Universités : déshabiller Pierre et oublier d’habiller Paul

Tout va bien, il n’y a aucun problème et la situation économique française se redresse lentement… MAIS l’État va devoir faire quelques petites ponctions ici et là pour compenser les inévitables inégalités que le méchant capitalisme et le turbo-libéralisme ont introduites un peu partout au détriment du vivrensemble et du bonheur global. Et puisqu’il faut bien commencer quelque part, pourquoi pas par les Universités ?

Vous allez voir, c’est très simple.

L’affaire trainait depuis décembre, date à laquelle on découvrait, un peu étonné, que la loi de finances pour 2015 prévoyait une participation des établissements d’enseignement supérieur aux économies du pays à hauteur de 100 millions d’euros. Depuis, le ministère attendait un rapport des inspections générales sur la situation des établissements avant de prendre une décision.

Rapidement, la participation aux économies du pays s’est transformée en autre chose d’un peu plus savoureux : pour boucler le financement des dotations 2015 versées à l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, le gouvernement a décidé de prélever 100 millions dans le fonds que s’est constitué une cinquantaine de facultés économes. En pratique, cela veut dire que, par exemple, l’université d’Artois à Arras va « donner » 24 millions d’euros (soit un petit quart de la somme totale) patiemment mis de côté ces dernières années, ou que l’université de Lille II devra « se séparer » de 8,75 millions, pendant que Grenoble II devra « faire le deuil » de 6,68 millions, le tout au profit de quelques établissements qui remercieront, on en est sûr, leurs confrères de cette belle entraide spontanée.

steal from riches give to bitches

Concrètement, dans la joie, la bonne humeur et la fraternité financière bourgeonnante de ce joli printemps ensoleillé, 11 des 76 universités, 25 des 36 écoles d’ingénieurs et une dizaine de grands établissements verront leurs fonds de roulement mis à contribution. Pour faire passer la pilule, on appellera ça un « exercice de solidarité ». Et comme c’était des sommes mises de côté et pas du budget courant, rassurez-vous mes petits amis, c’est le ministère de l’Édulcoration Nationale et de l’Ensaignement supérieur qui l’affirme, d’abord cela n’affectera pas les projets d’investissement des établissements concernés, et ensuite, leurs réserves en fonds de roulement dépasseront encore 65 jours de fonctionnement, ce qui est amplement supérieur aux 30 jours décrétés suffisants par les élites du ministère.

Tout va donc très bien d’autant qu’on apprend en parallèle que cette ponction inopinée se double d’une augmentation de 200 millions d’euros des dotations aux établissements d’enseignement supérieur. Encore une fois, la tempête d’austérité s’abat sur le service public et permet d’illustrer avec brio l’extraordinaire décontraction de nos gouvernants à tabasser les prévoyants et les économes pour donner aux impécunieux et autres dépensiers, en faisant passer ça pour une saine redistribution solidaire dans laquelle les « riches » donnent aux « pauvres ».

austérité : dépenses administrations publiques - 2013

Magnifique application du principe socialiste, d’une centralisation extrême et d’un égalitarisme à l’emporte-pièce, la solidarité forcée ainsi mise en place permet de déshabiller Pierre en prétendant rhabiller un Paul nu comme un ver, qui finira avec un petit mouchoir en guise de slip.

Mais cela va plus loin. En effet, outre la démonstration qu’encore une fois, la gestion financière n’est absolument pas le fort de nos gouvernants, cette redistribution n’est pas une erreur, ou même la tentative maladroite de la correction d’une erreur. Ces petits mouvements de fonds ne sont pas là, oups, pour essayer d’éponger, oups, une petite bavouserie comptable, oups, commise par quelques établissements supérieurs, oups. De la même façon, ce n’est pas une procédure habituelle, tout le monde en convient déjà, mais tout le monde sent que ce n’est pas non plus un arrangement temporaire ou une bidouille fugace qui ne se reproduira pas.

En fait, ce n’est pas seulement une prime aux mauvais, un bingo-bonus du déficit ou une généreuse gratification du trou de gestion élevé en art de vivre, mais c’est bel et bien … une véritable méthode de gestion socialiste. Pour le ministère, pour nos gouvernants, pour les académies concernées (surtout celles qui bénéficient de la mesure), tout ceci est certes un peu inhabituel, mais cela reste normal, prévisible et même souhaitable (ne serait-ce que pour éviter que la situation ne dégénère).

deficits comblés épargnants volésJ’exagère ? Que nenni. Regardez ce qui s’est passé et se passe encore pour les emprunts toxiques : des élus ont fait, littéralement, n’importe quoi, tout en sachant pertinemment ce qu’ils faisaient et avaient sciemment calculé leur échec. Dans un pays normal, ces élus auraient été démis, disgraciés et ruinés par la force publique, honteuse de leur avoir filé les clés du coffre à confitures pour s’apercevoir qu’ils ont tapé dedans. En Socialie, on encourage, on comprend, on pardonne et on soutient. En Socialie, on en rajoute même.

Et ce qui est vrai là est aussi vrai ici : on va réaliser une ponction, à l’échelle des universités, sur celles qui ont été responsables, pour celles qui ne l’ont pas été.

Or ce schéma, où l’on prend de force aux fourmis pour aider la « pauvre » cigale, ne vous rappelle rien ? Serait-ce la première fois qu’on le retrouve en République Démocratique Populaire Française ? Oh, on dirait ce petit moment douloureux où l’on força le contribuable à se porter garant de banques qui firent n’importe quoi. On dirait aussi ce moment peu agréable où la force publique fut utilisée pour éponger les myriades de chantiers publics foireux ou sauver les entreprises en faillite que l’intérêt électoral bien calculé de certains politiciens commandait de ne surtout pas laisser tomber, quand bien même elles calanchèrent plus tard. On dirait ce grand moment républicain de solidarité où, d’un trait de plume, le maréchal Pétain liquida par la force les retraites par capitalisation pour, prétendument, créer un système par répartition qui spoliera les épargnants d’alors, obérera complètement tout espoir de retraite pour nos générations et ruinera petit-à-petit les retraités actuels.

