Quentin avait 23 ans et assurait la sécurité des militantes du collectif Némésis, une association de protection des femmes, lors d’une action à Lyon en marge d’une conférence donnée par l’égérie d’extrême-gauche Rima Hassan. Il a été pris à partie et lynché par des militants se réclamant de l’antifascisme, dont certains sont affiliés à la Jeune Garde, ce groupuscule fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en Conseil des ministres en juin 2025.
Notez bien le « lynché » : il ne s’agit pas d’une petite bousculade, il n’a pas été légèrement contusionné au cours d’un échange de points de vue un peu vif, mais bien lynché et transporté inconscient à l’hôpital. Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale puis est décédé ce samedi sous les coups d’un antifascisme moderne, cette étiquette qu’on colle sur les battes de baseball pour s’assurer que les coups portés soient démocratiquement corrects.
Ce qui vient de se passer, et l’outrage qui monte sur les réseaux sociaux notamment, démontre plusieurs choses essentielles.
D’une part, c’est la façon dont la presse française a relaté ces événements qui interpelle quiconque possède encore un minimum de bon sens et de décence.
Comme l’extrême-gauche se retrouve, une fois de plus, du très mauvais côté de l’affaire, les rédactions journaleuses se sont empressées de minimiser les faits avec un zèle stakhanoviste : BFMTV par exemple rivalise d’euphémismes, France Intox parle d’agression sans évoquer l’issue fatale,… Le JDD a même documenté l’indignation suscitée par des médias parlant tranquillement de « rixe » et d' »affrontements » là où les images et les témoignages décrivent sans ambiguïté un passage à tabac en règle, mortel de surcroît. La dissymétrie des coups semble se corriger avec la symétrie des titres.
La mécanique est rodée : il s’agit d’abord d’opérer un renvoi dos-à-dos des violences, comme si l’agresseur et la victime partageaient une responsabilité symétrique. L’épave journalistique Libération n’a pas failli à sa réputation de médiocrité en titrant fièrement sur un « militant d’extrême droite grièvement blessé après une rixe », trouvant même le moyen de propulser Quentin à l’extrême-droite et jeter Jordan Bardella dans l’affaire, parce qu’il ne faudrait pas que le lecteur oublie où se situe le vrai danger, n’est-ce pas.
Le Progrès, lui, a offert un cas d’école saisissant de dissonance rédactionnelle : son titre évoque sobrement « une rixe entre ultragauche et ultradroite », là où l’URL de l’article, vestige probable d’une première version plus honnête, conserve les mots « lynchage », « ultragauche accusée », « état grave » et « conférence de Rima Hassan ». On imagine la réunion de rédaction où quelqu’un a jugé que ces détails étaient superflus pour la bonne compréhension du lecteur. Inutile de s’étendre sur le fait que c’était un lynchage, que les assaillants étaient d’extrême-gauche, que la victime était entre la vie et la mort : tout cela aurait encombré un titre déjà bien chargé.
La presse française ne ment plus. Elle reclasse.
Il faut dire que l’affaire est particulièrement embarrassante, tant pour la presse que pour La France Insoumise.
Parmi la meute qui s’est acharnée sur Quentin, on trouve notamment Jacques-Élie Favrot, au parcours militant cohérent qui est assistant parlementaire LFI du député Raphaël Arnault, un antifa violent déjà condamné en mars 2025 pour violences volontaires en réunion suite à une agression survenue (quelle coïncidence géographique !) à Lyon en 2021. Il est toujours délicat de disserter sur la montée de la violence d’extrême-droite quand ce sont vos propres collaborateurs parlementaires qu’on retrouve dans les expéditions punitives d’extrême-gauche.
Mais au-delà de ce que cette couverture médiatique dévoile sur l’état moral de la presse française, il convient de souligner un point essentiel : rien de tout ceci n’arrive par hasard.
