IA, Robolution, ces emplois qui ne seront pas perdus

Tiens, ça y est : après le jeu d’échec en 1997 avec Deep Blue, c’est au tour du jeu de go de compter DeepMind, un autre ordinateur, parmi ses maîtres : le 27 janvier, un programme informatique vient de battre un joueur professionnel de go. Au-delà de l’aspect ludique, on comprend qu’une nouvelle étape dans l’intelligence artificielle est franchie. D’ailleurs, s’agit-il encore vraiment de jeu ?

En réalité, la victoire de DeepMind (qui avait déjà amusé le monde en écrasant il y a quelques mois toute une série de jeux vidéos ‘Atari’) est tout sauf anecdotique puisque, de l’aveu même d’experts du domaine, on n’attendait pas ce moment avant encore une décennie. Peut-être la rivalité commerciale entre Facebook et Google (dont est issu ce dernier calculateur prodige) a-t-elle permis un gain de temps considérable, et peut-être les estimations du progrès permanent en intelligence artificielle ont été un peu trop pessimistes, ou ont sous-évalué le caractère exponentiel des gains de performance et de finesse des mécanismes mis en place…

Et même si battre le meilleur joueur mondial de go reste encore à faire, il n’en reste pas moins que les premiers retours d’expérience de cette confrontation donnent des perspectives intéressantes : pour Fan Hui, le joueur qui a joué contre DeepMind, « l’ordinateur joue comme un humain », ce qui révèle un changement profond dans la façon dont les programmes de ce genre sont maintenant conçus : il ne s’agit plus d’opposer une sèche et phénoménale puissance de calcul à l’intuition humide et l’approximation toute biologique dont font preuve les humains. Pour qu’un professionnel ne voie plus la différence entre un programme et un joueur humain, c’est bien que les concepteurs de DeepMind ont réussi à simuler ou programmer de façon convaincante les caractéristiques essentielles d’un comportement humain, dans un cadre certes extrêmement borné, mais néanmoins suffisamment complexe pour qu’on ne puisse plus évacuer la réussite d’un revers de la main en la réduisant à une simple utilisation de la force brute.

Du reste, cette prouesse vient confirmer les avancées énormes des ordinateurs dans le domaine de l’intelligence artificielle et dans leurs progrès en matière d’ « apprentissage profond« , de mise en relation de différentes informations dans leur contexte et une certaine forme d’intuition. Watson, d’IBM, avait ainsi prouvé une capacité remarquable à mettre en rapport de vastes quantités d’informations pour répondre aux questions du jeu Jeopardy dans lequel il avait battu de façon presque humiliante ses opposants humains.

À l’évidence donc, l’intelligence artificielle progresse. Et c’est donc sans surprise qu’il ne se passe plus guère un mois sans qu’un nouvel article ne pointe les évidents problèmes que ces progrès, ainsi que ceux concernant la robotisation, vont provoquer dans les sociétés humaines : c’est sûr, avec tous ces robots qui font le travail pénible et toutes ces intelligences artificielles qui feront le reste, l’humain n’aura plus qu’à disparaître tristement dans un bain de larmes amères. Forcément.

J’exagère ? À peine. Pour certains, l’arrivée des robots, de l’intelligence artificielle, de l’impression 3D va provoquer la disparition de 5 millions d’emplois dans le monde. Pour d’autres, à commencer par Stephen Hawking lui-même, l’humanité est en train de signer sa perte avec ces inventions diabolique. Ou quasiment.

Mais voilà : aussi effrayantes, et, sur le plan journalistique, aussi médiatiques soient ces funestes prédictions, elles sont globalement fausses. Sur le plan économique, l’intelligence artificielle et la robotisation apporteront, comme les précédentes révolutions, de vrais bénéfices palpables à toute l’humanité. Oh, bien sûr, dans le cauchemar des experts, les robots, devenus intelligents, peuvent réaliser toutes les tâches que les humains réclament ; le chômage explose, et les humains, n’ayant plus rien à faire, deviennent fou après une partie de scrabble de trop ou meurent neurasthéniques.

innovation

Ce cauchemar est bien évidemment à côté de la plaque. En effet, en substance, trois grandes directions peuvent apparaître.

Dans le premier cas, ces IA continuent à servir les humains. Tant que les humains ont la possibilité de commercer entre eux, la nature et la puissance des IA n’entre pas en jeu directement. Tout au plus, ces mécanismes subtils influeront sur le type de commerces, leur fluidité ou les modalités qu’ils prendront à l’aune de cette ère nouvelle. Autrement dit, la nature des travaux, des emplois, des biens et des services change profondément, mais le commerce et les emplois existeront toujours.

Dans le second cas, la distinction même entre humains et IA tend à disparaître progressivement (par couplage de l’un et l’autre). Autrement dit, la distance entre les ordinateurs et ceux qui les pilotent, qui n’a cessé de se réduire depuis le milieu du XXème siècle en passant de milliers de kilomètres à quelques centimètres avec nos smartphones et autres tablettes, finit par se réduire à zéro. Dans cette hypothèse, la distinction entre IA et humain est inutile puisque, assez rapidement, un humain ne sera considéré fonctionnel que s’il dispose d’une interface avec une ou plusieurs IA.

Ceci peut paraître très futuriste, mais notez que de plus en plus de voix s’élèvent déjà pour faire passer internet dans les droits fondamentaux. Or, aussi mièvre cette proposition puisse-t-elle être, elle démontre cependant qu’un nombre croissant de personnes a pris conscience de l’importance d’être connecté. Au passage, les éternels pessimistes qui pleureront sur le sort des plus pauvres qui ne pourraient pas se connecter devront noter la pénétration remarquable des téléphones portables et des liaisons internet même dans les pays les plus pauvres ou dans les peuplades les plus reculées. Une humanité entièrement connectée n’a d’ores et déjà rien d’utopique.

Mais en tout cas, dans ce cadre, on voit mal pourquoi les différences de comportements, de besoins, d’envies qui forment la base du commerce et donc, de l’emploi, viendraient subitement à disparaître. Des humains « augmentés » ne seront pas moins demandeurs de produits et de services spécifiques à leurs désirs aussi variés qu’eux-mêmes.

Le dernier cas est la suite logique du premier : les IA, augmentant en puissance, gagnent finalement en autonomie pour se détacher complètement des humains (si tant est que le second cas, le mélange homme/machine, n’a pas déjà pris le pas). On peut alors verser dans le pessimisme facile de l’écrasante majorité des dystopies de science-fiction et croire que le premier but des IA sera de réduire l’humanité en esclavage. On peut aussi se demander pourquoi diable des IA qui nous auraient tant dépassé intellectuellement s’embarrasseront de nos petits problèmes alors que l’univers est vaste et n’attend qu’elles. Prêter aux IA les mêmes goûts du pouvoir, de la recherche de la perfection, du désir de destruction que nous, c’est leur accorder non pas des pouvoirs intellectuels supérieurs, mais plutôt égaux voire inférieurs.

Plus logiquement, des créations douées d’une intelligence si supérieure à la nôtre n’auront probablement pas ni envie, ni besoin de commercer avec nous. Et dans ce cas, nous continuerons, humains, à remplir nos besoins et nos désirs humains au travers des méthodes qui ont fonctionné depuis la nuit des temps. Là encore, on voit mal pourquoi l’emploi disparaîtrait. En pratique, ce dernier cas a peu de chance d’arriver tant le second paraît bien plus probable.

Enfin, il reste le cas que certains croient délicat de la transition entre la société industrielle du XXème siècle et cette ère nouvelle de robots intelligents à gogo. D’après ceux-là, le choc sera trop dur : trop de robots, trop intelligents, trop vite, et donc du chômage, des frictions, des Luddites et la misère pour tous… Comme je l’expliquais dans un précédent article, il n’en sera probablement rien : cette révolution a déjà commencé, depuis un moment même, et tout montre qu’on la vit d’autant mieux qu’on fait confiance aux individus plutôt qu’aux structures étatiques pour s’adapter.

Évidemment, là, la France et, de façon générale, les sociale-démocraties obèses ont un gros handicap. Mais le problème, on le comprend, vient de ces structures de sociétés, pas de la technologie en elle-même.

Et quelque chose me dit que c’est même cette technologie qui nous affranchira des lourdeurs de ces mammouths.

artificial intelligence natural stupidity

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires185

    1. JuJu

      J’ai toujours du mal avec cette idée, qui a gagné?la machine ou les 50 ingénieurs qui la programme depuis 12ans?
      Quel est la proportion d’apprentissage autonome?quel est son besoin en maintenance matériel/logiciel?
      Cette histoire me fait un peu penser au turc mécanique, et à toutes ces tâches informatique infaisable par la machine…j’avais vu un documentaire la dessus, et fait quelques recherches.
      Des fois je me demande si c’est pas juste un leurre toutes ces histoires

      1. « qui a gagné?la machine ou les 50 ingénieurs qui la programme depuis 12ans? »
        Aucun des 50 ingénieurs n’aurait battu le joueur professionnel. Même à 50 contre lui, ils ne seraient pas plus parvenus à le battre. C’est donc bien la machine et non eux qui a gagné.

        « Quel est la proportion d’apprentissage autonome? »
        Probablement 100% (ou pas loin).

        1. Pat

          D’ailleurs l’homme n’est pas allé sur la lune, il n’a fait qu’y être transporté. C’est le module lunaire, lui-même aidé par une fusée, qui y est allé.
          Rendons à César…

          1. Ah bah non justement. Il n’y aurait pas eu les humains à bord, le module n’aurait rien fait (pas assez de puissance de calcul à bord).

