La France qui fuit

Mardi dernier, amusé par la présence incongrue d’un Montebourg à ressorts, j’évoquais la France qui perd, celle des éternels chevaux de retours politiciens qui continuent, vaille que vaille, à tenter de nous vendre du changement (demain), de la vraie bonne alternative politique à base de collectivisme rigolo, et cette France macabre des indéboulonnables administrations ancrées dans leurs principes marxistes psycho-rigides qui massacrent de l’entreprise en toute décontraction. Aujourd’hui, a contrario, je vais évoquer une autre France, celle qui fuit.

Cette petite tranche du pays a récemment fait parler d’elle à l’occasion de la sortie d’un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE), qui réalise des analyses économiques pour le gouvernement, et dont le titre, « Préparer la France à la mobilité internationale croissante des talents », permettait de comprendre qu’il portait cette fois-ci sur le sujet de l’expatriation.

Le résultat de l’analyse réalisée est sans grande ambiguïté : comme, fort malheureusement, dans bien d’autres domaines d’importance, la France se compare mal aux autres pays puisqu’elle parvient moins bien qu’eux à retenir ses étudiants étrangers après leur diplôme. En somme, les étrangers diplômés en France n’y restent pas. Pire, les autochtones diplômés dans le pays s’expatrient de plus en plus : les flux augmentent même régulièrement puisqu’entre 1980 et 2010, le taux d’émigration (stock d’émigrants de plus de 25 ans divisé par la population résidant en France de plus de 25 ans) a doublé.

aliens

Au moins cette analyse aura eu le mérite de déciller un peu les journaux qui se sont empressés de reprendre l’information dans quelques articulets plus ou moins fournis mais qui n’auront guère fait parler d’eux, l’actualité étant largement occupée par de palpitantes polémiques sur le rap à Verdun ou les manifestations sur une loi devenue épouvantail à gogos.

Au passage, on s’amusera d’une remarque du CAE, qui se réjouit de constater que ceux des Français qui reviennent d’expatriation sont tout de même assez diplômés et qu’ils font donc bénéficier au pays de leur expérience de l’étranger ; la réalité, narrée dans de récents articles (à commencer par celui-ci) laisse cependant penser que ce retour n’est pas toujours bien vécu par ceux qui le tentent. En outre, on peut réellement s’interroger sur les qualités d’un pays dont l’administration s’avère parfaitement incapable d’accueillir décemment ses ressortissants qui reviennent vers lui…

Mais au delà de ces remarques sur les expatriés français diplômés, force est de constater que la presse — comme à son habitude — se refuse toujours de voir la profondeur du malaise qui, loin s’en faut, ne concerne pas les seuls diplômés, les fameux « cerveaux » que le rapport mentionne.

On pourrait revenir sur les articles que Contrepoints consacrait en 2014, puis en 2015 à ce sujet, et qui montrent tous deux choses : d’une part que la tendance s’est effectivement accélérée ces dernières années, chose que semblent nier farouchement les gouvernements et, dans une certaine part, les journalistes qui n’y voient qu’un simple phénomène de mode lié à la mondialisation, et d’autre part que cette expatriation concerne maintenant tous les types de profils.

D’ailleurs, même si des témoignages ponctuels ne formeront jamais des statistiques, mentionnons tout de même l’actuelle série de Contrepoints sur les expatriés dans différents pays du monde qui permet justement de prendre un peu conscience de la diversité des profils, des expériences et des individus qui se sont lancés dans cette aventure.

Le constat est d’importance puisqu’à l’expatriation inévitable des capitaux succède maintenant celle de la main-d’œuvre. Si, jusqu’à récemment, elle était surtout composée de main-d’œuvre qualifiée, l’expatriation concerne maintenant aussi celle qui l’est moins ou pas du tout.

Eh oui, c’était écrit, prévu même, et ce qui devait arriver arriva ; le socialisme lorsqu’il n’arrive pas à égaliser les gens par la force ou par la persuasion le fait par attrition : ceux qui n’en peuvent plus abandonnent, tombent malades et meurent, se suicident, ou, pour les autres, tout simplement, s’enfuient.

Les conséquences, modestes au départ et de plus en plus puissantes ensuite, sont évidemment tragiques : avec de telles fuites, l’assiette se réduit sans cesse sur laquelle sont basée les petits calculs des uns et des autres (Hollande en tête) pour prélever des richesses afin de les redistribuer et faire ainsi perdurer ce modèle social que le monde nous envie de loin. Autrement dit, moins il y a de gens riches, moins il y a de capitaux, moins il y a d’entreprises, moins les impôts rapportent. Et maintenant, moins il y a de gens volontaires pour travailler, pour proposer leur force de travail et leurs compétences, moins il y a de travail et moins il y a de richesses produites. Et bien évidemment, moins les impôts et les taxes rapportent, encore une fois.

Mécaniquement, moins il y a de travailleurs, moins il y a de gens susceptibles de consommer et plus le marché se rétrécit : par un effet rétroactif délétère, la disparition des richesses entraîne alors un accroissement du besoin, pour ceux qui restent, de choisir de plus en plus vite leur camp, celui de ceux qui vont bénéficier de la redistribution, ou celui de ceux qui vont devoir y contribuer. Dans cette perspective, plus la situation est mauvaise et plus il devient rentable de s’enfuir lorsqu’on est du côté ponctionné.

Le tableau n’est guère réjouissant : entre d’un côté ceux qui ont, sciemment ou pas, ouvertement ou non, choisi de se trouver du côté des bénéficiaires nets de la redistribution tous azimuts, et de l’autre côté ceux qui ont choisi de fuir ce qui devient un petit enfer socialiste ou prime avant tout le pillage organisé des richesses des autres, ceux qui restent et se retrouvent à devoir payer se sentent de plus en plus pressés de choisir un camp.

Forcément, cela va bien se terminer.

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Commentaires281

  1. Le Gnôme

    L’exportation de bacs +5 et l’importation de bacs -5 ne peut finir qu’en eau de boudin. L’Opinion nous annonce que nous détenons le record européen de prélèvements obligatoires détenu auparavant par le Danemark. La devise des impôts est celle de Fouquet, Quo non ascendet.

      1. zelectron

        A l’instar de la révocation de l’Édit DE NANTES, les abjections, crapuleries, pleutreries et autres turpitudes de Paltoquet 1er ont fait fuir tout ce que la France comportait de « couillus » d’esprit
        Il n’y a que ses affidés qui s’auto-congratulent niaisement tout en se roulant dans la fange malodorante qu’ils répandent au quotidien.

        1. carpe diem

          malheureux! évoqueriez vous à mots couverts, un animal doté d’un groin, largement vilipendé par le CRAN, SOS RACISME et tous les gentils suédois aux yeux doux qui habitent avec nous? attention le camp de redressement (productif) vous guette.

          1. lafayette

            Je dirais même que des couillus sont allé se frotter à pire que paltoquet 1er, à toute l’asie et même avec sa bénédiction.
            Les meilleures réussites se font de larmes et de pleures.

    1. Deres

      De base, le système français de retraite est clairement fait pour inciter les gens à rester sur place puisqu’il est basé sur un nombre d’années de cotisation. C’est tellement lourd que même les carrières à cheval entre le privé et le public qui ont des systèmes différents sont compliquées à gérer. Alors imaginer avec des années à l’étranger … Ce n’est même pas vraiment prévu et on conseille généralement aux gens de continuer à cotiser en France !

      Il faut bien voir que la solution choisie sera évidemment la répression. On a vu qu’ils ont déjà mis en place un « exit tax » et que cela les démange de frapper encore plus fort sur les « traitres à la nation » et les « contre-révolutionnaires ».

      1. Bonsaï

        La retraite de base doit être assez similaire partout, puisque basée sur les années de cotisation. Là-dessus s’ajoutent des fonds de pension spécifiques selon les branches.

        1. Deres

          Sauf que dans notre système, la retraite obtenue n’est pas du tout proportionnelle aux années travaillés, aux revenus ou aux cotisations. Il y a des malus très importants si on n’a pas assez d’années de cotisations et le montant ne dépend pas de toutes les années.

  2. Aristarkke

    Petit problème concret pour un émigré : l’âge.
    Recommencer une carrière à zéro à un âge où d’autres entrent en retraite n’est pas évident.
    Santé, endurance ne sont plus forcément au même niveau.
    Cela n’empêche pas d’être conscient du désastre en cours.

      1. Nathalie

        Encore plus dur quand vous avez été récemment au chômage… et qu’un membre du couple l’est encore. Les autres pays (hors Europe) ne sont pas fous. Ils ne veulent pas n’importe qui.

        1. Peste et coryza

          Justement, je réfléchis vers où je pourrai me recycler… je pensais à l’informatique, mais Sam Player m’a plutôt douché.
          J’avais également pensé à la Bière, mais les brasseries artisanales ont poussé comme des champignons, et les brasseries plus grosses ne recrutent pas.
          Mon expérience de prof ne m’a pas convaincu, et je ne pense pas pouvoir m’exporter avec ça… pour l’instant je fais de la recherche en microbio alimentaire., ça m’occupera jusqu’en Aout.
          Bref, il faut que je réfléchisse à d’autres options. Sinon, reste la Police, ça recrute en ce moment.

    1. Pat

      Je suis à l’âge où les cheminots que je connaissais (même ceux de plusieurs années plus jeunes que moi) sont retraités depuis des années. Je suis encore en activité (indépendant travaillant en Angleterre, mais payé en France, ce qui est totalement nul). En Septembre, mon client devra choisir : me garder encore quelques années avec un contrat anglais, ou me perdre.
      Ce n’est pas recommencer une carrière à zéro, mais, même à un âge « avancé », la situation pousse à prendre certains risques.

          1. Bugbreeder

            Juste une boutade connue par rapport a une ministre agreggee en geographie qui avait place le Japon dans l’emisphere sud…

    1. Nathalie

      Vu leur niveau d’incompétence ce sont bien les seuls qui s’exporteront en dernier, après avoir vidé toutes les caisses.

      1. Peste et coryza

        Je crains que vous ne les sous estimiez… il sont au contraire très compétents… pour eux même.
        Même Mélanchon pourrait se recycler à la City.