Les exactions de l’extrême-gauche se multiplient depuis des années sans rencontrer la moindre résistance sérieuse. On ne compte plus les invasions de facultés par ces sections violentes – de l’occupation de Tolbiac en 2018 à la prise de contrôle de Sciences Po Lyon par la Jeune Garde en 2024 en passant par l’évacuation policière de la Sorbonne la même année. On ne compte plus les interruptions de conférences jugées idéologiquement déviantes : Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage – et les intimidations physiques devenues routinières. Les black blocs, qui se réclament eux aussi de cette mouvance, détruisent systématiquement du mobilier urbain, des vitrines et des véhicules à chaque manifestation, qu’il s’agisse des banques saccagées à Lyon en 2023 ou des 600 commerces dévastés sur les Champs-Élysées en 2019, dans une indifférence générale qui confine à l’approbation tacite.
Tout cela est devenu si banal que plus personne ne s’en étonne, ce qui est précisément le but recherché : la violence politique devient structurelle le jour où elle cesse d’être scandaleuse.
En pratique et comme l’explique le criminologue Xavier Raufer, cette violence n’est pas un dysfonctionnement du système mais elle en est bien une composante fonctionnelle. Le pouvoir en place tolère – et parfois encourage implicitement – l’existence de ces groupes violents parce qu’ils servent un objectif politique concret : ils permettent d’entretenir un climat de tension permanente qui justifie des mesures d’exception, de discréditer par association toute opposition au régime, et de maintenir les citoyens dans un état de sidération où la soumission passe pour de la sagesse.
L’extrême-gauche violente est le chien d’attaque que l’on garde sans laisse, en feignant de ne pas voir qu’il mord, parce que sa seule présence suffit à faire rentrer tout le monde dans le rang.
L’explication peut sembler hardie, mais l’actualité la confirme de façon éclatante. Il suffit de regarder ce qui s’est passé le jour même où Quentin tombait sous les coups de nervis antifascistes : Emmanuel Macron annonçait vouloir mettre en place une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites et racistes ».
Admirable simultanéité : le jour même où s’exerce la violence politique réelle, physique, brutale, celle qui tue un garçon de 23 ans, de la gauche vers ses adversaires, le chef de l’État annonce forger un outil juridique taillé sur mesure pour éliminer de la compétition électorale quiconque déplaira au pouvoir.
Moyennant quelques accusations bien placées – et l’on sait avec quelle générosité le qualificatif de « raciste » est distribué ces temps-ci – les listes électorales de candidats vont nettement se clarifier. Parions que disparaîtront promptement les opposants sérieux à cet extrême-centre macronien, lequel englobe au besoin toutes les tendances de la gauche, y compris la plus radicale, pour garantir qu’aucun vent populaire réellement favorable aux libertés ne puisse souffler sur les urnes.
Ainsi, comme un pied calleux dans un chausson moelleux, la France s’installe confortablement dans le fascisme. Le vrai, pas celui qu’on agite depuis trop longtemps comme un épouvantail dans les manifestations syndicalistes propres sur elles. Le vrai, celui qui frappe un jeune homme à mort dans la rue et le relègue au rang de simple participant à une « rixe » dans les colonnes du lendemain. Celui qui fabrique des lois pour exclure les dissidents du jeu démocratique. Celui qui laisse prospérer une milice idéologique en échange de son silence complice sur tout le reste et en vue de services futurs.
Et exactement comme prévu, c’est par l’antifascisme que tout arrive, inéluctablement. La formule prêtée à Churchill selon laquelle « les futurs fascistes s’appelleront antifascistes » n’est plus un aphorisme : c’est un compte-rendu.





Nouvelle illustration que la PreSStituée Grançaise est payée pour ne voir et relater que ce que ses souteneurs lui disent…
Complément : pgibertie.com/2026/02/15/le-terrorisme-gauchiste-est-la-maladie-infantile-du-bloc-central-qui-est-la-veritable-extreme-droite-le-sevice-public-de-lodieux-visuel-son-instrument/
La discussion entre la connasse macroniste et le journaleux est effectivement lunaire…
Faut être une grosse merde pour tabasser un homme au sol.
Le premier but du fascisme, qu’il soit rose, vert, rouge ou brun, est de tenir la rue.
@ Theo31 16 février 2026, 9 h 16 min
« Faut être une grosse merde pour tabasser un homme au sol. »
Quand t’es un gaucho t’es forcément une grosse merde.
Mais est-ce que tabasser un gauchiste fait de vous une grosse merde, donc également un gauchiste ? C’est peut-être comme ça que ça s’attrape, le gauchisme ?
