Méchants, méchants pesticides : la ridicule croisade du Monde

Nos certitudes écologiques semblent tous les jours amoindries par les travaux scientifiques, les découvertes récentes et l’esprit critique qui refuse de laisser le champ libre aux certitudes dogmatiques et ce  malgré un travail de sape permanent d’une presse bien décidée à nous vendre de la catastrophe. Heureusement,  de fiers capitaines restent droits dans la tempête de doutes qui s’abat sur eux et continuent, vaille que vaille, à distiller leur idéologie décroissante, altercomprenante et gravement éco-conscientisée.

feth.jpgEt dans ces capitaines de navires en perdition, comment passer à côté de Stéphane Foucart du Monde ? Fermement accroché à la barre d’un esquif journalistico-écologique de fortune qui prend l’eau de toute part à mesure que se révèle l’escroquerie du Réchauffement Climatique dit Anthropique, il a décidé de prendre une girouette pour boussole et nous emmène dans des aventures scientifiques aussi douteuses qu’amusantes.

Et c’est donc sans surprise qu’on découvre sa dernière prouesse journalistique par le truchement d’un article visant à montrer que le rapport coût-bénéfice de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture serait négatif.

Notre brave Stéphane, idéologie décroissante en bandoulière, a décidé de nous entretenir d’une passionnante « étude » réalisée par deux chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) – c’est français, c’est de la qualité française ! –  étude qui essaye d’estimer les externalités négatives des pesticides (les coûts qu’ils entraîneraient) et qui montrerait que dans certains cas, ce coût pourrait excéder largement les bénéfices offerts par les herbicides, fongicides et autres insecticides.

gifa yeah ok shkreli

Avant même d’aller plus loin, notez que j’ai parlé d’une « étude » (en utilisant les guillemets) et d’estimations, et qu’on utilise ici des doses industrielles de conditionnel pour tartiner l’article. C’est normal : tout ce gros conditionnel gluant ainsi que l’utilisation d’une simple review qui a essentiellement listé des articles trouvés par internet comme s’il s’agissait d’une véritable étude est un cas banal de journalisme français comme on en trouve assez régulièrement, avec toutes les dérives habituelles de cette triste maladie. Comme d’habitude (et ce qui explique largement l’intérêt compulsif du journaleux du Monde), sous couvert de science, des chercheurs ont essentiellement fait du mauvais journalisme.

Et pour s’en convaincre, on pourra lire les arguments déployés par nos chercheurs et relayés avec gourmandise par le petit journaliste en mal de propagande écolo facile : pour ce triplet, c’est sûr, les coûts des pesticides (calculés par leurs soins) sont largement supérieurs aux bénéfices qu’on peut en retirer. Méchants, méchants pesticides ! 

Et ces coûts, calculés pour les Etats-Unis, arrivent tout de même à la somme impressionnante de 35 milliards de dollars. Cette coquette somme se répartit en plusieurs postes, dont le premier (de 18 milliards de dollars) correspondrait (conditionnel obligatoire) au coût des décès par cancers directement imputables aux pesticides. Apparemment, cela représenterait 2000 vies perdues, soit … 9 millions de dollars par vie.

gifa - what - tom cruise

Voilà qui est particulièrement princier. Eh oui : comme le remarque très logiquement Anton Suvalki dans un récent article, même en oubliant qu’en réalité, rien ne permet de relier définitivement ces 2000 morts-ci à ces pesticides-là, on ne pourra s’empêcher de noter qu’à ce prix de 9 millions de dollars, les 500.000 décès effectivement constatés tous les ans aux Etats-Unis coûteraient plus de 5000 milliards de dollars, soit 29% du produit intérieur brut américain, ce qui en soit est parfaitement grotesque puisque cela revient à dire que l’ensemble du coût des maladies contractés sur place dépasserait largement 100% du PIB en question. À ce rythme, on se demande encore comment les Américains font pour seulement survivre.

Dans les autres postes de coûts, dans son article d’analyse des cabrioles du Monde, Anton Suvalki revient aussi  sur d’autres éléments farfelus. Je vous encourage à aller le lire, c’est assez édifiant, notamment le passage sur les oiseaux (évalués à 35$ pièce, dont 30 comme « valeur récréative »).

Pour ma part, j’ai surtout noté l’idée ébouriffante des « frais d’évitement », qui seraient induits par les excédents de dépense des ménages qui ont opté pour l’alimentation biologique afin de minimiser le contact avec les pesticides.

gloubiboulga : on mélange tout, on s'amuse, on rigole

En introduisant cette notion, on touche ici au sublime. Partant de ce principe, absolument plus rien n’échappe à des coûts d’externalité négative qui sont d’autant plus élevés que l’alternative, pardon, l’évitement, est coûteuse. Par exemple et suivant le même principe, on devrait compter comme externalité négative tous les coûts des jets privés que les millionnaires achètent et utilisent pour ne pas avoir à emprunter les transports en commun. Et toujours selon le même principe, le coût des transports en commun est une externalité négative assez phénoménale qu’on doit incorporer dans le calcul du bénéfice de la marche à pied : après tout, prendre le bus entraîne bien des « frais d’évitement » d’une longue randonnée citadine…

Applicable à tout et n’importe quoi, un nouveau monde de macro-économie délirante s’offre alors à nous. Tout étant une affaire de choix, et les choix plus onéreux étant par définition toujours au détriment des choix moins coûteux, les externalités négatives au sens de ces « chercheurs » et de notre « journaliste » chevronné jaillissent alors de partout dans un gloubiboulga chimiquement pur dont on peut alors asperger le lecteur avec toute la force d’une bouche à incendie.

gifa party hard girafe

Moyennant quoi, on se demande exactement ce qui a poussé nos brillants bricoleurs de la macro-économie alternative à s’arrêter en si bon chemin : avec un peu de fougue, au lieu de trouver 40 milliards de dollars de coûts, ils auraient largement pu en trouver 100 voire 1000 à condition de bien pousser tous les frais d’évitement dans le tableau global.

