En 2016, les sprinklers à pognon seront toujours grands ouverts

La fin d’année approche, et certains pourraient croire que l’année prochaine se profile sous de bien tristes auspices : croissance en berne, chômage en hausse, la politique française toujours bloquée dans les années 90, tout semble s’agglutiner mollement pour une année 2016 au contenu pauvre en amusement. Eh bien en réalité, il n’en est rien.

Bien sûr, si l’on s’arrête bêtement aux données macro et micro-économiques, la dépression guette avant même l’arrivée de la dinde et du foie gras. En revanche, si on épluche un peu les petites nouvelles de la semaine et qu’on passe en revue les bonnes idées des élites qui nous gouvernent, on est immédiatement pris d’un agréable sentiment que rien n’est jamais allé aussi bien.

S’il y a bien un moment de se réjouir, c’est maintenant : jamais les sprinklers à pognon n’ont été aussi grands ouverts. Alors qu’à entendre toutes les personnalités politiques parler d’un air grave d’austérité, de crise et de difficultés budgétaires, on pourrait naïvement croire que l’État français traverse actuellement une passe difficile, en réalité les nouvelles fraîches nous démontrent tous les jours qu’il n’en est rien.

Prenez le ministère de l’Éducation Nationale.

Dans le combat qui occupe tous les jours Najat Vallaud-Belkacem, son actuelle responsable, on pourrait croire que pas un centime ne peut être consacré à une dépense dont on s’est très bien passé depuis sa création, sur les quatre-vingt années précédentes. On pourrait croire en tout cas que toutes les sommes sont directement employées pour amener toujours plus de petites têtes blondes et brunes vers un niveau scolaire toujours plus élevé, au prix évident de sacrifices inouïs de la part d’un corps enseignant et d’une administration toujours prêts à se mettre en quatre, que dis-je, en huit voire en seize pour y parvenir.

D’ailleurs, les motivations des grèves (régulières) et les explications des nombreux tracts syndicaux de cette institution ne laissent aucun doute : l’Education Nationale manque tant de moyens qu’on voit mal débloquer (par exemple) 500.000 euros, entre deux couloirs d’antichambres ministérielles, pour indemniser des parents d’élèves.

Et pourtant, si : l’institution a les moyens. À partir de la prochaine rentrée scolaire, les parents d’élèves élus aux instances départementales, académiques et nationales seront indemnisés à hauteur de 7,10 euros net par heure pour la participation aux réunions et à leur préparation.

Implied Facepalm

Et pour que tout ceci soit bien carré, bien propre, bien légal comme il faut dans cette République des Mille Et Un Articles de Loi, cette indemnisation interviendra dans le cadre d’un décret sur le statut des parents délégués. Enfin ! Il était temps ! Les parents d’élèves vont avoir un Statut ! Et lorsqu’il sera à un niveau important, il sera en plus rémunéré ! Youpi !

On oscille quelque peu entre la joie d’apprendre que finalement, la vénérable institution républicaine dispose d’encore assez de moyens pour ce genre de galipettes budgétaires, et la consternation de se rendre compte qu’on a encore une fois trouvé un expédient honteux à une désorganisation profonde du système.

En effet, cette trouvaille valaubelkacémienne répond à une demande de syndicats de parents d’élèves (toujours dans les bons coups, apparemment) dont les membres se plaignent (évidemment) que le temps consacré à préparer les réunions et à y participer finit par leur coûter en RTT ou en frais divers et variés. Il semble qu’on ait généreusement oublié l’organisation qui prévalait il y a encore quelques décennies, qui ne rémunérait aucun parent d’élève mais ne les faisait certainement pas intervenir à tout propos et hors de propos, et qui parvenait malgré tout à distribuer un savoir qui permit à tant de fils et filles de classes laborieuses d’atteindre les sommets républicains. De nos jours, on a semble-t-il tendrement préféré l’immixtion quasi-permanente de ces parents, quitte à les payer, plutôt que se concentrer sur le niveau d’apprentissage, devenu déplorable et qui semble n’interpeler personne, ou seulement lorsqu’une enquête PISA aux résultats catastrophiques vient mettre dans le caca le nez de tous les intervenants de ce référentiel éducationnel bondissant.

Mais je suis mauvaise langue. Oublions cette froide réalité, et repartons plutôt à l’assaut des possibles qui nous permettra, une fois dégagé des basses contingences matérielles, de tutoyer l’univers en oubliant ces histoires budgétaires si terriblement futiles.

Après tout, si l’Ednat peut se permettre de claquer un demi-million d’euros pour payer des gens à faire le travail du corps enseignant qu’elle paye aussi en parallèle, il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

Et c’est d’ailleurs sans la moindre inquiétude que nos élites, toujours résolument placées sous le signe zodiacal du Ranafout et du Célétakipaye, se sont lancées dans la candidatures de Paris au prochains jeux olympiques de 2024.

gifa partying

Et apparemment, on en a les moyens, mes petits amis ! Et non seulement on a les moyens d’accueillir ces JO, mais on a même les moyens de candidater. Il faut en effet se rappeler que si l’installation et la préparation d’une saison de Jeux Olympiques est particulièrement coûteuse au pays qui les accueille (on parle en milliards d’euros gros et gras), l’acte de candidature lui-même n’est pas non plus à la portée de la première bourse et se compte aussi en dizaines de millions d’euros. Ça, c’est du dossier !

Pour que la fête soit totale, la mairie de Paris et le comité national olympique français se sont donc lancés dans une petite campagne histoire de rassembler 60 millions d’euros (en dessous de ça, de nos jours, t’as plus rien) histoire de rivaliser avec les autres candidatures comme celles de Los Angeles ou Rome. Les calculs sont simples : trente millions devront provenir de sponsors privés, d’entreprises diverses et variées, et le reste sera abondé par les Français volontaires au moyen d’une campagne de dons, lancée – pour sacrifier à la mode du moment – en crowdfunding.

Las. Après quelques semaines, l’enthousiasme délirant des organisateurs n’a pas réussi à mobiliser les Français. Sur les 30 millions attendus, même pas un de récolté : 629.000€ de dons, on est vraiment trop loin.

Faudrait-il renoncer ? Faudrait-il admettre, comme Anne Hidalgo le faisait elle-même l’an dernier lorsqu’on évoquait la question, que « les JO, c’est très joli, mais il n’y a pas une seule ville qui s’y soit retrouvée sur le plan financier » et qu’en conséquence, tout ceci ressemblait à un nouveau gouffre financier absurde pour une nation déjà catastrophiquement endettée et qu’on allait faire peser sur des générations futures dont le sort ne semble intéresser que lorsqu’il s’agit de créer des taxes et autres ponctions contraignantes ?

Oh là, surtout pas !