Bonne question.
La question maintenant est comment lutter contre ces chemises brunes ou noires ?
Outre-atlantique ils sont nombreux à nous estimer perdus.
Outre-atlantique, ils ont pourtant financé leurs prédécesseurs il me semble…
Ouvrez un atlas, c’est grand l’Amérique. Il y a tout plein de pays en dessous du 26ème parallèle. Pas que vos copains.
J’ai pas de copains là-bas, mais c’est gentil de vous en inquiéter 🙂
Moi, si.
Et il me tarde de les rejoindre.
Mention spéciale à Audrey Goutard ce matin sur France Info.
‘attendons d’avoir des preuves ! » braillait elle de manière agressive.
J’ai même cru qu’elle allait s’en prendre physiquement à A. Bouilhaguet qui tentait – très très timidement – de faire un lien Jeune Garde – LFI.
En plus d’être totalement incompétents, les sinistres « marcheurs » et autres centristes sont des incultes.
Penser que favoriser des miliciens peut permettre de garder le pouvoir…
S’ils avaient deux sous de culture historique, ils sauraient que l’instrumentalisation des milices violentes se termine toujours mal et la plupart du temps se retourne contre ceux qui ont pensé les manipuler.
L’homoncule narcissique qui occupe l’Elysée est décidément méprisable au plus haut point.
Ca a très bien fonctionné en urss.
Ils avaient même repris le terme anglais « hooligan » pour indiquer que c’était une intrusion externe contre laquelle le paradis prolétarien se battait plutôt qu’un machin interne gentiment piloté par les services popovs.
Sans vouloir abuser du point Godwin, il s’agit pour ces milices de semer la terreur parmi les opposants.
Ca a marché avec les SA dans les années 20-30, parce qu’ils voulaient PRENDRE le pouvoir.
Dans ce cas-ci, c’est l’état lui-même quiu organise la violence, juste pour CONSERVER le pouvoir.
Pas dit que ça fonctionne aussi bien…
Et de toutes façons, ça leur reviendra dans la gueule.
Donc, si j’ai bien compris, ce pauvre jeune homme s’est fait rixé à mort ?
Je dirais bien que c’est les rixes du métier mais bon… personne ne devrait finir comme ça, d(‘extrème) droite ou de gauche.
« Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage » On me pardonnera de ne pas pleurer sur leurs malheurs, les deux ayant été des acteurs majeurs de la bienveillance accordée aux gauchistes, la première étant à la ville Mme Lionel Jospin, quant au second, par décence … 😉
Les deux méritent un Bossuet award en or massif !
Certes oui mais fondamentalement, ils illustrent fort bien le mécanisme : ils mettent en place le fascisme et finissent par se le prendre dans la gueule et tous ceux qui suivent doivent nettoyer leur merde.
Je plussoie.
Ce côté boomerang est ce que je précise plus haut.
Maintenant, sur ce sujet des interventions et autres conférences qui ne peuvent se tenir sur les campus, on notera le silence assourdissant des ministres de l’EN.
Leur mission consiste aussi à garantir la tranquilité sur les campus et la pluralité des enseignements….
« garantir la pluralité des enseignements » ?
En êtes-vous sûr ?
Car depuis quelques décennies déjà, les universités en occident sont devenues des lieux de propagation de la bonne parole gaucho, et rien d’autre.
On assiste juste à un raidissement de leurs positions, mais ce n’est pas un signe de bonne santé.
« depuis plusieurs décennies » en France (et probablement quelques voisins d’Europe continentale), ailleurs c’est clairement moins de deux décennies… Et même que c’est en train de s’arrêter net, ailleurs…
c’est plutôt « garantir la bonne conformité des enseignements » : il y a une bonne pensée et une seule, leur rôle est de garantir sa propagation.
ce qui me désole, c’est que ça aurait dû leur ouvrir les yeux, hélas, mille fois hélas, on dirait qu’ils ne sont pas équipés pour comprendre … ça me rappelle Tapie quand il avait subi un « home jacking » qui avait tenté de parlementer avec ses agresseurs « mais j’ai toujours été de votre côté … »
C’est pas comparable, Philou…
Tapie serait resté « de leur côté » en leur facilitant la tâche.