Dès lors, peu importe les bénéfices puisqu’on pourra toujours faire correspondre en face des sommes aussi grandes (et farfelues) que possible pour les ridiculiser. Le fait que grandisse sans cesse le nombre d’humains nourris grâce à l’usage ces pesticides ne rentre pas en ligne de compte ; le « bénéfice de non évitement » est impossible à calculer puisque pour ce faire, on doit imaginer un monde sans pesticides, c’est-à-dire soit avec une population nettement moins importante, soit avec une population mal nourrie nettement plus grande. À combien s’établit le bénéfice d’un humain qui atteindra l’âge d’un an parce qu’il aura été correctement nourri ?

pignouferies.jpg

Et c’est précisément parce que ce calcul est impossible, et parce que le calcul inverse (celui du coût des pesticides) est si facile à bidonner comme le démontrent ces « chercheurs » et ce « journaliste », qu’on se retrouve avec de si beaux exemples de pignouferies de presse où l’on en vient à considérer très calmement des coûts de santé qui dépassent le PIB d’une nation pourtant manifestement pas complètement ruinée, ou des « frais d’évitement » que trente secondes de réflexion rangent immédiatement dans la catégorie des foutaises cosmiques lourdement chargées d’idéologie.

Eh oui : sous couvert de journalisme, sous couvert de recherche, on assiste – encore une fois – au martèlement compulsif d’un message bien connu : les pesticides, c’est mal, c’est méchant. En fait, tout se passe comme si la question du titre de l’article (« Et si les pesticides coûtaient plus qu’ils ne rapportent ? ») n’était que purement rhétorique…

Alors, tant qu’à faire dans le rhétorique, autant s’interroger tout de suite : et si pour changer Le Monde faisait du journalisme, du vrai ?

Commentaires135

  1. Le Gnôme

    Il est temps de revenir à une agriculture saine, sans OGM, sans pesticides, sans tracteurs, avec des blés moissonnés à la faucille, comme du temps de nos ancêtres. Bien sûr, il y a parfois de petits ennuis avec des famines carabinées qui tuent dans d’atroces souffrances les femmes zés les nenfants, mais que voulez vous, la survie de Gaïa est à ce prix.

      1. kobus van cleef

        nos ancêtres les gauloiches avaient mis au point un modèle rustique de moissonneuse ( non batteuse) avec des lames de faucilles fixées sur l’avant d’une caisse , laquelle portée sur des roues ( les premiers charrons de l’histoire furent aussi les gauloiches avec une maîtrise du cerceau métallique , de la doloire bref , ils étaient aussi les premiers tonneliers ) servait à récupérer les grains

        la ruée des barbares aux frontières de l’empire romain acheva la disparition de cette maîtrise technique , le principe refit surface à la fin du 19ème siècle

        pour info , il est plus sympathique de couper à la faux qu’à la faucille ( j’ai testé les deux , sauf qu’il est plus facile de se couper un membre avec une faux )

  2. Aristarkke

    Je vous le disais récemment, Patron : vous allez y laisser votre santé, surtout celle de votre esprit, à trop côtoyer la prose de l’Immonde….

  3. Calvin

    L’article du Monde se lit encore mieux avec AdBlock activé !
    En supprimant la publicité déguisée pour le Bio, il reste… euh… rien.

    1. Bonsaï

      C’est bizarre, en Suisse on ne voit jamais de pub fracassante pour le bio en Suisse. Par contre, les deux grands hypermarchés Migros et Coop ont su développer au fil ans une immense gamme bio, allant de la salade à la crème de jour en passant par le café, le vin et la viande. Ce processus est maintenant irreversible.
      Le principe du « bio » (au sens de vie naturelle) est expliqué dans le écoles dès la maternelle, notamment lors de travaux pratiques in situ (fermes, parcs, jardins, etc..)
      Un discours comme celui du Monde serait peut-être vu comme un peu ringard, les capitaines d’industrie ayant déjà intégré dans leurs modèles de développement la composante du « respectueux de l’environnement et de la santé ».

        1. Calvin

          En France, ça a aussi commencé par l’école. En une génération ou deux d’élèves ré éduqués, les communistes ont raflé la mise.

                    1. Bonsaï

                      Vani Deva Hari ? Quel charmant gentleman tu es Calvin, en ce pluvieux dimanche de Pâques !
                      Cette amabilité, doublée d’une vaste culture sans cesse remise à jour, sera donc portée à ton crédit.

        2. Zendog

          Et oui, vous avez malheureusement raison. Les Suisses ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils se laissent influencer par toutes les bêtises à la mode., les bêtises écolo entre autres.