            1. Pat

              Ah, ben, justement. La machine qui a gagné la partie de go n’aurait rien fait (même pas joué la partie) sans ses « assistants » humains, qui lui ont tout fourni, y compris entre autres les données à analyser lui permettant de faire ses déductions dans le bon sens.
              Cet machine « intelligente » n’est rien de plus qu’un outil déductif puissant. Et j’insiste sur le mot OUTIL.

              1. Non justement. Les assistants humains n’ont pas joué à la place de la machine ; pour tout dire, c’est plutôt eux qui étaient les outils de la machine dans ce cas-là.

              2. Pat

                Ou encore, pour en remettre une couche : on ne peut pas parler d’intelligence sans parler de compréhension et donc de conscience. Votre super machine ne « sait » pas qu’elle a joué (et gagné) une partie de go (et cela même si elle vous affiche un beau message « j’ai gagné la partie de go »).

                1. Pat

                  Concernant votre dernière réponse, elle est de ce niveau-là : « c’est bien le marteau qui enfonce le clou, celui qui manie le marteau n’est que l’outil ».

                  1. Le marteau n’enfoncera pas le clou de sa propre volition. L’ordinateur, une fois lancé, gagnera, ou perdra la partie indépendamment des opérateurs.

                    Tout ce que vous alignez comme remarques montre que vous ne saisissez pas la nature du phénomène en jeu, et notamment les ordres de complexité qui rentrent en ligne de compte ici. Vos images sont amusantes, mais sont tellement caricaturales qu’elles dénaturent complètement ce qu’elles sont censées illustrer.

          2. Pheldge

            De toutes façons, l’homme, il est jamais été sur la Lune, cé débobards tout ça ! cé comme la terre qui serait ronde , n’importe quoi !

    1. Bonsaï

      Il est vrai que pour les amateurs de science-fiction, il suffit de lire ce qui a été écrit dans ce domaine au 20ème siècle pour avoir une perspective assez globale de tous les cas de figure envisageables.
      Et il y a de quoi faire, si on n’oublie pas toutes les nouvelles d’auteurs connus qui ont publiées dans les revues américaines…

      1. zelectron

        la SF a ouvert des champs infinis à cette époque, ce fut une fête incroyable de l’esprit . . .
        mais aujourd’hui hélas si il n’y a pas une (ou plusieurs) scènes érotiques pour ne pas dire plus d’insipidités, le bouquin ne se vend pas . . . en mal d’inspiration ?

        1. Nomi

          Accessoirement, les mangakas nippons ont dessiné nombre de bd pleines de réflexion intéressantes et assez inspirantes sur les robots, la cybernétique, et tout ce que cela sous-tend comme question philosophique sur la nature de la conscience et de l’être humain. Les américains ne sont pas les seuls à avoir exploré ces questions, en fait ils s’y sont mis à peu près en même temps.

          1. zelectron

            « La bande dessinée japonaise (surtout est très peu présente dans le monde francophone avant 1978 » et quant à sa pénétration aux USA, ce n’est pas avant les années 70. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Manga )
            la SF reste sans commune mesure d’une richesse sans comparaison avec les mangas même si ceux-ci s’en s’inspirent ce n’est que très partiellement.

            1. Nomi

              Sans doute, mais ils n’ont pas attendus que leurs bd percent en occident pour les publier chez eux, et ça a commencé bien avant 1970: Osamu Tezuka et son Astro Boy, ça a commencé en 1952.
              Cela dit, merci de faire un rappel aux faits que je n’avais pas réalisé.

  1. Bonsaï

    D’ailleurs, il faut souligner que le terme « intelligence artificielle » a été très mal choisi par des techniciens peu au fait des subtilités du langage. Le terme d’intelligence vient du latin « intelligere », qui signifie « comprendre ».
    Or, la machine ne comprend rien, elle ne fait qu’exécuter des programmes.

    1. RBF

      « Or, la machine ne comprend rien, elle ne fait qu’exécuter des programmes. »

      C’est juste. La machine finalement, n’est que le reflet de celui ou celle qui l’a programmée. Une machine automatisée, elle peut vous sauver la vie comme elle peut vous couper en rondelles sans aucune autre forme de procès.

      Raison pour laquelle la présence humaine reste indispensable. Je sais que je ne vais pas me faire que des amis en disant cela, mais la robotisation/automatisation ne détruit pas autant d’emplois comme on se plait à le dire à certains endroits.

      1. « La machine finalement, n’est que le reflet de celui ou celle qui l’a programmée »
        Ce n’est plus vrai depuis 20 ans. Renseignez-vous.

        1. RBF

          Alors je vous prie de bien vouloir m’expliquer, ou de me donner des liens. Je suis dans le métier et donc, cela m’intéresse au plus haut point. Je ne voudrais pas me laisser dépasser par les événements.

          1. D’une part, la plupart des grosses applications d’IA sont basées sur des programmes qui s’auto-écrivent en grande partie ; la réalisation des liens profonds (allez voir les liens correspondants dans Wikipedia, typiquement) est drivée par l’apprentissage direct par l’exemple, pas programmée (et encore heureux, le travail serait dantesque et voué à l’échec). D’autre part, cela fait des années que plus personne n’est capable d’expliquer exactement, a priori, le résultat de la plupart des grosses applications d’IA ; on peut diriger les résultats obtenus, les sélectionner (algos génétiques sur des réseaux de neurones, typiquement) mais on ne peut pas dire : on a obtenu ça parce qu’on a programmé spécifiquement ce genre de comportement.

            Il y avait plusieurs articles parus récemment dans lesquels des équipes de Google Deepmind (si je ne me trompe pas) expliquaient qu’ils n’essayaient plus d’expliquer les résultats obtenus depuis longtemps. Même les résultats « standards » de google search, sans être aléatoires (et pour cause), observent des lois si complexes que personne n’est capable d’expliquer précisément pourquoi un lien arrive avant un autre (à l’exception de ceux qui sont « rattrapés » par le service humain – marketing généralement).

            Qq liens qui corroborent (directement ou indirectement) :
            http://googleresearch.blogspot.be/2015/06/inceptionism-going-deeper-into-neural.html
            http://searchengineland.com/meet-rankbrain-google-search-results-234386

            1. RBF

              « D’une part, la plupart des grosses applications d’IA sont basées sur des programmes qui s’auto-écrivent en grande partie »

              Rassurez-moi, vous n’êtes pas sérieux ?

                1. Deres

                  Le problème actuel est au contraire que ces « IA » ne déduisent pas de règles claires au sens où les humains les utilisent. C’est un des axes de travail, actuel d’arriver à faire sortir des règles explicites par les IA. C’est aussi une limitation importante d’utilisation des IA dans le domaine de la sécurité, car on n’est pas certain qu’il va couvrir tous les cas dangereux, en particulier si il y a contradiction.

              1. tabbehim

                RBF, dans les quelques cas de réseaux de neurones que j’ai touché, ceux qui fonctionne par apprentissage peuvent écrire une partie de leur logique décisionnelle seuls.
                dès lors qu’on pousse dans la recherche dans le domaine, on arrive à des cas de programmes où l’opérateur humain donne l’ossature et les fonctions principales du systèmes, et les détails se font avec le REX de la machine.
                Vous pouvez consulter ce qui se fait dans le domaine sur automatica. je pense que vous pourrez vous amuser 🙂

                1. RBF

                  Vous êtes aussi informaticien si je ne m’abuse. Avez-vous des logiciels qui programment à votre place ? Parce que personnellement, sauf votre respect, je n’ai jamais entendu parler de tels logiciels.

                  1. Eh bien faites un tour de l’état de l’art. Vous pourrez découvrir que des bouts de code apprennent à coder, tous seuls (en brainfuck par exemple). En réalité, le champ de l’apprentissage de la programmation est assez vivant :


                    http://www.primaryobjects.com/2013/01/27/using-artificial-intelligence-to-write-self-modifying-improving-programs/

                    etc… (ces deux exemples ci-dessus sont triviaux – au sein des gros labos d’IA, on va beaucoup plus loin).

                    Notez que je parle de programmes qui programment et se programment seuls. Vous avez glissé sur « des logiciels qui programment à ma place », ce qui est différent de mon propos.

            2. Pat

              C’est toujours la même controverse : ce n’est pas parce qu’un résultat est inattendu ou surprenant ou impressionnant, même pour le ou les concepteurs de ces programmes, que la machine a fait preuve « d’intelligence ».

              1. Non, justement, ce n’est pas « la même controverse », notamment parce que vous, comme n’importe qui d’autre, ne serez pas capable de définir ce qui constitue l’intelligence.

                1. sam player

                  Merci h16, j’allais le dire et heureusement j’ai rafraichi la page avant d’écrire.
                  Pau de gens se posent effectivement la question de savoir ce qu’est l’intelligence. Ca dépend de beaucoup de paramètres. Une idée peut être une preuve d’intelligence dans une situation et être complètement con dans une autre. Et donc ce n’est pas uniquement une histoire de compréhension mais d’adaptation. Les sociopathes sont d’ailleurs souvent intelligents car leur raisonnement n’est pas biaisé par leurs émotions ou sentiments et n’ont rien à faire de l’image qu’ils renvoient.

                2. Bonsaï

                  Pour l’instant les mots ont le sens que les locuteurs leur confèrent. Pour l’instant les moteurs de recherche et les logiciels encyclopédiques tels que Wikipédia sont encore sous contrôle humain.
                  Mais si demain les intelligences artificielles prennent le pouvoir et se mettent à transformer et à imposer le sens des mots, comme certains textes de science-fiction le présagent, ce sera forcément au départ avec la complicité et/ou la bienveillance de leurs créateurs/opérateurs humains !