On ne se laissera pas gagner par la grisaille. 2016 sera joyeuse et placée sous le signe de la dépense. Encore.

gifa spider applause yes youpi

Et encore une fois, tout comme l’EdNat qui dégotte de l’argent pour suppléer à ses manquements, la mairie de Paris trouvera les ressources qui manqueront. Il suffira… d’un nouvel impôt, pardi ! Par exemple, instaurons une taxe sur les licences sportives annuelles, parce que, bien sûr, si vous êtes licencié, c’est forcément que vous voulez de ces superbes jeux dans la Capitale française !

Et tant pis si on sait déjà que ces jeux seront un gouffre. Tant pis si on sait que les budgets ne seront pas respectés. Tant pis si les Parisiens, déjà perclus d’impôts et de taxes, n’en peuvent plus. Tant pis si l’appel au dons fut un bide qui démontre qu’en définitive, peu sont ceux qui veulent de ces jeux. Tant pis : tout le monde y aura droit.

L’année passée fut une année dépensière, dispendieuse et sans aucune espèce de restriction budgétaire. Rassurez-vous : à l’aune de ces deux exemples, pas de doute, 2016 saura surpasser 2015.

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires121

  1. Le Gnôme

    Une année pré-électorale n’est généralement pas propice à l’arrêt de la distribution du pognon gratuit.

    Il serait amusant de faire un référendum à Paris comme il a été fait à Hambourg pour voir si les Parisiens ont réellement envie de voir exploser leurs taxes d’habitation ou de s’endetter pour cinquante ans.

    1. Royaumont

      Un référendum ? Sur une question pareille ? Vous n’y pensez pas, malheureux !
      Âne de Paris promeut la démocratie directe, mais seulement sur des questions fondamentales comme la couleur des éclairages de la tour Eiffel ou les variétés de fleurs des bouquets au bal des anciens combattants. Mais on ne va pas enquiquiner le peuple pour des broutilles comme l’organisation des JO, la destruction des serres d’Auteuil ou la tour triangle.
      En plus, ces cochons de contribuables sont assez idiots pour ne pas répondre correctement.

      De toute façon, se soucier d’équilibre financier, c’est has been. On peut ruiner une ville ou un département dans l’indifférence générale. Il suffit de présenter la note à l’Etat qui demandera à la BCE d’imprimer des billets en conséquence, et le tour est joué.

        1. Royaumont

          Pas mal, mais un peu voyant, certains esprits chagrins pourraient se poser des questions bêtes.
          Sinon on peut donner le choix entre 2 alternatives :
          Avec le produits des nouvelles taxes prélevées dans vos poches voulez-vous :
          – l’organisation les JO
          – l’installation d’un camps d’entrainement Jihadiste dans votre jardin.

          Il faut un vrai choix, avec les valeurs républicaines, on ne transige pas !

            1. MCA

              @robert – 22 décembre 2015, 13 h 36 min

              – l’organisation les JO………………………………………………………………… oui/non
              – l’installation d’un camps d’entrainement Djihadiste dans votre jardin.. oui/non

              Le compte y est : 2 propositions, 4 possibilités

              Je ferai remarquer au passage que les choix ne sont pas exclusifs; on peut avoir « l’organisation les JO » et « l’installation d’un camps d’entrainement Djihadiste dans votre jardin » ce qui pourrait bien être le choix final.

              _______________________________________________________________________
              Quant à : Calvin – 22 décembre 2015, 9 h 20 min

              Et un référendum avec une seule réponse possible ?

              En fait il y a plusieurs réponses possibles à un référendum mais quelque soit le choix du peuple ce sera le choix prévu par les élus qui sera appliqué.

              Ceci a un grand avantage: si le peuple dit « oui », il n’a qu’à s’en prendre à lui-même si ça tourne mal, si le peuple dit « non », il n’a rien compris et les gouvernants démocratiquement élus (et donc représentant la volonté du peuple) rectifieront l’erreur.

              Exemples:

              Les français ont été consultés par référendum en 1969 pour savoir s’ils étaient pour ou contre la création des régions, ils ont voté contre et les régions ont vu le jour.

              Les français ont été consultés par référendum en 2005 pour savoir s’ils étaient pour ou contre l’adoption de la « constitution européenne » ils ont voté contre et le traité de Lisbonne a vu le jour..

              Une remarque pour terminer : le peuple fait preuve de beaucoup plus de clairvoyance que ses dirigeants politiques quand il s’agit de l’avenir de la France; de là à dire que ce n’est pas l’intérêt de la France qui préoccupe ces dirigeants politiques, je le ne dirai pas car comme vous pouvez vous en douter, je ne le pense pas.

              1. robert

                @MCA

                Si vous souhaitez un débat, évitez de redéfinir les mots au gré de votre humeur.

                Je vous suggère de lire attentivement la définition d’alternative.

                Quant à votre redéfinition, je trouve que vous la jouez petit bras. Je suggère d’ajouter l’option « peut-être » à vos « oui ou non » possible, voire « pourquoi pas », ce qui rendrait tout ça plus fun.

      1. bibi

        Les serres d’Auteuil qui doivent être démolies pour le projet d’extension de Roland Garros intégralement fiancé par la FFT (la subvention de la mairie de Paris pour le projet à hauteur de 20M n’est qu’une avance sur les futures recettes puisque l’accord signé avec la FFT lui octroie un prélèvement sur les recettes de 2% sur les 150 premiers millions et 6% au delà) sont les serres du bâtiment technique et les serres chaudes.
        https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/46/Plan_des_Serres_d'Auteuil_02_by_Line1.JPG/840px-Plan_des_Serres_d'Auteuil_02_by_Line1.JPG

        Une fois de plus on remarquera la communication mensongère des activistes escrolos voulant faire croire que ce sont les serres classées qui seront impactées par le projet.
        http://projets-architecte-urbanisme.fr/images-archi/2013/05/extension-roland-garros.jpg

        On voit bien que le futurs cours des serres n’impacte nullement le site et qu’en plus il offrira au serre d’Auteuil une visibilité mondiale pour pas un rond dépensé en pub.

        Bref la seule chose qui me chagrine dans ce projet est la destruction du court N°1 petite arène extrêmement sympathique chargée d’histoire et écrin aujourd’hui du tournois des légendes.

    2. Guillaume_rc

      Moi aussi je souhaite un référendum. Etendu à la Région.

      Il n’y a pas que les Parisiens qui sont concernés mais tous les Franciliens, n’en déplaise à l’inspecteur du travail retraitée à 51 ans qui fait office de maire.
      Et je serai curieux de savoir ce qu’en pense la nouvelle présidente de Région et le (ou la) futur président du Grand Paris (c’est pour janvier 2016).

      En tout cas, je prie tous les Dieux pour que cette candidature soit recalée. Trop peur de voir un fiasco financier sans précédent.

        1. Aristarkke

          Pour la candidature, je ne pense pas mais en cas de mauvais sort (i.e. on a « gagné » le droit d’organiser), cela deviendra la règle…

      1. bibi

        Il y a des épreuves au cahier des charges qui ne pourront être organisée en Ile de France pour la voile Marseille, Brest, La Rochelle se sont déjà portées candidates.

