Ne fâcher personne

Oui, bien sûr, il y a le problème du chômage, qui continue d’enfler en France. Oui, bien sûr, il y a le problème des carnets de commande vides des petites et des grosses entreprises, dont le gouvernement s’empare parfois pour faire un peu de bruit médiatique. Oui, bien sûr, il y a le problème des migrants à Calais qu’on veut saupoudrer sur tout le territoire avec une méthode pour le moment difficile à comprendre. Bien sûr. Mais ce n’est pas pour ça qu’on doit se détourner des vrais problèmes.

Et dans les vrais problèmes, il y a bien évidemment le terrorisme, la conjoncture économique, les tracas de Jérôme Cahuzac ou de Denis Baupin, mais ces derniers ne doivent pas ralentir la marche inexorable vers une France apaisée. Apaisée, mais surtout bien nommée.

C’est pour ça qu’on apprend, avec tout de même un grand « ouf » de soulagement, qu’on a enfin trouvé une solution au conflit feutré mais titanesque qui opposait deux régions françaises, l’Auvergne et la Bourgogne, pour le rebaptême de la gare SNCF la plus méconnue de Paris, la gare de Paris-Bercy. Et votre sagacité vous aura certainement permis de comprendre que cette gare a déjà un nom, celui de Paris-Bercy, pour la simple et bonne raison qu’elle se situe à Paris, dans le quartier de Bercy.

Mais voilà : cette gare permet de desservir les deux régions de Bourgogne et d’Auvergne et doit donc l’indiquer haut et fort. Elle le doit d’autant plus que plusieurs politiciens s’en sont mêlés, et notamment Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne, qui a réclamé que la petite gare prenne le nom de sa région. Ce qui a naturellement entraîné une riposte calibrée de la part des élus de Bourgogne, également desservie depuis Bercy, qui ont logiquement demandé à figurer aussi au fronton de la gare.

Rassurez-vous : le conflit ouvert, opposant Wauquiez à Patriat (PS), nus, dans une piscine de confiture de groseilles, n’aura pas lieu. C’est dommage, mais une issue pacifique a été trouvée puisqu’après de nombreuses réunions, le président de la SNCF a décidé de ne fâcher personne en renommant la petite gare avec les deux noms. Et pour ne pas fâcher le maire du XIIème arrondissement (qui comprend Bercy), la gare conservera aussi le terme « Bercy ». Le nom de la gare sera donc un élégant, court et classieux « Gare de Paris-Bercy-Bourgogne-Pays d’Auvergne Et Patin Couffin ».

Merci Laurent Wauquiez, merci François Patriat, merci Catherine Baratti-Elbaz et surtout merci Guillaume Pepy ! Voilà au moins une bonne chose de faite, et l’inauguration du nouveau nom, en grandes pompes, ne coûtera pas trop cher ; à l’exception d’un peu de papeterie à refaire, quelques lettrages sur le frontispice de la gare, un peu de marketing et quelques petits fours et champagnes, toute cette agitation sera rapidement épongée par le contribuable.

Pendant ce temps, du côté de certaines grandes écoles françaises, l’effervescence est de mise puisque des fusions sont à l’œuvre.

Et je vous le donne en mille, le délicat problème de nommage trouve là encore un écho ultra-favorable auprès des élus locaux (encore eux) qui refusent de voir leur région disparaître dans ces fusions. Je m’explique : en France, les écoles des Mines fusionnent un peu partout avec les écoles de Télécom. Voilà ainsi que Mines Nantes et Télécom Bretagne fusionnent, que les Mines de Douai vont rejoindre Télécom Lille. Mais tout ceci ne peut se faire que si les susceptibilités de chacun en matière de noms sont respectées.

Dans ces dossiers, là encore, il aura fallu faire appel au doigté des politiciens pour éviter un dérapage malheureux qui aurait vu une région s’effacer au profit d’un nom court pas assez évocateur du terroir. En juin 2016, c’est Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, qui est monté au créneau pour arbitrer.

« L’enjeu est trop important pour laisser seules les écoles trancher. Les établissements subissent de nombreuses pressions, sur fond d’intervention politique. »

Ben tiens, c’est bien normal ! Comme les autres dossiers (terrorisme, chômage, immigration, industrie, insécurité, etc…) sont déjà largement traités, couverts, choyés, et aux mains expertes des équipes en place – et avec quel succès ! – il n’était que normal que nos politiciens, ministre en tête, s’occupent ensuite des prégnantes questions de nomenclature.

Rassurez-vous là encore, le temps passé n’aura pas été trop long puisqu’en moins de trois mois, les dilemmes furent tranchés et les nouveaux noms définis. La fusion de l’école des Mines Nantes et de Télécom Bretagne prendra ainsi le nom de « l’École nationale supérieure Mines Télécom Atlantique-Bretagne-Pays-de-la-Loire », afin de bien respecter les deux régions concernées. Quant à l’école des Mines Douai qui fusionne avec Télécom Lille, elle deviendra pour sa part « l’École nationale supérieure Mines Télécom Lille-Douai ».

youpi-encore-une-mission-reussie

On peut en rire (on doit, même, c’est salvateur en cette période), mais on ne doit pas non plus perdre de vue que ces petits exemples sont très révélateurs de deux choses.

D’une part, cela montre encore une fois, si c’était nécessaire, les dimensions maintenant babylonesque de l’égo des politiciens. Frétillants d’aise, ils ont un pouvoir : celui de changer le nom des choses, comme ils le font du reste partout pour tout un tas de trucs, la novlangue n’étant que l’avatar le plus visible de ce pouvoir diabolique. Et si changer le nom d’une chose, d’un lieu ou d’un concept, ça permet d’en détourner l’attention ou d’en modifier la perception, ça a le bénéfice d’avoir l’odeur de l’action, le parfum de l’action, la couleur de l’action. Mais ça reste du décorum, de la branlette superficielle qui s’occupe de nommer plutôt que résoudre des problèmes, cette dernière opération demandant analyse correcte, plan de marche, moyens financiers et but clairement défini. De buts, à part leur propre ré-élection, les politiciens n’en ont pas. Et ça tombe bien parce que le nommage, c’est peu douloureux (en tout cas, jamais pour leurs finances personnelles) et ça aide grandement à ce qu’on fasse parler d’eux, et prépare donc le terreau fertile de leur réélection.

D’autre part, cette manie du nommage (à rallonge) montre la petitesse des institutions face au pouvoir des politiciens : personne ne s’y lève pour leur faire remarquer que ces changements coûtent à la collectivité en ne lui rapportant absolument rien. Personne non plus ne se manifeste pour leur faire remarquer que le temps passé sur ces lubies décoratives, c’est autant passé en moins sur les vrais problèmes (d’infrastructure, d’économie, de sécurité, etc…) et personne, donc, pour s’opposer et leur dire que ce sont des gamineries ridicules. Pire : l’administration suit, veule et lâche.

