L’État continue d’aider les taxis contre votre avis et avec votre argent

En France, l’État aime passionnément les corporations, surtout lorsqu’elles sont puissantes, comme par exemple celle des taxis et des compagnies de taxis.

On pourrait croire cela paradoxal, mais il n’en est rien : après tout, les politiciens qui dirigent l’État ont bien compris l’intérêt de s’acoquiner avec ces corporations, qui représentent un levier financier dodu souvent doublé d’un pouvoir de nuisance important et présentent un sommet, limité à quelques personnes, faciles à identifier et aisées à pressurer en cas de besoin. On comprend dès lors très bien pourquoi ces corporations sont choyées, protégées même, et pourquoi les politiciens font régulièrement d’énormes efforts pour les contenter : le capitalisme de connivence tient d’abord à ces petits arrangements entre copains et coquins.

Malheureusement, tout ne se passe pas toujours bien dans ce monde décidément encore trop ouvert : ces dernières années, l’arrivée d’entrepreneurs audacieux et surtout très politiquement incorrects aura bouleversé l’ordre établi. Dans le monde du taxi, ce fut Uber et ses véhicules de tourisme avec chauffeur, dont la concurrence directe et implacable avec les taxis se sera rapidement transformée en guerre.

uber vs taxis pas contents

Le chaos n’a jamais gêné l’État sauf lorsqu’il ne peut en tirer profit ; cette situation promettait la disparition d’une corporation, sans l’apparition d’une autre pour compenser. Il devait donc intervenir rapidement pour, au moins, mitiger les effets d’Uber sur la puissante corporation des taxis. Depuis, on observe donc différentes tentatives de l’État et de ses différents bras armés (le législateur et la police notamment) pour mettre des bâtons dans les roues des VTC.

On se souvient par exemple de l’incroyable réalisation d’une application mobile bancale destinée à concurrencer celle d’Uber et ses concurrents. Cette application, réalisée avec l’argent du contribuable mais destinée à venir en aide à des taxis privés n’a semble-t-il défrisé que quelques libéraux. Son usage, finalement sans intérêt, est resté franchement confidentiel (ce n’est pas grave, ce n’est pas l’État qui paye, c’est vous).

dos equis - applications mobiles

Parallèlement, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, l’État s’est aussi dit qu’il faudrait peut-être atténuer les vilains problèmes de licence de taxis qui se profilent maintenant avec insistance. Ces dernières, gratuitement délivrées par les préfectures, sont revendues de particulier à particulier ou, plus exactement, de compagnie de taxis à compagnie de taxis. Leur nombre étant très syndicalement et très manifestement limité par les taxis eux-mêmes, leur pénurie est donc savamment entretenue pour attirer leur prix vers les sommets qu’on a observé ces dernières années.

évolution prix licence de taxiJusqu’à l’arrivée des VTC en nombre… qui ont commencé à faire dégringoler ces prix, concurrence oblige (ah, méchante, méchante concurrence qui fait tomber les prix des licences, des voitures, des télécoms, de l’électricité et des yaourts !). Panique chez les taxis qui n’entendent pas se voir ainsi dépossédés d’une partie de leur patrimoine pourtant exclusivement acquis sur une législation obsolète, sujette à changement (depuis le premier octobre 2014, les licences délivrées sont incessibles, par exemple), et qui interdit explicitement tout rachat (loi Pasqua de 1995) : il faut faire quelque chose, et de préférence, rapidement !

Âprement sollicité (et de plus en plus vocalement à mesure que les prix tombent, la concurrence s’intensifie et le consommateur, tout joyeux à l’idée de la faire jouer, s’adapte sans problème), le gouvernement est pressé de trouver une solution. En France, rappelez-vous que lorsqu’un problème survient, tout le monde se rue dans les jupons de l’État-maman pour obtenir qui un câlin, qui un bonbon, qui une protection.

Première surprise au début du mois de juillet : et si la puissance publique, avec tout son argent gratuit des autres, rachetait les licences ? Oh, bien sûr, on ferait ça discrètement, en limitant le rachat à certains chauffeurs de taxis, les plus valeureux, les plus proches de la retraite, ceux qui ont acquis une licence depuis assez longtemps, bref, à la tête du client et à hauteur des crédits disponibles exclusivement (une centaine de millions, une broutille, oubliez ça), hein, pas de blague…

L’argent ? Alain Vidalies, ministre de tutelle des chauffeurs et auteur de ces propositions, entend le trouver via « une taxe forfaitaire sur les réservations », un « droit forfaitaire » acquitté par les nouveaux entrants ou encore « une taxe sur le chiffre d’affaires » qui serait acquittée par les plateformes de réservation. Oh, oui, une taxe, que voilà une idée lumineuse !

Forcément, ça devrait bien marcher, d’autant qu’on va faire ça bien comme il faut en concertation avec les intéressés, c’est-à-dire les syndicats des taxis, des VTC, mais surtout pas des plateformes qui mettent les clients en relations avec ces VTC et ces taxis.

oh noesBizarrement, l’information, assez scandaleuse lorsqu’on y réfléchit deux minutes — comment justifier auprès du public que des entreprises comme G7, pas particulièrement pauvres, vont brutalement s’enrichir au frais du contribuable ? — a fait comme un petit flop mou auprès de toutes les organisations de chauffeurs, au point de calmer nettement les ardeurs du gouvernement à sortir sa matraque taxatoire :

« Le succès de notre proposition a été mitigé »

…a convenu le pauvre Vidalies, le secrétaire d’État aux transports, dans un euphémisme quasi-hollandesque. En effet, pour ces taxis, l’État-maman est responsable de la baisse de prix à cause de son inertie (ben voyons) et doit donc indemniser les petits chatons qui, bien que souples et pas du tout inertes, n’ont pas pu s’adapter, eux. D’autres n’approuvent pas l’avalanche de taxe à la source du fonds (oh, franchement, c’est étonnant !). Le gouvernement, sentant l’odeur fétide planer sur son projet, a prudemment demandé une consultation écrite de tous les chauffeurs intéressés en espérant que, d’ici le 15 septembre, une tendance se dégage.

À ce stade de l’imbroglio dans lequel s’est empêtré le gouvernement, il apparaît délicat de savoir comment toute cette histoire va se terminer. Plusieurs solutions étaient envisageables : on aurait pu annuler le principe même de licence. On pouvait aussi distribuer progressivement une licence supplémentaire à tout détenteur de licence et ce, régulièrement jusqu’à ce que le marché, redevenu moins tendu, établisse un prix bien plus faible de la licence tout en laissant le temps à chaque détenteur de vendre ses licences surnuméraires. L’État pouvait aussi choisir d’augmenter sensiblement et régulièrement le nombre de licences sur les marchés tendus.