      2. Deres

        Anne a changé son fusil d’épaule au sujet des JO pour de multiples raisons :
        – les élections sont passés donc plus besoin de faire semblant d’être économe
        – les JO coûtent justement chers donc tous ces transferts d’argent sont de bonnes occasions d »‘arroser ses clients de toute sorte. le pognon n’est jamais perdu.
        – Flamby est pour les JO car comme la COP21, ce sont de grandes actions indirectes où les risques sont au final faible, les conséquences étant à long terme. En plus, cela permet de se montrer un maximum, ce qui n’ab pas de prix.

    1. Pheldge

      Papet, t’es pénible ! je t’avais concocté un post sur mesure, et ça fait deux jours que je te cours après pour que tu le lises !
      h16free.com/2015/12/20/43042-la-sacem-tente-detendre-ses-taxes-au-cloud#comment-531242

      1. Aristarkke

        Ce n’est pas parce que je ne t’accuse pas réception à chaque fois que je saute ta production…
        Oui, oui, Valls est toujours en compte avec Evry (comme conseiller municipal de base).
        Pour le reste, charité chrétienne oblige…

        1. Pheldge

          « je saute ta production… » » heureusement qu’on sait tous ici, que tu es inoffensif depuis bien longtemps, et qu’aucune pilule bleue ou verte ne te rendra ta vigueur perdue ! c’est pour ça, un peu par pitié, que je serai magnanime, et ne relèverai pas la douteuse allusion, ni le manque évident de respect. 😀

  2. Higgins

    Je souhaite sincèrement que la candidature de Paris soit rejetée dans les limbes. Je serai même prêt à signer une pétition pour que soit inscrit dans la Constitution l’interdiction des JO en France. Ça coûte une blinde, ça ne rapporte strictement rien sinon que des emmerdes et des installations rapidement obsolètes (les grecs s’en souviennent encore). Tout ça pour apprendre quelques années plus tard que la corruption a joué à fond et que la majorité des athlètes étaient dopés.
    En matière de reprise économique, les économistes de salon ne doivent pas fréquenter les mêmes lieux que moi. Les lendemains de fêtes sont très loin d’être chantants à l’aune de ce que constate au quotidien.

    1. Aristarkke

      Major, je me range sous votre bannière à cette occasion. D’ autant que le département de l’ Essonne, s’il larmoie copieusement sur son Md€ d’ endettement (multiplication par 5 en quinze ans) + les 108M€ de cavalerie financière de la Gôche, n’ en est quand même pas à renoncer au soutien des JO, même après annonce qu’une ère d’ économies et de restriction allait s’ouvrir (à son corps défendant…). A lire tous les projets dans les tuyaux, annoncés dans le dernier bulletin de décembre, je n’imaginais pas l’ élasticité du concept d’économies petites ou grandes. Nous ne devons pas avoir eu le même dictionnaire…

      1. Malancourt

        A propos du département de l’Essonne, il y a aussi le projet du grand stade de rugby à Ris-Orangis. Quelle aberration!
        Ce projet, s’il se réalise, sera à coup sûr déficitaire, mais au pays des impôts ce n’est pas un problème.

    2. Bonsaï

      Les Jeux de Grenoble, c’était pourtant la grande classe pour ceux qui s’en souviennent. Mitterrand n’avait pas glissé sur la glace, tenant une petite fille par la main…
      Et puis c’est là qu’on a pu découvrir l’admirable artiste qu’est Decouflé, un joyau français quand même !

      1. Aristarkke

        Quand, naguère, je parlais des ravages du manque d’oxygénation des neurones, synapses et autre matière grise qsp frappant les autochtones des hautes cimes helvétiques, je ne pensais pas en avoir aussi promptement une nouvelle confirmation :
        Grenoble c’était en 68 sous le Général alors que vous parlez de ceux d’Albertville en 92 sous l’Arsouille
        Allez hop : toile de sac et cendres immédiatement! 🙄

          1. Aristarkke

            Non, justement!!! Malheureux!!! Fous égarés!!! Ô cruel manque d’oxygène!!! Il vous empêche d’ imaginer ce que vous manquez comme retombées… (du niveau de votre portefeuille)…

            1. albundy17

              Ce n’est pas le manque d’oxygène le plus cruel avec cette population, c’est le manque d’iode, d’où l’origine de l’expression « crétin des alpes »

              1. Bonsaï

                C’est pour cela que notre sel est toujours iodé.
                Et puisque vous semblez aussi apprécier les statistiques, vous pourrez vérifier que les Helvètes d’aujourd’hui se nourrissent fort sainement par rapport à d’autres populations européennes.

        1. Bonsaï

          Albertville et Grenoble, c’est du porte à porte si vous regardez une carte. En gros Albertville ce sont les pistes de belle poudreuse, et Grenoble l’intendance qui suit avec l’hostellerie !
          😀

          1. Aristarkke

            Il y a 80kms entre les deux mais surtout l’une est en Isère quand l’ autre est en Savoie. Ce n’est du coup pas exactement qu’une simple question de bornes kilometriques et il vaut mieux éviter de mélanger torchons et serviettes. De même, cette distance est comparable à Lausanne Berne ou Lausanne Genève, villes qui, paraît-il, ne gouteraient pas d’être mises sur le même pied…

            1. Bonsaï

              Certes, mais là encore comparaison n’est pas raison. Berne est la capitale du pays, ce qui n’est pas encore le cas de Grenoble.
              Quant à Genève, les initiés savent bien que c’est en réalité la capitale secrète du monde puisque toutes les grandes affaires politiques ou financières s’y dénouent !

              1. Bonsaï

                Nota bene : à ne à pas prendre au 1er degré !
                Désormais, je vais mettre les points sur les i et les traductions entre parenthèses. Mais cela ne vous concerne pas personnellement, cher Aristarque puisque vous comprenez tout à demi-mot et que vous avez même l’indulgence de sourire aux chamailleries du barde…

    3. Pheldge

      On pourrait avantageusement remplacer les JO par les « Nouveaux jeux du Cirque »: des patrons salauds de patrons livrés en pâture à des inspecteurs de l’Ursaff, du Fisc … imaginez le carnage : le peuple en redemanderait ! Et en plus ça aurait à la fois valeur d’exemple pour tenir les patrons en laisse, et valeur éducative, pour motiver les jeunes à embrasser les seules carrières ayant de l’avenir sous nos cieux !