        1. Bonsaï

          Surtout Méluche, au moins lui il s’efforce d’apprendre un peu les langues étrangères.
          La honte quand tu vois un Hollande qui ne sait même pas bafouiller trois mots en anglais, ni faire un baise-main protocolaire à Merkel, bref question standing et représentativité c’est plutôt Guignol & Co. !

          1. sam00

            Si il n’y avait que le baise-main 🙁
            Il ne sais même pas ajuster correctement sa cravate

            Il s’habillerait en jogging casquette que ça ne serait pas pire …

    2. Peste et coryza

      Sauf qu’eux ont la main sur le tas de pognon.
      Mais ne vous en faites pas : une fois la manne asséchée, ils se barreront pour aller parasiter un autre hôte.

  3. Nathalie

    Sujet que vous évoquez régulièrement et auquel je ferai toujours le même commentaire, cette fois avec Annie Cordy « J’voudrais ben, mais j’peux point ».
    Je pousse mes deux derniers ados à partir. Ils sont bilingues et ont toutes leurs chances. L’ainé ayant choisi les forces de l’ordre… ce sera plus dur.

    1. sam player

      « Ils sont bilingues et ont toutes leurs chances. L’ainé ayant choisi les forces de l’ordre… »
      – Fuck la pôôlice
      – Fuck les zétudiants

  4. Galaf

    Je suis bien content de vivre a l’etranger, honnetement (Japon, dans mon cas)… Non seulement je paie moins d’impots, mais le cout de la vie est moins cher, je me sens super en securite, ce n’est pas un crime d’avoir de l’argent (et encore moins d’avoir pour reve de devenir milliardaire, comme disait ce cher Macron), je peux m’acheter un paquet de clope un dimanche a 3h30 du matin (COMBO !) pour 3.5E. Si je devais partir du Japon, ce ne serait surement pas pour rentrer en France, ou alors ce sera manu militari ! J’en peux plus de la Socialie, et des autres guignols.

    1. Peste et coryza

      Petite question : quel métier exercez vous ?
      Tout ce que je sais du marché de l’emploi de ce pays, c’est que les crêpiers Bretons sont recherchés.

            1. Peste et coryza

              Je ne suis ni Crêpier ni Breton… Brasseur, par contre, c’est jouable, mais je crois qu’ils ont ce qu’il faut.

              1. Aristarkke

                L’ Asahi et la Kirin se laissent boire mais n’ ont pas de goût remarquable. Il y a peut-être de la place pour de la bière de spécialité plus corsée côté goût mais peut-être qu’il y a de l’ offre locale, inconnue en Europe… Essayez de creuser en ce sens.

                1. Aloux

                  Il y a des bières plutôt pas mal maintenant au Japon. Celles-ci on les trouve en France : kodawari.cc/?en_home/products/hitachino-nest-beer.html

                  Et il y en a certainement d’autres qu’on ne trouve que là-bas.

        1. Aristarkke

          Il a parlé de crêpier b r e t o n!!!
          Il n’est pas breton…
          Fraude à l’ importation, les Nippons ne doivent guère aimer…

        2. Ca suffit

          J’ai connu un ingénieur chimiste qui en avait assez de se faire attaquer dès qu’il mettait le nez en dehors de chez lui, passé 20H. à Nice.
          Il s’est installé comme boulanger sur une petite île de Thaïlande, (après tout, la boulangerie, c’est n’est rien d’autre que de la chimie). Son affaire marche très bien. Il fournit tous les hôtels et a ouvert en plus un petit salon de thé. Pour rien au monde, il ne reviendrait à Nice.

          1. Peste et coryza

            C’est plus subtil.
            Du pain, c’est de la chimie et de la microbiologie, mais faire du bon pain, c’est comme la bonne bière : ça demande de l’art.

            1. MCA

              « mais faire du bon pain, c’est comme la bonne bière : ça demande de l’art »

              Pas que ça !

              J’ai eu l’occasion de visiter une petite minoterie dans le Périgord dont le propriétaire nous avait avoué qu’il avait été un des fondateurs avec d’autres associés de la baguette « Banette ».

              Question immédiate de ma part : « Et qu’est ce qu’elle a de si spécial cette fameuse baguette Banette »?

              Réponse qui m’a fait éclater de rire : « Elle est faite avec de la farine de blé ! « …. :o)))))

              Autre question immédiate de ma part : Et de quoi sont donc faites les autres baguettes alors?

              Réponse évasive évoquant une alchimie incertaine et en tout cas peu catholique style farine de blé « enrichie » en farine de pois, de fèves etc…

              Donc, pour faire du bon pain, il faut commencer par prendre de bons produits, ensuite le savoir faire est évidemment nécessaire, mais ensuite seulement.

              C’était la pose casse-croûte…

                1. sam player

                  … et tant qu’il n’est pas moisi… car le pain bio ne durcit pas, il moisit !
                  Et comme j’aime bien le pain perdu 😥

                    1. MCA

                      Et les autres moisissent sans durcir, d’ailleurs c’est à ça qu’on les reconnait! :o))))

                    1. sam player

                      Comme ma mamy !
                      Oeufs battus, un poil de lait, fleur d’oranger et du suuucre !

                      T’as du pain dur là ?

                    2. Bonsaï

                      J’ai presque toujours du pain dur qui traîne, presque jamais d’œufs et jamais de lait !
                      Donc si tu comptes t’inviter à l’improviste on fera des spaghettis !

              1. Peste et coryza

                Le patron de mon frère a une méthode infaillible pour les pains spéciaux : il broie les pains de la veille, et incorpore le tout à la farine.
                Et hop, des pains spéciaux traditions qui font plus vrais que nature… et le pire c’est que ça marche (ça marche tellement qu’il voulait que je laisse tomber la bio pour devenir boulanger).

            2. Pheldge

              Bon, je vois qu’on s’égare ! pour le pain la bière ou tout produit issu d’une réaction, tu as un process qui est connu quantifié, que tu réalises avec des outils adéquats, dans les conditions. Bref, tu suis les instructions à la lettre et ça marche à tous les coups ! Faut quand même pas exagérer les mérites du boulanger … ni diminuer ceux de sa femme 😉

      1. Gwen LOUBOUTIN

        C’est le Breton en général qui est recherché. Nous avons su faire d’un aliment de base un produit phare et à forte rentabilité. De nos vieilles pommes plus que gâtées agrémentées d’un peu de miel et d’une pointe de venin d’abeille (légende ?), nous arrivons à vendre un chouchen infâme bien plus cher qu’un triple mojito au pied de la Tour Eiffel. Enfin, avant de passer le poste frontière, le touriste n’oublie surtout pas d’acheter à prix d’or l’un de nos vieux cirés jaunes, tout droit sorti de nos vieux stocks encombrants, comme preuve de son séjour dans notre pays. Et comme nous sommes tous frères (normal, nous avons Quimper) et donc solidaires, nous avons inventé les 4 voies gratuites (limité à 110km/h, ce qui me semble plus que raisonnable après un verre de chouchen) afin que le touriste dépense très rapidement et de façon équitable sur tout notre territoire.

          1. Gwen LOUBOUTIN

            Il est vrai qu’il est plus que recommandé de se munir de rétroviseurs avant de se risquer à cet hydromel surpuissant capable de faire décoller un tracteur, charrue comprise.

    2. carpe diem

      la différence de culture n’est pas trop difficile à gérer? comment êtes vous perçu par les japonais? dites nous en un peu plus, s’il vous plaît. merci.

  5. Bonsaï

    S’ils reviennent, c’est que leur départ a été mal calculé, mal envisagé et peut-être mal vécu.
    Sans vouloir généraliser, on constate souvent que les Français de l’étranger ont l’air d’avoir un mal fou à s’intégrer, ils fréquentent leurs propres cercles et ne frayent guère avec la population locale. Il ont aussi un gros problème avec l’apprentissage des langues étrangères.
    Ils sont donc largement perçus comme arrogants et peu curieux des spécificités locales. Même en tant que travailleurs frontaliers, ils ont un peu tendance à se croire en territoire conquis et à donner des leçons à la cantonade.
    Et summum de l’horreur, ils ont ce vilain défaut que les Genevois partagent volontiers avec eux, à savoir un sens critique hypertrophié !
    Bref, voyager c’est une forme de talent, un peu comme jouer d’un instrument…

    1. Hermès

      Pas nécessairement. Ne généralisez pas le cas des impatriés à votre vision des frontaliers. Un frontalier n’est PAS un expatrié. Ce sont deux démarches très très différentes.

      Il peut y avoir plein de raisons de rentrer. Un contrat d’expatriation qui se termine, un proche en France dont la santé décline, etc…

      Dans mon cas, c’est la naissance du môme, la santé déclinante de la boite qui m’employait, la durée aberrante d’obtention de greencard, le tout couplé à une offre alléchante pour rentrer en France qui m’ont fait revenir.
      Pourtant, je préférais vivre là bas.

      Je vous rejoint sur la mentalité communautariste des français à l’étranger. néanmoins, je l’ai observé chez pas mal de communautés (les latinos, les brésiliens entre eux, les anglais en « club fermé », etc…)

      1. LOG

        Ayant vécu comme expatrié pendant plus de 15 ans, j’ai longtemps regretté certains aspects de la vie en France, le côté Disneyland, bon fromage, bonne bouffe pas cher, jolis centre-villes etc. Mais après être revenu, au bout de 2-3 ans j’ai réalisé que c’est bien pour y vivre la France, et profiter de ce dont on peut encore profiter. Mais certainement pas pour y travailler. Faut être frontalier tout simplement. Tous les avantages de l’expatriation, sans les inconvénients. Mais pas frontalier en Suisse puisqu’alors on est otage du système social français, bien sûr.

      2. MCA

        @Hermès – 19 mai 2016, 10 h 25 min

        « Je vous rejoint sur la mentalité communautariste des français à l’étranger ».

        Il semblerait que ce soit une constante de la nature humaine qu’en milieu inconnu on se rapproche de que l’on connait , c’est à dire ses compatriotes (même langue, même mentalité, même religion(s), même goûts intellectuels (y compris les travers), même goûts culinaires, mêmes goûts vestimentaires etc….