          1. Pheldge

            l’influence germanique … les allemands ayant toujours étés à la pointe dans le domaine hippie-baba-cool devenu « die Grüne »

          2. Bonsaï

            La Suisse est juste un pays suffisamment petit pour que ses citoyens aient encore un certain rapport avec la nature, A la sortie des villes, jamais démesurées, on peut entrer très vite dans une vraie campagne si on quitte l’autoroute.
            Chaque Suisse a en lui un certain fond « rural » dont il est assez fier. Il ne s’agit donc pas ici de l’esprit bobo-écolo qu’on trouve dans les grands centres urbains mondialisés, mais d’une bonne vielle sagesse à la paysanne. Cette forme de culture atavique comporte aussi des proverbes de bon sens et des recettes de grand-mère pour tous les petits maux de la vie, potions et tisanes comprises…

      1. Calvin

        Le problème de ces amusements, c’est que cela fait croire que :
        – l’agriculture conventionnelle est « sale »,
        – l’agriculture biologique est de meilleur goût.
        Dans les deux cas, c’est faux.
        Et l’avantage de la première sur la seconde c’est qu’il y a moins de famines, moins de misères aujourd’hui pour bien plus de monde.

      2. bibi

        Processus irréversible mais quelle blague, vous croyez vraiment que les habitudes de consommation sont irréversibles?

        On sait tous que les produits phytosanitaires utilisées en agriculture biologique sont gentils avec Gaïa et ceux utilisées en agriculture conventionnelle sont très méchant.

        http://www.grab.fr/wp-content/uploads/2010/09/3-Produits_phyto_bio_maraîchage-ca-84-2014.pdf

        C’est vrai qu’en Suisse ce n’est pas comme si on trouvait une entreprise comme Syngenta un des premiers fournisseurs mondiaux de plans OGM et de produits phytosanitaires.

        La norme AB c’est juste de la foutaise attrape bobo qui ne connaissent rien à l’agriculture pour vendre à prix d’or des productions plus que douteuses sur le plan gustatif comme sanitaire.

        Que cela soit la culture maraichère, l’élevage, … il y a toujours eu différent mode de productions mais grâce au bio on arrive a une standardisation merdique pour pouvoir affublé des produits de ce putain de label AB.

        La destruction de filière de production de qualité ce ne sont ni les pesticides ni les fongicides qui en sont responsables mais la norme AB.

      3. Pheldge

        « la salade à la crème de jour », c’est intéressant, ça, et ça se trouve au rayon beauté, à côté de « la salade à la crème de nuit » ? 🙂

  4. gameover

    Patron, y a un souci de chiffres : c’est 5256 milliards de $ et pas 500 !

    Repris dans le lien de Suwalki :

    « … il faudrait en déduire que les 584.000 décès annuels dus aux cancers aux USA coûteraient 5256 milliards de $, soit 29% du PIB américain. »
    ________
    gameover —- comptable

    1. bibi

      A cela il faudrait rajouter le fait que « seulement » un cancer sur trois aboutit au décès du patient donc en considérant qu’un cancer soigné coute moitié moins qu’en cancer qui abouti au décès on arrive à un cout global des cancers aux USA s’établissant à 58% du PIB.

      L’étude date un peu mais elle est très instructive sur le couts des cancers aux USA :

      « the National Institutes of Health estimating its costs in 2002 at $171.6 billion, $60.9 billion of which was attributed to direct medical costs, $15.5 billion of which was attributed to indirect morbidity costs, and $95.2 of which was attributed to indirect mortality costs. »

      On arrive a un cout total de 171.6G$ pour 1.3M de cancers soit un cout de : 132k$ par cancer et par an dont seulement 47k$ de traitement.

      http://jco.ascopubs.org/content/22/17/3524.full

      Pour arriver à un cout de 9M$ par décès du à un cancer provoqué par les pesticides, je pense les chiffres ont été a tiré l’année ou Stevve Jobs est décédé, que son cancer était du aux pesticides et que sa mort a engendré la perte de plusieurs milliers de milliards de dollar.

  5. Aristarkke

    Ah! les couts d’ évitement ! On peut postuler que le choix d’une solution parmi d’autres est généralement fait pour celle qui coûte le moins. Sans que ce soit strictement d’ ordre financier puisque ce peut être en termes d’efforts physiques par exemple. Mais il y a tellement de facteurs qui interagissent qu’il me paraît difficile de conclure que le choix d’une solution plus coûteuse ne résulterait que d’un seul facteur. Ceux qui achètent du bio peuvent le faire pour effectivement limiter leur exposition aux pesticides résiduels après traitement en cuisine mais aussi parce qu’ils espèrent obtenir un produit aux qualités gustatives meilleures, plus authentiques, etc… Et peut-être le font-ils en étant abusés par l’ étiquetage bio censé (Pheldge prête attention STP! :lol:) éviter totalement l’ utilisation de produits chimiques artificiels alors qu’il existe certaines dérogations à ce grand principe…
    Des lors, évaluer exactement les coûts d’ évitement semble très (trop) ambitieux pour aboutir à des résultats in (ou peu)contestables.

    1. Pere Collateur

      C’est vrai qu’avec les « coûts d’évitements », on pourrait passer toute une vie à disserter sur le sujet.

