Comment la France coule en vendant des sous-marins

Joie, bonheur, santé et moules-frites à volonté, la France peut s’enorgueillir, une fois de plus, de récolter par brassées opulentes de nombreux contrats industriels qui se solderont par moult emplois, force milliards d’euros et des emplois par millions : c’est avec le sourire et les fesses roses qu’on apprenait il y a quelques jours que le constructeur naval français DCNS remportait un mirifique contrat de fourniture de sous-marins à l’Australie…

Allons, ne faisons pas la fine bouche : youpi, un contrat décroché pour notre industrie, voilà qui tombe à pic. Avec des chiffres du chômage qui marqueraient presque une inversion de courbe fort utile pour un certain futur candidat, cette nouvelle a permis à François le président de terminer le mois d’Avril sur une note résolument optimiste.

Bon, certes, dans le monde réel, le chômage ne baisse pas vraiment vraiment. Entre les radiations, les artefacts statistiques et les bidouillages plus ou moins sobres pour aboutir aux chiffres médiatisés, on comprend que la question d’une baisse réelle se pose vraiment, mais là encore, ne nous attardons pas trop sur les détails puisque le tableau d’ensemble, résolument joyeux, permet de redonner de l’espoir aux Français, n’est-ce pas.

Et concernant les sous-marins, l’analyse montre que le contrat, annoncé à 34 milliards d’euros, n’en rapportera pour la France qu’une douzaine, et encore, sur une période de cinquante années, soit 240 millions par an, et encore, s’il est effectivement signé, puisqu’il s’agit pour le moment d’une négociation exclusive avec le gouvernement australien.

Mais baste, ne boudons pas notre plaisir : le chômage baisse, des sous-marins sont vendus, l’argent rentre à gros bouillons, c’est supayr et décidément, les gros contrats joufflus, il n’y a que ça de vrai.

Eh bien peut-être que justement, le problème en France est qu’il n’y a guère que ce genre de gros contrats joufflus.

gifa hm wait what wtf

Je m’explique.

Tout ce que la presse compte d’organes a rapidement vibré la semaine passée du bonheur que représente ce gros contrat, mais peu sont les mêmes organes qui se sont interrogés sur ce qui fait, effectivement, vivre le peuple français au jour le jour, et, par voie de conséquence, son Etat qui, pour rappel, carotte plus de 44% des richesses produites et dont les dépenses représente 57% du PIB.

Parce qu’il faut bien comprendre que même si ces gros contrats sont, par leurs montants, particulièrement attractifs, ils ne sont pas, loin s’en faut, ce qui permet à l’écrasante majorité des Français de faire chauffer la marmite. En réalité, la majeure partie de la richesse produite en France l’est par des structures de petites tailles, ces fameuses « Petites Et Moyennes Entreprises », qui comptent moins de 250 salariés et font moins de 50 millions de chiffre d’affaires par an, ces commerçants, ces artisans et ces patrons d’entreprises unipersonnelles qui forment le tissu économique français. On compte 3 millions de ces PME en France, contre moins de 300 grandes entreprises françaises.

submarine racingOr, en cas de crise, une grande entreprise qui devra s’adapter à un changement important de l’économie mondiale subira directement l’inertie liée à son poids, ses habitudes et ses méthodes de travail qu’on change d’autant moins facilement que l’entreprise est grande et implantée dans de nombreux pays, dans de nombreuses cultures différentes. La taille, qui constitue un avantage pour toucher un maximum de marchés, représente parfois un handicap lorsque les temps changent brutalement (Kodak en a par exemple fait l’amère expérience).

De leur côté, les PME ont l’avantage de fournir, par leur nombre, de très nombreuses opportunités d’adaptations à des offres d’emplois variées et elles aussi très nombreuses. Leur adaptabilité en cas de changement important de la conjoncture économique est ce qui protège le mieux le tissu économique en cas de crise. Leur souplesse, face à la concurrence, permet de faire émerger de nouveaux comportements, de nouvelles méthodes, de nouveaux produits ou services là où une grande entreprise prendra des années voire des décennies pour obtenir le même résultat.

Une fois ces éléments rappelés, les paillettes et cotillons autour des sous-marins retombent : dans ce contexte où ce sont bel et bien les PME qui créent les emplois, les richesses et la croissance du pays, l’obsession politique et médiatique des grands contrats publics apparaît plutôt comme un handicap. Les politiciens semblent en effet miser beaucoup et peut-être trop sur les grands champions français.

Du reste, les dernières années ont prouvé qu’en plus de miser sur des grands groupes, ces mêmes politiciens misaient sur les mauvais ou ne les incitaient pas vraiment à faire attention. Les aventures d’Areva au pays de l’Uranium, les bricolages à répétition avec Air France, les dettes abyssales d’EDF ou de la SNCF et tant d’autres rappellent pour qui en douterait que plus souvent qu’à son tour, l’État et l’argent public furent mobilisés dans de bien mauvaises affaires.

Autrement dit, en favorisant parfois outrageusement une certaine forme d’entreprises — i.e. les grands groupes monopolistiques ou quasiment, dans lesquels l’État est actionnaire voire majoritaire, et dont les dirigeants sont très (trop ?) souvent issus du sérail politique — on a clairement misé sur la portion congrue du tissu économique français, et pas sur la portion la plus agile, robuste et adaptable.

