Un gouvernement Valls en mode coincé

Surprise totale ! Avec une rapidité qu’on n’aurait jamais soupçonnée chez Valls, et après avoir probablement acculé Hollande à prendre une vraie décision, la rebuffade et l’opposition matamoresque de Montebourg aboutit à l’impensable : le gouvernement démissionne et voilà Manuel, reconduit dans ses bonnes œuvres, chargé de trouver une nouvelle brochette de winners pour son gouvernement tout neuf.

godille et zigzagHier, je revenais (goguenard) sur les abrutissantes bêtises gauchisantes de Godille & Zigzag pardon Montebourg et Hamon qui, devant l’obstination du premier ministre et du chef de l’État de ne pas infléchir un cap illisible, profitaient d’une petite sauterie en Bresse pour afficher une opposition aussi franche que stérile mais calculée pour se ménager une existence politique au-delà d’un gouvernement qu’on sentait déjà fort mal barré compte tenu d’une conjoncture économique déplorable. Croyant sans doute qu’à la suite de ses déclarations, Montebourg se verrait présenter un choix simple (partir ou fermer sa grande jatte frétillante) par un Hollande indécis et un Valls chiffonné, ce qui lui aurait permis de présenter sa démission avec un certain panache, voilà notre ministre du Dressement Reproductif renvoyé séance tenante ou à peu près. Le résultat, finalement, est le même : Montebourg ne sera bientôt plus dans le gouvernement.

coincéCertains accordent du courage à Valls pour cette décision surprenante et rapide. Peut-être. Force est de constater que, comme je l’écrivais il y a quelques temps, le pauvret était irrémédiablement coincé. Ne rien faire signait, très clairement, son arrêt de mort. Certes, celui-ci est programmé depuis qu’il est premier ministre, Hollande ne l’ayant nommé à cette place que dans le but de faire disparaître un concurrent gênant pour 2017. Mais choisir de laisser couler les remarques acides de Montebourg, c’était passer pour un faible et s’assurer une perte d’électorat et d’autorité mortels. Au moins Valls ménagera-t-il un peu son image en prenant une telle décision.

Cependant, on s’interroge sur la pertinence d’un remaniement global et sur le gain réel de l’opération. En effet, et en imaginant que la situation française ait ici un quelconque intérêt aux yeux de ces cyniques magouilleurs, un remaniement ministériel, si tôt après une petite poignée de mois d’exercice du précédent gouvernement, risque de ne rien changer. Les déficits budgétaires français seront les mêmes après la nomination du nouveau gouvernement. Les perspectives économiques ne vont pas changer d’un cachou. Le chômage va continuer de grimper et la croissance de dégringoler. Pire : les beaux projets de « réformes », packagings colorés de bricolages microscopiques, ne seront plus dans les mains des mêmes ministres et le changement d’équipes va inévitablement provoquer des couacs et des ralentissements. Pour des « changements » qui étaient déjà particulièrement poussifs, on va donc encore ajouter à la viscosité globale.

remaniement valls 2

Et sur le plan politique, là encore, le gain apparaît franchement discutable. Montebourg (probablement suivi de cette tanche humide de Hamon) va retrouver toute sa liberté de parole et va inévitablement passer du mode « Déclarations idiotes et patriotisme de pacotille » qui le caractérisait jusqu’à présent au mode « Populisme & Gauche de Combat » dont les médias vont se repaître comme jamais. Maintenant paré d’une bonne visibilité nationale, pouvant prétendre (à tort ou à raison, peu importe) à une connaissance des dossiers économiques, sa voix portera et permettra évidemment aux « frondeurs » et autres déçus, nombreux, de la politique illisible du Capitaine de Pédalo de trouver dans sa Grande Frétillance un porte-voix commode et écouté. Autrement dit, le petit crincrin de Montebourg qui était jusqu’alors agaçant pour l’Exécutif va devenir un véritable concert de critiques en dolby surround.