La solution actuelle, proposée par le gouvernement, ressemble tout de même à la plus pourrie possible puisqu’elle mobilise, d’une façon ou d’une autre, l’argent du contribuable ou du consommateur pour payer un bien qui fut distribué gratuitement en premier lieu, que la loi interdit à l’État de racheter, et que ce dernier a lui-même contraint en nombre par simple calcul électoral.

Aucune remise en question de la démarche étatique n’est, semble-t-il, à l’ordre du jour. Aucune remise en question du monopole des taxis non plus, du reste. Pourtant, une autre solution existe pour l’État et le contribuable : ne rien faire, et laisser faire le marché, qui se charge déjà, actuellement, de répondre à la demande des consommateurs avec des solutions pratiques qui entraînent déjà un ajustement des prix de licence, sans frais pour le contribuable.

Oh, bien sûr, certains patrons-taxis, certaines sociétés de taxi qui misaient sur un marché toujours en hausse en seront pour leur frais. Aussi triste cela puisse-t-il paraître, c’est malheureusement le cas pour tout marché, pour tout artisan, sur toute la planète : votre fonds peut se dévaloriser, votre profession peut disparaître, votre métier peut changer.

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Commentaires191

    1. Gaston Le Torc’h

      Vous ne pensiez pas, sérieusement, que Monseigneur allait – charité chrétienne, combattue victorieusement par cette intime et malicieuse satisfaction d’avoir eu raison avant tout le monde – se priver de dézinguer tous nos guignols (médiatico-politico-financiers) maintenant empêtrés dans les ruines de leurs châteaux de cartes, édifiés malheureusement avec nos brouzoufs ?

      C’est bien mal connaître l’homme, Harry, même le plus proche de la sainteté…

      Que Dieu vous pardonne, Monseigneur !…. et si je puis me permettre… continuez encore un peu… les vacances, bah !!!!… (c’est un sédévacantiste qui parle)

  1. Le Gnôme

    J’ai cherché vainement des textes indemnisant les allumeurs de réverbères, qui n’ont pas eu droit à une taxe sur l’électricité pour leurs perte d’emploi. Les cochers, les fabricants de chandelle, les charrons, les porteurs d’eau non plus d’ailleurs.

          1. petit-chat

            Mais les bougies, encens, sont en passe d’être interdits, à cause de la méchante pollution et du risque d’incendie, j’imagine. (lien suit)
            Les seuls trucs qui, lorsqu’ils partent en fumée, ont cessé de nuire, c’est les politoquards qu’on incinère.

    1. sam player

      😀 Personne n’en a parlé, mais même si elle a été rétrogradée il semble bien qu’elle ait conservé son salaire (pas de double peine : elle a déjà été suspendue 6 mois sans traitement).

  2. Aristarkke

    On aurait pu annulation le principe de licence???
    Mélusine!!!
    Il y a une liberté de parole inadmissible dans ce blog!
    Licence, quand tu nous tiens!!!

  3. Aristarkke

    La compagnie de taxis G7, dirigée par la famille Rousselet, traîne derrière elle une forte suspicion d’aides en tous genres de politiciens en manque de munitions. Or, dans ce contexte, les services rendus sont à considérer comme des investissements avec retours prévus plutôt que de la charité. Ou alors, une charité extrêmement bien ordonnée…

  4. Patatrac

    Uber m’a conduit sur votre blog, et pour l’instant pas d’appel surtaxé du ministère des finances. Peut-être « certain(e)s sociétés » avant un appel angoissé de NVB ? Sur le fond, qu’en sera-t-il des taxis lorsque les voitures sans chauffeur (type G-car) se développeront ? Plus grand-chose, et cette évolution c’est dans le futur immédiat, taxis de tous les pays unissez-vous.

  5. Aristarkke

    Rappelons que la législation actuelle des taxis date du Front Populaire et de Léon Blum. Cette brillante initiative a abouti 80 ans après à ce qu’il y ait moins de taxis dans le Paris actuel nettement plus peuplé qu’il n’y en avait alors dans un Paris moins dense en population (env 20.000 contre une trentaine de mille…).

  6. Bonsaï

    J’ai vu que dans la plupart des pays civilisés les VTC de Über sont maintenant intégrés aux diverses sociétés de voiturage comme Domino’s Pizza est depuis belle lurette intégré à l’offre des vendeurs de pizza.
    N’oublions pas en effet que Über est à l’origine une société américaine qui essaime partout où elle le peut. A ce titre, il ne s’agit pas d’une initiative populaire et libertaire, de même que Domino’s n’est pas le gentil petit gars qui décide un jour de faire des pizzas avec ses potes et d’aller les livrer sur son petit vélomoteur. Über, à l’instar de Domino’s, est bien une chaîne commerciale comme une autre, qui a trouvé sa niche.
    De sorte que le client choisit son moyen de transport selon son goût et ses moyens, en toute sécurité dans un monde capitaliste bien organisé.

    1. Pheldge

      Ahhh, je m’en doutais ! merci Camarade végétaline, de nous rappeler que c’est le Grand Capital apatride associé aux forces obscures qui nous asservit chaque jour un peu plus , en nous contraignant à acheter ses produits et à consommer toujours plus ! Lénine réveille-toi, ils deviennent fous ! 😉

      1. Bonsaï

        Au lieu de critiquer jalousement le commentateur à la plume alerte, tu ferais mieux par exemple d’examiner l’impact catastrophique de la circulation automobile sur ton petit caillou paradisiaque !

        1. bibi

          L’impact est tellement catastrophique qu’on ne voit nulle part le retour des chaises à porteurs ou des calèches, il faut croire que le déplacement via engins motorisés entraine moins de désagréments que l’utilisation de la seule force physique.

          PS : On attend avec impatience les sources de vos affirmations.

          1. Theo31

            Exact. On se demande pourquoi les bâtiments étaient surélevés dans les villes, probablement à cause des excréments et des cadavres des chevaux.

            1. Dr Slump

              Les bâtiments, et les pavés aussi étaient surélevés sur les côtés des rues. Appelés de nos jours trottoirs, c’est d’eux que vient l’expression « tenir le haut du pavé », car ceux-ci étaient réservés aux gents de la noblesse et du haut clergé…

              La pollution était d’une autre nature, mais c’était pire qu’aujourd’hui. Tout y passait, depuis le pot de chambre jusqu’aux produits chimiques utilisés par les tanneries, les résidus d’équarissage, et les cimetières laissent s’empiler les cadavres couches après couches, tout ça, pouvait devenir, huuum, une telle pestilence! que de nos jours ils me font bien rigoler avec leurs particules fines… Comme ils ne portent plus de particule de noblesse, ils en cherchent dans l’air?