Ainsi, sur les 40 dernières années, l’État s’est mêlé de créer ou de faire créer de nombreux grands groupes, et à mesure que ceux-là grossissaient, d’importantes ressources (financières, humaines, médiatiques, diplomatiques, et j’en passe) leur ont été consacrées qui, en dernière analyse, auraient plus que sûrement mieux bénéficié aux petites et moyennes entreprises françaises, parents pauvres des politiques économiques en la matière. En somme, les politiciens ont systématiquement choisi d’aider avec l’argent public ceux qui en avaient le moins besoin en prenant cet argent à ceux qui en auraient fait le meilleur usage.

submarine and wave

Bien sûr, la raison de ces choix faits sciemment est évidente : politiquement, une myriade de petits groupes et d’entreprises moyenne rapporte moins qu’un grand groupe de renommée internationale. Les PME sont médiatiquement moins porteuses. Et pour un politicien, les amis, les accointances et les connivences sont bien plus intéressantes lorsqu’elles sont dans un grand groupe que dans une petite entreprise.

Alors certes, ne boudons pas notre plaisir puisque, dit-on, des sous-marins seraient vendus et de l’argent rentrerait à gros bouillons. Mais n’oublions pas que derrière ces gros contrats, des milliers de PME ne trouveront aucune oreille attentive, aucun financement, aucune latitude auprès des administrations.

Commentaires107

    1. Deres

      Surtout que la place ne sera pas très intéressante, que ce soit au niveau du salaire, des avantages associées, du réseau accessible et surtout car il faudra probablement fournir un réel travail productif …

  1. Le Gnôme

    Histoire de ne pas mettre les touristes à Londres le dimanche, les Galeries Lafarfouillette resteront fermées ce jour là.

    Le progrès est en marche.

    1. Nomi

      Au Ministère de la Magie, on garde au secret une formule foudroyante contre le succès entrepreneurial, je vous la révèle:

      Areva kedavra!

      Mais pas un mot de tout ceci aux moldus!

  2. cretinusalpestris

    La France a vendu des TGV avec leur technologie. Depuis elle ne vend plus de TGV.

    La France a vendu des centrales nucléaires avec leur technologie. Depuis, elle ne vend plus de centrales.

    Les sous-marins seront-ils vendus avec leur technologie?

    1. Flaghenheimer

      Il y aura bien transfert de techno, c’est désormais un passage obligé.
      Pour les centrales nucléaires je crois que les premières ont été vendu dans les 50’s à Israel et qu’on en a encore vendu récemment recemment à l’Inde.

  3. Val

    Sinon H, en matière d’opulentes rentrées, la presse et le gouvernement faisaient peut être référence aux rétrocoms potelées , bienvenues en période pré électorales (ou pas).

    1. Deres

      Un point qui n’est jamais évoqué est le financement de ces contrats mirifiques. Souvent, une très grande partie du montant est souvent prêtés par des banques françaises, voir l’Etat français lui même sans parler de sa garantie.

      De ce point de vue là, le danger avec le projet d’Hinkley Point d’EDF est que la centrale sera possession pleine et entière d’EDF donc de la France, actionnaire majoritaire. Donc en cas d’accident toujours possible, ce sera au français de racker pour le nettoyage. C’est contraire à toutes les ventes de centrales nucléaires précédentes où la responsabilité finale était toujours locale. Pour mémoire, le coût de Fukushima sera largement supérieur à 100 milliards d’euros.

  4. Val

     » en cas de crise, une grande entreprise qui devra s’adapter à un changement important de l’économie mondiale subira directement l’inertie liée à son poids, etc . » « la taille …. quand les temps changent » : Je propose de faire méditer tout homme politique devant un dinosaure une heure/jour et toute personne évoquant une météorite géante devrait être fusillée sur le champ et si elle mentionne le réchauffement climatique on la coupe en morceaux avant .

    1. Royaumont

      Si elle mentionne une éruption volcanique géante, on lui applique le jugement de Cambyse (v Gerard David- jugement de Cambyse).

  5. Lambda Expression

    Le boss est bien magnanime en disant que l’état n’en a rien a battre des PME.
    Ce n’est pas le cas.
    En effet, il s’occupe de surtout bien les faire chier.
    J’en veux pour preuve ce bout de la loi El’ machin qui impose, si j’ai bien compris, qu’une boite devra faire appel a un syndicat extérieur (a la dite boite) pour valider un accord négocié en interne. Bien souvent, il n’y a pas de syndicat dans ces petites boites.
    Si ça c’est pas le summum de l’emmerdement. L’état délègue sont pouvoir de nuisance (destruction) avec une grande habilité et les petits patrons vont découvrir les joies du dialogue social a la sauce CGT & co.
    Ce sur quoi le patron a raison : « Fly, you fools »

  6. Peyreloubes

    J’ai cru lire quelque part, il y a longtemps, que, face aux chantiers navals coréens (du sud), le seul moyen de fournir du travail à nos chantiers était de subventionner toute construction à 30% pour battre la Corée. Ce qui expliquerait les commandes en rafale de paquebots de croisière et autre sous-marins. Vrai ?? Pas vrai ????

    1. sam player

      Outre que les comptes de DCNS étaient déjà plombés en 2014 (-350ME), un petit coup d’oeil à ces comptes montrent des investissements dans l’énergie hydrolienne, éolienne flottante, énergie thermique des mers, énergie des vagues dépenses qui selon DCNS plombent ses comptes.
      Il faudrait quand même se poser des questions sur ces entreprises d’état qui prennent des participations dans des start-up quitte à les détourner de leur objectif premier : DCNS OpenHydro), SNCF (covoiturage, bus Elon Musk), La Poste (15 start-up).
      Il faut se rappeler que ces entreprises ne choisissent pas forcément les meilleures solutions comme le ferait une entreprise privée mais les solutions des copains (Alstom pour le TGV par exemple) et des solutions qui ferment le marché pour se protéger.
      Franchement on se demande ce que foutent ces entreprises d’état qui nous ont habituées à être toujours à coté de la plaque et qui là viennent biaiser le fonctionnement de l’innovation avec des moyens illimités.
      Qu’elles crèvent bordel !