Bien sûr, on peut imaginer (soyons fou) que Hollande, ainsi débarrassé des socialistes les plus dogmatiques, va enfin en profiter pour relancer de grands chantiers et travailler, vraiment, dans le bon sens, sans plus craindre la moindre dissension dans un gouvernement qu’on imaginera resserré, bien rangé derrière Valls, en formation de combat pour redresser l’économie française. On peut. C’est, quelque part, un pari fort couillu d’imaginer Valls faisant un travail de fond comme jamais il n’en fut fait en 40 ans. Mais ce n’est pas rigoureusement impossible…

please helpSauf qu’à présent, et avant même que le nouveau gouvernement soit connu, un autre problème va se poser au premier ministre : celui de la majorité parlementaire. En effet, le présent remaniement n’est que la résultante des dissensions au sein du gouvernement et dans le groupe majoritaire à l’assemblée. Actuellement, le PS ne dispose en effet que de la majorité à une voix près, ce qui rendrait tout vote d’un texte assez délicat si, d’aventure, quelques députés socialistes décidaient de jouer autre chose que la discipline de parti. De même, il est de plus en plus difficile d’obtenir l’assentiment des écolos ou des communistes qui n’ont de cesse, ces derniers mois, de conspuer un gouvernement décidément trop turbo-libéral, acquis au dogme néfaste de la méchante austérité et vendu aux intérêts capitalistiques de Bruxelles et gnagnagni lutte des classes et gnagnagna en finir avec l’austérité.

On pourra m’objecter qu’il est peu probable que cette majorité parlementaire saute trop vite, tant une dissolution remettrait en cause le douillet mandat de pas mal de députés socialistes, jeunes et absolument pas certains de pouvoir retrouver une place au chaud en cas d’élections anticipées. C’est exact : le climat politique est actuellement très défavorable au PS et des législatives anticipées seraient probablement douloureuses pour le camp du président. Cependant, si l’on peut raisonnablement penser que cette dissolution n’aura pas lieu tout de suite, difficile d’imaginer qu’on y coupe tout de même.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que le but de Hollande n’est pas de conserver une majorité parlementaire, mais bien, à tout prix, de se faire réélire en 2017. S’il faut, pour cela, dissoudre le gouvernement et l’assemblée dans un futur proche, il ne se gênera pas et s’offrira ainsi un beau gouvernement à droite, ce qui lui permettra de carboniser durablement un ou deux opposants qui auraient pu être gênants les présidentielles arrivant. À la limite et dans ce contexte, on comprend nettement mieux l’idée hollandesque de réintroduire une part de proportionnelle à la prochaine élection, ce qui ne manquerait pas de contenter les petits partis à sa gauche (EELV, Front de Gauche, centre divers et (a)variés). Ceci assurerait une bonne dilution du Parti Socialiste qui ressemble de plus en plus à une croix que le chef de l’État n’a plus trop envie de porter (ou supporter), et (gros bonus), une bonne volée de plomb dans les fesses encore trop rebondies de l’UMP et qui pourrait trouver dans cette occasion politique matière à se refaire.

un remaniement comme un chaton mignon

Cette tactique, évidemment inspirée du maître mitterrandien, souffre cependant de quelques problèmes. Au contraire des années 80 où, à vrai dire, la situation française n’était pas extraordinaire mais fort loin de celle qu’on connaît actuellement au plan économique, l’actuel paysage politique est parsemé d’embûches, au premier rang desquelles se trouve le Front National. Une élection (proportionnelle qui plus est) aurait des chances non négligeables de fournir un bon tremplin au parti de Marine Le Pen qui deviendrait, de fait, une candidate redoutable pour 2017. L’assemblée, composée d’un panachage de FN, d’UMP et de PS aucunement majoritaires, deviendrait alors une pétaudière complète, assurant au pays un immobilisme total. Mais on s’en fiche parce que dans l’imaginaire hollandesque, un second tour l’opposant avec Marine Le Pen lui donnerait les clefs du pays pour cinq nouvelles années. Calcul immonde, probabilités favorables, mais le risque existe néanmoins que les Français, excédés de ces bidouillages à leurs frais, se vengent dans l’urne. Caveat emptor.

Comme on le voit, les perspectives sont particulièrement sombres. Le prochain gouvernement est condamné à faire des étincelles et relever le pays, comme jamais auparavant, et la moindre hésitation, la moindre bévue l’entraînera sur un chemin fort douloureux, avec des (gros) bouts de FN dedans. Entre les oppositions des verts, des cocos et de la droite, l’hostilité d’une partie du PS, la montée du FN et un président qui parie trop ostensiblement sur une réélection dans un fauteuil sans sentir l’exaspération du peuple monter, la probabilité que Valls nous sorte de l’ornière est infime.

Et quoi qu’il fasse, ce pays est foutu.

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Commentaires385

  1. Nyamba

    Pendant ce temps, le Gorafi annonce que la réceptionniste du MEDEF remplacera Nono à l’Economie. Franchement, au point où on en est, j’en viens à souhaiter que ce soit vrai…
    Et avec Naja(t) à l’EdNat, je crois que mes amis profs n’ont pas fini de pleurer.