        1. Bonsaï

          M’est avis qu’aujourd’hui en particulier tu aurais intérêt à te la jouer profil bas. Quand on sait que c’est la Réunion qui est à l’origine de la défaite de la France par l’entremise de son représentant Payet :
          « Dès la 7e minute, Dimitri Payet avait en effet mis une béquille à l’attaquant du Real Madrid lors d’un duel bien trop appuyé. Malgré des soins et un imposant bandage, le genou gauche de la star portugaise ne s’en est jamais remis.
          En larmes, Ronaldo a été obligé de quitter ses coéquipiers et d’être remplacé par Ricardo Quaresma. Il a finalement suivi le reste de la rencontre sur le banc de son équipe, en se montrant tout simplement intenable. Il n’a pas arrêté de motiver ses partenaires et de les secouer à chaque ballon perdu. »
          Ouf, j’ai oublié la référence, mais promis, je n’ai rien inventé !

          1. Pheldge

            Un héros, voilà ce qu’il est ô jalouse empotée (plante en pot, je précise, pas d’attaque personnelle 🙂 ). Sans son intervention salvatrice, c’était une défaite autrement cuisante et humiliante qui nous était promise !
            du genre de celle que l’abbé résigna …

            1. Bernie Gunther

              Je pense en effet que ce n’est pas intentionnel, mais en tout cas, bien placé sans forcément être violent, le ligament interne du genou, il morfle (j’ai expérimenté personnellement dans un autre sport, ça te couche direct).

              D’aucuns prétendent que ce fut un mal pour un bien, tant le Portugal dut s’adapter et dans la mesure où si CR7 ne fut pas sorti, Eder ne fut vraisemblablement pas rentré.

    2. sam player

      L’arbre : aucun rapport entre Uber et Domino’s Pizza, cette dernière étant une franchise.
      « Domino’s Pizza offers franchises for a fee of $25,000, though the total initial investment ranges from $119,950 to $461,700. The franchise agreement lasts for 10 years and is renewable, and the royalty fee is 5.5%. Franchisees should have at least $75,000 in liquid cash available. »
      ___________
      … et donc, Domino’s n’est pas est certainement le gentil petit gars qui décide un jour de faire des pizzas avec ses potes et d’aller les livrer sur son petit vélomoteur et qui prend un jour une franchise pour augmenter son audience et son chiffre d’affaires.

      « …il ne s’agit pas d’une initiative populaire et libertaire… »
      Des êtres venant d’une autre planète ?
      « In 1960, Tom Monaghan and his brother, James, purchased DomiNick’s, a small pizza store in Ypsilanti, Michigan, near Eastern Michigan University.[3] The deal was secured by a $500 down payment, and the brothers borrowed $900 to pay for the store… »

      1. Bonsaï

        Ah ! on sait maintenant pourquoi certaines sont tellement dégueu et d’autres exquises…
        Pizza Hut était bien aussi dans le genre, mais ils ont quitté la ville depuis des siècles.

        1. Bonsaï

          A propos, je me demande si dans l’absolu il y a une différence fondamentale entre franchise et application. Tu n’es pas sans savoir que Über vend ses applications aux chauffeurs, ce qui fait clairement d’eux des affiliés de Über, des franchisés donc…
          La différence, si elle existe, est fort ténue et ne mérite pas une persévérance dans l’erreur de ta part.

          1. sam player

            La question mérite d’être posée.

            En fait Uber ne vend pas d’appli, il se rémunère en prenant une commission sur le CA, comme un franchisé effectivement, mais aussi comme un apporteur d’affaires ou comme Amazon qui est aussi un apporteur d’affaires pour ceux qui vendent sur son site : donc ce n’est pas une caractéristique du franchiseur de prendre une commission, même les macs font ça auprès des dames de petite vertu.

            Il n’y a pas de droits d’entrée chez Uber alors qu’il y en a toujours dans la franchise.

            Il n’y a pas de frais mensuels fixe, ni de frais d’enseigne, ni de participation aux frais de pub etc… alors qu’il y en a toujours dans la franchise : c’est pour éviter qu’un franchiseur qui ne branle rien ne paie rien mais monopolise un emplacement.

            Le chauffeur Uber ne peut pas céder sa franchise (reprise) puisqu’il n’a rien acheté.

            Le chauffeur Uber peut travailler comme il veut alors que le franchisé est contraint par son contrat. Le chauffeur peut arrêter du jour au lendemain alors que le franchisé a un contrat à terme fixe (7 ans en général).

            Donc le chauffeur Uber est plutôt un prestataire de services indépendant et c’est pour cela d’ailleurs que l’URSSaf veut les considérer comme salariés.
            La seule différence avec un prestataire de services indépendant, c’est que c’est Uber qui paie la TVA car elle est incluse dans la commission… alors que le franchisé paie sa TVA.

                  1. Bonsaï

                    Je sèche et apparemment je ne suis pas la seule : les pouvoirs publics ont bien du mal à les coincer pour les faire cracher au bassinet ! Mais ne t’en fais pas un petit coin (tout petit) de mon cerveau s’est désormais attribué ce problème et je te ferai signe dès qu’il y a du nouveau.
                    Tu bosses pour Uber et tu as besoin de connaître les arguments du camp d’en face pour être aussi pressé ?

                    1. sam player

                      Non, je suis justement en train de développer 2 franchises… alors j’ai étudié ce qui existe et surtout la nouvelle réglementation faite dans le but d’empêcher les vils industriels d’asservir les franchisés en leur offrant des portes de sortie !

                      Pour info, la question n’était pas « que vont faire les pouvoirs publics pour contrer Uber ? » mais « les chauffeurs Uber sont-ils des franchisés? ». Manifestement non.

                    2. Bonsaï

                      C’est pour ça que Uber est fascinant en s’attribuant systématiquement le beau rôle face aux autorités : c’est le renard, invisible dans le poulailler et qui bénéficie :
                      1. de l’extraterritorialité
                      2. de l’intangibilité (puisque il est toujours extérieur au lieu du « crime »)
                      3. de l’insolvabilité (puisqu’on ne saurait statuer sur un bénéfice virtuel).
                      Bon, j’ai listé ça mais c’est à creuser plus en détail.

            1. sam player

              J’aurais pu aussi ajouter que

              – Le franchiseur accorde toujours une exclusivité territoriale au franchisé alors qu’Uber ne le fait pas.

      2. Pheldge

        Tu me pardonneras, mais, euh « le gentil petit gars qui décide un jour de faire des pizzas avec ses potes … » c’est une vision babacoolesque et simpliste !

        1. sam player

          Pas du tout… Pendant que je m’escrimais à trimer pour faire vivre ma famille, un ami sorti de la même école que moi a monté vers Avignon dans un tout petit village une pizzeria avec vente à emporter *uniquement* et seulement le soir et il embauchait les amis de son fils pour livrer… A l’occasion je l’ai aidé pour le fun, incroyable… des prix assez bas, 300 pizzas par soir, 500 le weekend. Il a fait ça 20 ans et maintenant il se la coule douce. Faut dire que le fisc n’a pas vu 1/4 du pognon.
          Je pense que c’est l’activité qui demande le moins d’investissement par rapport au gain et aussi très peu de risques.