Byzance disparut en croulant sous le poids de ses règles, lois et réformes si absconses que seule une bureaucratie et une administration pléthoriques pouvaient gérer. Ses dirigeants se sont aussi illustrés pendant la chute en discutant âprement du sexe des anges alors même que la ville était assiégée. La France, en ce début du 21ème siècle, ressemble par bien des points à cette ville millénaire : confrontée à de multiples crises (politique, économique, sociale et sociétale), plutôt que traiter les problèmes qui se posent, elle semble décidément choisir le repli et les querelles byzantines.

Forcément, ça va bien se passer.

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Commentaires150

  1. Royaumont

    Je trouve cela plutôt rassurant. Et oui…
    Vu leur capacité de nuisance et leur talent pour tout rater, que nos cher dirigeants se concentrent sur des questions sans intérêt est plutôt une bonne nouvelle : on peut espérer qu’ils ne vont faire empirer que des questions secondaires. Si ça permet de débarrasser les vrais problèmes de leur encombrante présence, les chances de traiter ces derniers de manière sensée augmentent.

    1. albundy17

      C’est pathétique d’en arriver à de telles conclusions, j’en suis également arrivé a penser qu’il vaudrait mieux continuer a payer une grosse partie des fonctionnaires a condition qu’ils ne se pointent pas au boulot

      1. Pat

        Deux millions de fonctionnaires inutiles qui resteraient chez eux, ce serait déjà une sacrée économie, en locaux, mobilier, machines à café, cantine, ménage, fournitures, téléphone, sans compter le pouvoir de nuisance que ces parasites perdraient.

        1. albundy17

          « sans compter le pouvoir de nuisance que ces parasites perdraient. »

          Ho oui, on se rejoint !

          Z’avez oublié la photocopieuse qui sert a nous envoyer 8 relances en 3 jours, photocopier les cours des gamins malade de naissance et les frais de timbre du courrier perso.

          D’un autre coté ça fait survivre les PTT, vu qu’ils n’ont pas les structures pour acheminer des colis… Encore une réussite que le patron pourrait disséquer :mrgreen:

      2. Higgins

        Pour le monde politique, ça ne fait aucun doute si on en croit les exemples de la Belgique et de l’Espagne. Sans eux, ça marche mieux. Vu la nocivité des nôtres, je n’ose imaginer ce qui se passerait. Comma dit un repris de justice récemment « je veux redonner aux Français une espérance. » La solution est évidente: qu’ils prennent tous leur retraite.

    2. theo31

      Il faudrait pour cela mettre fin à l’état providence socialiste national. la distribution de pognon gratuit des autres étant le fondement de leur pouvoir, ce n’est pas près d’arriver.

  2. Le Gnôme

    Il va falloir envoyer au pilon tous les papiers à en tête, les cartes de visite, les logos, les façades d’immeuble et tutti-quanti, et ça ne coûte rien, bien sûr.

  3. Infraniouzes

    Est-ce que nos énarco-euro-fonctionnaires ont pensé à faire figurer sur nos billets de banques la totalité des noms des pays membres de l’euro-groupe ? Et le nom des dirigeants en poste lors de l’impression ? Quelle magnifique leçon de géopolitique nous aurions là. On y a pas pensé ? Qu’on rallonge d’un an la formation des énarques…

  4. René-Pierre Samary

    Il faut tout rebaptiser, à commencer par République française, qui deviendrait République Haut-de-France- Normandie-Ile de France-Grand Est-Bretagne-Pays de la Loire-Centre Val de Loire-Bourgogne Franche Comté-Nouvelle Aquitaine-Auvergne Rhône Alpes-Occitanie-Provence Alpes Côte d’Azur-Guadeloupe-Martinique-Guyane-Mayotte-Réunion, à quoi il serait bienséant d’ajouter quelques territoires pas perdus pour tout le monde.

    1. BDC

      Et les Catalans alors ? Il faut préciser Occitanie Pays catalan. Et puis pourquoi une énumération selon un axe nord-sud ? Convoquons une commission parlementaire pour un sujet aussi important.

          1. Pheldge

            Le rêve de notre timonier local, le désormais doyen du sénat Paul Vergès , qui lui, a à son actif une condamnation pour meurtre en 1946 du député sortant contre lequel son père se présentait, puis fut gracié par de Gaulle, pour des raisons … pour des raisons 😉

      1. Gérard

        en n’oubliant pas l’arabe, sinon ça va en vexer – et ceux-là, il ne faut jamais les vexer, parce qu’ils sont très susceptibles, et ça mettrait à mal le vivrensemble.

  5. Doumé

    « L’enjeu est trop important pour laisser seules les écoles trancher… »

    Non, rassurez moi, il n’a pas dit ça. C’est une plaisanterie?

  6. Pheldge

    Malheureusement, les écoles citées dépendant entièrement de l’état pour leur financement, sont obligées de se plier aux caprices de nos politiques en place. Qu’il ne faut pas oublier non plus les rivalités entre les grands corps de l’état, ceux issus de l’ENA et les corps techniques … bref, lobbying, maffia, corporatisme à donf …

  7. Bonsaï

    A ce stade, ce n’est plus Byzance avant sa chute, c’est l’asile d’aliénés. On sait que le ridicule tue plus sûrement que le terrorisme…
    Je ne voudrais pas me fâcher avec nos voisins français, mais s’il reste quelqu’un de sensé n’est-il pas temps d’arrêter le massacre ?
    Et cette élégante citation du Maître résume à elle seule des volumes d’analyse :
    « Frétillants d’aise, ils ont un pouvoir : celui de changer le nom des choses, comme ils le font du reste partout pour tout un tas de trucs, la novlangue n’étant que l’avatar le plus visible de ce pouvoir diabolique. Et si changer le nom d’une chose, d’un lieu ou d’un concept, ça permet d’en détourner l’attention ou d’en modifier la perception, ça a le bénéfice d’avoir l’odeur de l’action, le parfum de l’action, la couleur de l’action. »

    1. albundy17

      « On sait que le ridicule tue plus sûrement que le terrorisme »

      Ben non, les preuves

      « mais s’il reste quelqu’un de sensé n’est-il pas temps d’arrêter le massacre ? »

      J’attends avec impatience la recette aux petits oignons helvetique, aide nous stp !

  8. Pere Collateur

    Même dans le domaine strictement intime et privé, on a le même genre de connerie avec le nomage des chiards. Chiard qui au nom de je sais plus quelle lubie sociétale peut prendre manitnenant les deux noms de ses deux parents.

