Une Deutsche Bank en bien mauvaise posture

Et voilà la France toute tendue comme une corde de piano par la hausse (complètement inattendue) du chômage. Heureusement, la presse sait qu’elle peut compter sur les explications alambiquées de Myriam, la petite stagiaire en charge de l’emploi au gouvernement, qui tente désespérément de faire passer une hausse vigoureuse pour une baisse modérée. Pourtant, ce n’est pas du côté de la France que les regards devraient se tourner, et ce n’est pas ce pays qui devrait déclencher le plus d’inquiétude (même s’il a des arguments pour). En effet, le lundi 26 septembre, la Deutsche Bank a dévissé en bourse.

La Deutsche Bank, c’est tout de même une institution à elle toute seule. Outre le fait qu’il s’agit de la plus grosse banque allemande, c’est aussi l’une des plus vieilles et celle qui représente le mieux la puissance germanique implantée dans des douzaines de pays (plus de 70 actuellement). Présente sur tous les marchés de la finance, elle est aussi maintenant connue pour ses positions dans les dérivés qui s’élèvent à quelque chose comme 75.000 milliards de dollars (non, il n’y a pas trois zéros de trop).

Dès lors, quand la Deustche Bank (DB) tousse fort, l’Allemagne se sent immédiatement prise de convulsions, et avec elle, l’Europe toute entière. Avec ce lundi noir pour la banque allemande, on assiste à une véritable quinte de toux.

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Pourquoi diable cet effondrement qui n’a de soudain que pour une presse française terriblement tournée vers son propre nombril ?

En réalité, le cours est en difficultés depuis un moment ; la valorisation boursière de la DB a été divisée par plus de 2 depuis le début de l’année (perte de 52% précisément) et ce lundi, avec une perte de 6%, constitue donc la suite logique d’une dégringolade entamée depuis plusieurs mois alors que la banque traverse des difficultés tant sur le plan de ses opérations financières que sur le plan juridique. L’année dernière, la DB a ainsi enregistré des pertes historiques qui l’ont obligé à mettre de côté 5,5 milliards d’euros de provisions.

Cette situation préoccupante a d’ailleurs amené le FMI à statuer à son sujet au début de l’été, en estimant sans ambages que la banque constituait un risque systémique pour la zone euro, risque d’ailleurs corroboré par la mauvaise note obtenue lors des « stress tests » de juillet (les simulations de résistance aux événements adverses menées par l’Agence Bancaire Européenne, ABE) qui l’avaient placée en queue de peloton des banques européennes.

Quant au plan juridique, voilà que son passé récent refait surface : la DB a en effet été impliquée dans la crise des subprimes et y aurait joué un rôle important, justifiant sans doute que la Justice américaine lui réclame maintenant une somme considérable – 14 milliards de dollars. Au passage, on s’amusera de la coïncidence de ce montant avec le prix de 295 tonnes d’or (à peu près 13 milliards de dollars au cours actuel) qui correspondent à la quantité que les USA ont promis de rendre aux Allemands suite à leur récente demande, sur les 300 que ces Allemands ont en dépôt chez les Américains (5 tonnes ayant déjà été rapatriées au cours des mois précédents).

Seulement voilà : 14 milliards, même pour une grosse banque, même pour la plus grosse des banques allemandes, cela fait une paille qui pourrait casser le dos du proverbial chameau. Ses responsables jugent être en mesure de faire face à une pénalité d’environ 5 milliards sans avoir besoin d’une augmentation de capital, mais au-delà, ce sera rapidement problématique.

Or, avec une telle amende, plus un passif bien odorant et une exposition au risque particulièrement élevée, les investisseurs comprennent maintenant que si quelque chose doit se passer au niveau de la DB, c’est plus probablement la faillite ou de gros ennuis financiers qu’un juteux profit à moyen ou court terme, et ce d’autant plus qu’officiellement, le gouvernement allemand (encore dirigé par Merkel) refusera de sauver la banque. Elle devra donc trouver des fonds dans ses propres poches et non celles des contribuables. Du reste, DB affirme pour le moment haut et fort pouvoir se passer du contribuable.

On comprendra donc aisément qu’entre ces amendes et ce passif, les perspectives peu riantes de la banque allemande justifient les mouvements globalement négatifs de ses actions boursières.

bail in des banquesCependant, de façon bien plus gênante, l’ampleur de la catastrophe possible ne semble pas être parvenue jusqu’aux oreilles de la presse mainstream européenne, française en particulier, qui n’y voit essentiellement qu’un problème bancaire passager, une mauvaise passe pour l’institution bancaire plus que centenaire. Elle en a vu d’autres, après tout. Pourtant, cette dégringolade peut à elle seule aboutir à une faillite de la banque par évaporation de sa valeur boursière ; or, si elle doit faire face à des obligations financières alors que ses fonds sont réduits et son action est au plus bas, elle se retrouvera dans l’obligation de faire appel aux épargnants qu’elle a dans ses propres comptes pour sauver son avenir.

Compte tenu de la taille de cette banque, on peut raisonnablement imaginer que les effets de bords seront nombreux et ce d’autant plus qu’elle est très liée à d’autres institutions bancaires de la zone euro, elles aussi systémiques, à commencer par les banques françaises comme Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas. Le tableau commence à se brosser, et il n’est pas très riant : un effondrement de la Deutsche Bank se traduirait assez vite par une panique bancaire européenne. Dans ce contexte, les comparaisons avec l’année 2008 et les mésaventures de Lehman Brothers vont donc bon train et il est difficile de les balayer d’un revers de la main même si, du point de vue des autorités allemandes, il y a tout intérêt à minimiser la situation.

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En outre, il y a un mal plus profond : jusqu’alors, le mauvais élève européen était la Grèce, et, à l’analyse, beaucoup voyaient en l’Italie le vrai risque systémique capable de propulser la zone euro dans le marasme ou la crise. L’accumulation de difficultés du côté italien semblait leur donner raison. L’idée même que l’Allemagne puisse trembler sur ses bases n’effleurait pas grand-monde. Les problèmes de la DB, qui n’ont rien de soudain, deviennent maintenant visibles, médiatisés et particulièrement inquiétants au point de miner la confiance qui pouvait régner chez les investisseurs lorsqu’on évoquait l’Allemagne.

Or, ultimement, la monnaie et l’institution bancaire, dans leur construction, sont des concepts intimement basés sur la confiance. Les déboires de la Deustche Bank, en attaquant ainsi un pilier d’une zone fantasmée impénétrable et solide comme le roc, mineront durablement cette confiance qu’il est si difficile à construire mais qui, une fois envolée, est impossible à restaurer. L’évidence apparaît alors : la faillite de la Deutsche Bank est certes peu probable, mais elle est maintenant possible. Le danger d’un effondrement systémique devient alors crédible, et les dégâts que cet effondrement provoquerait seraient immenses.

Bien plus important est à mon avis la perte de confiance dans le système bancaire actuel qui en résulterait : si cette évaporation de la confiance provoquera, à n’en pas douter, de graves tensions et un blocage dramatique du commerce international, il représentera aussi une immense opportunité pour l’établissement de nouveaux principes bancaires, depuis l’imposition de ratios plus prudents, de réserves fractionnaires plus élevées, jusqu’aux monnaies numériques.