        1. sam player

          C’est pas gagné avec l’état qui apporte ses grosses subventions et augmentation de capital.
          Du temps du Ministère des Postes et Télécommunication il n’y avait même pas de compte d’exploitation : le paiement de votre facture téléphonique allait directement dans le budget de l’état. Ca doit leur manquer.

  7. Gerldam

    Il semble que le chiffre de 12 millirds pour la France soit encore exagéré.Celui de 8 milliards a, le plus souvent, été celui prononcé tout au début, avant que le gouvernement ne passe le message: « ne parlez que des 34 milliards, hein ».
    Finalement, le gros vainqueur de ce contrat joufflu et -forcément- juteux, selon l’expression favorite des journaleux, est l’Australie elle-même. Bien joué, Canberra!
    La DCNS n’étant qu’un sous-traitant, En fait surtout Thalès et son sonar, dont on va probablement vendre la techno avec.

    1. Deres

      Comme on vend un sous-marin déjà développé (une version diesel de nos sous marin d’attaque nucléaire), on ne transférera pas vraiment la capacité à développer un sous-marin en partant de zéro. Au mieux, il pourront donc tenter de vendre le même. C’est ce que font les coréens qui dans les faits vendent les mêmes sous-marins que les allemands. Mais cela veut dire qu’ils ne peuvent que partiellement adapter leur offre aux contrainte d’un client.

    2. sam player

      8 milliards oui (Reuters)
      « The French shipbuilder’s share of the overall contract will amount to about 8 billion euros ($9.02 billion), according to sources with knowledge of the deal. DCNS chief Hervé Guillou said the deal would create around 4,000 French jobs, benefiting shipyards and industrial sites in Lorient, Brest, Nantes and Cherbourg. »
      ___________
      4000 emplois soit 4 jours de destructions d’emplois…

  8. Nomi

    L’état français vend des sous-marins, ouah, ça sent mauvais pour les entreprises à qui ça va être confié ça!
    Je parie pour le redressement judiciaire accompagné de bons gros renflouements à base de pognon du contribuable dans les prochaines années.

    C’est aussi sûr que 2 et 2 font quatre, l’état va torpiller nos sous-marins. Les russes vont bien se marrer.

  9. Aristarkke

    Melusî-î-î-î-î-ne!!! (…) bonheur que représenteNT ce gros contrat…
    Je sais bien que le Patron associe avec ce singulier sujet, toutes sortes de gâteries accompagnatrices, dons aux bonnes oeuvres, etc… mais le français ne prévoit pas d’accorder la conjugaison aux sujets sous – entendus… 😉

  10. Aristarkke

    Je déplorais pas plus tard que tôt ce matin, la dérive graveleuse de certains commentateurs mais si maintenant, c’est le Patron qui s’y attèle…
    (tout ce que la Presse compte d’ organes ont rapidement vibré (…) du bonheur).
    Petit canaillou, va!

  11. Aristarkke

    Moult emplois, force milliards et emplois par millions ???
    On gonfle sa copie de répétitions mal voilées pour tirer à la ligne, maintenant???

    Votre plume a fourchu, lisiblement. Je suggère retro-commissions pour une avantageuse correction…
    😉

  12. vengeusemasquée

    Sur la baisse du chômage, les collectivités se sont massivement mises à employer en contrats aidés des bénéficiaires du RSA, surtout les départements, évidemment puisque l’opération est presque blanche pour eux. Ce n’est pas anecdotique. Dans ma structure, cela représente déjà actuellement environ 10% des effectifs. Elle va s’inverser la courbe, ne vous inquiétez pas. C’est garanti sur facture.
    Quant aux sous-marins, ceux qui n’ont pas à s’inquiéter de grand-chose puisqu’ils ont un emploi, voire un emploi ultra-protégé, y voient un élément d’optimisme. Les autres, ceux qui galèrent sans espoir de s’en sortir, ma foi, tout le monde s’en fout.
    Well done.

    1. cretinusalpestris

      L’Australie est déjà « pas-bisou » puisqu’elle n’accueille pas les gentils migrants.

      Mais ce possible achat a fait d’elle un pays au dessus de tout soupçon, comme l’Arabie Saoudite et autres démocraties irréprochables de la région.

      1. bob razovski

        y’a quand même un précédent avec Poutine et ses rafiots, achetés, fabriqués, payés mais finalement non livrés parce que Poutine pas bisou !

        😉

  13. Cerf D

    En somme, les politiciens ont systématiquement choisi d’aider avec l’argent public ceux qui en avaient le moins besoin en prenant cet argent à ceux qui en auraient fait le meilleur usage.

    Il y a 10 ans,je terminais ma thèse en mécanique, dans un laboratoire commun au CNRS et à une université.
    Le labo en question dépendait de la branche Sciences de l’Ingénieur du CNRS. Une des conséquences est que nos recherches portaient sur des domaines permettant d’espérer des exploitations à court/moyen terme, ce qui fait que les financements privés n’ont jamais manqué. Et justement, l’argent public non plus.