    Je vous laisse imaginer le résultat de telles concaténations dans 3 générations.

    D’ailleurs ces conneries sont courantes au Brésil depuis bien plus longtemps, et les noms sont tellement à rallonge qu’on en vient à nomer les gens avec un surnom plus court et praticable.

    Bande de cons!

    1. Higgins

      Je peux certifier que ça commence à poser de gros problèmes en matière de succession et d’affaires familiales surtout que beaucoup d’enfants naissent maintenant de parents en union libre même pas pacsés.

      1. Pheldge

        Major, en Espagne, ça fait longtemps que le système existe et semble au point … évidemment si on préfère réinventer l’eau chaude, plutôt que de s’inspirer de ce qui marche, on va au devant de belles surprises !

    2. Lorelei

      @Père Collateur 10h37
      Ca se fait depuis longtemps en Espagne et au Portugal. L’arbre généalogique se fait plus rapidement, on retrouve les cousins plus facilement. Par contre à chaque génération, on ne garde accolés que les premiers noms de son père et de sa mère. Par exemple, Papa s’appelle AB et Maman CD, les enfants s’appellent AC.
      Et ça n’empêche pas les surnoms où que l’on soit.

      1. albundy17

        A vrai dire les noms on s’en fout, suffit de remplacer par un N° de sécu.

        HS, petit moment campagnard, un cerf bouffe des feuilles à 50 m de moi, le premier que je vois depuis que je vis ici, on sent que la faune est sur le point de crever.

        Bon je sais, inintéressant mais j’aime ça 😛

                1. albundy17

                  « homo-femminus »

                  le mâle va disparaître, au moment même ou l’on a fait naître sans ovule.

                  Sinon, entendu ce jour, Emission sur le harcèlement sexuel, qui bien sur n’est que masculin, une nana spécialiste de la question expliquait que si quelqu’un dans l’entreprise dit a une pauvrette « Vous avez mis une jolie robe, c’est pour moi ? », il fallait derechef porter plinthe.

                  lol.

                  1. Pheldge

                    J’ai été ( et continue d’être ) harcelé sexuellement*, mais je n’avais jamais eu l’idée de porter plainte … quant à porter plinthe, c’est le menuisier voisin qui s’en charge 😉

                    *à une époque, je trouvais que c’était tellement injuste pour « les autres  » que j’ai même songé à me crever un œil … je n’ai jamais pu me décider à choisir lequel des deux 🙂

                    1. albundy17

                      Tu n’as pas le monopole, j’aime bien le mot plinthe qui résume parfaitement ce à quoi ça sert quant je l’escamote du mot originel:-P

                    2. Bonsaï

                      Mon petit frère, de passage à Genève, a pris beaucoup de plaisir à découvrir enfin de visu tes légendaires commentaires. Il te suggère donc, pour remédier à ce harcèlement insupportable autant que sexuel, de te munir désormais d’une ceinture de chasteté. Pour une sécurité à toute épreuve, il conviendra évidemment de te débarrasser sans délai de la clé du dispositif dans le Piton de la Fournaise….

                    3. Aristarkke

                      Trop tard, Arbolito!
                      Il a fait don de sa personne à la débauche comme Monsieur (ou Madame, cela dépend des narrateurs) Le Trouhadec. Comme il ne travaille au mieux qu’un jour la semaine et l’ oisiveté étant la mère…

      2. Doumé

        Lorelei
        Ca les oblige à choisir entre AC, AD, BC ou BD, sans compter l’ordre des noms à établir.
        Ca ne fait pas des jaloux parmi ceux dont on délaisse le nom?

        1. lorelei

          Pour ce que j’en sais, il n’y a pas de mixage des noms, l’enfant prend le nom du père en premier et le premier nom de la mère en second nom. Et la génération suivante fait de même. Je n’ai jamais entendu que ça posait problème.
          Ce n’est pas comme chez nous où on prend le nom du père ou de la mère ou du père et de la mère ou inversement et schmilblick.

          1. Gérard

            ça ne posait pas de problème, mais ça, c’était avant. D’abord, je ne vois pas, à l’époque de la parité obligatoire, pourquoi la maman doit venir après (sauf chez les muz, là, c’est normal). Et ça ne nous dit pas comment on fait quand il y a deux papas, un truc tout-à-fait normal de nos jours (sauf chez les muz).

            1. Pheldge

              Je profite de l’occasion : dans le « mariage pour tous » Monsieur A se « marie pour tous » avec Monsieur B, qui prend le nom de qui ?
              Major, toi que tu as les connaissances qu’il faut, dans le milieu du droit (comme moi dans le domaine du tordu 😉 ) , quand tu auras fini de bouder, peux-tu avoir la mabilité* d’apporter un éclairage lumineux, sur cette intéressante question ?

              *c’est ainsi qu’on parle parfois pour désigner les pas gentils, de « personnes à mabilité réduite » …

    3. Gastoon

      Depuis longtemps, accoler les deux noms de famille des parents est possible.
      J’ai un exemple en tête où Madame étant petite-fille de … , elle a souhaité garder le nom, joint à celui de son époux.

  9. Jb²o

    A quoi bon?!

    Maintenant que c’est fait, il reste à renommer le reste des gares! Parions que les présidents des autres régions, jaloux mais admiratifs de ce succès politique immense réclament à leur tour ces changements…

    Gare de Lyon Marseille Chambéry Savoir Mont Blanc…

    Gare Saint Lazare Normandie

    Gare Montparnasse Ouest

    Heureusement, il y a les gare du Nord et de l’Est! On ne peut rien leur reprocher!

    1. Aristarkke

      Si on renomme toutes les gares parisiennes avec ces identités à rallonge (que le dernier entré ferme la porte aurait pu dire la pipelette), comment vont -ils faire pour actualiser le Monopoly ??? Deux cases entourant la gare vont disparaître pour trouver la place pour inscrire lisiblement le nouveau nom ???

  10. Calvin

    Ce n’est qu’un début.
    Il me semble qu’il y a encore dans les cartons de quelques progressistes, le souhait de renommer villes et villages portant dans leur intitulé le terme Saint ou Sainte.
    Histoire de pousser le vivrensemble à son paroxysme le plus radical.

            1. Aristarkke

              Moi j’en connais un qui met ses horreurs en corps gras pour ne pas louper mes haut-le-coeur conséquents…
              Envie de taper dans le SG…
              😥

    1. bibi

      Le chantre de l’identité heureuse a déjà commencer dans sa ville en renommant les arrêtes de Tram .
      Hôtel de Ville en lieu et place de : Pey-Berland (Archevêque de Bordeaux)
      Forum en lieu et place de : Eglise de Talence.