        Pas besoin d’aller à l’étranger pour constater que c’est une constante de la nature humaine, en France il y a de nombreuses communautés qui ne se mélangent pas.

        Le français ne fait que se conformer au principe que je viens d’énoncer, rien de plus.

    2. René-Pierre Samary

      « Bref, voyager c’est une forme de talent, un peu comme jouer d’un instrument… »
      La bonne excuse !
      – Vous savez jouer du piano ?
      – Je ne sais pas. Je n’ai jamais essayé.
      Voilà : il suffit d’essayer.

    1. Pheldge

      Et tant qu’on y est « les étrangers diplômés en France n’y resteNT pas »
      Moi, je profite juste de la remarque de à Harry ! 😉

      1. Pheldge

        Le post de Yrr, je ne l’ai vu qu’après avoir validé mon commentaire, et comme la fôte était toujours présente, et qu’elle semblait t’avoir échappée … 😉

  6. dede

    « entre 1980 et 2010, le taux d’émigration […] a doublé »

    Cela ne me parait pas enorme au vu des profonds changements de la societe :

    – veritable liberte de mouvement au sein de l’UE (qui s’est considerablement elargie depuis 1980)
    – facilite de mouvement au niveau mondial (je n’ai pas verifie mais mon petit doigt me dit que la difference de prix entre 1980 et 2010 d’un vol long courrier est considerable)
    – facilite de communications avec l’autre bout du monde (je me souviens encore d’une epoque ou un appel local etait facture pour 20 minutes mais que des qu’on passait a 30 km, c’etait toutes les 6 minutes et que pour appeller Paris, il fallait faire attention a la facture – aujourd’hui, les expatries utilisent regulierement skype et autre pour connecter leurs enfants aux grand-parents)
    – evolution considerable dans la connaissance des langues : en 1980, tres peu de Francais etaient capables de se debrouiller en anglais tandis qu’aujourd’hui, meme ceux qui n’ont jamais travaille a l’etranger sont capables de s’en sortir si ils ont moins de 40 ans.

    Ceci dit, cela devrait jouer dans les deux sens et vous mettez donc bien le doigt sur le fait qu’il y a un probleme d’immigration (pas suffisante) en France…

      1. bibi

        Les français plus qu’un peuple casanier sont un peuple de paysans au sens noble du terme et donc très attachés à leur terre, même la migration à l’intérieur du pays est limitée, les gens quittant leur campagne souvent pour la ville la plus proche ou ils peuvent travailler.

        1. Bonsaï

          Et voilà qui est beau et bien dit ! Sauf qu’en y réfléchissant à deux fois on constate que le français « de souche » aux origines terriennes commence petit à petit à devenir minoritaire par rapport au français immigré de deuxième ou troisième génération, qui lui est typiquement un hors-sol culturel instable et malléable…

              1. BDC

                Bon OK ça m’arrive rarement et à chaque fois j’étais en jeans basket (mais sans l’air perdu des touristes, hein). Mon cas n’est cependant pas isolé.

                1. bibi

                  Mon dieu, une fille en jean basket, la décadence de ce pays est vraiment trop avancé pour pouvoir en inverser le cours, le temps est donc venu de fuir vers un pays ou les bonnes mœurs ont encore droit de citer.

                    1. Pheldge

                      AMHA, il y a une grosse astuce bien relou, que moi-même, je ne renierai pas … 🙂

                1. Jiff

                  « les dents »

                  Ce fut vrai (quand Ari était jeune:), ça ne l’est plus; y’a même de sacré belles filles là-bas.

    1. Bonsaï

      Nous y voilà : c’est la thèse euopéïste dans toute son incohérence :
      Ceci dit, cela devrait jouer dans les deux sens et vous mettez donc bien le doigt sur le fait qu’il y a un problème d’immigration (pas suffisante) en France… Forts de ce raisonnement, des technocrates apprentis-sorciers ont ouvert les vannes d’une immigration massive et incontrôlée de populations extra-européennes, dont ni les diverses langues ni les formations ne permettent une mise au travail rapide s’il devait y avoir des emplois vacants.
      En Suisse, nous allons voter le 5 juin pour ou contre l’accélération des procédures d’accueil et de traitement des dossiers pour les demandeurs d’asile (évidemment tous les migrants ont bien compris qu’il fallait se présenter sous cette couverture pour espérer rester officiellement. Même si leur provenance est aussi variée que l’Ethiopie, le Pakistan, l’Afrique occidentale, le conflit syrien n’étant que l’alibi de départ pour cette course folle). A cette occasion, nous avons pu constater à quel point cette population de migrants est loin de constituer une main-d’oeuvre propre à l’emploi : la plupart ne parlent même pas une langue européenne, n’ont pas de certificat d’étude ni de diplôme. Bref, la plupart d’entre eux ne sont pas aptes à travailler aux conditions requises, à moins de disparaître dans la zone grise et de plonger dans les activités plus ou moins illégales.

  7. Woodi

    Mon agenda d’expat se met en place (c’est plus difficile car je fais partie en quelque sorte des derniers wagons) et je suis tellement inquiet sur le devenir de l’Europe en général et pas seulement la France, qu’un départ ne se discute même plus.
    Comment imaginer une fin, une résolution douce ou modérée, un atterrissage à peu près correct de la situation actuelle?
    Et puis on parle expat, mais il y a beaucoup de parents comme Nathalie (cf. plus haut) qui disent à leurs ados: partez, partez! Ça c’est encore un phénomène que la presse française se garde bien de relayer.

  8. Rault

    Excellente publication, couple classe moyenne sup profession médicale et medecin , nous nous préparons à partir d’ici la fin de l’année…✌️✌✌

  9. Aristarkke

    Il n’y a pas que les particuliers diplômés pour se barrer hors de Grance. Les entreprises également et pas que des petites. Ce matin est annoncé que Technip (parapétrolier) fusionne avec une autre et va aller se localiser à Londres… Comme bien d’ autres, par exemple Airbus toujours présentée comme granco-grançaise dans les cocoricos saluant les ventes d’ avions mais qui a son siège aux Pays Bas… Pas fous, les autres partenaires. Savent compter, eux aussi…

    1. Jiff

      Je me souviens, c’était encore du temps du nain de jardin, d’une entreprise qui venait de faire passer son siège et son B.E. en Suisse par un habile montage juridique; la réflexion de je ne sais plus quel poliotique interviewé dans la salle des pas perdus de l’a.n. était savoureuse: « c’est diabolique, mais c’est légal ».
      Gageons que cette entreprise (sèpulakelsè) a du recevoir un certain nombre d’appels téléphoniques suite à ce reportage.

    2. sam player

      A ce sujet, je viens de mettre un commentaire frappé au coin du bon sens 😀 sur un site face à un commentateur qui disait que c’est la france ultra-libérale qui vend ses entreprises en lui répondant que c’est donc l’Angleterre ultra-libérale qui achète !

      Pas dit qu’il voie ainsi la faille de son raisonnement… mais je trouve que c’est normalement une réponse qui devrait le pousser à réfléchir, si ça peut aider…

  10. Sebastien R

    On en parlait hier dans les commentaires, bac+5, 40 piges, je me barre avec ma famille de 6 au Canada. Ce n’est pas que je sois imposable ou pas qui motive l’expatriation… juste CPEF et l’avenir de mes gamins en perspective ici. C’est en fait de la self défense/préservation de soi-même mâtiné de bon sens.

  11. Gastoon

    Je suis revenu, essentiellement pour 3 raisons (7 ans hors de France)
    – sécurité du pays où j’étais en chute libre (cet étrange sentiment d’une série de cercles autour de soi qui tombent un à un : very bad news d’abord dans la presse, puis dans le quartier, puis un proche de collègue, puis le père d’une amie… pas envie de connaitre la suite)
    – sentiment que la France offrira de meilleurs débouchés pour les études et donc l’avenir de mes enfants.
    – risque de rester ‘coincé’ professionnellement et financièrement.

    Le sentiment d’être ‘sous-utilisé’ au retour est terrible, j’ai changé de boîte au bout d’un an.
    Les études des enfants, j’ai déchanté, mais on tente de garder un certain contrôle.

    La certitude de repartir tôt ou tard reste bien ancrée en tout cas. Pour le moment j’ai mes gamins à ‘lancer dans le monde’ et je ne repars pas sans une absolue sécurité pour leur avenir.

      1. Jiff

        Non, c’est le cas pour tout un tas d’expats.
        Je soupçonne que c’est la bonne excuse pour céder au mal du pays (réel! Faut pas rêver, partir quand d’autres restent, c’est toujours dur), mais de ceux que je connais, aucun n’a trouvé que c’était un bon calcul et 8/9 sont repartis, cette fois-ci définitivement.

        1. Gastoon

          Mal du pays ? No way ! Les Bretons sont chez eux partout.

          j’avais 15 ans quand j’ai juré que je partirai un jour. C’était fait 8 ans et un diplôme plus tard.
          Je recommencerai, mais avant j’aurai mis mes enfants en situation de ne pas souffrir des conséquences potentiellement malheureuses des risques que je prends.

      2. Gastoon

        La qualité de l’EducNat n’est pas le premier motif.
        Apprendre l’assassinat (devant chez lui, presque sous les yeux de sa femme) par des mineurs du père de l’une des meilleures amies de ma femme couplé à des armes à feu brandies depuis des voitures un peu pressées sur la route fait sérieusement réfléchir. J’en ai bien profité là-bas, mais il faut rester au commandes.

        Et l’EducNat n’est qu’une partie du système éducatif français.

  12. Calvin

    Pour ceux qui restent en France, il y a l’expatriation de l’intérieur :
    – déconditionnement scolaire,
    – indifférence aux discussions politiques,
    – lecture de blogs subversifs libéraux,
    – pas de télé,
    – passer sous les radars fiscaux,
    – prendre la vie en rigolant,
    – préparer un repli de survie…

    1. Pere Collateur

      Exacte. Il y a un coup de main à prendre, mais une fois pris le pli, c’est assez simple à vivre, et on a tout le temps et les moyens de se préparer à ce qui va suivre…

    2. Popeye

      une forme de sécession intérieure.
      (re)découvrir les vertus du potager et de la basse-cour.
      Développer ses compétences en bricolage tout azimut….

