[Redite] Une impossible réforme des retraites

Billet paru initialement le 20.12.2012

Hollande renonce donc. Peut-être certains trouveront un peu tôt pour se lancer dans un bilan, et – qui sait – en six mois, il peut encore se passer suffisamment de choses pour remettre en question la note finale qu’on pourrait accorder à ce quinquennat. Nonobstant, en début d’icelui, je notais les velléités du nouvel arrivé à l’Élysée de « réformer » les retraites. Quatre ans plus tard, les retraites n’ont guère été réformées. Reste-t-il vraiment une incertitude sur une fin désagréable à ce sujet ? À vous de juger.


Si vous pensiez que le régime des retraites allait tenir encore quelques années de plus, bernique. Malgré l’évident danger qu’il peut y avoir à tripoter ce sujet explosif, le gouvernement s’apprête à le remettre sur la table dans les prochains jours. Quand on sait qu’il a tout à y perdre, on comprend qu’Ayrault et Moscovici sont ici acculés à cette éventualité, et n’ont certainement pas choisi ni le moment, ni les modalités. À l’évidence et même si personne ne veut le dire comme ça, la situation est catastrophique.

On croirait presque à de la surprise dans les petits papiers qui se succèdent dans la presse, sur un mode mélangeant la gravité et l’euphémisme à la grosse louche : malgré la fameuse fumeuse réforme de Sarkozy en 2010, zut et flûte, les régimes de retraite vont rester déficitaires. Pourtant, cela fait des années que différents économistes, blogueurs ou analystes un peu sérieux de la vie française se font l’écho d’une préoccupation grandissante sur ce sujet, et il y a quelques mois déjà, des articles relayaient les difficultés grandissantes et les cris d’alerte poussés par les caisses de retraite sentant leur fin proche. Par exemple, en octobre, Contrepoints rappelait que cette répartition était vouée à disparaître, l’AGIRC et l’ARRCO puisant actuellement dans leurs réserves afin d’assurer le paiement des pensions. Et d’après leurs calculs, elles seront épuisées en 2017 pour l’AGIRC et 2020 pour l’ARRCO (et ça, si la situation reste stable, ce qui propulserait la France tout entière à Disneyland).

Un excellent billet d’Acrithène expliquait début décembre pourquoi les régimes de répartitions étaient systématiquement en déséquilibre, et montrait de façon éclatante pourquoi la seule issue à ce problème traîné comme une mauvaise gangrène par le pays depuis des décennies résidait dans une solution amère : réduire les pensions et augmenter l’âge de départ.

retirement demotivator

On comprend qu’électoralement, ce n’est pas vendeur du tout. Et on comprend donc que l’actuel gouvernement se retrouve dans ses petits souliers quand il s’agit de faire perdurer ce système vermoulu : eh oui, les réformes Sarkozy, en 2010, étaient franchement insuffisantes, mais les actuels dirigeants n’avaient pourtant pas trouvé de mots assez durs pour condamner les affreuses mesures de la droâte socialoïde. Débinant les micro-retouches de l’UMP dans les retraites, ils doivent maintenant s’attaquer au gros-œuvre, sachant que politiquement parlant, les syndicats, les retraités, les salariés, les fonctionnaires et les professions à régimes favorisés sont déjà aux aguets.

Or, pour équilibrer le système de retraite, comme je le notais ci-dessus, il n’y a pas trente six façons de procéder : soit il faudra travailler plus longtemps, soit il faudra relever les cotisation, soit il faudra diminuer les pensions versées. Et bien évidemment, un mix de tout cela est envisageable, avec des proportions alchimiques dont on sait déjà qu’elles ne pourront, quoi qu’il arrive, ménager ni la chèvre, ni le chou, ni le sourire de la crémière qui va se prendre une bonne avoinée. Eh oui : toucher l’âge de départ ou diminuer les pensions, c’est en parfaite contradiction avec les discours des socialistes lorsqu’ils étaient dans l’opposition, et comme à l’accoutumée, en totale opposition avec leurs promesses de campagnes (mais là, on a l’habitude). Quant à relever les cotisations, on se délecte déjà des grimaces que Moscovici va devoir nous faire pour essayer d’expliquer pourquoi on doit enfoncer un poignard de plus dans la compétitivité du travail français. Montebourg en frétille déjà.

