El Khomri et le capitonnage létal des travailleurs indépendants

Comme le faisait habilement remarquer Churchill, c’est toujours  dommage de gâcher une bonne crise. Avec la crise économique, politique et sociale que traverse actuellement la France, le gouvernement, fort du précepte churchillien, ne se repose plus une seconde et entend bien mettre à profit toutes les opportunités qui s’offrent à lui pour achever la mise en coupe réglée de toute la société française. Et si Valls et Cazeneuve sont maintenant lancés à plein régime, Myriam El Khomri, l’intérimaire du Ministère du Travail, n’entend pas se laisser distancer.

el khomrigoleTout commence avec le rapport du Conseil National du Numérique (CNNum) tout récemment remis dans ses mains. Établi après l’audition d’une cinquantaine de sociologues, de syndicalistes, d’économistes, d’entreprises, de collectivités et de philosophes-penseurs de la destruction d’intemporalité, le croustillant rapport du CNNum contient 20 recommandations sur les « nouvelles opportunités économiques » dans ce nouveau monde numérique, en basant sa profonde réflexion sur les expériences menées dans des pays étrangers comme la Finlande ou les Pays-Bas.

C’est probablement pour ça qu’on trouve bien sûr le « revenu de base », cette abomination économique et philosophique, ainsi que les habituels appels à l’action vigoureuse et palpatrice des acteurs publics pour « anticiper l’éventualité d’un chômage structurel persistant et d’une montée des inégalités » alors que l’automatisation fera rage (probablement parce qu’actuellement, le chômage structurel n’est pas si persistant, que les inégalités ne montent pas vraiment, et que les acteurs publics n’agissent ni ne palpent avec suffisamment de vigueur dans toutes les strates de la société française). Allant même jusqu’à recommander que l’automatisation soit utilisée en « soutien plutôt qu’en remplacement » de l’activité humaine (ben oui, suffisait d’y penser), on sent que ce rapport, finement ciselé sur le formica froid des platitudes les plus terriblement XXème siècle, fera inévitablement son chemin dans les couloirs feutrés d’une République socialiste toute acquise aux propositions d’intervention directe sur un marché du travail pourtant déjà perclus des rhumatisme de l’étatisme galopant.

Moyennant quoi, les quelques propositions qui pourraient éventuellement améliorer la donne française particulièrement médiocre seront probablement oubliées en cours de route, puisqu’elles tendent plutôt à réinjecter de la liberté d’agir pour l’individu, ce que la République a de plus en plus de mal à supporter. Par exemple, favoriser le travail en temps partagé, proposition floue s’il en est, marque un pas timide dans la bonne direction.

Ce pas ne sera probablement jamais fait, et en tout cas surtout pas par Myriam l’Intérimaire, qui, de son côté, a bien reçu le document, et s’en est déjà emparé pour propulser une nouvelle idée taxatoire. En effet, dans ce contexte de numérisation, d’automatisation et, pire encore, de vilaine « uberisation » de l’économie, le ministère se doit de poser la question du financement de la protection des travailleurs indépendants.

Et deux raisons le poussent à poser cette question.

D’une part parce que les travailleurs indépendants sont profondément englués dans les rouages infernaux du RSI qui ne recule devant aucune bassesse pour sucer toutes leurs forces vitales, ce qui ne leur laisse aucune seconde de répit pour se pencher sur leur protection, celle-là même que le RSI a tant de mal à leur fournir. Bref, si les travailleurs indépendants n’y pensent pas eux-mêmes, le ministère, lui, s’en occupe. Aux petits oignons.

D’autre part, devant l’état général de la protection sociale en France, il faut bien trouver des moyens de subsistance, de nouvelles façons de ponctionner, de nouvelles extensions à la cotisation subreptice, celle qui vient vous amputer d’un petit pourcent salarial en loucedé.

Et pour ça, Myriam sait où taper : sur les plateformes collaboratives, pardi ! Et cela peut se faire de façon simple (tout comme la simplification administrative, n’est-ce pas) en reliant gentiment, doucement, mais fermement en appuyant fort avec le stylo bille pour bien marquer les quatre carbones inférieurs, la notion de salariat non plus uniquement à la subordination juridique mais à celle de « dépendance économique », concept commodément flou qui permettra absolument toutes les exagérations honteuses, c’est géniaAÂÂAal.

myriam va ponctionner les plateformes

Pour Benoît Thieulin, président du CNNum, la question est entendue :

« On ne peut pas se contenter de leur donner le RSI, très peu protecteur, sinon on va produire une génération de précaires »

Et plutôt qu’abandonner une fois pour toute ce RSI dont tout indique qu’il fait très mal un travail fort coûteux, rien de tel qu’un énième bricolage juridico-social, par exemple en obligeant « la plate-forme à contribuer à la protection de ces travailleurs » ! Et ça tombe bien, Myriam pense la même chose (quelle coïncidence stupéfiante !) :

« Quand il y a un lien de dépendance économique des travailleurs indépendants, il est légitime de se demander si la plateforme n’a pas la responsabilité sociale de participer à leur protection, par exemple en finançant des formations »

Ben voyons ! On tient ici une occasion en or de forger un cadre taxatoire en acier trempé duquel ces plateformes ne pourront jamais s’extraire, les obligeant ainsi à planter quelques clous supplémentaires au cercueil français que nos élites s’acharnent à réaliser.

Zif ! Zaf ! Zouf !

Vous entendez ? C’est le bruit que font les concepts d’agilité, de faible paperasserie et de coûts de structure modérés qui viennent de passer par la fenêtre.

Boudoumboudoumboum bam !

Les avantages compétitifs des plateformes collaboratives disparaissant progressivement, les jobs qu’elles permettaient de créer s’envolent aussi par la fenêtre pour s’écraser avec fracas plusieurs étages plus bas, au même niveau que les autres entreprises traditionnelles qui peinent à simplement rester en vie, en soufflant et ahanant sous les charges et les tracas administratifs complètement débiles entassés par nos socialistes en pleine folie idéologique incontrôlée.

Mais c’est dit. Puisqu’il semble complexe d’assommer les GAFA de juteux impôts, ce seront ces plateformes qui trinqueront. Non, la France et sa Socialie ne choisiront surtout pas de prendre exemple sur ces plateformes qui viennent de créer des emplois par milliers pour en étendre le modèle sur toute la société. Elle fera juste le contraire.

Parce que Myriam, le CNNum, la Socialie et la France ont fait un choix, et n’ont rien à carrer des emplois agiles, sans paperasse, adaptables et adaptés aux demandes du marché. Ce qu’ils veulent tous, avant tout, ce sont des protections. Plein de protection, de beaux capitons bien dodus, comme ceux qu’on met dans certaines cellules pour gens différents.

Et dans les cercueils.

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Commentaires240

          1. sam player

            Nan h16 a des toilettes sèches et y a un truc qu’a poussé dedans… d’où l’expression grasse matinée…

          2. Black Mamba Warrior

            WP commençait tout juste à s’inquiéter pour la santé de H16 … Là , il va se faire un mauvais sang pour l’homme masqué 😕

            1. Pheldge

              Tiens, meilleurs voeux, madame BMW 🙂 On essaye entre nous deux, de tirer un trait sur le passé, et de repartir d’un bon pied ?

              1. Black Mamba Warrior

                Je suis prête à enterrer la hache de guerre dans la condition qu’il n’y aie pas de familiarité … Je tiens à garder mes distances . 😈

  1. Le Gnôme

    Je parie que les plates formes iront sous des cieux plus cléments et moins taxatoires. Ils ne comprendront jamais.

  2. Aristarkke

    Allant même jusqu’à recommander que l’automatisation soit utilisée en « soutien plutôt qu’en remplacement » de l’activité humaine (ben oui, suffisait d’y penser)
    Quand on pense que M. Poclain a supprimé de vile façon le travail de milliers de terrassiers en leur retirant la joie de creuser manu manuelli de belles tranchées à la bonne vieille pioche…

    1. petit-chat

      Il me semble que Poclain a été crée par les grues Potain pour ne pas atteindre la masse critique qui faisait grandir le risque d’être nationalisé, à l’époque (en 1968 je pense)

      1. scaletrans

        Non, Poclain a été créé dans les années cinquante en montant des pelles hydrauliques sur des châssis de camions. A cette époque, non seulement les français inventaient, mais ils construisaient et vendaient.

      2. Aristarkke

        Non, les deux boîtes ont été créées dans l’entre-deux-guerres. Mais Potain était le spécialiste des « grues à tour » alors que Poclain a inventé la pelle mécanique juste après guerre (dans ce dernier cas, il me semble qu’il n’a créé que les pelleteuses de petit gabarit sur châssis routier autonome ?). Mais dans mon enfance, c’était LA marque des pelleteuses que l’on voyait sur tous les chantiers qui étaient abondants en nombre.

        1. theo31

          Potain était le spécialiste des « grues à tour »

          Je m’insurge contre cette immonde discrimination faite aux petites femmes. 😀

    2. albundy17

      Pour les milliers de terrassiers mis au rencard, je constate qu’ils sont toujours là à regarder les manœuvres, manche de pelle sous le menton. Enfin dans les grosses boites en tout cas

  3. Pactol

    Si ça bouge, taxez-le.
    Si ça continue à bouger, régulez-le
    Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le.
    Tu taxes tout ce qui bouge, quand ça ne bouge plus, c’est le socialisme.

    1. DoS

      Le socialisme engendre le mal.
      La société se diminue.
      Le socialisme est le grand héro qui va nous sauver.
      Pour cela il va créer encore plus de mal.
      Inventer la xénophobie,
      Faire la guerre aux autres pays.
      Offrir de la déchéance humaine.
      Modifier la constitution,
      Supprimer des libertés.
      Comme cela ne marche toujours pas,
      mais que le peuple aime ça.
      Il vont massivement re-veauter pour cela.
      Mais cela ne serait pas complet,
      sans préciser que les banques et la finance,
      doivent manger dans la main de l’Etat.
      Mais finalement, les lois sont forcément justes et bonnes,
      puisqu’elles sont faites par des escrocs sans cœur.
      Le peuple a donc raison de continuer ainsi.
      Il a le résultat qu’il mérite.

      1. zelectron

        Dos,
        on peut en faire des tonnes, mais c’est ça : le socialisme tue l’individu et sa créativité sans parler du reste.
        Somme toute, le socialisme est mortifère !

