Pacte de responsabilité : quand ça ne veut pas, ça ne veut pas

Hier, nous avons vu qu’en terme de simplification administrative, les réformes lancées jusqu’à présent comme des chatons dans un lac plein de crocodiles se traduisaient surtout par une augmentation importante de l’enfer paperassier français. À présent, et puisque l’actualité semble s’y prêter, c’est le moment de revenir un peu sur l’autre réforme phare du gouvernement, dont le jeune Emmanuel Macron a la charge : le pacte de responsabilitruc.

Il y a presque un an, alors que Macron n’était pas encore le nom d’un virus urticant et qu’on évoquait en hauts lieux la nécessité d’un « choc de compétitivité », le Chef de l’État, prenant ses plus belles lunettes et sa cravate la moins mal placée, s’adressait aux Français et leur proposait, entre deux petits-fours de fin d’année, la mise en place d’un « pacte de responsabilité » fondé sur un principe simple, voire franchement simpliste : d’un côté, le gouvernement s’engageait à réduire les charges sur le travail, les contraintes sur les activités des entreprises, et en contrepartie, demandait plus d’embauches, plus de dialogue social et quelques bisous pour que tout reparte comme aux Trente Glorieuses.

Partant du principe qu’en diminuant (même symboliquement) les charges des entreprises, ces dernières recommenceraient à dégager des marges et pourraient en conséquence embaucher à tour de bras, relançant ainsi une machine économique grippée depuis un peu trop longtemps pour n’accuser que le précédent président, Hollande a donc largement misé sur une belle « politique de l’offre » bien polie, bien propre sur elle, et propulse donc l’idée à la télé devant des Français qui, recomptant bien les petits sous-sous qu’ils ont versés aux impôts en cette fin d’année 2013, se demandent un peu à quelle sauce ils vont être mangés en 2014.

parcours institutionnel suiteFin février 2014, le Haut Conseil du financement de la protection sociale, énième bidule technocratique chargé de valider a posteriori les idées lumineuses de nos dirigeants, émet un premier prout papetier dont les conclusions sont, évidemment, toutes en faveur du plan hollandiste : avec de telles mesures, le PIB grossirait de 0,8 à 0,9%, ce qui se traduirait par plusieurs dizaines de milliers d’emplois créés en cinq ans. Aucune raison, donc, de ne pas se lancer à corps perdu dans une telle tentative. Fin avril, le pacte se traduit en propositions qui trouvent une place dans le programme budgétaire, approuvé le 29 par une Assemblée Nationale un peu tendue par la présence de quelques frondeurs. Tout va bien. Courant juillet, cela se gâte d’un coup avec le rejet du Sénat, et le 6 août, le Conseil constitutionnel rejette à son tour la baisse des charges sur les bas salaires c’est-à-dire les salaires compris entre 1 et 1,3 SMIC. Flûte et zut, le parcours institutionnel continue de présenter cet aspect maintenant caractéristique de chaos et de bricolage qu’il affecte à chaque fois que le gouvernement tente des trucs et des machins.

(Duflot ne fera aucun commentaire pertinent. C’est dommage puisqu’en terme de parcours parlementaire chaotique, elle en connaît un rayon.)

macron droiteLe temps passe. La rentrée se fait, cahin-caha, permettant de virer quelques impétrants trop remuants, de placer quelques têtes nouvelles et de laisser en place ceux dont la sinécure est trop bonne pour qu’il leur prenne l’envie absurde d’ouvrir leur clapet et de risquer le départ précipité. Le pacte progresse son insinuation lente et pervasive dans les entreprises françaises pendant qu’entre temps, les contraintes légales, les obligations absurdes et les nouveautés législatives kafkaïennes dégringolent sur leurs têtes dans un déluge rarement vu jusqu’alors : l’introduction de la pénibilité au travail s’avère être un cauchemar de complexité inutile, l’obligation d’un minimum de 24h par semaine dans le temps partiel provoque de plus en plus de remous tant il sera difficile à appliquer, et l’introduction d’une obligation d’information préalable des salariés en cas de cession transforme les passations d’entreprises en abomination administrative inapplicable.

Nous sommes en décembre 2014.

L’affichage publicitaire du gouvernement Valls et du président Hollande a beaucoup jauni. Les lendemains ne sifflotent pas des masses, et le patronat, qui a très bien compris qu’à chaque ajustement d’une charge correspondrait une ponction fiscale et une avanie taxatoire débile camouflée ici ou là, rouspète de plus en plus ouvertement.

Dernier exemple en date : nos fins politiciens viennent de se rendre compte que le CICE (crédit d’impôt – compétitivité emploi), sur lequel se base la politique de Hollande, est d’une complexité invraisemblable et qualifiée par Piketty lui-même d’usine-à-gaz et de verrue, au point de n’avoir qu’un effet marginal dans l’économie, les entreprises fuyant le dispositif auquel elles ne comprennent rien. Et lorsque les patrons tentent tout de même l’aventure rocambolesque, ils ne peuvent que noter que ce qu’ils touchent, ne couvre qu’en partie les hausses d’impôts déjà décrétées. En vertu de quoi, pour compenser ce CICE qui dépote, … l’Assemblée nationale a adopté mardi dernier des amendements majorant la taxe sur les surfaces commerciales pour la grande distribution de 50%. Vlan, ça leur apprendra, tiens !

loup qui court et paf le loup FAIL

Surprise et étonnement : cela n’enchante pas les patrons, pour le dire gentiment. Les voilà qui refusent de retenir les annonces d’il y a un an, pleines d’espoir du gouvernement, pour s’entêter à ne retenir que cette réalité qui refuse de se plier (comme certaines courbes) à la volonté présidentielle, et qui les embourbe dans des taxes et des contraintes se traduisant, in fine, par une activité qui périclite et, pour les plus faibles, la faillite.

Du côté du gouvernement, c’est la consternation : pour Emmanuel Macron, l’échec du pacte de responsabilité est imputable à ces patrons, MEDEF en tête, qui ont refusé de jouer le jeu ! Salauds d’entrepreneurs qui refusent d’investir lorsqu’on leur donne de l’argent d’un côté en échange de bâtons dans les roues de l’autre !

Cet agacement gouvernemental, voire cette quasi-colère d’un Valls tout remonté contre Gattaz, l’actuel dirigeant du MEDEF, donne une mesure assez bonne de l’écart qu’il y a entre les espoirs, chimériques et presque enfantins de nos dirigeants et les comportements observés dans la réalité face aux bricolages qu’ils ont mis en place. Ils n’ont toujours pas compris que l’emploi ne se décrète pas, pas plus qu’il ne se provoque en diminuant par ici les charges des entreprises pour les rattraper par là avec des mécanismes de plus en plus loufoques.

Comme le fait remarquer Nicolas Doze dans un récent édito, nos petits alchimistes gouvernementaux se sont employés à bricoler des « solutions » orientées vers l’emploi alors que c’est l’investissement productif qui doit être favorisé, ou, à tout le moins, qu’on doit arrêter de le tabasser consciencieusement pour des raisons idéologiques d’un dogmatisme affolant. L’emploi est la résultante de cet investissement.

En petits keynésiens brouillons, ils tentent désespérément de faire croire à l’allègement des charges des entreprises (sans y parvenir, du reste), tout en loupant l’évidence que l’emploi n’est qu’une résultante d’une entreprise qui se développe, c’est-à-dire pour laquelle le fuel essentiel, le capital, ne vient pas à manquer ou à se divertir dans les milliers de petites tubulures chromées et chuintantes de l’administration fiscale ou sociale du pays.

Non seulement, le pacte de responsabilitruc ne marchera pas comme le prédit déjà Doze, mais la solution évidente (exposée ici par Naudet sur Contrepoints), « moins d’impôts (défiscaliser), moins de réglementations (déréguler), moins d’État (désétatiser) » est absolument hors de leur portée intellectuelle.