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Commentaires138

  1. Le Gnôme

    Merkel a dit Nein pour soutenir cette banque, je suis curieux de voir le chaos que la faillite de cette entité va provoquer. Je pense que ça va être croquignolet.

      1. Royaumont

        Ce sera comme pour le QE, Nein ! Nichts ! Et c’est en place 2 mois plus tard.
        La capitulation est dans ses habitudes, sauf avec les faibles, comme la Grèce, là, pas de pitié.
        Elle interviendra pour la DB, ça coutera encore quelques milliard, mais le problème sera reporté à plus tard.
        En ce moment, la politique se résume à l’art de gagner du temps à tout prix.

    1. sam00

      Ceux qui ont encore des gros volumes d’épargne non diversifié sur de l’assurance vie et autres produits « défiscalisés », tout dans la même monnaie européenne, pas d’or ou d’argent, etc

      Bref 80% des épargnants au bas mot

    2. sam player

      « Il y en a qui ont encore confiance ? »

      Il y a environ 1,300 Mds en france dans les dépôts bancaires en numéraire des particuliers, donc vous…

      1. Pat

        Avoir des fonds en banque ne veut pas dire « avoir confiance », seulement « ne pas avoir vraiment le choix ». Je n’ai pas non plus confiance dans les bitcoins ou dans mon matelas…

        1. sam00

          Les onces d’argent à 25€ ne vous trahiront pas … Pas plus que les boites de conserve

          Par contre le banquier avec vos euros numériques, et le politicien avec vos euros de circonstance … là j’ai un doute

    3. Jean BON

      2000 milliards des epargnants francais qui ne sont pas sous les matelas…Ils sont sur le « papier ». Donc dans le systeme bancaire, directement ou indirectement ( assurance-vie )…

      1. BDC

        Pour l’assurance-vie un des gros soucis c’est la baisse des taux, pour les produits à taux garantis, surtout en Allemagne d’ailleurs. Là encore les contraintes réglementaires UE sont … accommodantes quant au choc de taux appliqué. Les autorités n’auront plus qu’à permettre aux assureurs de ne pas honorer leurs engagements et on n’en parle plus.

        1. albundy17

          « Les autorités n’auront plus qu’à permettre aux assureurs de ne pas honorer leurs engagements et on n’en parle plus. »

          c’est fait, exemple en gelbique ou les taux garantit ont été ramené à proche de zero, ou la loi sapin 2 qui va interdire aux détenteur d’av de récuperer leur pognon, verboten

          1. BDC

            Ah oui j’avais pas vu le coup du gel des contrats en cas « d’état d’urgence » ! MDR ! Ils craignent des rachats massifs en cas de remontée brutale des taux. Trop rigolo : c’est l’État qui profite des taux bas pour emprunter, c’est pas cher profitons-en … Ses OAT pourrissent tout le marché de l’assurance-vie, et maintenant faut geler les comptes si ça se termine mal !

            1. albundy17

              En tant que comptable, miss, il ne vous aura pas échappé que les assureurs ont l’obligation de racheter un gros paquet de bons de leur bon pays (taux à zéro, voire négatif) et assurent un % de rendement malgré tout (faut bien attirer le chaland).

              Je suis intimement convaincu que les assureurs vivent depuis quelques temps à la Madoff/Ponzi, qui se passe très bien pour le moment vu les rendements montré au grand public (livret A et autres foutaises) la collecte est très bonne pour ces contrats.

              Donc se terminer mal n’est qu’une question de temps. (Vu les réactions de l’état, sa se rapproche)

              1. BDC

                Ton « Madoff » concerne les bénéfices non distribués aux assurés et il est réglementaire 😀 : les assureurs-vie en gardent une partie en provision pour participation aux bénéfices qu’ils doivent distribuer dans les 8 années suivantes, ce qui compense les mauvaises années :
                m.cbanque.com/actu/49809/assurance-vie-comment-les-assureurs-stockent-des-benefices-en-reserve-avec-la-ppb
                Pour les rendements je suppose aussi qu’ils réalisent des plus-values de cession : quand les taux baissent les prix des obligations augmentent.

        2. sam player

          @ BDC
          « Les autorités n’auront plus qu’à permettre aux assureurs de ne pas honorer leurs engagements et on n’en parle plus. »

          Si l’état ne l’avait pas fait c’est la justice qui l’aurait fait : par exemple un juge peut très bien moduler une indemnité *contractuelle* entre 2 parties s’il la trouve disproportionnée par rapport aux conditions du moment.

          Et c’est assez logique quand tu y réfléchis bien : quand on est passé à l’euro des gens auraient très bien pu prendre l’excuse que le FF n’existait plus pour ne pas honorer leurs contrats… vu que personne n’avait envisagé,lors de la conclusion des contrats, que le FF n’existerait plus.

          C’est alors la loi qui a fait transféré les conditions *contractuelles* du FF vers l’€ et donc *la loi s’est immiscé dans les contrats* pour les sauvegarder.
          _________
          Sur le taux garanti des assurances vie, le problème vient encore une fois de l’état ! En effet on peut se demander comment se fait-il qu’il se fait que les assureurs n’ont pas d’eux-mêmes prévu de baisser ces taux au moins sur les nouveaux contrats… ta tataahhhh !
          …. et c’est là qu’est intervenu l’état en 2008 environ si ma mémoire est bonne avec une proposition de loi pour empêcher les taux garantis ou du moins les limiter : je ne sais pas ce que cette proposition est devenue mais il me semble que le signal a été assez fort pour empêcher la concurrence de décision des assureurs… le premier qui bouge a perdu…

          1. albundy17

            « par exemple un juge peut très bien moduler une indemnité *contractuelle* entre 2 parties s’il la trouve disproportionnée par rapport aux conditions du moment. »

            Conclusion, inutile d’établir de contrat entre deux parties à priori libre et sensées, maman est là

              1. albundy17

                la phrase est jolie, enfin, elle rime.

                Donc je fais un devis, signé avec acompte, et quand je demande le solde le juge tranchera, cool.

                ça va simplifier

                1. sam player

                  « ça va simplifier »
                  Ca existe depuis au moins ouate mille ans et ça n’a jamais posé problème.
                  Et ça existe aussi pour les devis : des vieilles personnes qui avaient confondus anciens et nouveaux francs par exemple.
                  Il faut que la différence soit énorme pour que le juge diminue la prétention d’une des parties.

                  Le dol est, avec l’erreur et la violence, l’un des trois vices du consentement. Il est sanctionné par la nullité du contrat.

  2. Indis

    ça faisait longtemps qu’on avait pas eu un article sur la situation économique de l’Europe. Je pense qu’il serait intéressant de parler un peu du quantitative easing de la BCE qui détient à présent 10% des dettes des entreprises Européennes. Finalement au point ou on en est, la BCE ne va-t-elle pas tout simplement financer les banques qui en ont besoin?

  3. Gastoon

    Perso je vois l’effet domino de méfiance jusqu’à présent arrêté par la (soi-disant) fiable Allemagne, mais en fait cette confiance se réduit peu à peu (peu à peuuuuu!!!).