  4. Aristarkke

    mais à celle de « dépendance économique », concept commodément flou qui permettra absolument toutes les exagérations honteuses,
    Les URSSAF et autres ponctionnaires vont se régaler avec pareilles définitions aussi larges que floues.
    Dépendant économiquement de ma clientèle (je ne suis pas rémunéré par l’assistance sociale grançaise, je deviendrai donc le salarié du moindre client qui fera appel à mes services, avec la masse de CERFA, heureusement simplifiés, à remplir… sans oublier le principal : le gros chèque en accompagnement…

    1. petit-chat

      Et c’est là que le choc de simplification entre en jeu : le chèque du client est directement transmis aux racketteurs !

      1. sam player

        SBI (Super Bonne Idée).
        Yep et l’URSSaf reverse au vil plombier de quoi subsister… 10%… sans se soucier des fournitures. Yep !
        Les cotisations à la source… pour un plombier c’est juste une histoire de robinets et de fuites.

        1. Pheldge

          Sam, tu me déçois, d’habitude tu ne donnes pas dans le pléonasme :  » le vil plombier «  voyons …

          Tiens, petit aparté : hier, j’ai fait du bœuf carottes façon créole, dans lequel j’avais mis quelques lardons ( non , je n’ai pas cuisiné des enfants, et Calvin est toujours en vie ! ). J’ai donc ajouté du lard.
          Du lard oui, mais du lard Histarque 😀
          Et il y avait ce délicieux goût des rues d’Ission …

          1. zelectron

            les rues d’Ission ainsi que la saveur du revnézi qui fleurent bon l’évanescence philosophale de jadisse et non partagée par tout le monde 🙂

      2. Royaumont

        Le chèque va directement dans la popoche de l’état sans transiter inutilement sur le compte du contribuable.
        C’est OPEX vu pas le fisc.

    2. Popeye

      C’est ce que je me disais : j’emploie un plombier une semaine complète pour de gros travaux. Donc il est dépendant économiquement. Donc il devient mon salarié. Donc a la fin des travaux, soit je commence un plan social, soit je lui paye des indemnités de licenciement ou de fin de période d’intérim.

      Si je déclare un plan social, puis-je pour autant embaucher un peintre (pour terminer les travaux, justement…) mais auquel cas, je ne suis pas obligé de réintégrer le plombier, puisque l’activité économique reprend?

      L’URSSAF me dira que quoi qu’il se passe, je paye. Ah ben voilà, enfin de la simplification : quoi que tu fasses, tu payes. Simple. Logique. Élégant.
      Français, quoi!

      1. sam player

        Quand tu déclares une personne qui prend tes enfants le matin et le soir avant et après l’école il faut lui faire un contrat avec période d’essai, congés payés, paiement des jours fériés (sacré bordel) et indemnités de licenciement le jour où les enfants sont plus indépendants… même si dès le départ tu sais que ça ne va durer que 2 ans et les jours où toi tu es en congés tu dois quand même la payer même si tu l’as avertie dès le début du contrat en disant que 20 jours par an (RTT+congés) tu t’occuperas toi même de tes enfants….

        1. René-Pierre Samary

          Quand je m’emploie moi-même, parfois comme mécano, parfois comme électricien, hydraulicien, marin, gréeur, cuisinier, homme de ménage, scribouilleur, éventuellement entertainer auprès des dames, etc, dois-je me faire à moi-même les contrats subséquents ? Dois-je me soumettre à des périodes d’essai, m’octroyer des des congés payés, des RTT ? Dois-je me déclarer auprès des organismes idoines ?

          1. Val

            Oula René , vous faites concurrence à GO ( l’homme Shiva aux multiples compétences de ce site) , gare à son ire . 😉

            1. Pheldge

              @ Val ( hi hi hi, ça repart pour un tour la rigolade, avec la nouvelle année 😉 ) quand le GO il compète, le RPS sur son bateau il dit , je cite « on sent la mer, d’ici … »
              Et tant que j’y suis, RPS il va nous faire un docu-drama, une sorte de télé-réalité de son maritime périple, ça s’appellera m’a-t-il laissé entendre « l’amer docu … » 😀

          2. Pat

            Ben oui, évidemment, suivant le même principe que le propriétaire d’un logement qu’il occupe, et qui devra un jour ou l’autre déclarer le loyer qu’il se doit à lui-même et qui est un revenu caché.

      2. Deres

        C’est déjà la cas avec les nounous et autre personne d’assistance à domicile avec qui tu fais un contrat long. Si tu les emploies plus d’un an, tu leur dois des indemnités de licenciement quand le contrat se termine, Sinon, rien du tout avec donc un magnifique effet de seuil. La gestion logique est donc de faire des contrats de 11 mois et de changer de nounou tous les ans ce qui est parfaitement légal. Je pense que tu auras le même problème si ton chantier dure une année. La loi française est truffé de seuils de toute sorte.

            1. Aristarkke

              Elle est même encore plus arnaqueuse que cela. Ceux qui seraient en cours d’ accession à la propriété devraient enregistrer ce loyer implicite, déduction faite des SEULS intérêts de l’ emprunt. Donc ils seraient redevables de « bénéficier » d’ un revenu implicite d’ un bien dont ils ne sont pas propriétaires pleinement. Bref, ils paieraient deux fois…
              Visiblement, ces fiscalistes omettent de s’interroger sur qui voudrait encore devenir proprio dans de telles conditions donc quid des joufflus droits de mutation qui disparaitraient à l’ avenant.
              Et pourquoi se limiter au logement d’ ailleurs? Celui qui est propriétaire de sa voiture économise par rapport à celui qui est en leasing permanent… Celui qui roule comme moi dans des antiquités fait perdre de la TVA et des droits de carte grise, etc… Celui qui entretient lui même sa voiture prive les garagistes de justes revenus et l’ Etat de la TVA sur la MO. Et ainsi de suite…
              On peut donc s’interroger sur la santé mentale de ces économistes de m….de qui font mine de croire qu’aucune action n’a jamais de conséquences latérales…

              1. Beldchamps

                Bien d’accord, les psys devraient en faire un test pour déceler les sociopathes les plus redoutables. Faut vraiment avoir un cerveau malade, déviant mais néanmoins intelligent (donc dangereux) pour imaginer un tel système, nourri par la haine des proprios, détaché de toute réalité, confortablement installé dans des logements de fonction. Je trouve même ces cocos d’Alternatives économiques plutôt réservés sur cette idée, c’est dire !

                1. Bonsaï

                  Alors élevons donc un peu le niveau des débats avec le Cercle Aristote : en ce week-end pluvieux, chaudement lové dans son canapé, quoi de mieux qu’une petite video remue-méninges ?

                  cerclearistote.com/video-de-la-conference-de-pierre-yves-rougeyron-le-liberalisme-astre-mort/

  5. Gerldam

    Bon, il ne faut pas trop s’exciter. Certes, le fait que quelques dizaines de milliers de jeunes (le plus souvent) gagnent un peu d’argent sur lequel l’état ne perçoit pas sa dîme met le socialiste de base dans un état d’énervement pas possible. Mais la très grande majorité des gens qui ont un job ont un CDI et dire que c’est la fin du salariat comme certains est aller un peu vite en besogne.
    Notre plus grand problème est qu’à force de ponctionner, l’état obèse que les français ont laissé grossir année après année sans moufeter fabrique 6 millions de chômeurs, ce qui est la honte la plus absolue dans un pays naturellement aussi riche.

    1. sam player

      « …dire que c’est la fin du salariat comme certains est aller un peu vite en besogne. »

      Oui, avec de telles mesures, effectivement. Mais c’est inéluctable et le succès de l’auto-entreprenariat lors de son lancement en est la preuve… et le fait qu’il ait été sabré durant les 5 années qui ont suivi avec 13 décrets rectificatifs la confirmation.
      Le statut de contractor existe dans beaucoup de pays : le salarié se loue directement à une ou plusieurs entreprises.

    2. Deres

      Notons que la solution universelle préconisée est bien entendu la création d’une taxe spécifique. En effet, du point de vue des politique, de l’administration et de la nomenklatura, la création d’une nouvelle taxe n’a que des avantages. Cela permet de la redistribution, de la création de postes administratifs, de la dépendances des assujettis qui feront du lobbying à son sujet et permet aux politique de faire semblant d’agir. Bien entendu, cela ne va pas dans le sens des intérêts réels des français mais ce point n’a pas d’importance pour eux. Aucune taxe n’est donc jamais supprimé. Au mieux on n’en diminue le montant mais on conserve bien entendu ses administrateurs et la possibilité de la réactiver plus tard.

    3. bibi

      Un état qui se contenterait de ne prendre que sa dime mais vous rendez-vous comptes que nous serions dans l’ultralibéralisme.

    4. DIogène

      ‘l’état obèse que les Français ont laissé croître’…Eh, oui, ça s’appelle la démocratie…Quelle conclusion en tirerons-nous, ô Socrate?

  6. Pere Collateur

    A propos du Revenu de base, et autre revenu universel, je me demande si les socialistes ne vont pas jouer cette carte pour la prochaine présidentielle. Un peu comme ils l’avaient fait en 2002 avec les 35 heures. Avec le succès qu’on connait ^^

    1. Calvin

      Les 35h datent de 1997 et ont permis aux socialistes de gagner sur un malentendu.
      35H jamais remis en cause.
      Ils avaient été néanmoins promis par Marchais et le PCF avant 1981.

    2. Deres

      Ne parle pas de malheur, ils en seraient capable. Mais je suis certain qu’un revenu de base version socialiste serait une immense usine à gaz en plus des usines à gaz existantes. Il n’y aurait aucune simplification du système, juste de la complexification et plus de redistribution à but clientéliste …

        1. Pere Collateur

          Il est probable que l’idée serait reprise par les autres candiats au mickey. Apres il n’y aurait plus qu’à espérer que ca ne soit qu’une promesse et ne soit pas mis en place par le grand gagnant du concours gemini croquette….

  7. Alzheimer

    L’administration frappe les entreprenants comme un père alcoolique bat ses enfants.

    copyleft

    1. bibi

      A la différence près qu’un père alcoolique (vous noterez que c’est le père qui est alcoolique pas la mère) est parfois sobre.

      1. Vokdaman

        Et le plus souvent, quand il tu ses enfants, il ne le fait pas exprès et il le regrette.

        l’état, lui il s’en bas les c…

        1. Pheldge

          On devine à son pseudo, que Vodkaman a une solide connaissance dans le domaine de l’alcool, des ses effets et de ses méfaits … 🙂

          1. Vodkaman

            On ne grandit pas impunément au milieu du vignoble charentais (pas réputé pour son vin mais plutôt pour les produits issus de la distillation de celui-ci).