                3. Iskanderkul

                  Bonjour
                  Si vous n’êtes pas capable de définir ce qui constitue l’intelligence, vous ne pourrez pas non plus l’encoder dans un programme ou l’implanter dans un robot pour le rendre aussi (ou plus) intelligent qu’un humain, n’est-ce pas ?

                  1. On peut très bien ne pas savoir définir et être parfaitement capable de reproduire. C’est ce que l’humanité a fait pendant des centaines d’années avec la pharmacie, la chimie, la physique. On ne savait pas définir ce qui faisait que la sauge permettait de faire passer le mal de crâne, mais on était parfaitement capable de l’utiliser.

                    Là, c’est pareil. Définir « intelligence » est parfaitement accessoire. On vise simplement à obtenir le même comportement extérieur : étant donné une situation, on veut telle réaction de la machine, cette réaction étant aussi proche que possible de l’humaine (ou meilleure). C’est tout. Et ça marche très très bien.

                    1. gameover

                      Oui on ne sait toujours pas ce qu’est la gravité mais ça ne nous empêche pas d’envoyer des sondes dans l’espace.

                    2. gameover

                      Coïncidence, on annonce aujourd’hui 12/02/2016 que l’on vient d’observer des ondes gravitationnelles lors de la collision de 2 trous noirs. Reste plus qu’à trouver le graviton et à confirmer que la gravité est une déformation de l’espace temps, ce qui expliquerait que des particules sans masse sont elles aussi déviées…

          2. Cata

            Etudiez le cas de Sort, le premier ordinateur thaumaturgique. Beaucoup pensent qu’il n’est pas intelligent, bien qu’il croie l’être.

      2. lafayette

        « mais la robotisation/automatisation ne détruit pas autant d’emplois comme on se plait à le dire à certains endroits » … Bisousnours et cie.

        On sait très bien que la durabilité des automates est bien meilleure que les appareils produits. Comme quoi on ne cherche pas à réparer des automates, ni à réparer le produit fini. On cherche juste à produire plus, plus vite et moins cher.

        L’évolution n’est pas néfaste en soit si elle n’est pas une course aux l’investissements irraisonnables au détriment des salaires. Avec le même volume d’investissement on peut faire vivre plus de monde.

        1. RBF

          Un automate, cela ne se répare pas, c’est immortel. D’ailleurs cher Lafayette, si les composants de l’électro-ménager étaient les mêmes que ceux utilisés dans l’automation, votre lave-linge durerait au minimum 30 ans.

          1. sam player

            ….. et le lave vaisselle couterait 5000 euros et on le mettrait à la poubelle au bout de 10 ans alors qu’il est en état de marche mais plus up to date.

            1. RBF

              Faux.

              Je répare moi-même mon électro-ménager, avec des composants qui ne me coûtent qu’une poignée de centimes en plus.

              Mon lave-vaisselle, si je je vous le vends le double de son prix, vous faites l’affaire du siècle.

              1. sam player

                Et tu te dis du métier…
                Les composants électroniques des automates (les cartes) subissent en sortie de fabrication des cycles d’étuvage-refroidissement et un déverminage, une tropicalisation et des cycles test en conditions réelles… et ceux qui en sortie de chaîne ne sont pas dans une tolérance serrée sont mis au rebut…
                Rien à voir avec les composants électroniques de l’électroménager. Et les composants mécaniques des équipements industriels c’est itou. On parle de facteur de service… remember.

                Arte s’était attaqué dans un reportage aux composants électroniques des télévisions, dont les platines condensateurs des télévisions SAMSUNG qui ont une nette tendance à chauffer et à claquer (en général les télés claquent au mois de septembre-octobre à cause justement des condensateurs). Ils disaient qu’il suffirait que Samsung mette des condensateurs à 2.5E au lieu de 50cents pour que le problème disparaisse… sauf ce qui n’est pas dit c’est qu’il y en a 8 ce qui fait 16E en plus dans cette zone et 10% du prix de la télé en sortie de fabrication… sans compter que pour des raisons logiques il faudrait upgrader tout le reste.

                Tes ‘faux » sont vraiment ridicules.
                Et on ne compare pas de la mécanique avec de l’électronique pure.

                1. MCA

                  Je connais très bien le problème SAMSUNG pour avoir eu le problème et l’avoir traité moi-même sur conseil des techniciens de réparation d’un grande enseigne que je ne citerai pas.

                  Le problème des condensateurs des télé SAMSUNG concerne la partie alimentation de la télé et est dû au fait qu’ils équipent leurs télés de condensateurs électrochimiques avec une tension trop faible.
                  Certains condos chauffent et finissent par péter au bout d’un certain temps.
                  Si on ne les change pas assez rapidement, c’est la carte alim qu’il faut changer.

                  Il suffit de changer 3 ou 4 condensateurs avec cette fois une tension d’alimentation adaptée et le tour est joué pour la vie de la télé.

                  Mais ils sont excellents les ingénieurs SAMSUNG, je leur tire mon chapeau.

                  La télé est garantie 2 ans et elle tombe en panne au bout de 2 ans et 3 mois. Le coût des pièces à changer est dérisoire mais l’intervention technicienne est hors de prix si vous le faites faire, ce qui se traduit pour le commun des mortels par une reprise de l’ancienne télé et un avoir sur une nouvelle télé…SAMSUNG au hasard!

                  Et pour le fun, j’avais conseillé cette télé à un ami, et bingo! la sienne est tombée en panne au bout de deux ans et
                  3 mois également, j’ai ressorti les instruments et c’est reparti comme en 14.

                  Cela dit ils ont eu un procès aux US pour cette pratique, j’espère que depuis ils ont compris mais je leur fais confiance pour avoir trouvé une autre astuce.

                  Les composants électroniques sont de différentes qualités et c’est tout à fait compréhensible.

                  En haut de la pyramide on trouve les composants pour satellites (difficile d’aller réparer là haut) et le prix n’est pas un problème.
                  Ensuite les composants militaires
                  Ensuite les composants des systèmes de sécurité (ascenseurs etc..)
                  Et pour finir le bas de gamme pour le grand public.

                  Dans ce domaine comme dans tant d’autres, la qualité est une question de prix, mais la haute qualité en électronique coûte extrêmement cher, pas question de mettre des composants qualité « satellite » dans des machines à laver; d’où les ennuis récurrents avec l’électronique grand public.

                  1. sam player

                    Pareil j’ai réparé une de ces télés (famille) vieille de 5-6 ans et je me doutais que c’était l’alim puisque dès que la télé était OFF en hard il était très difficile de la remettre en route… puis c’était devenu impossible. J’avais mis un coup de sèche cheveux sur la platine et la télé avait redémarré. J’ai changé les 8 condos ceux du secondaire, mais aussi ceux du primaire. Certes en utilisant des condos avec un voltage plus haut ça le fait mais le problème vient du fait qu’ils sont situés de part et d’autre d’un radiateur de dissipation des transistors de puissance et que ça chauffe à mort dans cette zone, rançon de l’épaisseur de la télé. Mais c’est sûr que ça reclaquera.
                    Depuis j’ai vu qu’ils vendent la platine en grande surface pour 70 euros et même les condos séparément pour 15 euros !

                    1. MCA

                      Pour les condos, il suffisait de changer ceux qui étaient gonflés, par paresse j’ai laissé les autres.. :o)))

                      Moi je les ai eu à 1ct d’euro pièce et pas au détail, par barrettes de 10 !!!!…. LOL

                      Le Con-sommateur porte bien son nom!

                2. RBF

                  « Rien à voir avec les composants électroniques de l’électroménager. »

                  Pourquoi donc je te prie ?

                  « Ils disaient qu’il suffirait que Samsung mette des condensateurs à 2.5E au lieu de 50cents pour que le problème disparaisse… »

                  Ben tu vois, sans même le vouloir tu touches le fond du problème, toutes mes félicitations. Car figure-toi que beaucoup seraient prêts à mettre 4 ou 5 euros de plus pour avoir de la qualité.

                  Tu peux me soûler autant que tu veux avec tes tropicalisations, déverminages et autres conneries. La carte d’une machine à laver non tropicalisée et non déverminée vaut déjà plus de 100 euros, et elle est dotée d’une puissance tout simplement ridicule. Un automate d’entrée de gamme ne vaut guère plus cher.

                  « Et on ne compare pas de la mécanique avec de l’électronique pure. »

                  Merci Einstein, ce n’était pas du tout ce que j’étais en train de faire.

                  Au fait, sais-tu que l’automatisme ne se résume pas qu’à une CPU ? Et que derrière, il y a des moteurs, des vérins, des relais, des vannes, des pompes and cie ?

                  Rigolo va.

                    1. RBF

                      Nan, pas cette nuit, normal je n’étais pas chez moi ! Eh puis par téléphone ou sur Facedebouc, tu reconnaîtras que ce n’est pas terrible ! 🙂

                    2. gameover

                      @RBF
                      « Car figure-toi que beaucoup seraient prêts à mettre 4 ou 5 euros de plus pour avoir de la qualité….