    Si l’Allemagne ne tient plus l’Euro, que se passe t’il ????? (je ne vois pas de réponse bisou à cette question)

    1. Royaumont

      L’Allemagne est entre le marteau et l’enclume : son économie a besoin de conserver l’euro et ses finances ont besoin de s’en défaire. Comment sortir de ce dilemme ?

  4. Higgins

    La Deutsche Bank est probablement le problème n°1 de la CEE actuellement. D’aucuns pensent que, compte tenu de la taille de cette banque et en dépit des dénégations de Mme Merkel, les autorités allemandes viendront tôt ou tard à son secours. N’oublions pas également les retombées gênantes sur les grandes banques françaises assez désagréables pour Normal 1er et ses sicaires de droite comme de gauche en cas de catastrophe outre-Rhin et le mal fait à la piètre crédibilité de l’euro et de la CEE.
    Il y a longtemps que JP Chevallier tire la sonnette d’alarme sur cette banque (http://chevallier.biz/2016/07/deutsche-bank-2%c2%b0-trimestre-2016/). Bruno Bertez s’y intéresse aussi comme ici https://brunobertez.com/2016/09/26/merkel-refuse-de-payer-le-cours-de-la-banque-seffondre/ ou là https://leblogalupus.com/2016/09/27/pangermanisme-vs-mondialisme-pas-de-bail-out-pour-deutsche-bank-merkel-refuse-de-payer-obama-sanctionne-le-cours-de-la-banque-seffondre-en-route-pour-un-bail-in-pas-si-sur/. Dur de rester optimiste.
    Quoiqu’il en soit, les mois à venir vont être sportifs. Ce n’est pas la « surprenante » augmentation du chômage du mois d’août qui contredira cette perspective

    1. JuJu

      Même source, sauf que je pourrais ajouter qu’il ne faut pas être dans la supposition.

      La DB va faire faillite, et si non, elle sera belle et bien recapitalisé par quelqu’un.
      Cela détruira soit les allemands, soit l’Etat allemand, et donc l’économie allemande.

      Pour rester factuel:
      Le risque de faillite de la DB a déjà dépassé depuis hier matin une partie des banques pourries Italiennes
      La DB avant des ordres de vente bloqué durant toute la nuit, une masse importante d’ordre de vente, l’attaque est clairement guidé.
      voici un autre lien factuel: http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1zDBK

      Quand on regarde le consensus des analystes la vente est de plus en plus conseillée…Donc les suiveurs suivront.

      Supposition: Merkel est de mèche, elle a annoncé ne pas soutenir la DB en cas de problème, pourquoi faire une tel annonce?

      J’avais évoqué il y a quelques mois un système tenant jusqu’à la fin de l’année minimum, le glissement sera plus long que prévu, on peut minimum le décaler de 6 mois.

      Retirez un peu de liquide, pas pour demain, mais d’ici quelques mois vous en aurez besoin.

      1. sam player

        « …on peut minimum le décaler de 6 mois. »

        Ca me rappelle le peak oil… à la fin notre ami Yoananda nous en donnait pour 3 mois… dernière prévision donnait fin avril 2016… Allo !

        Il n’y aura tout simplement pas de spoliation dans 6 mois… parce qu’elle a déjà commencé il y a des dizaines d’années : le coup de la grenouille dans l’eau froide qui monte petit à petit en température…
        La preuve, vous ne vous en rendez même pas compte puisque vous attendez toujours le grand soir….

        1. JuJu

          C’est simple de mélanger se que je dis, et de le ressortir en ricanant.

          Si vous pensez que l’hyperinflation, la faillite de banque, la faillite d’un Etat ou le manque de liquidité pour une entreprise n’est pas nocif, soyez serein.

          1. sam player

            « C’est simple de mélanger se que je dis, et de le ressortir en ricanant.

            Comment en effectuant une seule citation je peux faire un mélange ?
            Faudra m’expliquer.

            « Si vous pensez que l’hyperinflation, la faillite de banque, la faillite d’un Etat ou le manque de liquidité pour une entreprise n’est pas nocif, soyez serein. »

            Et pourquoi pas un astéroïde de 20 gigatonnes ?
            Les entreprises n’ont pas besoin de liquidité, vous avez vu ça où ?
            … MDR… vous avez empruntez le générateur de texte aléatoire de Bonzaï ? hi hi

            Fallait pas remettre cent balles !

        2. JuJu

          Pour compléter ma réponse, et après observation plus…approfondie,la DB n’est pas pour le moment en danger.
          Les suiveurs ne compte en fait presque pas, la bascule de confiance ne viendra pas d’eux.
          Le mouvement sera soit téléguidé par de gros fonds, soit d’une crise de confiance « mise en scène ». On en revient aux marchés administrés.
          Sa stabilité va décroître en revanche, avec appauvrissement des Allemands, la politique de la Bce et diverse interactions externe provoquant un pourrissement de ses positions.
          Cela pourrait même tenir jusqu’à un changement de politique venant soit du Chancelier en place.Se qui sauverait une partie de la banque.

    2. Royaumont

      La DB continue encore sa dégringolade aujourd’hui. (-3%).
      Ici est ailleurs, cela fait au moins 2 ans qu’on en parle. Que la presse « découvre » le problème est un peu gros. La plupart des commentateurs (Chevallier, J-M Sylvestre, Gave, Sannat etc…) pointent la DB du doigt depuis longtemps.
      Idem pour la surprenante augmentation du chômage. Au fait, qui est surpris ? C’était annoncé depuis le printemps.

  5. Lorelei

    Est-ce que la DB ne va pas être démembrée, comme d’autres? Les actifs sains d’un côté, les pourris de l’autre.
    On voit bien les dérives de systèmes où tout est mis en œuvre pour faire de l’argent. Je mets cette affaire, avec Kirviel et consorts dans le même sac.

  6. Dede

    « L’année dernière, la DB a ainsi enregistré des pertes historiques qui l’ont obligé à mettre de côté 5,5 milliards d’euros de provisions. »

    Euh, n’est-ce-pas plutot le passage des provisions qui s’est traduit par des pertes?

    1. Jeff84

      Ce ne sont pas les mêmes pertes. On a des pertes financières latentes (tant que l’ont a pas liquidé la position) qui obligent à effectuer des provisions, qui provoquent une perte comptable.

      1. Dede

        Bien vu.

        Ce qui est dommage pour DB, c’est que les 5 milliards anticipaient les amendes aux US: comme pour beaucoup d’autres, il semble que les US ont considere que les 5 milliards etaient gratuits pour eux et qu’il fallait au moins doubler le montant pour que l’amende ait son effet douloureux…

        1. sam player

          C’est rigolo ce que vous dites !
          Provisionner un risque est un acte de gestion.
          Une amende n’a pas à être douloureuse ou pas mais juste dissuasive et proportionné au dommage causé.

          Le montant d’une amende n’est jamais défini au jugé mais s’appuie toujours sur des éléments matériels : dommage causé, chiffre d’affaires généré par les opérations illégales, marge, x fois les bénéfices etc…

          A vous lire, un client qui lirait mon bilan et verrait sa créance provisionnée comme créance douteuse devrait se dire qu’il n’est pas nécessaire qu’il me paie puisque c’est provisionné !

