressants et replace assez bien le sujet de la santé aux USA, vilain pays tubolibéral à qui il manque la jolie et meilleure du monde CQ française…
      https://www.youtube.com/watch?v=RAkEtr3GXjY

      C’est évident que c’est en organisant la pénurie qu’on pénalise les plus modestes, les électeurs de Cécile Bufflot qui cherchent un logement abordable devraient s’en rappeler.

        1. Duff

          Pas de souci, donnons les liens pour ceux qui n’auraient pas vu :

          Part I
          https://www.youtube.com/watch?v=KgizrMclqDg

          Part II
          https://www.youtube.com/watch?v=EmOQYlzDJfI

          A noter que les passages de Gave donnent lieu à tellement de commentaires que BFMB titre « les experts avec Charles Gave » comme pour les passage d’Olivier Berruyer histoire de compenser un peu… Berruyer reprenant des articles ridicules des Lordon, Todd et j’en passe.

          Autre truc intéressant, un des invités réguliers du vendredi, Bruno Vanryb toujours intéressant, ne veut surtout pas assumer l’étiquette « libérale ». Ses propos le sont pourtant à 95%. Il cite même l’ouvrage de Daniel Tourre « Pulp libéralisme » pour inviter les auditeurs à se débarrasser de leurs a-prioris sur le libéralisme afin de restaurer les idées de liberté individuelle et de responsabilité. Voilà qui m’a fait furieusement penser au cas de Denis Payre qui cherche à échapper à une étiquette libérale alors que ses propos économiques et institutionnels ne laissent planer aucun doute. Pas même les membres de nous citoyens qui sur twitter retwittent tranquillement les affiches du collectif Antigone, ou les billet d’H16… A un moment, il ne faut plus avoir peur d’assumer, on vit dans un pays communiste, la vidéo de Marchais en 1981 c’est juste énorme, c’est bien là le nerf de la guerre.

            1. Duff

              je crois que c’est parce que le site d’H16 et les liens proposés datent un peu (qu’il ne le prenne pas mal) tandis que le think tank de Gave est très récent genre 2011 ou 2012.

    1. Kekoresin

      Notre système de santé est complètement à la ramasse. Et ça ne tient même pas compte de la CMU, L’AME, l’AMI et toutes ces largesses que le pays des droits de l’homme met à disposition grâce aux bons impôts récoltés sur le dos de ceux qui ont la faiblesse de croire que travailler est une bonne chose dans ce pays!

      Les frais administratifs plombent joyeusement la barque. Il y a plus de secrétaires, de comptables, d’administrateurs, d’assistantes sociales…que de soignants dans nos hôpitaux! Tout ce système ubuesque, cet écosystème méphitique, doit faire faillite le plus vite possible pour limiter la casse. Pour ce qui est des syndicats, il suffit juste d’exiger qu’ils fonctionnent uniquement sur leurs fonds propres et leurs cotisations. M’est avis que leur pouvoir de nuisance en sera nettement diminué!

  10. dede

    Je suis parti en « expat » pour un grand groupe francais en 2006. Je suis maintenant dans un pays qui me plait et viens de passer en contrat local: gros risque sur la sante et le chomage mais quel bonheur de ne plus payer au tonneau des Danaides et prendre en charge ses responsabilites!

    1. Kekoresin

      Ah, il me donne un cours ! Bravo, approche ta joue je vais te donner une leçon, pour la mémoire ! Répète après moi  » je suis un âne bâté ! » Je suis un âne bâté ! http://www.youtube.com/watch?v=nsELAivMKmA

      En tout cas j’espère que ton fond de pension n’est pas en Bolivianos! Viva Morales (toi qui voulais voyager…)! 🙂

  11. BenOui

    La solution d’aujourd’hui se définit en un mot : rétroactif.

    Après l’EDF, il sera tout à fait normal de rétrofacturer en prenant compte des erreurs comptables enregistrées. La double, voir la triple, factures vous seront réclamées sans aucune justification et dépendra de la gueule du client.

    La Valls des milliards se danse en deux temps trois mouvements, un pour toi, un pour moi, un pour petit François. Démerder vous, c’est maintenant !

    Et puis de toute façon, la BdF n’a aucune limite pour prêter à la CQ. Les Français ne savent pas compter, ils doivent payer pour compenser les 40 années de déficits « croc-niques » de la gauche-droite centrée.

    Et dire que certains se posent la question: qui va payer ?