    4. Nomi

      Ah oui, les JO, dont un certain Mr André Guelfi, homme d’affaires de son état, avait fait capoter la candidature française, en passant un coup de fil à un copain russe (ou chinois? Me rappelle plus). Un homme très sympathique (je plaisante), mais en tout cas très efficace pour faire économiser des sous à la France, et accessoirement prouver à la face du monde que l’organisation des JO, ce n’est pas très fair-play… loin de là…

  3. Val

    Ce que j’aime bien avec la gauche « vanilla » , par opposition à son imitation chocolat dite « droite » c’est que l’ on en a pour son argent : chaque jour apporte sa dose de lois perverses. On peut concéder à ces types certaines qualités : constance et creativité .
    Y aura t il quelques plaisantins pour attaquer l’état pour avoir exercé l’activité de parent d’élève par le passé sans être payé ? Certainement . On va rire … euh bah non en fait .

    1. Royaumont

      Au fait, les syndicats de parents d’élèves ne sont-ils pas des repères de bobos socialos ? Donc financer les parents d’élèves qui reversent une part de leur indemnité au syndicat, n’est-ce pas un moyen pour un PS en mal d’élus et de rentrées financières de se verser de nouveaux subsides ?
      Non, je plaisante, pas dans une république exemplaire…

      1. Val

        @royaumont , tout à fait , toujours la même recette , appliquée avec des variantes , cf le schéma de H16 dit de la « loi mal torchée » qui finit invariablement par « rétribution des coupables » etc . La recette du succes : brancher des petits tuyaux sur des gros tuyaux . Toute ressemblance avec les pratiques mafieuses est totalement fortuite .

    2. Deres

      Cet argent n’est pas pour les parents d’élèves stricto sensu mais pour els niveaux ua-dessus. En réalité, par création d’instance de plus haut niveau pour les parents d’élèves (au niveau départementales, régionale et nationale via des élections au sein des parents d’élèves élus), ils ont créé un début de professionnalisation des structures de parents d’élèves dans des syndicats de parents d’élèves. Ces indemnités sont donc un premier pas vers la création de syndicats permanents « hors-sol » exactement comme les syndicats habituels qui n’ont plus aucun rapport avec les salariés et ont des financements annexes multiples. On se dirige donc tout droit vers une « professionnalisation » de ces syndicats de parents d’élèves. Le but pour le gouvernement est d’avoir des professionnel permanent avec lesquels il est possible de discuter et qui sont capable de faire taire les protestations de bas niveau des français. C’est la suite logique des soucis au niveau des nouveaux horaires scolaires où les intéressés ont beaucoup râler. Il y aura maintenant une structure professionnel avec qui discuter et sous-traiter la relation avec les français. L’Etat a besoin de techno-structure intermédiaire pour verrouiller le pays.

      1. Higgins

        Je plussoie. Les associations existantes dans le public sont déjà dans cette logique, surtout celle inféodée au PS mais l’autre suit de près. Dans le lycée que fréquente ma fille, ils ont trouvé le truc pour savoir des adhérents. Ça se passe par le biais de la bourse aux livres à chaque rentrée. Pour obtenir les livres recommandés par les enseignants à titre de prêt, il suffit de s’inscrire à l’un ou l’autre des syndicats présent et de fournir un cheque de caution restitué à la fin de l’année scolaire. En cas de refus, c’est beaucoup plus onéreux puisqu’il fait payer les livres au prix fort chez un libraire. Cela explique la « représentativité » des syndicats en question. Par ce biais, les partis politiques pourront facilement recaser les petits copains et verrouiller encore un peu plus un système à voir de souffle aux effets délétères.

      2. Beldchamps

        + 1000
        J’y vois aussi une manière de faire taire les parents en-dessous en reportant les responsabilités et bien sûr les erreurs et dysfonctionnements sur leurs syndicats de parents « représentants ».

  4. monoi

    En Angleterre, les ecoles ont des governing bodies constitue en majorite de citoyens (qui peuvent etre parents ou non). Un peu comme des directoires, en ce sens que nous sommes penalement responsables de l’ecole mais que l’on a un role strategique et de supervision, le directeur/la directrice s’occupant de faire tourner la machine. Le principe est que cela permet d’avoir des gens d’horizons differents et qui auront donc des competences varies beneficiant l’ecole.

    Nous ne sommes pas payes vu que c’est entierement volontaire, Une facon interessante de donner quelque chose sans en etre force (au contraire des impots). Il n’y a pas non plus de syndicats de gouverneurs. Payer les parents d’eleves changent totalement la donne.

    A chaque fois que je parle avec des amis ou famille en France, il est frappant de voir comment les gens ne peuvent rien concevoir s’il n’y a pas de l’etat quelque part. Par exemple, j’ai eu des au-pairs pendant 10 ans, d’un peu partout en Europe. On n’a jamais fait signer de contrats ou declarer quoi que ce soit (je ne suis meme pas sur si on peut declarer quelque chose) mais mes amis francais ne peuvent pas concevoir ca. Quand je leur fait remarquer qu’un contrat ne vaut pas le papier sur lequel il est ecrit puisque leur au-pair peut disparaitre du jour au lendemain et que ce qui est important est la relation humaine avec la personne, on voit qu’ils comprennent confusement mais qu’ils ne peuvent pas sortir de leur mode de pensee.

    C’est effrayant.

    1. Bonsaï

      Pour ne prendre que l’exemple des au-pairs, en Suisse il est plus avantageux de les déclarer officiellement, plutôt que de les employer au noir. En effet, si votre femme de ménage venait à tomber de l’échelle, occasionnant de la sorte une fracture, vous seriez entièrement responsable de tous ses frais médicaux et l’affaire pourrait même se poursuivre devant les tribunaux en cas de complications ou de litige.

    2. Val

      @monoi en France il y a eu un espece de tour de passe passe on a viré dieu et mis l’état à la place , la majorité n’y a vu que du feu et n’a pas (encore) vu qu’elle a perdu au change … tres comique , enfin , ça dépend .

    3. Deres

      Le problème n’est pas de faire un contrat qui gère les engagements réciproques entre deux parties. Cela c’est la base de la société avec parfois des contrats oraux ou tacites. Le problème est que l’Etat cherche à définir le contenu de ce contrat dans le moindre détail alors que son rôle ne devrait être que de définir ce qu’il est interdit et abusif de mettre dans ce contrat. C’est cette dérive qui pose problème.

      1. monoi

        Meme pas. Ce qu’il y a dans le contrat ne depend que des 2 parties, qui ont un choix d’accepter ou de le rejeter. Toujours. L’etat n’est la que pour son role regalien de fournir un moyen de faire respecter le contrat entre les parties.

  5. dede

    « En 2016, les sprinklers à pognon seront toujours grands ouverts »

    Attention, « Prediction is very difficult, especially if it’s about the future. », mais la, je mettrai ma tete au feu et ma main a couper que vous avez vu juste!