      Mais pour la Place Saint-Christoly qu’il voulait renommer en Place Joseph Wresinski (fondateur d’ATD Quart Monde), il a échoué.

    2. Pheldge

      @ Calvin : un grand visionnaire avait envisagé, que « Colombey les deux églises deviendrait Colombey les deux mosquées … » salauds de cathos ! 😉

  11. Gastoon

    Je pense aussi que cette lubie d’accumuler les noms est aussi symptôme d’un attachement à l’existant, au connu, donc au passé qu’il faut continuer à garder à tout prix.
    Pas de nouveauté, pas de changement, pas d’innovation, surtout pas.
    Tout n’est pas à jeter dans le passé (le ‘tabula rasa’, très peu pour moi), bien au contraire.
    A mon avis, cette idée de juxtaposer plutôt que rassembler est bien une preuve de l’émiettement intellectuel et social de notre pays.

    1. Val

      @Gastoon je n ai pas du tout votre lecture , pour moi on est justement ds un mode tabula rasa accéléré : on debaptise les noms pour défaire le passé. C est un grand classique des tyrannies(cocos , révolution française etc) Ce qui est rigolo, c est que les gens y mettent du leur en nommant leurs enfants avec des prénoms grotesque. H16 avec un sujet d apparence légère met dans le mîle : bien nommer les choses est un acte fondateur. A l inverse un acte destructeur. Comme d hab tous ces fondamentaux sont bien décrits ds un livre fameux trop peu étudié. .

      1. Gastoon

        En réalité il y a deux choses :
        Le tabula rasa, progressiste et autoritaire : détestable. Je vous rejoins sur ce point.
        L’autre, et c’est le phénomène auquel mon analyse allait, est celui du clientélisme.
        Vouloir contenter tout le monde, ce n’est satisfaire personne. Et cela pour moi traduit le délitement du pays et de ceux qui ont mission de le gérer : de leur point de vue ce n’est plus un pays qu’il faut gouverner, mais une multitude de clientèles qu’il faut choyer.
        Ensuite on peu débattre du curseur : toujours ce débat de l’individu vs la communauté.

      2. Kazar

        Excellent commentaire de Val !! Bien plus, les Arabes connaissent parfaitement l’importance du langage et de la stabilité des mots dans la durée. Ainsi, la langue arabe n’évolue pas, seuls les dialectes s’adaptent, et c’est un des points forts de cette culture. Contrairement à notre pauvre langue française maltraitée au fil des réformes de l’orthographe toutes plus débiles les unes que les autres.
        Les progressistes auto-proclamés veulent à tout prix faire table rase du passé, et l’un des meilleurs moyens, c’est de changer les noms et la langue.

      1. Val

        @rené heureusement que tu es la pour relever le flambeau de pheldge pendant sa gastro 😉
        @pheldge c est vrai que le pastis manque ds ta région .

  12. Flo

     » Pire: l’administration suit, veule et lâche. »
    Je crois même que dans bien des domaines c’est encore pire que pire : « l’administration précède, arrogante et agressive. »

  13. cherea

    bonjour,

    sur votre conclusion et sur Byzance, bien sûr poids des règles et sexe des anges, mais Braudel explique dans Grammaire des civilisations que si Byzance est tombée c’est aussi surtout car les héritiers de l’empire romain d’Orient (Byzance) ont refusé à de multiples reprises la proposition des Latins, papistes catholiques, de les aider alors que les Ottomans en prenant la ville, leur ont assuré la plus totale liberté dans leurs rites…bien entendu ça c’était au début, ce qui est marrant c’est que la part en % des Chrétiens en Turquie n’a jamais été aussi faible que depuis l’avénement de la République Turque Laïque…Il y avait beaucoup plus de chrétiens en % sous l’Empire Ottoman que sous la république Laïque, un peu comme en France, quoi.

    Désolé du HS, c’était le moment culture & paradoxe.

      1. Gastoon

        Vous oubliez le ‘disclaimer’ :

        Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

        (Aucun animal n’a été blessé ou maltraité pendant l’écriture de ces lignes)

      2. guillaume_rc

        Pour aller plus loin, si les arabes ont conquis si vite l’Afrique du Nord, c’est justement en promettant la liberté de culte.
        Après instauration d’une taxe spéciale et statut inférieur pour les chrétiens.
        Et pas mal de conversions.

        C’est comme ça que les Egyptiens ont ouvert grands leurs portes pour se libérer de l’influence de Rome et de Constantinople.
        Je ne suis pas tout à fait sûr que leurs descendants coptes approuvent rétrospectivement…

        1. Val

          @guillaume +1 , à propos de réécriture de l’histoire , entendu à un dîner à propos des coptes et autres minorités chrétiennes d orient , « mais aussi , que diables sont ils (les chrétiens) allés faire la bas ? » hallucinant , non ? (la personne qui a proféré ces propos est diplômé de grde école ) peut être dira t on cela de nos descendants chrétiens en Europe ? ou pas .

  14. Pencilivy

    Je n’ose imaginer le nouveau nom de la gare de Lyon lorsqu’il faudra mettre toutes les gares de la région Sud-Est qu’elle dessert (ben oui, pourquoi seulement Lyon, hein ?)…
    Je crois qu’en même que la citation de Macron est une sacrée palme dans l’ingérence de l’Etat, pour qu’un ministre estime trop grave… la question d’un nom ! S’il y a un truc qui n’est pas grave, c’est bien ça ! J’ai eu la même querelle sur le nom de l’université de Grenoble après la fusion des trois universités.
    Et comme l’avait dit H16 dans un précédent article, on voit bien l’absence totale de recul pour tout considérer comme grave et affaire d’état (c’est le cas de le dire) au lieu de s’en détacher et d’en rire.
    A quand la vaseline pour tous ?

  15. Essep

    Les élèves pourront dire « j’ai fait Mines Télécom Atlantique-Bretagne-Pays-de-la-Loire »
    lol. Mais ça a le mérite d’évoquer ce que c’est, ie une usine à gaz ?
    L’anagramme est peut etre mieux ? MTABPdlL.
    L’emme tab paddle.
    Au moins ça sonne PC / jeux vidéos / sport aquatique, nickel.