Et ce schéma se reproduira encore plus tard, à une autre échelle, sur tous les Français en général, lorsqu’il s’agira une fois encore de sauver Ce Modèle Social Que Le Monde Entier Nous Envie. Ceux qui ont épargné, mis de côté, seront mis à contribution lors d’un bon gros chyprage de leurs comptes.

De même que Chypre n’était qu’une répétition, la ponction forcée des universités françaises les plus économes au profit des établissements mal gérés est une excellente illustration de ce qui attend tous les Français.

Vous êtes prévenus.

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Commentaires126

  1. Le Gnôme

    C’est le gouvernement Jesse James, celui qui était censé prendre aux riches pour donner aux pauvres, alors qu’il piquait des sous à tout le monde pour se les mettre dans la poche.

    1. Dr Slump

      Je m’élève vigoureusement contre cette interprétation biaisée du Robin des bois! Selon la version la plus populaire, celui-ci prenait à L’ETAT pour donner aux pauvres.

      La transformation du Robin des bois anti-état en révolutionnaire bolchevique qui vole aux riches pour donner aux pauvres est une énième perversion de sens socialiste. Et je ne plaisante qu’à moitié!

      1. Laurent

        Absolument!! Robin des bois volait le « roi » jean donc l’état pour redonner au pauvre. Comme toujours les socialos, pour servir leur propagande, transforme la faits à leur guise.

        1. Pat

          Robin des bois attaquait les percepteurs des impôts du roi Jean, pour rendre l’argent volé au nom de ce dernier par ses sbires. Il ne volait donc rien, il se contentait de restituer l’argent à ses légitimes propriétaires.
          Une légende détournée, comme beaucoup d’autres choses, par la Gauche.

    2. aristarkke

      Je vous trouve bien sévères, tous autant que vous êtes! Ce pauvre gouvernement soce n’a la main que sur 57% du PIB de ce pays en proie à l’ ultra libéralisme rôtisseur de bambins communistes et étripeur de chatons plaingnons qui le ravage depuis des décennies… Comment voulez vous qu’il s’en sorte??? Déjà qu’avec 100% du PIB, ce résultat ne serait peut-être pas atteint, avec 57% , il est en échec et brillant… Avec le génie Grançais, ce qui n’a jamais marché ailleurs va se trouver ingambe ici dès que les coudées lui auront été laissées granches…

    3. René de Sévérac

      Vous comprenez pourquoi chaque régiment crame toute l’essence de la dotation de l’année. Si une part de la dotation était épargnée d’une années sur l’autre, …
      couic, elle s’envole !

    1. Pheldge

      « riches » signifie « richesse » exemple « My riches can’t buy everything » extrait de « As Tears Go By » Rolling Stones 1966

      Ah, et ça se prononce « richieze »

    1. john

      C’est parce que tu ne prends pas le problème par le bon bout.
      Il ne s’agit pas de « vouloir mal faire ».
      Au lieu de te prendre pour Gaston Lagaffe, imagine que tu es Al Capone, et tu verras, tu y parviendras sans soucis 🙂
      Al Capone, n’a t’il d’ailleurs pas redistribué aux pauvres pendant la crise de 1929 ? Lagaffe, non. C’est un signe !

  2. Sayo

    A part ça, j’attends impatiemment que Manuel Valls cherche à attaque en justice l’entreprise Richter, sous prétexte que leurs échelles defectueuses ont fait des victimes françaises au Népal. Ou quelque chose comme ça.

  3. Golum

    You will try and fail to open your eyes !

    La pulsion individuelle de nos élus à vouloir nous imposer la sécurité, le collectif, le vivre ensemble, la solidarité n’est pas un hasard….

    Cela fait 40 ans que l’on construit la France sur des fondations collectivistes. Aujourd’hui c’est momo, demain ce sont les libéraux anarchistes. Le problème est de trouver de la merde fraiche et de bien se rouler dedans. Avec bruit et odeur.

    D’ailleurs c’est le propre du parasite Étatique de fidéliser le peuple avec de la merde. Plus nous serons pauvres, plus il y aura de lois, plus nous serons à genoux, plus l’État sera là pour nous aider à respirer la bonne et douce odeur.

    L’analogie avec Dardevil n’est pas fortuite. Il faut choisir son camp. Il n’y a plus de camp du bien. C’est un diable contre un autre. Le plus fort gagnera.

  4. RBF

    En France, le principe de solidarité l’emporte sur tout le reste. Concernant mon affiliation forcée à la CMU, le conseil constitutionnel n’a pas retenu la double cotisation pour l’accident et le non-droit de me faire soigner gratuitement sur mon lieu de travail. Le principe de solidarité a balayé d’un seul revers de main tous les arguments non conformes au droit communautaire, et même, au droit français.

    Eh oui mes petits amis. Au nom de la solidarité, en France on peut faire tout et n’importe quoi. Quand nous nous ferons chyprioter (je suis comme H16, je suis certain que cela arrivera un jour), ce sera encore au nom de la solidarité.

    Et le temps que les décisions françaises soient invalidées par une cours de justice européenne, ben vous serez passés à la caisse, et l’argent, vous ne le reverrez jamais. La France est un pays de voyous.

    1. kekoresin

      AAAAAAAAAbsolument! La France est une dictature en charentaise, elle vous écrase sans bruit dans la moquette épaisse de sa bureaucratie. L’état de droit a cédé sa place à l’état de devoir de solidarité républicaine bananière. Peu importe que le fruit de votre travail (ou capital) soit récolté de force pour pourrir au soleil socialiste, l’état se sert par principe et laisse moisir par habitude du gâchis.