      1. Peste et coryza

        Une amie (également thésarde, chômeuse) se lance dans l’aventure.
        Une semaine de stage chez un maraicher l’a douché de ses rêves de petite maison dans la prairie… sans parler de la paperasse à gérer.

            1. barbatruc

              Un vrai pavé à lire mais édifiant ! Vraiment c’est excellent , d’un autre coté chaque professionnel à peu prés bien équipé en neurones sait cela !

              Le seul truc qu’un paysan bio est certain de récolter c’est les aides à l’AB versées par l’état au mois de Décembre ! 🙂

              1. sam player

                « …eux travaillent dans une ferme, déjà c’est une ferme, on parle de ferme, on ne parle pas d’exploitation. Exploitation ça veut dire qu’on exploite la terre, ça veut dire qu’on exploite les individus, on exploite les animaux, on tire parti vraiment d’eux. »
                _____
                … et ferme ?, ça veut dire « ferme ta gueule » c’est moi qui raconte !

                1. Bonsaï

                  Je me suis donc tapé le fastidieux opuscule et mon constat est sans appel : cette secte est composée pour partie de gentils ignorants qui n’y connaissent rien et se font exploiter et d’autre part d’habiles manipulateurs qui ont trouvé là un intéressant filon de business. En surfant assez habilement sur la vague de la protection de l’écosystème, il se sont creusé une petite niche qui risque fort de ne pas durer au vu du parfait amateurisme des employés payés au lance-pierre et de leur totale ignorance des pratiques agricoles basiques !

      2. Pat

        C’est aussi une forme de récession intérieure… On n’achète plus, on fait du troc sur les biens, les services, et l’Etat ne peut plus prendre sa part, ce qui est très satisfaisant. Mais en même temps, on prend doucement le chemin du sous-développement. C’est un choix.

  13. Flaghenheimer

    H16 est fan de 9 gag, c’est désormais officiel.
    Ou alors un autre site du même tonneau, ces images ayant une viralité fascinante.

  14. Pencil Ivy

    C’était en effet croquignolet de voir le reportage par le camarade David Pujadas hier, « non, ils ne sont pas si nombreux à quitter la France », toujours là pour désinformer.

    1. kekoresin

      Et un autre reportage d’une chaine soviétique française quelconque sur les pauvres français qui se retrouvent au chômage au RU. Allocations minimale, contrôles drastiques des chercheurs d’emplois et … prison ferme pour les loulous qui partent en voyages avec l’assurance chômage. Les journalistes tentent par tous les moyens de dénoncer les affreux systèmes libéraux qui encerclent notre paradis socialiste qui tolère les allocataires de tous poils partant bronzer sur les plages de Phuket!

        1. kekoresin

          Au moins on exporte quelque chose. En plus, ils nous coutent globalement moins cher que s’ils restaient ici. L’hébergement carcéral est certes spartiate mais pas donné pour le con-tribuable!

        2. bob razovski

          Yaka envoyer black m pour commémorer le décès du « champion » (aux 5 combats, 4 défaites dont la dernière, fatale)

  15. Nyamba

    Ah, bordel ! Une erreur 503, après une plombe à pondre une réponse bien sentie, parce que ce genre de discours me fait bondir.
    La flemme de recommencer. Juste une remarque : « cette population de migrants est loin de constituer une main-d’oeuvre propre à l’emploi » <– ceci est minable. Vous savez quoi de leur vie, à ces gens?

    1. Bonsaï

      Je me base sur les informations des autorités officielles en charge de l’accueil des migrants en Suisse. Les niveaux sociaux culturels sont examinés afin de leur offrir un environnement adéquat si leur demande est acceptée. Il s’agit là d’un grand nombre de personnes ne parlant aucune langue européenne et qui parfois ne savent ni lire ni écrire. Si leur demande d’asile est acceptée, ils seront donc à charge de la communauté et ne seront pas aptes à travailler pendant une longue période. Je rappelle qu’il s’agit là de la vague de migrants qui déferle actuellement sur toute l’Europe et qui est en cours de traitement avec la Turquie.
      Les individus expatriés répondant à un appel d’offre ou ayant trouvé un job par eux-mêmes ne rentrent évidemment pas dans cette catégorie.

    2. petit-chat

      C’est bien connu qu’il ne s’agit que d’un envahissement d’ingénieurs, c’est pourquoi les nôtres quittent la GRance pour leur laisser la place.

    3. Nyamba

      Ah, les questions sont nombreuses :
      – parmi eux, il n’y a aucun petit commerçant, maçon ou autre artisan, accompli ou en devenir ?
      – Les ingénieurs sont-ils le ciment de la société ?
      – Un con éduqué vaut-il mieux qu’un homme de bien mais peu cultivé ?
      – Vous avez beau temps par chez vous ces jours-ci ?
      – Les aspirations de ces « envahisseurs » (aouch, ça fait mal, on dirait qu’on parle de sauterelles) sont-elles différentes de celles de n’importe quel autre être humain ?

      Blague à part, je peux comprendre que la masse humaine soit dure à encaisser quand on est sur place (bordel, j’ai du mal à supporter mes compatriotes, alors ceux des autres, j’imagine). Ingénieur ayant quitté la France, je laisse cependant ma place avec bonheur à qui voudra la prendre, et lui souhaite bien du courage. De mon côté, j’espère qu’on me laissera décider pour moi-même de rester ou non dans le pays qui me plaît. Ce n’est pas donné à tout le monde.

      1. Bonsaï

        Oui, d’ailleurs j’en profite pour vous dire que j’ai suivi à l’époque votre départ pour la Nouvelle-Zélande et que j’ai vraiment admiré votre courage et votre volonté.
        J’espère que vous êtes bien dans les vertes collines de la Communauté de l’Anneau !

        1. Nyamba

          🙂 Merci. Je ne regrette pas (encore) ma décision – même si je me sens encore étrangère en Terre du Milieu. Nous sommes nombreux dans mon cas, britanniques, brésiliens, éthiopiens, iraniens… des migrants posés un temps quelque part. Mais des migrants chanceux : j’ai tous les jours des occasions de rire, de découvrir des choses, de me dépasser et de m’émerveiller. C’est, quelque part, très injuste – cela ne devrait rien à voir avec la chance (d’où mon agacement passager).

      2. Aristarkke

        On en revient à ce qui a déjà été débattu, ici : Savoir un état providence hypertrophié qui s’ouvre à n’importe quel arrivant sans trop de contrepartie. Suffit de regarder nos Dom Tom qui sont en perfusion perpétuelle pour une suffisance interne très médiocre. Or la facilité de l’ Etat Providence condamne les velléités de travail et de développement local….

        1. sam player

          A propos d’Outre mer, Habitat (Montebourde) fait partie du groupe CAFOM qui veut dire : Centrale d’Achat Française pour l’Outre Mer : ces entreprises dans un créneau très lucratif qui profite à la fois des subsides de la métropole et de l’exclusivité territoriale pour les importations dans ces îles. Une coïncidence ?

          1. Pheldge

            Une chose est certaine en outre-mer c’est qu’il s’agit de marchés captifs avec « une certaine clientèle à fort pouvoir d’achat » (suivez mon regard ici, sur-rémunération 53 %) A partir de là, tout est possible …

              1. Pheldge

                Je ne connais pas assez le système en détail, mais compte tenu du régime douanier, (TVA spécifique, octroi de mer, départemental et régional), de l’obligation de passer par des transitaires, je te dirai que rien n’est fait pour faciliter l’installation de nouveaux importateurs. Par contre, de nombreuses marques passent par des importateurs exclusifs.
                Moi j’ai pu m’acheter du matos en métropole et l’importer, parce que je disposais d’une adresse de résidence donc de livraison métropolitaine, et que je me suis occupé de la ré-expédition. Sinon, le vendeur ne pouvait pas me vendre directement à la Réunion, bicauze exclusivité de l’importateur. En achetant du matos de démo donc état quasi neuf, j’ai fait 40% d’économie rendu ici. Et je me suis fait des « amis » 😉

                On a aussi le cas des pièces auto fais un test, tu verras.

      3. BDC

        Évidemment qu’il y a des gens formés parmi eux, mais combien ? Même les journaleux ont du mal à en trouver pour leurs reportages, c’est dire ! Je sais aussi via des associations qu’il y a des médecins, quant à leur maîtrise de la langue, indispensable pour exercer ici, mystère. Ces gens ont certainement les mêmes intentions que les Français qui partent (vie meilleure pour eux et leur famille), mais si vous vous étiez retrouvée sans ressources en arrivant en NZ, et que les médias vous expliquent officiellement que c’est la faute au « racisme » NZ ? Qu’auriez-vous fait ?

        1. Bonsaï

          Le cas est ici fort différent.
          Dame Nyamba (animée par l’inspiration des écrits de H16, dit-elle dans un commentaire assez récent) semble donc avoir organisé son expatriation de manière très minutieuse, sur la base de sa formation universitaire et sa connaissance de l’anglais.

          1. Nyamba

            Hum; pas vraiment. J’ai pris une année sabbatique, et une valise. Des amis m’ont hébergée, le temps que je me trouve un truc à faire. On a vu plus organisé, dans l’histoire de l’expatriation !

          2. BDC

            J’ai bien compris, mais j’avais l’impression que Nyamba s’identifiait aux migrants, mon but était justement d’aller au bout du raisonnement en intégrant cette différence fondamentale …

        2. Nyamba

          Moi ? j’aurais cherché ailleurs (Mais ça n’apporte rien au débat). Une pensée me vient cependant : j’ai peut-être raté une info fondamentale. Les réfugiés ont foutu le bordel quelque part (je veux dire du genre émeute, pas par leur seule présence – pauvres diables, à ça ils ne peuvent pas grand chose)?

          1. BDC

            À part ruiner une ville et ses habitants, monopoliser des forces de police, agresser des jeunes femmes qui l’ont bien cherché, non, rien !
            Si ça change tout au contraire, parce que qui reste ?