    Sur l’indemnisation des parents d’eleve, c’est affligeant mais sur les JO, ca devient vraiment agacant : foutez-les dehors par la porte et ils reviennent par la fenetre.
    Je me souviens de la campagne « Paris 2012 », elle faisait l’unanimite chez tous les politiques : il me parait evident que cela cree une manne de retrocommissions discretes sans commune mesure avec tout autre option. Et le bon peuple tombe dans le panneau a chaque fois, ils s’en lechent deja la babouines…

    1. Deres

      Les politiques ont de toute façon besoin de ce genre de sujet consensuelles, sans grands risques et sans clivage politique pour faire semblant d’agir sans avoir en permanence au dessus de la tête l’épée de Damoclès d’un retour de flamme.

      1. Royaumont

        Consensuel, c’est vite dit. Le référendum d’Hambourg est très explicite pour jauger la popularité réelle de l’opération.
        L’opération de crowdfunding est un autre indicateur, le flop est parlant. Il est désormais difficile de se targuer d’un soutien populaire massif. Mais je ne suis pas sûr que nos brillants dirigeants s’arrêtent à des détails aussi vils.

        1. Deres

          Consensuel au sens où les gens n’ont généralement pas d’opinion très marqué sur le sujet mais aiment bien les jeux olympiques qui ont une image positive.

  6. yoananda

    J’ai une question. Je vous rejoint 100% sur votre critique de l’état.
    Mais quelle est votre position sur le système bancaire centralisé ? ou sur l’oligarchie économique ?
    Sont-ce juste des excroissances étatique dans votre analyse ?
    ou bien a l’inverse, l’état n’est-il finalement qu’un sous-traitant, un VRP, de cette caste transnationale ?

    Du coup, question corrélée : si l’état est l’ennemi, qu’en est-il de la nation ? et comment vous articulez l’état et la nation ?

    1. Pat

      Si l’Ednat a deux fois plus de personnel administratif qu’en Allemagne ou en Angleterre, c’est évidemment sur ordre du grand capital international ultra-turbo-libéral. Si en 2015, la Grande-Bretagne a créé 500.000 emplois et a un taux de chomage au plus bas, c’est évidemment parce que l’Etat britannique a efficacement lutté contre les entreprises multinationales exploitateuses du pauvre travailleur anglais.

    2. Royaumont

      La pertinence d’un système bancaire centralisé dépend du statut que l’on accorde à la monnaie ou de la conception qu’on en a.
      Parmi les libéraux, il y a au moins deux écoles, ceux qui considèrent la monnaie comme un bien commun et ceux qui estime que c’est un bien comme les autres.
      Dans le premier cas, il est naturel que ce soit piloté par une organisation représentative de la volonté nationale (autrefois l’Etat était censé tenir ce rôle). Dans le second cela n’a pas de sens.
      Un libéral comme Thomas Jefferson s’est battu aussi longtemps qu’il a été en poste pour empêcher la création de ce qui sera la FED.
      A l’opposé, Milton Friedman (pourtant peu coupable d’étatisme débridé) considérait une banque central indépendante comme « une calamité économique et un scandale politique ».
      Je ne suis personnellement pas assez économiste pour avoir une position sur cette question.

      Pour articuler l’état et la nation, c’est assez compliqué. Bastiat disait que « l’état est une fiction à travers laquelle tout le monde cherche à vivre au dépens de tout le monde ». En principe, c’est un instrument de gestion du bien commun obéissant à la volonté nationale. En pratique, c’est un instrument de domination au service des puissants.
      Je parle de volonté nationale, donc je considère que la nation préexiste conceptuellement à l’état, même si ce n’est pas toujours vrai historiquement. La nation est un ensemble d’individus qui ont la conscience et la volonté d’avoir un destin commun et qui, de ce fait, sont solidaires.
      L’oligarchie actuelle, hors sol et mondialisée, ne voit dans la nation qu’un ennemi gênant sa toute-puissance et d’en l’état qu’un levier d’action pour supprimer l’importun. De ce point de vue, la stratégie Terra Nova du remplacement et de l’alliance bobos-immigrés, destructrice de la nation, est cohérente. C’est à la nation de se défendre, en récupérant le contrôle de l’état ou sinon, contre lui.

        1. Caton

          Milton Friedman considérait qu’une banque centrale indépendante était pire qu’une banque centrale sous le contrôle de l’état. Mais l’absence de banque centrale restait la meilleure idée à ses yeux, tant que les règles de fonctionnement du système monétaires étaient clairement exprimées. C’est l’argument à la fin du chapitre II de Capitalism and Freedom, « Rules instead of Authorities ».
          Dire que Friedman était « pro banque centrale » me semble du coup un abus de langage.

        2. Royaumont

          Schumpeter considérait la monnaie comme une création sociale nécessitant une régulation, donc une banque centrale (la banque des banques, selon son expression).

          1. Caton

            En 1925, dans Oude en nieuwe bankpolitiek il fait la différence entre un organisme de régulation de la monnaie, une « banque des banques », et une banque centrale version Keynes dont il dit — dans la traduction américaine, l’original en néerlandais est un peu au-dessus des mes forces :
            « This is no longer management of the monetary system, but management of the whole national economy, without any visible boundaries. It means an actual limitation of the possibilities of private initiative and a marked deviation from the economic principles of private property and free competition. »
            Donc, non, Shumpeter n’était pas franchement pro-banque centrale non plus.

    3. bibi

      L’homme dans sa sagesse pour faciliter les échanges c’est doté de monnaies, il en a essayé des différentes avec des fortunes diverses pour au final retenir l’or et l’argent.
      Les monnaies métalliques étant trop contraignantes pour nos gouvernants qui ne pouvaient les manipulés à souhait, ils ont donc usé du monopole légal de la violence pour créer des monnaies fiat qui sont seules à avoir cour légal et forcer les individus à échanger leurs métaux précieux contre des morceaux de papier.
      Donc une fois les monnaies fait introduites le secteur bancaire devient un secteur comme un autre et c’est donc business as usual :
      « Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le. »

  7. Aristarkke

    Eh bien, Patron !!!
    Vous vendez votre âme au Grand Kââââpitââââl de konnivence maintenant ???
    Sans foi ni loi, les libéraux, c’est bien cela ????
    Accueillir de la pub pour Prefon dans votre temple du culte du libéralisme!!!
    Justement celui là !!! :clin d’oeil:

  8. hub

    « Après tout, si l’Ednat peut se permettre de claquer un demi-million d’euros pour payer des gens à faire le travail du corps enseignant qu’elle paye aussi en parallèle, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. »
    Hélas non, les parents d’élèves, comme il est dit d’ailleurs plus haut dans l’article, ne « font pas le travail » mais sont responsables d’une désorganisation profonde d’un système déjà fortement perturbé (ce qui relève de l’exploit!). L’ednat est en charge de la transmission de la connaissance, ce qu’elle a du mal à faire, et on lui demande en plus de se mêler d’éducation….les parents croient donc malin de s’en mêler. Dans un système bien foutu, les parents confient leur progéniture à des établissements qui transmettent la connaissance, et on ne devrait pas voir les parents s’immiscer partout.
    oui, bon, j’avoue, je suis prof, et ulcéré que le le (bon) lycée dans lequel je travaille ait supprimé (sur insistance renouvelée des parents!) toutes les récompenses et félicitations, sous prétexte que c’est injuste et toutes ces conneries genre « tout le monde il est beau »!