    1. Adolfo Ramirez Jr

      Qu’est ce qu’on disait : rassurez vous, c’est français, c’est la police française!
      plus sérieusement, c’est quand même étrange que l’on doive faire un tel mic-mac : la fille qui a été violé est capable de reconnaître ou au moins décrire son agresseur?! si ça se trouve elle connaît même sa classe et son nom! sa parole ne suffit pas pour faire condamner le violeur? Ou du moins pour réduire les prélèvements aux véritables suspects.

      1. gameover

        Bon ben Ramirez police française ton enquête est pas encore bouclée ?

        Ce n’est pas le sujet pour moi mais il semble que c’était dans le noir.

        Mais au’delà de ça seuls les mâles seront testés et je me disais que dans un avenir dégenré je serais curieux de savoir dans quelle mesure le sexe d’un individu pourrait rester d’un secret absolu.

        Et du même tonneau comment faire de la parité, de l’égalité salariale, en bref prouver de la discrimination… Dans ce genre de stupidité la loi se mord la queue…

    2. gem

      Pour moi le problème c’est le fichage qui s’en suit. Une opération général de comparaison des individus, mâles et femelles (pas de jaloux !) avec l’ADN du coupable ne me pose aucune difficulté, si les éléments sont effacés après . Ce qui réponds à l’objection « à mais vous n’en avez rien à foutre de la pauvre fille violée, salauds de droitdelhommistes ».

  12. gameover

    18,000 Euros Placé, pas gagnant sur le coup.

    Le sénateur EELV quitte le plateau du magazine Le Supplément de Canal+ un tout petit peu faché :

    « J’me tire, vous me faites chier. »
    Video:
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/04/13/25002-20140413ARTFIG00086-jean-vincent-place-en-colere-sur-canal-je-me-tire.php

    Canal lui a fait un gentil coup de pute ! Après avoir suivi le député toute la semaine dernière pour faire un live des négociations écolo-gouvernement ils en ont profité pour insérer un peyit rappel sur ses amendes impayées.

    Le sénateur n’a pas apprécié… c’est pas bisou !

    Et pour enfoncer le clou ils ont diffusé des propos hors antenne.

    Moralité : la pute se rebelle contre son mac.

    On dirait que les médias ont senti le vent tourner depuis 1 mois et deviennent suiveurs du peuple qui avait un peu d’avance dans le « tous pourris ».
    Il semble aussi que le divorce PS-EELV pourrait bientôt etre prononcé pour abandon du domicile conjugal vu que EELV a de plus en plus tendance à coucher avec le FDG.

        1. Calvin

          Houla, non, c’était une déclaration de principe, à un instant T, et sous réserve d’omission involontaire et sincère…

  13. Pirouli

    L’avenir s’annonce des plus rose.

    Notre tout frais secrétaire d’État, Jean Marie Le Guen, vient de déclarer au sujet des fameux 50 milliards d’économies :

    « Ce sera plutôt une moindre progression de la dépense publique ».

    On constate que le discours Sapinesque sur le fort ralentissement de l’augmentation du chômage fait des émules. Et laisse présager les bons résultats de ce gouvernement « Combat V2.0 Release 0.AA. »

    1. gem

      on le savait d’avance. Sur les 50 milliards « d’économies », on aura
      * 10 à 20 milliards de taxes en plus, présentés comme des moindres « dépenses fiscales »
      * 20 à 30 milliards d’économie par rapport à une estimation de ce qu’on aurait pu dépenser en plus si on avait été très méchant
      * 10 milliards de vraies économies, dont finalement on constatera après qu’on ne les aura pas fait, soit pour de très bonnes raisons sociales, soit parce que le privé aura été vraiment très méchant (l’ignoble affreux) et aura mis des bâtons dans les roues, le fourbe.

    2. gameover

      Oui ce que j’avais dit en fait il y a quelques jours :

      – pendant 3 ans un différentiel cumulé de 1% avec l’inflation sur les 1,100Mds de dépenses ça fait 66Mds.

      J’imagine le gars qui se présente devant la commission de surendettement et qui explique qu’en fin de compte il va continuer à dépenser pareil et que ça va se résorber avec l’inflation !

  14. Toutatis

    C’est bizarre de faire référence à Walter White, puisque ce personnage illustre plutot les défauts du système de santé américain.

  15. gameover

    HS : si vous avez 2 minutes, allez lire le dernier billet de Zola Eolas… qui a fermé les commentaires après 2 jours non pas pour contravention à la charte. Pour en connaître la raison allez lire son commentaire n°61 tout en bas… bah les lecteurs étaient pas d’accord avec lui…

    PS: j’ai même pas pleuré

      1. gameover

        Certaines capacités cognitives, notamment celles liées à la logique et au raisonnement abstrait s’acquièrent habituellement vers 6 ou 7 ans. […] Chez certains, ces capacités cognitives apparaissent plus tard, vers 8 ans, voire pas du tout pour d’autres.