  16. NicolasPimprenelle

    « Pire : l’administration suit, veule et lâche » : Là-dessus, je serai un peu moins catégorique que vous car il ne faut pas oublier que l’administration est aux ordres des élus.
    C’est d’ailleurs inscrit dans la Loi de 1984 sur les droits et obligations des fonctionnaires qui stipule que pour désobéir sans impunité à un élu, le fonctionnaire doit s’assurer que l’ordre en questions répond à 2 conditions cumulatives : d’une part que l’ordre soit illégal (pour cela pas trop de souci en général) et d’autre part que cet ordre soit de nature à compromettre l’ordre public (là c’est beaucoup beaucoup plus difficile à justifier).
    En conclusion, lorsque les élus ont mis en place le statut des fonctionnaires, ils se sont assurés que l’Administration ne leur mettrait pas de bâtons dans les roues.
    Ajoutez à cela la frilosité des gendarmes et des policiers nationaux à ouvrir des enquêtes mettant en cause des élus locaux et vous avez devant vous le spectacle affligeant des petits rois qui font ce qu’ils veulent, c’est-à-dire en général du grand n’importe quoi, et en toute impunité …

    1. bibi

      Les élus sont issus de l’administration!
      Combien d’énarque et plus généralement de fonctionnaires à l’Elysée au Gouvernement à l’AN et au Sénat dans les exécutifs locaux?

      C’est l’administration qui a pris le contrôle de l’état en plaçant ses membres à tous les niveaux de décisions, il n’y a guère que les exécutifs des petites communes qui leur échappent encore, d’ou les projets forcés de fusion pour enfin avoir des exécutifs ou ils pourront y placer les leurs.

      1. NicolasPimprenelle

        « Les élus sont issus de l’administration! »
        Non, ils sont issus de l’Ecole d’Administration, nuance car ils ne sont pas en poste. Ils sont donc bien placés AU-DESSUS de l’Administration et les fonctionnaires leur obéissent, et non l’inverse.
        C’est un poncif habituel, vous n’êtes pas le seul à faire cette erreur.

        1. dirty harry

          Non, cf à l’éducation c’est le mammouth qui dirige la baraque, et idem dans les cabinets ministériels : le ministre est juste là pour le casting et c’est le back office qui donne la ligne.

            1. guillaume_rc

              Fillon raconte que quand il était Ministre de l’EdNat, il s’est heurté à une inertie monstrueuse du Mammouth car ses conceptions heurtaient celles des pédagogistes.
              Le Mammouth a maintenant une vie propre et est hors contrôle du Ministre.
              Et avec Belkacem, on a même le cas d’un Ministre aux ordres du Mammouth (enfin des idéologues de la rue de Grenelle pas des profs).

              1. Val

                @guillaume +1 c’est exactement ça . sources (plusieurs proches d’ ex ministres de l’ed nat ou autre ) Et c’est exactement partout pareil . Les ministres ont juste le droit de choisir la couleur du PQ tant qu’il y en aura . Bref , aller voter est juste …. comment dire …. du masochisme à l’état pur, voila .

        2. bibi

          Les énarques pour ceux qui ne sont pas déjà fonctionnaire à leur entrée à l’école sont fonctionnaires stagiaires.
          Ils effectuent tous des stages au sein de la haute administration durant leur cursus.
          De plus ils ont obligation pour couvrir leurs frais de scolarité de servir l’état pendant 10 ans.

          Non une fois élus ils ne quittent pas leur postes (ils sont en détachement) et sont donc toujours membres de leurs corps d’origine (comme n’importe quel fonctionnaire) et peuvent y retourner à tout moment.

          Écouter bien cet énarque député (dont j’ai oublié le nom) qui sait de quoi il parle :

        3. Calvin

          Pas non plus d’accord.
          Beaucoup d’élus viennent de la fonction publique et sont au petits soins des fonctionnaires. Ces derniers représentent le plus fort lobby à l’oeuvre à l’Assemblée Nationale.
          De fait, nonobstant à hiérarchie officielle, l’administration et les fonctionnaires sont placés au dessus des élus.

    2. Higgins

      Sur l’Administration, il me faut vous conter les aventures d’une étudiante qui a eu la sotte idée de prendre une année sabbatique à la fin de son premier Master (Master 2 je précise) avant d’entreprendre un second Master plus spécialisé qui devrait lui permettre d’accéder au monde du travail.
      Tous les sites qu’elle a pu consulter avant de prendre sa décision et les informations qu’elle a pu collecter çà et là étaient formels: moins de 28 ans et une éventuelle activité professionnelle réduite durant deux ans au maximum (inférieure à 600 heures/an) devaient lui permettre de se réinscrire sous le statut étudiant à l’issue, je le rappelle, de son année de césure (qu’on peut pousser à deux ans). Pour ne pas mourir idiote et forte des renseignements obtenus, elle décida de donner des cours de consolidation au sein d’une officine bien connue, officine qui connait un développement important tant l’EN faillit à sa tâche (des parents veulent même y inscrire leurs rejetons dès le CP pour être certain qu’ils sauront lire, écrire et compter à l’issue de cette première année de primaire. Je tiens cette information de la responsable d’un des bureaux locaux de cette entreprise « académique »). Cette activité a été assez réduite bien que soutenue et bien inférieure au maximum autorisé comme le salaire obtenu d’ailleurs mais c’est là un autre problème. L’année sabbatique s’étant achevée, l’intéressée entreprit donc de se réinscrire dans sa nouvelle université, les informations en sa possession n’ayant pas changé. Le Master étant très spécialisé, la faculté lui a logiquement demandé une lettre de motivation et un CV. Ce qu’elle ne savait pas (l’étudiante, pas la faculté), c’est que la réglementation avait changé subrepticement à la fin de l’année dernière à l’initiative de l’Administration concernée et que désormais, une interruption même minime accompagnée d’une activité lucrative aussi réduite soit-elle faisait basculer malgré eux les impétrants dans le camp de la formation continue, ce qui avait pour corolaire immédiat de doubler les frais d’inscription voire de les assimiler à des « paulemployens moyens » en stage de reconversion sans qu’aucuns n’aient mis d’ailleurs un jour les pieds dans une de ces sympathiques officines, symbole vivant de la réussite politique et économique de ce pays. Ce nouveau statut obtenu à leurs corps défendant leur interdit normalement de toucher une rétribution lors du stage obligatoire prévu dans la deuxième partie du Master puisqu’ils ont censés dépendre de Popaul. Il va sans dire qu’aucun site officiel n’a été mis à jour à ce jour comme d’ailleurs les formulaires d’inscription. Elle n’a du l’explication de tous ses malheurs qu’à une fonctionnaire de bonne composition (si, si, ça existe encore en Socialie) qui lui a expliqué, franchement désolée, la nouvelle donne.
      Deux remarques; 1) il faut soigneusement cacher à ces imbéciles qu’on a pu travailler pendant des années de césure. 2) il faut éviter d’être honnête sur son CV dans un société socialiste puisque le zèle de ses agents s’exerce le plus souvent au détriment de l’intérêt personnel.
      L’intéressée comprend désormais, c’est ma fille, qu’on peut avoir des envies de meurtre et de destruction devant un tel jean-foutisme et une pareille incompétence.