      Genre, pour rester sur les sujets de prédilection de nos bobos, on pourrait parler des coûts d’évitements de la diversité. En plus c’est un sujet qu’ils maîtrisent particulièrement bien, vu ce qu’ils déploient comme trésors d’ingéniosité pour éviter la gentille diversité qu’ils s’obstinent tant à imposer aux autres…

      Idem pour cette autre fixette délirante sur les bétaillères de tous poils qui obligent les méchants citoyens pas festifs à claquer toutes leurs tunes dans des autos au diesel afin de tenter modestement d’être à l’heure au boulot sans subir… La diversité tiens! Au hasard.

      Du coup, rien qu’avec ces deux exemples de coûts d’évitements, les esprits chagrins diraient qu’ils serait quand même plus simple et moins coûteux en évitements divers et varier de transformer en composte toute cette élite foireuse qui nous coûtent non seulement en évitement mais aussi en putes, petits fours et champagne… Et tout ce bon composte ça nous fera des bon légumes bio, sans pesticides et la boucle est bouclée!

  6. Guitou73

    Me suis lu le « petit traité d’anti-ecologie » du Boss en ce week end pascal, Parfait antidote à ce genre de conneries de l’immonde.

          1. Pheldge

            Aïe, aïe, aïe Patron, par le prophète , tu ne vas pas cautionner le christianisme « incompatible avec la république » (V. Peillon) ou « les racines chrétiennes …. nauséabondes » (B. Cazeneuve) Non!
            Une suggestion amicale: Rael qu’est un pote à Bonzaye, celui qui parle aux Elohimls, ou encore le Mandarom, le Messie Cosmo-Planétaire.
            Là, c’est bon, tu choqueras personne !

    1. kekoresin

      Oui, bonne fêtes de pâques à tous. Et oui, le petit traité d’anti-écologie est merveilleusement délicieux. Il fait bien rire la tata qui pique et rouler les yeux des proches, amateurs de thé vert sans pesticides récolté par des vierges indiennes de moins de 6 ans dans des paysages somptueux. Un indispensable pour animer vos plans de table et savoir à qui vous aller offrir l’armagnac 50 ans d’âge en fin de partie!

  7. gameover

    Pour le coût du tabac il y avait exactement le même mode de calcul avec la moitié du coût budgété comme une perte de bonheur.
    Il y avait aussi la perte de revenus du salarié vue comme une perte de PIB et donc de taxes pour l’état et globalement pour l’économie.
    Fumer crée du chômage.

  8. Aristarkke

    Si la valeur récréative des zozios mignons est postulée à +35$, celle des vilains moustiques doit être évaluée à combien ??? En positif ou en négatif???

      1. bob razovski

        Pour beaucoup moins cher, je propose le tir au mougeon.

        Par contre, c’est moins sportif. la cible est lente, molle, et volumineuse.

  9. Calvin

    Cet article du Monde a de toutes façons quarante ans de retard.
    Autant, à canton, les pesticides étaient utilisés un peu à tord et à travers, autant aujourd’hui, la rationalité est de mise.
    J’ai vu dernièrement un reportage où des paysans français utilisaient des drones pour mesurer les quantités de divers nutriments et pesticides en temps réel et ajuster les entrants au mieux.
    Chez Foucart, il y a une volonté de faire passer ceux qui n’ont pas ses idées pour des ultras capitalistes assoiffés de sang…

    1. BDC

      Et les pulvérisateurs sont désormais équipés de guidage par GPS, pour éviter de superposer les pulvérisations. Il faut rappeler que les produits phytosanitaires coûtent très cher, les agris cherchent à optimiser le rendement/coût.

  10. JiJiBé

    Rapide détour pascal en ce premier jour à l’heure d’été…sous la neige et donc au coin de la cheminée.

    Je vous trouve dur avec les écologistes parce que franchement, lorsqu’on voit Ségolène défaillir en dissertant sur l’affligeant amaigrissement de l’anchois huilé et de la sardine sètoise, reconnaissons quand même tout le bien et l’humanité dont cette clique – têtes à claques – nous gratifie au quotidien et quelle gratitude doit être la nôtre de se savoir aussi bien assistés.

    PS : Il paraîtrait que l’Ifremer aurait dévoilé les causes de cette émaciation à Mémère qui se serait empressée d’en concocter une potion à faire ingurgiter d’urgence à Anchois Hollande (accent auvergnat).

    1. Pheldge

      « L’Anchois Hollande », cette fois-ci, il lui faudra un peu plus qu’un régime pour séduire même et surtout ses chers électeurs de gôooche ! lepoint.fr/politique/sondage-le-recul-de-hollande-le-gadin-de-valls-26-03-2016-2028204_20.php

  11. scrooge

    Cette façon de compter frise le délire quand on la pousse un peu. En postulant que la suppression des pesticides entrainerait beaucoup de décés dans les populations les plus pauvres (celles qui ne pourraient s’offrir le luxe d’une alimentation immédiatement beaucoup plus rare et coûteuse) ce ne serait pas grave en soi puisque chaque décés couterait 50 à 100 fois moins que le décés d’un Américain ou d’un Européen au vu des rapports de niveau de vie.
    Continuons le délire: chaque fois qu’un Américain confisque une surface de terre plus importante que nécessaire pour manger bio, il tue 3 à 5 pauvres ailleurs donc le coût marginal est largement positif et il faut étendre le principe.

    Si tout ce qui sort de l’INRA est à ce niveau, on peut les fusionner au CNRS sciences sociales et leur faire croire que Lissenko avait raison contre les méchants généticiens de l’Ouest.