Et le pire est que, de « réformes » en « réformes » et donc d’échecs en échecs, tout ce que ce gouvernement de clowns peut nous offrir est le spectacle pathétique d’un déni de réalité et d’un rejet permanent de ses échecs sur les autres acteurs de l’économie. Partant de là, une seule conclusion s’impose.

Ce pays est foutu.

epic fail

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Commentaires243

  1. Charles

    La soupe républicaine est bonne. Mais on peut se poser la question: tant d’imbécilité de la part de ces politiques (qui savent planquer leur blé là où il faut) n’est-ce pas volontaire ?

    Je suppose, et ne peux que supposer, que l’UE apprécierait une bonne crise supplémentaire qui permettrait une régulation accrue de la finance et de l’économie. Pour sortir de ce marasme on prônerait la centralisation à Bruxelles, je trouve que ça sonne bien.

    Quand les gens ont peur, ils acceptent n’importe quoi alors quand ils sont désespérés…

    1. Théo31

      « tant d’imbécilité de la part de ces politiques […] n’est-ce pas volontaire ?

      Hormis exceptions, ils sont justes cons voire très cons. Suffit de voir tout ce qu’ils osent.

  2. Calvin

    La grande avancée c’est qu’ils sont coincés.
    Le recul est que, comme dit dans cet article, ils n’ont pas la capacité intellectuelle d’appliquer les seules mesures qui s’imposent.

    1. Gerldam

      C’est même pire que cela. Certains savent ce qu’il faudrait faire. Ils ne sont pas tous idiots. Certains ont même lu, notamment le dernier ouvrage fort clair de Jean Marc Daniel qui leur explique, comme à des gosses, ce qui ne va pas et comment faire en sorte que cela aille.
      Mais là où ils sont d’une insondable stupidité, c’est qu’ils ne voient pas que le pays est mûr pour les grandes réformes. Ah bien sur, tous les rentiers – et ils sont nombreux dans ce pays de cocagne(pour eux) – vont descendre dans la rue. Et après? N’étant plus soutenu par la population (contrairement à Décembre 1995), ces grèves et mouvements d’humeur finiront en eau de boudin, si et seulement si le gouvernement tient bon (hypothèse hardie).

      1. Théo31

        Leur pouvoir est fondé sur la redistribution. Vont quand même pas se mettre les rentiers (19 millions de permanents) à dos !

        1. balt

          Bien sur,c’est tout le fond du problème.Toutes les pseudo réformes (CICE inclus)ne sont que de la fumée destinée a cacher le vrai business.Les politiques sont loin d’etre cons,ils n’ont qu’un but :fidéliser et arroser le maximum de clientèles qui leur permettront de se gaver et d’etre réélus.Il serait intéressant d’aller espionner les cours de l’ENA et de sciences po pour connaitre les ficelles qu’on leur apprend

    2. Kloupa

      Ils sont certes coincés, mais comme les bêtes sauvages acculées, ils en deviennent d’autant plus dangereux: tout plutôt que de renier ses dogmes à la base de l’étatisme dirigiste. Et tant que nous serons dirigés par des énarques, ce n’est pas près de changer, car c’est leur ADN. Et l’Europe a été construite sur ce modèle bureaucratique et normatif.

  3. Le Gnôme

    C’est le résultat d’une caste qui vit dans un vase clos comme un poisson rouge dans son bocal. Le sens commun, le bon sens leur est étranger, la fiction dogmatique l’emporte toujours sur la réalité concrète.

    L’entreprise, c’est le mal, alléger des charges et des paperasses revient pour eux à se renier. Aider des négriers, des buveurs du sang du peuple, vous n’y songez pas quand même ? Seule la fonction publique est pure.

    Tant qu’ils en seront convaincus, à droite comme à gauche, le pays continuera sa descente aux enfers.

    1. Calvin

      Oui, chez nos élus, l’entreprise est un mal nécessaire (et encore, chez les socialistes officiels, nécessaire est apparu récemment).
      Plus que de l’inculture ou de l’idéologie, c’est bien un aveuglement total des réalités qui s’est emparé des élites, déconnectées de tout.

    2. Flash

      A leur décharge, comment pourraient-ils se projeter dans quelque chose (l’entreprise concrète, la production concrète d’un bien ou d’un service) qui est totalement étranger à leur expérience sensible?

        1. Nocte

          Payée par le contribuable et potentiellement financée par une bourse, elle-même financée par le contribuable.

        2. Calvin

          C’est avec ce genre de formation que l’on apprécie un bien immobilier à sa juste valeur.
          Avant, tu ne sais pas combien ça vaut vraiment. Ensuite, tu es bien formé et tu comprends que, même si le marché est déprimé, tu as sous-estimé la valeur.

          1. Quiet Desperation

            Je ne retrouve pas le texte archéo-socialiste (circa 1980) qui définissait l’entreprise comme « lieu de l’aliénation maximum » pour le travailleur… dommage… Programme Commun peut-être ou un guignol comme Motchane, mais j’aitrouvé ce petit bijour dans Echanges :

            « L’entreprise n’est pas seulement le lieu où, pour un temps déterminé, on vend sa force de travail ; autrement dit, on aliène une partie de son être en échange d’un salaire. L’entreprise doit maintenant être le centre même de la vie sociale. Le temps pour les managers n’est plus ­seu­lement celui défini par la loi, mais celui qu’eux-mêmes définissent comme nécessaire au fonctionnement de l’entreprise. Ils utilisent, ces nouveaux curés de l’ordre managérial, toute une série d’outils, dont le résultat doit être chez le subalterne une déprogrammation de sa personnalité. C’est, vous l’avez compris, la méthode des sectes. Après cette cure de lavage de cerveau, certains qui ne parviennent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont eux-mêmes fixés en arrivent au suicide. C’est ce qui c’est passé en France à Renault, La Poste, France Télécom. »

            On est là dans la soupe primitive des Frondeurs, et même d’un Maqueron….

            1. nocte

              Ce texte m’évoque ce bon vieux « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

              Le foutage de gueule socialiste dans toute sa splendeur.

            2. Caton

              Amusant. Renault: 15,01% appartient à l’état. La Poste: 70% appartient directement à l’état, le reste à la CDC (qui appartient à l’état). France Télécom Orange: 25,07% appartient à l’état.

              Donc travailler dans le public serait être soumis à un lavage de cerveau selon les méthodes des sectes.

              Ce n’est pas faux…

              1. Théo31

                « Je suis communiste parce que cela me dispense de réfléchir. »

                F. Jolio-Curie.

                C’est la même secte qui a produit Pol-Pot et Ho Chi Minh.

              2. Aristarque

                A l’ époque du texte de Werther, toutes ces entreprises étaient entièrement étatiques (Régie Renault)… C’est dire…

      1. max

        La plupart, sinon la totalité, n’ont jamais produit ne serait ce qu’un clou, mais ils veulent expliquer comment le faire.

          1. max

            Ils voient tous les problèmes comme un clou, donc le seul outil utile est le marteau à nous rendre marteaux.

        1. Pat

          Ça me fait penser à la blague : le jour où Microsoft produira quelque chose qui ne se plante pas, ce sera un clou.
          Désolé pour la digression…

            1. Kermit

              @Max …tu devrais brancher ton pc et l’allumer, c’est la que windows plante, sinon, c’est vrai, c’est très très stable !!!

            2. Pat

              Pour moi qui suis developpeur, il y a plein de problèmes, notamment de compatibilité ascendante, sur laquelle Microsoft s’assoie sans remords. Exemple : un programme (une « solution » dans leur jargon) parfaitement compilable et exécutable avec Visual Studio 2010 n’est même pas lisible avec Visual Studio 2013. Typique Microsoft !