          1. Bonsaï

            Nota bene :
            Je pense que c’est l’activité qui demande le moins d’investissement par rapport au gain et aussi très peu de risques.
            Si et seulement si la pizza est bonne, c.à.d. avec des bons produits et pas de salmonelles !

            1. sam player

              Bons produits ? Une pizza est bonne ou pas bonne, point barre.
              Personne ne sait détecter les « bons produits » et régulièrement des « experts » se font avoir dans des dégustations.
              Quant aux dernières tueries de masse elles sont le fait de produits bio : 43 morts à cause de graines germées bio…

              Pour info mais je me répète ce sont les processus mis en oeuvre par le bio qui conduisent à ces catastrophes car justement ils ne veulent pas faire de l’industriel alors que justement ce sont les traitements systématiques qui permettent de garantir la qualité à grande échelle.

              Dans l’industrie à la mise en route d’une ligne de production on jette les premiers produits fabriqués et aussi les derniers en fin de poste et même lors des changements de poste. Le bio non industriel, à cause de ses coûts ne peut pas se le permettre.

              Je me suis pointé au McDo il y a quelque temps et comme c’était tôt (19h00 de mémoire) j’ai dû attendre… je me demandais bien pourquoi vu que je ne suis pas un habitué de cette chaîne, juste quand je suis sur la route. La charmante demoiselle m’a expliqué que c’était dû aux pré-tests dès qu’il redémarre le process : ça c’est pro.

              Aparte : ma belle soeur fana du bio et toujours prompte à critiquer l’industriel et à faire la fine bouche a un cancer généralisé à 35 ans… je me marre. N’y voyez moquerie que sur le fait que nos choix ne préjugent de rien.

              1. Bonsaï

                Je n’ai pas parlé de bio. Tous ceux qui font ou qui ont fait le marché eux-mêmes savent reconnaître un produit frais et appétissant. Pour ceux qui ne sont pas trop regardants sur l’ingestion de pesticides cela paraît amplement suffisant.
                Quant aux pizzas bonnes, c’est autre chose… d’abord le goût de chacun en matière de garniture et de fraîcheur, encore une fois ça se discute !

                1. sam player

                  Tu ne parles pas de bio… mais tu t’empresses de faire un lien qui n’existe pas entre le produit frais et l’absence de pesticides…
                  C’est bien ce que je disais…

                2. Bonsaï

                  Et c’était intentionnellement que je n’ai pas mentionné le bio dans un premier temps car bien évidemment je m’attendais à votre plaidoirie, cher Maître.
                  Et bien je l’ai donc eue pour des prunes, ce dont je vous sais gré…

              2. albundy17

                hummm. j’ai un gamin qui « fait des sandwichs » pour l’enseigne en question et n’y va plus depuis pour se « restaurer ». C’est dans un très gros mcdo.

                Je lui ai demandé de m’épargner les détails vu que ça me cale régulièrement quand je manque de temps

                  1. albundy17

                    Je ne sais pas, il y a une question de clientèle, bouffer un peu de salmo à mon age n’est pas encore problématique.

                    D’autre part si ton pizzaïolo vautre ton plat sur la terrasse pour tranquille te la servir ensuite, je doute que tu l’acceptes, bien que ça ne te tuerait pas, non ?

                    1. sam player

                      Albundy, les escheria truc muche il y en a dans tous les produits frais, absolument tous,, c’est la concentration qui compte.

                  1. Pheldge

                    justement, y’en a pas ! bizarre , ce doit-être encore un complot de ces fils du Grand Satan US ! Qualité n’est pas synonyme de goût ! Qualité veut dire régularité et constance de la production. C’est la garantie que ton Mc Do sera « le même » chaque jour de la semaine, les, frites pareil. Qu’il soit bon, c’est une question d’appréciation personnelle , donc subjective 🙂

              3. bria

                l’industriel meilleur que le bio pour la santé… lol.
                Non sans rire, les deux ne sont pas antinomiques.
                Des petites productions non bio (ie avec pesticides ou autre) ca existe. Des problèmes dans les process industriels « non bio » aussi (matières fécales dans les tartes industrielles , huile de moteur dans des huile alimentaires, …).
                L’industriel qui ne te tue pas tout de suite, mais a long feu ça existe aussi…

                Tu généralise beaucoup trop. (Et désolé entre une pizza fait avec du fromage de merde, et une pizza fait avec du bon fromage perso je fait une différence.).

                Quant aux intoxications, ce n’est pas l’apanage du bio, et les chaines de restauration , malgré leurs contrôles, n’en sont pas exempt.

                1. sam player

                  @ Bria
                  Où ai-je écrit produits de merde, fromage de merde ?

                  L’édulcoration nationale vous a élevé avec l’idée que l’industrie c’est mal, ça asservit l’être humain, mon dieu la surconsommation m’oppresse et donc vous en déduisez que la nourriture industrielle c’est de la merde.
                  Les surgelés à une époque avaient exactement la même réputation alors qu’en fait, celui qui veut avoir un produit frais, y a pas mieux et sans jeu de mots : chez d’Aucy pas loin de chez moi il n’y a pas 12h entre la récolte et la surgélation.

                  Vous devriez faire un peu de tourisme industriel pour vous rendre compte que c’est le même fabricant qui met la sauce tomate en pots de 5kg ou en pots de 500g et souvent sur le lieu de production… et il y a même les mêmes petites bêtes dans les 2 !

                  Huile de moteur… pourquoi pas huiles de vidange aussi : allez sur hoaxkiller et vous aurez une autre info… mais encore faudrait-il s’en donner la peine… comme à l’école en fait…
                  Googlez
                  Huile alimentaire empoisonnée

                  Combien de morts ? zéro

                  Les graines bio germées : 47 morts (rectification) et plus de 4000 personnes hospitalisées

                1. sam player

                  @ Foert
                  Quand les profits de Carrefour ont décliné, les actionnaires ont eu le même réflexe ie de demander de séparer l’immo du reste.
                  C’est une réaction logique car dans une entreprise intégrée avec son immo, l’immo est sous-évalué ou décoté car lié à l’activité principale et subissant les fluctuations d’activité de celle-ci.
                  D’ailleurs bien souvent c’est lorsque des entreprises vont mal que des petits malins font des calculs en « valeur à la casse » et on voit le cours des actions monter ! Loïc Abadie fournit souvent ces calculs faits à la hache et c’est bluffant dans un premier temps de se dire que le marché a merdé mais en fait c’est logique. C’est comme acheté un appartement déjà loué : il y a souvent une décote (parfois une surcote ça arrive suivant la qualité du locataire).