  12. Bonsaï

    Chacun peut se faire sa propre opinion sur la base d’un exemple simplissime :
    Prenons deux paquets de riz, dont l’un est bio et l’autre non et stockons-les pendant quelques mois dans une armoire.
    Ouvrons le premier et nous aurons parfois la surprise d’y trouver de charmants insectes ailés qui vont envahir votre cuisine comme des migrants venus de l’est, et des petites larves frétillantes et rapides que vous n’aurez pas le cœur de plonger dans l’eau bouillante.
    Reste le deuxième paquet de riz plein de pesticide pulvérisé mais sans bébêtes…
    Conclusion de l’expérience :
    Mangeons des pâtes (bio) !

    1. bibi

      Des pâtes bio produite à partir de la variété de blé Renan?
      Vous êtes vraiment comique vous.
      Comme quoi on a rien trouvé de mieux que le logo AB pour vendre du transgénique.
      Mais ce même consommateur qui se gargarisera de ses pâtes bio vous expliquera que le Riz Bt modifier génétiquement pour résister au pyrale qui est classé OGM est le mal absolu.

      1. MCA

        @Bonsaï – 27 mars 2016, 12 h 30 min

        Petite combine pour éliminer à 100% et sans pesticides les bébêtes et œufs divers vendus avec les riz:

        Passer le riz au congélateur 2 à 3 jours, ça fait éclater les œufs et supprime par la même occasion les bestioles à naître.

        Ce processus est aussi applicable aux graines que vous récoltez (style haricots, pois, poireaux etc…).

        On retrouve fréquemment l’année suivante les graines récoltées soi-même mangées par de minuscules insectes (style charançons) car les œufs microscopiques sont enfermés avec les graines dans le sachet.

        Un coup de congélateur et plus de parasites, résultats garantis à 100%..

        NB 1 : – la congélation n’affecte pas les qualités germinatives des semences

        NB 2 : – Alors que les graines sont garanties pendant 3 ou 4 ans par les semenciers, en les congelant (et les maintenant congelées) elles se conservent 10 ans et plus.

        1. scrooge

          On utilisait aussi le sel pour chasser ces bestioles. Il faut ensuite laver le riz avant de le consommer. Le congélateur est une bien meilleure idée mais il faut de l’électricité…

          1. MCA

            Oui, et c’est pour éviter d’avoir à trop se servir d’électricité qu’une banque de semences mondiale a été créée dans des galeries creusées dans le permafrost en Norvège.

            Ces graines sont bien conservées dans un environnement congelé (cf ma remarque précédente) et eux tablent sur des conservations de plusieurs centaines d’années.

            Il est très étonnant (et je l’ai vérifié personnellement) que des graines congelées conservent intégralement leurs propriétés germinatives et très intéressant que cette congélation supprime les parasites de ces graines.

            https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_mondiale_de_semences_du_Svalbard

        2. Pheldge

          Ouais les mecs, faisez simple ! une petite irradiation bien dosée genre Bêta – et on n’en parle plus ! quoi, vous avez dit « Bio » ? 😉

  13. barbatruc

    La variété « Renan » est un blé tendre , jusqu’ à preuve du contraire on fabrique les pâtes avec du blé dur …

    1. bibi

      Le blé tendre est utilisé pour la fabrication des pâtes fraiches et des nouilles asiatiques alors que le blé dur est utilisé pour la fabrication des pâtes sèches.

  14. Zax

    « 9 millions de dollars par vie. »

    C’est très largement sur-évalué … Les données du secteur de la santé (secours pré-hospitaliers) aux USA donnent une estimation aux alentours de 2.5 Millions de $ si ma mémoire est bonne.

  15. Nomi

    Ah purée, je sors d’un déjeuner avec entre autres mon cousin grand pote à moi, mais totalement dans la propagande politico-médiatique. Ils m’ont tout sorti, le réchauffement, la couche d’ozone, la surpopulation, l’écologie qui veut le bien de l’humanité, les robots qui vous détruire tout nos zemplois, la disparition des espèces, dans un énorme gloubi-boulga indigeste qui va détruire le Maônde, pauvres fous que nous sommes.

    Et comme à chaque fois que j’essaye d’argumenter, aucune des conneries de la propagande habituelle m’étant épargnées, les mélanges, les amalgames et les comparaisons hors de propos fusent, je m’échauffe, et le débat tourne à l’affrontement.

    Putain de bordel de dieu de merde! Si seulement j’avais des arguments simples et éclairants pour leur faire comprendre quand ils sont influencés par des discours démagogiques! S’il y avait des techniques verbales pour sortir tout ces gens de leur conditionnement! Dites-le moi, je prends!

      1. Nomi

        Reçu 5/5. Ca ne ferait pas de mal que je développe mon sens de l’humour dans ce domaine, en effet! Et j’apprécie l’humour ravageur de vos articles, qui est loin de nuire à la qualité et la crédibilité du propos.

        1. Pheldge

          Camarade Nomi, dans le genre « humour ravageur « , je m’étonne que tu ne t’adresses pas à mézigues, Grand Maître en ce domaine. Je peux te donner quelques cours, payables pas en BTC ! 😉

      2. BDC

        Pour ma part, j’ai laissé tomber l’idée de toute discussion avec les écolos-bobos, ils nient les chiffres qui ne leur conviennent pas sans autre argument que « c’est faux », alors que vous, vous prenez la peine de déconstruire leur argumentaire. Les agris ont une bonne espérance de vie, moindre que les cadres mais meilleure que les ouvriers, sans doute parce qu’ils fument moins et ont une vie active. C’est tellement plus confortable d’accuser les pesticides plutôt que de sortir de sa neurasthénie en s’éloignant du canapé.