              1. Jiff

                Sans aller jusque-là (le vulgus pecum aura du mal à saisir), je serais très curieux de savoir combien les migrations coûtent aux entreprises hors achat du « produit » (niveau mondial), c’est à dire quantification et chiffrage du temps perdu parce que telle ou telle option ne se trouve plus à la même place et/ou a changé de nom.
                À mon humble avis, ça devrait se situer entre faramineux et démentiel…

                1. gameover

                  « le vulgus pecum aura du mal à saisir » : c’est ce qu’on entend dans les medias dès qu’un débat devient intéressant… « ne noyons pas le télespectateur dans les chiffres et des débats techniques  »

                  « Toi vouloir manger alors toi devoir travailler et payer impôts, toi comprendre ? »

                  1. Aristarque

                    La tambouille informatique n’ est pas décortiquable par tous les lecteurs, pour des tas de raisons allant du désintérêt profond jusqu’à l’ incapacité d’ entendre deux mots de technologie… Nous avons probablement tous des domaines dans lesquels nous sommes a priori pas capables d’entendre… Mais peut-être que l’ intérêt peut aussi venir en nous expliquant lentement pour que l’ on comprenne plus vite, qui sait? N’ est-ce-pas au professeur de se mettre à la portée de l’ apprenant ??? (je m’ efforce de coller à la modernité ) 😐

                    1. Pat

                      C’est au didacticien informatif de se mettre au niveau de l’apprenant, sauf s’il peut se débrouiller seul : ça dépend de la capacité cognitive d’assimilation sommative de l’apprenant en situation auto didactique

  4. Kazar

    Si seulement on pouvait achever tout ça une bonne fois pour toute, c’est pénible d’attendre en sachant que ça finira mal mais en ne sachant pas quand, l’intervalle permettant à ces clowns incompétents de continuer à se goinfrer sur notre dos.

    1. Nemrod

      Ca ne s’arrêtera que par la désertion ou le retrait des acteurs économiques qui réalisent leur degré de servitude.
      La prise de conscience progresse a vitesse géométrique et nos Seigneurs commencent à être gagnés par la panique.

      Who is John Galt ?

      1. Christophe

        Tu le sens aussi Nemrod ?

        L’idée de la Grève, le poison ou plutôt cet élixir de vie pour nous, se diffuse rapidement.

        Ca se sent, ça se voit… Sur Internet, dans la vie, dehors en parlant avec les gens.

        Et comme tu dis, une fois le process enclenché, c’est pas linéaire. La progression sera fulgurante.

        Bref, l’espoir revient !

            1. Caton

              Ah, je comprends mieux. L’ouvrier est alcoolisé, il ne faut surtout pas en boire avant midi! Le mieux pour le matin c’est le sang de socialiste honnête et intelligent : pas de risque d’abus avec ça.

              1. Quiet Desperation

                Des vins à notre image : francs et chaleureux
                Vous recherchez des vins d’une qualité irréprochable à des prix très abordables ? C’est aux Caves Jamet, « Le Sang du peuple » que vous trouverez votre bonheur.
                Notre exigence ? Vous faire découvrir les sensations authentiques de nos vins des Côtes du Rhône. Des vins à notre image : sincères, francs et chaleureux.

  5. lolo

    Un truc rigolo à propos du CICE, des grands groupe de distrib ont exigé de leur fournisseurs des baisses de prix correspondant au gain que ceux ci pouvaient en tirer 😀

    Bon, les petits fournisseurs qui n’ont pas une armada de comptables et juriste pour mettre en route cette usine à gaz l’on dans lfion, mais c’est pas grave, ils n’ont pas le choix…

    Sinon j’ai lu ce matin un économiste qui a tout compris de la crise actuelle: C’est à cause des consommateurs qui ne s’endettent pas assez.

    Heureusement, la prime de noel arrive

  6. Higgins

    La riposte de la confrérie des grandes surfaces: « elle annonce ce mercredi la suspension de la mise en oeuvre de l’accord sur les contrats de génération – il prévoyait 30.000 embauches de jeunes sur trois ans, et annule toutes les négociations sociales en cours, notamment celles sur les contreparties du pacte de responsabilité. Elle en appelle également au président de la République pour qu’il « fasse respecter les engagements de stabilité fiscale (…) et annule ces décisions irresponsables qui vont faire reculer l’activité et l’emploi en France ». (http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0203985360208-davantage-taxee-la-grande-distribution-riposte-1070984.php)
    Intellectuellement, l’oligarchie qui préside aux destinées de ce pays fait preuve d’un autisme dramatique. Elle est incapable de sortir de la prison de pensée dans laquelle elle est installée et où elle sa vautre comme un sanglier dans une bauge. C’est absolument dramatique.

    1. Théo31

      Demander à communiste de devenir intelligent, c’est comme demander à un crocodile de devenir végétarien. Gorbatchev croit toujours qu’il aurait pu sauver l’URSS.

      Un bon communiste doit sentir le sapin.

  7. Higgins

    Autre preuve de l’autisme et de la c… qui règnent au niveau du gouvernement. Marisol Touraine vient de déclarer que la mise en œuvre du compte de pénibilité se limiterait à un simple clic par an pour les entreprises concernées (entendu aux Experts il y a deux minutes). Les invités en sont restés coi.

      1. Val

        tres bonne 🙂 ! J’ajouterai :
        Un petit click pour l’Humanité et une grande claque pour nos entreprises

    1. Christophe

      « Clic » c’est le bruit que fait l’unique neurone qui habite (?) le cerveau de cette grande malade.

      C’est tout juste si l’écho lui répond : « clic »…. « clac ».

      En attendant un sinistre « arrrrrrrrrrrrrrgh » quand Marisol disparaîtra dans un trou noir, pour rejoindre la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter : les poubelles de l’histoire.

    2. Val

      @Higgins A propos d’autisme , sur BFM il y une pub en ce moment pour réclamer des fonds pour lutter contre l’autisme . Je me suis demandée un instant si ce n’était pas une blague à notre intention , en illustration de ce qu’on banque pour notre gang d’autistes gouvernementaux ….

      1. Higgins

        Il me déplait de mélanger ainsi les personnes qui sont atteintes, au sens clinique du terme, de cette affection et la bande de charlots dont la nocivité n’a d’égale que la pénibilité mais le terme s’impose de lui-même.

    3. sa0000

      Marisol Touraine est pénible. Il faudrait ouvrir un compte pénibilité-marisol pour tous les français, avec des points à chaque fois qu’elle se montre pénible. 1 point quand c’est à la radio, 2 si on est obligé de voir sa tronche, et 115 quand c’est en direct. Dès la fin de son mandat, on fait les comptes, et elle paye ne serait ce que quelques centimes par point (oh, pas grand chose, c’est quoi quelques centimes au vu du préjudice ?) d’un petit clic de son compte à Singapour.

    4. Kazar

      Ben oui, click, c’est le bruit que fait le chien du pistolet quand on l’arme avant de se tirer une balle…je plains les chefs d’entreprise (je suis à mon compte mais je n’ai pas de salarié).

            1. Régis33

              Moi j’en ai , mais ce sont eux qui pratiquement viré l’inspectrice du travail à coups de pompe dans le derche , car elle leur reprochait de faire trop d’heures supp. , payées , bien sur ! ( le règlement impose pas plus de 125 heures par an )
              Ils ont pas trop appréciés mes gars . Et qu’il valait mieux qu’elle dégage de leur espace vitale de travail , qu’elle encombrait .
              J’en ai pleuré de rire .
              ça m’a coûté un rapport salé de sa part qui a été rangé , comme il se doit , direct dans la poubelle .

              1. Jeff84

                Je me demande s’il existe des patrons (ou des salariés) qui tiennent compte de ces rapports. C’est juste l’équivalent administratif du jappement incessant d’un chihuahua.

                1. Aristarque

                  Oui pour l’ instant. Mais qu’ en sera -t-il le jour où ces tchékistes recevront le pouvoir de verbaliser avec amendes directes montant de leur Hadès???