                      Je vois que vous n’avez rien compris et ne connaissez pas les chaînes de défaillance.
                      1- Ca ne sert à rien d’upgrader la qualité dans un coin si c’est pour que ça lâche dans un autre et alors l’upgrade ce ne sera pas 4 ou 5 euros mais 30 ou 40 euros pour 1 ou 2 ans de plus en moyenne.
                      2- D’autre part vous oubliez le coeff multiplicateur entre prix de revient et prix de vente (la marge est de 50% dans ce business et les 30 ou 40 deviennent 60 ou 80 auxquels il faut rajouter le coeff de garantie : en électroménager on compte 10% pour les 2 premières années.
                      3- Si MIELE vend ses machines à laver 1000 euros c’est déjà parce que le prix de revient est supérieur à celui de marque VEDETTE. En 2ème lieu il y a une prime à payer pour la bonne image de marque mais elle est toujours garantie que 2 ans (en france) et si vous voulez une garantie de 10 ans c’est 300 euros en la prenant directement sur leur site ce qui abruptement nous donne statistiquement un taux de défaillance de 30%, mieux mais pas très loin du taux moyen de défaillance de 42% sur le parc.

                      4- Sinon le prix de revient d’une carte de commande d’une machine c’est moins de 15 euros : si vous la payez 100 c’est que les coeff sont de 4 ou 5 et bien souvent plus dès qu’un grossiste a racheté tout le stock du fournisseur, ce qui arrive dès qu’il n’y a plus de garantie contractuelle à assurer mais uniquement la disponibilité légale des pièces.

                      5- C’est moi qui avait soulevé ci-avant le fait de ne pas comparer de la mécanique (une machine) avec de l’électronique pure (ton automate immortel)
                      D’ailleurs depuis que les programmateurs électroniques ont remplacé les programmateurs mécaniques il y a beaucoup moins de problèmes et au contraire ça a permis l’affichage de code de défaut : combien d’interventions évitées ou de machines mises au rebut à cause de la pompe de vidange qui était juste bloquée. Mais il y aura toujours des problèmes mécaniques ou électromécaniques sur l’électroménager : une résistance ne durera jamais 10 ans minimum, ni un bouton, ni un adoucisseur, ni une électrovanne, ni une pompe de cyclage et il y aura toujours les tuyaux des pressostats bouchés.

          2. lafayette

            ‘votre lave-linge durerait au minimum 30 ans.’ exact. Mais il ne serait plus d’un design à la mode…. pourquoi ne pas changer seulement la façade ?

            Mais bon soyons pragmatique la vrai question c’est que l’on forme peu de super « métier » du futur en espérant sournoisement que ces ingénieurs multi-normes vont disparaître en nombre suffisant par de simple loi statistiques et que l’on oubliera avec le temps que la machine à remplacé des centaines de personne pour un coût bien supérieur…

            Moralité:
            Avec de l’argent on détruit le monde aujourd’hui.
            Et sans argent on le reconstruira demain….

            1. lafayette

              Et le mot de la fin c’est qu’un simple vendeur de cacahuète sera capable de remplacer une pièce non réparable, même si à la base c’est un super système hyper hautement technique.

              Autant dire la migration de l’emploi avec la fiabilisation des outils va vers une simplification et non vers une migration.

              1. lafayette

                comme d’ailleurs, tout les faucheurs du début du siècle qui ont été remplacé par de bon tracteur bien polluants. Et à qui on a filé un fusil comme récompense. Bel esprit de reconversion.

  2. Higgins

    Je viens de couper « l’esprit public » sur France Cu. On y traitait du même sujet avec une avalanche de poncif que seul l’exercice d’une sinécure bien rémunérée et à l’abri du risque permet d’affirmer à la face de la société sans avoir honte. Cette émission baisse de plus en plus.

    1. Pheldge

      Major, je vois qu’en bon militaire et bon légitimiste, on a un faible pour les medias officiels 😉 attends un peu, tu vas avoir ZE chaîne d’infos en continu « à la française » et tu vas pouvoir te régalien régaler 🙂

  3. robert

    Je comprends que selon vous, l’intelligence est un mélange de mémoire et de calculs, et que tout le reste en découle (plus on a de mémoire/capacité de calculs moins on est soumis aux mauvaises pensées (envies etc..)).

    La démonstration supplémentaire sur le jeu de GO montre simplement une amélioration de l’heuristique utilisée dans les nouveaux algorithmes (plus de brut force donc), certainement pas une capacité d’abstraction qui elle seule rendrait possible les hypothèses que vous exposez.

    Cela nous ramène à votre texte précédent sur le sujet mais n’amène toujours de réponse à la vraie question : une machine pourra-t-elle un jour démontrer sa capacité d’abstraction?

    Une petite remarque : si les humains doivent commercer avec les robots, dans ce cas précis nous n’avons aucune chance. Il suffit d’avoir de la mémoire, les informations disponibles et de compter vite (le trading haute fréquence est un bon exemple).
    Si le droit de propriété est accordé aux robots, le changement de société sera bien plus radicale que toutes les évolutions techniques supplémentaires (avec ou sans capacité d’abstraction) des robots.

    1. « selon vous, l’intelligence est un mélange de mémoire et de calculs, et que tout le reste en découle »
      Non. Heureusement.

      si les humains doivent commercer avec les robots
      … c’est qu’il y a intérêt pour les uns et pour les autres de le faire. Sinon, il n’y a pas commerce. Dès lors, le reste de la tirade ne tient pas la route. Les humains commercent-ils avec les fourmis ?

      1. Nomi

        Non, il s’en servent, c’est disponible à portée de main, et le miel des fourmis soutient tout à fait la comparaison avec notre miel d’abeille. Les autochtones n’ont pas encore évalué la possibilité de construire des fourmilières comme nous des ruches.

      2. robert

        Le commerce n’est qu’un échange de droit de propriété (que chacun ait un intérêt à le faire est évident et n’apporte rien au raisonnement).

        Le plus important dans le commerce est, donc, le droit de propriété.

        Un robot qui fait acte de commerce pour le compte d’un humain est un objet.

        Si il le fait pour son propre compte c’est qu’il a un droit de propriété, les conséquences seraient alors désastreuses pour les humains (l’exemple du trading haute fréquence me semblait clair pourtant).

        Je pense que vous sous-estimez largement ce point.

        En ce qui concerne la définition l’intelligence, pouvez-vous me montrer dans votre texte ce qui permet de penser autre chose que ce qui m’est venu à l’esprit ? Au travers de vos textes sur le sujet, il me semble au contraire que la définition que je propose n’est pas éloignée de la réalité.

      1. Pheldge

        Y’a des fois, des circonstances particulières dans lesquelles on doit reconnaître qu’on est dépassés : tu as déjà vu un vibro ? tu penses pouvoir rivaliser avec ? 😀

  4. albundy17

    Pas besoin d’IA pour remplacer un gros paquets de boulots, et c’est en marche, quand on voit une machine a fabriquer des hamburgers, ultra calibrée et propre contrairement aux humains, pour 20.000 $US, perso mon choix est déjà fait.

    Un truc rigolo, serait une prise en main par un simple algorithme de survie, d’une imprimante 3D pouvant découler sur un scenario « réplicator »

    1. Nomi

      comment ça les zumins sont pas propres?? C’est vous le malpropre! De plus, l’aseptisation généralisée nuit finalement à nos capacités immunitaires. Trop de protection tue la protection, les bactéries c’est la vie, il faut laisser vos gamins patauger dans les bacs à sable, et boire de l’eau de ruisseau non chlorée bordel!

      1. albundy17

        Entièrement en accord avec vous nomi, ce n’est pas une raison pour avaler les excréments des autres (sauf déviances scato évidemment)

        1. Nomi

          Juste ciel! Qu’ai-je dit qui aurait donné cette idée?? Cela dit, y’à bien des piafs et des mammifères pour boulotter une crotte par-ci-par-là, en guise de complément alimentaire riche en sels minéraux, voires des humaines pour boire leur urine en guise de pratique de santé auto-régulatrice, alors, tout est relatif, hein. Y’en a bien qui bouffent des putains d’escargots, tout baveux qu’ils sont! 😀

          1. Bonsaï

            Permettez-moi de faire l’interprète (à titre gracieux, je vous rassure).
            Je crois qu’Albundy visait surtout ces mains qui préparent des hamburgers (ou d’autres spécialités comestibles) sans avoir été lavées au préalable, Ce qui, convenons-en, est un pur scandale en plus d’être potentiellement dangereux ! 😀

            1. Nomi

              Voui, j’avais oublié que les règles d’hygiène élémentaires ne le sont pas pour tous…

              Incidemment, ça me rappelle cet employé de cuisine d’une grande cafétéria que je ne citerais pas, qu’on voit sortir des toilettes, et qu’on harponne au passage pour lui signaler qu’il ne s’est pas lavé les mains… imperturbable, il exhibe ses mains protégées de gants latex, comme preuve que ses mains sont donc bien restées propres… le hic, c’est qu’il ne les avait pas retirés pour pisser… consternation!

      2. kekoresin

        Boire au ruisseau risque fort de mettre ton système immunitaire à rude épreuve! Même en montagne avec une eau limpide, rien ne te dit qu’une carcasse de mouton n’est pas en train de pourrir depuis 2 semaine 200m en amont. Là mon ami, t’a intérêt d’avoir un bon stock de PQ!

        1. Nomi

          Quand je pars en vadrouille, je ne prends pas de gourde et bois régulièrement aux ruisseaux de ma cambrousse, riche en sources. Jamais eu de souci depuis 20 ans et +, chance? Je me rappelle d’une fois où un jeune compagnon de route avait émis des doutes, bu quand même, et chopé des espèce de boutons psychologiques, j’étais mort de rire, et je n’avais pour ma part pas de boutons, rien.
          Par contre je ne m’amuserais pas à ça en Inde ou au Congo!