                  J’en étais où.. ah oui. J’ai regardé les éléments fournis par l’auteur de l’article dans votre lien. Je pense qu’il se fait un film et n’a rien compris, ceci bien sûr sans aucune animosité de ma part :

                  Il y a un article du WSJ qui pose bien le problème :
                  McDonald’s Lands in a Real-Estate Dilemma

                  Mc Do ne fait pas son beurre ou pas sur l’immo, mais l’immo c’est un marché plus stable que la vente de burgers. Et au passage, la séparation de l’immo permettrait d’avoir du cash et de le redistribuer aux actionnaires ou de faire du rachat d’actions.
                  __________
                  Dans les holdings / conglomérats il y a un peu le même style de décote. Ainsi Bouygues qui est un conglomérat négociait en début d’année pour vendre Bouygues Télécom à 10Mds, somme qui était supérieure à la capitalisation en bourse de Bouygues (TF1, Colas, Alstom, Bouygues Construction etc…) et même si le groupe a quelques dettes cette décote est très importante

              4. Bernie Gunther

                Même si le « fait maison bio sans se laver les mains et en s’étant gratté les c…es » n’est pas forcément des plus ragoûtants, lire quand même « Vous êtes fous d’avaler ça ! » de Christophe Brusset peut s’avérer instructif.

                Comme en bien d’autres domaines, la question n’est pas « industriel vs artisanat » mais « honnête et rigoureux vs malhonnête et j’menfoutiste ».

                Plus difficile à différencier, hélas …

                1. Pheldge

                  entièrement d’accord, mais il y a quand même plus de chances de trouver la rigueur , l’hygiène, le contrôle, le respect d’une charte qualité chez un industriel …

                  1. albundy17

                    Totalement d’accord, par contre l’industrialisation de produits périssables impose d’autres contraintes, et les produits utilisés pour la conservation ne sont pas trop bisou.

                    D’autre part il y a évidement les besoins de profit, qui se traduit par l’adjonction de trop de sel, trop de sucre, les graisse trans, et ce n’est pas exhaustif.

                    Enfin il y a un paquet de tromperies sur la marchandise, certains croient encore que leurs pizza(s) sont garnies de fromage, comme d’autres pensaient bouffer du bœuf dans leur lazagnes

                    1. Bernie Gunther

                      Finalement, quelque part, on se dit que si on ne cherche pas à acheter le moins cher possible (= payer sa nourriture son « juste prix »), on ne crée pas de tension sur le coût de revient, donc on ne suscite pas (ou alors moins) l’arnaque du vendeur pour conserver sa marge : statistiquement, le vice par nécessité (pour cause de « guerre des prix ») sera toujours plus nombreuse que celui par cupidité (dû aux seuls escrocs).

                      Bref, encore une question de cercle vertueux : acheteur et vendeur tous 2 raisonnables et conscients de leur intérêt respectif à ne pas trop mettre le marché en tension.

                    2. Pheldge

                      @ Bernie 9 h 16 :
                      le fait est que tu en as pour ton argent, point ! Mais comme on est en pays socialiste et qu’on y a répandu l’idée que les industriels et autre profiteurs se goinfraient outrageusement, le raisonnement est désormais : »si un produit et moins cher, ce n’est pas parce qu’il est de moins bonne qualité, avec de moins bons ingrédients, non, c’est parce que l’état a courageusement réussi à faire réduire la marge du salaud d’industriel » …

                2. sam player

                  Bernie 11 juillet à 19 h 30
                  D’accord. Si si !

                  Bernie 12 juillet 9 h 16
                  D’accord, mais de mon coté je dirais plutôt « lisez les étiquettes »

                  Albundy 8 h 30
                  Non il n’y a pas de tromperies sur la marchandise, c’est écrit.
                  Et si c’est de l’épaule ce n’est pas du jambon : quoique dans une quiche lorraine je suis incapable de voir la différence perso et je trouve ça débile, mais bon.

                  Pour ce qui est des fromages sur les pizzas à eporter ce n’est pas qu’une question de coût : le mec qui veut sa pizza en 3 minutes 30 secondes… bah il faut utiliser une préparation à base de fromage. D’ailleurs Galbani vend différents type de fromage à Pizza suivant la température de cuisson : four à bois, électrique, à gaz, etc… Bon perso je trouve que la Mozza ça a aucun goût alors problème réglé.
                  Mais quand on voit les anglais bouffer du Cheddar, c’est pas mieux, p’tain ça colle aux dents, même frais on dirait qu’ils l’ont commercialisé 1h après l’avoir fabriqué…

                  1. albundy17

                    « comme d’autres pensaient bouffer du bœuf dans leur lazagnes »

                    Si, il y a tromperie.

                    Et pour le fromage, si c’est pour une question de cout.

                    Mon seul point d’accord est pour la mozza. Pour le cheddar, c’est pour mettre de la couleur en accord avec le gout bien connu des rosbiffs

                    1. sam player

                      Tromperie : je répondais au contenu de ton message par rapport à ce que les gens croient et là il n’y a pas de tromperies.

                      Dans le cas du boeuf aux lasagnes, oui il y a tromperie et ça prouve que l’état est incapable de faire respecter sa réglementation bien qu’il nous taxe de toutes parts pour cela.
                      Je suis pour ma part étonné que cela se finit bien souvent au mieux en amende mais qu’il n’y a jamais dédommagement des consommateurs.

                      D’ailleurs on va pouvoir voir la différence de traitement entre les USA et ici avec le dédommagement, là-bas, des propriétaires de VW à hauteur de pas loin de $10K aux dernières nouvelles.
                      Bon je vois pas trop qui est la victime dans cette histoire.. mais c’est juste pour noter la différence de traitement.

                      Comme je dis souvent, c’est aux assurances d’exercer les contrôles car ce sont elles qui paient les dommages. L’état, lui, s’il a failli à ses devoirs il s’en bat les corones…

            2. Pheldge

              Bonzaille, les « bons produits » en pizza ? tu rêves ! tous les pizzaiolos (ou pizzaiolicsi tu préfères ) se fournissent en sauce tomate industrielle vendue en conserves de 5 Kg, pareil pour les olives, le fromage, tout ça ! même l’huile pimentée. Y’a guère que la pâte … et les oignons !
              D’ailleurs, si tu essaie de faire une pizza artisanale chez toi, tu seras déçue, parce que tu ne retrouveras pas le goût auquel tu es habituée.
              J’avais un copain qui avait un camion pizza, Les pizzas étaient bonnes la garniture copieuse, mais c’était pas du « fait maison ». Hélas pour moi, il picolait grave et sa clientèle l’a quitté. Il a vendu.
              Mais ce genre de bizness, quand ça tourne, c’est le jackpot : une pizza vendue 13 € , tu as au plus 1.5 € de garniture …

              1. Bonsaï

                Et bien moi, je ne fais pas que parler, j »expérimente aussi.
                Il fût un temps où je faisais parfois de la pâte à pain… car sachez-le la pizza est une pâte à pain recouverte d’un peu de sauce tomate et de différents ingrédients selon les goûts !

        2. Pheldge

          sam, dans ton cas, il y avait un patron qui faisait bosser les potes de ses gamins. Bonzaille semblait décrire un tableau idyllique dans lequel une chouette bande de copain, se lançaient de façon désintéressée, pour l’amitié et le fun. Et ce genre de plan soit ça foire, soit marche et ça se termine en pugilat pour les questions de pognon !