Sylviane et François auraient dû comprendre par eux-mêmes que les sujets qu’ils voulaient évoquer n’étaient pas acceptables en démocratie et tout faire pour que personne n’en parle. Mais, comme tu dis, ils n’ont rien compris…
je pense que question déni de réalité les trois se valaient, aveuglés par la « nécessaire lutte contre l’extrême droite raciste et xénophobe » …
La violence est la dernière étape de l’incompétence.
Azimov dans Fondation
Dans un article de Libération vu sur le téléphone, Thomas Legrand compare l’action des antifa à une action fasciste car l’antifascisme est et doit rester non violent sauf pour se protéger
Quand rigole-t-on ?
liberation.fr/politique/sacharner-sur-un-homme-a-terre-ce-nest-pas-antifa-cest-fa-20260215_XLE2AP5UHBFJDFIB7HDGLPZ5YM/
le chœur des bien pensants va abonder dans son sens : ce sont de mauvais élément qui ont fait ça, être antifa, c’est autre chose, et la foule rassurée applaudira, et recommencera à conspuer les vrais fasciste qui ne peuvent qu’être d’extrême droite, et tout rentrera dans l’ordre.
Et pendant ce temps là, comme rappelé dans le billet, l’extrême centre disposera bientôt d’excellents outils législatifs, qui lui permettront de mettre hors jeu tous ceux qu’il pourra qualifier d’extrémiste. Comme je le remarquais hier dans un commentaire, tactiquement, c’est bien joué …
« le communiste qui échoue , il a pas appliqué le vrai communisme. »
allez hop, emballé c’est pesé
Voici un résumé du match de rugby France-Galles. Je ne l’ai pas vu mais le match devait être beau et tous les essais sont magnifiques : youtu.be/3UzYHLG0zSg?
Je ne serai pas surpris que ce sport subisse prochainement les foudres du kandubien. En effet, on entend beaucoup la Marseillaise en toile de fond et l’équipe de France de rugby parait bien blanche en comparaison de son homologue du football. Ça viendra par de discrètes allusions mais j’ai eu l’impression que cette Marseillaise, chantée à l’unisson des supporters, venait comme un cri d’attachement à un vieux pays hélas en dérive dans bien des domaines du fait de l’impéritie de la classe politique.
C’est quand même incroyable cette amnésie qui frappe les politiciens indignés qui condamnent fermement les violences des nervis de LFI avec les voix desquels ils se sont fait élire il y a deux ans. Personne dans la presse mainstream pour le rappeler.
parce qu’ils vont recommencer dans 1 mois, pour les municipales.
Oui, mais ça devrait commencer à se voir, non ? Le coup des castors, ça marche à tous les coups ? C’est à désespérer…
C’est leur assurance élection la lutte contre l’extrême droite ( c’est à dire toute la Droite ) tout simplement.
Pour l’instant ça fonctionne à tous les coups ou presque.
Vous ne croyez tout de même pas que ces gens ont des convictions…des « valeurs » comme ils disent ?
Non, ce sont des opportunistes qui feraient n’importe quoi pour péter dans la soie en ne branlant pas grand chose et en n’étant responsable de rien…ce qui pour moi est la meilleure définition de leur métier de Député.
Oui, ils n’ont pas hésité une seconde à faire élire à l’assemblée Raphaël Arnault et ses potes qu’ils condamnent maintenant fermement
Mdr, Hollande qui a eu des soucis à Lille en 2019 , et qui s’allie avec les nervis lfistes après pour un strapontin.
l’opportunisme décérébré des politiques ne me lassera jamais …
On remarquera que Xavier Rauffer, malgré une certaine clairvoyance, ne peut s’empêcher de fustiger le « néo-libéralisme » présumé de Macron.
Un autre Bossuet awards.
Quand le peuple laisse faire les SA, on sait quel gouvernement il obtient…
Dimanche en voiture, le point info d’une radio spécialisée musique annonçait que l’enquête n’a pas encore réussi à identifier aucun des participants.
Ça c’est l’information officielle. Le reste, c’est des rumeurs colportées par l’extrême droite pour faire vaciller la république.
des chiffres et des lettres :
fb.watch/FiDqxj0T0g/