            1. Nyamba

              Comme à chaque conversation tournant autour de l’immigration libre vs. contrôlée, je retiens que les problèmes que vous évoquez sont liés au non-respect des droits naturels, pas aux migrants en soi. Ce n’est pas que je m’identifie à eux (je suis une individualiste forcenée) ; je suis simplement incapable de les voir comme une masse homogène (même pour ceux ‘qui restent’). Je comprends vos griefs, mais je ne peux pas les partager. Notez que cela m’est d’autant plus difficile que je suis loin de tout cela ; l’idée que je me fais de la situation est probablement fort lointaine de ce que vous pouvez subir en direct. C’est définitivement un point de vue biaisé.

              1. BDC

                Je ne réduis pas les migrants à une masse homogène, mais il suffit qu’une poignée d’individus posent problème, pour que l’ensemble fasse régner un climat d’insécurité en ville. Juste un exemple : avez-vous le droit de refuser de coiffer un homme avec des problèmes d’hygiène ? Vous recevez des menaces, la clientèle ne revient plus, qui pour vous protéger ? H16 va me rétorquer que c’est à l’Etat d’assurer sa fonction régalienne de sécurité, mais comment faire ils sont des milliers ! En attendant Calais et d’autres villes de là-haut sont sinistrées, les commerces et les maisons sont invendables.
                Je comprends bien le principe des droits naturels, mais ils s’opposent ici au droit de propriété privée.

                1. Bonsaï

                  Je pense que Nyamba, étant originaire d’une île, n’a pas vraiment conscience de ce que peut être une immigration continentale, par la multitude. Dans l’histoire européenne on a connu ce phénomène après la chute de l’empire romain avec le déferlement de ce qu’on a coutume d’appeler les « hordes barbares », à savoir des vagues successives de peuplades diverses en provenance d’Asie Mineure.
                  De nos jours s’y ajoute une migration massive venant du continent africain et composée pour l’essentiel d’hommes jeunes, venant chercher un avenir meilleur.
                  Face à ce phénomène, il y a eu un manque de coordination et de concertation entre les divers pays européens aux procédures d’accueil disparates. Devant l’amplitude du flux migratoire, les gouvernements commencent enfin à réagir…
                  Par ailleurs, je crois que BDC faisait référence à une séquence se passant en décembre dernier à Cologne, où deux cent femmes allemandes ont été violés par des immigrés (principalement nord-africains, a-t-on pu lire).

                  1. Gastoon

                    Marocains.
                    Dixit un collègue marocain, marié et parlant trois langues, qui n’est pas ‘hors sol’ car il repart au bled tous les ans pour ses vacances. Au passage vacances prise d’un bloc, sans autre pause dans l’année.

        3. Peste et coryza

          Il y a des Syriens formés, mais il ne vont pas en Europe pour la plupart. Ils vont en Iran et à Singapour : il y des communautés syriennes là bas.
          Et eux ne migrent pas : ils y vont légalement. Faut dire que les autorités locales sont moins doucettes que les nôtres.

          1. Pat

            Preuve que « intellectuel » ne veut pas dire « intelligent » (pas plus que « manuel » ne veut dire « adroit »). D’ailleurs, on ne dit jamais « intelligent de gauche » (ce qui serait un oxymore).

      4. Taisson

        @Nyamba 19 mai 13h 06
        les questions sont nombreuses :
        Voici quelques réponses :
        – Parmi eux, il n’y a aucun petit commerçant, maçon ou autre artisan, accompli ou en devenir ?
        Peut être, mais à moins de tout faire dans l’illégalité, grâce à l’indulgence dont ils bénéficient un certain temps, ce sera encore plus difficile que pour les Français de France, quand ils seront à leur tour écrasés par l’administration…
        – Les ingénieurs sont-ils le ciment de la société ?
        Hélas non, et on peut le regretter : La plupart d’entre eux étaient formés à un certain pragmatisme. En avoir quelques uns au niveau gouvernemental, ou même simplement quelques uns de formation technique et industrielle qui apporteraient leurs expériences du réel, ça nous changerait des rêveurs blablateurs « littéraires ».
        – Un con éduqué vaut-il mieux qu’un homme de bien mais peu cultivé ?
        Non, bien sur, et notre Ednat nous en livre des contingents for nombreux (de cons « éduqués »), sans qu’il soit nécessaire d’en importer. On pourrait même en exporter, mais personne n’en veux…
        Les expériences nombreuses que j’ai eu et que d’autres ont nous démontrent qu’il y certes plus d’hommes parmi les émigrés, mais rien ne nous indique qu’ils soient en majorité « de bien »…
        – Vous avez beau temps par chez vous ces jours-ci ?
        Non ; il fait froid, surement à cause du réchauffement climatique…
        – Les aspirations de ces « envahisseurs » (aouch, ça fait mal, on dirait qu’on parle de sauterelles) sont-elles différentes de celles de n’importe quel autre être humain ?
        Leurs aspirations sont tellement « peu différentes » que dans leur quasi-totalité, ils refusent absolument le moindre compromis dans leur comportement, et, comme les sauterelles, prennent ce que par bêtise on leur laisse prendre, qu’ils encouragent leurs enfants « français » à haïr le pays qui les nourrit et les soigne…et à mépriser les habitants d’origine.
        Pour ne pas être vu comme des envahisseurs, peut être faudrait t’il ne pas se comporter comme tels ?
        Pour la première fois dans notre longue histoire d’immigration, aucun émigré ne donne un prénom français à ses enfants nés en France….même en 2eme ou 3ème prénom !
        Comme les sauterelles, c’est la descendance la plus vorace !
        J’ai joué le jeu, et il y à déjà longtemps, étant en situation géographique (93) d’embaucher des émigrés, ou fils de…
        Il y à plus de 20 ans, 90% étaient déjà inemployables : mauvais comportement, aucune compréhension de la hiérarchie refus d’obéissance permanent, absence totale de qualification, même et surtout pour ceux scolarisés en France. Il y avait aussi ceux qui avaient soit disant fait des études, qui étaient pires, ajoutant à tout ça la prétention et l’orgueil.
        Alors, avec le laxisme en plus, et bien que l’Ednat travaille sans relâche à abaisser le niveau des autochtones, cette adoration pour les émigrés, super qualifiés qui vont remplacer les Français qui partent ce n’est qu’une imbécilité de plus, qui contribue à la descente en flammes de ce pays.
        Si ceux qui nous dirigent semblent souhaiter cette destruction nous ne sommes pas obligés d’être enthousiasmés par cette perspective !

        1. René-Pierre Samary

          @Taisson
          Pour ceux qui rêvent de dépaysement, de couleur locale, il suffit de prendre le RER B. J’ai séjourné deux mois à Aubervilliers, et m’y suis senti à l’étranger aussi bien qu’au Guatemala ou au Panama…
          Qu’ils soient « gaulois », africains ou guatémaltèques, les communautés humaines préfèrent généralement l’entre soi, dans son propre groupe culturel et linguistique, sur ce qui est ressenti comme son propre territoire, où comportements, codes et rituels vont de soi. À n’en pas douter, les albertvillariens que j’ai croisé dans la rue se sentaient chez eux, sans agressivité à l’égard de l’ « étranger », sans particulière sympathie non plus ; une sorte d’absence de regard, sans qu’on puisse appeler cela de la transparence, le type de regard que l’on porte sur le touriste égaré.

        2. Gastoon

          Sur les ingénieurs ciment ou pas de la société, je ne sais pas.
          Mais je crois fermement que depuis que les Mines-Ponts ont cédé aux énarques le pouvoir, le pays se délite.

          1. MCA

            +1000

            @Gastoon – 19 mai 2016, 17 h 18 min

            Idem pour les entreprises:

            J’ai vécu en entreprise cette mutation de X, Mines-Ponts en énarques et le résultat est une véritable catastrophe irrécupérable.

            Sans compter le changement de mentalité que ça a contraint; passer de mentalités cartésiennes à mentalités : « s’agiter et surfer sur l’insignifiance c’est travailler », je vous laisse deviner le résultat.

        3. Nyamba

          « cette adoration pour les émigrés, super qualifiés qui vont remplacer les Français qui partent ce n’est qu’une imbécilité de plus, qui contribue à la descente en flammes de ce pays. »
          Ouh la, il ne s’agit pas d’adoration ! Tout au plus une simple propension à juger sur pièce – et pièce par pièce. Séparer le bon grain de l’ivraie, en quelque sorte. Cela ne peut se faire à l’échelon de la foule, juste au niveau de l’individu (j’ose croire que parmi la pléthore de bras cassés avec lesquels vous semblez avoir eu la malchance d’interagir, il y a eu de bons éléments).
          Pour en revenir au cas qui nous occupe, il me semble ici que l’exode de masse et immédiat lié à une situation de guerre ou autre urgence, diffère fondamentalement de ce qu’a été l’immigration en France au cours des dernières décennies (ou siècles, si l’on veut). Ou peut-être n’êtes-vous pas d’accord avec ce point de vue ?