          1. sam player

            Tu confonds avec les groupes de rock mais dans ce boulot c’est plus facile de voir qui bosse et qui ne bosse pas et de partager en conséquence les recettes au jour le jour puisque justement il n’y a pratiquement pas d’investissements : une semaine de chiffre te les rembourse… et même un four convoyeur est remboursé en maxi 1 mois.

          2. Pheldge

            L’activité n’était pas le meilleur choix pour illustrer mon propos. Je faisais juste remarquer que la « Camarade futaie » de Genève, a furieusement tendance à donner dans un manichéisme qui fleure bon le patchouli et les utopies post-hippies 😉

            1. sam player

              Oui je n’avais pas perçu ce sens hippique !
              Dis, tu n’arrêtes pas de répondre à toi-même depuis quelques jours. T’as un souci de communication ? T’es d’accord avec toi ?

            2. petit-chat

              Elle a voyagé dans le Temps, c’est pour ça qu’elle est (encore, hi hi hi) jeune !
              Et d’où une certaine incompréhension de la part des loquedus enchaînés (Platon…)

  7. Aristarkke

    Ces compagnies de taxis sont d’ailleurs très rusées et avisées.
    Dans les conflits, elles laissent les artisans propriétaires de leurs licences, aller au front défendre leurs acquis et préfèrent négocier avec l’État en direct.
    La valeur vénale de la license ne les intéresse que pour calculer la base des loyers hebdomadaires phénoménaux qu’elles facturent aux chauffeurs locataires… (env 900€/ mois semaine, voiture moyenne fournie (genre 308 Peugeot)…
    Il est évident que de tels rendements dignes de l’ industrie du luxe seraient rapidement flingués avec une concurrence féroce sur le pavé.
    La valeur vénale des licenses ne les intéresse pas directement (elles ne sont pas venderesses) d’autant qu’elles sont détenues depuis longtemps,.. (avant WW I pour la G7)

    1. Bonsaï

      Oui, ce serait intéressant de lire un de ces contrats.
      En tout cas, il n’est pas question ici d’œuvre de charité et il est bien entendu qu’Über n’est pas une dame patronnesse.

      1. Pheldge

        « Über n’est pas une dame patronnesse » , contrairement à « Taxis bleus » et autres G7 qui sont des exemples de philanthropie, et de désintéressement …

      2. Pheldge

        Je crois que ce qui te gêne chez Uber, c’est le nom qui fait moche boche. Ils s’appelleraient Volodia, que ça te rappellerait des souvenirs émus d’étreintes puissantes des Spetznatz de ta jeunesse, je crois que ça passerait mieux … 😉

        1. Lark on the Wing

          « uber » c’est du latin, pas de l’allemand, je crois bien l’avoir déjà signalé… en français, ce mot a donné « ubéreux »…

          1. Aristarkke

            Tu penses que des Ricains sont allés chercher du latin pour baptiser leur boîte???
            Après recherche, ce pourrait être aussi du slang ou de l’ argot des States.
            Perso, je trouve que l’ idée véhiculée d’une évolution supérieure dans le transport est mieux rendue par cet argot rejoignant le sens teuton que par le sens latin d’abondance…
            Certes, mieux vaut ubéreux que tubéreux ou tuberculeux…
            😉

            1. Gaston Le Torc’h

              Trop vite pensé, M. Stark !

              Il n’y a pas que des geeks incultes dans la Silicon Valley… et quand bien même, on peut trouver son bonheur en louant les services d’un universitaire nécessiteux…

              et rien n’empêche de penser que l’un des fondateurs ne soit le fils ou le petit-fils d’un de ces vieux patriciens cultivés comme ceux que j’ai rencontrés, venant entre autres du State Department…

              et, finalement, n’est-ce pas, l’idée de « fécondité » me semble davantage en ligne avec celle d’ « économie collaborative » où chacun est censé trouver son compte, qu’avec celle de « domination »…. Ergo….

              1. Aristarkke

                Oh mais Werther, je n’ai pas le propos plus assuré que cela. Seulement le latin fait tellement vieille Europe fatiguée, somnolente dans les reliefs de sa grandeur passée que je l’imagine mal en guise de fonts baptismaux pour une américaine entreprise.
                Quelqu’un, une source pour nous départager???

                1. Lark on the Wing

                  Erreur, mon ami, pour ce qui serait du latin oublié aux USA : tiens, lors du massacre des flics whiteys à Dallas par un nigger un peu excité, et sur la photo prise d’une patte d’uniforme, j’ai identifié le tag « Nemo me impune laccessit » :

                  wikipedia.org/wiki/Nemo_me_impune_lacessit

                  1. Aristarkke

                    La devise de l’ Ecosse (qui me cherche me trouve, en version populaire). Mais cela renforce plutôt mon propos d’impression de vieille Europe fatiguée, alanguie. Non, ne penses-tu pas ???

              2. Aristarkke

                Avant que d’être distrait par le Rädler Verliebt , une banale recherche Wikipédia confirme le uber comme indice de domination. Le nom initial étant Uber Cab, soit Super Taxi ou Taxi « un cran au dessus » si l’ on admet une origine argotique.
                Taxi 2.0 pour les geeks incultes, quoi!!! 😉

            2. Pheldge

              Ô Don qui rotes sur son destrier, même si ça me coûte de le reconnaître, je partage l’analyse le point de vue de l’ancêtre : j’ai entendu dans des séries US utiliser « uber » à la place de « over » comme emphase.

              1. Aristarkke

                Je me disais bien que l’Agité du Piton relevait du masochisme. A peine un de mes commentaires en ligne et le voilà se précipitant pour y abonder (une fois n’est pas cout ume , hélas!) tout en clamant que cela lui coûte un bras (au moins) de la faire…
                Le stade de la rage est effectivement en vue maintenant. Il ne reste plus que le nauf à trouver…
                😉

                1. albundy17

                  Agité, faut le dire vite, bosser un jour par mois et passer son temps sur une guitare (sèche sans doute)…

                  Ou alors tu évoquais du bocal ?