  7. cherea

    Bonjour H16,

    Coquille dans le titre: c’est Deutsche Bank et non Deustche Bank, pas bien grave, mais je soupçonne la coquille volontaire, comme les profs à l’ancienne, « pour voir si on suit… »

    « FMI à statuer à son sujet au début de l’été, en estimant sans ambages que la banque constituait un risque systémique ». On est rassuré alors par les Stress Tests modélisés par le FMI prenant en compte le bilan de la crise des subprimes.

    Après peut-on poser que la séparation de la banque de détail vs banque d’affaire peut être une solution pour regagner la confiance perdue, type Glass-Stiegle Act. Je m’explique, est-ce bien sérieux de vendre des produits financiers imbitables à des retraités allemands? C’est tout le fond du bouquin de Michael Lewis, the big short, ou comment on vendait des produits pourris par l’intermédiaire de la Deutsche Bank à des épargnants allemands et comment un trader de DB a shorté les produits que refourguait sa propre banque. En gros ne proposer comme investissements aux clients de la banque de détail que les prêts classiques qui ont toujours, jusque peu de temps, financé le capitalisme Rhénan? Une usine, une boulangerie, une ligne de crédit pour l’industrie du coin…??

    1. J’ai corrigé la coquille. C’est con, c’est dans le titre…

      Pour le Glass-Steagall act, rappelez vous que la Lehman n’était pas une banque de détail (complètement séparée, donc) et que ça n’a rien empêché du tout. C’est une marotte qui n’a en réalité aucun impact. Ce qui importe, c’est notamment la partie de fonds réellement couverts (à 3% de réserve fractionnaire actuellement, c’est vraiment trop faible) et la plupart de nos problèmes n’existeraient pas avec une réserve supérieure à 50% par exemple.

      Pour « the big short », le problème provient du panachage des produits pourris avec des produits corrects. Si les banques sont séparées, vous aurez simplement un achat des banques de détails à des banques d’affaires et revente au particulier au lieu d’avoir des banques mixtes qui le font directement, mais ça ne changera absolument rien au fond du problème.

      1. sam player

        « …et la plupart de nos problèmes n’existeraient pas avec une réserve supérieure à 50% par exemple. »

        Oui mais faudrait attendre que votre voisin ait fini de rembourser son crédit de machine à laver pour pouvoir acheter la vôtre à crédit…

        Ne mélangeons pas les causes et les conséquences : ce n’est même pas la distribution du crédit à des emprunteurs insolvables qui est à l’origine du problème de la crise financière de 2008 ; les subprimes c’est un taux élevé exprès pour ça : les insolvables financent les insolvables.

        Ce n’est même pas la titrisation de ces produits le problème mais de les avoir mélangé avec d’autres et d’avoir écrit « bio » dessus.

        1. Oui, c’est ce que je dis un peu plus haut : comme pour les boissons, le mélange fut fatal. Pour le ratio (50% ou plus ou moins), on peut débattre du bon taux, mais le fait d’avoir une réserve fractionnaire faible (et donc des fonds au moins égaux au taux de défaut réellement constaté au jour le jour et non modélisé à la grosse louche) permet d’avoir une vraie sécurité bancaire. Actuellement, avec 2 ou 3%, c’est si bas qu’on est dans les variations naturelles liées aux saisons, aux petits mouvements de foules, aux hybris de politiciens, etc… Beaucoup trop dangereux. En dessous de 10%, c’est quasiment réclamer un désastre.

          1. MCA

            @h16 – 27 septembre 2016, 13 h 43 min

            « En dessous de 10%, c’est quasiment réclamer un désastre »

            Oui, c’est ce que dit Greenspan, mais aucune banque européenne et à fortiori française n’atteint les 10%, loin de là. (Cf le blog de Chevallier).

            C’est assez amusant de lire votre article car je lisais pas plus tard qu’hier ceci :

            https://www.goldbroker.fr/actualites/merkel-exclut-bail-out-pour-deutsche-bank-aura-bail-in-deposants-1012

            D’ailleurs il serait très intéressant pour corser le débat de faire la même analyse concernant, la Société Générale, BNP et Crédit agricole.

            A mon avis, les cadavres ne doivent pas dormir que dans les placards des voisins.

      2. sam player

        J’ai lu le big short hier soir… c’est un roman de gare… et je doute que les gens aient compris quoi que ce soit en lisant ce livre. Je me demande même si l’auteur du bouquin a compris… d’où les explications vaseuses, genre policier  » je connais la conclusion (le criminel) et il me reste à essayer de savoir pourquoi »

    2. Patatrac

      @ cherea 10h59

      « vendre des produits financiers imbitables à des retraités allemands »

      Ce n’est pas exact : il n’y avait que très peu de produits retail adossées à des prêts immobiliers US. Ces produits étaient exclusivement réservés aux institutionnels. La plupart avaient une forme simple de type MBS ou CDO (physique ou synthétique) dont les sous-jacents étaient – presque à 100% – des emprunts immobiliers, dont une forte composante était à taux variable (ARM) six mois. Ces deux types de structures étaient adossés à des entités de financement SPV, elles-mêmes garanties par des titres physiques.

      « C’est tout le fond du bouquin de Michael Lewis (…) »

      Lewis décrit très bien l’enchaînement et assez mal les causes. Le hic était bien le taux variable des emprunts immobiliers – taux révisé tous les six mois selon la note de crédit octroyée avec une barre à 510 – qui a conduit à un taux de défaut ex post bien supérieur aux moyennes historiques, mêmes hautes, ex ante. Ce phénomène conjugué aux pratiques douteuses de predatory lending ont fait claquer les véhicules MBS ou CDO.

      « un trader de DB a shorté les produits que refourguait sa propre banque »
      On appelle cela se couvrir, et c’est une pratique normale »

      1. cherea

        Michael Lewis explique très bien dans son bouquin que les produits étaient refourgués en Allemagne, je ne sais plus trop la ville, mais quand un type demande qui achète cela (les subprimes), il dit clairement plein de types à Hambourg ou Wolfsbourg ou que sais-je, après je ne rentre pas dans le détail des produits, c’est au-delà de mes compétences.

        Quand vous dites, qu’on se couvre, c’est évident, mais le but du trader n’était pas de couvrir sa banque, d’ailleurs elle s’est si bien couverte qu’elle n’a rien perdu sur les subprimes, mais bien de:

        1) gagner plein de fric ce qui est louable
        2) montrer qu’il avait raison contre tous les autres.

        j’ai fait une critique de the Big Short: ici

        http://axl-r.com/the-big-short-le-casse-du-siecle-en-vf-par-michael-lewis/

        1. Patatrac

          Les produits type CDO, MBS ou RMBS ont un format destiné uniquement à des institutionnels, pas des clients privés. C’est important. Ce qu’il faut comprendre par Hamburg ou Wolfburg : un petit jargon assez américain et répandu dans la finance pour remplacer l’adjectif « allemand », donc banques allemandes, qui en effet en étaient friandes. Certaines institutions d’outre Rhin ont restructuré ces produits –déjà structurés – et en ont revendu sous leur propres bannière et de façon opaque. Elles furent poursuivies en justice pour cela par certains Lands et quelques particuliers, et condamnées. Mais l’important est que les produits dont parle Lewis ne sont pas arrivés directement aux particuliers. Leur fonctionnement et la façon de les structurer est central dans la propagation de la crise.