  8. Foert

    On ne peut pas se contenter de leur donner le RSI, très peu protecteur, sinon on va produire une génération de précaires.

    Le bon et le mauvais indépendant?

    PS: Super article!

    1. Pheldge

      « On ne peut pas se contenter de leur donner le RSI, très peu protecteur, sinon on va produire une génération de précaires. »
      Merci pour tous les joyeux « assujettis volontaires » au sus-nommé RSI ! 😉

    1. Peste et coryza

      Que voulez vous… Myriam el Khonnerie a fait ses classes (en position horizontale) chez Don Bartoleone.
      Un pommier véreux ne peut produire que des pommes pourries.

      1. Pheldge

        P&C, je relève quatre délits graves dans ton post : racisme, xénophobie, discrimination selon le sexe genre, et enfin négationnisme écologique : un pommier produit naturellement de bonnes grosses pommes Bio, c’est l’homme libéral-capitaliste, ce salopard qui à cause de son insatiable avidité, détraque la Nature avec ses vilains produits chimiques.

        Je vois difficilement comment tu pourras échapper à la crucifixion, après bien sûr l’auto-critique publique …

  9. DoS

    Ceci dit, il faut être con pour encore essayer de travailler en France. A moins d’être fonctionnaire, je ne vois pas comment un salarié peut espérer payer son crédit immo, des bijoux à sa femme, entretenir une maitresse, payer les écoles privées de enfants…

    La logique socialiste est imparable ! l’on prend une idéologie débile, on l’arrose d’utopie à la con, l’on ajoute des taxes et des lois culpabilisantes, et l’on obtient un citoyen tout chaud.

    Plus c’est con, plus ça marche. Comme la sécurité. On laisse des gens se faire tuer, puis on promet que l’on va les protéger…en leur offrant de la déchéance…humaine ?!

    Mois je dis qu’il ne manque qu’une coupe de cheveux digne d’un dictateur Coréen à notre F.Petit. Il serait vraiment parfait et complètement dans son rôle.

    Ah, et puis j’oubliais le principal:
    Pendant que l’on philosophe (piposophe) sur la connerie humaine, une loi est votée en cachette, des tonnes de pognon sont cramées par la BCE, des milliards empruntés par la France, et quelques autres sont volés directement sur la sueur des travailleurs Français.

    Beau système de valeurs.

    P.s: si vous voulez en finir avec vos jours ne dépensez pas une balle. Prenez un couteau dans votre cuisine et courez au poste de police le plus proche. Criez une truc à la con, et hop !

    P.P.S: ne marche pas en cas de vol à votre domicile. Dans ce cas laissez vous faire. N’opposez aucune résistance. Avec un peu de chance vous aurez ainsi conservé votre bien le plus précieux: votre vie. Car entre nous, personne n’en a rien à foutre de vous ni de vos biens.

    1. Peste et coryza

      Parce que on n’a pas le choix ?

      Si je pouvais me barrer pour un poste fixe à l’étranger, je l’aurai fait depuis longtemps… mais je ne trouve que des petits CDD.

      1. DoS

        Notre choix ?

        En fait, si l’on considère froidement les faits:

        Le système est fait par des escrocs, pour des escrocs. Notre seule chance de s’en sortir SERAIT de ne pas respecter de code moral. De ne pas vouloir être honnête, ni ne respecter les règles du jeu qui sont impossibles.

        J’ai des exemples de gens qui vivent très bien en étant escroc. Le système ne peut rien faire. Il n’est pas adapté pour cela.

        A l’inverse, un honnête citoyen qui va dépasser de 5 km/h la vitesse légale ou oublier 100€ d’impôts sera immédiatement humilié et trainé dans la boue comme une merde.

        La solution est évidente. Fact is fact. Le fait est que la nature humaine est bonne par nature. Les gens veulent faire le bien. L’Etat le sait. Il nous propose donc de nous péter le cul pour lui. Et nous lui disons: MERCI, Oh, grand Dieu, tu es bon.

        Alors, en effet, notre choix est déterminé par notre conditionnement, notre culture, notre éducation. Ce qui par nature nous place dans une position d’infériorité face à d’autres cultures ou religions qui ne respecteraient pas de code du tout !

        CQFD: change de religion ou casse toi vite….car entre le socialisme et le terrorisme, je ne vois pas de grosses différences.

        1. theo31

          entre le socialisme et le terrorisme, je ne vois pas de grosses différences

          +1000.
          Mollande vaut tous les califes de Daesh sauf que ces derniers ne se réclament pas des droits de l’homme pour commettre leurs méfaits.

      2. DoS

        Après réflexion j’ai ta solution:

        Va en Norvège.

        Oh, bien sur il y fait froid et noir. Mais franchement, les femmes sont belles et gentilles. C’est le seul pays au monde où le socialisme marche. Car il est sur l’argent gratuit du pétrole.

        Si tu parles Anglais, que tu as qqs compétences, tu y vas. Comme ça !

        1. Bonsaï

          Ah ! la Norvège, patrie des anciens Vikings et d’Anders Behring Breivik. qui voyait l’avenir de son pays sous un jour assez pessimiste et qui a désormais le temps de méditer derrière les murs de sa prison…

          Il doit certainement y avoir quelque chose de toxique dans l’air, ou dans l’eau de ce pays nordique. Ce n’est probablement pas l’idéal pour Peste et Coryza, trop de concurrence en provenance du tiers-monde, ruée sur les postes à forte valeur ajoutée, la lutte à tous les niveaux pour passer la porte avant les autres…

    2. Pheldge

      « payer des bijoux à sa femme, entretenir une maitresse … » tout le problème vient de là ! En effet, autrefois ( demandez à Aristarque qui y était ) une femme était à la fois épouse, mère, et amante … depuis les mancipation fait minime, l’épouse dépense ta paye, élève les enfants, point. Alors … faut bien trouver une solution 🙂

      1. DoS

        Bah, c’est simple:
        Il faut changer de sexe !

        Après elle ne va plus faire sa maline 🙂

        Nous sommes une génération hybride, hermaphrodite. Les femmes avec les femmes, les hommes dans les hommes, des indéterminés.

        Alors parler d’émancipation et de féminisme fait sourire.

        Je sais (pour être un beau mâle viril et musclé), que les femmes, les vraies, pleurent de ne plus connaitre l’Amour (avec un grand A). De ne plus se faire draguer.

        Alors, quoi ? Bah, elles se vengent sur la carte bleue. Bien sur ! Que peut faire une femme à part ça….:)

        P.s: cela serait un bon concept commercial du reste….il y a une telle demande et tant de frustration que je n’abonde plus !

      2. Bonsaï

        Erratum : l’épouse double ta paye en travaillant, élève les enfants, et se fait doubler par une jeune effrontée. Sur ce, elle se barre et tu l’auras bien mérité…

          1. Pheldge

            j’me disais aussi, que ça m’étonnais que tu n’interviennes pas magistralement dans le débat ! 🙂

        1. DoS

          Aie…il s’agit souvent du syndrome de l’andropause. Il ne faut pas y trouver ombrage petit arbre. L’homme est ainsi fait de par sa nature. Il voit une possibilité de sauver ses derniers gènes dans une créature frétillante et pleine de vie. il n’y a rien d’autre à comprendre. Hélas.

          C’est pire quand c’est la femme qui décide de partir. Là, on a la certitude d’être un vrai looser. Il n’y a rien de pire pour un mâle viril.

          1. sam player

            « C’est pire quand c’est la femme qui décide de partir. Là, on a la certitude d’être un vrai looser. Il n’y a rien de pire pour un mâle viril. »

            Euh non… on prend les décisions plus vite et on voyage plus léger !
            Eat in or take away !

      3. sam player

        « En effet, autrefois…une femme était à la fois épouse, mère, et amante. »

        Il y a erreur il me semble et le vaudeville est là pour le rappeler.
        Il y avait la femme pour le paraître (la maîtresse de maison) et la maîtresse, souvent de petite vertu, pour se défouler. Et cela n’était pas spécifique à la haute bourgeoisie.
        Les tâches de la mère étaient dévolues au personnel de maison.

        1. René-Pierre Samary

          Les Grecs avaient tout compris :
          « Nous avons les hétaïres pour la volupté
          les concubines pour les
          soins journaliers du corps,
          les femmes pour avoir des enfants légitimes
          et garder fidèlement les choses de la maison. »

          Démosthène, discours contre Nééra

  10. Deres

    De toute façon, le revenu de base existe déjà en France. Simplement, notre législation est tellement compliquée que l’on ne s’en rend aps vraiment compte … Quand on trace les courbes de revenu réel en dessous du SMIC, on obtient globalement une décroissance liénaire puis un plancher fixe qui est donc un revenu de base. Bien entendu, tout cela est impossible à maîtriser suite à la juxtaposition de myriades de règles et d’effets de seuils. le moindre changement juridique ou de statut peut entraîner des variations importantes de revenu réel. Le principal intérêt du revenu de base du point de vue d’un libéral est de remplacer ce maquis de règles par un système simple, lisible et peu coûteux à gérer. Au passage, ce système inciterait les egns à accroitre leur travail car ils seront certains d’en bénéficier à plein. Actuellement, avec la prime d’activité, on ne bénéficie réellement que de la moitié du surplus de revenu. Et si on perd d’autre avantages par ailleurs, comme ceux des mairies, on peut être même perdant avec une reprise de travail. Si vous ajouter ceux qui arrivent à faire quelques « chantiers » au black, la reprise d’un travail officiel ne peut aps être compétitive …

    1. sam player

      « Au passage, ce système inciterait les gens à accroitre leur travail… »

      Non, le revenu de base est inconditionnel et il ne faut pas croire que ce sera 500E par mois et on parle plutôt de 800 à 1000E.

      Génération Libre (que de nom, tendance Koenig) l’a mis à 500E mais en conservant la CMU et les allocations logements et tout ce qui n’est pas dit (handicapés, etc) et pour équilibrer le système c’est flat tax de 26% et CSG augmenté de 50% (à 12.5%) et seuls les 2 premiers déciles sont gagnants. Pour les 2 derniers déciles c’est un taux d’imposition de plus de 50% (base).

      Et ce qu’ils ont oublié c’est que tous ceux qui n’auront pas travaillé n’auront jamais cotisé pour leur santé ni pour leur retraite et que ça augmentera mécaniqement le nombre de bénéficiaires nets et donc la flat tax et la CSG qu’ils envisagent d’ailleurs d’adapter à la hausse.