    1. kekoresin

      Le petit traité de notre hôte fera l’affaire si tes fréquentations savent lire plus de 140 caractères d’un seul coup. Astuce: certifier que l’ouvrage en question est fabriqué avec du papier bio responsable recyclé par mère nature dans une forêt classée par l’Unesco certifiée hors zone pulvérisable. Autre astuce: fais les bien picoler avant tout argumentaire construit, souvent les contraires s’annulent…

    2. scrooge

      Il ne faut pas penser changer le système mental de quelqu’un en s’y opposant de front et en totalité, cela aboutit à un combat de cerf en rut.
      Il faut d’abord faire confiance à l’intelligence de l’interlocuteur. Sans intelligence il ne changera de toute façon pas d’avis et dans ce cas il a les angoisses qu’il mérite. Il faut même l’encourager à poursuivre dans la voie qu’il a choisi. « Ne jetez pas les perles aux cochons »
      Il faut agir comme l’herbe qui perce le béton, il faut chercher les félures où la lumière passe encore. Mettre la graine là où elle peut pousser en se disant que le temps agira pour défaire ce que le temps a fait.
      Il y a, pour ce faire, plusieurs méthodes:
      – l’humour qui agit comme un acide. Le problème est que cela peut agresser.
      – la science: exemple sur l’effet de serre, demander comment marche une serre (après s’être un peu renseigné bien sûr). Succés garanti tant la démarche scientifique est désormais peu partagée. Le défaut de cette méthode est justement que la confusion s’est installée partout sous le nom de science.
      – La question sans réponse possible: comment à ton degré d’insignifiance, penses tu influer sur le destin de la terre? Est ce que l’angoisse que tu développes t’aide à vivre ou à lutter contre les causes mêmes de cette angoisse? Si ce problème était résolu est ce que ta vie serait meilleure ou est ce que tu en chercherais un autre?
      – Les erreurs des théories apocalyptiques passées. elles ne manquent pas.
      – Les erreurs d’appréciation déjà commises par l’interlocuteur. On rentre dans le très personnel mais qui ne s’est pas planté joyeusement déjà.

      Dès que le doute est installé, dès que la fissure est repérée, le temps agit.

        1. Bonsaï

          @ Scrooge, 21:56
          Ce qui me fait bien rigoler, c’est que pas un instant vous ne pensez pouvoir vous retrouver face à un adversaire plus fort (ou plus expérimenté) que vous. Et c’est là votre premier point faible, car lui pourrait justement s’introduire par cette faille.
          Même si au fond, il n’est même pas aussi fort que ça. Le tout étant bien entendu de savoir chevaucher sa conviction comme la sorcière sur son balai, autrement en étant sûr que le balai vole…

            1. scrooge

              Ce n’est pas de la manipulation. Chacun dans un vrai échange d’idée doit « éveiller » l’autre à une reflexion qui n’était pas jusque là présente dans son raisonnement.
              Autrement dit les deux bougent dans un échange et se rapprochent.
              Je ne cherche pas à avoir raison car cela voudrait dire que je détiens une vérité absolue, totale, systématique alors que je suis bourré de failles et de contradictions avec plein d’herbes folles dedans.
              Bref pour convaincre mieux vaut l’aikido plutôt que la boxe petit arbre 🙂

              1. BDC

                J’aimerais bien avoir votre technique face à mes élites de l’EdNat, élevées pour assimiler le discours officiel du Kampdubien, tout échange avec eux est impossible et risque de vous exclure du groupe. En revanche ici c’est parfois violent mais c’est constructif.

                1. MCA

                  @BDC – 28 mars 2016, 9 h 27 min

                  Question:

                  Quel est l’intérêt de faire partie d’un groupe dans lequel tout échange est impossible?

                  Et j’y verrais bien certaines exclusions comme un brevet de bonne hygiène intellectuelle, non?

                  Quant à la violence des échanges, elle prouve que nous avons affaire à des gens passionnés et riches en savoir, qui possèdent un caractère et qui l’affirment, donc que du positif à mon avis.

                  1. BDC

                    MCA, j’ai expérimenté le fait qu’on ne peut pas exprimer certaines idées dans mon milieu pro, c’est frustrant, mais c’est comme ça. Je ne suis pas armée pour affronter le Kampdubien, ce sont eux qui délivrent leur brevet d’hygiène intellectuelle et excluent les moutons noirs, je suis bien mieux ici. Quant à la violence des échanges je suis d’accord avec vous, je l’accepte mais ça peut être un frein aux nouveaux contributeurs comme ça l’a été pour moi (nous ?) au début.

                    1. MCA

                      Oui, il y en a qui débarquent, qui se prennent une claque sur le nez et qui repartent en jurant qu’on ne les y reprendrait plus.

                      C’est dommage car je reste persuadé qu’il y a plein de gens qui lisent (8000 d’après H16 alors qu’il n’y a qu’une quinzaine de gladiateurs dans l’arène) et qui brûlent d’envie de s’exprimer mais qui n’osent et n’oseront pas franchir le pas.