      Quant à la sécu et ses dérivés mafieux, l’état aime à rabâcher que c’est le résultat d’un vote démocratique! Ha bon, Pétain serait en odeur de sainteté quand c’est un socialo qui s’en réfère??? On en revient toujours à la même rengaine: les gouvernements punissent sévèrement la réussite et redistribuent à la masse grouillante et accessoirement votante. Le pire c’est qu’il en va de même avec les énarques. Les très rares qui arrivent à gérer correctement leur mission se font lourder sous des prétextes fallacieux par les incapables couineurs devant l’éternel qui justifient systématiquement l’absence de résultat par un manque de moyens.

      1. Val

        @keko « La France est une dictature en charentaise, elle vous écrase sans bruit dans la moquette épaisse de sa bureaucratie » : j’adore 🙂 🙂

  5. cretinusalpestris

    Moi, perso, ce que je ne comprends pas, c’est que malgré tout ce merdier dénoncé quotidiennement par H16, oui, quotidiennement: y’a pas un jour où il ne relève pas un truc pourrave, débile, absurde, ubuesque, etc… malgré tout ça, disais-je, les Français continuent de vivre comme si de rien n’était.

    A croire que la Révolution Française est une légende. Que ce peuple ne s’est en fait jamais soulevé. La Révolution n’est qu’un gros bobard pour se donner une prestance historique.

    Comment peut-on continuer à supporter tout ce foutoir, cette pétaudière mégalithique, jour après jour, sans avoir l’envie de tout laisser tomber ? Ou de tout faire exploser ? Ou de s’enfuir en courant ?

    (Bon, ça, certains l’ont fait et vivent sous des cieux plus cléments, j’en conviens.)

    Mais la plupart des Français semblent affronter ce destin de merde dans un pays foutu avec toute la zenitude résiliante d’un moine bouddhiste sous anxiolytique en perfusion.

    Je ne comprends pas.

    Je ne comprends vraiment pas.

    1. albundy17

      ben on fait comme vous : rien.

      Et d’ailleurs, que voulez vous faire, le seul remède est de fuir, pas toujours possible, ceux qui se rebellent vont bientôt sans jugements se faire embastiller ou interner

      1. Flash

        Je préfère rester. Il y a une prestance à affronter l’inéluctable. Cela me rappelle Cyrano (que Koz a rappelé à mes bons souvenirs) :

        « Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
        Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
        Non ! non ! c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
        – Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là ? – Vous êtes mille ?
        Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
        Le Mensonge ?
        (Il frappe de son épée le vide.)
        Tiens, tiens !
        – Ha ! ha ! les Compromis, Les Préjugés, les Lâchetés !…
        (Il frappe.)
        Que je pactise ? Jamais, jamais !
        – Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
        – Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
        N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
        (Il fait des moulinets immenses et s’arrête haletant.)
        Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
        Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
        Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
        Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
        Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
        J’emporte malgré vous,
        (Il s’élance l’épée haute.)
        et c’est…
        (L’épée s’échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.)
        ROXANE, se penchant sur lui et lui baisant le front.
        C’est ?…
        CYRANO, rouvre les yeux, la reconnaît et dit en souriant.
        Mon panache. »

        1. paf

          La prestance c’est sympa mais je prefere gagner ma vie et donner un environnement sain a mes enfants.Donc pas la fRance.
          Le panache de Cyrano est juste une triste blague.

      2. Laure

        C’est un peu court… Sans vouloir absolument vous contredire, je crois qu’un certain Jean Ousset n’est pas du tout d’accord avec vous ! Cf. « les mille » dans son livre L’Action.

    2. bob razovski

      « A croire que la Révolution Française est une légende. Que ce peuple ne s’est en fait jamais soulevé. La Révolution n’est qu’un gros bobard pour se donner une prestance historique. »

      J’aime beaucoup l’idée.

        1. Flash

          Les français ont changé. La soi-disant indiscipline française s’exprimait alors par le bottage de cul des élites, avec succession de régimes.
          Désormais, cela se manifeste par des boutades dans le Petit Journal sur Canal +.

          O Tempora, o mores.

            1. floriska

              Une petite chanson interprétée par un groupe de fillse « les brigandes ». Elles se moquent de la franc maçonnerie mais est aussi destiné à notre bande d’incompétents. la dernière scène, les cochons qui tondent le mouton me fait penser à quelque chose.

      1. Dr Slump

        En effet: lors de la révolution, le pouvoir a juste changé de mains. Mais les structures d’exercice de ce pouvoir n’ont pas changé, la France reste attachée à un fonctionnement monarchique, centralisé, façon Louis XIV : le président et ses ministres sont la cour, les députés sont les nobliaux qui viennent à la capitale faire valoir leurs projets, leurs griefs, leurs plaintes pour obtenir la grâce de sa majesté, et le peuple reste taillable et corvéable à merci. Entre les deux, toutes sortes d’intermédiaires, de laquais, de fonctions et de prébendes, qui savent user des rouages relationnels de la cour de Paris pour se gaver sur le dos de la bête. En fait, aujourd’hui nous ne sommes probablement pas plus libre que sous Louis XVI: les révoltes de cette époque ont été déclenchées par les mauvaises récoltes, et les charges trop élevées que les nobles se refusaient à remettre en cause, car celles-ci payaient leur avantageux train de vie…

        « Tout change parce que rien ne change », c’est d’ailleurs le titre d’un essai à ce sujet, il me semble.

          1. Dr Slump

            Inspirée en fait de l’aphorisme d’Alphonse Karr, Journaliste et écrivain du 19ème: « Plus ça change, plus c’est la même chose ».
            C’est le même qui a écrit: « Écrivain, c’est le seul métier, avec l’art de gouverner, qu’on ose faire sans l’avoir appris ». Un gars lucide 😉

        1. hugeus

          N’oubliez pas les media qui sont le clergé d’aujourd’hui,maître du dogme laïc, chargé d’administrer la bien pensance, avec des séances d’inquisition publique et télédiffusées où sont passés à la question les malpensants comme Zemmour pour ne citer que le plus connu…

        2. Duff

          Justement après un XIXème très chaotique, la France a décollé : La fin qui vit arriver les taxes, les bisous et les trucs collectifs obligatoires parce que personne n’en veut ça date du front populaire/Vichy/CNR : Tout ce que la France comptait d’autoritaires ayant réussi à prendre le pouvoir. Depuis tout est à la dérive que les institutions monarchiques du général rendent impossible à contrecarrer.