                  1. Aristarkke

                    LFC, inventeur de cette belle expression tant évocatrice, paraît-il, l’ attribuait à un spécimen qui a gardé les séquelles d’avoir été bercé trop près du mur…
                    Son jour de bosse mensuelle, c’est quand il passe relever les compteurs de ses petites gagneuses protégées…
                    Mais n’oublie pas qu’il paie de sa personne pour les fraies de formation /formatage…

                    1. Pheldge

                      Ari, à te voir me passer de la pommade de façon aussi évidente, j’imagine sans peine que tu souhaiterais bénéficier de « coupons » pour agrémenter ton prochain séjour tropical …

        1. Bonsaï

          Ha ha, on connaît mes jardins secrets ?
          Sauf que Mathieu et son Lama thibétain ne sont pas du tout ma tasse de thé.
          Moi c’est le zen de Dogen, la métaphysique japonaise…

                  1. Pheldge

                    Ce qu’il ne précise pas, c’est que l’orifice sert de Glory Hole, et qu’il y a un mousse enfermé dans ledit tonneau , d’où son « Pauvres mousses ! »

  8. jeff

    « En France, rappelez-vous que lorsqu’un problème survient, tout le monde se rue dans les jupons de l’État-maman pour obtenir qui un câlin, qui un bonbon, qui une protection. »

    Vous avez oublié : du pognon, une subvention, que sais je encore ? 😉

  9. Josselin

    J’arrive pas à saisir l’utilité du rachat au fur et à mesure des licences de taxi. Ca veut dire que le nombre de licences sur le marché diminue aussi au fur et à mesure ? Si c’est le cas, il y aura encore moins de taxis et ça criera encore plus. Dans l’autre cas, si l’Etat redistribue les licences rachetées, l’effet est nul non ?
    Non, vraiment, j’arrive pas à comprendre l’utilité.

    1. sam player

      Parce qu’ils sont conscient que le système de licences c’est cuit et que dans 10 ans celui qui aura une licence sera comme celui qui aura un emprunt russe.

    2. Pheldge

      Un subtil mélange de clientélisme, d’achat de « paix sociale’ (rapport au pouvoir de nuisance démontré de la corporation ) et d’un peu de populisme démago bien dégoulinant, dans le sens « on défend le vaillant petit artisan qui peine à s’en sortir contre les multinationales avides de profit », qui est toujours bien accueilli par la populace !

  10. Dr Slump

    Au fait, c’est qui le barbu devant sa bière, qu’on voit régulièrement faire sa brève de comptoir? Entre 2 apéros, j’aimerais bien le saboire, euh, le savoir, pour l’ajouter à mon réseau intertube…

      1. sam player

        Bah encore mieux il y a google ! Vaut mieux aller à la source.

        google.fr (ou .com ou autres) puis se mettre en mode image et cliquer sur l’appareil photo.
        Y a juste à rentrer l’URL ou télécharger l’image et ça donne mille fois plus de résultats.

  11. René-Pierre Samary

    Je n’ai jamais mieux circulé en taxi qu’au Venezuela (eh oui !) où l’attente ne durait que quelques minutes au plus, où l’on s’entassait à six dans de vieilles Dodge, dans des Plymouth rafistolées, ou d’antiques Buick mangées par la rouille, cela pour des tarifs… je ne dis pas !
    Comparaison n’est pas raison, mais sur ce point, j’avais l’impression d’être dans un pays libre, où les règlements divers et variés ne pesaient pas de tout leur poids sur l’exercice d’une libre activité.
    Serait-on plus collectiviste en France qu’au Venez ? Peut-être. Dans ce dernier pays, c’est de l’ordre de l’acquis. En France, c’est devenu génétique. Indéracinable.

    1. Dr Slump

      Pareil au Gabon. Ca fonctionne de fait comme un transport en commun, le chauffeur accepte ou non la course en fonction du trajet de ses passagers, et c’est toi qui lui annonce ton prix: PK5, 200? Oui, non, et c’est reparti!

      1. sam player

        Perso c’est en Thailande que ça m’a scotché, j’avais lu qu’il fallait faire gaffe et prendre les taxis sur lesquels il est écrit taximeter et y en avait à profusion en sortie de la station après avoir pris le shuttle qui venait de l’aéroport (super bien en passant)… le gars allume le compteur et je vois 30… et 3km après c’était 45… baht soit 1€.

        Même tarif en Malaisie après discussion car plein de taxis, mais beaucoup de pirates et c’est souvent le taxi qui ne veut pas de vous si c’est trop court comme trajet. On venait de signer un contrat de $10M et le commercial discutait le bout de gras avant de monter dans le taxi… j’étais écroulé de rire et il faisait 40°C.

        1. René-Pierre Samary

          Pour élargir le sujet (non Pheldge, pas ça !), constatons que la facilité de circuler, ipso facto le transport par route des personnes et des biens, est une condition essentielle de la bonne marche des affaires.
          Il fallait à mon ami Gunther, sujet allemand et petit entrepreneur, deux heures d’autobahn pour aller voir un client à 300 km., porte à porte. Une demie-journée de gagnée par rapport à ce qu’il lui aurait fallu en France.

          1. sam player

            Oui toujours pas de liaison pour faire CDG Paris… mais il sont en train de nous pondre un truc à 4 milliards.
            En attendant ça fait quelques dizaines d’années qu’ils engraissent les taxis… A Melbourne idem : doit y avoir du lobbying à l’oeuvre.

  12. petit-chat

    HS
    Avec 88,5% des candidats admis après les épreuves de rattrapages, le baccalauréat 2016 passe devant l’édition 2014, qui avait établi le précédent record avec un taux de réussite de 87,9%.

    Le bac 2016 entre dans l’histoire. Après le deuxième tour d’épreuves, qui correspond aux oraux de rattrapages, 88,5% des candidats ont été admis, un niveau record. Le précédent record avait été établi lors du bac 2014, avec un taux de réussite de 87,9%. Prochaine étape, la barre des 90% d’admis ? Avec les nouvelles règles en vigueur, qui permettent aux candidats recalés de conserver leurs notes supérieures à la moyenne l’année suivante, pas de doute que le taux de réussite au baccalauréat devrait encore augmenter dans les années à venir.

    Najatte va encore shouiner : l’égalité ne sera acquise que lorsqu’il y aura 100% de réussite, grâce à ses réformes sans doute…

    Pauvres parents, ou plutôt parents pauvres, qui ne peuvent mettre leur progéniture dans un établissement privé hors contrat.

    1. Peste et coryza

      Pas grave, la moitié de ces bacheliers vont se ramasser en 1ere année de fac.

      Il n’empêche, la France est le seul pays où on demande aux profs de fac ou de prépas de faire le boulot qui n’a pas été fait au lycée, voire au collège…

      Les notes des copies sont relevées au cric, et leur contenu fliqué. Les correcteurs sont aussi fliqués. L’ednat devient un village Potemkine.

    2. Strongagain

      Etant très jeune, je l’ai passé en 2014, je peux donc en parler (au tout cas pour la série Scientifique).
      Les mathématiques étaient d’une simplicitée déconcertante, le sujet était composé de 4 exercices. Le seul exercice de niveau TS étant le dernier, avoir moins de 15 à cette examen est pour moi le signe d’une déficience mentale grave.
      La « physique-chimie » c’était le ponpon, AUCUNE formule si ce n’est v = d / t
      et f = 1 / t . Le reste c’était une compréhension de texte sur le boson de higgs, suffisaient de savoir lire en gros.
      La svt c’était plus correcte, niveau fin 1ère S je dirais.
      Même les langues étaient simple, j’ai obtenu 15 en Italien alors que je suis incapable de construire une phrase en Italien (je parle Anglais quand je vais en Italie).