        Pour d’autres les socialistes ?

        Il constate  » pourrait résulter d’une moindre sollicitation des structures de compréhension  » mais ne la rattache pas à une raison ou un environnement (l’école, les parents ?)

        Pour résumer, une roue de mon vélo est dégonflée. Ca pourrait venir d’un manque de pression. Bien avancé !

          1. tabbehim

            oui GO, j’aime les justifications bancales et les recherches du cépamafote mais celle des autres, je suis une victime de la société ouin, ouin ! faites moi des CERFA marqué : « vous avez gagnezle titre de victime de la société, vous êtes maintenant en mode invulnérable face aux autres ».
            en gros, ils vont utilisé l’excuse du problème pouvant venir d’une moindre sollicitation cognitive et donc d’une immaturité venant de la société….et là on dit super, on a un coupable pour tout : la société qui n’a pas assez sollicité (mais pas trop le pauvre bout de chou hein, les cours à l’école c’est le mal) le cerveau de ce pauvre petit. c’est de la faute à la société s’il est au chômage et qu’il a braqué des banques…..on va pouvoir tout mettre sur la société ^^

            1. Black Mamba

              « je suis une victime de la société ouin, ouin ! faites moi des CERFA marqué  »

              COPIEUR !!! C’est ma réplique du jour !
              Vite une commission de soutien !!! 👿

            2. tabbehim

              le facepalm, c’est à cause de mon oublie quelque peu stupide des 2 magnifiques CERFA made in h16, le fait que je perde du temps sur le site du gouvernement pendant qu’un type parle de stupidité en face de moi et croit dur comme fer que je prend des notes, ou qu’un cerfa pour dire que quelqu’un est vivant existe?
              (ou à mon avis plutôt pour les 3 mais bon 😀 )

  16. Jicébé

    Désolé de ne réagir qu’aujourd’hui mais j’ai passé un WE sans H 16.
    Une précision, si je peux me le permettre, sur ce passage : « Parallèlement, il [le CAE] envisage aussi la disparition complète des mutuelles, englobées ou absorbées par l’entité publique. »
    Ce n’est pas tout à fait vrai. Il envisage aussi la disparition de « l’entité publique » absorbée par des opérateurs privés. Le CAE ne tranche pas ente les 2 hypothèses mais, de toues façons, « prévoit » ce genre de fusion pour un avenir … lointain, très lointain.
    Le CAE, plus exactement les 3 auteurs du rapport en question partent d’une observation on ne peut plus juste : en France, pour nous faire rembourser nos soins, nous payons les frais de gestion de la Sécu obligatoire (7,2 milliards d’euros), et, ensuite, nous payons ls frais de gestion des complémentaires (6,2 milliards), soit au total 13,4 milliards d’euros. Leur idée est que l’on pourrait diviser ce dernier chiffre par deux en fusionnant l’ensemble.
    Au passage, les complémentaires semblent plus chers si l’on compte en pourcentage des sommes traitées mais moins chers si l’on compare au nombre de dossiers traités, qui est sensiblement identique dans les 2 cas.
    PS : Ce sont les chiffres du rapport du CAE. Je n’ai pas pris le temps de vérifier.

  17. Jicébé

    PS : Ah oui, j’allais oublier, au sujet de ce passage : « …Il faut se rappeler que la Sécurité Sociale, institution officiellement paritaire, ne dépend pas à proprement parler de l’État ; toute économie réalisée ne le sera normalement que par la volonté de ses dirigeants, volonté issue d’un compromis entre différentes organisations syndicales au milieu desquelles l’État n’a — sur le papier — qu’un rôle d’arbitre. »

    La Sécu (l’assurance maladie obligatoire en l’occurrence) est bien « officiellement paritaire » (pas tout à fait d’ailleurs, voir plus bas) et son conseil d’administration est « consulté sur tout projet de loi ou décret qui a un impact sur l’Assurance Maladie. » (site Ameli de la Cnam-TS.
    Il est consulté mais tout le monde s’en fiche puisque, en dernier ressort, c’est le gouvernement qui décide du niveau de remboursement, des soins remboursés, etc. ainsi que du taux et donc du montant des cotisations.