    1. bibi

      Le nom du ministère c’est Education Nationale, donc son rôle n’est pas de transmettre des connaissances, mais d’éduquer correctement les apprenants, chose qu’elle fait à merveille, puisque même les établissements d’enseignements privés sous contrat avec l’état sont maintenant pour leur grande majorité devenu pire que les établissements publics, car cette merveilleuse institution que le monde nous envie a éduqué les parents des élèves actuels auxquels se sont soumis les chefs d’établissements du privé ayant renoncé à toutes mesures coercitives de peur de voir une bonne partie de leur cheptel rejoindre les cieux plus cléments du public.

    2. « on ne devrait pas voir les parents s’immiscer partout »
      Bien sûr.
      Le côté ironique de la phrase citée n’est pas assez fort, je pense 😉

      1. Pheldge

        Fallait demander ! j’ai de l’ironie bien râpeuse et qui arrache en promotion, en cette fin d’année …
        Et dans le cadre d’un partenariat philanthropique avec le GIE Charrette, nos promotions vont de concert : une promo sur l’ironie une promo sur le rhum Charrette !
        Que du bonheur ! venez, nombreux … il n’y en aura pas pour tout le monde 😀

        1. MCA

          Si le rhum Charrette sort du même tonneau que celui fabriqué à l’île Maurice, désolé, je préfère et de loin le breuvage homonyme élaboré aux Antilles.

          Cela dit, quand j’irai faire un saut sur l’île Bourbon, promis, c’est avec plaisir que je me livrerai au test car rien ne vaut l’expérience perso.

    3. theo31

      « on ne devrait pas voir les parents s’immiscer partout. »

      Dans les écoles allemandes, les parents peuvent demander le licenciement d’un prof et vous savez pourquoi ? Parce que ce sont eux qui les paient. Celui qui paie commande, c’est ce qui se pratique à peu près partout sauf en France.

      1. Val

        @Théo , c’est assez vrai , en France c’est « paye et gare à toi si tu l’ouvres ». En fait c’est le barometre assez fiable du socialisme : quand le pouvoir de l’individu est inversement proportionnel à sa contribution au dit modèle .

  9. panchovilla

    Rappelons pour le fun que la candidature de paris aux derniers JO avait été tanquée par les anglais qui s’étaient contentés de montrer aux membres musulmans du CIO une photo de Bertrand Delanoe en tête du cortège de la gay pride. Muray appelait ça « moderne contre moderne ».
    Rappelons aussi que l’atout majeur du dossier de Paris, celui qui devait emporter le morceau c’était…..(roulements de tambour)….

    LA TRANSFORMATION DU VILLAGE OLYMPIQUE, SITUE EN PLEIN CŒUR DE PARIS EN LOGEMENTS SOCIAUX !

    (j’utilise la phraséologie d’origine, perso je ne dis jamais « en plein coeur de paris, c’est tellement niais, comme les expressions « avoir un coup de cœur » ou « pousser un coup de gueule »),

    Eh oui ! un village africain en plein paris, du trois étoiles payé par le contribuable au profit des pauvres immigrés. Je ne sais pas si les gens se rendent bien compte de ce à quoi on a échappé…

    Bon, mais un coup de bol comme ça, on ne l’aura pas deux fois. on risque bien d’avoir les JO et tous leurs embêtements.

    (ah, et au passage : Brest avait candidaté pour les épreuves nautiques des JO : plus belle rade du monde, navigable toute l’année, du vent tout le temps, une visibilité périphérique excellente, une expérience des grands rassemblements nautiques, etc…;c’est Marseille qui a été retenue, grâce à sa di-ver-si-té. C’est ce même critère, avec ses corollaires de grèves, agressions et saleté qui avaient écarté sa candidature de l’organisation de l’america’s cup. )

    1. MCA

      @panchovilla 22 décembre 2015, 11 h 45 min

      « Je ne sais pas si les gens se rendent bien compte de ce à quoi on a échappé… »

      Vous croyez y avoir échappé… grossière erreur!

      Les logements sociaux ont bien été construits sur le site jouxtant le square des Batignolles (ancien terrain ayant appartenu à la SNCF).

      Un de mes amis auquel je rendais fréquemment visite habitait dans un immeuble proche.

      A l’époque l’équipe Delanoe avait planté un mât métallique de 15 mètres de haut décorés par des anneaux olympiques près de la station de train « Pont Cardinet » et fléché les rues voisines avec des pancartes « Les JO c’est par ici ».

      Grosse rigolade quand ils ont dû rembarquer leur matériel et démonter leur mât. (on a les petits plaisirs que l’on peut)

      Mais bon, la seconde partie du projet a bien été réalisée.

      Extrait Wikipédia:

      Prévu pour accueillir le village olympique en cas de succès de la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2012, le quartier connaît malgré l’échec de cette candidature un important projet de réaménagement sur des friches ferroviaires de la SNCF, au nord. Ce projet, dénommé Clichy-Batignolles et mené à partir d’octobre 2010 par une société publique locale d’aménagement (Paris-Batignolles aménagement) créée par la ville de Paris, est centré autour du parc Clichy-Batignolles – Martin Luther King, aménagé aujourd’hui sur 6,5 hectares (depuis avril 2014) (10 sont prévus à terme en 2017)2. Il prévoit d’ici à 2015 de construire 3 400 logements, 30 000 m2 de commerces et d’activités en bas d’immeuble.

    2. theo31

      « les anglais qui s’étaient contentés de montrer aux membres musulmans du CIO une photo de Bertrand Delanoe en tête du cortège de la gay pride »

      Les Anglais pourront montrer aux Chinois une photo du Paris lama en train d’éructer sur une place parisienne. 😀

  10. chat de nuit

    Sans oublié les 3,9 milliards qui seront versés aux bénéficiaires de la nouvelle prime d’activité aux salariés aux revenus modestes…
    On donne de l’argent aux chômeurs, aux salariés. Vive l’état distributeur de l’argent des autres….

    Mais quand va donc se réveiller le peuple ???

    1. bibi

      L’état qui donne de l’argent a un salarié (qui n’appartient pas au secteur communiste) vu ce qu’il lui pique il reste encore bénéficiaire, le plus simple serait évidemment de ne pas lui prendre mais bon ça serait vraiment trop simple comme solution.