moscolouchi

Mais ceci ne suffira pas. Bien sûr, On peut tripoter un peu ces paramètres histoire de faire tenir l’usine à gaz quelques années de plus : par exemple et au hasard, on peut aligner tout le monde, fonctionnaires, élus divers et variés et autres privilégiés du rail ou de l’électricité, sur un seul système, celui du régime général, qu’on aura soin de rendre aussi simple et lisible que possible structurellement. On peut aussi tenter, comme le suggère Nicolas Doze dans la chronique qu’il a consacrée au sujet, de bricoler une retraite à points permettant au salarié de partir lorsqu’il jugera avoir acquis suffisamment de points, ces derniers étant convertis en monnaie au moment du départ et en fonction des conditions macro-économiques du moment.

Mais même avec ces ajustements (nécessaires au moins pour des raisons morales de justice et de réelle égalité entre les citoyens), le sort du système de retraites par répartition à la Française est déjà scellé : il s’effondrera (avec plus ou moins de fracas en fonction du nombre de personnes assujetties), et ce parce qu’il est basé sur un mensonge : celui qu’un système collectiviste de gestion des choix individuels peut fonctionner, et ce, malgré le fait pourtant évident qu’il n’existe aucun exemple dans l’Histoire d’un tel système fructueux.

Notez bien sûr qu’ici, on n’a même pas envisagé une ouverture à la concurrence du système de retraite ou d’un retour partiel ou total à la capitalisation (comme ce qui fut fait au Chili par l’abominable droitefachisse et pourtant jamais remis en cause par la gentillegauchesolidaire, comme vous pourrez le lire dans les deux articles ici et de Contrepoints). Ce serait bien trop horrible : des orphelins seraient jetés en pâture à Baal, des veuves seraient violées, les armées de Satan débarqueraient et en moins de 24h, ce serait la fin du monde (et ça nous amènerait pile poil vendredi 21, ce qui est très commode, finalement).

À l’évidence, les discussions qui s’engagent timidement de la part de ce gouvernement gêné aux entournures et se développeront en janvier sous les impulsions mollassonne du Conseil d’Orientation des Retraites se traduiront essentiellement par des calculs d’apothicaires, des négociations de marchands de tapis sur des modifications de petits paramètres rigolos, ici, là et là. Mais jamais, ô grand jamais, il ne sera question des pistes les plus sérieuses de refonte (alignement des régimes, ouverture à la concurrence, capitalisation).

S’il y a bien un mot dont nos socialistes ne sont pas avares, c’est celui de réforme. Quand ce n’est pas du calendrier scolaire, du contenu des enseignements, du code du travail ou de la Sécurité sociale, c’est de la société de consommation, du mariage ou du code du logement qu’ils vont s’occuper à grands coups joyeux de truelle législative. Ça n’arrête pas, et quand ce n’est pas « réforme », c’est « changement » pour faire plus actuel, plus « maintenant ». Devant cette accumulation de réformes toutes régulièrement menées tambour battant, qui ont toutes, ensuite, été elles-mêmes suivies par d’autres réformes, personne ne semble s’arrêter pour noter que ça ne marche pas, que les gens qui les mènent n’en ont finalement jamais réussi l’ombre d’une, et que chaque équipe revient sur le travail de la précédente sans jamais améliorer significativement le résultat (puisque toutes décident qu’une réforme est indispensable).

La réalité, c’est qu’il n’y a qu’empilements de petits bricolages. Réforme ? Des nèfles ! Utiliser des politiciens pour faire une réforme, c’est un peu comme ajouter une flûte de pan dans n’importe quelle orchestration : on a immédiatement l’impression d’écouter une mauvaise reprise dans un couloir de métro, on sait dès les premières notes que ce sera mauvais et on ne souhaite qu’une chose, s’en éloigner au plus vite.