  8. Vicnent

    il y a une grosse coquille ici : « le PIB grossirait de 0,8 à 0,9%, ce qui se traduirait par plusieurs dizaines de milliers d’emplois créés en cinq ans »

    il faudrait lire : « le PIB grossirait aléatoirement de 0 à 5%, ce qui se traduirait par plusieurs dizaines de MILLIONS d’emplois créés en cinq ans »

    HAHAHAHAHA 🙂

    1. deres

      Dépenser des dizaines de milliards d’euros pur créer des dizaines de milliers d’emplois, ce n’est pas très efficace … Cela revient à un million d’euros le poste !

      1. dede

        D’ou l’interet de revenir a la methode traditionnelle : on embauche des fonctionnaires pour resorber le chomage, ca ne coute que 100.000 euros par chomeur en moins et en plus, c’est pas cher parce que c’est l’etat qui paye.

        1. Deres

          Et en plus, cela fait des électeurs clients qui savent pour qui voter. Du point de vue des politiciens c’est toujours la solution la plus simple.

        2. Pat

          Le coût total d’un fonctionnaire est énorme sachant qu’il devra être payé par nos impôts jusqu’à sa mort (dont 10 ans de retraite de plus que dans le privé), plus éventuellement une pension de réversion à son époux/épouse.

          1. Jiff

            Organisons des battues de fonctionnaires, disons dans la Beauce; comme ça on contente tout le monde, les chasseurs et l’homme de la rue ;-p)

            1. Aristarque

              Les chasses du comte Zaroff ???
              (Le gibier sera médiocre s’ il n’ a pas reçu préalablement une formation. Encore du pognon à cramer)

              1. Quiet Desperation

                hmmm…. dans l’original, le titre, c’était « The Most Dangerous Game »…

                alors évidemment, au lieu de rabats et de tirés, on risque de tomber du chaudron dans le feu….

            2. Deres

              Je rappelle que ce n’est pas en choisissant des catégories de koulaks à brimer/exproprier/déporter/massacrer que l’on fera des réformes libérales dans ce pays. Le coup récurrent de la justice sociale c’est déjà de toujours faire payer une minorité pour financer des mesures clientélistes. La fameux argent des autres des socialistes … Les fonctionnaires n’ont donc pas à être réprimer particulièrement car la situation actuelle n’est pas causé par leurs torts personnels mais par les torts collectifs. Ils n’ont donc pas à être punis mais juste à retourner dans la règle commune. Nos gouvernements ont toujours le mot égalité à la bouche, mais leurs raffinements de règles permanents vont justement à son encontre.

  9. Christophe

    Ca fait du bien de les voir s’écraser contre le Réel… le Mur du Réel.

    Grand bruit de ratiches explosant contre la surface dure.

    Macron, son chef Sans-Dent, et tous leurs complices n’ont plus aucune légitimité, plus aucun effet, ils n’ont plus prise sur quoi que ce soit.

    La Grève est en marche.

    Ce pays est bien entendu foutu, mais c’est justement ça la bonne nouvelle !

    Une fois qu’on sera débarrassé de tous ces clowns tristes, alors on pourra reconstruire.

    1. deres

      Le problème est que ce n’est pas eux qui s’écrasent contre le mur mais les français. Dans le grand bus collectif qu’on appelle la Grance, le poste de pilotage est à l’arrière … C’est super bien conçu !

      1. lolo

        Oui mais ce sont bien les français qui votent pour des fumiers depuis si longtemps, donc bien fait pour leurs gueules.

        Le seul vote que je pardonne est celui de hollande, une réelle chance pour la france.

        Il fait décliner si vite tout ce qu’il touche qu’il y en a qui se réveillent enfin du coma.

      2. MadeInCH

        Pas comme ici:
        .
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_du_tunnel_de_Sierre
        .
        http://www.leparisien.fr/faits-divers/accident-de-car-les-parents-des-ecoliers-effondres-14-03-2012-1905111.php
        .
        Ouais, ça fait mal, un bus, pleins d’enfants, qui se mange un mur en béton peu déformant, à ~80Km/h.
        .
        Faut bien dissiper l’énergie que le béton n’a pas absorbé.
        Voyons… Qu’est-ce qui est déformable, dans cer ensemble?
        – Le mur: Pas du tout.
        – Le bus: un peu?
        – Les corps humain à bord: Beaucoup. Et pas plastiquement, mais plustôt permanentement.
        .

    2. Jiff

      Si ça peut vous rassurer, j’ai deux amis qui ne voient pas l’ami des sans-dents terminer son mandat; un vieil analyste poliotique et une copine voyante-medium (par contre, elle voit des heurts plus violents qu’en 68 un peu partout, pas sûr que l’on gagne au change).

  10. Gerldam

    Sur ce fameux compte de pénibilité, à force d’entendre les patrons dire que c’est une usine à gaz, on en oublie l’essentiel: le raisonnement à la base de ce truc est foireux.
    La technologie et les machines ont, depuis deux siècles, alléger chaque jour un peu plus la pénibilité de certains postes de travail. Entre une chaîne de montage automobile des années 50 et aujourd’hui, une miriade d’aides ont facilité grandement le travail posté. C’est au travail qu’on doit améliorer ce qui doit encore l’être. pas avec la retraite où, de toutes façons, c’est déjà trop tard. Comment ce qui, pour moi, est une évidence n’est-il pas relevé plus souvent?

    1. Kekoresin

      Le « truc », comme tu dis, c’est surtout la définition de ce qui est pénible. Or pour les socialos de toutes les couleurs, le travail EST pénible. Enfin, surtout pour les employés qui sont bien évidemment exploités par les connards de patrons qui eux nagent dans des bains aromatisés au lait d’ânesse!

      Que ces petits idéologues de comptoir commencent par appliquer à eux mêmes ce qu’ils préconisent pour monde entier, en se lamentant de constater que le monde entier poursuit sa marche sans nous, surement par manque de clairvoyance.

      1. Flash

        Pour le coup, oui, le travail est pénible.
        Le travail non-pénible, c’est une vue de l’esprit. Il faut être socialiste pour penser qu’on peut supprimer la pénibilité au travail, à savoir supprimer le stress, les efforts, les tensions.

        Ce qui est vraiment marrant, c’est de vouloir mesurer la pénibilité, en attribuant des petits points sur un compte. Ca va être rigolo, ça. Pas pénible du tout.

        1. Calvin

          Les points, ce ne sera bientôt plus parlant du tout aux salariés.
          Ce qu’il faut, c’est distribuer des gommettes!

          1. Aristarque

            On t’en devine chaud partisan des gommettes! C’est pour exercer ta langue, pourtant bien pendue ??? Ou parce que tes notes attribuées par Mle Wormwood sont catastrophiques ???

          2. Pat

            Totalement d’accord. Les employés sont de petits êtres sensibles qu’il ne faut pas traumatiser. Imaginez le choc quand vous constatez que votre collègue a plus de points de pénibilité que vous. On se suicide pour moins que ça chez France Télécom.

      2. MadeInCH

        Pas « au lait d’ânesse! « !
        Mais « au lait de jeunes vierges pré-pubères! ».
        .
        Mais SI!
        .
        Se va de soi dans une tête socialiste!
        .

      3. Théo31

        Si le travail est pénible ou/et aliénant, pourquoi les féministes veulent-elles obliger les femmes à bosser ?

    2. royaumont

      Il n’y a pas de définition claire et non ambigüe de la pénibilité, encore moins d’outil de mesure incontestable. Tout sera affaire de négociation et d’accord.
      Donc, à mon avis, la mise en place du compte pénibilité va être fort simple : là où les syndicats sont forts, les métiers seront décrétés pénibles, ailleurs ils ne le seront pas.
      C’est juste un outil de trafic d’influence et de clientélisme supplémentaire mais qui risque de brasser beaucoup, beaucoup d’argent. C’est pour cela que les centrales mafieuses (pardon syndicales) s’accrochent.