    Or il me semblait, déjà à l’époque, qui si jamais on devait dépenser de l’argent public pour la recherche scientifique, il aurait été plus logique de l’employer pour de la recherche fondamentale, dont les retombées potentielles sont plus difficile à prévoir, ce qui peut compliquer le financement privé plutôt que pour les sciences appliquées qui pourraient sans difficulté se financer sans l’Etat.

    Mon instinct m’a fait fermer ma gueule à ce sujet.

  14. Coup de pied occulte

    Ce contrat témoigne aussi du réarmement inquiétant que provoque le conflit de mer de Chine, avec un Pékin aux revendications territoriales voraces. Une jolie bataille navale en perspective dans une mer pourtant peu propice aux manœuvres sous-marines, eu égard à sa très faible profondeur moyenne.
    http://www.hydrologie.org/MISC/geog/tboceans.htm
    Après, quoi de mieux qu’un pays aux déficits abyssaux pour se spécialiser dans la vente de submersibles ? Hein ?

  15. bibi

    Si Aréva ne vend pas de centrale c’est parce que ses modèles ne correspondant pas aux besoins du marché.
    Les pays en développement ont besoins de réacteurs de 800MW à 1000MW pas de 2000MW, et les pays développé qui pourrait en avoir l’utilité ne veulent pas construire de réacteurs.

    Si Alstom ne vend pas de TGV c’est parce que la technologie est désuète et hors de prix, n’offrant un intérêt économique que pour des trajets de moins de 300km, au delà de cette distance l’avion est plus performant et moins cher car pour voler à 3 fois la vitesse d’un train il n’a pas besoin d’infrastructures spécifiques.

    1. Deres

      Ce n’est pas tout à fait exact car un TGV desservant des villes importantes de centre à centre peut être plus rapide et plus confortable qu’un trajet en avion avec des aéroports excentrés si on tient compte des déplacements et enquiquinements annexes. A ma connaissance, certaines liaisons sont très rentables comme le Paris-Lyon. Le souci est surtout de vouloir rouler en TGV sur toutes les liaisons pour lequel il n’est possible d’être rentable. Ce n’est aps le TGV lui même qui pose problème, c’est son utilisation par les pouvoirs publics comme d’habitude.

      1. bibi

        C’est vrai que Paris-Lyon ça fait 400km donc j’ai poussé un peu loin le bouchon sur le seuil de rentabilité kilométrique.

        C’est le concept même de liaison ferroviaire à grande vitesse qui pose problème car les lignes rentables sur la planète sont aux nombres de deux Paris-Lyon, et Tokyo-Osaka, il y aurait peut être un potentiel pour une ligne Boston-New-York-DC, et quelques lignes en Chine vu la densification de certaines zones mais en dehors de ça le transport ferroviaire à grande vitesse n’a pas d’avenir.

        Le TGV n’a aucun avenir à l’export.

        http://www.lepoint.fr/economie/tgv-seules-les-lignes-paris-lyon-et-tokyo-osaka-sont-rentables-27-03-2015-1916417_28.php

  16. JiJiBé

    Après les porte hélicoptères Mistral bradés et vendus à l’Egypte – qui n’a que faire de ces encombrants vaisseaux du désert et seront probablement rachetés d’ailleurs en « occasion première main » par la Russie – les sous-marins australiens en négociation, contrats définitifs à venir assortis de certaines conditions :
    __________________________________

    « Il s’agit maintenant de concrétiser tous les engagements qui ont été pris, pris sur le plan industriel, avec la création d’emplois en Australie, les transferts de savoir-faire et de technologies », a déclaré Manuel Valls, cité par l’AFP, en qualifiant cet accord de « gagnant-gagnant, win win ».

    Mais les systèmes d’armes et de combat qui équiperont ces sous-marins seront américains. Le géant américain Lockheed Martin, qui est dans la course, a expliqué qu’il s’agissait « en fait des yeux, des oreilles et de l’épée du bateau ».

    L’Australie n’a pas fait mystère du fait qu’elle préférait le système américain AN/BYG-1 ainsi que les torpilles australo-américaines Mark-48 comme armes principales. »
    _______________________________

    Heureusement que cet accord est « gagnant-gagnant » (?!) plutôt ouin-ouin que win-win.

    Parce que ce nouvel exploit n’est pas sans rappeler cette blague de Coluche : « Les accords Franco-Russe au dessert, c’est un régal que l’on sert ! On vous prend tout votre blé et on vous laisse tout votre charbon ».

    Qu’on pourra aisément traduire aujourd’hui par  » On vous prend tout votre savoir-faire et en même temps on vous prend pour des cons ».

    En définitive l’unique vaisseau rescapé de notre flotte est cette trirème immanoeuvrable, toutes ces PME obligées de ramer encore et encore, enchaînées aux bancs de cette infernale galère.

    Il est vrai qu’avoir un pédalo en guise de vaisseau amiral n’a jamais rien eu d’exaltant.

    1. ironbooboo

      « Il est vrai qu’avoir un pédalo en guise de vaisseau amiral n’a jamais rien eu d’exaltant. »

      Sauf si on n’attend que de le voir couler. Là il y a un vrai suspense.

      1. Royaumont

        En même temps, voir un pédalo faire des ronds dans l’eau d’une piscine gonflable en se prenant pour Magellan, ça lasse vite. S’il coule, il se prendra pour un sous-marin, c’est tout.

  17. Zadig

    Je vous trouve très dur avec nos politiciens et les PME. Quand je vois le mal que s’est donné Ségolène ROYAL pour aider feu Heuliez avec l’argent public.