      1. petit-chat

        Quelle étrange conception, ne pas piquer le fruit du travail d’autrui pour le distribuer, notamment, aux poilus de la paume !
        Bientôt, j’espère, nous aurons les tickets initiés par le Maréchal donnant à chacun ce dont il a besoin équitablement…
        Travail & État

  11. ca-suffit

    Pour une fois cher hôte, vous avez vu le doigt quand il fallait regarder la lune.
    Indemniser les représentants des parents d’élèves et leur créer un statut ne correspond qu’à l’étape initiale présentable (7€10 de l’heure) de l’achat de la complicité et bienveillance d’un truc du dialogue social
    Pour ne parler que de ce je connais, prenons l’exemple des syndicats médicaux.
    L’état leur a progressivement offert des rentes de situation qui défient l’entendement, créé des instances telles les Unions régionales de médecins (là c’est Sarko) avec cotisations annuelles obligatoires augmentant chaque année recouvrées par l’Urssaf (188€ par médecin en 2014), puis dernièrement la gestion de la caisse de retraite, etc…La liste serait longue.
    Gérard Maudrux, Président élu de la caisse de retraite, vrai libéral qui refuse toute compromission, écrit dans son éditorial de septembre que les responsables syndicaux et de ces fameuse Unions bidon touchent ainsi jusqu’à 165000€ de revenus annuels d’argent public pour quelques réunions. A savoir que l’unique activité des Unions est un petit journal semestriel de 10 pages dont le contenu est d’un vide sidéral. Le ministère vient d’empêcher Maudrux de se représenter aux élections en modifiant le code la sécurité sociale par décret. Elle est pas belle la république de Walls?
    Résultat : Que répondent à Touraine les syndicats quand celle-ci vend les milliards de la santé aux copains des mutuelles et signe l’arrêt de mort de la médecine libérale ? Quel syndicat a promu le déconventionnement ? Aucun. Prononcez le mot de déconventionnement à un simple responsable syndical départemental et vous le verrez en public répondre NON sans autre commentaire, en privé, tourner les talons sans mot dire.
    Les syndicats demandent 1€ de plus la consultation, quand aucun médecin installé n’en a fait la demande.
    Une dictature socialiste bien assise sur un troupeau inculte, endoctriné et rendu docile,
    dès la scolarisation, cela ne vaut-elle pas 500.000€ d’argent des autres, et bientôt beaucoup plus ?

    1. A. Meladius

      Si ce monsieur Gérard Maudrux est le même que l’auteur du livre « Retraites un mensonge permanent », c’est un grand bonhomme et je lui dois un grand merci.

      CE livre a été une révélation pour moi. Je me doutais de la connerie du système francais, mais ce livre m’en a fait la démonstration.

      Et, il a surtout ouvert la boite de pandore. Après je me suis reveillé libéral.

      Pour ceux qui ne l’ont pas lu, je le recommande. Un livre formidable:
      http://www.amazon.fr/Retraites-mensonge-permanent-G%C3%A9rard-Maudrux/dp/2251441743

      1. ca-suffit

        Oui, c’est lui. Il est l’un des rares responsables à avoir prouvé depuis 20 ans sa totale intégrité.
        Les syndicats assoiffés d’argent public facile et les haut fonctionnaires qu’il dérange viennent d’avoir sa tête par un simple décret du Ministre.
        Ce décret retire les responsabilité d’un élu pour les offrir aux syndicats serviles.

      2. G. MAUDRUX

        Ce livre a 15 ans, il est toujours d’actualité, mais il faudrait que je le réécrive. Je l’avais fait avant d’entrer dans le système et depuis une fois dedans, j’en ai appris plus. Avec l’expérience, je n’ai pas d’erreurs à corriger, mais j’en sais plus. Rien n’a changé, sauf en pire, et on continue de faire croire le contraire.

    2. Deres

      C’est effectivement leur plan probable. La création d’un corps intermédiaires certes coûteux mais qui puisse être leur interlocuteur à la place des français. Les administrations ont besoins d’interlocuteurs officiels et donc elles les créent à leur image avec une hiérarchie et une structure pyramidale. Tous les corps de métiers y passent progressivement. L’Etat façonne le pays à son image pour mieux l’asservir.

  12. claribelle

    Rémunérer les parents d’élèves, pourquoi pas, mais :
    – ne rémunèrera-t-on que les titulaires ou également les suppléants (qui comme leur nom l’indique ne siègent que si les premiers ne le peuvent pas – rémunérer des absents ne serait pas logique) ?
    – sera-ce une rémunération forfaitaire (vous êtes élu et titulaire, vous avez tant de conseils d’école/d’administration/de classe dans l’année, donc vous aurez tant) ou sur jeton de présence (donc remontée au Rectorat/Inspection-Académique des absents et des suppléants présents pour rémunérer les seconds à la place des premiers au cas où seuls les présents sont défrayés – ben, va falloir embaucher pour gérer ça !)
    – chèque ou virement ? (re-embauche pour gérer ça !)
    – ces indemnités seront-elles soumises à impôt (reprendre d’une main…) ? rentreront-elles dans le calcul du RSA ou des diverses allocations sous condition de ressources (pour peu que ça vous fasse passer dans le camp des nantis à cause des seuils !) ?

    Par ailleurs, je rappelle qu’il est déjà possible pour un salarié de demander une autorisation d’absence pour assister à un conseil d’administration (mais pas pour les conseils de classe, faut pas charrier). Au cas où l’entreprise ne ferait pas de retenue sur salaire pour cette absence, pourra-t-on cumuler ce salaire avec ces indemnités (donc être payé deux fois pour le même temps – ce qui ne serait pas « normal »: seuls les députés-maires-ministres-présidents de conseil général/régional/communautaire en ont le droit parce que leurs journées font plus de 24h et qu’ils ne dorment pas, comme chacun sait !) ?

    Bref, une nouvelle usine à gaz…

    1. Higgins

      Qui ne sert strictement à rien puisque les enseignants n’en font qu’à leur tête et que les soi-disantes autorités sont aux abonnés absents (exemple vécu : une prof d’anglais présente une semaine sur trois et de surcroît, totalement SNAC (Super Nul à C…. Pas grave, le niveau de formation en langue étrangère de l’EN est au top …. de la nullité). Je mettrai, au vu de mon expérience personnelle, un bémol avec l’enseignement privé, où le dialogue est assez constructif.

  13. Alzheimer

    Les para-fonctionnaires dans une dictature soft sont l’équivalent des para-militaires dans une dictature hard.
    Ils servent à la fois de courroie de transmission et une masse hiérarchisée, captive et obéissante.

    1. ca-suffit

      Les textes sont passés depuis plus de 6 mois.
      Le plus intéressant est que la commission avait rédigé son texte scélérat pour pouvoir être appliqué à partir de 2018, mais la BCE a pesé de tout son poids afin qu’il le soit dès 2016…………..

        1. MCA

          Je l’avais déjà développé sur ce blog suite à une alerte de Philippe Herlin.

          Les instances européennes se faisaient pressantes pour contraindre les états récalcitrants à décliner en droit national cette directive européenne.

          Philippe Herlin c’était rendu compte que la France ne figurait plus (alors qu’elle traînait les pieds pour décliner en droit français cette directive) dans la liste des états récalcitrants alors qu’aucune loi débattue au parlement n’avait été votée.