          Le rôle et la fonction d’un trader ne correspond en aucun point à votre description, sauf peut-être dans les pages romancées ou les articles de Libération.

        2. sam player

          « ….après je ne rentre pas dans le détail des produits, c’est au-delà de mes compétences. »

          Alors en fait vous avez lu un livre qui ne vous a rien apporté (cf votre citation ci-dessus) et vous osez dire que « Michael Lewis explique très bien… » et que le livre est intéressant !

          Comme je disais ci-avant, je l’ai lu en vitesse suite à vos conseils… ce bouquin nous décrit plus le comportement d’un autiste et quelques sociopathes sur les marchés financiers que ces mêmes marchés.

  8. sam player

    Y aurait pas comme une erreur dans le montant total du marché des dérivés si tant est qu’on puisse le chiffrer avec précision ?

    75,000 milliards ça serait tout juste équivalent au PIB mondial… pas de quoi fouetter un minou… trilliards peut-être…

      1. sam player

        En relisant je me demande si h16 parlait du marché des dérivés ou du marché contrôlé par DB.

        SG à genoux… restons sérieux svp… je ne suis même pas sûr que cette année là l’exercice ait été déficitaire.

        Il y a une très mauvaise compréhension (même pas de compréhension du tout devrais-je dire) du marché des dérivés par 99.999999999% des gens.

        Sur le marché des dérivés un organisme financier propose un produit avec un prix d’achat et un prix de vente : certains achètent et d’autres vendent et la cote se construit sur le principe de l’offre et de la demande : regardez un carnet d’ordres. L’organisme prend juste une commission qui est constitué par la différence de prix entre achat et vente : tout comme le bureau de change qui affiche qu’il vous vend des $ pour 1.15€ et vous les rachète pour 1.05€.

        A ce titre d’ailleurs le bureau de change prend beaucoup plus de risques que l’organisme financier sur dérivés puisqu’il doit posséder la devise papier et qu’elle peut perdre beaucoup en quelques heures (voire minutes). Mais bon, le bureau de change peut se couvrir de façon neutre : il achète $10,000 en papier (contre des €) et revend $10,000 sur le marché des devises (contre des € sur le forex ; et avec un levier pour éviter d’immobiliser du liquide) : si le $ baisse son cash diminue mais son compte forex augmente).

        Revenons aux dérivés : celui qui prend position sur ce marché verse un montant censé couvrir la fluctuation du montant de sa position : si la fluctuation du cours dépasse le montant versé il y a alors que qu’on appelle un appel de marge.
        Si le client ne couvre pas sa position immédiatement elle est alors vendue sur le marché : le seul risque pour celui qui a émit le dérivé est que l’évolution du cours soit si rapide qu’il n’ait pas le temps de vendre la position couvert par la marge : et c’est pour cela que les appels de marge fluctuent en fonction des amplitudes des cours.

        Ainsi en 2009 il était demandé $5 de couverture par baril alors qu’habituellement c’est 1 ou $2.

        Le montant du marché des dérivés est un argument anxiogène et on y retrouve les mêmes arguments que dans le climat pour faire peur : en fait plus il y a de dérivés plus le cours des produits se stabilisent.

        Pour faire un parallèle : plus il y a d’annonces concernant un type de véhicule sur le bon coin, plus le prix des modèles de la même année sera proche.

        Croire qu’un émetteur de dérivés puisse faire faillite, c’est comme croire que la FDJ (Française Des Jeux) puisse faire faillite : elle ne prend que des paris.

          1. sam player

            Oui merci, j’ai vu… vous avez bien expliqué que chaque position a une contrepartie, cheers ! et on pourrait rajouter qu’il y a énormément de positions construites sur des dérivées de dérivées de dérivées… ce qui en soit n’est pas malsain…

            Celui qui d’ailleurs vend le CAC40 avec des produits style BX4 utilise des dérivées (cf la notice du produit) et c’est souvent le même qui va vous dire qu’il vend le CAC parce que le marché est pourri par les dérivées !

        1. Dede

          « SG à genoux… restons sérieux svp… je ne suis même pas sûr que cette année là l’exercice ait été déficitaire »

          Desole: la SG a du initier une augmentation de capital de 5 milliards en 3 jours, garantie par JPMorgan et ca n’a ete possible que parce que c’etait avant la faillite de Lehman. En ce qui concerne la perte, Melenchon a suffisament daube sur ses consequences fiscales pour etre convaincu qu’elle est bien passee en compte! Vous pouvez toujours aller regarder les sources si le sujet vous interesse…

          1. sam player

            Ah vous avez donc avalé que l’augmentation de capital de 2008 était rendu nécessaire par la perte de Kerviel ?

            Résultat net consolidé avant impôts IFRS 2007 : 1886 M€
            Résultat net consolidé avant impôts IFRS 2008 : 4008 M€

        2. Jean BON

          Peu de temps apres sa mise en service, l’un des jeux a du etre arrete. ( tapis vert ? ). Non pas que le risque eut ete mal calcule, mais le calcul est lisse sur une periode de temps importante. S’il faut decaisser un gros paquet au bout de qq mois d’activite, il y a faillite du jeu, oui. Les branches beneficiaires ont permis le paiement, toutefois. Idem pour le casino, a la roulette. Le casino a un avantage certain dans le temps, du fait du zero, en particulier. Toutefois, un joueur « chanceux » peut casser la baraque des les premieres minutes d’ouverture. Le casino paie avec ses reserves des tables beneficiaires, et ferme la table perdante, dont la caisse est vide. Votre comparaison des produits derives avec la FDJ a donc des limites. L’une est d’importance: les produits FDJ sont a prix fixes, alors que les produits derives fluctuent. Ce qui s’en rapproche le plus est le « tierce » ou autre « quarte », ou lorsqu’une combinaison gagnante est demontree facile ( placement des favoris, beaucoup de gagnants, etc.. ) le montant encaisse par les joueurs devient ridiculement bas…Pas mal de digressions j’admets, mais pour eviter des confusions, me semble…

          1. sam player

            Oui j’aurais plutôt dû parler du PMU plutôt que de la FDJ qui, elle, a des jeux vraiment exotiques et qui prend (prenait ?) de gros risques.
            On ne peut effectivement plus appeler cela des paris, j’suis d’accord puisque dans les paris les gains ne sont pas fixes mais partagés entre les gagnants donc jeu à somme nulle tout comme les dérivés.

            FDJ, à propos de jeu à somme non nul : par pur hasard j’avais repéré un jeu de la FDJ (le Keno) qui sans faire perdre beaucoup pouvait faire gagner très très gros en jouant sur le nombre astronomique d’événements rares dont l’un forcément se produirait. Je ne devais d’ailleurs pas être le seul à avoir vu le bin’s et joué des milliers de tickets(1) car le jeu a été arrêté pendant un moment puis a redémarré quelque temps plus tard avec une limite globale journalière des gains ce qui ne le rendait plus attractif du tout. On n’a pas dû être assez discret…

            (1) : j’avais même fait un programme en visual basic sur Excel pour imprimer les tickets !

      1. sam player

        Oui, vu comme taphrase est tournée je me suis posé la question après coup de savoir si tu parlais du marché DB ou mondial. Sorry for that.