      1. René-Pierre Samary

        Changer les règles à la volée, faire des lois et des règlements qui prennent les gens à contre-pied dans leurs projets, ceux pour qui la vie est un long fleuve tranquille, avec emploi garanti à vie, ne savent pas le mal qu’ils font.

      2. albundy17

        Cette expérience malheureuse nous montre aussi l’étendue des chefaillons payé à vie qui y vont de leur réformette, il y en a vraiment partout a pourrir la vie des gens.

        Par ex, les 4 « professeurs des écoles » de ma commune se sont barrés durant l’été alors que je les ai toujours connu. La nouvelle putasse DGS n’a pas de couilles anatomiquement, elle compense en généreusement faire c.ier tout le monde.

        Chtit question au Major, HS, mais voilà, moi pas comprendre: le cas ca huzac a enfin eu son procès (put’in, c’est long), le proc réclame des peines effroyables (lol, j’y connais rien, mais j’aurais réclamé inéligibilité à vie, du pécuniaire, mais pas de prison ferme, ça me semble débile) et voilà, le procès est terminé mais faut attendre le 8 décembre pour le verdict.

        Z’ont les neurones si lents chez les juges ? Ou c’est juste qu’il faut attendre pour que l’acquittement ne fasse qu’un petit entrefilet dans la presse ?

        1. Pheldge

          Voici du tout frais qui devrait aussi, enfin je pense, intéresser le Major :
          lepoint.fr/societe/quand-un-avocat-couche-avec-la-juge-d-instruction-15-09-2016-2068656_23.php
          Et sinon, on a eu un juge d’instruction, qui, euh « monnayait » sa clémence contre des faveurs sexuelles, il y a une dizaine d’années, je recherche un lien …

            1. Pheldge

              Bon sang Major, compte tenu de leur intimité, ils auraient dû spontanément se dessaisir ou se récuser , je ne sais pas quel est le terme adapté ! Parce que toute la procédure est entachée de doute ! On n’en sait rien, ce n’est pas le problème, on n’a pas à devoir se poser ce genre de question !
              Imagine, je couche avec une nana de la commission d’appel d’offres auquel je soumets, t’en penses quoi ? que « On n’en sait rien » aussi de l’éventuel favoritisme dont je pourrais bénéficier ?

              1. Higgins

                La seule chose que je comprenne, c’est qu’il y a eu de toute manière un autre juge d’instruction. Quant aux affirmations du baveux, je vois mal en quoi elles doivent être considérées avec plus de crédibilité que des affirmations inverses. Et puis, il y a eu une procédure d’instruction. Le baveux avait alors toute latitude pour relever ce fait et corriger le tir. Si la chose est avérée, pourquoi s’est-il tu? Dernière chose, si coucherie il y a eu, c’était quand? En fac? Entre deux prétoires?

                1. sam player

                  « Et puis, il y a eu une procédure d’instruction. »

                  Ce sont des choses que l’on peut apprendre après l’instruction.
                  Dans mon exemple cité ci-dessus je l’avais appris peu avant mon audience et par un précédent demandeur lorsque j’étais allé le féliciter pour sa plaidoirie très concise et factuelle.

              2. Gérard

                Essayez d’organiser une partouze géante avec tous les membres de la commission. Si les concurrents ne le font pas, c’est bien fait pour leur fiole.

            2. sam player

              Euh Major, un peu de sérieux, on appelle ça entre autres un conflit d’intérêt et il n’y a même pas à se poser la question de savoir si cela a influencé la décision.

              « Les conflits d’intérêts du juge sont au cœur de l’exigence d’une justice de qualité, rendue sereinement et à l’abri de tout soupçon de dépendance à l’égard d’un pouvoir, quel qu’il soit, et de partialité personnelle. Les liens qui pourraient opposer ou attacher un juge à l’une des parties doivent être combattus préventivement et, au besoin, a posteriori par l’annulation de la décision qui serait rendue dans de telles conditions. »

              1. Higgins

                Je trouve curieux que vous soyez nombreux à prendre au comptant les affirmations péremptoires d’un avocat et que vous considériez de manière quasi-systématique la parole de l’autre partie sans intérêt et non-avenue. Quant aux articles de presse, fussent-ils du Point, il y a longtemps que je les laisse là où ils doivent rester, c’est à dire dans le caniveau. Y-t-il eu conflit d’intérêt ou mélange des genres dans cette affaire? Je n’en sais strictement rien et à vrai dire, dans le cas cité, je m’en fous un peu. Je suis particulièrement attaché aux principes d’équité et de probité et si ce cas était prouvé, je m’en offusquerai mais là, comme le dit Cyrano « C’est un peu court, jeune homme! »

                1. sam player

                  Non Major, je rebondisais juste sur ton :
                  « Et puis, si c’est vrai, en quoi cela a-t-il affecté la procédure? »

                  J’ai pour ma part une fois soulevé une exception quand peu avant le début d’audience j’avais appris que le fils du président de la cour d’appel était en stage dans le cabinet d’avocat de la partie adverse.
                  Il aurait dû se dessaisir de lui-même et c’est une faute qui devrait être punie..
                  Je me rappelle que cela m’avait valu un échange épique avec la greffière quand, devant le refus du président de prendre ma demande en compte, je lui avais demandé de noter ma requête avec un « Notez svp greffier! » et que le président m’avait dit : « Non, c’est moi qui fait la loi ici. »
                  Je lui avais répondu : »non vous la faites juste appliquer, du moins vous essayez ! »

                  Je suis sorti sous les applaudissements ! yep !

                2. Pheldge

                  Major, t’es pénible à prendre sys-té-ma-ti-que-ment le parti de l’institution ! dans l(article du Point , tu as un lien vers celui du Midi Libre qui dit  » C’est le juge (*) qui a saisi ce courrier (révélant ladite relation, NDLR). Et il avait aussi le pouvoir de saisir le premier président  » * le juge qui a repris le dossier !
                  ce n’est donc pas un ragot, balancé au hasard par un « baveux », c’est le magistrat instructeur qui a levé le lièvre, et qui a fait jouer la « solidarité confraternelle » avant tout !
                  major, les magistrats sont des humains comme les autres, faillibles donc …
                  Il y a des cas croquignolets dont celui que je donne en lien plus haut (interview-confession complet du magistrat qui baisait dans son bureau du palais *) je propose le célibat , comme pour les prêtres, et que les femmes dorment au couvent avec les nonnes ! 😉
                  * à lire aussi bicauze que rapporté en 2007 par un certain « hash » sur un forum libéraux.org 😉

              2. Gossein

                @ sam player : Je dispose de près de 200 jurisprudences, toutes rendues délibérément au mépris des lois au profit de notaires véreux et de leurs prestataires.