    3. Pheldge

      @ cretinusalpestris: Nos compatriotes sont pour une bonne majorité drogués au socialisme et au collectivisme redistributeur. Il en sont dépendant et n’imaginent plus vivre sans !
      Notre drame principal est là. La désintoxication ne pourra être que très lente et progressive. Donc longue.
      De même que les toxicos, ils sont apathiques et résignés.

      1. Flash

        C’est là le coeur du problème : un horizon limité.

        Ils n’arrivent pas à imaginer une vie sans l’Etat, ni même avec un Etat bien moins présent. Et s’ils font cet effort d’imagination, ils songent avec horreur à l’anarchie dans son sens le plus affreux : le désordre, la mort, le pillage, la loi du plus fort.

        Sans sortie de ce conditionnement, toute chute du système actuel ne mènera à rien de bon : on reproduira les mêmes erreurs.

        1. bob razovski

          Je n’irai même pas jusqu’à cette vision de chaos.

          Les manuels actuels d’éradication civique montre l’état comme passage obligé pour vivre, tout simplement.

          Sans état, pas de santé, pas d’éducation, pas de justice, pas de sécurité, pas de loisir, pas de transport, pas d’énergie…

          Un bien joli mensonge, mais c’est dans le bouquin scolaire officiel 😉

          1. Deres

            Oui, c’est exactement cela. La plupart des français croient que tous ces « services » constituent des activités régaliennes. Et je ne vous parle même pas de ceux qui croient que les anglais meurent dans des accidents de train, les allemands pauvres meurent de faim, que les américains pauvres font tous la manche dans la rue …

      1. bob razovski

        Ah oui, en effet.

        Dans le genre message confus à l’intention des crétins sans neurones, ce truc estampillé « anonymous » vaut bien un 10 ! 😉

        1. Nyamba

          Je voulais mettre un beau implied facepalm en réponse, et puis finalement je me suis dit « A quoi bon ? ». Je préfère laisser tomber.

    4. Theo31

      C est pourtant simple. Tant que le frigo et le réservoir d’essence seront pleins, les grancais accepteront de se faire enculer. Comme ce son aussi des quiches en économie, la sodomie va durer encore longtemps.

      Ps: j ignorait que Larroque fricotait avec la crevure Belin. Quand il s agit de spolier les autres, il n y a plus de gauche et de droite.

      1. Duff

        oui et du fric il en reste encore pas mal au fond. Le socialisme va encore durer une bonne dizaine d’année, au minimum, en France. Je parie sur encore une génération.

        1. Theo31

          « Il faut prendre l’argent la ou il se trouve ».

          Ça tombe bien, c est ce qui va arriver et tout plein de pauvres qui ont voté pour qu on fasse raquer les riches seront désignés comme tels.

    5. Laurent

      La révolution française est un malentendu, un concourt de circonstance. Quelques individus habiles ont profité du mécontentement du peuple qui trouvait que le roi n’agissait pas assez pour aider le dit peuple dans ses difficultés pour le renverser et institué une nouveau type de régime. L’immensité du peuple ne souhaitait ni la démocratie, ni la république, ni la liberté. D’ailleurs la république n’a pas tenu longtemps avant le retour à la monarchie qu’elle n’a plus jamais quitté par la suite jusqu’à aujourd’hui puisque la France vit sous monarchie élective.

  6. Pere Collateur

    On a bien la liste des établissements spoliés. Dommage qu’on ait pas la liste des établissements impecunieux. Mais j’ai une vague idée desquels il pourrait s’agir… Et de leur localisation…

  7. Adrien

    M. Hache, juste une question technique concernant le fameux graphique des dépenses des administrations publiques : vous êtes sûr que c’est corrigé de l’inflation ? Si les données proviennent bien du tableau 3.201 de l’Insee (ce qui me paraît plausible, puisque je retrouve la progression de 500 à 1200 milliards en 22 ans), je ne vois aucune mention dans les notices et autres notes méthodologiques de la prise en compte de l’inflation. Ça semble être en euros courants chaque année.

    1. Non non, c’est moi qui ai corrigé de l’inflation en reprenant les données INSEE (je pourrai retrouver quel tableau) et en retirant l’inflation aussi fournie par l’INSEE. Et de toute façon, le résultat (corrigé ou non) est le même : y’a pas d’austérité.

      1. Adrien

        On est d’accord sur la conclusion, pas de souci. C’est juste que vous avez corrigé chaque année de l’inflation de l’année précédente… Un esprit chafouin pourrait vous reprocher le fait que 556 G€ de dépenses publiques en 1991 équivaut à près de 800 G€ en 2013 (soit 43% d’inflation cumulée). Mais ça ne fait que tasser la courbe. Et on lui répondrait qu’en moyenne, sur 22 ans, l’inflation a été de 1,6% par an, alors que la progression des dépenses publiques, elle, a été de 3,6% par an.

  8. Higgins

    L’histoire est connue mais je crois utile de la remettre ici tant elle illustre bien ce à quoi nous assistons:

    « Dans un collège anglo-saxon, un professeur d’économie annonce qu’aucun de ses étudiants n’a jamais échoué à son cours mais que, récemment, ce fut le cas d’une classe entière : la classe avait insisté pour dire que le socialisme fonctionnait et qu’en conséquence, personne ne serait ni pauvre ni riche, un égaliseur extraordinaire.
    Alors, le professeur annonça : « D’accord, nous allons tenter une petite expérience en classe : je vais retenir comme note la moyenne de toutes vos notes. Ainsi, vous aurez tous la même note et personne n’échouera ni n’aura un A ou un zéro …. (En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).
    Après le premier examen, tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis.
    Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu, étudièrent encore moins et ceux qui avaient étudié beaucoup décidèrent de lever le pied et étudièrent peu. La moyenne du deuxième examen fut un D ! Personne ne fut content.
    Lors du troisième examen, la moyenne fut un F.
    Pendant les examens ultérieurs, les notes ne remontèrent jamais. Les critiques commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulait plus étudier pour le bénéfice de l’autre.
    À la grande surprise de tout le monde, ils échouèrent tous. C’est alors que le professeur déclara que le socialisme ne pouvait que mal se terminer car lorsque la récompense est grande, l’effort pour réussir est grand mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournit plus d’effort ni ne cherche à réussir. Rien ne peut être plus probable comme conséquence. »

    Mise à part quelques pépites (Dauphine, l’X, etc…), on n’est pas prêt de voir une université française aller taquiner les sommets de l’enseignement international.