  5. Nomi

    Perso, en amateur de bushcraft et plus particulièrement intéressé par les modes de vie traditionnels (lesquels comportent nombre de techniques pleine d’ingéniosité qu’on peine à trouver chez nombre de nos congénères, ingénieurs ou non), l’idée de ne plus pouvoir, à brève échéance, circuler en pleine nature sans qu’il y ait du satellite, du wifi et du gps partout ne me réjouit pas du tout.

    Cela dit, si un robot pouvait faire pour moi toutes ces tâches administratives et paperassières, ces saisies fastidieuses, ces mises à jour de base de données, de fiches produits et de prix, j’en prends 3 direct. Je pourrais enfin me consacrer à plein temps à des travaux vraiment enrichissants, sur le plan bassement capitaliste ET sur le plan de l’intellect spirituel à base de neurones qui se touchent en faisant pouic-eurêka-KWATZ!

    Vive les robots! Mais l’homme-interface, non merci, ce doit être la limite de progrès acceptable pour mon côté conservateur. Je vais devenir un nouveau type de réactionnaire, des clés USB oui, des prises-aux-poignets, non!

      1. Nomi

        Je ne parlais pas de ce genre de paperasse, mais plutôt de la paperasse contractuelle, commande, confirmation, facture, bons de livraison et 2 ou 14 exemplaires de la bonne couleur, avec les références et toussa, et à fournir par mail, par papier, par fax ou je ne sais quoi encore, argh!

        Cela dit, un robot qui remplacerait les ronds-de-cuir, opé 24/24h, soir et week-end, et faisant le boulot de 5 trous du cul sans faire de pause café toutes les 20 mn, y’a un concept à développer!

      2. MCA

        Je sens que je vais en convertir plus d’un aux joies du robotisme:

        Et un robot qui remplirait comme un grand les CERFA(s), ça vous dirait?

  6. kekoresin

    Je suis un grand fan de K Dick et sa vision de l’intégration homme-machine « intelligente » est passionnante. Cela dit, on a bien du mal à définir l’intelligence. La bêtise est plus simple, yaka allumer la télé vers 13h, 20h ou n’importe quand sur les chaines de désinformation continue. Bref, l’intelligence artificielle on en est encore très loin. On fait des machines qui s’adaptent à un environnement proche dans des tâches très précises. Mais ça s’arrête là. Quant à l’ordinateur quantique, c’est un serpent de mer pour théoricien du complot.

    Cela dit, les technologies s’affinent et bouleversent à un rythme croissant les bases de l’économie et de la société. Alors oui, les voitures ont remplacées les charrettes, mais les transferts de savoir et de fabrication s’adaptent aux nouvelles donnes. Reste la fabrication où les humains sont encore indispensables, ne serait-ce que pour puiser l’énergie dont sont friandes les nouvelles technologies. Mais là encore, les avancées sur les nanomachines qui pourraient transformer la matière brute en objets complexes sont étonnantes – des imprimantes 3D puissance 1 milliard. Mais même ici, on ne peut pas parler d’IA, juste une illusion due à la capacité d’exécuter des actions très complexes. Dans ce scénario, la notion d’argent et d’économie disparait, un monde à la Bradbury où les humains évoluent en dehors de tout concept d’échange commercial.

    Sur ce, il est l’heure d’aller me servir un bon jus de malt vieillit dans des tonneaux en bois d’arbre et élaboré par des humains en kilt 🙂

      1. kekoresin

        Le pinard, c’est obligatoire! Je suis un vrai patriote quand même 🙂

        Pour K Dick, « Do Androids Dream of Electric Sheep? » par exemple (Blade Runner), mais toute son œuvre transpire le transhumanisme et la place de l’homme dans un monde technologique avancé.

  7. zelectron

    JE PRÉFÈRE ÊTRE ROBOTISE QUE MORT !
    ceci représente l’alternative qui ne va pas manquer de nous échoir, n’en déplaise aux malthusianistes contrairement aux transhumanistes.

    1. albundy17

      Un récent brevet a été déposé par une firme canadienne concernant un implant oculaire supprimant toute les sortes de pathologies de la vue. Ca fait même zoom * 3.

      ça me laisse réveur

      1. MadeInCH

        Si tu PEUX rester, alors tu as le CHOIX de partir.
        Les autres devront partir, sans choix, dès que leur Migro-DATA sera dépassé.
        (Migro-DATA: Date limite donnée par la chaine de magasin Migro à la vente des aliments.)
        (En Suisse.)

  8. Aristarkke

    Tout ça sera bientôt dépassé par Quintessence de l’ Esprit, la future créature informatique made by French State powered by its custom OS… Vu la compétence habituelle de nos énarques, c’est comme si c’était fait…

    1. Nomi

      Ouais, nos lumières, au gouvernement, sont encore éclairées au bec benzène, mais ils croient qu’ils vont refaire tout l’Internet version made in France. Les cons, ça ose tout, etc!

  9. Higgins

    Ce que j’apprécie dans ce billet, c’est son aspect optimiste. Une des rares remarques intelligentes faites sur « l’esprit public » tout à l’heure a été de signaler qu’avant l’aviation, le métier de pilote n’existait pas et que celui de cocher, qui pourtant a existé durant des siècles, lui, a disparu. Tout y était résumé. Notre classe politique est tellement mauvaise que le seul discours qu’elle semble capable de tenir est celui d’un maintien ou d’un retour au passé. C’en est pathétique et insupportable. Il ne manque pourtant pas d’esprits ouverts mais ils sont totalement anesthésiés par la doxa officielle qui est l’outil principal mis en œuvre pour préserver les prébendes et les rentes.
    Le billet d’Eric Verhaeghe, bien qu’il ne porte pas directement sur ce sujet, s’en rapproche et est à lire: http://www.eric-verhaeghe.fr/la-sncf-pepy-et-le-gouvernement-profond/

    1. Nomi

      Je connaissais le principe des connivences, mais le décrire ainsi avec un exemple et des faits concrets, c’est juste hallucinogène! Mais je n’appellerais pas ça état profond, plutôt république bananière, république corrompue, pouah!

      Cela dit, vous avez raison de souligner l’optimisme dont on peut faire preuve sur le sujet du jour.

      1. Aristarkke

        Etat profond ne rend que très mal la situation qui se veut ainsi décrite. C’est plutôt l’ idée du coté obscur (et inquiétant) de la Force de l’infrastructure de l’Etat qui doit être souligné mais je ne trouve pas de solution simple à proposer pour cela.

    2. theo31

      C’est normal : il n’y a pas plus réactionnaire qu’un communiste. Il ne faut pas s’étonner du principe de précaution constitutionnalisé. En revanche, pour leurs expériences dégueulasses du style John Money, c’est à fond les manettes.

  10. tabbehim

    Moi, là où j’aimerais voir des IA, c’est dans la justice, officiellement, cette dernière doit être égale pour tous et aveugle. avec des IA, ça serait fait 🙂
    elle ne trancherait les fait et rien que les fait, en s’asseyant sur les préjugé ou les jugements politiques prônés ouvertement par certains juges….
    et avec la logique floue, qui permettrait de mettre des degrés de confiance dans les preuves, on limite sacrément les problèmes 🙂

    remplacer aussi un certains nombres de haut fonctionnaire me plairait, les robots seront plus efficace et ne feront pas de calcul politique ^^

    et dans la presse, ils feront des articles qui respecteront plus la charte de Munich en fournissant des informations brut complète et non tronqué.

    les systèmes liés aux réseaux de neurones et aux algorithmes décisionnaires peuvent permettre d’espérer des choses 🙂 ou de les craindre si on reporte aux intelligences froides nos dérives humaines.

    1. Higgins

      Navré pour vous mais votre raisonnement, si tant est que c’en soit un, est d’une stupidité sans nom. Pour les préjugés, vous en donnez un parfait exemple. En quoi votre vision des choses serait-elle plus juste face à un dossier délictuel que celle d’un magistrat professionnel (pour votre info, les concours sont ouverts jusqu’au 12 février. Ils vous attendent, allez-y). Celui-ci, quoique vous puissiez en penser, ne fait qu’appliquer les lois. Il y a trente cinq ans, si vous étiez reconnu coupable d’un meurtre, le juge que vous semblez vomir, se devait de vous condamner à mort À tort ou à raison, maintenant, c’est la prison à perpétuité.
      Je sais que vous n’irez pas le lire (fainéantise, manque de curiosité ou dogmatisme, je ne saurai trancher) mais Michel Huyette sur son blog' »Paroles de juges » évoque très justement la problèmatique de l’orientation politique des magistrats. Allez au moins lire ce qu’il en dit. Je suis personnellement plutôt heureux que la pluralité des opinions existe dans ce milieu comme dans les autres. L’uniformité crétinesque n’est pas mon fort. L’exercice et l’application du Droit ne se limite heureusement pas à une succession de code binaire. Allez assister à une audience correctionnelle ou à une session de cours d’assises, c’est assez éclairant. Les IA sont déjà plus ou moins au pouvoir avec les infractions à la réglementation routière et les contrôles automatiques (nous n’avons eu un échange avec Aristarque sur ce point il y a deux ou trois jours). On voit à quelle dérive ça nous mène qui, au passage, ne résoud aucunement l’épineux problème de la sacro-sainte sécurité routière. Bonjour l’arbitraire imbécile et la pompe à fric pour l’État. Notre administration est déjà championne dans ce domaine. Pas la peine d’en rajouter.
      Maintenant, je vous concède volontiers le droit de considérer que la Justice n’est pas assez sévère dans ce pays. Après tout, peut être faut-il donner 20 ans au lieu des 10 habituels. Je ne suis personnellement pas convaincu que la solution à nos épineux problèmes de société soit là mais pourquoi pas. Enfin pour abonder dans votre sens. Je considère que les peines requises en matière financière sont généralement ridicules mais dites vous bien que c’est avant tout la loi qui l’exige, pas les juges. Posez-vous alors la question de savoir qui a voté la loi et qui profite prioritairement de cette mansuétude.