                Alors, la  »justice de qualité », la prétendue  »indépendance des juges » à l’égard du pouvoir et l’esbroufe qui entoure ceci font bien de la France un pays corrompu.

                Dans ces affaires, les juges suivent nécessairement les directives officieuses de la Chancellerie, ce Ministère approuve le Conseil supérieur de la magistrature qui couvre ces magistrats aux ordres en classant sans suites les plaintes des justiciables qui les visent. Passez muscade …

                Pour couronner ceci, ce Ministères fournit des réponses hors du droit de l’espèce aux parlementaires qu’intrigue cette situation qui dure depuis des décennies.

                Situation qui consiste à garantir l’impunité judiciaire d’auteurs de spoliations d’héritages, d’un global annuel proche de 150 millions d’euros.

                Bref, ça va mieux … Enfin, avec la Constitution enfreinte par ces procédés dignes d’une loge P2 étendue, sûrement !

                  1. Gossein

                    Bonjour sam. Je n’ai fais qu’apporter des éléments concrets complétant votre texte entre guillemets. Cette illustration aura bien été lue par Higgins que vous repreniez, n’en doutez pas 🙂

        2. Higgins

          Non. En règle générale, les magistrats concernés tombent assez vite d’accord sur le quantum. Sur ce cas, je pense que l’intéressé va écoper de la peine requise par le Parquet. Mais, ensuite, il faut rédiger le jugement et ça, ça prend un peu de temps surtout qu’ils ont bien d’autres dossiers à rédiger ou charges à assumer (et personne pour faire les photocopies. Qu’il y en est 10 ou 1000, c’est le juge qui s’y colle). Il faut répondre en droit à chaque item soulevé. Par ailleurs, dans le cas d’un dossier comme celui-ci, la rédaction du jugement va être soignée. Ce dernier, sauf rare exception, fera de toute manière l’objet d’un appel que cet appel vienne du Parquet ou de la défense. S’ensuivra logiquement un recours en cassation. Si Cahuzac doit dormir en prison, ce n’est pas pour demain.
          Il faut bien comprendre que dans les affaires politico-financières, les politiques se sont blindés et que, bien que les comportements visés révulsent à juste titre le populo et les juges, ils se sont bien gardés de proposer des peines trop lourdes. Les juges n’ont pas trop de choix. Je vous invite à lire ce billet d’Éric Verhaeghe intitulé « Cahuzac et la syndication du capitalisme de connivence » (http://www.entreprise.news/cahuzac-et-la-syndication-du-capitalisme-de-connivence/). La plus grosse menace pour Cahuzac vient du fisc. Il ne le lâchera pas.
          N’ayant pas assisté aux débats, j’ignore par ailleurs si les avocats ont été brillants ou nuls et quelle a été la pertinence de leur défense. Ça joue beaucoup., De plus, Cahuzac dans cette affaire est jugé pour la première fois de son existence. Quoiqu’on puisse penser de l’individu et de la gravité de ses fautes, il n’est pas possible de ne pas tenir compte de ce fait.

          1. albundy17

             » il n’est pas possible de ne pas tenir compte de ce fait. »

            je trouve cela bien regrettable, je fais parti du populo, si je transgresse la loi en matière de vitesse, je connais le montant et il est appliqué.

            A force de circonstances atténuante personne ne connait ce à quoi il s’expose, ça n’invite pas à la réflexion.

            Quand j’avais des chat, j’attendais pas 2 mois pour coller leur museau dans leur pisse, c’était efficace.

            Bien que, je le répète, de la prison ferme pour un délit financier de ce genre et a mon sens une connerie, ne serait ce que dû à la capacité de nos prisons.

            La prison je lui collerai plutôt pour ses accusations vs le mort, ses pleurnicheries lamentables et son chantage au suicide.

            ces histoire de photocopies sont pitoyables, en fin de sceance, le jugement aurait dû être prononcé.

            ça désengorgerait les photocopieuses, et pas que

            1. sam player

              Albundy, c’est normal que ça prenne un peu de temps de rédiger un jugement car il faut motiver les décisions par rapport aux prétentions des parties sous peinede voir le jugement invalidé ou cassé.

              « Pour la rédaction matérielle des jugements des Tribunaux et des arrêts des Cours d’appel et de la Cour de cassation, l’article 455 du Code de Procédure civile contraint le juge à exposer d’abord les prétentions des parties et leurs moyens. Cette partie est appelée la « motivation », « les motifs « ou encore « les attendus « . Le magistrat n’indique qu’ensuite quel est sa décision. La partie du jugement ou de l’arrêt qui, en s’appuyant sur les motifs qui le précèdent, contient le jugement proprement dit, se nomme le « dispositif » ou « partie dispositive du jugement » (ou de l’arrêt).

              Il n’existe pas de règle écrite relativement à la rédaction formelle des jugements et des arrêts. L’usage s’est établi que toute décision de justice doit être constituée d’une seule et même phrase ayant le même sujet placé en tête de la décision qui est « le Tribunal » ou « la Cour ». Cette phrase comporte donc des propositions subordonnées qui s’enchaînent, en commençant par « Attendu que. . « (Avec un A majuscule). Elles se terminent par un point virgule. La locution  » Attendu que. .  » exprime un des motifs de la décision. Le jugement ne contient qu’un seul point, à la fin de la dernière ligne de la décision.

              Pour éviter que les phrases subordonnées ne commencent toutes par « Attendu que… « , certaines d’entre ces phrases débutent par « Que ». Bien que cela ne soit pas une règle, le « Que » exprime le plus souvent une conséquence de la phrase précédente dont le texte a débuté par un « Attendu… « .

              Naguère la Cour de Cassation et certaines Cours d’appel, au lieu d’utiliser « Attendu que. . « , faisaient débuter leurs motifs par « Considérant que… « . Cette formulation particulière a été abandonnée par les juridictions civiles, en revanche elle continue a être utilisée par la Conseil d’Etat. »

              dictionnaire-juridique.com

          2. Vodkaman

            Higgins « De plus, Cahuzac dans cette affaire est jugé pour la première fois de son existence. Quoiqu’on puisse penser de l’individu et de la gravité de ses fautes, il n’est pas possible de ne pas tenir compte de ce fait. »

            Je pense que nous aurons là un élément de comparaison intéressant.

            http://www.leparisien.fr/faits-divers/fraude-fiscale-franck-dumas-ex-coach-de-caen-condamne-a-trois-ans-de-prison-ferme-13-09-2016-6116511.php

          3. Gossein

            @Higgins  »Il faut répondre en droit à chaque item soulevé. » Beau soutien à la version institutionnelle, comme dit ci-dessus un îlien.