    1. Pheldge

      à voir la réaction incrédule et hilare des autres participants, qui ne voient dans le mécanisme proposé ( suppression des subventions et impôts ) que le côté « cadeau », c’est pas gagné …

        1. sam player

          En plus Koenig comme d’hab ne connaît pas son sujet. J’avais un doute et je viens de vérifier : je pensais que l’IS représentait 50Mds mais en fait c’est à peine 40Mds (2014). Donc ces 70Mds de réduction d’IS gros fail…
          Ce mec s’écoute trop parler.

          (bon je sais, ça passera par d’autres réductions d’impôts pour atteindre 70Mds mais ce mec dans un débat avec des gens qui y connaissent quelque chose il se fait étaler..)

          1. Pheldge

            Oui, « dans un débat avec des gens qui y connaissent quelque chose … » , mais à la télé, ça passe !
            Je suis effaré de voir autour de moi qu’on est persuadé que c’est l’IRPP qui est la première des ressources de l’état, et donc « on fait des cadeaux fiscaux aux entreprises payés par le contribuable » est un discours qui prend très bien !

          2. bibi

            Il y a un petit subterfuge sur les données fournies par le ministère des finances car celui si donne Recettes Fiscales nettes alors que l’INSEE lui donne les Recettes fiscales buttes avec une ligne Remboursements et dégrèvements de 100G€ environ pour arriver aux Recettes fiscales Nettes qui est de 279.1G€ en 2015.
            Concernant l’IS en 2015 on a une prévision de recette brute de 60G€ (donnée INSEE) qui aboutie à une prévision de recette nette de 34G€ (donnée ministères des finances).

            http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/ressources-documentaires/documentation-budgetaire/chiffres-cles-budget-etat#.Vyn0pFRRF8E

            http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=nattef08307&

            Donc concernant l’IS la question est, ou passent les 26G€ et quelles sont les conditions pour bénéficer d’un dégrèvement et plus généralement à quoi correspondent les 100G€ de Remboursement et dégrèvement.

            1. sam player

              Merci de l’info.
              Google est ton ami : (http://comptespublics.fr/)

              « Différence entre recettes fiscales brutes et recettes fiscales nettes ?

              Les recettes fiscales brutes sont les recettes que percevrait l’État en excluant l’ensemble des mesures fiscales dont bénéficient les contribuables. Elles correspondent aux recettes qui seraient perçues si aucune niche fiscale n’était appliquée (déduction d’impôt, réduction d’impôt ou crédit d’impôt).

              Les recettes fiscales nettes sont les recettes que l’État perçoit lorsque l’on prend en comptes les obligations fiscales (déductions d’impôt, réductions d’impôt et crédits d’impôt au bénéfice des contribuables) ainsi que les décisions fiscales (baisses des recettes résultant de décisions de l’administration concernant des contribuables spécifiques). »

        2. Deres

          Vous êtes dur. Il se mouillent pour une bonne cause, c’est déjà pas mal, Ce n’est pas le cas de tout le monde. Cela me semble mériter un minimum de soutien même si on n’a pas besoin de créer un fan club.

      1. Nomi

        A chaque fois que j’entends l’expression « cadeau fait au entreprises », la moutarde me monte rapidement au nez, de la forte, de Dijon, voyez? Je vois rouge; et j’ai une subite envie de meurtre, de massacre, très basique façon Conar le Barban.
        Tout ce que la France compte de patrons et d’entreprises font cadeau de plus de 50 % de leurs chiffre d’affaire à l’état qui se goinfre avec, mais non, c’est l’état qui fait un foutu « cadeau » aux entreprises? ARRRGH!

        1. Aristarkke

          Dans le genre cadeau aux entreprises, le bilan à renvoyer au fisc par internet comporte douze pages à renseigner au lieu de huit…
          Et pas question qu’il soit pre-rempli des choses invariantes ou peu variantes comme ses coordonnées…
          Ce que l’ on était arrivé à faire pour les éditions papier, le tout électronique l’ a défait…
          Simplification, quand tu nous tiens…

        2. Aristarkke

          Accessoirement, si vous loupez la date de rendu (que le fisc se garde bien de vous rappeler par un banal mél), douze pages permettront de vous coller une prune de 1.800€ au lieu de 1.200€…

          1. Nomi

            On parle des patrons, des entreprises, mais ça permet de faire oublier que les salariés, c’est 60 % de leur salaire facile qui est destiné à payer la gabegie d’état. On doit leur concéder qu’ils sont forts pour enfumer les esprits.

            1. BDC

              Et l’effet indirect : la productivité d’un salarié devient rentable à partir de 3 fois son salaire net (j’inclus aussi les coûts indirects comme les locaux et l’informatique, les déplacements etc.). Donc je dois bosser l’équivalent de 3 fois ce que je récupère à la fin du mois pour apporter une plus-value à ma boîte, merci le socialisme, merci les médias qui ont le culot de mettre ça sur le dos des salauds de patrons !

  18. jeans82

    A mon avis les contrats pour les sous-marins sont prêts. Il leur reste juste à discuter des rétro commissions. Qui va toucher, combien, dans quel paradis discal faut-il faire transiter les sommes ?

    Attention, il parait que le Panama c’est pas fiable pour le secret bancaire !

    Si les politiques aiment subventionner les grosses entreprises, c’est que c’est plus facile de cacher quelques centaines de milliers d’euros de commissions dans un milliard de contrat. En plus ça permet d’arroser tout le monde.