      2. Royaumont

        Selon wikipedia, le marché des dérivés atteint (en valeur nominal) 630 000 milliards.
        Ce qui signifie que DB représente 12% du marché mondial des dérivés à elle toute seule. C’est largement plus que son poids dans la finance mondiale. (28 milliards de PNB « seulement » pour la DB).

      3. Numero19

        C’est bien le montant et il est connu depuis longtemps.
        Et le reste du monde financier est donc contrepartie pour le même montant.
        Ça va bien se passer…

        1. sam player

          « Et le reste du monde financier est donc contrepartie pour le même montant. »

          Non l’émetteur peut fort bien être sa propre contrepartie en proposant le call et le put, voire le straddle ou le butterfly.

          C’est assez drôle d’ailleurs de voir même ici certains s’offusquer que des traders jouent contre les produits financiers de leur propre banque : les traders de GS et DB ont fait ça et en fait c’est très sain et ça diminue le risque…
          Il vaut mieux que ce soit ça plutôt qu’un concurrent qui le fasse…

          Les commentaires sur les dérivées, ici comme ailleurs, c’est vraiment n’importe quoi.

            1. sam player

              Comme dit ci-avant celui qui conçoit des produits dérivés structurés ne vit QUE sur la marge entre les prix d’achat et de vente.
              Un put ou un call sur indice est toujours bâti avec des produits de cet indice : jetez un oeil à la fiche AMF de n’importe quel produit dérivé.

              Et la contrepartie c’est soit l’indice (le prix du dérivé varie avec l’indice), donc le marché, soit un produit dérivé de sens opposé (comme le PMU : la cote se fait par rapport aux mises).

              Celui qui gagne ou perd avec un produit dérivé ne gagne pas ou ne perd pas contre la banque mais contre le marché.. La banque s’en fout complètement.

              Aucun producteur de dérivés n’est jamais tombé en faillite, ce sont uniquement les utilisateurs de ces produits dérivés qui ont des problèmes..

              Une banque n’achète pas ses propres produits dérivés pour jouer avec ses propres produits même si exceptionnellement un trader de cette même banque peut très bien acheter un dérivé de sa propre banque pour sécuriser une de ses positions, mais vu la taille des positions j’en doute.

              Lors de la crise des subprimes aux USA il n’y avait justement pas de possibilités de vendre les obligations subprime à découvert (les shorter) ni assez d’assurances (CDS) ET un marché pour ces assurances pour sécuriser les portefeuilles et c’est pour cela entre autres que le marché s’est écroulé.

              Si le marché des assurances avait été ouvert alors AIG se serait rendu compte que son assurance à 0.2% (ou même moins) se vendait 5% sur les marchés puis 10, 20… 80 !

              Plus il y a d’intervenants sur un marché, que ceux-ci agissent avec des titres ou des produits dérivés, plus le marché s’approche du vrai prix : ce n’est pas les CDS ou GoldmanSachs qui ont fait plonger la Grèce, c’est la gestion calamiteuse des grecs : il ne faut pas mélanger les causes et les conséquences.

              La seule solution qui restait à ceux qui n’étaient pas idiots à l’époque était de shorter les banques.

              On notera d’ailleurs l’énorme bêtise de l’AMF qui lorsque le marché fait les montagnes russes décide d’interdire de shorter les valeurs financières : ça ne sert strictement à rien puisque il est d’une part possible de faire autrement : shorter l’indice et racheter tout le reste par exemple et d’autre part c’est censé faire croire que le prix marqué est vrai… c’est prendre les gens pour des tartufes.
              Si la SG descend à 10 grâce aux shorts c’est qu’elle vaut 10 : ceux qui ne le croient pas et croient que le marché dévalorise trop n’ont qu’à acheter à 10 puisqu’ils pensent que c’est une bonne affaire !

              Shorter est le système le plus efficace qu’on ait inventé.

              1. albundy17

                Donc, lorsque l’on parle partout des 75.000 milliards de produits dérivés de la DB, il ne s’agit que de ses « produits » sur lesquels elle margera sauf defaut de l’un ou l’autre de ses clients.

                Si la DB calanche ?

                1. sam player

                  « Si la DB calanche ? »

                  Le produit sera repris par quelqu’un d’autre.
                  Mais ne pas oublier qu’un produit dérivé a une durée de vie réduite : c’est ce que l’on appelle une date d’échéance.

                  Sans cette date il n’existerait tout simplement pas. C’est rarement au-dessus d’un an et plus souvent de l’ordre du mois.
                  Il y a plein de raisons pour cela (la date) dont les principales c’est que le calcul de valeur d’un dérivé intègre l’échéance puisque c’est à cette date que s’effectue la livraison même si elle est virtuelle.
                  (la livraison virtuelle recopie le mode de fonctionnement du marché à terme)

                  Un dérivé sans date c’est un contresens : imagine que je parie avec toi qu’un astéroïde va s’écraser sur la terre ou que le chômage va baisser mais sans te donner de date…

                  Sur les indices ou le pétrole par exemple on roule la position d’un mois à l’autre avec un nouveau dérivé qui est un nouveau contrat. Si tu ne roules pas tu encaisses.

                  1. albundy17

                     » ou que le chômage va baisser »

                    y’en a un qui a essayé ^^

                    Maintenant, qu’une entité bancaire reprenne le portefeuille de la DB dans le cas improbable ou celle ci mette la clé sous la porte, d’autant que comme tu le soulignais les échéances sont plutôt courte, me parait doublement improbable.

                    Tu as par contre éludé ma question principale, enfin celle qui me tiens à coeur, lorsque tout le monde s’affole des 75.000 miiard de dérivés de DB, y compris le patron du lieu, en fait on s’en fout, elle n’a pas ces positions, mais juste sa marge sans doute déjà faite sur les clients qui ont acheté le produit ?

                    1. sam player

                      Oui, ça me paraissait assez évident que la valeur faciale sur laquelle porte un dérivé n’a aucune importance et il pourrait y avoir 3P$ que ça ne voudrait rien dire du niveau de risque.

                      C’est un truc d’altermondialiste… h16 compris hi hi

                      Les subprimes c’était à l’arrache moins de 1000 milliards de dollars par an… mais du vrai argent assis sur que dalle et il n’y a aucun dérivé là-dedans.

                      Ce qu’il faut voir aussi avec les dérivés c’est que ceux qui les élaborent sont ceux qui les achètent et les vendent (c’est rarement vendu de gré à gré en dehors du marché) et qu’ils les alimentent en support au fur et à mesure des besoins, c-a-d qu’ils achètent les supports dans les secondes qui précèdent les transactions avec les clients finaux, donc ils n’ont pas de stock.

                    2. sam player

                      « …me parait doublement improbable…. »

                      Bank of America avait repris Merril Lynch, City Group Wachovia, JP Morgan Bear Stearns etc… c’est toujours une bonne affaire de reprendre une banque à la casse…

                      Quand JPM avait racheté au vol Bear Stearns ça s’état fait à $2 l’action mais quand les actionnaires ont gueulé ça a été multiplié par 5 !

              2. Numero19

                J’entends bien, mais s’agissant d’une banque allemande, je manque légèrement de confiance quand à leur culture du risque, cf normes comptable locales. OK, pour db il y a aussi ifrs mais quand on voit un contrôle de la bundesbank (si elle nest pas mandatée par la bce selon les règles de la bce) on est un peu perplexe quand à leur abalyse du risque.