    1. Duff

      le changement c’est maintenant : Mignon débarqué de chez Rothschild (mais il n’est jamais dit duquel) pour « réguler la finance » dixit une tanche PS habitué des plateaux TV, édouardo cyprine chez pas quoi. Encore un vrai sous-doué qui finira sa carrière au mieux en nouvel Hamon, c’est dire.

        1. Calvin

          Suis écoeuré…
          Mais moins que de voir NVB à l’EdNat…
          On va dire que Hollande l’a choisie à ce poste pour faire genre…

          1. Duff

            il l’a mise là pour dire à ces fonctionnaires, vous, vous serez épargnés. No réforme.

            Problème c’est à peu près le même message qu’il a envoyé aux autres administrations 😉

                1. Nyamba

                  Pardon, mais concernant les femmes : les douces, généreuses et agréables, c’est 1) votre mère, 2) exceptionnel ou 3) gourde à pleurer.
                  Ou alors je ne connais que de mauvais exemples…

                    1. Quiet Desperation

                      pudeur !!!! Nyamba est comme ça exactement, son portrait…. c’est le drame français : on exporte nos rarae aves dans les gurgite vasto….

                    2. Nyamba

                      Ah, pas pleurer, c’est moins drôle sinon ! Et c’est pas méchant, c’est honnête. Brutal, mais honnête. =)
                      Une p’tite consolation ? Voici la description de perle la plus adéquate que j’aie eu l’occasion de lire, et qu’avec un peu de chance, je n’oublierai jamais : « a piece of rubbish covered in the diseased secretions of a dying mollusc » (T. Pratchett – parlant, il est vrai, d’Ankh-Morpork et non d’une femme… mais ça marche aussi, après tout). Dit comme ça, franchement, ça fait moins envie, hein ?

                    3. Nyamba

                      Au passage, merci du compliment, M. HB (bien que je vienne de faire la démonstration de ma « douceur »… ahem) !

                    4. yp

                      Remarque : ça pourrait être une fin pour certains mâles, aussi…

                      Ordures noyées dans les sécrétions malades d’un mollusque mourrant… Ah mais quel programme ! 🙂

                    5. Quiet Desperation

                      Mor-Pork ? « ante porcos », je pensais…. Pratchett ? je connais Cratchit, vieux Scrooge que je suis….

                    6. Nyamba

                      Vu de cette manière, en effet… Dégoûts et des odeurs, on ne discute pas, n’est-ce pas ?

                    7. Nyamba

                      Pratchett : « As funny as Wodehouse and as witty as Waugh » (selon the Independent).
                      Ses personnages ont une approche très… phonétique de l’orthographe.

  2. christophe

    C’est une provocation. Doublée d’inconscience et de suffisance…

    Valls annonce un vote de confiance. L’hypothèse « conspirationniste » reprend ainsi du poil de la bête…

    Car bien entendu ce gouvernement fait -dejà- enrager à gauche et à droite, le tout saupoudré de sarcasme face au ridicule du « tout ça pour ça ? »…

    Donc Valls en minorité ? Dissolution ? Ce serait cela la finalité ?

    Mais franchement Macron à l’éco c’est trop bon : les gauchistes vont avoir du mal à digérer.

    Reste à espérer maintenant que la détestation des députés l’emporte sur leur gamelle, et qu’ils ne votent pas la confiance.

    1. Calvin

      La confiance est assurée par peur de perdre le siège de député. Le souci, c’est que Valls va rester coincé.
      Ça va empirer, ça va râler, mais plus dure sera la chute.

        1. Calvin

          Ils ont eu la très bonne idée de creuser un trou profond de dettes abyssales pour qu’on puissent à nouveau chuter.
          Eh oui, cela ne leur suffisait pas d’avoir sapé l’instruction, l’innovation et la créativité.
          Leur arrogance naturelle a trouvé plutôt marrant de tout casser en mettant des usines à gaz partout.