      CE TRUC NE FONCTIONNE PAS TANT QUE LA PRODUCTION NECESSITERA DU TRAVAIL.

      1. Juju

        Ouvrez les yeux, c’est une promesse qui risque d’être appliqué pour plusieurs raison:

        – Électoralisme ( qui a la main sur la vanne pour le moment?)

        – Maintien de l’économie capitaliste

        sauf que l’expression  » Tu crois que j’ai un baudet qui chie des ronds dans la cave? » est réelle, on va foutre en l’air la monnaie encore un peu plus.

      2. Deres

        Le système actuel ne fonctionne pas non plus … Pour moi, il est certain qu’un tel système, par sa simplicité, ne serait intéressant qu’en faisant complètement table rase du système actuel. Il faudrait donc supprimer toutes les autres allocations et interdire par la loi (constitution ?) de complexifier ce revenu de base ou de récréer des allocations dans tous les sens. Avec le système français extrêmement complexe, il est impossible d’avoir la moindre cohérence. les effets de seuil sont des pièges permanents dont les français se méfient. De plus, il y a une forte dés-incitation au travail qui fait en apparence perdre des avantages et une forte incitation à la fraude et au travail au noir qui lui rapporte beaucoup.

        Après, l’idéal serait bien sur de diminuer globalement les allocations, de diminuer les impôts allant avec de manière à ce que tout le monde ait du travail donc pas besoin de l’aumône de l’Etat avec l’argent des autres …

        1. bibi

          La constitution pour les politiciens n’est qu’un torche cul, vous pourrez y écrire tout ce que vous voulez dedans ça ne les empêchera de la fouler au pied.
          Quant on voie comment les traités régissant le fonctionnement de la BCE ont volé en éclats, il faut être bien naïf pour croire qu’un bout de papier appelé constitution puisse arrêter le socialisme.

        2. Deres

          Notons bien au passage que le système français constitue une double peine pour ceux qui respectent la loi et donc un double gain pour les fraudeurs et les escrocs. En effet, ne pas déclarer un revenu par exemple permet à la fois d’éviter les prélèvements confiscatoires sur ce revenu et de continuer à bénéficier des allocations sous conditions de ressources. Et l’instauration de minimum (vieillesse, santé, etc) fait que pour des salaires faibles, autant ne jamais cotiser car on finira de toute façon au minimum théorique. La non sanction des fraudes (de type non déclaration de concubinage comme notre président au hasard) est encore plus incitant à ce type d’oubli.

          Le cas Taubira très récent est aussi un bon exemple de ce type de magouille où une habile utilisation de ses proches donne droit à un logement aidés à un ministre de la justice … Chercher l’erreur.

      3. Val

        @sam « CE TRUC NE FONCTIONNE PAS etc  » : franchement ce n’est pas le genre de réalité qui les arrête … en fait , ils en ont juste rien à cirer , de savoir si ça fonctionne ou pas . Tant que ça rapporte des voix et le pouvoir . Bref , on y aura droit . Ca va être coton pour faire bosser les feignants , on va même les importer. la France , un grand Calais à ciel ouvert en perspective .

        1. sam player

          Oui c’est parfaitement possible. Ce qui est effarant c’est que certains libéraux supportent cette idée tout en sachant qu’avec 500E on ne peut as mettre fin aux autres aides (CMU, Logement).

          On parle de la Finlande en devenir mais il y a un gros fail en cours avec le revenu de base… en Alaska : bientôt zéro en 2020.

          http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/01/05/20002-20160105ARTFIG00085-l-alaska-mine-par-la-baisse-du-petrole-reinstaure-l-impot-sur-le-revenu.php

          1. theo31

            Koenig libéral, quelle vaste blague. Il est étatiste et jacobin.

            D’autant que le RU n’empêchera pas le clientélisme et la démagogie en proposant en d’augmenter régulièrement les montants alloués comme le font Le Pen, Mélenchiasse et le faux facteur avec le smic.

            1. sam player

              Ouais mais si tu dis ça on va te dire que tu fais de la ségrégation parmi les libéraux… les libéraux ne font qu’un nom de dieu !

      4. sam00

        En plus de ne pas marcher (comment un tel Frankenstein le pourrait-il d’ailleurs), j’imagine déjà les effets tout de suite nommés pervers :

        Partons du principe revenu de base de 800€/mois pour tous (grands patrons, salariés, chomeurs, sdf … oh wait comment va-t-on leur donner au sdf? pfff baste). On prend le travailleur moyen à disons 2500/mois … hop, le voilà qui passe à 3300€/mois et bienvenue dans la tranche d’impôt d’au dessus
        Et autres joyeusetés …

        De toute façon, c’est dans l’air du temps, comme faire joujou avec la monnaie et les taux d’intérêts. J’ai dans l’idée que ce truc va être mis en oeuvre comme indiqué dans le rapport du CNNum page 182:

        « 1)Dans un premier temps, il s’agirait de verser le RSA automatiquement à tous ceux qui y
        ont droit. D’après l’Observatoire des non recours aux droits et services, le taux de non
        recours au RSA est extrêmement élevé (1/3 pour le RSA socle, et 2/3 pour le RSA activité),
        ce qui représente une “non dépense” de 4 milliards d’euros environ. Un versement
        automatique du RSA semble assez simple à imaginer : dès lors que les employeurs
        communiquent tous les trois mois (et bientôt tous les mois) une déclaration sociale
        nominative à l’URSSAF, le salaire des employés apparaît. Ces informations, d’ores et déjà
        transmises aux services fiscaux (pour la pré-déclaration de l’impôt sur le revenu)
        pourraient ensuite être communiquées à la CAF afin qu’elle calcule pour les
        individus/foyers concernés le montant RSA dû.
        2) Ensuite, il s’agirait d’individualiser le RSA, ce qui suppose conjointement une
        individualisation de l’impôt sur le revenu.
        3) Dans un dernier temps, il s’agirait de rendre le versement du RSA universel. Cette dernière
        étape est à envisager à plus long terme, car sa mise en œuvre implique de simplifier le
        paiement de l’impôt sur le revenu (paiement mensualisé et in fine prélèvement à la
        source) »

        J’ai comme dans l’idée que le point 3 ne sera jamais réalisé dans son universalisation mais que par contre le prélèvement à la source aura bien été mis en place …

        1. Bonsaï

          Il faut parfois savoir se projeter un peu dans le futur et ne pas toujours répéter les anciens schémas. L’histoire est finalement une succession de paliers.
          Pour exemple, La Finlande devrait expérimenter dès cette année le principe d’une allocation de base versée à tous les citoyens, dont le montant serait de 1000 euros.

          1. sam00

            Je n’ai rien contre l’idée de me projeter dans le futur … mais j’aime aussi regarder le passé 😉

            Et quand on regarde bien, on se rend compte que cette idée est une vieille lune socialiste datant de plus de 150ans … Bastiat là démontait très bien déjà à son époque même si on parlait juste de rémunération équitable pour tous quelque soit le travail mis en vente (à lire dans propriété et loi):

            « À cet égard, le Luxembourg nous a présenté récemment un spectacle fort extraordinaire. N’a-t-on pas entendu, en plein dix-neuvième siècle, quelques jours après la révolution de Février, faite au nom de la liberté, un homme plus qu’un ministre, un membre du gouvernement provisoire, un fonctionnaire revêtu d’une autorité révolutionnaire et illimitée, demander froidement si, dans la répartition des salaires, il était bon d’avoir égard à la force, au talent, à l’activité, à l’habileté de l’ouvrier, c’est-à-dire à la richesse produite; ou bien si, ne tenant aucun compte de ces vertus personnelles, ni de leur effet utile, il ne vaudrait pas mieux donner à tous désormais une rémunération uniforme? Question qui revient à celle-ci: Un mètre de drap porté sur le marché par un paresseux se vendra-t-il pour le même prix que deux mètres offerts par un homme laborieux? Et, chose, qui passe toute croyance, cet homme a proclamé qu’il préférait l’uniformité des profits, quel que fût le travail offert en vente, et il a décidé ainsi, dans sa sagesse, que, quoique deux soient deux par nature, ils ne seraient plus qu’un de par la loi.

            Voilà où l’on arrive quand on part de ce point que la loi est plus forte que la nature.

            L’auditoire, à ce qu’il paraît, a compris que la constitution même de l’homme se révoltait contre un tel arbitraire; que jamais on ne ferait qu’un mètre de drap donnât droit à la même rémunération que deux mètres. Que s’il en était ainsi, la concurrence qu’on veut anéantir serait remplacée par une autre concurrence mille fois plus funeste; que chacun ferait à qui travaillerait moins, à qui déploierait la moindre activité, puisque aussi bien, de par la loi, la récompense serait toujours garantie et égale pour tous.

            Mais le citoyen Blanc avait prévu l’objection, et, pour prévenir ce doux farniente, hélas! si naturel à l’homme, quand le travail n’est pas rémunéré, il a imaginé de faire dresser dans chaque commune un poteau où seraient inscrits les noms des paresseux. Mais il n’a pas dit s’il y aurait des inquisiteurs pour découvrir le péché de paresse, des tribunaux pour le juger, et des gendarmes pour exécuter la sentence. Il est à remarquer que les utopistes ne se préoccupent jamais de l’immense machine gouvernementale, qui peut seule mettre en mouvement leur mécanique légale.

            Comme les délégués du Luxembourg se montraient quelque peu incrédules, est apparu le citoyen Vidal, secrétaire du citoyen Blanc, qui a achevé la pensée du maître. À l’exemple de Rousseau, le citoyen Vidal ne se propose rien moins que de changer la nature de l’homme et les lois de la Providence.

            Il a plu à la Providence de placer dans l’individu les besoins et leurs conséquences, les facultés et leurs conséquences, créant ainsi l’intérêt personnel, autrement dit, l’instinct de la conservation et l’amour du développement comme le grand ressort de l’humanité. M. Vidal va changer tout cela. Il a regardé l’œuvre de Dieu, et il a vu qu’elle n’était pas bonne. En conséquence, partant de ce principe que la loi et le législateur peuvent tout, il va supprimer, par décret, l’intérêt personnel. Il y substitue le point d’honneur. Ce n’est plus pour vivre, faire vivre et élever leur famille que les hommes travailleront, mais pour obéir au point d’honneur, pour éviter le fatal poteau, comme si ce nouveau mobile n’était pas encore de l’intérêt personnel d’une autre espèce.