                1. sam player

                  Ne changeons pas de sujet. On parlait des dérivés

                  Pour le reste, que son ratio sur fonds propres soit trop important c’est autre chose mais ça concerne des positions qu’elle a prises sur les marchés : subprime entre autres certainement mais elle a été une des rares banques à avoir un poll de traders qui a parié contre ces obligations et à l’avoir laissé faire et même encouragé, ce qui lui a certainement sauvé quelques milliards et en a coûté autant à AIG

    1. Diogène

      Certes le chiffre donne le vertige. Mais il est sans signification pour au moins deux raisons.
      D’abord, il faut comprendre qu’on additionne des risques en capital (je vous prête 100, vous ne me les rendez pas, je perds 100) avec des risques de marge (je vous vends 100 quelque chose que vous ne me payez pas, mais que je peux revendre 90 à quelqu’un d’autre; je perds 10); additionner les encours nominaux des deux risques n’a pas de sens.
      Ensuite, ce genre de statistiques additionne les valeurs absolues d’ engagements de sens contraires (je vous prête aujourd’hui 100 xyz à deux mois, je vous les emprunte à trois mois (àun taux différent), le lendemain, je vous les reprête à 4 mois, etc, ad libitum), le total algébrique étant nécessairement inférieur. Or, il existe entre les contreparties des accords normalisés dits de ´netting’ ( de compensation), qui, par un mécanisme dérogatoire au droit commun des faillites, autorisent le créancier à compenser sa créance avec les dettes qu’il a envers le débiteur (par hypothèse en défaut). Dans l’exemple ci-dessus, le risque apparent dest de 300, mais seulement de 100 par application des accords de netting (ISDA, etc…). En théorie du moins, ces accords protègent les institutionnels contre les réactions en chaîne face à la défaillance de l’un d’entre eux.
      Bien sûr, dans les circonstances actuelles, tout le monde doit pointer et repointer ses accords ISDA (et autres) avec l’ensemble de ses contreparties.
      Je sais que ça ne rassurera personne, car des tas d’autres dysfonctionnements sont possibles. Je veux juste souligner que ce genre le chiffre, hallucinant en lui-même, n’a rigoureusement aucune signification pratique de mesure d’un risque.

      1. Tout à fait.

        Cependant, ce chiffre permet d’apprécier l’importance de la banque dans le système financier mondial. Un petit chiffre sous-entend une banque qui participe modestement au système, un gros chiffre indique clairement une banque qui est présente à de nombreuses reprises en de nombreux endroits.

        1. Patatrac

          En terme d’exposition au rsique, le levier est un brin plus approprié… le gros chiffre c’est après l’effet levier. Bear Stearns était assez petite, par contre son bilan était leveragé à plus de 50 (de mémoire)

      2. Tarmineldur

        Je ne comprends pas bien comment ce chiffre est produit.
        Si une banque achète une option d’achat (call) qui vaut 10 sur un sous jacent qui vaut 1000, on considère qu’elle a combien en position ?
        Et dans le cas d’un forward ?

        1. Dede

          75000 milliards, c’est du notionnel, donc 1000 dans votre exemple. On espere meme 2000 parce que si ils maitrisent le bouzin, ils sont en Delta One et tout position est couverte par une autre (75000 milliards est la valeur absolue des positions notionelles).
          Le risque est que, si quelque chose derape (genre Kerviel, Adoboli ou un logiciel de merde pour suivre une exposition), le derapage peut faire mal tres tres vite…

        1. sam player

          Le risque de défaut d’une contrepartie c’est une valeur de marché : CVA (Credit Value Adjustment) et les contreparties c’est comme au black jack : il y a des assurances (CDS) et des couvertures et du clearing journalier au minimum.

  9. Tarmineldur

    Les américains savent a priori calibrer leurs amendes en fonction de la capacité à payer de leurs proies, sans les tuer ; in fine l’amende devrait passer sous les 10 Mds, entre 5 et 10 Mds.
    Si les américains estiment que la DB peut payer, c’est que sa situation n’est pas si critique.

          1. sam player

            Il me semble que les français sont ceux qui possèdent le plus d’or par habitant.
            Tarmina1dur disait ci-dessus qu’on ne tue pas son débiteur, c’est idiot, (même dans les séries ils le disent 😀 ) et vous en faites un sophisme en déduisant que DB va bien.

      1. Tarmineldur

        Sympa ta reformulation JuJu.
        Permet moi simplement de penser que si les US lançait une bombe atomique bancaire sur l’Allemagne Merkel protesterai. Par contraposé, j’en déduis que cette amende n’en n’est pas une, qu’elle ne coulera pas la DB.

        1. JuJu

          Cela suppose que Merkel défendrait la DB…

          Sauf que si elle le fait elle se met en mauvaise posture pour l’aide aux Italien.Donc elle ne dit rien.

          La ou je ne comprends pas par contre, c’est pourquoi a t’elle était jusqu’à annoncer qu’elle n’aiderait pas la DB ( elle aurait pu ne rien dire, vous comprenez?).

          C’est vraiment étrange…Comme s’il y avait un mouvement administré, calibré

          On voyait que la concertation des banques centrales était bien présente, mais cela avait un impact de maintient, la dans le cas présent c’est quoi l’intérêt?

        2. Merkel est finie et le sait. Je doute que le sort de l’Allemagne lui importe tant que ça à présent. En outre, Merkel a toujours prouvé, encore et encore, qu’elle pliait toujours.

          1. Tarmineldur

            Nous verrons bien, et je n’aurais pas vendu toutes mes bancaires il y a quelques temps si j’étais vraiment en désacord avec votre analyse.

            Par ailleurs, la faiblesse actuelle des banques, la remise en cause de leur business model par les taux négatifs et l’effondrement de leurs titres me paraissent la meilleure des réfutations aux théoriciens de la toute puissance de la finance.

              1. Juju

                Attention aux souvenir indélébiles…Les allemands ont connue l’hyper-inflation et étaient apparemment « traumatisés ».

                Mais en fait non…Même si l’Euro « sert » surtout à l’Allemagne, cela a juste ajouté plus de floue artistique à leur politique monétaire…

  10. JiJiBé

    Les Banques françaises, italiennes, portugaises, espagnoles ne sont guère en meilleur état.
    L’imbrication entre elles c’est genre je-te-tiens tu-me-tiens par la barbichette le premier qui tombera lancera la charrette.

    Et de fait la DB est plutôt modèle grande barbiche.
    Et à propos des 14 Md de pénalités correspondant en effet à la réserve d’or soi-disant stockée où on sait, certaines mauvaises langues n’hésitent pas à mettre en doute l’existence physique de la vieille relique barbare appartenant à la tribu teutonne.

    Ajoutons à ceci cette échéance aux conséquences difficiles à évaluer :
    _______________________

    30 septembre 2016…

    LE JOUR DE LA MORT DU DOLLAR

    Ou la fin de 70 ans de règne

    Le 30 septembre 2016, une « monnaie mondiale » va faire son apparition…
    Elle risque de provoquer un Krach sans précédent du dollar…
    Une implosion spontanée du marché boursier américain…
    Un raz-de-marée sur les places boursières européennes…
    Une catastrophe potentielle pour votre portefeuille…
    Pendant ce temps, l’or pourrait s’envoler à plus de 10 000 $…
    ________________________

    Ceci n’engage que Simone Wapler et Jim Rickards des publications Agora qui ne sont pas franchement des plaisantins inconséquents dans leur domaine de compétences.