  3. Guillaume

    MrJackHerer ‏@MrJackHerer 2 h

    Un ex banquier de chez Rothschild à l’économie, et il y en a encore pour croire que ce gouvernement est de gauche ? #remaniement

    Qu’est-ce qu’on trouve pas sur Twitter…

    1. Quiet Desperation

      Mais… mais… je crois bien que Gros Sourcils des Landes fut également banquier, peut-être même chez Rothschild lui aussi… pourtant, Soce pur sucre, insoupçonnable… sinon pour les petits trafics genre Urba Gracco et autres fines combines …. alors, n’est-ce pas, le banquier gaucho, ça existe… n’oublions pas que la banque Rothschild – entre autres – finança la première Humanité, celle de Jaurès…

      Mais la Gôche actuelle manque et de culture, y compris politique, et d’intelligence…

    1. yp

      Ce mec est impayable : « Mais les alliances à gauche se sont faites, à plusieurs reprises, après des moments de grandes tensions ! En 1934, personne n’aurait pensé que la gauche allait s’unir, mais en 36, il y a eu le Front populaire ! »

      Et on finit par : « Rien de grand ne s’est fait, dans ce pays, sans l’unité de la gauche ! »

      1936, grande année. Mwais… A part des méga grêves qui ont poussé le le Front Populaire à la victoire électorale. La suite de l’histoire fait également parti des grandes réussites de la gauche…

  4. Bernard

    La situation est pire que ce que l’on nous annonce pour mettre un Macron qui sera chargé de négocier l’achat de dette auprès des banques. C’est vraiment qu’ils savent qu’on est déjà dans le mur.

    1. gameover

      Il n’est pas au budget mais à l’économie et à l’industrie… et rembourser les dettes ça serait une bonne idée nan ?

  5. max

    Macron, un pur guignol de la nomenklatura énarchiste à l’économie. Ce pauvre plouc n’a jamais que rempli son carnet d’adresse, et n’a jamais sali ses mains dans la production de biens réels.

  6. Aristarque

    Tiens pour détendre l’atmosphère qui a une drôle de g****e, :

    moi, dans cette phrase, « comme je l’écrivais il y a quelques temps, » , je conjuguerais au passé simple plutôt qu’à l’imparfait :

    soit : comme je l’écrivai, au pluriel (1ere personne), soit comme nous l’écrivâmes au lieu de comme nous l’écrivions.

    Le passé simple sert à définir une action du passé, en principe délimitée et terminée dans ses effets au moment où l’on en parle (H16 a fini évidemment d’écrire cet article là même s’il va devoir mettre le paquet pour suivre le déferlement de conneries qui ne va surement pas diminuer en volume et intensité) alors que l’imparfait définit une action du passé plus longue en durée et qui continue dans ses effets à ce moment de l’évocation d’icelle.
    Mais d’un autre côté, les écrits restent…
    Je n’arrive pas à trancher surtout que l’imparfait influence par sa meilleure élégance, surtout orale.
    Quelqu’un a une idée ?

    1. gameover

      C’est sûr que « écrivâmes » ce n’est pas très seyant, d’ailleurs c’est pour cela je pense qu’ils ne l’ont pas mis dans le dico…

      Harry un cachet et au lit !

      Et demain tu me copieras 100 fois :
      Passé simple
      j’écrivis
      tu écrivis
      il écrivit
      nous écrivîmes
      vous écrivîtes
      ils écrivirent

      1. Quiet Desperation

        J’allais le dire…. comme aimait à le répéter son idole, « la vieillesse est un naufrage »… Non, Harry ! pose ce sabre tout de suite, ça ne vaut pas le seppuku ! nooon !!!!

    2. pi31416

      Moi c’est plutôt « quelques temps » que je mettrais d’abord au singulier. Ensuite, j’hésiterais entre « écrivâmes » et « Krivine »

    3. Calvin

      Je crois que H16 devrait arrêter d’écrire et faire une chronique télévisée journalière de 15 minutes de pure bonheur, où l’humour, la farce et le cynisme rendront honneur à ces gogols insipides qui se sont autoproclamés indispensables.

      1. Nyamba

        Avant que M. Starck ne fasse les gros yeux, dis que tu te flagelles déjà à coups de fougère pour ce « pure bonheur »…

        1. Calvin

          Ouais, mais c’est un peu tôt, pour la flagellation.

          (J’ai vérifié à deux fois pour éviter d’écrire un lapsus à la Dati)

    4. Aristarque

      Ah, les infîmes! Une petite inattention à point d’ heure où l’ on s’ interroge pour la grandeur et la supériorité de la langue française, où l’ on se tient prêt à lui ouvrir de nouvelles perspectives et audacieuses, les bougresses, au passage, et tout ce que ces conformistes trouvent à répondre est, au minimum de me mettre au lit, au maximum à l’ hospice en attendant la boite ? Alors que je leur proposai un dépassement, je ne suis entouré que de terre-à-terre dont le rase-mottes est leur seul horizon… Adieu, compagnie si cruelle!