    Et n’oublions pas que notre belle démocratie est une RealPolitique. Les milliards de contrat ca passe mieux au 20h de toutes les chaines que la PME du coin qui a vendu 35 000 € de tondeuse a l’Australie !

  19. sam00

    Nous avons un moyens simple de renflouer les caisses du navire Fraônce!
    Il suffit d’accueillir des réfugiés.
    Et d’un on nous disait hier que cela boostait la croissance de +0.5%
    Mais en plus, nous pourrions bénéficier de 250k€ par réfugié accueilli !!! vous avez bien lu!

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/04/97001-20160504FILWWW00154-les-pays-refusant-la-repartition-des-migrants-devront-payer-une-amende-de-250000-par-personne.php

    Disons qu’on en prend 200000 dont personne ne veut, ça nous fait un bon petit 50 Milliards de bonus pour le budget … cool non?

    1. Royaumont

      Efficace si on veut réduire le nombre de pays dans l’UE. La quasi totalité des pays de l’est se barreraient, ainsi que quelques autres…
      Le choix d’accueillir ou pas des migrants est une question de souveraineté nationale, Junker est prié de la fermer.

      1. sam00

        Mon commentaire se voulait humoristique 😉 même si j’ai eu le même genre de réaction que vous à la lecture de l’article

  20. vinny

    Ce n’est pas parce que l’on vend un transfert de techno à un pays que celui ci devient à son tour fabricant et exportateur du produit…
    il faut arrêter les amalgames lorsque l’on ne sait pas de quoi on parle !!!

  21. sam player

    HS sauf qu’on coule :
    Le Sénat vient de voter un amendement pour que toutes les chaînes aient la même numérotation sur toutes les télécommandes des box…

    J’envisage le suicide….

    1. Maigre Ian fan club

      Allons allons! Ce sont les sénateurs qu’il faut suicider! Quant aux chaînes télévisuelles françaises, qu’est ce qu’on en a à foutre hein, si ce fantastique amendement pouvait tuer définitivement cette progéniture d’ORTF, tant mieux! Encore une oeuvre d’état qui peut bien creuver (oui, « creuver », comme « dégueuler ») !

    2. sam00

      Juste un gros LOL!

      Et si ensuite moi je change l’ordre des chaines parce que ça me gonfle d’avoir l’écran noir de la No4 et que je la relègue en 26eme position? Ils vont faire quoi? Envoyer un Komisar pour me coller au goulag?

      Ce djihad de l’égalitarisme et de l’uniformité me fatigue :-/

        1. jeans82

          tu veux dire 22 SMIC annuel charges comprise !
          soit 348 x 22 = 7656 SMIC pour le total du Senat

          Ca ferait déjà pas mal de chômeur en moins si on aidait des PME a embaucher avec cette cagnotte !

    3. Dr Slump

      Le problème des sénateurs, ce n’est pas directement leur intelligence, c’est qu’ils sont trop bien nourris dorlotés sous les dorures républicaines. Après le café-collation de 10h, puis le déjeuner et le pousse-café, digestion oblige, et brumes éthyliques aidant, ils n’ont plus tout à fait les idées claires, et ne savent plus trop de quoi ils parlent. Le résultat sont ces lois votées par des souls.

      L’ivresse du pouvoir… mais pas que!

  22. vinny

    Oui et je ne parlais pas de votre article mais du post de « cretinusalpestris » à 9h53, mais cette page est tellement bien que si l’on active pas les script le commentaire vient en fin de page….

  23. SIMON

    Vous avez terriblement raison ! Que faire d’autre que de dénoncer ces « manipulations de l’opinion publique »? Les vendeuirs d’armement sont nommés ensuite comme présidents d’EdF (F. Roussely et le président en fonction actuellement!!) et on voit où cela a conduit cette prestigieuse entre prise dont l’action a chuté de 50 % en 2 ans!!!

  24. Jeff84

    Pour une TPE, il y a plein de niches, d’exonérations, d’abattements, de taux réduits, de déductions qui font qu’on arrive assez facilement à tomber le taux de prélèvements obligatoires (charges sociales, IR, IS et TVA compris) en dessous de 40%.
    Les grandes entreprises peuvent s’organiser pour mettre le plus gros des bénéfs à l’étranger, et elles ont les « tarifs préférentiels négociés » parce que justement, elles ne sont pas captives.
    Mais pour une PME, autant s’ouvrir les veines directement. C’est tout plein pot, pas de franchise de TVA, IS à taux plein, plus-value taxée plein pot en cas de vente, etc, etc. Cela tient du miracle d’arriver en dessous de 60% de prélèvements (si elle marche bien).

      1. Aristarkke

        Marge brute probablement…
        Ma CFE représente environ 1,5% de ma marge brute habituelle à elle toute seule. Quant à l’impôt foncier de mes locaux jusqu’ en 2008, il mangeait quasiment 5% à lui tout seul… Après réduction de la voilure (violente) de 2009 dont ma fin du bail artisanal, je suis parti en domiciliation, ai acheté deux boxes pour dépôt du matériel et du fond de stock, ce qui laisse un IF à 0,6/0,7% de la MB… Mais si je louais un petit local de 30/40m2 sur mon secteur, je prendrais facilement du 2 à 2,5% de la MB selon l’emplacement.
        Donc j’en serais à du 4% de la MB rien que pour deux taxes avec tout le restant du toutim à devoir aligner…

      2. Jeff84

        De ce que le patron a dans sa poche (60%) + tous les impôts et charges sociales qu’il ou a sa TPE a payés pour que cet argent arrive dans sa poche (40%). Ca peut être des loyers, des salaires, des revenus de TNS, des dividendes, des intérêts de compte courant, etc.
        Tiens, par exemple le dernier cas simple d’hier : 18k en poche, 0 IS, 0 IR, 0 TVA (franchise), 6k de RSI, 400 de CSG, 650 de CFE. Taux global : 28%. Parce qu’il veut cotiser plus que le minimum pour les 4 trimestres.