            Un contre-exemple : Le Monde a cité en 2014/2015 des décisions rendues par la dite justice en couverture d’un notariat dévoyé. Ce que ce journal n’a pu dire (mais cela se retrouve en ligne à leur voisinage), c’est qu’à tous les étages de la justice, la plupart des lois soulevées pour ce cas d’espèce ont été censurées par nos chers tribunaux, cassation incluse.
            Sans quoi de la jurisprudence eut révélé que des centaines de notaires enfreignaient leur secret professionnel à des fins lucratives !

            Donc, les belles formules, les textes de lois et le serment de magistrat (etc.) passent à la corbeille si une affaire touchant les malversations d’institutionnels paraît.

            Parce que les conséquences d’une telle révélation démontreraient également l’implication de la procurature, évidemment au service de, dans l’étouffement de ce scandale. Pour faire court.

            Pensez-y, avant de revenir sur la difficulté de tribunaux à se fournir en ramettes pour leurs photocopies … 😉

  17. Curmudgeon

    Les deux premières phrases du paragraphe en fin sont des formules de pop-byzantinologie dont on ne sait pas trop d’où elles proviennent.

    Qui en France a une connaissance sérieuse (même sommaire) de l’administration byzantine, qui lui permettrait d’en faire une critique informée ?

    Qui est capable de citer les sources sur la fameuse discussion sur le sexe des anges ? Pour ma part je n’arrive toujours pas à les localiser.

    On est donc dans l’histoire/sociologie-par-formules : l’épopée napoléonienne, le rêve américain, les querelles byzantines, l’humour so British, et ainsi de suite.

    1. C’est une expression métaphorique que tout le monde comprend. La réalité est moins amusante, mais le constat reste le même : les autorités bricolaient en totale périphérie du danger qui guettait. Du reste, je saisis mal la critique, qui passe consciencieusement à côté du sujet.

      1. Curmudgeon

        Bon, j’ai compris que c’est une expression toute faite. Mais ça sert de pseudo-argument inutile. Qu’est-ce que Byzance vient faire là-dedans ?

    2. Aristarkke

      Constantinople s’est effondrée devant les Ottomans pour les raisons générales suivantes :
      Au milieu du 15me siècle, l’ empire byzantin n’ était plus que l’ ombre de ce qu’il avait été jusqu’au 14me siècle notamment à la suite du pillage de la ville par des Croisés…

      Elle basait sa défense sur le système de fortifications élaboré initialement par Théodose au 5me siècle, soit mille ans avant. Si ces fortifications étaient très efficaces pour une guerre de siège conventionnelle d’ avant l’apparition de l’ artillerie, elles allaient montrer leur désuétude face à la nouvelle technologie.
      Elle se reposait aussi sur sa maîtrise des feux grégeois très efficaces contre les navires en bois mais dépendant de la portée de tir qu’elle ne cherchera pas vraiment à améliorer…

      Mehmet II avait préparé son offensive très soigneusement en s’équipant pour un siège de forteresse, ce qui n’ était pas habituel dans les armées ottomanes.

      Il avait également fait fondre d’ énormes canons capables d’ expédier un boulet de 450/500 kgs à 1.500m alors que Constantinople n’ alignait que de la petite artillerie et des armes portatives.

      La différence d’effectifs était également en cause : de l’ ordre de 80.000 ottomans en armée régulière + des troupes irrégulières (les janissaires) estimées à 15/20.000 hommes alors que Constantinople alignait péniblement 10.000 hommes dont un tiers d’alliés et de mercenaires.

      Enfin la tactique de Mehmet II qui après avoir débuté une offensive terrestre sur ce seul coté (grosso modo, Constantinople avait la forme d’un triangle dont deux côtés bordés par la mer) a fait mener des attaques maritimes avec bombardements à partir des navires, des murailles côté mer, beaucoup plus faibles que celles côté terre…

      Et comme les Byzantins n’ avaient tout simplement pas assez de monde pour défendre convenablement tous les endroits attaqués.

      La controverse autour du sexe des anges est connue pour être une métaphore du manque d’intérêt de Constantinople pour répondre à l’ urgence des temps. C’est une dérision pour railler qu’elle se préoccupait davantage de la culture et du rayonnement intellectuel que de préparer sérieusement la guerre alors même qu’il y avait eu une tentative ottomane trente ans auparavant qui n’avait pas abouti parce que les assaillants ne s’étaient pas préparés pour une guerre de siège et que l’artillerie n’ était pas aussi efficace qu’elle le sera trente ans plus tard.
      Cependant il semble aussi que ses moyens financiers ne pouvaient plus suivre le rythme…

    3. Aristarkke

      Pour ce qui est de l’ Administration byzantine, il y a un article de Wikipédia détaillant les institutions byzantines pendant son âge d’or… C’est plutôt complexe et lourdingue surtout pour l’ Administration impériale centrale. Les Romains faisaient plus léger mais ils sont disparus bien plus tôt … Même si Wikipédia n’est pas considérée comme le top, ce serait étonnant qu’elle n’étalât que des bêtises, erreurs, approximations et désinformations en tous genres…
      Après tout, ce n’est pas un sujet de querelle… byzantine…

  18. Aristarkke

    HS pour Albundy.
    J’ espère que tu n’es pas citoyen de St Maixent qui vient de s’offrir pour la modique somme de 2,8 M€, une médiathèque à partir de l’ancienne piscine construite avant guerre pour l’ école des sous-off…
    6.500 habitants…

    1. albundy17

      c’est dans le 79, jolie ville. On se demande tout de même à quoi peu servir une médiathèque de nos jours.

      Tant que l’on est dans le hs, j’ai enfin dégroupé total, cerise sur le gâteau je reçois les messages sur mon cellulaire lorsque les radins n’appellent que sur mon fixe :mrgreen:

  19. Pheldge

    Pour info, chez Citron je paye 58 € pour Tel+ADSL+TV et 25 € pour le mobile, forfait 1 h30 + internet de base. Free est annoncé dans l’île …

  20. Aristarkke

    « On parle des migrants de Calais… »

    Outre que Peak de la Faribole est allé aujourd’hui poser la première pierre de l’ extension du domaine de la lutte de la Jungle et annoncer la disparition de l’ agrandissement du port du lieu-dit, on notera combien il compte faire payer le Brexit à la perfide Albion en remettant à l’ honneur le blocus continental…

  21. Pheldge

    Vivement qu’il dégage ! ce charlot nous a fait perdre 5 ans …
    lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/09/26/25001-20160926ARTFIG00192-presidentielle-un-sondage-donne-hollande-plus-en-difficulte-que-jamais.php

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