      1. Val

        +1000 , et en tête de pénibilité on aura les « suspects » habituels :
        enseignants – sncf – edf … tordant ..

      2. Calvin

        Et même temps, plus une entreprise est gangrenée par des syndicats forts et plus les relations sont pénibles…
        Ça se tient !

        1. Calvin

          En même temps, ça fait quarante ans qu’ils jouent le même scénario ! Il n’y a que les acteurs qui ont changé et mieux payés, en plus…

    3. Aristarque

      Ne vous leurrez pas. Dans quelques années d’ application de ce compte pénibilité, être gratte-papier à l’ URSSaf rapportera bien davantage de points que maçon. Vous pouvez compter sur la mafia syndicale grançaise pour ronger ce nouvel os…

        1. Deres

          A noter que c’est comme cela que les coiffeurs grecs ont obtenus la retraite à 50 ans … La loi d’origine ciblait les pauvres ouvriers de l’industrie chimique et les parlementaires n’ont même pas pensé que les teintures contenait de l’ammoniaque.

      1. Ano59

        D’un côté, si l’URSSaf continue d’intensifier son ratissage intensif d’argent gratuit, cela risque de devenir très pénible et surtout très risqué d’y travailler.

    4. gameover

      Encore une fois on prend le problème de la pénibilité à l’envers.
      Il y a certainement des métiers pénibles qui diminuent l’espérance de vie en bonne santé, il doit bien y avoir des statisitiques là dessus : maçons, couvreurs, certains métiers des travaux publics etc…

      En théorie ces métiers devraient être plus payés par le marché pour attirer les candidats et les entreprises auraient alors le choix pour attirer les candidats entre les payer plus ou améliorer les conditions de travail : par exemple on utilise maintenant un manuscopic pour monter les parpaings ou les palettes de tuiles et on ne monte plus guère les seaux de ciment un par un le long des échafaudages.

      Le problème est qu’il n’y a pas un plein emploi et que donc les salariés entrent en concurrence sur les travaux pénibles et ne peuvent donc pas négocier des salaires fonction de la pénibilité.

      A chaque fois que le chomage s’est situé en fRance aux alentours des 7% les entreprises du BTP ont bien été obligées de séduire les candidats par les salires et les conditions de travail et il n’y a pas eu besoin de loi pour cela.

      La pénibilité là avec cette loi va avoir un effet à la baisse sur les salaires pour deux raisons : augmenter le chômage et donc la concurrence sur les salaires, transférer un élément de salaire (la pénibilité) sur une hypothétique amélioration de retraite.

      Nota : on ne parle pas beaucoup de la modulation des cotisations de retraite en fonction des points de pénibilité car là ça va roxer sévère dès que tout sera en place… remember la CSG…

      1. Deres

        Ce gouvernement soc adore cette histoire de pénibilité car le gros de la facture viendra plus tard … D’ici 2017, il pourront vendre la réalisation d’une « avancée sociale majeure ». Ce n’est que plus tard que l’intenabilité du dispositif sera constaté et facturé sur plusieurs générations …

        A noter que la principale logique derrière le CICE est de financer une baisse de charge par une dette portée par les banques et non l’Etat … Dans les faits, comme le CICE est une dette garantie par l’Etat car porté par un crédit d’impôt, il devrait être comptabilisé dans la dette publique. C’est juste un montage comptable pour faire glisser quelques dizaines de milliards d’une année budgétaire à l’autre en payant au passage le solde en complexité administratives, en intérêts bancaires et en coercition sur les bénéficiaires.

        1. Aristarque

          Très vraisemblable que ce compte pénibilité soit instauré pour que Solexine Rex n’ arrive pas en 2017, les bras faiblement garnis… Après lui, le déluge… :mrgreen:

  11. Honorbrachios

    Truc navrant, c’est que des gens intelligents (mes parents- 75ans) regardant prioritairement F3 et pour la politique (sic) les guignols de canal, croient tous les bobards racontés par ces bouffons…pas plus tard qu’hier soit au tel, je leur dis que je viens de recevoir la CFE et que ça fait mal : Et bien c’est moi qui ait mal rempli les papiers (car en tant que chef d’entreprise je suis bête bien sur) et que je dois aller « négocier » avec les impôts qui vont être compréhensif ….ils savent aussi que l’ursaff a augmenté très fortement depuis l’arrivée de porcinet car ils ont du m’aider plusieurs fois : et pourtant ils croient que pour les autres ça a baissé (encore une fois, c’est moi qui n’est pas compris…)

    1. lolo

      Tu as de la chance, ma mere vote en fonction du physique: elle a été effrayé d’avoir voté fn pour des municipales…

      Elle a fait son devoir citoyen.

      Faudrait un diplôme pour pouvoir voter

          1. gameover

            N’empêche que MMLP elle est loin d’être conne… Quand elle connait son sujet elle parle bien des causes et des conséquences… et quand elle ne sait pas, elle dit « je ne sais pas ».

            Nota : ça doit pas être une vraie blonde, Calvin, faudrait aller vérifier.

        1. lolo

          Bac+6 mais pas capable de comprendre une phrase de bac+4…

          Flash : non, un qcm sur les programmes, histoire qu’ils les lisent, ça ferait moins de poissons rouge(s)

        1. Marabout

          Il y a plein de façons rigolotes d’établir un classement pour décider pour qui voter : escalier, nombre d’erreurs W3C sur le site internet du candidats, nombre de fautes d’orthographe dans la profession de foi, avion en papier (celui qui va le plus loin emporte le vote), délai de réponse à l’envoi d’un mail au candidat (« Que signifie pour vous l’adjectif “néo-libéral” ? »), etc. Bref, les idées ne manquent pas !

          Mais l’une des meilleures façons est bien sûr la suivante :

          http://h16free.com/wp-content/uploads/2011/01/bulletin-vote.jpg

        2. Jeff84

          Oui, étant donné que la plupart des Grançais votent pour le plus socialiste, quelqu’un qui vote au physique ou au hasard est un progrès.

            1. Alzheimer

              Respecte les règles de féminisation, veux_tu.
              Une mi-thonne ?
              Comme dirait son compatriote A. Nobel « Tu m’y tonnes, 500kg qui mitonnent, ça boume ! »

    2. Nemrod

      J’ai le même problème avec les miens.
      Ils ont toujours « veauté » soce.
      Au soir de leur vie, ils font le constat de tout ce qui s’effondre mais ne font ou ne plutôt ne veulent pas faire le lien avec leur idéologie mortifère.
      C’est archi connu mais si ça ne marche pas c’est la faute aux ennemis du système, au camp du Mal et absolument pas parce que leurs élucubrations ne peuvent pas fonctionner.
      Tous les Soce ou apparentés sont comme ça, même vos parents et les miens.
      Je les aime et j’ai décidé de ne plus jamais aborder les sujets qui fâchent avec eux.
      De toute façon ils ne renierons jamais leurs dogmes et prendrons le parti des ses grands prêtres contre moi.

      1. Flash

        C’est consternant, tout de même, de réussir à mettre les problèmes de la France sur le dos du FN ou de l’ultra-libéralisme alors que ni l’un, ni l’autre n’ont jamais eu véritablement droit de cité dans les cercles de pouvoir.

        1. pouf pouf

          le plus consternant c’est qu’on puisse continuer à croire qu’un vote pour qui que ce soit puisse changer quelque chose.

          1. mlallier

            Il faudrait pouvoir répondre affirmativement à la proposition inverse pour avoir une chance de le comprendre.

              1. Val

                Pouf pouf , j’ai enfin compris votre pseudo , pouf pouf c’est ce que vous faites avant de voter ! 😉 🙂 ! Ca se défend . Le premier qui m’a dit un jour que voter ne servait strictement à rien c’était dans les années 80 , un visionnaire … Il était parti d’une incoercible hilarité le jour ou je lui ai dit que j’allais voter . Sur le coup ça m’avait scotchée , mais comme je prends toujours au sérieux les gens qui ont de l’humour ça m’a fait bcp réfléchir ..