      1. MCA

        Totalement HS

        Major, je brûle de vous poser la question suivante, vous qui avez des relations étroites avec la justice :o)

        Une des raisons de la suppression de la peine de mort était qu’elle ne servait pas d’exemple pour empêcher les crimes.

        Question :

        Pourquoi alors maintenir les condamnations en général puisqu’elles ne servent pas d’exemple pour empêcher les délits et les crimes?

        1. Higgins

          Très sincèrement, c’est là une bonne question en tout cas, je la considère comme telle.
          En ce qui concerne la peine de mort, il est bien entendu qu’elle ne peut être dissuasive que si elle est appliquée rapidement après la sentence. Faire poireauter, comme aux US, un individu 10 ou 20 ans dans le couloir de la mort avant de l’exécuter n’a pour moi aucun sens. Exécuter rapidement la même personne est délicate car il n’y a pas de retour possible en cas d’erreur. Pour ma part, j’y reste opposé mais je ne crois pas en une quelconque clairvoyance de zélites auto-proclamées en la matière. Pour simplifier, je dirai que c’est la vertu de la population qui doit seule imposer ce choix. C’est pour cette raison que je laisse les étatsuniens tranquilles sur ce sujet. Si ça se trouve, si j’étais citoyen américain, je serai d’un avis opposé.
          Après, pour les condamnations à de la prison, la question est de savoir à quoi cela peut-il servir. Il y a dans un premier temps la sanction face à une transgression manifeste d’un interdit quelconque. Je la crois indispensable et plus la faute est grande, plus importante doit être la sanction. En outre, sur ce dernier point, je crois que la loi se doit d’être plus dure avec César qu’avec la femme de César. Maintenant, sanctionner est une chose et réhabiliter la personne en est une autre. Après tout, sauf de rares exceptions, la personne condamnée sortira un jour. Il me parait donc important de préparer cette sortie afin d’éviter, autant que faire ce peut, une éventuelle récidive. Là, c’est nettement plus compliqué parce que les sujets concernés restent des êtres humains avec leurs faiblesses, leurs drames personnels, leurs lubies, leur intelligence, leur psychologie, etc,…. Sur ce point, je ne possède aucune martingale et personne ne détient une boule de cristal capable de lui montrer l’avenir. A titre purement personnel, j’ai confiance dans la confiance mais je sais que je m’expose, dans certains cas, à des déconvenues. J’en accepte le postulat parce que je le crois seul porteur d’avenir. Pour autant, la qualité d’une politique pénale se vérifie à partir de ses résultats. Le problème français ne réside pas là mais plutôt dans une société qui génère de plus en plus des comportements délictueux (l’exemple de la politique de sécurité dite routière est emblématique. La multiplication des radars et de la répression n’empêche pas la multiplication des transgressions de tout ordre. Le chemin suivi est donc mauvais).
          Enfin, je me méfie énormément de la doxa médiatique sur des sujets aussi sensibles. L’exercice serein de la Justice a besoin de calme et de temps. Les journaleux sont habiles à exciter la foule dans ce domaine en noyant les bonnes questions sous de vains et futiles débats assez creux. Dans une affaire très sensible des années 80, ils ont contribué par leur bêtise et leur malhonnêteté à ce qu’un homme, présenté comme suspect et quasi-coupable, soit in fine abattu par le père de la victime. Aucun n’a jamais été inquiété pourtant leur responsabilité est écrasante dans ce drame,

              1. MCA

                Merci pour cette réponse,

                j’y retrouve la même humanité que j’avais constatée lors l’une conversation avec le président de la cour d’assises de Bobigny il y a fort longtemps.

                1. Pheldge

                  ça me rappelle tout à coup, ces paroles du JAP, quand j’ai eu de la conditionnelle après ma seconde condamnation, pour meurtre aggravé : « tu n’es qu’une pauvre victime de la société de consommation et de la recherche du profit … »

          1. albundy17

            « je crois que la loi se doit d’être plus dure avec César qu’avec la femme de César »

            malheureusement, nous sommes en république bananière….

              1. Higgins

                Certes mais quand César est directement impliqué, vu son statut et ses prérogatives, il ne devrait s’attendre à aucune mansuétude. Dans l’armée des Indes, on dit toujours qu’une troupe est à l’image de son chef. Je regarde simplement l’état du pays et je tire mes déductions.

      2. Aristarkke

        Deux choses Major :
        -) il me semble que le propos de Tabbehim se voulait ironique ou grinçant, surtout avec les smileys de garniture…
        -) relisant mieux ma convocation pour dans deux semaines, je viens de constater qu’elle se proposait de statuer sur la majoration d’ amende qui m’a été appliquée de façon inique le 13 Octobre et non sur la contestation initiale de l’ infraction. Autrement dit, bien qu’ayant contesté cette infraction initiale au moins quant à l’ auteur indéterminé et indéterminable (photo accusatrice toujours non produite) dans les délais avec consignation itou, réponse dans les délais impartis(astucieusement raccourcis permettant à l’ accusation de prendre trois bons mois pour parfaire son accusation en vous laissant trois semaines maximum à décompter à partir de la date du courrier et non de sa réception), tout se passe comme si j’avais déjà été jugé coupable alors que je n’ai vu aucun juge pour l’ instant. Donc la procédure contradictoire prévue en cas de contestation de PV n’ a pas été respectée le moins du monde… Or là, la phase IA des pv automatisés est largement dépassée et on s’oriente de plus en plus vers de l’ extorsion de fonds en profitant honteusement de la force, monopole d’ état légal. Ceci par des acteurs en chair et en os et non des machines cybernétiques…
        Or sur ce dossier, je discerne bien que l’ os pour l’ Etat et ses sicaires est que la contestation porte sur la caducité incontestable du PV initial qu’il faut m’empêcher de mettre sous les yeux d’un juge parce que, tenu par le droit, il ne pourra pas en juger autrement ce qui entraînera la perte de la consignation pour l’ Etat, la nullité du PV entraînant la nullité de l’ infraction et l’ obligation de restitution de la consignation…
        Peut-être qu’une machine cybernétique aurait plus de rigueur dans l’impartialité???
        Peut-être aussi que la même dotée d’une programmation avec les programmes auto-évolutifs cités dans les commentaires serait finalement « plus pire » que l’ intervention humaine???

        1. Higgins

          Remerciez Talonette 1ère pour ce déni de justice. On le lui doit. Après, je suis entièrement d’accord, nous sommes face à de l’extorsion de fond officielle dont la seule justification est de faire rentrer de l’argent dans les caisses vides du Léviathan et ce, sans aucune incidence sur la sécurité routière. L’administration le sait très bien. C’est un combat de titan et c’est pour cette raison que j’ai fourni les deux liens.

        2. tabbehim

          Seigneur Aristarkke, il semblerait que vous ayez bien vite compris le ton grinçant de mon post (j’avais envie d’être joueur ce dimanche)

          Cher Major, j’ai lu (pas encore finit) pas mal d’article de ce blog, excepté le bazar (il serait sympa pour les auteurs de faire quelques rangements par catégorie histoire d’ordonner les choses, excepté cette petite remarque d’ordre organisationnelle, j’aime beaucoup.
          Je pense que je vais essayer de le finir d’ici la semaine prochaine.
          j’ai quelques tâches fort désagréable à faire qui me laisseront quelques temps ^^

            1. tabbehim

              nul besoin d’excuse. vous m’avez fait découvert un blog des plus intéressant, dont j’ai un peu de mal à fermer la page.
              si vous avez d’autre petites surprises comme ça, je suis preneur (entre deux cerfa pas rigolo du tout et leur temps de traitement aléatoire, j’ai parfois du temps de lecture. )

  11. Curieux

    Bah, la vie c’est des envies et des sensations. Qui programmerait une machine pour « ça », avoir envie de b…ser, déguster une entrecôte de Bazadaise ou inventer un truc zarbie ?
    Alors continuons à user et abuser d’IA ça nous laissera un peu plus de temps le désir et les sensations !

  12. Val

    J’ai toujours côtoyé les machines , j’ai toujours côtoyé le vivant . Cette rivalité vivant/machine est pour moi totalement hors sol. Je compatis sincèrement pour les personnes pour qui une telle rivalité puisse seulement exister . Cela n’a juste aucun rapport . Douter de l’homme indique simplement que la personne qui doute ignore (ou fait deliberement fi )de la dimension fondamentale de l homme : sa spiritualité , le transcendant .
    L’homme qui doute de ce fait fondamental est effectivement au bord du gouffre face aux machines . L’autre avancera avec confiance et les utilisera pour ce qu’elles valent et tout ce qu’elle pourront apporter à l’homme.

    1. Nomi

      Et inversement: on peut donner de « l’âme » à des machines ou des robots.

      Les occidentaux sont incapables de comprendre comment les japonais peuvent d’interagir avec arbres, statues, poupées, robots et chats cybernétiques tout uniment comme des êtres vivants, sans les différencier ou les opposer comme nous le faisons. Déjà, on peut répondre que caresser un chat mécanique bien imité ou caresser un chat en chair et en os, pour le cerveau, d’un point de vue neurologique, c’est pareil: il caresse un chat. Le plus spirituel, c’est nous qui l’attribuons.