    Ce qui me fait penser que si j’étais enseignant à l’EN, j’appliquerai ce principe à titre de démonstration. Ce serai rigolo.

    1. Olivier Vitri

      Merci pour le rappel, cette parabole fort expérimentable (réalistement, pas syndicalement hein 😉 est la meilleure que je connaisse pour illustrer le fail inhérent à l’État Providence, ce crédit revolving a taux d’usure connu et signé dès le départ, totalement identique aux emprunts toxiques contractés ici et là. Il s’agit décidément bien d’un travers névrotique de ce pays. Qui, au travers de ses politiques, aura bien ce qu’il mérite.

      La gifle est en chemin et la joue si peu préparée…

      1. Chat de Nuit

        De toute façon, cette démonstration sera bientôt impossible à faire, vu que notre gouvernement veut supprimer le système de notification qui trouble nos petites têtes blondes…..

        1. Olivier Vitri

          Peut être, mais tôt au tard, la classification (état naturel des choses) reprendra ses droits ainsi, en donnant aux gommettes bleues la valeur du bon et beau travail (A) et au rose et rouge* la valeur du mauvais (E,F,…) on reviendra au même : un Fail. Les socialistes sont comparables au Don Quichotte de Cervantès… dont on pense avoir retrouvé les restes (fort mal conservés) récemment.

          *ironie des couleurs…

    2. Nathalie MP

      Conclusion : cette année la mutualisation des budgets permettra de renflouer certaines universités, au mépris des efforts des uns et en faveur de la nullité des autres. Mais maintenant que tout le monde est prévenu, il n’y aura rapidement plus rien à mutualiser. C’est la fin de l’autonomie des universités. Philosophiquement, autonomie et socialisme, ça ne pouvait pas coller.

  9. pactol

    Pour la Chypriation de notre compte en banque, nous y aurons droit un jour.
    La seule question est quand. Certains pensent que cela arrivera dans 6 mois à un an. D’autres estiment que cela arrivera dans le niveau de la dette de l’État atteindra le montant cumulé de l’épargne des français.
    Autre question, où planquer son épargne ? Sortir du cash, est-ce une bonne idée dans l’hypothèse d’une hyperinflation à venir ? Acheter de l’or, est-ce une bonne idée, sachant que c’est du physique que l’on doit détenir et que ce n’est pas si liquide que ça ? Changer de pays, sur le papier c’est facile mais après c’est un peu plus compliqué que ça et surtout pour aller où ?

    1. albundy17

      pour la chyprisation, ça a déjà débuté avec les taux négatifs sur les comptes à vue, et pour que ça fonctionne à plein, les banques veulent interdire le cash, même la suisse à commencé, un gestionnaire de fonds s’est vu refuser de mettre le cash en coffre…

      1. pactol

        Les taux négatifs ne seront que temporaires. Il y a des taux négatifs du fait de la quantité colossale de liquidité créée à partir du néant et injectée dans le système financier. Plus personne ne sait quoi en faire tellement il y en a. Seulement, lorsque cet océan de liquidité impactera l’économie réelle, vous verrez une inflation certainement à 3 chiffres voir peut-être même 4!

    2. RBF

      @pactol

      Mettre vos économies sur un compte bancaire à l’étranger. Personnellement c’est ce que je fais depuis plusieurs années pour me protéger d’une chypriotisation.

    3. Deres

      La chyprisation a commencé il y a bien longtemps en France. Avec nos taux de prélèvements tout azimut dont la CSG s’appliquant à tous les intérêts. De plus, l’ISF a à peu près le même taux depuis sa création alors que l’inflation et les atux d’intérêts était de 10% à l’époque …

      Au sujet de l’ISF, un truc amusant. On paie à partir de 1.3 millions mais la première tranche commence à 800 000 euros. Devinette : où se situe la fortune de la majorité de nos hommes politiques ? Réponse : juste ne dessous de 1.3 millions bien entendu. Justice (sociale) bien ordonné commence par soi même …

      1. Deres

        Et j’ajoute qu’avec le duo gagnant taxe d’habitation plus taxe foncière, les propriétaires paient en impôts tranquillement au moins 1% de la valeur de leurs biens immobiliers tous les ans. Pas besoin d’impôts sur un loyer virtuel … En effet, si on estime que le loyer correspond à 5% du prix du bien, avec une CSG de 15.5%, on retrouve environ cet impôt de 1% de la valeur du bien …

    4. Caton

      L’épargne des français, hors immobilier, c’est environ 3.500 milliards. C’est déjà moins que dette + engagements de dépense.

  10. cretinusalpestris

    Il y a encore quelques décennies, la France était la troisième puissance spatiale.

    Dans les années 70-80, on nous parlait de coloniser les étoiles, d’explorer l’univers, etc.

    De nos jours, on nous parle de « vivre-ensemble », de repentance et de cours de djembé.

    Que s’est-il passé ?

    Je pose la question, que s’est-il passé, bon sang ?

    Sérieusement, y’a un truc qui a merdé à un moment, quelque part. C’est pas possible…

    1. Adrien

      Et on culpabilise tout le monde au passage… et ça marche. Pourquoi ? Parce que les Français sont des Veaux (ça n’est pas de moi).