  25. zelectron

    Le gouvernement actuel issu du parti socialiste est un des meilleurs spécialistes mondiaux reconnus des sous-marins, la preuve : la quasi totalité de l’appareil d’état est phagocytée par ses agents aux ordres … 🙁

  26. JiJiBé

    « Au gros doigt mouillé »

    Ainsi que je le précisais à 11h46, à force de tirer et pousser sur la rame pour faire avancer cette galère romaine à trois niveaux d’âcreté, le cal accumulé permet tout juste à certaines PME d’attendre le fatidique lever de pouce ou l’inverse, avec ultime consolation après le « morituri te salutant » le lever du majeur désabusé à l’endroit qu’on peut imaginer.

    Retenez moi ou j’envoie le rostre de proue droit sur l’Elysée.

  27. Boudoir

    Il se trouve que j’ai travaillé pour DCNS par le passé, mais surtout que j’ai récemment passé deux ans à Adelaide en Australie. Cette histoire du choix des sous-marins de DCNS s’explique par deux points:
    – Abbott, le precedent premier ministre, avait d’emblée coupé court à l’appel d’offre en choisissant le Japon. L’affaire de corruption a tellement creuvé les yeux que le nouveau premier ministre (qui a pris le pouvoir à la Hussarde en dégageant Abott de la meme manière que Tatcher) a voulu frapper fort en se démarquant fortement de la ligne Abbott.
    – South Australia et sa capitale Adelaide (la seule ville perdue dans des milliers de kms carrés en fait) votent à « gauche », pas pour l’actuel gouvernement en fait. Cet Etat sort d’une banqueroute financière, le chomage est gigantesque et la politique d’assistanat y fait des ravages (à vu de nez, plus de la moitié de la population est fonctionnaire). Les dernières industries (l’Australie a sabordée son industrie dans les années 90 en espérant vivre de la rente du commerce de ressources minieres – scenario stupide pourtant annoncé et dénoncé dans The Lucky Country datant des années 1960) ont mis la clef sous la porte: Holden, les chantiers navals. Bref, dans ce contexte, octroyer la construction des sous-marins pour Adelaide, c’est juste acheter le vote des électeurs pour les prochaines elections dans un futur proche. D’ailleurs l’actuel gouvernement ne s’est pas gêné de lancer des campagnes de pubs pour non pas dire « on achète francais », mais « construit à Adelaide avec nos ouvriers et notre acier (et vos votes) ». Le Japon et les allemands voulaient construire ailleurs qu’Adelaide (Perth pour les allemands si je ne me trompe pas).

    Bref, ce choix de DCNS est un coup de com’ politique.
    Les élections sont proches, rien n’est encore signé, et je ne serais pas étonné que le futur gouvernement (même s’il s’agit des mêmes) retourne sa veste et négocie à la baisse le contrat avec DCNS.

    Pour DCNS, je pense sincèrement que c’est un coup foireux dans tous les cas. L’ingénierie australienne n’existe plus, ce qui reste est rongée par les syndicats gauchistes. La main d’oeuvre est dilettante et les structures vieillissantes. Je souhaite tout le bonheur du monde à DCNS, mais je pense que ce sera un gros challenge « pratique » que de produire un sous-marin à Adelaide. J’imagine déjà la brochette d’expatries français qui iront réparer les pots cassés (et se faire chi… à Adelaide).

    1. sam player

      Merci pour ces infos.
      Adélaïde, ce que je m’en rappelle c’est effectivement le pouvoir extraordinaire des organisations syndicales qui n’ont rien à envier aux dockers de Marseille. Une bonne centaine d’ouvriers du client s’étaient mis en grève pour contester à mes monteurs le droit d’intervenir sur leur site pour effectuer le montage des équipements que l’on avait pourtant fournis en turnkey, car ils voulaient le faire eux-mêmes, ce qui contractuellement était complètement idiot et nous aurait permis de dégager notre responsabilité en cas de mauvais fonctionnement.
      En final la négo avec leur syndicat s’est faite en acceptant que nos monteurs travaillent sous les ordres d’un agent de maîtrise de chez eux qui a pris son pied à faire durer le chantier un max (manutentions traînant en longueur, blocages administratifs) pour nous faire perdre le plus d’argent possible (ma boîte était de l’état de Victoria).
      Adélaïde c’est aussi la pire ville au niveau de la synchronisation des feux sur les routes, on s’arrête tous les 200 mètres, à croire qu’un mec l’a fait exprès.

      Sinon Holden à Adelaïde j’avais installé des équipements sur des lignes de peinture de carrosseries, jamais vu un syndicaliste sur le chantier. J’avais entendu que les moteurs à Melbourne c’était en passe de fermer mais je n’avais pas entendu qu’il en était de même à Adélaïde… sniff j’avais un bon contact là-as à qui j’envoyais des stagiaires.