    Octobre s’annonce guilleret à tous égards !

    « Encore un petit effort et tout finira mal » (Catulle poète romain 84 – 54 av J-C)

    1. sam player

      Les catastrophes financières ne sont jamais annoncées à l’avance dans le journal : c’est « Mieux investir » je crois qui annonçait quelques jours avant la faillite de Lehman : achetez, c’est le moment ou jamais !

      Agora… MDR au loup, au loup…

      1. Patatrac

        Oui! Wapler et autres cassandres (il y en a un paquet, Gave, Chevalier, Sanat, et tralala) jouent une partition simple: tout va pêter, il suffit de le répéter pendant 10 ans et à un moment ils auront raison.

        1. sam player

          Oui. Chevallier il fait au moins des analyses qui tiennent debout. Au début je pensais qu’il était uniquement pro-américain, mais en fait il n’y a pas que ça qui le guide et il sait faire les comptes ! Ca doit pas rigoler à la maison !
          Sannat oui c’est un pignouf. Gave il y a trop à boire et à manger.

    2. Royaumont

      Le 30 sptembre, c’est le jour où le yuan rentre dans le panier OTS, non ? Ca m’étonnerait que la Chine « tue » le dollar en 1 jour : ils ont 3500 milliard de réserve de change dans cette monnaie. Ca m’étonnerait qu’ils se tirent une rafale dans le genou.

    1. JiJiBé

      Tout nu et tout bronzé
      On prend le temps de rêver

      Tout nu, tout nu
      On voit draguer Roméo
      En pédalo
      Bronzé, bronzé
      Toutes les filles sont des Vénus en maillot
      Tout nu, tout nu
      On ne pense plus
      Qu’aux safaris
      Fesses parties
      Bronzé, bronzé
      On va traquer le bigorneau
      Quel boulot.

      Amis de la poésie bon après-midi.

      Cette affaire c’est pas d’la faute à Voltaire ni à Rousseau mais d’la faute à Dolto. Pour ce qui est du Roméo en pédalo je vous laisse spéculer quant à l’identité de celui qui au lieu de gouverner passe son temps à traquer le bigorneau.

  11. Stef

    Est-ce que Merkel a shorté la DB avant de faire son annonce ? A qui profite le crime ? Quand on voit le niveau de corruption de nos ex-commissaires européens (Baroso, Neelie Kroes, etc) et autres dirigeants nationaux, on ne sera pas étonné si un jour on apprend qu’elle a de la famille aux commandes d’un hedge fund (comme Sarko et son frère Olivier…).

  12. rhub

    Tout cela colle très bien avec le contenu de l’Art. 21bis de la loi Sapin 2 qui vise a remettre les clés du systèmes à « l’Autorité de contrôle prudentiel » et à lui autoriser ce qui suit :

    (…) afin de préserver la stabilité du système financier ou de prévenir des risques représentant une menace grave pour la situation financière de l’ensemble ou d’un sous-ensemble significatif de ces personnes, prendre les mesures conservatoires suivantes :

    « a) Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements ;
    « b) Suspendre ou restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;
    « c) Suspendre, retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat ;
    « d) Limiter temporairement la distribution d’un dividende aux actionnaires, d’une rémunération des certificats mutualistes ou paritaires ou d’une rémunération des parts sociales aux sociétaires.

  13. Nathalie MP

    Ce que j’ai du mal à comprendre, et je parle sur la base d’un exemple concret, c’est pourquoi des « gens » (dans mon cas une grosse PME) s’enquiqinent à placer leur argent disponible dans des CDS ou pire des CLN ou autres dérivés hyper-compliqués et hyper risqués pour des rendements ridicules. Dans mon exemple, 1,5 % (*) si tout va bien et tout indique que c’est éventuellement parti pour aller mal (perte du capital si « événement de crédit »), vu que c’est du CDS sur de la dette Deutsche Bank. Pourquoi aller vers le secteur bancaire dont on sait depuis un moment que le business model tangue, pourquoi prendre du dérivé de dette non diversifiée, pourquoi un banquier français a vendu ça à une PME il y a à peine 6 mois, alors que le cours de DB dégringole depuis 2010 minimum, alors que son rating est dans les B, etc…
    (*) Gros rendement dans le spectre actuel, mais en terme d’accroissement du patrimoine de cette boite, peanuts.

    1. sam player

      « … s’enquiquinent à placer leur argent disponible… »

      Contrairement à ce que les gens croient, avoir un compte bancaire excédentaire avec beaucoup de liquidités c’est une plaie pour une banque car tous les jours à 18h elle clôture ses comptes et n’a le choix qu’entre 2 solutions pour les liquidités excédentaires qu’elle ne peut conserver (en scripturale) car on ne peut avoir de créances sur soi-même :

      – les prêter à d’autres banques moyennant intérêt : cela suppose que le marché interbancaire fonctionne c-a-d que les banques se fassent confiance entre elles. Fail !

      – les déposer sur leur compte de facilité de dépôt à la BCE : mais le taux est négatif hi hi hi. Cette décision a été prise par la BCE pour forcer les banques à se prêter de l’argent… mais comme d’hab on s’attaque aux conséquences au lieu des causes.

      C’est pour cela que les banques forcent leurs clients entreprises et particuliers à placer leur argent dans des actifs et c’est même souvent écrit dans les conventions de compte : ainsi pour ma boîte l’encours moyen journalier ne peut pas dépasser 5M€ et c’est pour cela que les chefs de projet managent les paiements clients au jour prés (on marque les clients à la culotte). Et je me suis fait appeler Ramona lorsque qu’un client m’a réglé $3M avec 2-3 semaines d’avance lors d’une fin d’année : j’avais dû trop mettre la pression au client… because mon bonus !

    2. Patatrac

      @Nathalie MP, 22h10

      « des CDS ou pire des CLN ou autres dérivés hyper-compliqués»

      Votre exemple est assez mal choisi car CDS ou CLN sont des produits linéaires (delta =1) les plus simples qui soient dans le domaine du crédit. Un CLN étant une version habillée d’un CDS qui permet à un acteur de couvrir un risque de crédit sur un émetteur spécifique. En exagérant, acheter un CLN (le CDS étant imbriqué dans le CLN) sur DB revient à avoir une position vendeuse en obligation DB. Des choses type « first-to-default baskets» sont un brin plus sportifs et dans le cas d’une PME assez inutiles.

  14. Onaneur de Moosh

    Encore un très bon papier du Conducator.

    DB c’est un peu le Goldman Sachs Allemand, avec le même genre de turpitudes, et le même genre de dirigeants qui se retrouvent à des postes clé au sein des institutions Allemandes ou de l’UE.

    Donc je vois mal DB être totalement lâchée. Ils vont revendre quelques bas-morceaux genre Postbank, et se faire renflouer discrètement au milieu du tintamarre qui approche au sujet des banques Italiennes.

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