            M. Vidal cite sans cesse ce que le point d’honneur fait faire aux armées. Mais, hélas! il faut tout dire, et si l’on veut enrégimenter les travailleurs, qu’on nous dise donc si le Code militaire, avec ses trente cas de peine de mort, deviendra le Code des ouvriers? »

            Bien des choses comme le revenu de base, la réduction du temps de travail, la manipulation de la monnaie, reviennent épisodiquement dans l’histoire … la réalité se chargeant alors de faire une douloureuse piqûre de rappel à la génération qui avait perdu la mémoire 😉

          2. sam player

            Bonsaï,
            1/ ne pas vouloir donner de l’argent à quelqu’un qui ne fait rien ce n’est pas être rétrograde, c’est juste de la logique. Je préfère faire des cadeaux à ma belle.

            2/ on pourra qualifier la Finlande d’exemple ou plutôt d’essai quand ça sera lancé car pour l’instant c’est encore dans les cartons.

          3. theo31

            Sachant que ça va représenter entre un quart et un tiers de la richesse produite du pays, où vont-ils trouver le pognon pour financer le bousin ? Les impôts et la dette vont exploser.

  11. Kazar

    Chic, chic, chic !!!
    Ils vont juste réussir à accélérer le désastre, qui semble désormais inévitable si l’on veut repartir sur d’autres bases, le changement par ou (des ?) réforme (s) étant de toute évidence impossible dans notre pays.
    La croissance par la consommation est un concept périmé, mais ceux qui savent à notre place ne l’ont toujours pas compris.
    La prochaine étape du changement économique est la dématérialisation de masse, mais qui ne créera que très peu d’emplois au regard de ceux détruits (dans les banques par exemple), et peu importe que ce soit bien ou mal, on s’en fout, c’est un fait, ce que ces « dirigeants » ne veulent pas comprendre :

    « Allant même jusqu’à recommander que l’automatisation soit utilisée en « soutien plutôt qu’en remplacement » de l’activité humaine (ben oui, suffisait d’y penser) »

    Donc, comme la France ne s’adaptera pas alors que les futurs emplois sont des emplois de plus en plus qualifiés (aux antipodes des « emplois sociaux » dans des secteurs associatifs, par exemple, qu’on ne peut plus financer faute de pognon), et que ces emplois supposeraient une sérieuse amélioration de l’instruction depuis le plus jeune âge, la création de conditions favorables aux entreprises, la suppression du financement public des syndicats, organismes paritaires et autres préfets « hors cadres » qui pompent les ressources du privé pour un résultat 0 ou carrément négatif, c’est mort !!!

    2016 sera décemment une année intéressante, car lorsqu’il n’y aura plus de pognon pour acheter la paix sociale, ça va tanguer.

    Je me marre rien qu’à l’idée de penser à tous les journalistes subventionnés et donc payés grâce à nos impôts qui iront pointer au chômage lorsque cette presse subventionnée licenciera pour survivre ou disparaîtra (un exemple au hasard, le journal l’Humanité).

    1. Peste et coryza

      Impossible.
      Sans les allocs pour acheter la paix sociale, c’est la guerre civile en France dès le lendemain !

      1. Kazar

        Et alors ? Quand il n’y aura plus d’argent, c’est ce qui se passera !!! Pour ma part, je fais tout pour en filer le moins possible aux rapaces du fisc. De toute façon, quand je vois que ça sert à effacer l’ardoise de l’Humanité à hauteur de 4 millions d’euros, ou à payer cet enc…de Don Barto, je me dis vivement que ça s’arrête.

        1. Royaumont

          Il n’y a plus d’argent. Pour l’instant, on masque le problème en demandant à Mario, le grand parrain, d’imprimer les billets nécessaires. Au point qu’un monétariste comme J-P Chevalier qualifie la masse monétaire de la zone euro de « létale ». Le tout est de savoir la durée du sursis.

  12. Bonsaï

    Et en même temps, c’est bien les français qui ont mis au pouvoir le petit dictateur joufflu !
    « Ce qu’ils veulent tous, avant tout, ce sont des protections. Plein de protection, de beaux capitons bien dodus, comme ceux qu’on met dans certaines cellules pour gens différents. »
    Alors qu’il était pourtant évident qu’un type aussi lisse, qui se présentait alors comme un recours face à l’affreux Sarko, ne pouvait que dissimuler une personnalité complexe, perverse, voire dangereuse. Les premiers éléments de son portrait psychologique instable nous furent livrés au travers de ses démêlés retors avec la gent féminine.
    Comment peut-on faire confiance à un personnage aussi trouble, qui avait toujours su passer habilement à l’arrière-plan, tout en ourdissant ses plans diaboliques et ses vengeances psychotiques.
    Argh !, il y a vraiment de quoi frémir dans les chaumières…

    1. Lorelei

      Mais!? il a dirigé pendant 10 ans le Parti Socialiste. Biberonné par Mitterrand, il traîne ses guêtres depuis 30 ans dans les couloirs de la politique. On a eu le temps de le voir se trémousser devant les écrans de télé.
      On savait qu’il ne serait pas à la hauteur pour gouverner, mais on ignorait qu’il commanderait une telle bande de …. (je ne trouve pas le mot à écrire, tellement on pourrait en mettre et des désobligeants)

        1. bibi

          Il n’avait aucune considération pour Cresson, Rocard, et leur a filé le poste de Premier Ministre.
          Si Mitterrand avait pensé que les français pourraient un jour tomber si bas au point d’élire Hollande il l’aurait cramé.

          1. Bonsaï

            Mitterrand avait au moins pour lui une certaine élégance culturelle, un raffinement dans le cynisme qui de manière indirecte, ne pouvaient que faire honneur à la France.
            Par contre avec l’Ahuri de Tulle, on a droit à un type qui ne sait même pas parler en public, qui bafouille constamment devant les micros, qui n’a aucune prestance à l’étranger. Pas de colonne vertébrale, aucune aisance et beaucoup, beaucoup de ressentiment et de refoulé…

      1. MCA

        @Lorelei – 8 janvier 2016, 11 h 33 min

        D’ailleurs lors des présidentielles, en lieu et place des promesses irréalisables, je pense qu’il serait beaucoup plus pertinent d’indiquer les noms des membres du futur gouvernement en cas de victoire.

        je suis sûr que ça en refroidirait plus d’un(e) à l’heure du choix (à « droite » comme à « gauche »).

  13. JiJiBé

    Mais ils ne s’arrêteront donc jamais.

    « Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C’est dire si dans ma vie j’ai entendu des conneries (et des khomri).
    M.Audiard

    Alaouite je te plumerai…c’était le bon temps. Bien avant que les marocaines deviennent friandes de maroquins.

  14. john

    Mais au contraire, le collaboratif’, c’est super !
    Hop Airbnb entre dans le jeu et collecte la taxe de séjour pour aider la Ville de Paris à acheter son champagne et ses petits fours (la taxe de séjour au tarif plein svp, pas de négociations pour ces amerloques qui uberisent nos zolis hôtels en France).
    C’est quand même super pratique pour la taxation des 60 000 logements proposés à Paris par la plateforme online, qui font de la capitale la 1ere destination touristique d’AirBnB.
    L’Etat dit merci, et AirBnB bientôt amené à transmettre la liste détaillée des loueurs-à-la-petite-semaine et leurs revenus complémentaires obtenus via la plateforme pour faire régner la justice fiscale urbi et orbi.
    Voila, yakapluka faire pareil pour toute cette économie collaborative subversive qui gangrène le tissu social du pays, et perverti le patriotisme fiscal du bon citoyen français.
    Amen.

    1. Aristarkke

      La conclusion de l’ article est bien trop optimiste sur l’ identité de qui paiera réellement les pots(de vin) cassés… Ce sera bien évidemment la Métropole (réduire les paies des fonctionnaires et des élus: trop puissant pour la fumette du rédacteur, ce qu’il utilise…)

      1. Patatrac

        La conclusion est à la mesure de ce que la presse peut se permettre d’esprit critique. Qui paye : la Métropole en tant que prêteur en dernier ressort, c’est évident, donc le contribuable. Et combien d’autres cas similaires à Mayotte en Métropole / DOM / TOM ? L’information est publique, rien n’est fait, cela frise l’absurde, presque kafkaïen…

      2. Pheldge

        A ce stade, je tiens à préciser que je n’ai plus aucune activité avec les collectivités locales, depuis plus de dix ans … pour les ceusses qui commenceraient à lancer des regards noirs dans ma direction 😉

  15. Résistant Valaisan

    « On ne peut pas se contenter de leur donner le RSI, très peu protecteur, sinon on va produire une génération de PRECAIRES »

    En fait, si on suit le raisonnement, le monde entier est précaire. Sauf peut-être les travailleurs cubains ou nord-coréens ?

    En Iraq, ou en Afrique, je gagnais un SMIC tous les trois jours. Mais pour les agences immobilières, c’ était « précaire », impossible de louer un appart en France ! (je vous rassure, j’ ai abandonné le fou projet d’ habiter en France. Depuis longtemps).

    Je connais d’ anciens légionnaires qui ont été médaillés en Afghanistan (pour vrais actes de bravoure, eux, pas pour de la branlette d’ officiers), auxquels on a refusé la citoyenneté française sous prétexte que « mais vous travaillez en Afrique pour des entreprises de droit australien ? C’ est trop précaaaaaaiiiiiiirrreeeeuuuuuuuh ».

    Les travailleurs suisses sont précaires aussi, je suppose ?

    En fait, la précarité, c’ est super-cool. 😎

    1. Peste et coryza

      3 Smic par jour, légionnaire… il ne manque plus que l’abonnement à Soldier of Fortune magazine. Êtes vous mercenaire ?

      Mercenaire n’est pas un boulot précaire ces jours ci… ce ne soit pas les conflits qui manquent.
      Même Bob Denard a cassé sa pipe à 78 ans… bon, la France l’a considéré comme une m*rde malgré les services bien utiles qu’il a rendu…
      Même les soudards du moyen age n’ont jamais connu le chômage : à défaut, ils créaient leurs propres emplois.

      1. Résistant Valaisan

        Peste et Coryza : heuille ! On dit « consultant en sécurité » 😛

        A savoir quand-même qu’ une grosse proportion de « soudards » modernes sont employés par l’ industrie des commodities… donc à l’ heure actuelle, pas la peine de vous faire un dessin….