      1. Boudoir

        « Adélaïde c’est aussi la pire ville au niveau de la synchronisation des feux sur les routes, on s’arrête tous les 200 mètres, à croire qu’un mec l’a fait exprès. »

        Raaahh. Mais RAAAHHHHH quoi. RAAAAAAHHH puissance mille.
        Pendant 2 ans j’ai pesté contre les feux ridicules dans les rues de cette ville. Du genre à rester tout le temps au vert, mais à 22h lorsqu’il n’y a personne, passer au rouge quand vous arrivez sur le feu et vous faire patienter 3 minutes alors que personne n’arrive dans les rues perpendiculaires. Je pense aussi qu’il y a certainement un mec qui fait exprès pour nuire à la communauté.

      2. Aristarkke

        Si tu veux retrouver ces sensations de feux rouges sadiques, Sam, viens poser tes roues sur le bitume de l, ex N370 (l’ artère principale N/S) dans sa traversée de Vitry sur Seine et au dessus, d’ Ivry sur Seine. Tu démarres au feu vert, tu passes le carrefour à feux suivant (200 à 300m) et le feu sursuivant passe au rouge devant ton capot.
        Cela, si tu respectes la vitesse urbaine, bien sûr!
        Sinon, plus au Nord, tu as l’ enfilade Bld Louis XIV/ BLd de la Liberté à Lille où Méremptoire n’a pas pu s’ éviter de flinguer une des rares bonnes oeuvres de Peter en désynchronisant la quinzaine de feux rouges alors que précédemment, on arrivait à les rouler d’un bout à l’autre d’ une seule traite s’ il n’y avait qu’une affluence moyenne…

        1. sam player

          La désynchronisation des feux c’est bien une volonté des autorités pour décourager les automobilistes d’utiliser leur véhicule. Il n’y a pas de théories complotistes là dessous, c’est exactement le discours qu’avait tenu notre municipalité socialiste ici : faire chi3r les gens.

          Ce qui est assez consternant c’est que ça va à l’encontre de la réduction de la pollution, mais d’abord la voiture c’est mal, point.

          1. Boudoir

            Pour Adelaide, je pense qu’il s’agit juste de la classique incompetence australienne 🙂 Adelaide est une ville orientée 250% voiture. Ils suppriment meme les pistes cyclables pour faire des voies supplémentaires… Ils ont meme réussi le tour de force d’augmenter fortement le tarif des transports en commun (déjà hors de prix pour un service minable) pour forcer les derniers récalcitrant à prendre leur voiture (pour une course de de deux heures: essence + parking = moins cher qu’un billet de bus aller-retour, qui ne passera peut être pas).

  28. Anastasia

    Mouais, je trouve ce billet un peu forcé pour le coup : rien que le ratio de 200 M€/an suffisait à dégonfler la baudruche. Ensuite ce n’est pas vrai que les PME ne sont pas bénéficiaires de ce genre de contrats. Il suffit de voir le nombre de sous-traitants que trainent ces groupes. D’ailleurs c’est bien simple, dès qu’un de leurs sites ferme ou se barre, c’est toute la région qui est en émoi. Ce n’est pas bon de voir de tels groupes couler, ou se faire racheter (pour fermer en France). Avec eux partent des savoirs, des marchés, des stratégies industrielles, un positionnement mondial. Il vaudrait mieux s’inquiéter de ne pouvoir faire grossir nos PME pour avoir des entreprises de dimensions plus robustes comme en Allemagne, que de se foutre des grands groupes. Et puis oui, l’état avec sa manie de tout toucher en bousille beaucoup, mais il n’y a pas besoin de lui pour se foutre en l’air : Alcatel s’est vautré tout seul comme un grand, d’autres sont la proie direct des prédateurs come Gemalto, d’autres deviennent exsangues comme Alsthom, etc.

    1. zelectron

      @Anastasia,
      je trouve au contraire que l’édulcoration du propos de H2x8 est assez ironique, son second, voire 3ème et degrés au-delà suscitent des réactions « en clair » dont il n’est pas nécessaire de toujours faire état. Merci de votre bienveillance.

        1. Pheldge

          Dully noticed, my friend ! 😉 I am so …
          « Pleased to meet you, hope you guess my name, what is puzzling you, is the nature of my game … »

          BTW, la meilleure version de cette chanson AMHA est celle du live de 69, avec un magnifique solo de Mick Taylor …

          1. hang’em high

            Certainly, mate ! but we all know the nature of your « game » : like dear Denis B. it’s ladies…. wild game, to be sure…

            NB : can’t stop smiling since yesterday… just like at the grand old times of dear Cahuzac….

            1. Pheldge

              Qu’y a-t-il de mal à célébrer l’éternel féminin ? au moins, je ne me cache pas, et j’assume pleinement mon lesbianisme (je n’aime que les femmes … 😉 )

    2. « ce n’est pas vrai que les PME ne sont pas bénéficiaires de ce genre de contrats »
      Et pourtant, il faut faire le calcul jusqu’au bout : certes, on trouve des sous-traitants heureux, mais on en trouve aussi des paquets qui devront se plier aux demandes parfois farfelues des instances étatiques pour remplir la commande, parce que c’est ça ou rien. Or, le danger quand on traite avec le diable ou ses sous-fifres, c’est qu’un revirement est toujours possible (et même garanti). L’argument du « quand ces grands groupes partent, c’est la cata » est exactement le point du billet : normalement, toute une région ne devrait pas reposer sur d’uniques grands groupes, mais devrait pouvoir tenir sur un substrat de PME important et sain. Ce n’est plus le cas, ce qui signifie bien qu’il y a trop de concentration dans le tissu économique français. Il suffit de comparer à l’Allemagne, l’Italie ou même la Belgique pour comprendre.

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