    Sur la « parité » employeurs/salariés : participent aux CA de la caisse nationale ( par exemple) 13 représentants des assurés sociaux, désignés par les organisations syndicales de salariés (on se demande bien pourquoi) et 13 représentants des employeurs ; bon, jusque là c’est « paritaire » mais on y trouve aussi 3 représentants désignés par la Fédération nationale de la mutualité française, 4 d’institutions intervenant dans le domaine de l’assurance maladie, désignées par le ministre chargé de la sécurité sociale ( Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés, Union nationale des professions libérales, Union nationale des associations familiales et Collectif interassociatif sur la santé), 2 personnalités qualifiées désignées par le ministre chargé de la sécurité sociale, 3 représentants du personnel.

    Désolé de ce texte long et tardif.

  18. docrooney

    cher H16,
    je pense que vous faites erreur dans votre analyse concernant la sécurité social:
    Il ne s’agit pas d’une « nationalisation des mutuelles »….mais plutôt strictement de l’inverse.
    ci-joint l’edito de l’UFML (union française pour une médecine libre):
    « La Stratégie Nationale de Santé doit être mise en place et le système réformé. La récente note du Conseil Administratif Economique, les apparitions médiatisées de grands patrons de mutuelles ou assurances, d’économistes de la santé très proches du Ministère, le forcing sur le Tiers Payant Généralisé, la sur-communication à propos de la ROSP (3 fois le SMIC…) présentée comme un cadeau aux médecins, sont autant de pièces qui s’emboitent parfaitement dans le puzzle de la Stratégie Nationale de Santé.
    Les axes en sont très clairs : renforcement de l’hospitalo-centrisme, renforcement du pouvoir des ARS dans le contrôle des soins ambulatoires et l’organisation du système de soins, réduction des coûts impactant principalement la médecine de ville.
    Pour asseoir ces nouveaux pouvoirs, le Tiers Payant généralisé permet à la fois de contrôler les nombres d’actes et de moduler les revenus des soignants, donc de modifier ou suggérer de modifier les pratiques, tandis que la ROSP devient une rémunération qui de supplémentaire pourrait devenir nécessaire.
    L’analyse du CAE donne les clés sur le financement prévu du système de soins, reposant sur l’unification de la sécurité sociale et des complémentaires : bien que les auteurs évoquent deux hypothèses l’une d’une gestion publique décentralisée, l’autre privée sous contrôle de l’état avec la mise en concurrence des systèmes assurantiels, c’est cette deuxième qui semble avoir leur faveur. Le risque lourd et l’innovation technique dans le giron de l’hôpital public ainsi que la prise en charge des plus démunis, les soins ambulatoires pour les complémentaires. Dans ce domaine pourraient alors s’appliquer les règles des marchés assurantiels : franchises proportionnelles aux revenus, contrats de base avec panier de soins minimum obligatoires, sur-complémentaires et surtout contractualisation des praticiens dont les pratiques et les rémunérations seraient sous contrôle à la fois public par le biais des ARS et privé par les organismes financiers avec lesquels ils seraient tenus de contractualiser. Alors que la ROSP inclut déjà des objectifs dont le bénéfice pour la santé publique est très discutable et discuté en France ou ailleurs, on ne peut que craindre une accélération du mouvement.
    Nous assistons donc en direct à une liquidation de la sécurité Sociale dans ses principes du pacte de 1945 « les cotisations selon les moyens, les soins selon les besoins », au transfert sur des complémentaires qui, avant même que les français n’aient réalisé ce qui se passe, se livrent déjà une guerre sans merci pour arracher contrats et avantages sociaux ou fiscaux qui y seront rattachés (ACS, contrats collectifs, contrats responsables…), mais aussi à un hospitalo-centrisme aberrant sans souci du financement et à la destruction de la médecine libérale et de ses valeurs principales d’indépendance et déontologie sans souci des conséquences sur les soins de proximité. »

    1. On peut analyser le texte du Conseil de différentes façons, soit. Mais lire ceci « règles des marchés assurantiels : franchises proportionnelles aux revenus » laisse plus que songeur. Je n’ai jamais vu que les assurances libres étaient fonction des revenus (ni leurs primes, ni leurs franchises).

      Bref, l’analyse est fortement orientée pour présenter l’hypothèse qu’on veut la plus horrrrrrible possible : l’abominable privatisation de la sécu.
      La réalité est évidemment toute autre et évidente pour qui a pratiqué la langue de bois politique d’une part et la sécu d’autre part pendant les 5 dernières décennies : le bastion collectiviste ne se rendra certainement pas sans combattre, et s’il le faut, ce sera bien plus sûrement la nationalisation de tout le bousin (quitte à le transformer en système légal) ce qui aura l’énorme avantage d’écraser les mouvements séditieux de « libérés ».

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