      1. gameover

        Je reviens Harry sur ce passé simple, pas si simple.
        Il ne « définit » pas « une action du passé » mais décrit cette même action au sein d’une narration dans laquelle il y a toujours 2 temps : un arrière plan écrit à l’imparfait et qui positionne la série d’événements dans le temps passé et sert de support à la narration et un avant-plan qui lui est au passé simple et décrit ces événements.

        « Alors que je dormais il en profita pour me subtiliser ma bourse. »

        Dans la phrase de h16 il ne s’agit pas de narration et il n’y a donc pas d’avant plan et d’arrière plan. « Comme » ne nous renvoie pas à une époque (comme le ferait « alors que ») mais sur un fait, un article : celui qui a été écrit il y a quelque temps. « Comme… » est équivalent à « Ainsi que… »

        Il en serait autrement s’il y avait une suite à sa phrase :
        « Comme j’écrivais le chat vint se soulager sur ma copie. P’tain de chat. »

        Comme a ici le sens de « Alors que… » et renvoie bien directement à un moment passé permettant la description des événements à suivre.

        Le passé simple est souvent introduit par un imparfait permettant de positionner l’arrière plan dans le temps.

        1. Quiet Desperation

          On avait déjà le GO statisticien, hydraulicien, trader, ingénieur sûrement, in a nutshell « Géomètre » voltairien, et nous le voilà Proustien, nous faisant le coup du « Temps Retrouvé »…. Notre pauvre Harry est en tout (petit) chose…

          1. Aristarque

            Bien le bonjour d’ Alphonse! Ce que dis GO, je le sais. Mais autrefois, mes bons Maîtres d’ école (y compris la seule Maîtresse en CM1) indiquaient que le passé simple mettait en valeur des actions dans le passé, brèves et closes depuis qui correspondent bien à l’ idée de narration d’ une succession d’ actions au sein d’un environnement plus stable nécessitant l’imparfait pour suggérer la continuité et la stabilité.

          2. Aristarque

            Mais à bien y réfléchir, si H16 avait employé le passé simple j’écriVIS (et pas vit, Calvin), cela emporterait l’idée d’une rareté dans l’expression alors que tel n’est pas le cas. La permanence d’inepties oblige à la répétition. Finalement l’imparfait convient mieux à ce cas. Force m’est de le reconnaître.

  7. ironbooboo

    @ H16 :

    Je suis tout perdu. C’est pas ce qu’on veut que l’état arrête « l’austérité » ? Du coup c’est bien ou pas ? =D
    Faut se méfier de ce qu’on souhaite avec ces gens là.

    1. gameover

      L’austérité ça serait déjà de baisser les dépenses… et ça n’a jamais été fait. Ils se sont juste contentés de faire des hausses d’impôts… le truc facile.

      1. Aristarque

        En réalité, non. Étant réduit maintenant à devoir inventer des riches pour payer les impôts que les Soces ont créés à leur exclusive intention, cela se passe mal du côté des inventés qui le leur envoient dire et pas qu’ avec des fleurs. D’ où réclamation d’ une authentique politique de gôche où seuls les riches paieront. Des esprits chagrins me feront probablement valoir que la mauvaise politique de gauche disait la même chose mais en fait non, c’est une autre façon de faire ce que l’ on a dit en pensant à dire ce que l’ on fait pour qu’ on pense qu’ on agit autrement que comme on pense…

  8. Foert

    Pour ceux qui ne lisent pas les commentaires des internautes sur les sites de la presse, je vous fais un petit résumé:

    – Ne me dites pas qu’Hollande mène une politique de gauche !
    – On enterre de nouveau la gauche, comme Mitterand !!
    – La finance là, encore plus qu’avant !!!
    – Ce tournant libéral m’écoeure alors qu’on voit bien que l’austérité ne marche pas !!!!
    – Tout ça pour enrichir les patrons !!!!!

    Je sais, pourquoi suis-je encore étonné ?

    1. yp

      A des gens qui ont vécu toute leur vie sur le postulat que c’est les autres et les générations futures qui sont ou seront heureux de payer pour leur prébendes, quand tu leur parles de limiter les dépenses dont leur niveau de vie dépends ou de faire payer pour les services dont ils disposaient gratuitement… Forcément, ils ne seront pas d’accord…

      1. Quiet Desperation

        Excellente synthèse, mon cher YP…. mais bon, on n’ose presque plus utiliser le mot « synthèse », tant il est connoté soce nuance flamby…

      2. Aristarque

        Désolé mais dans ce cas précis, le verbe être n’est sûrement pas pas conjugué au futur par les récipiendaires de la prébende organisée : c’est (ici et) maintenant qu’ils ne sont pas d’accord avec ce changement !