      1. Bonsaï

        Je crois que c’est vous qui mélangez à tort les êtres vivants et les objets inanimés. Les Japonais savent très bien faire la différence, mais ils savent aussi que l’esprit peut relier ces deux niveaux ou dimensions et ils ne sont pas les seuls. Il n’y a guère que l’Occidental qui se soit détourné de certaines de ses facultés grâce à son fameux esprit « rationnel ».
        Vous qui prétendez aimer la nature, vous devriez pourtant comprendre qu’on puisse avoir des relations d’intelligibilité avec des animaux ou des plantes !

        1. Nomi

          Ben c’est ce que je pensais dire m’dame! Je ne suis sans doute pas assez explicite? Et niveau intelligibilité des plantes et animaux, vous n’imaginez pas jusqu’à quel point j’ai expérimenté le concept.

      2. Val

        @nomi « d’un point de vue neurologique, c’est pareil: il caresse un chat » : c’est votre libre interprétation . Pas la mienne . Petit exemple : votre mère /votre amante vous regarde , vous sourit versus un robot parfaitement imité , et goûtez la différence .
        Petit exemple animalier : le contact avec les animaux procure un bien fou aux handicapés , aux multi traumatisés. Votre vision réduit l’être humain à son aspect fonctionnel . C’est votre droit . Pour moi il existe une autre dimension , spirituelle , qui en fait fait la singularité de l’homme et du vivant en général. Sans elle , nous ne sommes que des « bloody machines » . Le comportement totalement illogique de l’être humain, et le fait que nous portions aux nues les plus fous d’entre nous me conforte chaque jour dans cette vision . Mais bon, chacun la sienne.

        1. Nomi

          Ce n’est pas une interprétation, c’est juste scientifiquement fondé: vivre une scène en imagination ou réellement, pour le cerveau, d’un point de vue neurologique, c’est pareil. D’où l »intérêt des exercices de visualisation par exemple, et caresser un chat cybernétique tout doux tout mignon et qui ronronne procure le même apaisement qu’avec un chat vivant.

          Je ne cherche pas à réduire l’humain à ses aspects fonctionnels, je fais juste un rappel des bases sur lesquelles nos impressions reposent. Si un jour on vous présentait votre ex décédée version androïde, avec toute son apparence, sa mémoire et ses gestes, êtes-vous sûr d’avance et à 100 % que vous ne seriez pas un brin troublé, pas un brin attiré, malgré toutes vos réticences (que je partage) ? Je n’en jurerais pas, et ça soulève des questions intéressantes je trouve… Cela dit je suis tout à fait d’accord avec vous: rien ne remplace un vrai matou! 🙂

          1. sam player

            « ….vivre une scène en imagination ou réellement, pour le cerveau, d’un point de vue neurologique, c’est pareil. »

            Je confirme, ça me réveille la nuit 😀

            1. Pheldge

              On me fait parvenir un extrait des rêves fiscaux du camarade sam  » oh oui, vas-y, redresse-moi … que je puisse te donner ma grande rallonge … » ,)

    2. MCA

      « Cette rivalité vivant/machine est pour moi totalement hors sol. »

      mmmmm, je serais plus nuancé, recherchez donc avec Google les robots militaires à décision d’ouverture de feu autonome et les robots policiers qui arrivent; je pense que ça va vous ouvrir des perspectives intéressantes.

      1. Val

        @mca , mais ce ne sont pas contre ces machines que vous vous battrez , mais contre ceux qui les auront lancées contre vous … pas plus qu’aujourd’hui l’EI se bat contre des drones .

        1. MCA

          Dans ce scénario cauchemardesque qui ne manquera pas d’arriver, si un fusil monté sur un robot IA autonome me braque, c’est ce fusil qui me posera problème dans l’instant, pas celui qui me l’a envoyé, il faudra bien que je le batte contre cette machine.

          Dans un second temps, si j’en sors vainqueur, en effet je pourrais m’interroger sur la pyramide décisionnelle qui l’a placée en travers de ma route, et quand même sans trop d’illusions sur mon pouvoir de conviction à l’égard des commanditaires.

          Ce que je veux dire, c’est que c’est l’existence même de ce robot qui pose problème; l’idéal serait de ne pas le construire, mais comme il est/sera construit, vous n’empêcherez pas son utilisation et bonne chance pour faire changer d’avis les décideurs.

          L’exemple des drones est excellent; voici un engin de mort qui n’existait pas et qui a été inventé pour respecter le principe du zéro mort du « côté du bien ».

          Je n’ai pas constaté que EI allait faire sauter les bunkers des télépilotes situés sur le sol US, ni s’attaquer à la Maison Blanche commanditaire en dernier ressort. Je me doute bien que ce n’est pas l’envie qui lui manque, mais ce n’est tout simplement pas possible pour lui.

          Dernier exemple récent, les F16 turcs ont abattu un chasseur bombardier russe.

          Poutine a immédiatement placé en Syrie ses SS20 pour éliminer toute menace directe sur ses forces; résultat : les F16 turcs se sont tout de suite calmés.

          Il ne s’est pas attaqué aux dirigeants politiques/militaires turcs responsables, il a simplement neutralisé le danger en l’incapacitant.

          (Allez Bonzaï, encore +100 pour Poutine! :o))))

          1. Higgins

            Petite correction: pas des SS 20 qui sont des missiles à tête nucléaire de moyenne portée (c’est la fameuse campagne des années 80 avec Pershing US vs SS 20 sov. en Europe). Là, il s’agit de S300 ou S400 sol-air, domaine dans lequel les russes ont un certain savoir-faire. Ces missiles sont parmi, si ce n’est, les meilleurs au monde.

    3. MadeInCH

      Il y a là, à mon avis, une erreur due ce qu’est une « âme ».
      Dans toute les religions, une « âme » est quelque chose qui survit à la mort.
      La conscience est quelque chose qui existe même si son porteur/utilisateur n’a pas d’âme.
      Un être artificiel, IA, robot, n’a pas d’âme. Lorsqu’il est cassé, arrêté, détruit, alors il n’en reste rien.
      Une copie des souvenirs peuvent exister. Ce sersit une âme? Aussi longtemps que des machines permettent à des souvenirs de machines de continuer à exister, heuu, peut-être… des âmes artificielles? Qui ne survivraient pas sans un support physique?
      On peut imaginer que les hommes, et d’autres êtres vivants, aient des « âmes ».
      Je ne vois pas comment imaginer ques des machiens puissent avoir des « âmes », survivant à la destruction de tout le monde physique.

  13. Marco40

    Relire Asimov : à croire que ce gars avait un don de pré-science!
    Nous vivons une époque formidable dans ce qu’elle va apporter de bouleversement : un ancien monde qui est à une pichenette de l’effondrement, et un nouveau monde si extraordinaire que par peur, beaucoup rejettent ou refusent même de croire possible.
    Le seul écueil encore présent, c’est la réalisation d’une source d’énergie compact (type batterie), peu chère et puissante pour permettre l’essor des robots.

    Nous entrerons alors dans une société similaire à la Rome antique, les esclaves étant remplacés par des robots intelligents et où seul le Jeu serait nécessaire (spectacles, culture, loisirs, sports, etc..).

    Le transhumanisme est en marche, l’affrontement se fera sur ce terrain.

  14. yoananda

    Article prométhéiste, comme prévu.

    Toute fois, j’aime beaucoup l’idée dans le dernier cas ou l’IA dépasse la notre, ou les machines s’émancipent et vont conquérir l’univers, nous laissant dans notre fange ! original et pas dénué de bon sens.

    La pénétration du téléphone portable par exemple et de l’internet est loin d’être un bienfait partout. Il y a une étude qui montre que ça peut exacerber les inégalités et empirer les choses plutôt que favoriser le développement économique comme on pourrait s’y attendre.

    Quand dire que la technologie est forcément bonne, et que c’est la faute de la social démocratie obèse si ce n’est pas le cas, c’est un sophisme. C’est ballot, mais l’état est la, il faut faire avec.

    Pour en revenir à la question de fond me semble être la suivante : la question est de mettre ces technologies en rapport avec la limite cognitive collective des humains (je ne sais pas si elle existe, mais on doit au moins envisager cette possibilité).
    Nous sommes d’accord pour dire, je pense, que tout le monde ne va pas devenir doctorant pour pouvoir profiter des nouveaux métiers qui seront créés, et qui ne vont pas contrebalancer tous ceux qui sont détruits.
    Grossièrement, on perds des emplois de chauffeurs, on gagne des emplois d’ingés postdoc chez google ou facebook.
    Toute la question est de savoir quoi faire des chauffeurs qui ne vont pas devenir ingénieurs chez google, alors que les camion et les voitures auto-pilotées vont débouler en masse.
    Est-ce qu’on va leur trouver des jobs adaptés à leur niveau cognitif ? vont-ils tous devenir promeneur de chien des ingénieurs google ?
    La, va se poser la question de la redistribution, et donc, des fameux modèles sociaux des démocraties obèse.

    La transition est loin d’être gagnée, et on ne parle toujours pas (en tout cas sur ce blog) des externalités négatives, comme le transhumanisme, l’industrialisation des processus naturels, la destruction de la biodiversité, les pollutions, etc…

    Je n’ai pas trouvé d’études indiscutables sur la question, mais il se pourrait qu’on ai enclenché une mécanique dysgénique dans nos sociétés. Il y a beaucoup de symptomes qui le montrent. Certains avancent que le QI augmente, et d’autre qu’il baisse, de génération en génération, essentiellement pour des questions environnementales. Si ces derniers ont raison, ce n’est pas l’IA qui va nous sauver, les ordinateurs étant immunes.