      Après on peut comprendre, ce diplôme ne servant à rien d’autre qu’à ouvrir les portes des universités, pourquoi pas le donner. De toute façon le taux de réussite en L1 est de 30%, puis de 50% en L2.

      1. Pheldge

        « suffisaient de savoir lire » et « La svt c’était plus correcte » , je n’ose imaginer l’épreuve anticipée de français : du coloriage peut-être ?

        1. Strongagain

          J’ai obtenu un 13, c’est vous dire le niveau !
          Ecriture d’invention, j’ai parlé de la relation entre un SDF et son fidèle compagnon, les gauchos ça à du bon aussi.

          1. Pheldge

            vous connaître « accord verbe sujet » ? les bosons suffisaient de savoir lire ? ça y’en a votre justification ? 😀 vous allez causer des AVC à certains lecteurs ( surtout un grec plombier et son complice le bleu à cheval 😉 )

  13. sam player

    HS

    Les homosexuels autorisés à donner leur sang sous certaines conditions.
    Lien suit
    __________
    Le principe de précaution a géométrie variable.

    1. GrosBen

      J’ai reçu un jour une transfusion, maintenant je n’ai plus le droit de donner mon sang. Aucune base scientifique pour justifier cela, il s’agit uniquement d’une précaution.
      A quelle haute-autorité dois-je me plaindre pour cette terrible discrimination ?

  14. sam player

    HS par ChauffeurDeSalle

    France 3 lance une fiction sur la montée du FN dans le Nord
    Le téléfilm devrait être diffusé en marge des élections présidentielles de 2017.
    ______
    C’est un malheureux concours de circonstances.
    P’tain vous allez penser bien à la fin

      1. Bernie Gunther

        M’est idée qu’il y aura, au début, une vague référence implicite à Dalongeville et consorts (mais pas trop insistante, question rapport signal/bruit …), puis, rien que le duo « gros beauf raciste décérébré électeur FN » / « cynique cadre FN magouilleur qui flatte ledit électeur tout en le méprisant en off ».

        Bref, rien qui puisse concerner, de près ou de loin, un autre parti que celui-là.

    1. Strongagain

      On sent déjà le téléfilm de qualité.
      Quand on pense que la redevance coûte plus cher qu’un abonnement Netflix pour toute la famille … misère !

    2. Pheldge

      A quand une série d’émissions « De l’ombre à la lumière » ou « comment François Mitterrand a préparé la France aux défis du XXI ème siècle » !
      Y’a pas à dire, en toute modestie, quand je me relis, je me trouve un certain talent qui mériterait d’être mieux employé ! Gaspard Gantzer, si tu nous lis, fais un mail au Patron qui se fera un plaisir de transmettre (pour se débarrasser 😀 )

    3. sam player

      Pour être raccord avec le sujet du jour façon hophup il faudrait un téléfilm sur la vie d’un chauffeur Uber…
      J’ai déjà la fin !

      Harassé par ses journées de travail, l’absence de vie de famille et de vie sociale, José Luis Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos* (c’est pour être raccord avec le foot) se suicide devant les locaux de Uber en avalant son iPhone (tant qu’à faire, d’une pierre deux coups) et meurt en attendant l’ambulance coincée dans le trafic à cause des voitures Uber utilisant cents fois ni lois les couloirs de bus au mépris le plus abjecte de la législation.
      « Uber m’a tuer 2 fois, La Poste une fois*  » sera son épitaphe

    4. René-Pierre Samary

      Peu avant je ne sais quelle élection, nous avons eu un beau film sur les dangers encourus par la planète… Arthus-Bertrand ?
      Tant de talent au service d’idées fausses, disait Montherlant dans « La Reine morte ». Tous ces artistes (de talent) qui ont fait et refait Le Cuirassé Potemkine pour l’éducation des foules ! Kassovitz, oscarisé en ’96 pour « La Haine », en est un bon exemple, avec ses méchants policiers et ses trois figures de l' »autre » (un noir, un arabe, un juif). Veit Harlan (Le Juif Süss) était un grand cinéaste. En 2009, Marcel Bluwal sortait du coma pour pondre « A droite toute », sur la montée de l’extrême-droite avant la 2ème GM. (oubliant que la plupart des nazis antisémites français venaient de la gauche).
      Dormez bien, les petits. Des intellectuels pensent pour vous.

      1. Bernie Gunther

        Et allons-y, tant qu’on y est, à prétendre que les Laval, Déat, Doriot venaient de la gauche pacifiste !

        Ah ! On me dit que si …

    1. sam player

      Il a eu beaucoup de pieds noirs en sortie de la guerre d’Algérie car ça a été un moyen commode et pas cher pour les indemniser pour leur départ du pays.

        1. sam player

          Maintenant, oui mais pas en 62.
          En Australie c’est des indiens… et tous les pays ont leur coolie d’une nationalité particulière et souvent pour des raison historiques.

  15. sam player

    HS mais c’était un robot Uber…. sans chauffeur !
    Les policiers à Dallas ont utilisé un robot piégé avec un pain de C4 pour neutraliser (j’aime bien ce mot) le forcené.

    Ben nous c’est pas demain la veille :

    « C’est avant tout pour des raisons éthiques que la sécurité française n’est pas disposée à utiliser ce type de dispositif. « Notre philosophie a un peu évolué depuis l’attentat de Charlie-Hebdo mais, à notre sens, la mort d’un forcené ou d’un preneur d’otage est toujours vécue comme un échec », poursuit notre source. En France, le but premier des forces de l’ordre est, au contraire, d’arrêter le suspect vivant afin qu’il puisse répondre de ses actes devant la justice.  »
    __________
    … bah c’est pas gagné : la vie du forcené compte plus que celles des flics et des sans-dents.

  16. Bonsaï

    Tiens, ça m’inspire un petit commentaire HS sur la séquence foot que nous venons de parcourir. En fait, je voulais dire autre chose mais j’ai mieux.
    Gilles Bouleau vient de nous offrir cette belle scène d’un petit garçon portugais vêtu de rouge avec son drapeau, allant spontanément consoler un joueur des Bleus qui essuyait une larme…

  17. Pheldge

    Ah ça, c’est pas un de ces salauds d’anglais qu’aurait fait ça : c’est des égoïstes les anglais ils ont fait le Brexit ; mais heureusement que l’Europe elle est là à s’embrasser, grâce au président François l’audacieux !

  18. Lib

    Au registre des liens « bizarres » entre le monde politique et l’industrie des taxis, M. Jean-Jacques Augier a un profil intéressant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Augier

    Ancien DG de G7, le monsieur a été le trésorier de la campagne de Mitterrand en 1988 et de Hollande en 2012.

    L’industrie des taxis est probablement celle qui manipule le plus de cash. Relier ça avec une campagne présidentielle c’est… comment dire?

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