                1. pouf pouf

                  Le soupir fait partie de la vie, c’est un être normal, comme vous émoi. La démocratie par exemple, n’est-ce pas le soupir ultime ? Lequel des deux candidats recevra le moins de votes contre lui ? Elle est pas belle la voix du peuple ? Bon, à force, les vannes sur la république et la démocratie, on les a toutes faites ou entendues, ce n’est même plus drôle, dans un pari, même celui de pascal, y’a toujours un croyant et un prêcheur, à moins que … un voleur ? Un imbécile ? Non, ce ne se peut pas, ce serait trop grave. Freud pensait que le soupir pesait vingt-et-un grammes et malgré son immortalité malheureuse et théorique, malencontreusement rhétorique, il n’a jamais eu le temps de nous avouer où il se cachait. Quand j’écrivais la première phrase, ma pensée faisait le tour du cycle inspiration/expiration quand il est un peu poussé chez le bébé, comme qui dirait, l’enfance du soupir, alors bien évidemment de là jusqu’à robespierre, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas pour ne pas me retrouver devant la prochaine bifurcation napoléon/hitler, il n’est même plus question d’internet ici, écrire ou produire quoi que ce soit sans faire mention de la shoa se peut-ce ? Et quand j’écris « peut », « puet » mon correcteur orthographique ne me propose pas « pute », étonnant, non ?

                2. gameover

                  « Pouf pouf , j’ai enfin compris votre pseudo , pouf pouf c’est ce que vous faites avant de voter ! » :mrgreen: pas mal !

              2. pouf pouf

                val, la seule fois de ma vie où je me suis déplacé pour donner mon avis c’était un non franc et massif en quatre-vingt-douze, depuis, à chaque nouvelle élection, je m’arrange pour regarder la france d’ailleurs et je ris de nous avec les moqueurs étrangers.

      2. janus

        Moi, je leur rentre dedans à chaque occasion : On verra qui craquera le premier . Je précise qu’il s’agit de ma belle-famille, mes parents, libéraux bon teint étant morts. Mais la philosophie à coups de marteau, ce n’est pas suffisant. Les cons le sont ad vitam. Le socialisme, c’est une religion comparable aux adeptes du temple du soleil et ça finit de la même façon : Par un suicide collectif…Le socialisme rend fou

        1. MadeInCH

          L’arguement souvent entendu et qui éclaire:
          « Dans ma famille on est tous socialistes! »

          Mais il faut surtout déconstruire les traditions et croyances dogmatiques parentalement héritées, voyez-vous…

          Je me demande combiens de horcruxes le dictatoscialisme a-t-il mis en réserve… Un par victime, ça finit par faire beaucoup…

          1. nocte

            Je me souviens en Terminale :

            « mes parents sont socialistes, depuis toute petite, je n’entends que les vertus du socialisme, je suis socialiste »

            ça m’avait horrifié… impossible pour moi de suivre un pareil système : figé, déterministe, pas de libre arbitre, tout est conditionné… Aucune réflexion, aucune remise en question : c’est comme ça. point. aucune discussion possible.

            Le pire étant que le plus gros de ma classe fonctionnait comme ça.

            Le truc qui me confirmait que j’avais ou j’étais un problème, le moule n’avait pas la norme RF ou autre, car mes aspirations étaient bien de m’affirmer comme individu unique, possédant ses choix, son expérience, ses réflexions et ses aspirations.

            Dans leur vision des choses (partagés par mes géniteurs), je devais rester fils d’un assimilé fonctionnaire communiste et d’une femme de ménage socialiste : pas de divergence, pas d’élévation.

            Merci, mais non merci.

        2. Val

          +1000 je n’aurais pas dit mieux . Mais je suis plus chanceuse que vous , tres peu de soce chez nous et ceux qui le sont sont une panoplie de tels repoussoirs que je n’ai jamais eu besoin de convaincre mes enfants , on va dire que le libéralisme pour eux coulait de source. Finalement , je devrais presque les remercier 😉

          1. royaumont

            Comme dans ma boite, nous avons un syndicat ouvertement trotskyste. Discuter une fois avec l’un d’entre eux vous converti au libéralisme.

            1. Quiet Desperation

              Cela me rappelle une histoire racontée par Albert Paraz, qui, dans sa jeunesse avait été très à gauche, proche des frères Prévert et du groupe Octobre, avant de virer sérieusement faf : un de ses copains était trotskiste, et une fois, pour rire, il avait fait tourner un guéridon qui lui avait permis d’évoquer l’ombre de Trotski lui-même…

              Trotski lui avait alors avoué ses déconvenues dans l’au-delà, reconnaissant avoir perdu toute foi dans le Marxisme… le copain de Paraz en avait été tout retourné, et avait à son tour abandonné la Cause… et comme disait le Grand Albert : « et pourtant, hein?… un Trotskiste, ça vous a la Révolution chevillée au corps ».

      3. sa0000

        Ça les remettrait en cause. C’est dur de se remettre en cause, ça nécessite de sacrées dispositions intellectuelles (qi, mais également liberté d’esprit).
        Malheureusement, ça empire avec l’âge (plus à perdre en terme d’image de soi, et moins à gagner, car la lucidité n’est plus aussi nécessaire quand les grandes décisions de votre vie sont derrière vous)

    3. Kekoresin

      Un secteur en pleine expension dans notre beau pays: la propagande d’état! Elle fonctionne du feu de Dieu avec l’appui des médias qui chantent leur indépendance tout en touchant des myriades d’aides sous condition d’orienter comme il faut les esprits. Et quand le matraquage s’essouffle, on nous sort des crimes antisémites ou des histoires de scouts djiadistes!

  12. pouf pouf

    Juste après sigfried et roy présentent le onze septembre deux kilos et un gramme de bonheur pyrotechnique, la seule question qui subsistait était bien-sûr comment surveiller que tout le monde prenne bien sa bouillie ? Pensée globale pour désordre local ou pensée trop localisée ? La technologie permet tout, peut tout, alléluia la technologie nous sauvera même et surtout de la mort, parce que, vous comprenez, quand on est très riche c’est encore plus dur que pour vous de s’habituer à l’idée. Le créateur et moi coexistons pacifiquement pour le moment, puis lui seul existera, l’injustice quoi que j’ai pu en penser n’a pas tant d’importance. Abahutu vient à peine de me confirmer qu’on ne pouvait pas faire confiance au watusi qui me disait lui-même hier de ne jamais croire les hutus qui n’étaient pas assez cultivés pour étayer leurs avis, le twa ne parlait pas parce qu’il est trop petit. L’onde et le non-être sous-jacent, ou comment se donner des excuses pour faire le bien, la parole du dieu d’après, seul et unique N plus un pour toujours. On me dit que le soufi est inspiré et qu’il est la plus haute autorité en la matière, je m’étonne et je m’insurge, n’y a-t-il pas plutôt un fi au dessus ?

  13. hop hup

    Chômage : le mirage de l’inversion de la courbe s’évanouit au 3e trimestre

    le numéro de magie pour inversé la courbe du chômage ne fais plus illusion

    1. Kekoresin

      Et nos clown d’hémicycle continuent de susurrer des prières pour que la croissance mondiale s’épanouisse, croyant que cela va sauver leur bilan calamiteux. Seulement, même si le monde entier jouissait d’une croissance turgescente, la Grance sombrerait quand même pour cause de surchage pondérale de conneries normatives et d’une barque branlante qui ne cesse de d’accueillir les nauffragés en leur offrant les quelques vivres qui reste.

      Ce pays est vraiment foutu mais l’agonie ne concernera pas l’équipage qui dispose de canots personnels sous forme d’avoirs à l’étranger!