                      Je pense qu’ensuite pour rester c’est une question de caractère, dominants, dominés, indépendants, une façon de s’exprimer, une façon de défendre son point de vue, l’étendue de son savoir, l’intérêt à la discussion, l’humour, les centres d’intérêt, tout se mêle; un peu un condensé sélectif de la société dans laquelle nous baignons tous.

                      Une question intéressante : qu’est-ce qui vous a fait franchir le pas de la discussion au lieu de rester dans l’anonymat des 8000 lecteurs?

                    2. BDC

                      Bonne question … j’ai connu le blog de H16 par mon mari, bien plus avancé que moi sur ces sujets, s’ensuivit une longue phase de maturation et sans doute suite à une énième conversation désespérante au boulot j’ai franchi le pas (il y a peut-être presque un an). Ça fait du bien de pouvoir s’exprimer, c’est devenu addictif, merci à H16, ses contributeurs et leur hospitalité.

                    3. Bonsaï

                      « Beldchamps 2 août 2015, 12 h 39 min
                      Suite à ma fumeuse visite de château-fort, « le XIIème siècle, époque troporrible, rendez-vous compte ma pauv’ dame, un pouvoir exercé localement sans contrôle de Mama État… », quelqu’un pourrait-il me conseiller un auteur/ouvrage sur le moyen-âge svp?
                      Mes questions portent sur les sujets suivants :
                      Quelle était la proportion de saigneurs vs seigneurs un minimum intelligents pour comprendre que leur intérêt est de maintenir des gens en bonne santé, afin d’assurer la prospérité de leurs terres ? »…
                      Et plus bas, nous avons des suggestions de lectures proposées par moi-même, aimablement détaillés par maître Gameover.
                      Quel talent, mais quel talent !

                    4. Pheldge

                      @ BDC : « j’ai connu le blog de H16 par mon mari, … , s’ensuivit une longue phase de ma..uration … » ah, pardon, une coquille, j’ai-z-eu peur ! 🙂

              2. Bonsaï

                @Scrooge, 23:31
                Merci de votre réponse !
                D’accord pour l’aiikido que j’ai un peu pratiqué dans ma jeunesse avec un maître japonais.
                Dans une discussion d’idées, il faut avoir des idées et les chevaucher comme fait le surfer, sur la crête et dans les tubes. Beaucoup de gens se contentent de nos jours d’un échange sportif, sur la base de sophismes artificiels, sans le background d’une réelle connaissance…

    3. Faust

      Ce sont des « croyants », et ils ont la Foi.
      Aucun argument ne peut les faire changer d’avis.
      Au pire, après avoir débattu pendant des heures pour leur faire admettre un ou point, vous verrez que quelques jours plus, ils seront revenu à leur fondamentaux.
      La seule méthode qui semble marcher (lu d’une étude en psycho social), c’est au contraire d’aller à fond dans leur sens, jusqu’à l’absurde. Jusqu’à réussir à les dégouter.
      Bon courage (personnellement, j’ai arrêté d’essayer de convaincre. La prise de conscience ne peut venir que de soit, et ça n’est pas pour tout le monde…)

  16. kekoresin

    Oui bon bref, je préfère consommer sans produits où une tête de mort apparait sur le bidon. Cela dit, je ne suis pas an adepte du bio intégriste et je n’ai rien contre les traitements du moment où l’utilisation est raisonnable. La preuve, je ne crache jamais sur un bon pinard en sachant que la vigne est traitée.

    Maintenant sur l’escroquerie pseudo scientifique, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La France est particulièrement friande de ce genre d’exercice avec des hautes instances étatiques qui financent avec notre pognon ces études de haut vol. Il faut savoir quand même que nous finançons des analyses sur les produits qui arrivent à Rungis par exemple, pour tester les taux de pesticides qui peuvent quand même détraquer les boyaux à forte dose. Seulement voilà, au lieu d’interdire à l’importation un fruit ou un légume lourdement plombé par des substances toxiques, une notification est faite à l’importateur. Libre à lui de commercialiser quand même ses 50 tonnes de came ou s’assoir sur ses couilles dans un sofa de cactus. Pour les français, un contrôle aléatoire est de mise mais là encore sans capacité d’interdiction de commercialiser.

    Si les autorités sanitaires faisaient bien leur boulot au lieu de financer des études bidons, on en serait pas là. Si les pesticides répondent au principe « la dose fait le poison » la défiance serait peut être moins radicale si l’on pouvait assurer que les produits n’ont pas subi de traitements en mode surdose. Mais dans ce beau pays, impossible de savoir si le traitement est raisonnable ou pas.

    1. Bonsaï

      Voilà qui est on ne peut plus clairement exposé, merci de l’avoir fait.
      En effet, du moment qu’on ne peut pas faire confiance mieux vaut choisir la moins pire des solutions !