        « 3 SMIC par jour », non, tout de même pas, même l’ Iraq en 2003 ne payait pas autant. Relisez….

        L’ exemple du père Bob est emblématique de ceux qui servent la France….. VS ceux qui s’ EN servent. Qui eux sont traités comme des rois.

        1. sam player

          Confondre 3 fois par jour et une fois tous les 3 jours : on comprend mieux la difficulté de P&C à conserver ses copines.

          1. Pheldge

            « la difficulté de P&C à conserver ses copines … » pourquoi, on l’a amputé des mains ? 🙂

              1. Beldchamps

                T’es pas un peu jeune pour la polonaise inversée ? Demande à Pheldge, c’est de son époque …

                1. Pheldge

                  Miss Beauty Fields, « do you let .uck hard ?  » rapport à « mon époque » et aux contorsions polonaises suggérées 😉

                  1. Beldchamps

                    Maître Pheldge, en bon matheur, vous avez certainement connu les calculatrices alors que P&C et moi n’étions pas nés. Au boulot l’initiation à la polonaise inversée, ça fait partie du bizutage, les anciens sont fiers de montrer leurs vieux engins ! ☺️

                    1. sam player

                      BDC tout petit j’avais une HP qui fonctionnait comme ça il me semble… et quand plus tard je suis tombé sur une Casio j’ai mis un moment à m’habituer. Le système permettait d’éviter les erreurs et de recalculer 2 fois.

                    2. Pheldge

                      ô sublime fleur des prairies, j’ai passé le bac avec la table de valeurs et la règle à calcul 😉 et ma fois je trouvais ça plutôt sympa. En prépa j’ai eu effectivement une HP 29 C, sur laquelle je fis mes premières armes de « programmation » …
                      Ma fine astuce « you let Puck hard » , rendue ambiguë par l’omission d’un caractère, n’a je le sais pas échappé à votre saga citée ( une pâle copine à la sombre saga africa chantée par un ancien joueur de balle )

    2. Taisson

      La vie est un phénomène «précaire », à cause de sa fragilité, et de son existence même, tellement improbable et avec des sources tellement diverses, que la notion de « précarité » en est indissociable…
      Et ce n’est pas cool, mais c’est comme ça !
      Lutter contre les « inégalités » contenues dans tout ce qui est vivant, c’est une des conséquences normales de la pensée matérialiste des collectivistes socialistes…
      L’évoquer seulement maintenant, pour des raisons uniquement électorales, démontre bien, s’il en était besoin, l’hypocrisie des dirigeants de ce courant, qui fouillent dans le fatras idéologique pour essayer de trouver un remède miracle pour abuser leurs militants…Et une quantité suffisante de crétins suiveurs.
      Le revenu pour tous représente tellement de possibilités idéologiques, comme la fin de l’idée de travail, de religion (malédiction divine : tu gagneras ton pain à la sueur de ton front) , la fin des échanges rémunérés, la fin de la propriété privée, bref, la fin de tout ce qui à fait fonctionner l’humanité jusqu’ à présent .
      Si l’on m’avait donné à peu près les deux tiers du salaire d’un ouvrier, dès le début de ma vie potentiellement active, il est évident que je n’aurais jamais travaillé !! ( Et pourtant, la vie m’a démontré qu’ en dépit de mes efforts, je n’ai jamais réussi à être un vrai fainéant !)
      La réalisation de la fourmilière idéale est en route, et ma plus grande surprise, pour moi, autodidacte, sans le moindre diplôme, c’est de voir tous ces intellectuels, universitaires surdiplômés n’en voir que le côté matériel, se demander combien ça peut couter, et même croire à des points positifs !!
      Il y aurait pourtant de beaux sujets de philo sur ce sujet !

      1. René-Pierre Samary

        Le revenu pour tous, c’est pourtant une idée à creuser.
        Si l’on part du constat que, dans un groupe humain, ceux qui ont un niveau suffisant pour vouloir développer leurs potentiels (intelligence + caractère + connaissances) représentent environ 10% de la population, le fait que se constitue de façon naturelle (par les résultats) une vaste classe de ceux qu’on appelait autrefois des esclaves, nourris, logés, blanchis, gratuitement, cela libèrerait les énergies latentes, qui s’emploieraient en toute liberté.
        Le financement de ce revenu pour tous serait insupportable ? Pas forcément. Le parasitisme étant déjà d’actualité, mais de façon officieuse, il serait peut-être plus économique de l’instaurer de façon officielle.

        1. Taisson

          Voila l’exemple parfait de ce que j’évoquais….
          – les 90% d’abrutis que vous supposez n’auront plus aucune raison d’essayer de s’améliorer, puisque ils auront un revenu..
          Leur nombre ne fera que de croître.
          – Le financement peut être pas insupportable mais un peu lourd tout de même pour les 10% qui restent…A supposer évidemment que la quantité de « solvables » ne s’effondre pas immédiatement, ce qui serait de toutes façons le cas, ne serait ce que par lassitude d’être les seuls à travailler !!
          Rien ne doit être obtenu sans contrepartie, c’est un principe indépassable si l’on veut faire fonctionner un groupe vivant.
          A moins que les bénéficiaires du revenu pour tous soient utilisés comme esclaves, pour toutes les tâches jugées indignes par « l’élite » ?
          Dans tous les cas, c’est bien la fin la société humaine telle qu’elle fonctionne depuis quelques millénaires!!

          1. René-Pierre Samary

            Ils n’auront aucune raison de s’améliorer, et leur nombre ne fera que croître…
            Est-ce aussi certain ? Dans une population, il y aura toujours ceux qui ont « the sense of achievement », et qui ne cherchent pas forcément la réussite dans l’aisance matérielle. Ils héritent, en grande partie génétiquement, de dispositions psychologiques qui les poussent dans ce sens.
            Rien ne peut être obtenu sans contrepartie. Oui, mais on peut inverser la proposition : rien le peut être perdu sans contrepartie. Ceux qui perdent la liberté (qui n’en sont pas capables, pas dignes) ont en contrepartie le confort du porc à la bauge, et ça leur suffit.
            A moins que…
            Mais le patron des lieux va couper la wifi… A plus tard.

            1. René-Pierre Samary

              D’un bistrot l’autre… ce n’est pas une sinécure.
              @ Taisson, suite et fin.
              « A moins que les bénéficiaires du revenu pour tous soient utilisés comme esclaves »
              Enlevez le mot, qui défrise. Pas de « tâches indignes », que des travaux nécessaires à la collectivité, qui peuvent être accomplies par tout un chacun, en restant au niveau des petites collectivités, plus ou moins auto-administrées. Un prof de philo peut aussi ramasser les ordures, de temps en temps (pour beaucoup, cela leur ferait du bien). Les bénéficiaires des revenus, ils feraient ce qu’ils voudraient, et c’est peut-être ainsi que se séparerait le bon grain de l’ivraie ; ceux qui accepteraient d’être entretenus à ne rien faire, et ceux qui n’accepteraient pas, parce qu’il leur resterait un peu d’honneur. Elite ou pas, il y aurait les citoyens, et les autres, payés pour n’avoir pas le droit de participer à la vie de la cité. Payés pour ne pas voter.
              Oui, ce serait la fin de la société telle qu’elle fonctionne depuis des millénaires… depuis deux mille ans plus exactement, depuis que le virus du christianisme a infecté le monde.

              1. scaletrans

                C’est fatiguant cette attribution récurrente de l’état de la société moderne au christianisme, alors qu’elle doit tout ses défauts -désormais irréversibles à mon avis – à son adversaire.

                  1. scaletrans

                    Ce que les bons auteurs appellent la Contre Église. Lisez-les. Ou tout simplement essayez de comparer les « principes » de la société actuelle avec l’enseignement de l’Église.

                  1. scaletrans

                    L’égalité devant Dieu, oui. Nombre de notions chrétiennes ont été complètement dévoyées. On se trouve maintenant face à « des idées chrétiennes devenues folles » comme disait Chesterton.

                    1. René-Pierre Samary

                      D’accord avec Chesterton. OK avec l’égalité devant Dieu. Mais quand Dieu est mort ? Reste le poison de l’égalité.
                      En Occident, Dieu est mort, même s’il est difficile de l’enterrer.

                  2. Pheldge

                    L’égalité, c’est une invention du christianisme, oui, c’est ça, et la fraternité, c’est une invention à Ségolène aussi ! 🙂

  16. Nomi

    Où l’on constate que l’état et leurs affidés ne lâcheront JAMAIS, rien, pas un liard, pour tout ce qui concerne la « sécurité » sociale (rires) et l’argent gagné par les entreprises.
    Ce programme de El Kohnery, c’est pour continuer d’abonder les caisses du RSI et les organismes de formation, alors qu’ils admettent ouvertement le « risque » de précarisation que font peser ces caisses sur les indépendants.

    Mais pas question de lâcher le grisbi. Ce sont des milliards qui sont prélevés et gérés par les syndicats, des milliards qui payent leur sinécure à tous les politiciens, hauts-fonctionnaires, et autres membres de commissions de pantouflage douillet.

    La mafia d’état ne connaît pas la crise, et le tiers-état peut bien ployer et crever sous le poids de ces 2 ordres: la « noblesse » (rires) d’état et le clergé syndical. Mais tant qu’ils ont à manger, les français ne réagiront pas.

  17. Woodi

    Il y a une évidence (au moins dans ce pays): ce n’est qu’au bout d’une corde que ces cerveaux intoxiqués cesseront de détruire la société.
    Mais bon, je n’ai pas dit que c’est ce qu’il fallait faire. Hein.

  18. Lib

    Juste une idée.

    Si le statut d’employé naît de la dépendance économique, ça signifie que toute la population devient fonctionnaire, non?

    1. John

      Ca fait peur. Dans ce cas, mes enfants risquent de me demander la requalification de nos liens familiaux en contrat de travail depuis plus de 12 ans…

      1. Pheldge

        Parce que ils ne t’ont pas encore fait le chantage de l’appel au « 119 enfance maltraitée, Numéro Vert » ? hein ? si c’est le cas, c’est que tu dois vraiment les mauvais-traiter ! 🙂

  19. MCA

    @H16 et tous ceux (celles) qui se sentent concerné(e)s

    Je suis également …. comment dire?….. perplexe pour rester gentil quand j’entends parler de  » revenu de base » qualifié aussi de « revenu universel »; ça me hérisse tout autant que vous.