          1. Taisson

            Nyamba 20 mai 2016, 4 h 52 min
            D’habitude, je n’insiste pas sur mes commentaires, et c’est un peu par hasard que je lis votre réponse. Je ne sais pas si vous verrez la mienne, mais bon…
            Les beaux principes humains ont des limites : la principale c’est la réciprocité.
            Les différences ethniques n’ont pas beaucoup d’importance, les différences culturelles peuvent être surmontées si chacun y met de la bonne volonté.
            Mais…Il est évident qu’en France, un courant de pensée inquiétant est actuellement encouragé par les agitateurs de tous poils, (surtout gauchos…), qui consiste à mépriser les populations d’origine, et a exalter les différences, au besoin par des mensonges, pour cultiver le communautarisme de tous ceux savent bien qu’il y avait des habitants dans ce pays avant leur arrivée…Ou celle de leurs parents, puisque, même après trois générations, ils refusent toujours toute assimilation !! Quand on refuse les mariages hors communauté, c’est que l’on refuse définitivement de vivre ensemble !!
            En dehors de toutes considérations humanistes, Ce pays n’à pas techniquement la possibilité de donner des conditions d’existences correctes au milliard de pauvres du monde entier.
            Doc, comme vous dites, il faut séparer le bon grain de l’ivraie…
            On appelle ça en général, l’immigration choisie.. Mais que fait-on de « l’ivraie » ?
            C’est cette « ivraie » qui est au moins à 50% responsable de la migration intérieure des Français, intérieure, tant qu’il reste des zones non occupées, ou à l’étranger pour les autres, les plus jeunes, pour lesquels la situation catastrophique de l’économie du pays s’ajoute au malaise sécuritaire.
            Quand des régions entières voient leurs habitants d’origine fuir, toutes classes sociales confondues, et comme toujours, les pauvres partant en dernier c’est bel et bien un symptôme d’invasion.
            Voire le 93, et toutes les zones péri urbaines des villes, même toutes petites…
            Les grands malades nient souvent leur maladie, c’est une façon de continuer en atténuant son angoisse…C’est ce que font une grande part des Français actuellement, cachés derrière des bons sentiments dont je doute d’ailleurs de la sincérité.
            Pour finir, un peu de bon sens :
            Que penseriez-vous des qualités de responsable d’un patron de garage qui ferait livrer de l’essence pendant l’incendie de son atelier ???

            1. J’en ai déjà parlé ailleurs, mais tout ce que vous décrivez, ce sont des problèmes de Justice & Police qui sont aigus tant que les problèmes de justice et de police ne sont pas traités comme des problèmes de justice et de police, mais comme des problèmes sociaux ou politiques (spécialité de la France). Quant aux problèmes économiques qui sont à la racine de ceux-là, ils sont non pas combattus mais utilisés pour faire du politique et du social.

              Quand on a compris ça, on arrête de chercher des solutions aux conséquences et on essaie de trouver des solutions aux causes.

              1. Taisson

                Cher h16, vous êtes le patron, et j’ai un vrai respect pour votre travail sur ce blog.
                Pour moi, vieil autodidacte, qui n’à pratiquement jamais mis les pieds à l’école, votre réponse, c’est presque un honneur…
                Je suis le plus souvent en accord total avec vous, mais la, il y à au moins une divergence d’interprétation…Ma réponse s ‘adressait à Nyamba, et accessoirement à tous ceux qui réclament encore sans discernement, toujours plus d’immigration…
                Bien sur que la plus élémentaire logique demande que l’on s’attaque aux causes plutôt qu’aux conséquences, mais il ne faudrait pas rejouer l’histoire de la poule et de l’œuf .
                Bien sur que la situation économique provoquée par la dérive collectiviste de ce pays est ce qui hâte et rend maintenant visible à presque tous sa décomposition sociétale.
                Mais le refus absolu des mariages mixtes n’est pas un problème de police… C’est juste un exemple.
                La prospérité économique n’y changerait rien fondamentalement, et elle ne pourrait qu’atténuer et cacher un certain temps les fractures de société, et les rendre moins insupportables.
                Pendant l’incendie, l’urgent c’est de l’éteindre, et pas de se disputer sur la cause, ni de continuer à se faire livrer de l’essence…
                D’accord pour une émigration choisie drastiquement, et des actions de police et de justice, (sauf que pour la justice, rien n’est plus possible sans une remise en cause totale de la secte…qui restera la même, quel que soit le gouvernement.)
                Quand à essayer de trouver des solutions aux causes, le vrai problème est le niveau de pouvoir pour les appliquer : Moi, je n’en ait aucun…Et si vous en avez, au moins économiquement, je vous suis !

                1. Nyamba

                  Mais mon point de vue est exactement celui défendu par le maître de céans : comprenez, d’une part, que je ne réclame pas plus d’immigration. A vrai dire, je m’en fous : que les gens fassent ce qui leur plaît (dans le respect du Droit, cela va de soi), ou plutôt, essentiellement, ce qu’ils peuvent. Sans Etat-nounou/parasite absolu, s’en tenant à son rôle de protecteur du Droit, les problèmes que vous évoquez en seraient-ils?
                  D’autre part, on a glissé ici du problème de gestion des récentes migrations de masse, liées il me semble à des situations désespérées, à celui de la gestion politique pitoyable des descendants de familles issues d’anciennes colonies françaises. Je maintiens, sans faire dans le larmoyant, qu’il ne s’agit pas de la même chose. Je vous concède cependant que dans les deux cas, on a un beau merdier. Dans les deux cas, on en connaît les causes. Dans les deux cas, on sent bien que les solutions pondues par nos zélites rendront probablement les deux situations intenables, quand elles ne le sont pas déjà. Comme je l’ai indiqué plus haut, je suis, physiquement, très loin de tout cela. Ça aide à considérer plus froidement les choses (et non à faire dans le bon sentiment, comme vous semblez le croire). Mais enfin, sans rancune ! je comprends votre agacement.

                2. « tous ceux qui réclament encore sans discernement, toujours plus d’immigration… »
                  C’est grotesque. Personne ne réclame ça. C’est devenu une tarte à la crème.

                  Pour le reste, vous vous enferrez, essentiellement parce que vous avez choisi une analogie qui n’est pas opérationnelle.

                  1. Taisson

                    Cher H16,
                    Vous êtes le patron ici, et j’encaisse ma volée de bois vert…
                    Je suis obstiné, c’est même une des rares qualités que ceux qui me connaissent m’attribuent,
                    Mais c’est seulement la météo médiocre qui me ramène devant le PC, et non un quelconque hameçon que j’aurais avalé.
                    Mais, j’ai bien compris le message :
                    1/ je n’ai pas une méthode opérationnelle d’un niveau suffisant pour me permettre d’égratigner les tabous,
                    2/ le discours émigrationniste que je crois entendre à chaque fois que je zappe sur un média radio/tv n’existe que dans mon imagination et n’est surement du qu’a des acouphènes.

                    Par ailleurs, les faits démontrés par l’expérience de la vie n’ont aucune valeur, et, comme disait (parait il) un chinois célèbre : « l’expérience est une lanterne que l’on porte dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru ».

                    Mais, « il faut savoir transformer les conflits en synergie positive ». (humour)
                    Je vous remercie de ne m’avoir jamais censuré, et je continue de penser que votre blog est une excellente source d’infos, et sauf si l’on me l’interdit (mon médecin, peut-être ?), je continuerais à me précipiter dessus tous les jours.
                    Donc, bon week end et à lundi !

                    1. ronchonette

                      cher Taisson, un petit « tip » : sachez que sur ce blog tout est analysable et critiquable, sauf une certaine religion. Ceci explique peut être cela…. bon vik!

      5. Curiale

        100% d’accord avec vous. Plus jeune et plus con moi-même, j’aurais répondu que je préférais un con éduqué,mais je choisi maintenant sans hésiter l’homme de bien peu cultivé – je garde une préférence pour l’homme de bien éduqué toutefois.

    4. bob razovski

      @Nyamba

      Juste une remarque : « cette population de migrants est loin de constituer une main-d’oeuvre propre à l’emploi » <– ceci est minable."

      Si ça se trouve, ce sont de socialistes. Ceci expliquerait cela.

  16. Helios

    Il aurait aussi fallu ajouter que beaucoup d’expatriés qui reviennent le font pour bénéficier d’avantages français comme les études gratuites pour les enfants ou les soins médicaux presque gratuits.

    1. LOG

      L’éducation gratuite, franchement, elle ne vaut rien. Et les soins gratuits demandent d’être à la sécu. En payant ~80% de votre net en charge sociales vous pensez que c’est gratuit ?

      En revanche l’intérêt de l’éducation gratuite, et de la « pauvreté » de l’enseignement en générale en France, c’est que ça met une pression déflationniste énorme sur l’éducation privée. Une école privée très très bonne en France, même à Paris, ça coûte 15% de ce que ça coûte à NY, par exemple.

      Et l’intérêt de la médecine « gratuite », c’est que une assurance entièrement privée pour un résidant français intègre la déflation que subissent les professions médicales, et donc coûte très peu cher. Un autre comparaison avec les US, assurance privé là-bas env 2000 Eur par mois, en France env 350 Eur. D’ailleurs mon dermato en France gagne moins que la femme de ménage que j’avais à l’étranger (bossait bien, mais bac – 5 en niveau qualif).

      Donc ce n’est pas parce que « c’est gratuit » que c’est intéressant, c’est parce que les moutons français acceptent de subir cette déflation de la rémunération des professions à forte valeur ajoutée.

      1. sam player

        Un jeune sur dix en grande difficulté de lecture

        Mais quand on regarde les chiffres c’est 20% en réalité car 10% c’est uniquement ceux en très grande difficulté.

        Sinon, y en a autant pour Harry que pour Pheldge :
        « Comme les années précédentes, la fréquence des difficultés de lecture est, en France métropolitaine, plus prononcée dans des départements du Nord ou entourant l’Île-de-France. En région parisienne, la part des jeunes en difficulté varie de 4,6 % à Paris, à 11,5 % en Seine-Saint-Denis. Concernant l’outre-mer, les pourcentages sont nettement plus élevés: autour de 30 % pour la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion, 48 % en Guyane et 75 % à Mayotte. »

        lien suit

        1. Deres

          Concernant la Guyane et Mayotte, je veux bien comprendre à cause de l’immigration, mais ces chiffres très importants pour la Guadeloupe et la Martinique dénote un problème social de fond …

          1. sam player

            Bah on a exactement là à petite échelle ce que donnerait le revenu universel à grande échelle. Quand le RMI/RSA est arrivé dans ces régions c’était vu comme un revenu suffisant pour vivre.
            D’ailleurs pendant un temps, de mémoire, il était inférieur à ce qu’il était en métropole, je ne sais pas si c’est toujours le cas, ça m’étonnerait, ça irait contre l’égalité égale.

      2. sam player

        Sur le coût de l’assurance santé aux USA faudrait arrêter de raconter des bêtises hein… Et faudrait aussi savoir ce que vous comparez d’un côté et de l’autre de l’Atlantique (individuelle ou famille).

        En 2010 j’avais un devis d’une assurance santé aux USA pour $12,000 par an pour un couple avec 2 enfants (une ex qu’a explosé en plein vol). Le reste à charge par an était de l’ordre de $3,000 maxi (franchise).