      La France est devenue un pays collectiviste conservateur : tout va globalement de plus en plus mal, mais tant que les autres payent à ma place, et que je suis peu ou pas impacté dans mon quotidien perso, voire que je peux en profiter un peu au passage, bah ça roule. On en a des exemples presque quotidiennement, de l’intermittent du spectacle au notaire, du petit retraité au cheminot SNCF, de l’enseignant à l’artisan-taxi.

      Ça explique pourquoi toute tentative, même minuscule, de penser en-dehors du cadre actuel (qui dure quand même depuis pas mal d’années) est automatiquement appelé « néo-libéralisme ». C’est une incarnation du mal ultime, pensez-donc ! La re-responsabilisation des individus, la prime à ceux qui réussissent et qui s’investissent, les salauds de patrons qui gagnent de l’argent sur le dos des gentils salariés obligés de travailler un peu plus, etc. Et comme c’est toujours plus aisé de manipuler les foules à l’aide de concepts simples, on confondra volontiers libéralisme et capitalisme de connivence, en choisissant à chaque fois les cas les plus particuliers et les plus médiatiques (« encore de pauvres victimes du libéralisme de Bruxelles ! »), en oubliant rapidement la directrice de l’INA qui dépense 40 k€ de frais de taxi en un an, de façon a priori tout à fait détendue, et qui aurait sans doute continué si ça ne s’était pas su.

      Ajoutez à ça une foultitude de corporations qui défendent leurs intérêts becs et ongles — élus et parlementaires compris — et qui bloquent toute évolution même minime du pays face à des décideurs qui s’interdisent de décider des choses déplaisantes ou peu populaires, rapport à la prochaine élection, une par an en moyenne, c’est à dire souvent… et vous percevez rapidement que CPEF, comme dirait notre hôte. Il ne leur reste donc plus que du sociétal. C’est pratique, c’est bisou, et ça permet de faire de l’achat de votes pour la fois d’après.

      Pour le reste, il y a le foot, la télé (pas loin de 4 heures par jour en moyenne par Veau de plus de 4 ans, en augmentation), la baisse des niveaux d’instruction, et surtout la distribution d’aides sociales par dizaines de milliards d’euros pour que tout le monde mange à sa faim. Donc ça tient. Et si jamais ça va mal un jour, on pourra toujours demander au Gouvernemaman de faire un geste. C’est pas cher, c’est l’État qui paye.

      Mais bon, globalement, ça va non ?

      1. cretinusalpestris

        Toute cette gabegie ne tient qu’à une seule chose : la possibilité de pouvoir emprunter pour couvrir toutes ces conneries passées, présentes et futures.

        Et la dette se creuse, bien évidemment.

        La seule solution pour que la France arrête de déconner serait qu’elle ne puisse plus emprunter. Là, elle serait vraiment obligée de prendre de réelles mesures.

        La seule variable qui est donc intéressante est le temps qu’il reste entre maintenant et le jour où elle sera dans l’impossibilité d’emprunter.

        Voilà.

        En attendant, les politiques continuent d’amuser la galerie pour faire croire qu’ils servent à quelque chose.

        1. Laurent

          Parfaitement résumé…
          « La re-responsabilisation des individus » : nous faisons l’inverse. La moindre responsabilité (d’une personne physique ou morale) est minutieusement diluée, depuis des années, afin que plus personne ne sache qui est responsable de quoi. Le seul qui doit rendre des comptes, c’est l’administré lambda, qui ne demande rien à personne est qui sans cesse épié, pisté, contrôlé… pour finir tondu.

  11. monsieur moins

    Je cherchais compassion dans le dictionnaire pour savoir s’il y était fait mention de quelque chose comme le compassement, compassion plus compassé ajouté au premier ; tout d’abord j’ai vu des costumes civils et militaires qui m’ont fait penser que nous étions de moins en moins bien habillés, puis malheureusement mes yeux sont tombés sur contre-terrorisme qui luttait contre les terroristes avec des moyens analogues, je me suis bien évidemment dit bof quant aux solutions extrêmes, bof l’extrémisme même quand c’est pour le bien du plus grand nombre ; une colonne vertébrale dessinée avec moins de fraicheur que celles de léonardo du clos lucé ne m’est pas rentré dans la tête comme celle reproduite par fritjof capra dans son livre sur le génie humain de vinci (pas les routes, celui qui dessinait des siphons et des vortex pour enfermer métaphoriquement la petite bille qui le faisait respirer sans même qu’il y pensât), et puis finalement j’ai tout de même appris que compasser servait à tirer des traits ronds et que compendieux était aussi bref que concis et laconique sa mère… comment finir quand on a commencé comme un chien qui cherchait un os ? Dans une grande boite en bois précieuse de ses poignées ? Bah ouais wah wha wawa…

  12. acarel

    Depuis la scolarisation de mes enfants, l’enseignement fait un forcing sur:
    nous sommes égaux, nous sommes coupables, l’état est bon, vivons ensemble en mouton, l’état est mon guide et il est bon…etc
    S’ ils n’ont pas à la maison des personnes un peu sensées (càd des parents méchants(?), autoritaires(?) qui donnent une vraie éducation ( avec fessée )et recentre l’enseignement sur la vraie vérité et les vraies valeurs, ils sont foutus.

  13. Karamba!

    Ils en dépenseront des efforts, ils en accompliront des forfaitures pour cacher que le socialisme ça ne fonctionne pas. Les universités, c’est un peu comme Valls qui tente de diluer les électeurs socialistes exotiques à problèmes, dans les quartiers paisibles où l’on n’aime pas brûler des voitures pour tromper l’ennui. Ceci afin de briser l’apartheid qu’il a inventé sans avoir à inverser le caractère démissionnaire de l’ordre public…
    Ils seront bientôt plus occupés à dissimuler les traces de leur incompétence qu’à gouverner proprement. Ce soir encore une démonstration avec les chiffres du chômage. Ils sont capables de nous les faire encore baisser…

    1. Theo31

      En URSS il y a avait des chômeurs mais on ne pouvait les voir: ils étaient au Goulag. La déportation était assimilée à une rupture de contrat.

      Rassurez vous, en France, ils feront pareil.