    Cependant l’évolution de la société va dans le sens de la disparition d’un pourcentage plus ou moins élevé de travail, et ça ne fait que commencer. (Dans une de mes lectures il était question de 30% en moins!).

    Charles Sannat nous décrit très bien dans l’article suivant l’évolution qui nous attend :

    http://insolentiae.com/2015/12/10/la-transition-energetique-cree-peu-de-nouveaux-metiers-de-cadres/

    En partant du constat que chacun(e) d’entre nous n’a pas demandé à venir au monde, et qu’un fois né(e) notre nature nous pousse à vivre et nous reproduire, il faut bien des ressources.

    Pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de « bien naître » et en excluant l’euthanasie, on fait quoi au juste?

    J’avoue ne pas posséder la réponse, mais ça ne justifie pas de faire l’économie de la question et je vous invite tous et toutes à y réfléchir.

    1. Je pourrais revenir (dans un prochain billet ou commentaire) sur la bêtise économique du « le travail va disparaître parce qu’il sera pris par les robots, les IA, et tout le tralala. » C’est impossible (philosophiquement et logiquement). Bref, rassurez-vous, non seulement il y aura toujours du travail, et le revenu de base / garanti / universel / machinbidule est bien une aberration socialiste.

      1. MCA

        J’ai dit qu’une « partie importante du travail allait disparaître » et non pas « le travail ».

        Cela dit, bienvenu à votre article sur ce sujet.

        1. Peste et coryza

          +1
          Effectivement, c’est u des gros sujets pour les années à venir.
          La robolution fait peur à tout le monde.

        2. Nomi

          Du travail, y’en a toujours, et y’en aura toujours. Une preuve: plus les machines de production et de traitement de données se perfectionnent, et plus on a de boulot, et plus on est stressé!
          La vie, c’est du travail, tout bonnement.

          1. zelectron

            Bien sûr qu’il y a et y aura toujours une montagne de travaux à effectuer sauf pour une administration indolente, distraite et très occupée à la machine à café ou la photocopieuse, voire au local à balais . . .

        3. Val

          @mca il y en a plein de travail , bcp de jobs ne sont pas pourvus dans tous les domaines. L unique problème : inadéquation entre le coût de celui ci / service rendu . Le prix du travail est distordu à cause de la législation (par ex : smic) et les charges ubuesques.

      2. RBF

        Je peux vous aider à faire ce billet, je suis automaticien de métier. Je suis ce gros méchant qui supprime des emplois à la moto-pompe….

          1. RBF

            En remplaçant ces emplois par rien du tout, pensez donc. Personne pour entretenir les installations, personne pour appuyer sur les boutons, personne pour faire les études mécaniques et électriques, personne pour programmer, personne pour s’assurer que l’installation est sûre, et personne pour assurer le suivi de la production.

            Niemand !!!

            1. sam player

              Excuse RBF mais faut arrêter avec cette légende urbaine que l’automatisation crée autant d’emplois dans l’étude, la maintenance des automatismes etc… que ce qu’elle en détruit.

              On n’investit pas pour produire autant au même coût sinon ce serait un non sens. DONC comme il y a une baisse de coût elle est obligatoirement répercuté sur les prix de vente car la concurrence fera pareil.

              L’automatisation c’est surtout une baisse de prix qui libère du pouvoir d’achat. L’effet série n’a de sens qu’avec l’automatisation.
              L’achat d’une machine à laver nécessitait 1960 heures d’équivalent SMIC net en 1952, 160 heures en 1980 et 50 jeures maintenant… et on ne voudrait pas d’une machine à laver des années 50.

              Il y a d’autres raisons qui conduisent à automatiser mais au moins 80% c’est pour une baisse des coûts. Et la flexibilité induite et la sécurité des process c’est aussi inclus dans la baisse des coûts.

              1. RBF

                « Excuse RBF mais faut arrêter avec cette légende urbaine que l’automatisation crée autant d’emplois dans l’étude »

                Personne n’a dit que l’automatisme ne détruisait pas d’emplois, et surtout pas moi qui suis dans le métier. L’automatisation détruit avant tout DES MÉTIERS COMPLÈTEMENT RÉBARBATIFS, DANGEREUX ET DÉBILES. Et quoi que vous puissiez en dire, cela créé d’autres formes d’emplois.

                Votre exemple de machine à laver, franchement, il me fait sourire. Autrefois les machines à laver duraient 20 ans, la mienne a été réparée NEUF FOIS en moins de 5 ans. Connaissant l’éléctro-technique, je sais très bien que c’est possible à faire de nouveau. Et que certains seraient à mettre le prix fort pour avoir ce matériel, sauf qu’il n’existe plus.

                1. René-Pierre Samary

                  Reste à savoir quel est le niveau de QI nécessaire pour postuler à ces « autres formes d’emplois », RBF.
                  Ce que vous appelez des « métiers débiles » sont souvent des emplois adaptés à ceux qui les exercent. On part souvent de la fausse idée que les gens qui exercent ces métiers s’en plaignent. En fait, comme le montre Eysenck dans « L’inégalité de l’Homme », beaucoup de gens aiment leur travail, aussi « débile » qu’il paraisse à ceux qui le jugent indignes d’eux-mêmes… et qui communiquent leur mépris pour ces tâches peu valorisantes, ce qui est le pire. L’expérience confirme les statistiques. Beaucoup de gens aiment leur métier, pour diverses raisons, et ce ne sont pas toujours des cons.

                2. sam player

                  RBF
                  Ne fais pas celui qui n’a pas compris. ce n’est pas la première fois que tu défends l’automatisation avec cette légende que la somme des emplois créés autour de l’automatisation (incluant les opérateurs, maintenance, étude) compense les emplois détruit par cette même automatisation.

                  Perso je pense qu’avec le reste de l’industrie c’est un jeu à somme nulle, voir positif pour l’emploi, et ce par la baisse des coûts. C’est le système réglementaire qui handicape la création d’emplois, le flux, pas le stock.

                  Je suis d’accord avec René-Pierre et l’emphase que tu as mis sur « les métiers débiles » montre bien la haute estime dans laquelle se tiennent les automaticiens en général car ils donnent vie à des tas de ferraille alors que cette vie a été donnée bien avant eux lors depuis les avant projets. Ils ne font que mettre en musique une partition écrite bien avant eux.

                  On me reproche souvent de ne pas avoir d’empathie,(je pense plutôt que j’ai une empathie sans émotion, voire sans sentiment) mais je perçois et comprends très bien qu’un éboueur (mettre ici tous les métiers que tu considères comme débiles) puisse être attaché à son métier simplement parce que c’est dans ses moyens, comme un automobiliste peut être attaché à sa voiture qui a 20 ans, car elle est dans ses moyens. Souvent d’ailleurs quand on voit aux infos des salariés menacés de perdre leur travail « débile » on sent que c’est déjà sentimental même si c’est le coté alimentaire qui transparaît en premier. D’ailleurs ceux qui se lancent dans la reprise de leur entreprise sont conduits par un sentiment, plus que par la raison.

                  1. sam player

                    Oops, j’ai oublié les machines à laver.
                    Ce débat sur les machines qui duraient plus longtemps avant a été débattu à de multiples reprises lors du billet sur la fameuse obsolescence programmée. Ces un biais de perception, le biais du dernier survivant.
                    D’ailleurs le nombre de machines vendues (MALL 2.63 millions par an) par rapport au parc (26.7 millions) donne une durée de vie (donc moyenne) de 10 ans (source GIFAM) sans compter les nouveaux foyers et les renouvellement sans panne.

                    Sinon, étonnant de la part de quelqu’un du métier de ne pas connaître les courbes de défaillance au cours de la vie des produits. Perso une machine qui tombe en panne dans les 6 premiers mois je suis sûr qu’elle durera plus que la moyenne.

                    Toi 9 fois en 5 ans.. fait s’interroger sur l’utilisateur ou le réparateur.

                  2. RBF

                    @sam player, 10/01/16 9h00

                    Sam, je le répète, je n’ai jamais dit que l’automatisation ne détruisait pas d’emplois, ou alors je t’invite à retrouver le message dans lequel j’aurais dit cela et à me le mettre en pleine poire. Je tente simplement d’expliquer que cela n’en détruit pas autant que certains aimeraient nous le faire croire.

                    Et parallèlement, cela a permis de réduire les coûts, de pouvoir permettre à tout le monde de s’acheter une voiture, une TV, un ordinateur… Maintenant presque tout le monde va à l’école, donc à mon sens, ce n’est plus le rôle pour la plupart d’entre nous que de mettre toujours le même boulon dans le même trou un million de fois par jour. Avec les accidents que tout cela comprenait.

                    Cela a évolué et c’est tant mieux. En Suisse par exemple, pays dans lequel je travaille, quasiment plus aucun citoyen n’accepte de faire des métiers comme ça.

                    N’y vois pas là un manque de respect de ma part pour ces personnes qui font ces métiers, tu ne me connais pas, et je ne suis pas du tout ce que tu imagines. Ce ne sont d’ailleurs pas ces personnes que je traite de « débiles », mais bel et bien les métiers qu’elles font.

                    Je donne peut-être de la vie à des tas de ferrailles comme tu dis, de la même façon que des écrivains, philosophes ou encore acteurs vont nous pondre des navets (l’équivalent de ton tas de ferraille dans l’industrie).

                    1. sam player

                      Merci pour les coûts car là est le principal.

                      PS: je n’ai jamais dit que tu avais dit qu’il n’y avait pas de destructions d’emplois. Mais tu avais dit à au moins 2 reprises que les emplois se compensaient poste pour poste à l’intérieur des filières concernées. Merci pour le correctif.

                      PS1 : tas de ferrailles n’est pas péjoratif. Je suis dans les équipements industriels aussi. Dans le lourd.

                      PS2 : je n’ai pas de console 😀

        1. zelectron

          @RBF 12H03
          … et vous êtes imperméable à l’humour ou l’ironie?
          voir le comment H16 du 9 janvier 2016, 11 h 21 min et le mien du 9 janvier 2016, 11 h 29 min
          D’autre part j’ai passé quasiment les 10 dernières années de ma carrière à fabriquer des robots industriels de production . . .

          1. Pheldge

            zelectron , je vais te dénoncer comme « potentiel terroriste » ! j’ai des preuves , je cite « vous êtes imperméable Allah uh moor, wa Ali ronih »
            Allo Cazeneuve, c’est combien pour une bonne dénonciation ? 🙂

            1. zelectron

              Pheldge, on peut s’arranger, non ? je sais que tu n’est pas corruptible et donc je t’offre 30 deniers* pour tes bonnes œuvres et accessoirement ton silence de bienveillant ripoublicain 🙂
              * frappés dans un atelier secret du tiers-monde tout exprès pour le ministère de l’intérieur dont l’infâme est . . .