        Ca me coûtait donc moins cher qu’en france quand on voit les taux de cotisations + CSG + CRDS, surtout que les salaires sont plus élevés et le revenu disponible après impôts et taxes est 50% plus élevé.

      3. Deres

        Oui, une visite à domicile du médecin c’est 33 euros alors qu’un ramoneur (qui ne monte pas sur le toit) ou une simple inspection de chaudière, cela coûte dans les 50 euros par un technicien … La santé, cela n’a pas de prix .. Mais non, en fait c’est l’inverse !

        1. Peste et coryza

          La plupart des médecins n’étaient pas riches avant la sécu… et beaucoup faisait l’armée pour se faire un nom (et la main).
          Sans parler des officiers de santé et des sorciers…
          Arthur Conan Doyle s’est d’ailleurs reconverti comme écrivain car il ne gagnait pas un rond comme médecin.

        2. sam player

          Ce qui est anormal c’est le peu de différence de prix dans les métiers manuels entre les travaux courants et les travaux à technicité élevée.
          J’avais relevé en 2015 dans une concession Peugeot à Dijon les tarifs horaires suivants :
          Travaux courants : 66€ HT (réparations et entretien)
          Travaux technicité moyenne : 73€ HT (Electricité, Peinture)
          Haute technicité : 77€ HT

          Sachant qu’il y a en plus une marge brute de 50% mini sur les pièces (coeff 2).

          Ca montre une très petite différence de salaire entre un ouvrier qualifié et un qui ne l’est pas surtout que la différence de coût horaire intègre aussi le coût de l’outillage et équipements spécifiques aux métiers qualifiés.

          11€ de différence entre les 2 extrêmes ça fait certainement 3€ maxi en taux horaire du salarié. Comme je disais à mon fils, les salariés pas qualifiés cannibalisent les salariés qualifiés.

          Pour ce qui est des médecins, c’est malheureux mais ils l’ont bien cherché.
          A coucher avec la femme du chef de la mafia ça finit toujours mal. Quand se sont-ils élevés contre les numerus clausus par exemple ?
          Comme les taxis en fait.

          1. regis33

            La différence de « haute technicité » c’est en fait le coût d’amortissement de la  » valise  » de diagnostique , vous mettriez un apprenti devant ,il suffise qu’il sache lire pour qu’il devienne opérateur de haute technicité .
            Donc c’est très rentable , croyez moi , je parle d’un point de vue différence de tarif évidement , concernant le mécano devant , n’importe lequel peut faire l’affaire , contrairement il y a 20 ans , où un mécanicien chevronné et compétent savait réparer rien qu’au bruit ou au symptôme de la panne .
            Maintenant , quand la valise ne  » sait  » pas , on change tout ……. ça c’est de la « haute  » technicité ! 🙂

            1. Vodkaman

              Prenez aussi le fait que le taux de charges sociales sur les salaires augmente fortement à partir de 1,6 SMIC.
              Du coût, je suis prêts à parier qu’il y a un plafond de verre et qu’un ouvrier très technique est sous-payé pour ne pas devoir faire passer le tarif horaire à 100 €/heure une fois les exonérations et allègements de charges terminés.

  17. kekoresin

    La situation risque effectivement d’être tendue. Moins de revenus moyens, baisse du résultat des amputations fiscales sans anesthésie, redistributions à gogo, hotte qui déborde de cadeaux corporatistes, entreprises qui sombrent dans les vasières administratives régulatrices de la bien séance et du bon gout… et une quinzaine de départements à la ramasse qui ont de plus en plus de mal à donner les miettes de RSA. Avec un baril qui commence à regrimper et un pouvoir d’achat en mode quéquette molle, les petits accrochages sur la voie publique risquent fort de gagner en volume. Pour le moment, les différences de taille de miettes redistribuées arrivent à disperser l’énergie des « pas contents » mais lorsque l’état et ses excroissances purulentes n’auront plus les moyens de financer la soupape, ça risque d’être rock’n’roll (Thunder will striiiijke!) Sauf que le chaos aura plus de chance d’engendrer encore plus de collectivisme et de paupérisme. Ce pays est vraiment à l’agonie et les « ça va mieux » ont des intonations de chant du cygne.

      1. MCA

        Pur malheur, oui!

        Mister Keko nous décrit avec brio exactement la situation dans laquelle nous allons tomber d’ici peu.

        La paix sociale est achetée en France depuis trop longtemps à coup de crédits (la suite paiera..).

        Le moment de l’addition ne va pas tarder sonner; il suffirait d’une hausse des taux de crédit et notre pays devient insolvable.

        Alors adieu aides en tous genre et bonjour le chaos social (y compris dans les TOM).

        Rajoutez à ça une génération du « Tout et tout de suite » et du « Je suis au monde donc j’ai droit à… » , comment va t’elle se comporter en situation de manque?

  18. davidice07

    Nous on est parti depuis un an, avec enfants et chien. Patron de TPE et profession libérale. .. on n’en pouvait plus. Burn out et dépression, guerre contre les administrations, problème d’insécurité et d’insalubrité dans notre quartier (18ème ) et surtout, aucun espoir d’avenir.

    Nous revivons, tous, depuis notre émigration et voyons la France couler avec tristesse.

    1. kekoresin

      Heureux de vous savoir heureux. Quant à la France (« ne m’appelez plus jamais France…) c’est triste en effet de voir un si beau paquebot être envahit par la rouille, avec ses salons aux charmes surannés et ses reliquats des fastes d’autan. Malheureusement ce beau navire est envahit par l’amiante délétère qui tue ses occupants et son démantèlement s’avèrera très couteux. M’est avis qu’il vaudrait mieux le laisser couler vers des abysses où la pression est telle qu’aucun organisme socialiste ne saurait y survivre…

        1. BDC

          Et envahi sans « t », mais on s’en fiche, un Keko ça s’apprécie en version originale, non aseptisée et sans modération ! On est tous fan !

          1. Pheldge

            Sam gros dégoûtant, il a dit le cerveau de la tête, pas le cerveau du Q !
            Quoique comme on le sait tous, le cerveau anal; fait bête !

  19. Chieur chiant

    Je fais parti de la fuite… depuis quelques années maintenant (1999), et je regarde en spectateur la décrépitude de la douce grance s’accélérer, toujours plus vite. Mais tout est possible, même avec un petit niveau scolaire (pas bien haut pour moi: BEP) et un peu d’expérience et de la volonté, on peut s’en tirer.
    CPEF et bonne chance à tous.

  20. JiJiBé

    La France fuit ?
    Vite quelques plombiers polonais.
    Ce qui me conduit à cette blague/anecdote qui en fait n’en est pas une.

    C’est un médecin neurochirurgien qui a une fuite d’eau
    chez lui. Il appelle un plombier pour faire la réparation. Dans la
    journée, le plombier arrive et colmate la fuite en 5 minutes
    chronométrées.
    Il présente la facture: 250 € !
    Le médecin est outragé par le montant à payer :
    – Je suis neurochirurgien, et j’ai étudié pendant 12 ans pour
    obtenir cette qualification, eh bien je ne gagne pas autant qu’un
    plombier pour cinq minutes de travail !!!
    Le plombier sourit et dit :
    – Oui, je sais… Je ne faisais pas autant moi non plus du temps où
    j’étais encore neurochirurgien !

    Mon ami Reinhardt est neurochirurgien, s’est reconverti ou adapté (au choix) et oeuvre entre France et Suisse dans des domaines de compétences informatique de très haut niveau.

    Reinhardt si tu passes par ce blog je te salue et je ne te remercierais jamais assez.

    1. lafayette

      un peu comme l’histoire du gendarme c’es reconverti en macro, mais en suisse on ne dit pas ça comme ça, on appelle ça un protecteur qui garde ces billes aux chaud.

      1. Peste et coryza

        C’est sordide… si le gars est bien celui auquel je pense (un GAV), sache que sa première gagneuse était sa propre sœur, qu’il avait réduite en esclavage.

  21. René-Pierre Samary

    Comme cela a été dit plus haut (Calvin entre autres), l’émigration de français diplômés n’est que l’aspect le plus visible d’un phénomène beaucoup plus inquiétant, qui est l’émigration intérieure. Baisser les bras, réduire ses besoins, remplir son bas de laine et son armoire à conserves, se désintéresser de la vie politique… CPEF est finalement dans toutes les têtes, et je parierai volontiers que le capitaine de pédalo lui-même, soumis au sérum de vérité, n’en disconviendrait pas, dans le droit fil du crépusculaire Mitterrand, qui voyait dans la France une vieille dame qu’on accompagnait dans ses derniers jours.

    1. sam player

      Je fréquente quelques forums n’ayant pas de rapport direct avec la politique, dont certains sur lesquels les commentaires sont notés (+1 ou -1), forums sur lesquels j’épanche mon libéralisme de façon assez directe mais toujours argumentée.

      Je suis étonné que depuis un an environ je vois de plus en plus de commentaires allant dans le sens de moins de dépenses déjà et un peu pour la liberté individuelle (un tout petit peu) et je me prends de moins en moins de moins 1.

      Et les étatistes (ceux qui en appellent à l’état pour le domaine privé) sont de plus en plus brocardés… on sent un besoin de liberté, sous-tendue certes par une baisse des dépenses mais c’est un petit pas déjà.

      Bon là je viens de voir que SFR Numéricable ne pourra pas utiliser, par défaut, sa propre numérotation des chaînes de télé (décision CSA) et la majorité des commentateurs est pour… c’est quand même pas gagné…

  22. Ciderking

    Il n’y a pas 36 bonnes mesures à prendre pour arrêter ce cercle vicieux… et parfois une bonne mesure vaut mieux qu’un quinquennat… J’ai eu du mal à trouver les chiffres mais dans l’ensemble c’est simple et édifiant :
    La masse salariale de la fonction publique (au sens large) représente environ 275 milliards d’Euros pour environ 6 millions d’individus.
    La masse salariale du secteur privé représente environ 530 milliards d’Euros pour 17 millions d’individus… Faites le calcul vous allez ri…pleurer.
    Je me dis qu’il suffirait de plafonner les meilleures rémunérations du secteur public à environ 10K€ par mois (par exemple et c’est déjà pas mal et ce quel que soit les cumuls de mandats et autres retraites… ) pour soulager la dépense publique et cela rendrait surement le secteur privé plus « attractif » pour ceux du Public qui veulent gagner plus d’argent… la fonction publique c’est un service au service de tous et non pas l’inverse… (pardon pour les fonctionaires de catégorie C). De plus, la sécurité de l’emploi vaut bien un peu de respect pour ceux qui fabriquent le PIB et la richesse et qui financent tout ce bazar… je pense que ça redonnerai une certaine attractivité à notre pays… Chiche !