      1. janus

        Binetôt, on verra HOLLANDE, VALLS et consorts venir à Notre Dame implorer Dieu qu’il nous sauve de la catastrophe, comme REYNAUD en 1940…
        Des trous du cul !

        1. Kekoresin

          Ce ne sont même pas des trous du cul qui eux servent à quelque chose. Je pencherais plutôt pour ce qui transite par ces oriffices!

      2. lolo

        Vous êtes dur ! Il ne font pas que de mauvaises choses !

        Ils viennent d’exclure du champ d’application de la taxe cabane de jardin, les pigeonniers .

        Je vais acheter un peu de grillage et un pigeon en plastique, pour faire illusion :-p

        1. lolo

          Je rêve, citation : « Rrou, rrou ! », a répondu le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, avant d’assurer à André Chassaigne : « Tout le monde ici adore les pigeons, cultive les petits pois et le mariage des deux n’est pas désagréable ».

          Dans l’hémicycle…

    2. royaumont

      A propos, l’inénarrable Jakatali, sorte de docteur Folamour de l’Europe, appelle à un gouvernement DE SALUT PUBLIC. A quand le rétablissement de la loi des suspects et de la loi de prairial ?

    3. Deres

      Ces derniers mois ont vu une forte croissance des emplois aidés. Mais ce traitement politique du chômage commence lui même à marquer le pas. Et ces salauds de chômeurs radiés font rien que de se réinscrire pour faire remuer le Flamby, les ingrats !

  14. Kekoresin

    Et oui, les vilains patrons ne semblent plus avoir la décence de crever en silence! Ils commencent à se manifester mais il est trop tard, le fil l’épée de Damoclès en a bientôt fini de s’effilocher…

    L’année 2015 verra une belle courbe exponentielle de faillites et de délocalisations face aux aberrations dogmatiques des crétins aux manettes. En tête, la mise aux normes pour les handicapés qui placera délicatement le cou des entrepreneurs sur le billot molletonné des bonnes intentions humanistes. Les entreprises déjà exhangues, incapables d’investissement productif après la tornade ficale et normative, ne pourront survivre au coup de grâce. Pour les survivants de l’apocalypse, l’enfer ne déchaînera sous forme de comptes pénibilités, d’aménagements punitifs du code du travail déjà au-delà de la torture chinoise raffinée, de mutuelles de branches obligatoires négociées par les cartels mafieux, de charges pour une solidarité étouffante…Walls aime les entreprises comme un collectionneurs d’espèces en voie de disparition!

    Bref, ce n’est qu’un début, continuons le trépas…

    1. Calvin

      « tornade ficale et normative »
      Tu voulais écrire fécale ou fiscale ??
      Les deux se valent et sont devenus synonymes, remarque…

      1. Kekoresin

        Ou ex-hang-them-high!

        Bon ça va , je demanderais à ma fille de traduire mes propos en SMS djeuns tu pourras te lâcher sur l’orthographe, la grammaire n’ayant plus cours depuis quelques années…

      2. gameover

        Gerldam, on peut se permettre ce genre de remarques quand on est soi-même clean… et encore…

        Y a une miriade qui m’a piqué les yeux un peu plus haut…

            1. Aristarque

              Qu’ a écrit Gerldam qui te piquât les mirettes ? EXSangues ? Oui, l’ association X et S est habituellement proscrite en français mais dans ce cas, c’est une exception confirmant la règle. Et tu devrais savoir que c’est celui qui aime qui ne retient pas son bâton…

        1. Kekoresin

          S’en fout, c’est juste pour la Grance et rendons grâce aux écolos, nous disposeront très bientôt d’assez d’éoliennes pour arroser notre cher territoire national.

          On est déjà habitué à l’odeur, il faudra s’abituer à la couleur que je présent d’un verdâtre teinté de rosâtre…

  15. Karamba!

    Logique, depuis le début je dis que ce pacte ne peut pas marcher. Quand un patron embauche en France, c’est souvent à vie et si vous voulez écourter le contrat, ça se finit souvent aux prudhommes à l’avantage du salarié. En revanche l’Etat et ses ristournes promises, ça ne dure que le temps des soldes. On n’est pas sur le même pied d’égalité niveau engagements. Et qui a envie de faire confiance aujourd’hui à un gouvernement français et à plus forte raison à celui de Flanby? Ces gens n’ont aucune parole, aucun honneur…

    1. Val

      D’accord avec vous Karamba : la confiance , c’est le coeur du problème .
      Et tout repose dessus en ce monde .
      La confiance , si complexe à établir et si facile à detruire . Elle a disparu . Il faudra des années pour qu’elle revienne . Et il faudra de sacrés bonshommes pour la restaurer

      1. Honorbrachios

        « Il faudra des années pour qu’elle revienne » soit, mais pour le moment on va toujours dans le sens inverse…

    2. Kekoresin

      Ils appellent ça le Franch Bashing, refusant de croire que toutes ces critiques corrosives s’adressent uniquement à leur petites personnes!

      Quand le sage montre la lune à un socialiste, le socialiste décide qu’elle n’exite pas et fait enfermer le sage!

    3. Pat

      Leçon sur les prud’hommes : le tribunal étant paritaire, il faut que chaque parti (patrons, salariés) ait son lot de cas gagnés. Donc un salarié même totalement en tort gagnera s’il est représenté par un syndicat, et un salarié qui se défend lui-même perdra, qu’il ait tort ou raison…

    1. Deres

      C’est officiellement la rébellion. Cela va vite dégénéré. C’est pour cela qu’ils haussent le ton et cherche à faire des exemples. Si leur autorité est remise en doute, ce sera le début de la fin. A mon avis en coulisse, les menaces concrètes doivent voler bas envers les responsables patronaux à titre individuel …

        1. passim

          Pour poursuivre la métaphore, c’est nous qui sommes aux avirons. Et branngg, un grand coup de pelle qui te fend la tronche si tu ne vas pas droit (allusion Céline, Nord ? D’un Château l’autre ?)

        2. passim

          En termes nautiques traditionnels, on ne rame ni pagaye : on nage (« nagez garçons ! »)
          « Garçons », même s’il n’y en a qu’un, et quinquagénaire.

    1. lolo

      ^^

      Chez nous aussi ça a encore cours. Mais plus discret, vu le fist.

      Il y en a un qui s’est fait piquer sa valisette récemment d’ailleurs 😛

  16. Kazar

    Chers amis, soyez heureux, la fin arrive encore plus vite que prévu, si le projet de loi de Macron sur la croissance est adopté.
    De fait, ce projet qui concerne de nombreuses professions indépendantes va foutre un bordel monstre dans le pays, il n’y a pas d’autres termes.
    Aujourd’hui, c’est le site Infogreffe qui est paralysé (jusqu’à demain inclus) :
    »

    Les greffiers des Tribunaux de commerce assurent un service minimum les 4 et 5 décembre 2014.
    Menacés de disparition, les services du GIE INFOGREFFE sont suspendus pendant cette période.

    Les greffiers des Tribunaux de commerce s’opposent fermement au projet de loi pour la croissance et l’activité présenté par le Gouvernement pour plusieurs raisons :

    Les mesures envisagées entraineront des suppressions d’emplois, induites par une rupture de l’équilibre financier des greffes des Tribunaux de commerce.
    Le projet d’ouvrir aux plans national et international les données personnelles des entreprises issues du registre du commerce et des sociétés est dangereux, inconstitutionnel et contraire à la législation européenne.
    La réforme du système de tarification conduira inévitablement à l’augmentation des tarifs des procédures judiciaires et portera atteinte à l’accès des entreprises aux procédures commerciales.
    La remise en cause unilatérale des principes de la délégation de service public confiée aux greffiers est illégale et porte atteinte aux droits fondamentaux.
    L’indépendance financière de la justice commerciale est attaquée et les premiers à en souffrir seront les entreprises.
    Il s’agit encore de faire reculer la France dans un domaine où son efficacité est reconnue au plan européen. »

    Vous me direz à bas les monopoles, vive la concurrence. Certes, peut être qu’un peu de concurrence serait la bienvenue, mais peut être pas n’importe comment. Et de toute évidence, nos dirigeants sous-estiment la capacité de nuisance et de paralysie qu’une grève des greffes peut générer.
    Je pense qu’ils ont aussi oublié les répercussions de la grève de l’année 2000 des administrateurs et liquidateurs judiciaires dont on voulait modifier les tarifs…
    Autre profession visée : les avocats. Voici ce que j’ai trouvé :
    « Les méthodes que vous employez pour soutenir le projet MACRON, nous apparaissent indignes et nous tenons à en informer solennellement l’ensemble de nos confrères, qui sont tenus dans la plus grande ignorance de la réalité de ce projet.