            2. Pheldge

              je ne suis pas corruptible … disons que je suis « way above your paygrade » (au dessus de tes moyens 😉 )

  20. kekoresin

    Magnifique prose ponctuée délicieusement d’onomatopées enjouées.

    J’ai le temps de lire mais pas trop de répondre aux commentaires savoureux. Pourquoi? Ben parce que j’ai un salarié en arrêt pour cause déprime passagère de quelques mois et que je rame pour deux au fond de la mine, avec en prime des petits certificats à remplir pour être bien sur que mon entreprise ne soit pas à l’origine de ce désordre mental. J’ai également les USSaf qui me contrôlent, bizarrement en concordance avec mes velléités de libertés sociales qui cadrent assez mal avec l’état d’urgence. Ces gestapistes en chaussons NF me redressent, entre autre, pour ne pas avoir verser de 13ème mois à mon personnel de nettoyage, ce qui n’est inscrit ni au contrat, ni aux conventions collectivistes de merde. Mon cabinet d’expert comptable n’y comprend rien et en a marre de se bastonner avec ces résidus de capotes staliniennes. D’après eux, il semble qu’il y ait quelque chose de personnel dans tout ça. Tu m’étonnes John! Vu mon profil, ces enculés préfèrent s’adresser uniquement à mon comptable pour ne pas risquer un accident genre coup de 12 en plein nettoyage (pour la préméditation vous comprenez).

    Enfin bref, entre l’administratif qui me fournit assez de matériaux pour mettre un gymnase aux normes BBC, le boulot qui me fait côtoyer des clients de plus en plus enjoués et mon personnel que je dois dorloter à coups de mutuelles obligatoires et qui n’y comprend rien, mes journées ressemblent à d’interminables cassages de cailloux inutiles dans la taïga socialiste. Dès que je peux, je ferme le bouclard et m’en vais vivre sur mon petit capital (du moins ce qu’il en restera après ponction rectale de ces sangsues redistributives) jusqu’au début de ma mort. Un potager, des poules, une chaise longue pour compter les feuilles des arbres, une bonne réserve de spiritueux et des aides sociales pour grosse feignasse alcoolique.

    1. MCA

      Ne pas oublier une plage de sable blond et fin sous les cocotiers avec une mer à 28°C, les doigts de pieds en éventail sirotant une planteur ou un ti’punch, lunettes de soleil sur le nez pendant que le préposé fait griller sur le BBQ un vivaneau agrémenté d’une sauce chien et légumes pays.

      Demandez à René-Pierre, il sait de quoi je parle.

      Courage Mister Keko, on n’a que deux vies, la première pour faire fortune et la seconde pour en profiter.

      1. René-Pierre Samary

        Cher MCA, ta description sent un peu le rêve de garçon coiffeur, ça ne me ressemble pas. Je déteste les plages, n’ait aucune sympathie particulière pour les cocotiers, et je préfère le lomito au vivaneau. Le bateau n’est pas pour moi synonyme d’évasion façon carte postale, mais un moyen de mettre de la distance avec les canailles qui jacassent, en plus un bel objet, et un moyen de transport. Cela dit, tu sais très bien que les doigts de pieds en éventail, sur un bateau, c’est un songe. On n’arrête pas de bosser… gratuitement.

        1. Pheldge

          « sur un bateau on n’arrête pas de bosser…  » je suis trop émotionné que je vais en pleurer des larmes de la tristesse du cœur 😉 t’as pas des kleenex ?

      1. Pheldge

        A la lecture attentive des post du Camarade kekoresin, j’ai cru comprendre qu’il préférait , pour l’instant, s’offrir des petits moments de plaisir , en consommant le dit carburant avec la modération qui convient à son humeur du moment, plutôt que de thésauriser …

    2. kekoresin

      Merci à tous pour ces bonnes recettes de bonheur. Mais n’ayez crainte, la déprime n’est pas de mise. Ces petites tracasseries du Reich français ont plutôt tendance à me faire pousser des canines bien aiguisées, prêtes à s’enfoncer dans les petits mollets tendres de grattes papiers haineux.

      En tout cas je saurai me trouver un petit coin de paradis car mes exigences sont modestes: être le plus loin possible de petits bureaucrates dans un endroit où la distillation est encouragée par la population locale que je souhaite pas trop nombreuse, un peu de pêche, un peu de chasse, une cheminée qui balance des particules fines en crépitant de joie, une connexion internet pour suivre H et ses mignons, une cuisinière à bois pour faire les recettes de René-Pierre.

      1. René-Pierre Samary

        Cuisinière à bois ? Disons plutôt, une cuisinière qui ne soit pas de bois, rieuse et ardente au déduis. Quant aux recettes, il y a des tas d’ouvrages qui traitent de la question. Perso, je reste fidèle aux classiques, les autres sont trop fatigantes.

        1. Pheldge

          « Perso, je reste fidèle aux classiques … » au vu des critères de sélection que tu énumères au fil des billets, je ne vois guère que « Mademoiselle Mamin » qui rassemble toutes les qualités requises … 🙂

  21. tnoki

    J’aime bien ce blog en phase avec mon refus de voir l’Etat s’immiscer dans ma vie. Mais je n’ai pas envie non plus de buter sur des clochards à tous les coins de rue et donc je comprends la nécessiter de les aider. Alors du coup moi l’ « abomination économique et philosophique » du revenu universel m’intéresse comme moyen de virer tout ce maquis insupportable d’aide publique. J’insiste: ça ne vient pas en plus, ça vient en remplacement – une seule aide unique comme filet de sécurité en échange d’une liberté totale au dessus. Plus de smic, plus d’interdiction de licencier, plus de myriades de fonctionnaires épluchant des autorisations de RSA que seuls 50% des personnes en droit de le toucher arrivent à fournir, etc. Creusez un peu le sujet, c’est bizarrement une mesure libérale plus que socialiste…

    1. « comme moyen de virer tout ce maquis insupportable d’aide publique »
      C’est ce qui est vendu sur le paquet. Mais c’est de la publicité mensongère : ça ne remplacera jamais le reste, pour des raisons sociétales, administratives et politiques. Et c’est une mesure réellement socialiste en essence.

      1. Duff

        Je suis content d’enfin le lire. Simplifions d’accord mais laisser aux mains des politiques un revenu comme le smic ou autre c’est la porte ouverte à la démagogie et donc à la surenchère socialiste. Je suis contre le revenu universel ou l’impôt négatif : même négatif ça reste un impôt donc sujet aux désidératas des politiques. Dans le fonctionnement institutionnel français qui encourage des politiciens de carrière, ça ne peut que très mal se terminer.

        1. tnoki

          Oui le contrôle par le politique est un problème à régler avant d’envisager tout revenu universel. Il y a plus d’électeurs pauvres que d’électeurs riches donc plus de bulletins dans l’urne au total pour un politique qui augmente le RU. Il faut couper les ailes du politique en définissant une règle calculant le RU automatiquement, sans donner la possibilité au politique de changer cette règle. Déjà si on interdisait au politiqe de faire un budget en déficit, l’équilibre du budget doit se traduire en équilibre gain/perte du RU/impôt, et même peut-être en équilibre de voix ? Ce qui est certain est que le système capitaliste provoque une accumulation qui creuse par construction les inégalités, et donc finit donc toujours par aboutir à une phase de « reset » par le sang et les larmes, à travers une guerre ou une révolution. Il y a là quelque chose de nouveau à inventer, quelque chose qui permette de faire courir à nouveau le renard libre dans le poulailler libre sans que les poules se révoltent.
          C’est un sujet trop vaste pour un commentaire de blog. Mais ça me faisait trop de peine de voir ce site tellement connu pour son discernement et son objectivité 🙂 dire que le RU est une abomination économique et philosophique – c’est trop primaire comme niveau de pensée, trop comparable à la réaction d’un CGTiste à qui on demande de travailler le dimanche pour sauver des emplois.

          1. René-Pierre Samary

            « Il y a plus d’électeurs pauvres que d’électeurs riches donc plus de bulletins dans l’urne au total pour un politique qui augmente le RU. »
            D’où ce que je suggérai : le RU, mais ceux qui en bénéficient perdent leur droit de vote. C’est utopique, je sais, ce retour au une forme de cens.

          2. sam player

            Bah oui, si on ne veut pas se faire piquer du pognon pour qu’il soit donné à des gens qui branlent rien, on est vraiment primaire…

              1. Pheldge

                C’est pas « golo golo » dans la chanson, c’est « amba laba » … enfin si j’ai bien deviné 😉
                Et si c’est juste pour te piquer la ruche, tu peux faire ça partout.

                    1. Bonsaï

                      @ Sam Player 6:02
                      Faudrait apprendre à prononcer les langues étrangères, Mr. Je Sais Tout Tout le Temps : ce n’est pas Golo Golo, mais N’Golo N’golo…

  22. Pheldge

    T’as refait le plein de mauvaise foi pour la nouvelle année mon poto ? le mot primaire est utilisé … euh … mouais ! bon si tu veux 😉 j’avais pas compris son commentaire ça comme, je l’avais pris pour de l’ire honnie 🙂

    1. sam player

      As-tu remarqué que sur pas mal de sites et depuis un moment il y a de la part d’intervenants sortis de nulle part ce type de message soft avec 10 lignes qui les feraient prendre pour des libéraux… puis 3 lignes qui valident le RU ou RB comme moindre mal et une avancée sociale simplificatrice et que si t’es pas ouvert à cela t’es un néandertalien ?.

      1. Pheldge

        « As-tu remarqué … » non, parce que, figure-toi que j’ai une vie en dehors de poster des commentaires ici : je vois ma chère et tendre, je joue de la guitare, je fais ma tambouille, un peu de sport … donc je ne lis que peu de blogs et irrégulièrement les commentaires. Ah oui, j’oubliais, une fois de temps en temps, je travaille un peu … mais, avec modération !

        Ceci dit, bien emballée, l’idée va séduire beaucoup de monde, comme le socialisme quand il vend le bonheur pour tous dans la joie et l’allée grecque !
        J’hésiterai donc à parler de « trollage massif » des sites libéraux ou de droite, je pense que certains ne prennent toujours pas le temps de réfléchir et se laissent berner une fois de plus.

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