    1. C’est une piste.
      Sinon, il y a la suppression des allocations familiales, des subventions de toutes sortes à toutes les associations et à toutes les entreprises, et là, pouf, on équilibre le budget sans aucun problème et on redonne de fait plusieurs dizaines de milliards d’euros aux Français en pouvoir d’achat. Simple législativement parlant à mettre en place (il suffit d’abroger les lois correspondantes), à effet rapide.

    2. kekoresin

      Et sans parler du nombre à faire fondre au plus vite en passant par un assèchement brutal du marécage administratif. Réformer le régime de la sécu et supprimer les petits avantages entre amis. Mais bon, un tel programme foutra tous les gros connards de syndicalistes dans la rue. Ce qu’il faudrait alors c’est une Thatcher et pas un gros morceau de lard qui suinte sur les actrices sponsorisées!

  23. ronchonette

    Juste une remarque, le départ c’est chouette, ca fait un bien fou et rend le sourire, mais tout n’est pas rose pour autant! Par exemple, dans mon cas, départ pour Genève (avec la découverte qu’on a les mêmes partis et idées débiles qu’en France de ce côté de la frontière, mais passons) et apprentissage de la dure réalité, omise en général : oui il y a du travail, mais si vous êtes qualifié, avec un poste d’encadrement, la plupart des offres sont pourvues par réseautage, et ne paraissent pas via internet etc! Après 10 mois j’en suis arrivée à me dire que la France est ouverte et son marché du travail plein de panache, c’est dire!! Bref, mieux vaut le savoir avant de partir. A côté de ca, la Suisse romande est belle et très agréable à vivre, je vous encourage à tenter le coup

    1. sam player

      Vu que le chômage structurel se définit à environ 5% ça m’étonnerait qu’à 3.5% a soit difficile de trouver du boulot car à ce niveau là effectivement pourvoir des emplois se fait par le bouche à oreille, peut être ce que tu appelles le réseautage, qui n’est qu’un genre de parrainage : vous demandez au gars du floor s’ils n’ont pas un ami monteur, électricien, cariste, dessinateur etc… et en général le job est pourvu dans la semaine.
      Donc oui il faut avoir des amis actifs et garder des contacts avec ceux qui partent dans d’autres boîtes.
      Linkendin est pas mal pour ça aussi.

        1. ronchonette

          oui, les recommandations et le bouche à oreille; et quand on connait personne, c’est vraiment difficile, malgré les agences de placement

          1. sam player

            Donc l’origine de votre problème était d’avoir été habitué à croire qu’en france l’emploi se trouve à l’ANPE.. alors qu’en France aussi ça passe par le relationnel.
            Perso je n’ai jamais trouvé un boulot par l’ANPE mais, entre autres, 3 fois par des boîtes d’intérim : après quand on est dans la place c’est plus facile…

              1. sam player

                Jamais de recruteurs pro non plus type MP pour ma part.
                Ils ont des critères trop standardisés : c’est logique car s’ils se plantent dans un recrutement ils peuvent dire à leur client qu’ils ont respecté les critères standards.

    2. Bonsaï

      En même temps, la Suisse romande est un bassin d’emploi géographiquement limité et n’a donc pas vocation à s’ouvrir à tous les travailleurs étrangers qui le souhaitent. D’autant plus que la Suisse ne fait pas partie de l’UE et qu’elle doit par ailleurs absorber son propre quota de migrants…

  24. theotimedesavoie

    Le taux de chômage à Genève est le plus élevé de Suisse, environ 8%. Merci à la gestion socialiste de cette ville-état. Oui, Genève est socialo-bobo…comme toutes les grandes villes mondialisées aujourd’hui.
    D’où pour moi l’installation au fin fond d’un canton bilingue…

    Pour ceux qui le veulent, je répondrais volontiers à vos questions sur l’expatriation en Suisse. Mais le principe est : les Suisses vous acceptent si vous bossez, donc il faut d’abord trouver un job ou être indépendant.

        1. lafayette

          et celui qui exporte ces travailleurs depuis des siècles. Un des pire sur certain point par rapport aux autres cantons romands. donc le taux de chômage n’est pas un indicateur de santé sur un canton paysan car on emploie que de la main d’oeuvre flexible.(virable de jour en jour)

        2. lafayette

          d’ailleurs c’est bien vite oublier que les genevois le voyaient comme un canton de voleurs, un peu avant l’invasion valaisanne qui ne vaut guère mieux, faut dire que Genève subit depuis longtemps une invasion franco suisse, qui fait que le genevois de souche est bientôt en voie d’extinction ou trop con pour qu’on le remarque encore.

  25. theotimedesavoie

    Je sais pas si mon commentaire va passer comme je suis en froid avec H16 qui en plus m’a bloqué sur Twitter…
    Juste pour dire qu’en Suisse les compétences comptent plus que les diplômes, ce qui peut profondément déstabiliser un Français! Typique de la mentalité suisse très pragmatique, très proche du Savoisien que je suis…culture alpine identique. Ce qui donc n’est pas vraiment une expatriation…sauf quand vos collègues parlent tous Suisse allemand…alors là autant être au Japon!

        1. Peste et coryza

          Non. Je suis en Bretagne juste pour le boulot.
          J’ai passé toute mon enfance entre Albertville, Aix les bains et Voiron.
          D’ailleurs, mon projet secret est d’aller m’exiler… en Suisse. Le problème est que les biochimistes sont aussi peu demandés en Suisse qu’ici…

          1. Pheldge

            Fais toi adopter, ou marie toi avec une Helvète ! y’en a quelques unes qui traînent ici, parfois, je ne donnerai pas de noms par courtoisie … 😉

  26. theotimedesavoie

    Cette pratique du dialecte a une double conséquence :
    – vis à vis des Allemands se protéger et leur faire comprendre qu’ils ne sont pas en Allemagne car hormis les Bavarois qui peuvent comprendre un peu…les Allemands ne comprennent pas les dialectes suisses.
    – vis à vis de ceux qui comme moi parlent mal l’Allemand une grande mansuétude car bcp de Suisses ont connu des difficultés dans l’apprentissage du Hochdeutsch…je parle pas des Romands qui sont aussi nuls que nous en langue!

  27. Australopitheque

    Nous sommes rentrés apres 5 ans pour les raisons suivantes. Nationalite australienne obtenue, super opportunite pour ma chere et tendre nous payant le demenagement, impression d un plafond de verre pour les non -aussies dans nos metiers commerciaux et puis pour permettre aux enfants de trouver un peu de stabilité.
    Nous avons bien gagné nos vies mais les couts etaient elevés et nous avons aussi perdu 5 ans de cotisations dans le systeme francais, ce qui compte car nous etions partis passés la quarantaine ( donc apres 20 annes de cotisations).
    Passé les premieres semaines à se regaler et à s’emerveiller de la beauté de la France, le constat est desormais le suivant.
    Niveau boulot,
    – difficile de valoriser mon experience. M’entendre demander ce que j ai fait comme ecole de commerce me saoule. Le directeur d’un gros integrateur me dit « ‘ votre parcours et super et vos competences nous interessent, mais ou pourrais je vous caser? »‘. D’une maniere generale le marche de l emploi est pourri. Les mecs arrives a la quarantaine s’accrochent a leur job et a leur petits privileges et on voit bien que l’interet du business passe largement apres.
    – niveau social ; nos enfants sont sideres par la violence, aussi bien dans la vie reelle qu a la tele. Devant les manifs mon fils de douze ans me demandent pourquoi les flics ont peur et ce qu ils attendent pour tirer. Les doigts d ‘honneur au volant me laissent perplexe. On voit le sentiment d impunite qui s est developpe chez la racaille et le reste de la population qui suit.
    – Niveau social ; en entendant les paroles de maitre Gims, en voyant que mon fils est un des premiers de sa clase alors qu il n a pas ecrit un mot de francais en 5 ans, en observant que la majorite des cadres autours de nous ont un enfant, niece, etc qui est parti ou pars a l’etranger, vient un sentiment qui nous fait penser au grincement monstrueux du Titanic qui s’enfonce peu a peu.
    – Sans parler du remplacement de population ( aller donc a Angers, Nantes ou Orleans).
    Pourtant il y aurait tant a faire.
    Pour terminer le fait que nous ayons desormais une porte de sortie nous fait relativiser ce que nous voyons. Les copinages et les passe droits, les recasages de Hollande, les emoluments, les gauchistes et consors, auparavant me rendaient fou furieux. Desormais, ma chere et tendre et moi regardons ca avec beaucoup plus de distance. Je ne sais meme pas si nous irons voté aux presidentielles.
    Objectif ; Repartir d’ici 5 ans et qu pire, pour la retraite. Il faudrait etre taré pour croire que les choses ici vont bien tourner.
    Ce pays n’est pas foutu, en fait ce sont les gens qui y vivent qui le sont.

        1. Pheldge

          Anne B. ? la soeur de Nabilla B. , grande copine à le Patron ( que Sa semence féconde dix mille vierges pour former Son armée libérale ) ? 😀

  28. MarcEnAllemagne

    en fait de « témoignage ponctuel » voici le mien.
    J’ai un diplôme d’ingénieur + 1 doctorat et travaille en Allemagne depuis 1994. Et il y une chose que je peux vous jurer: TOUS LES JOURS je pense que je suis chanceux d’avoir quitter la France. Et pourtant j’aime ce pays mais je ne veux plus y vivre. Chaque fois que j’ai le mal du pays je regarde les informations ce mal me passe

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