    La France entière des Avocats a condamné unanimement ce projet néfaste :

    -qui marque la fin de notre Indépendance par la création du Nouvel Avocat Salarié en Entreprise ou N.A.S.E. permettant aux 200.000 juristes d’entreprise de devenir avocats sans condition de diplôme, et qui pourrait plaider devant toutes les juridictions de 1ère instance, sauf le Tribunal de Grande Instance.(article 10 Macron2).

    -qui favorise la montée en puissance des experts-comptables qui feraient du droit à titre principal, et deviendraient le Conseil de référence des entreprises (article 14 de Macron 2 et article 45 du rapport de la Commission de Simplification du Droit)

    – qui permet aux notaires de se développer et de conserver leur monopole, (article 3 Macron 2), en bénéficiant de la liberté d’installation, ce qui leur permettrait d’ouvrir de nombreuses études pour assurer un maillage territorial, et devenir le Conseil de référence, par l’administration non contentieuse de la justice, dont la délégation du divorce par consentement mutuel qu’il revendique ouvertement.

    – qui autorise les capitaux extérieurs majoritaires dans nos structures

    La profession d’Avocat n’a rien obtenu, pas même la suppression du monopole immobilier des notaires qui était pourtant préconisée par le rapport de l’IGF : nous sommes laminés par cet ensemble de mesures contreproductives.

    Ce projet entrainera des fermetures massives de cabinets libéraux. »
    Là encore, on m’objectera que la profession défend ses positions, ce qui est vrai. Mais il n’est pas moins exact que notre profession est déjà soumise à la concurrence la plus libre (pas de numerus clausus et liberté d’installation en Europe), et que des Cabinets qui font faillite (ce qui est déjà le cas), ce sont des emplois de secrétaires et de juristes (notamment) en moins et non en plus.
    Là encore, un beau bordel à prévoir, si c’est maintenu en l’état.
    Les notaires sont vent debout contre la réforme : ils seront fermés le 10 décembre prochain !!
    A part ça, les services des urgences seront en grève illimitée à partir du 22 décembre prochain, les contrôleurs SNCF sont déjà en grève, bref, j’ai la nette impression que cela accélère grave.

    1. Flash

      La liberté d’installation pour les notaires est une bonne chose. Idem pour les huissiers. Ou les commissaires-priseurs.

      Pour les experts comptables, entre nous, le risque d’une concurrence très forte me paraît minime. Les experts-comptables que j’ai pu croiser étaient plutôt mauvais en droit. Leurs conseils en droit social étaient désastreux. Je suppose que la concurrence est plus forte vis-à-vis des fiscalistes.

      Pour l’avocat salarié en entreprise par contre, je suis dubitatif.
      Comment peut-on être salarié, c’est-à-dire soumis à un lien de subordination juridique, et être indépendant? Au-delà de la subordination juridique, il y a aussi une dépendance économique réelle.

      Pour l’avocat salarié en cabinet d’avocat, déjà, la question se posait. En entreprise, cette question me semble insurmontable. D’autant plus que je ne vois pas ce que le statut d’avocat apporte en plus au juriste d’entreprise, excepté le titre. En quoi cela impactera-t-il l’activité ou le pouvoir d’achat?

      Pour l’ouverture du capital, cela ne posera guère problème à mon sens. Cela ne touche que des cabinets ayant un profil spécifique (cabinets d’affaires, pour ne pas les nommer). Et cela ne changera rien. Dans notre domaine, un cabinet de niche ultra-compétent et performant (Rigaud en matière de compensation & benefits par exemple) reste préférable à un gros supermarché du droit du type Freshfields. Et je ne crois pas que les associés troquent leur pouvoir contre de l’argent.

      1. Jeff84

        Je suis expert-comptable, et je ne vois pas ce que cela va changer pour nous. Je fais déjà (légalement) l’intégralité du juridique de tous mes clients, de la création à la liquidation. Et nous sommes déjà sans aucun doute le « Conseil de référence des entreprises ». Enfin, sauf pour ceux qui sont franchement mauvais ou qui n’ont pas de formation spécifique en droit des entreprises, j’imagine.

        1. Flash

          Je ne remets pas en cause vos compétences. Je partageais seulement un constat : en droit social, les experts-comptables que j’ai pu lire n’étaient pas brillants. Mais je suppose que ce n’est pas là leur coeur de métier.

          Pour les autres aspects du droit, je ne juge guère. Mais je n’ai pas de doutes sur leurs compétences en matière de droit fiscal ou de droit des sociétés.

        2. Kazar

          C’est bien le problème, l’exercice du droit ne devrait être qu’à titre accessoire par les experts-comptables…

    2. Alzheimer

      Si ça pouvait planter les procédures du méchant RSI contre nouzot’ pauvres malheureux victimes de cet ogre infâme, j’en connais un qui ferait un gros-gros poutou à son avocat pour Noël.
      😉

    3. gameover

      C’est troporib’ , la profession de garagiste est libre depuis belle lurette et y a des morts tous les jours à cause des voitures mal réparées… et les tribunaux croulent sous les plaintes… et le nombre de mécaniciens auto au chômage je ne vous en parle même pas… les voitures en panne s’entassent chez les particuliers…

      1. Aristarque

        Elle est libre d’ installation mais pas libre de diplôme minimal. Ce sont les négociants automobiles non réparateurs qui n’ ont aucune condition de diplôme préalable.

        1. gameover

          Non les mécanos c’est comme pour les boulangers et beaucoup de professions il suffit qu’il y en ait un qui ait au mini un CAP OU 3 ans d’expérience professionnelle, même pas nécessaire que ce soit le dirigeant.

          Fais moi plaisir… contredis moi !

    4. David

      Toutes mes excuses, Kazar : en lisant

      « création du Nouvel Avocat Salarié en Entreprise ou N.A.S.E. »

      je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire.

      Le NASE … c’est Macron qui a trouvé ça ? un Haut Ponctionnaire ?? Peut-être pensait-il à lui-même ?

  17. Quiet Desperation

    Quand les Banques, les Assurances, et les Grandes Sociétés auront leurs avocats d’entreprise, je pense aussi que ce sera une excellente chose, mon cher Flash…

      1. gameover

        Je ne sais pas si c’était ironique pour HB mais bien souvent lors d’un procès c’est bien le service juridique de l’entreprise qui fait tout le boulot et qui est hyper spécialisé dans le type de litige rencontré (je parle des litiges pro, pas du droit social).

        Un avocat externe se fait souvent bouffer par l’expert mandaté par la partie adverse. Il lui faut au moins l’assistance du juriste interne et que celui-ci puisse s’exprimer.

  18. vegeta

    pour relancer l’emploi créons deux france une basé a vichy composé de tous les socialistes et les députés qui ont voté pour la reconnaissance de l’état islamique et la destruction d’Israël et un territoire autonome ou les non socialistes vivront mais seront dirigé par des socialistes

    1. Quiet Desperation

      Toi, mon petit Vegeta, tu guettes le Grand Prix du B’nai B’rith !!! Résistance niveau shalosh…

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