  17. Laurent

    Donc si je fait bien le calcul pour avoir la chance d’obtenir une nourriture varié, abondante et peu chère il faut prendre le risque d’avoir 0,0005% de chance d’attraper un cancer dans sa vie.
    mon choix est vite fait…

    « À combien s’établit le bénéfice d’un humain qui atteindra l’âge d’un an parce qu’il aura été correctement nourri ? »
    Pour Gaïa, l’être humain est une externalité négative, un être humain de moins est tout bénéfice et les écolos ses fidèles serviteur l’on bien compris…

    1. Bonsaï

      Voilà, c’est psychologique. Vous avez l’impression que l’écolo vous vole quelque chose, que l’ennemi à traiter c’est lui.
      En réalité, votre problème est avec ceux qui produisent et qui vous vendent votre nourriture.
      Et d’abord, votre problème est de vous positionner vous-même sur votre rapport personnel à l’alimentation (attention dans ces sables mouvants, le bon Dr. Freud n’est jamais très loin…).

    2. kekoresin

      Gaïa n’en a rien à secouer de l’être humain. Il peut bien faire péter toutes ses bombes, pulvériser toutes les saloperies qu’il veut, la terre recyclera, transformera, absorbera et survivra à l’homo débilus, n’en déplaise à tous ces crétins de maternelle bio conscientisés qui veulent « sauver la planète ». Cela étant dit, l’homo débilus a plutôt intérêt à préserver son écosystème immédiat s’il veut conserver sa qualité de survie.

      1. MCA

        Tout à fait, si l’homme ne peut se passer de le Terre, la Terre peut très bien se passer de l’homme.

        Quand l’homme dit qu’il détruit la planète, il pleure sur son propre sort, en effet si la terre devient invivable pour l’homme (et les autres espèces) c’est l’homme qui est menacé et non pas la planète qui refera sa vie d’une façon différente car elle possède devant elle une chose capitale que l’homme ne possède pas : le temps.

        1. bibi

          L’homme peut très bien se passer de la Terre il a la capacité d’aller vivre de manière autonome ailleurs dans notre univers à commencer par Mars.
          La planète ne refera pas sa vie pour la simple est bonne raison qu’elle n’est pas vivante, c’est juste un vulgaire morceau de caillou comme tant d’autres dans notre univers.

          1. Bonsaï

            Oh! l’ingratitude de la jeunesse !
            Si tu avais lu un peu de science-fiction, tu saurais ce qu’est le désespoir de l’équipage d’un astronef perdu dans l’amas des astéroïdes…

          2. MCA

            En envoyer quelques-uns se promener aux frais de le princesse, je veux bien; mettre en route des charters pour expédier 7 milliards de joyeux vacanciers habillés de chemises à fleurs, je demande à voir.. :o)))

            Non, non, je persiste à penser que l’homme est attaché pour un bon bout de temps à la planète terre, que cette terre est le seul vaisseau disponible à l’échelle de vie de l’humanité, et qu’il ferait bien de modérer sa tentation à faire des trous dans la coque car ça risque de très mal se terminer pour lui.

            Mais bon, il y avait une vie avant l’homme, il y en aura une autre après et dans 4 milliards d’années le soleil commencera à se fâcher et mettra tout le monde d’accord, y compris les vacanciers de la planète Mars qui auront intérêt à bien se tartiner de crème à bronzer.

            1. Bonsaï

              J’avais d’ailleurs cru comprendre qu’il n’y a pas d’atmosphère sur Mars.
              Quant à la terraformation, ce n’est pas encore de notre ressort. Pour l’instant on n’en est que dans l’acquisition de compétences destructives…

  18. lemiere jacques

    mais quasiment aucun écolo intervenant ici…c’est le problème, ils vous fuient quand ils voient que vous ne partagez pas leur convictions et que vous avez des arguments. Au final vous pouvez être écarté pour cause de corruption par les puissances d’argent, contre toute logique d’ailleurs.
    Le danger de l’écologie politique ce n’est pas ce qu’elle prône , c’est son mode de pensée. Les écologistes ne peuvent pas tout le temps avoir tort, mais ils refusent de chercher la vérité et ça c’est déprimant.
    On est tous un peu bornés, mais aussi ouverts à la remise en question, eux non.
    dans le meilleur des cas vous passez un temps très long à contredire ce qui semble une série d’arguments mais qui ‘est en fait un cercle….
    si vous avez démontré à un écolo que tel fait était faux le lundi, vous le verrez le ressortir le mardi…et vous aurez compris la stratégie de harcèlement médiatique il reste un bruit de fond dans l’esprit des gens …

  19. Moggio

    S’il y a parmi vos lecteurs un chercheur du domaine, j’aurais bien posé une question : auriez-vous une idée du rang de classement (type classement CNRS des revues) de la revue Sustainable Agriculture Reviews qui a publié l’article ? Merci.

  20. Bonsaï

    Remercions chaudement l’industrie aéronautique française qui a tenu à illustrer par l’exemple la chronique pascale du Maître :
    « En raison de problèmes techniques, un Boeing B744 de la compagnie Corsair a dû interrompre son vol vers minuit dans la nuit de dimanche à lundi. Pour pouvoir atterrir, il a dû larguer du kérosène au-dessus des Alpes italiennes et du Jura suisse.
    L’appareil s’est délesté d’environ 70 tonnes de kérosène, en volant à une altitude de 6700 à 9400 mètres. En provenance de Paris Orly et faisant route vers Port Louis sur l’île Maurice, il est retourné à Paris après son largage, où il a atterri sans encombre, a indiqué dimanche Skyguide. »

  21. Elgocho

    9 millions de dollars pour une vie, ça me semble cohérent : cela inclut le manque à gagner de la personne qui travaille et qui consomme tout au long de sa vie, et les soins médicaux d’un cancer (très chers).

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