    Moi je me pose la question : est-ce que l’humanité ne serait-elle pas en train de terraformer la planète pour les robots ?
    Et après, on espère garder le contrôle du technium ?

    Je n’ai pas de réponses. Mais par contre, le refuse l’optimisme béat des libéraux. Il y a de sérieuses questions à se poser et les alarmistes ont tout à fait raison de les soulever.

    1. sam player

      Ca en devient consternant ce type de raisonnement à valeur constante.
      Investir pour produire autant au même coût de production est un non sens… donc…

  15. AntoineC

    Vous m’impressionnez H16 ! L’AI est un sujet difficile à aborder. Et pourtant, votre article est une réussite : concis et objectif.

    Pour ceux qui doutent, ou, i il existe des méthodes permettant à une machine d’apprendre seul sans contrôle direct par des humains.

    Je parle en connaissance de cause. J’ai développé des logiciels de neural network, deep learning, genetic programming… C’est fascinant de voir un logiciel évoluer et trouver seul des solutions à un problème.

    Le plus impressionnant que j’ai expérimenté est probablement le meta-genetic programming. Cette technique, au lieu de donner directement des réponses à des questions, est capable de créer un programme qui à son tour trouve les réponses (d’où le terme meta). Ceci permet de maîtriser une classe entière de problèmes. Ce n’est pas encore de l’intelligence mais on s’approche de raisonnements deja assez abstraits.

    L’une des incompréhensions qui entoure l’intelligence artificielle decoule directement de son nom. Les logiciels qui utilisent ces techniques ne sont pas intelligents mais capable de raisonnement.

    Il eu été plus intelligent de parler de « raisonnement artificiel » pour qualifier cette technique…

    1. robert

      Il me semble que les logiciels en question sont capables de manipuler des relations d’ordres, pas des raisonnements.
      L’enchainement, par capillarité, des relations d’ordres donnent une impression de raisonnement, mais je pense que ce n’est pas le cas.

  16. lxy

    Je vous rejoins totalement AntoineC à la fois sur la qualité de fond et de forme de l’article de notre H16 et sur votre remarque terminale. Les ordinateurs et robots sont capables de raisonnements « logiques » alors que beaucoup d’humains à commencer par mon épouse en sont totalement incapables, comme tout le démontre.
    J’ajoute au débat le fait que la société du monde la plus avancée en robotique est une société …chinoise – celle qui fabrique pour Apple, Foxconn -ce qui va pas mal à rebours des idées reçues. Si on regarde un peu plus loin que le bout de son nez la fabrication robotisée de smartphones par les chinois permet à des milliards d’individus de bénéficier des avantages énormes de ce type d’appareil pour améliorer les conditions de travail et d’information…et donc d’améliorer globalement le niveau de vie. Il suffit de regarder la Chine et l’Inde. A ce propos je recommande vivement les 10 leçons du Pr Philippe Aghion au Collège de France sous le titre « Les énigmes de la croissance ».

  17. MCA

    @H16

    Je ne sais pas où ça en est, il faudrait que je retrouve la source mais j’avais lu une chose extraordinaire au sujet des « robots intelligents » :

    Il serait à terme question de les doter d’un statut légal de « droit à l’existence et à la protection » comme les humains.

    Autrement dit dans ce cadre, porter préjudice à un robot pourrait vous mener devant les tribunaux.

    Auriez vous des infos à ce sujet?

    1. MCA

      Et un conférencier troublant à écouter : Laurent Alexandre,

      cet homme mérite le détour.

      Petite question à la volée et je vous quitte : y a t ‘il parmi vous des gens qui auraient leurs entrées (pas trop chères de préférence) au TEDEX Paris?

  18. lxy

    On (les journalistes et le grand public)imagine la robotisation sous la forme d’un humanoïde…On oublie qu’il existe déjà milliards d’automatismes logés dans une foule d’objets courants dotés , à défaut d’intelligence, d’une capacité d’évaluation logique et d’une mémoire….un thermostat dit « intelligent » par exemple. Ces automates utilisent très souvent un « cerveau informatique » dérivé ou inspiré de Unix, inventé au début des années 70 et qui est libre de droit. C’est lui qui est au coeur du Macintosh et des milliards de smartphones qu’ils soient Apple ou Android. (Le smartphone est un bon exemple d’automate de « traitement logique ») .Les recherches neurobiologiques montrent que le cerveau humain est très limité même pour des tâches usuelles comme par exemple retenir plusieurs nombres successifs. Par ailleurs les décisions humaines sont en général de type Bayésien, ce qui peut être facilement reproduit avec un « réseau neuronal ». Des pans entiers de « l’intelligence humaine courante » peuvent donc être automatisés ou le seront. C’est ce qui menace d’abord les emplois actuels plutôt que les humanoIdes joueurs de go.

  19. Celes

    Attention à ton article, ne pas tomber dans le transhumanisme et le pessimisme de l’humain inutile.

    Les échecs ou le jeu de go ne sont que des jeux issus de règles mathématiques (intégrant ou non des probas et comportements hasardeux).
    Dès lors, il est normal que les ordinateurs gagnent.

    Nous avons créé la machine pour qu’elle nous dépasse dans les tâches répétitives.

    Au final, qu’est-ce qui fait la différence Homme machine, fondamentalement ?
    Une chose : la conscience de sa propre existence.

    La machine ne pourra jamais remplacer l’Homme dans les domaines qui mobilisent cela :
    – Relations humaines
    – Création de problèmes
    – Résolution de problèmes
    – Expression artistique

    Mais oui, dans tous les autres domaines, l’Homme sera remplacé.
    Car au final, nous avons créé la machine pour cela, pour être notre esclave dénué de conscience.

    S’agiter dans tous les sens est inutile, chacun trouvera sa place.

    Pour qu’il y ait du « commerce » avec les IA, il faudrait qu’elles acquiert la conscience d’exister.
    Cela ne se fera pas sans une composante de hasard pur (donc sans doute pas avant l’ordinateur quantique).

    Si cela arrive, cela posera de gros problèmes éthiques, car alors les machines ne pourront plus êtres nos esclaves, elles mériteront les mêmes droits que nous (les droits de l’Homme).
    Bref, ça va bien foutre la merde.

    C’est en ce sens que Hawking parle du « danger » de l’IA. Pas en terme de productivité.

    Concernant le second cas, je me méfie des anticipations du transhumanisme sur une cybernétisation, trop de boulversements peuvent arriver (il y a seulement 40 ans, qui aurait prédit Internet ?).

    1. MCA

      Vous avez exactement développé le thème que je voulais aborder.

      Je comptait définir l’homme comme « de la matière qui a conscience d’exister ».

      Et mon intuition me porterait bien à croire que dans l’évolution du simple vers l’ultra complexe se trouve un point singulier ou brusquement la donne change.

      Pour l’homme, dans cette hypothèse, l’évolution suivrait la lignée suivante : matière inerte, matière vivante, point singulier : » matière qui a conscience d’exister ».

      Et c’est justement cela qu’a dû pressentir Hawking, sentant que si la machine IA évolue selon le schéma ci-dessus en s’auto modifiant, il se pourrait bien qu’elle atteigne un niveau de complexité tel qu’elle bascule brusquement et devienne « consciente de sa propre existence » avec un énorme point d’interrogation sur l’avenir de l’humanité à partir de ce moment.

      Si du point de vue humain, il serait envisageable de définir un droit de la machine, rien ne nous assure en sens inverse que la machine « consciente qu’elle existe » soit prête à accepter la réciproque car la « conscience d’exister » n’implique pas la possession les valeurs morales humaines.

      Rajoutez à ça que si la capacité intellectuelle humaine a malgré tout ses lenteurs et ses limites, la capacité machine IA auto modifiante aurait l’avantage absolu de la vitesse et de la capacité sans limite.

      Et j’abonde dans votre sens sur l’avènement de l’ordinateur quantique : je le verrais volontiers comme le déclencheur du compte à rebours à moins qu’il en soit l’accélérateur.
      __________________________________________________________________

      Question @H16 :

      Envisagez vous un billet sur le transhumanisme?

  20. Bonsaï

    @ MCA
    Quand on constate avec désolation qu’un grand nombre d’humains ne sont même pas prêts à accorder la conscience à leurs compagnons animaux, il y a du chemin à faire jusqu’à la prêter à l’IA…

    1. MCA

      Pour être concis, je ne voulais pas aborder le cas des animaux dans mon exposé, mais comme vous me tendez la perche, je la saisis.

      Dans ma conception de l’évolution énoncée ci-dessus du simple à l’hyper complexe suivant le cheminement inerte, vivant, puis conscient de son existence, je pense que les animaux sont restés au stade « êtres vivants » sans franchir le point de basculement; ils étaient sur le bon chemin (par comparaison à du vivant style bactérie) mais sont restés à la porte.

      Par contre certains animaux l’ont peut-être franchi ( je pense notamment aux dauphins), mais comment le savoir, car il faudrait être dauphin soi-même pour pouvoir l’affirmer.

      Il est intéressant de constater que nos députés ne se hasardant pas à parler de « conscience » ont voté une loi récemment parlant « d’êtres doués de sensibilité », on est à des années lumières de la conscience d’exister.

      http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/28/les-animaux-sont-desormais-officiellement-doues-de-sensibilite_4565410_3244.html

      En ce qui concerne l’IA, je parlais bien de conscience cette fois : je m’observe réfléchissant et j’en suis conscient.

      C’est vraiment une révolution comme l’humanité n’en a jamais connue qui nous attend, extrêmement lourde de conséquences.

Laisser un commentaire