      1. Nemrod

        Ils niaient même l’ existence de la criminalité.
        Dans le Paradis de travailleurs » il ne pouvait y avoir de crimes puisque l’égalité était parfaite.
        lire le terrifiant « Enfant 44 » à ce sujet.
        Rien de changer sous le soleil : ils tordent la réalité pour quelle s’adapte à leurs chimères.
        Et ça peut durer longtemps

  14. Adrien

    Bien sûr ! Tout cela n’est possible qu’avec la dette, ce que certains appellent « de l’argent non gagné ». C’est l’arme ultime de la France CoCo (conservatrice & collectiviste) : ne surtout rien changer à son fonctionnement actuel sauf quelques trucs à la marge histoire de dire ET faire payer le prix aux autres, c’est à dire aux générations futures.

    L’AFT émet 8 à 10 G€ de dette tous les 15 jours, et les taux qu’elle obtient en ce moment ne cessent de baisser d’une opération à l’autre. Pourquoi faudrait-il faire de méchantes économies alors qu’il y a encore plein de pognon presque gratuit à distribuer à tous ceux qui votent pour que ça continue ?

    1. cretinusalpestris

      De plus, l’expression « en bon père de famille » a été supprimée du Droit français en 2014.

      Elle a été remplacée par « raisonnable ».

      Et comme la notion de « raison » évolue avec le temps, il devient facile de soutenir que la dette publique est « gérée raisonnablement ».

      Pratique.

      Tout est fait pour que ce système puisse durer le plus longtemps possible, être usé jusqu’à la corde, et après nous, le déluge.

  15. vengeusemasquée

    Cela fait des années que les collectivités procèdent ainsi avec les collèges et lycées dont ils sont responsables du point de vue des moyens de fonctionnement. Ceci dans l’indifférence générale. Cette nouvelle étape fera grincer quelques dents puis ça va passer. Et ensuite, on passera à l’étape suivante. Dans la joie et la bonne humeur du vivre-ensemble populaire et solidaire.

    1. kekoresin

      Pas nouveau en effet, ce qui l’est c’est le bras armé de l’état qui se muscle et profite de lois censées combattre le vilain terrorisme pour traquer les moutons rebelles qui sortent du chemin bordé de barbelés qui mène droit à l’abattoir.

      Encore une fois, j’attends fébrilement le jour où les désespérés iront faire valoir leurs droits directement au guichet avec des accessoires de Cluedo grandeur nature!

  16. Le Gnôme

    J’ai évoqué Jesse James, qui volait les particuliers, et non Robin des Bois, qui détroussait le fisc royal, et ce volontairement.

  17. zelectron

    il me semble que (quelques phrases similaires, quoique . . .) :

    – plus il y a de fonctionnaires plus il y a de chômeurs
    – là ou il y a des fonctionnaires il n’y a plus de croissance
    – les fonctionnaires sont tout sauf des moteurs de croissance
    – plus il y a de fonctionnaires et plus il y a de décroissance
    – les fonctionnaires sont la paralysie de l’économie
    – les fonctionnaires sont la gangrène de l’économie
    – plus il y a de fonctionnaires et plus il y a de pauvres
    – l’appauvrissement d’une nation est directement liée à la masse des fonctionnaires
    – un fonctionnaire vole l’emploi de 3 chômeurs
    – la mort lente d’un pays en passe par la pléthore de fonctionnaires
    – le socialisme génère autant de fonctionnaires qu’il est possible pour tuer l’économie d’un pays
    – là où le socialisme se porte bien l’économie trépasse
    – le socialisme tue l’économie d’un pays
    – il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura jamais de pays qui ne s’écroule avec le socialisme
    – le socialisme est le meilleur des moyens et bien au delà pour écrouler un pays fût-il le plus riche
    – le socialisme est une des névroses les plus graves qui soient plutôt qu’une doctrine politique

    1. Moui mais vous mélangez ici les symptômes avec les causes. Par exemple, « + de fonctionnaires », c’est un symptôme de « économie socialiste » qui est la cause. Et l’économie socialiste provient du fait qu’en démocratie et en période de croissance aisée, il est plus facile de prendre l’argent de ceux qui en font de plus en plus (croissance oblige) pour le donner à ceux qui ne veulent pas travailler que de créer de la croissance pour tout le monde. Après, c’est la rigidité d’une société qui fait que ça perdure ou pas.

      1. zelectron

        Je suis bien d’accord et sais tout cela depuis bien longtemps.
        j’ai établi cette « liste » en 3 à 4 minutes de rage blanche (un peu hors sujet, je l’avoue)
        la perte de compétitivité due aux quelques 1 à 2 millions de fonctionnaires en surnombre (sauf régaliens de terrain) obère gravement l’ensemble de toutes les autres activités y compris les habillages/déshabillages dont il est question dans votre (si percutant) poulet ci-dessus. Encore mille mercis pour votre verve si humoristique dont nombre d’entre nous se régalent sans toutefois toujours commenter.

    2. Deres

      Attention quand même. les fonctionnaires ne sont pas en eux-mêmes responsable du système. Eux ne font à titre personnel qu’optimiser leurs actions comme tout bon agent économique. Il ne faut pas se tromper de responsable. Par exemple, les fonctionnaires ne sont pas des fainéants : c’est juste qu’on ne les incite pas du tout à la productivité, bien au contraire.

      De plus j’ajoute qu’un service public bien géré n’a pas de raison d’être moins efficace que le même en privé. C’est surtout une question d’organisation et de management. Et de ce point de vue, notre système est bien pire que celui de nos voisins.

      Et le socialisme ne génère pas que des fonctionnaires. Il génère aussi beaucoup des monopole privés, des passe-droits, des réglementations pléthoriques et d’avantages catégoriels qui ne sont pas dans la sphère publique.