  9. Théo31

    Malgré la crise gouvernementale, ils respectent la parité pour former la nouvelle équipe de débiles profonds. On atteint le fond.

  10. gameover

    HS mais pas tant que ça…

    Christine Lagarde poursuivie pour « négligence » dans l’affaire de l’arbitrage Crédit Lyonnais-Tapie. Avec un tel qualificatif, ça finira en eau de boudin par un non-lieu et ça montre bien que ce qui a été arbitré, personne ne pourra y revenir.

    Mais ça serait dans la même logique de faire mettre en examen Hollande & Co (mais aussi les précédents) pour négligence dans la gestion de l’état. Pas trop HS en fait.

    1. Aristarque

      Comme Mam’zelle Lagarde risque bientôt d’être nécessaire, ce n’est guère le moment de (trop) risquer de se la mettre à dos…

  11. Calvin

    Montebourg le banni fait un carton à la Rochelle (université d’été du PS) et déclenche une hystérie collective avec Taubira qui, elle, est restée au gouvernement.
    Mais alors, à quoi a servi la démission ?
    Juste introniser Macron ?

  12. Calvin

    Ah, et on a Aubry qui va appliquer ALUR contre la décision du PM.
    Intéressant à surveiller : si des maires appliquent cette mesure idiote en toute impunité, il n’y a pas de raisons que d’autres maires n’appliquent pas les rythmes scolaires.
    Clairement, c’est maintenant que se joue l’autorité du PM et du Président…

    1. gameover

      N’empêche que c’est logique. Mais elle ne pourra pas (au titre de la loi ALUR) car même si certains des décrets ont été publiés, la loi faisait référence à un décret ultérieur pour publier les paramètres pour le calcul et là-dessus il n’y a rien eu de fait donc c’est dans les mains du gouvernement avant tout.

      Par contre je ne connais pas du tout le niveau d’autonomie des CDC dans la vote de certaines taxes et je ne serais pas étonné que la martine puisse percevoir une taxe sur les loyers considérés comme excessifs puisque Paris a bien réussi a obtenir une taxe spécifique sur les logements et même les bureaux inoccupés.

      1. Aristarque

        Lille « bénéficie » effectivement de la réduction à un an d’inoccupation (au lieu de deux) pour le déclenchement de la taxation des logements inoccupés puisqu’elle est située dans une agglomération suffisante pour cela.
        Vous pensez bien que Méremptoire ne pouvait laisser passer pareille occasion de casser du proprio suceur perpétuellement assoiffé du sang du Peuple!…
        En ce qui concerne sa revendication de taxation et blocage des loyers, c’est dans son cas particulier un braiment pour bien marquer qu’elle est à gauche senestre toute, d’autant que c’est sans le moindre risque électoral pour Mme le Maire. En effet, les gros bataillons d’électeurs de Méremptoire se recrutent sur Lille Sud et Lille Est beaucoup moins « classe » que Lille Centre (qui porte mal son nom car il est très décalé vers le Nord Nord Est), Lille Nord et Lille Ouest (pour simplifier) qui sont de bien meilleur standing mais qui ne votent que très peu (il y a toujours des traîtres et des bobos bien-pensants qui pensent peuple à condition qu’il y ait un cordon sanitaire pour les en séparer) pour elle.
        Taper sur ces propriétaires dans ces secteurs est donc tout bénéf à tous les sens du terme.
        Aller raconter que Lille serait la troisième ville en terme de montant des loyers est du n’importe quoi sauf à feindre de prendre exclusivement comme référence quelques rues très cotées comme il y en a pratiquement toujours dans les grandes communes. Il suffit de faire une recherche Bon Coin pour vite baver devant les montants annoncés si on compare avec Paris par exemple (de l’ordre de deux à trois fois moins cher en moyenne). En revanche, Méremptoire ne s’étend guère sur ses impôts locaux qui sont très mal classés, surtout quand on les rapporte à la valeur des biens ou au loyer mensuel mais là, chuuuuttt!!!!

      2. Aristarque

        Il y a aussi le fait que beaucoup de bailleurs n’habitent pas Lille, ce qui est évidemment pratique pour taper dessus sans risque en retour…

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