          Après enquête il est apparu que le gouvernement actuel avait passé le texte par ordonnance en douce et pendant le mois d’Août 2015. La voie de l’ordonnance ayant l’avantage d’éviter tout débat parlementaire et notamment toute publicité sur cette directive scélérate.

          Accrochez vous bien:

          Dans la nuit du réveillon de la Saint Sylvestre (dans une semaine), cette ordonnance prendra effet, autorisant toute banque à ponctionner les comptes de toute nature de ses clients s’il advenait qu’elle soit en difficulté, et cela légalement!!!!

          Officiellement, ce sont les comptes de plus de 100 000 E qui seraient concernés; on peut y croire, comme au nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière.

          Cette mesure a été prise car après le crise de 2008; le gouvernement Sarko a endetté l’état français de 600 milliards pour recapitaliser (un peu) les banques défaillantes.

          A présent, les états ne peuvent plus venir au secours des banques en cas de nouveaux problèmes car ils sont trop endettés.

          D’après Fillon ces banques auraient remboursé ces prêts, ce qui aux dernières infos que j’ai pu obtenir est inexact, elles n’auraient remboursé que le quart de la somme et peinent à rembourser le reste(depuis 2008 et nous sommes en 2015/16).

          Si vous voulez avoir une idée des banques en difficulté, il suffit d’aller consulter le blog de Jean Pierre Chevallier. Il édite des tableaux contenant une donnée (mu) qui exprime pour 100 E prêtés combien ces banques ont en caisse.

          D’après JP Chevallier, le bon ratio devrait être de 10E en caisse pour 100E prêtés.

          Les banques françaises tournent plutôt autour de 3E …. no comment! au premier bank run, toutes les banques ferment leurs guichets.

          Parallèlement à ça, vous avez certainement remarqué que le paiement en numéraire autorisé se réduit de jour en jour. Le prétexte invoqué est la chasse aux terroristes, travail au noir, drogue et j’en passe.

          La vérité cachée est certainement plus dramatique et plus simple: il faut à tout prix éviter un bank run sur toutes les banques si une banque commence à se servir sur les comptes et pour cela aller vers une suppression du cash.

          Dans cette optique, attendez vous à la disparition du cash et l’avènement du tout électronique (paiement par carte, smartphone etc…). Certains pays ont commencé à supprimer le cash ou envisagent de le faire.

          Cette suppression du cash obligera les épargnants à conserver leurs avoirs en banque et permettra donc à ces banques et/ou états de se servir légalement et sans risque, le client étant captif.

          Inutile de vous dire que les merdias télévisuelles se sont bien gardées d’évoquer la chose.

          En résumé, à présent nous avons deux ennemis:

          Un état surendetté qui va d’une façon ou d’une autre renflouer ses caisses en ponctionnant les patrimoines (pour mémoire, l’état à 2000 milliards de dettes et les économies de français sont de 3500 milliards).

          Les banques qui sont en extrême difficulté et qui vont se servir, mais vu les montants en jeu, je me demande comment elles pourront bien faire. Jusqu’à présent elles refilaient leurs créances pourries à la BCE qui les achetait à coup de Quantitative Easing, mais jusqu’à quand? That is the question.

          D’où mon intérêt récent (merci à H16) pour le bitcoin, qui risque bien d’être le talon d’Achille de ses états et banques impécunieux car cette monnaie leur échappe.
          A n’en point douter ils feront tout pour tuer ce redoutable système dans l’œuf.

          Bon réveillon à tous et attention à la gueule de bois, pour paraphraser qui vous savez : la grande ponction ça risque fort d’être maintenant.

          Ps: pour les incrédules, 4 banques italiennes viennent de faire faillite et plus récemment une banque portugaise, ce allonge la liste.

          1. Juju

            Le BitCoin est limité il ne pourrait supporter une utilisation mondial.

            Il ne faut pas négliger non plus l’aversion des gens pour le numérique quand « la suite de 1 et de 0 leurs aura tout volé » (façon de parler)

            Il voudront d’autant plus tout avoir sous la main.

            1. MCA

              « Il ne faut pas négliger non plus l’aversion des gens pour le numérique quand « la suite de 1 et de 0 leurs aura tout volé » (façon de parler) »

              Oui, sauf qu’actuellement ils ont sur leur compte une suite de 0 à 9 tout aussi virtuelle.

              Hormis le cash qui est une monnaie « banque centrale » (et c’est bien ça le problème des banques commerciales), le reste n’est qu’une monnaie électronique.

  14. jeans82

    Au fait, la prime d activité, c est comme la prime d assiduité des fonctionnaires ? on récompense les gens pour qu ils aient envies d aller bosser le matin !

  15. jeans82

    Mais alors la prime de noël au bénéficiaire du RSA, c’est pour les encourager a rester chez eux ? Et surtout pour ne pas se tromper en votant ?

  16. jeans82

    Problème, Pourquoi alors un chômeur en fin de droit au RDA qui accepte un CDD de 2 ou 3 semaine au SMIC ne gagne rien de plus a la fin du mois vu qu il se voit sucré son RSA ? En gros il a bosser pour ne rien avoir de mieux.
    Faut il qu il reste a la maison ?

    1. deres

      Les courbes détaillés (le système est très compliqué …) montrent qu’en dessous d’un certain revenu brut, le revenu net est relativement constant que ce soit via des aides ou du travail. Les variations restantes sont aléatoires et assez imprévisibles. Pires, si les allocations locales sont trop importantes, il n’est pas rentable de travailler plus. C’est pour cela qu’une grande partie des « pauvres » se méfient des reprises de travail souvent suite à de mauvaises expérience (perte d’une allocation compensant presque le revenu d’un travail supplémentaire). Dans les faits, beaucoup d’entre eux cherchent des « chantiers » c’est à dire du travail au noir car ils sont certains d’augmenter significativement leur revenu avec peu de risque de mauvaise surprise administrative.

  17. Gérard

    Normal; c’est tout de même pour ça qu’on reconduit les mêmes au pouvoir depuis 40 ans. Et en plus ça fera plaisir à Hollande s’il arrive jusque là? Justement il n’a pas encore ouvert de Jeux Olympiques, et ça manque à son palmarès.

    1. Val

      @Gerard Ahh du pain et des jeux à Paris !!! Je trouvais à Hollande un air de Louis XVI , mais non , en fait il est une pale copie de Neron, je le vois bien au balcon en train de chanter pour faire pleuvoir sur un Paris en flammes … je doute qu’il ait sa fin pittoresque , notre époque est trop molle , comme lui.

    1. lafayette

      Après un gros déficit en sécurité publique, un petit coup d’arrosage pour vider les dernières réserves d’eau douce ? pas sûr que ce soit un bon chrono pour une élection….

      Autant piper les riches au lieu de piper les dés…

Laisser un commentaire