      1. zelectron

        les fonctionnaires n’ont jamais été menacés ni torturés pour entrer dans l’administration que je sache. Je ne conteste pas la nécessité de bon nombre d’entre eux « régaliens de terrain) mais leur surnombre à 3,6 millions d’€uros chacun en moyenne du début de leur carrière à la fin de leur retraite représente un engagement financier à proprement parler pharaonique de l’État et des collectivités ( de 3600 à 7200 milliards d€uros c’est à dire plus que la dette, ceci ôtant tous moyens de financement de l’économie « active » de PMI/ETI manufacturières (les seules qui vaillent)

        1. Deres

          Certes, mais les individus eux-même ne sont pas responsables de cet état de fait. C’est justement le jeu des socialiste de cliver le pays sur ce genre de chose. Après, en se plaçant en défenseur des statuts, ils se garde le pouvoir facilement. Il faut d’abord s’attaquer au système politique qui est responsable de l’inefficacité de notre fonction publique et de son statut divergent du reste du pays.

          1. zelectron

            « Pour l’abolition du statut de fonctionnaire » exemple la Suisse :
            En 1999 la dette Suisse était passée de 50 à 100 milliards en 10 années, les salaires du privés commençaient à s’effondrer, L’opinion, dans ces conditions, n’acceptait plus ce qu’elle percevait comme des privilèges exorbitants donnés en apanage à la fonction publique et en Suisse il n’est pas facile d’augmenter les impôts comme en France parce que le peuple dit non la plupart du temps.
            Le conseil fédéral emmené par le PDC Joseph Leu a commencé à plancher sur une nouvelle loi sur « le personnel de la Confédération » (les fonctionnaires), le but était de revenir à une gestion saine des finances en supprimant le status et les avantages des fonctionnaires qui seraient soumis au mêmes régime que le privé.
            En 2000 les syndicats obtiennent un référendum (100’000 signatures) pour refuser cette nouvelle loi, en 2002 la votation a lieu, le référendum des syndicats est rejeté à 67% (quelle punition!) par la population.
            Depuis 10 ans, le budget de la confédération est de nouveau positif, la dette Suisse a décrut de 50% à 36%. CQFD

            1. Deres

              Vous décrivez exactement le problème français. Vous voyez bien qu’en Suisse, ce sont des hommes politiques qui ont pris l’initiative d’arrêter les conneries et qu’ils ont été suivis par leurs partis et par l’opinion. En France, il est plus simple d’augmenter les impôts. Il y a même des services entiers et très compétents de Bercy qui travaille à plein temps pour imaginer des hausses d’impôts discrètes, pas trop douloureuses et qui peuvent se parer d’une belle « égalité sociale ». De plus, nos hommes politiques sont eux-mêmes des fonctionnaires ainsi que la plupart de leur réseau. Et les syndicats ont une impunité qui leur permet des actions violentes à l’encontre des lois si nécessaires. Et je ne vous parle même pas de leurs possibilité de retour d’ascenseur permettant de la corruption active. C’est tout cela la source du problème. Et la tarir en douceur sera impossible : il est bien trop tard. de plus, en cas d’événement violent, ces mêmes intérêts convergents nous garantisse une dictature communiste préservant leur emprise sur la société et non une libération du pays.

              1. Deres

                Rappelez vous que le gros de la haine pour Sarkozy ne vient pas de sa gestion du pays. Elle vient principalement de la RGPP. C’est la source de sa disgrâce.

        2. Theo31

          Personne ne les force mais beaucoup échappent quand même à leurs obligations en cumulant les arrêts maladie ou en se planquent dans des sinecures syndicales.

    1. kekoresin

      Bien au contraire! Ils sont juges et partis. Ils distribuent ou confortent les avantages de quelques uns et utilisent sans vergogne la justice pour punir les exclus du sérail. La pièce est jouée à guichet très fermé entre les zélus, les hauts ponctionnaires et les partouzeurs sociaux! Les autres, circulez, y a rien à gagner et tout à perdre…

  18. Deres

    Les chiffres de l’INSEE qui sont tombés sur les salaires des fonctionnaires sont un bel exemple de la propagande de nos médias aux ordres du pouvoir. En effet, les données de l’INSEE parlent de deux données, le salaire moyen et le revenu moyen des personnes en place. Bien entendu, les médias ne parle que de la première qui baisse très faiblement (après inflation) et pas de la deuxième qui augmente franchement ! L’explication la plus simple est que les nouveaux recrutement se font pour moins cher que les départs ou que les contrats aidés et stagiaires se multiplient ce qui diminue la moyenne … Mais les fonctionnaires en place sont bien augmentés, merci. Donc l’austérité n’a toujours pas commencé réellement …

    http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=114&date=20150427

  19. Deres

    Et les chiffres de la DARES sur le chômage sont aussi tombés. Pas la trace de la queue d’une reprise, même frémissante …

    La catégorie C (temps partiel) explose littéralement : +1.4% en un mois !
    Les offres d’emploi collectés par Pôle Emploi reste à un niveau stable et très bas depuis 2 ans.
    Sur un an, +324 000 personne comptabilisés. Bravo Flamby ! Très bientôt il ne parlera même plus du bilan du nabot car il l’aura explosé sur son quinquennat.

    http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques-de,76/etudes-et-recherches,77/publications-dares,98/dares-analyses-dares-indicateurs,102/2015-032-demandeurs-d-emploi-et,18623.html

  20. hop hup

    Les banques devront payer une amende de 385 millions d’euros
    La Cour de cassation, dans une décision rendue mardi 14 avril, a rétabli une amende de 385 millions d’euros adressée à 10 banques françaises.

    voila qui remplira une les caisses de l’etat désespérément vide

    1. hop hup

      le sujet de l’affaire une entente sur les frais bancaires

      c’est pas ce qu’on appelle une affaire de capitalisme de connivence ?

  21. David

    Je ne m’y connais pas assez en droit : cette confiscation du fonds de roulement des universités n’est-elle pas attaquable devant une juridiction (Conseil d’Etat ou autre) ?

    Si la réponse est non, qu’est-ce qui empêchera le gouvernement de s’approprier le fonds de roulement des entreprises privées, au nom de la « solidarité » ?

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