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Commentaires93

  1. Aristarkke

    Quelques petits bricolages plus tard, opérés avec une boite à outils succincte, le problème reste entier et toujours aussi ardu à résoudre…
    Est annoncée pour 2018, une énième grande réforme de pérennisation probablement vouée comme les précédentes à se transformer, au mieux, en une poignée d’ajustements à la marge.
    Comme les tares profondes du système par répartition immédiate demeurent intactes et virulentes dans tout l’ échafaudage actuel, le problème restera insoluble…

    1. Pat

      Faut pas être négatif comme ça : Une bonne « refondation », comme celle de l’école, et le système est sauvé. Et puis, dans le privé, si on peut continuer jusqu’à 67 ans, pourquoi pas jusqu’à 70 ou 80. Nous sommes au service des fonctionnaires, ne l’oublions pas. Et ils méritent tous leurs privilèges.
      C’est ça, l’égalité à la française.

      1. Aristarkke

        On commence en douceur en décalant la mise en oeuvre des retraites complémentaires par rapport à la retraite principale.
        Bref, on modifie le contrat social dont on nous rebat les oreilles à la moindre occasion, ad nutum
        Comme vous dites, l’ égalité dans les différences, yakeussadevré…

        1. Pheldge

          Ahhh, ça y est, ça commence, Macron, tu sais le « libéral » , et bin il a qualifié Fillon d’ultra-libéral ! J’attends avec impatience l’avis de Mélenchon 🙂

  2. Dr Slump

    Et donc, le prochain présidouille de la ripoublique décidera que la re-traite sera repoussée à l’âge de 65 ans, parce que vous comprenez bien, on n’a pas l’choix M’sieur Lustucru. Faut bien faire un effort hein!

    Ce en quoi nous pouvons dire que la re-traite correspond bien à sa phonétique: alors que l’on se fait déjà traire par l’état comme des vaches à lait pendant sa vie de travail, on subit une deuxième traite qui ne vous laisse que des miettes de capital pour vos vieux jours. La re-traite. Payez, et payez encore. C’est pour votre bien qu’on vous prend vos biens après tout!

    1. kekoresin

      Oui le français aime se faire traire. Il vote et revote et re-re-vote pour des paysans équipés de trayeuses puissantes à fort potentiel de succion de pognon. Et le troupeau en redemande, des soins qu’il croit « gratuits », des retraites qu’il considère comme une récompense et des hôtels de régions qu’il imagine être là pour les aider.

      Les moutons bêlent bien sur quand vient la tonte, ils ont une vague impression que la laine qu’on leur arrache avec un peu de chair leur est redistribuée à 10%, mais ils continuent à entrer dans la bergerie en une longue file, fiers d’être « solidaires ». Les français n’ont que ce qu’ils méritent, un long purgatoire de quinquennats qui se suivent en ballottant de droite et de gauche direction la falaise.

    2. theo31

      « on n’a pas l’choix M’sieur Lustucru »

      Logique électorale : ce sont les rentiers fonctionnaires/retraités qui sont le plus gros lobby électoral, qui votent le plus car solidaires grâce à leurs privilèges. Pour les autres c’est la poire à lavement/sandwich au caca.

      Fion a déjà annoncé qu’il ne toucherait pas à la SS. Et pour cause, elle est le fondement du pouvoir politique en France.

      1. sam player

        Néanmoins son approche (à Fillon) de la SS est assez intéressante en voulant dissocier les affections graves (SS publique) des affections bénignes (auto-assurance ou mutuelles privées).
        Il faudra juste voir comment cela va se traduire dans les cotisations obligatoires. Et ça peut être une étape vers la libéralisation totale.

        Mais s’il avait dit que la SS c’est fini en 2017, il aurait signé son suicide, la SS c’est trop chargé affectivement par plus de 80% des citoyens qui n’ont jamais connu autre chose.

        1. MCA

          @sam player – 4 décembre 2016, 16 h 25 min

          Connaissant les oiseaux, on peut déjà écrire l’avenir :

          Maintient voire augmentation des cotisations SS (et peut-être même s’ils la joue fine, légère baisse des prélèvements pour masquer la suite), mise à charge des assurances privées devenues obligatoires des affections bénignes (sous réserve qu’une commission de « sages autoproclamés » les définissent… ça laisse de l’amplitude…) et explosion des cotisations de ces assurances privées au prétexte de l’augmentation des charges.

          Un phénomène exactement similaire existe avec les impôts niveau état-régions-départements-communes et les hybrides style intercommunalités etc.

          D’ailleurs à cette occasion rien n’empêcherait une structure supplémentaire et mixte (appelons la « partenariat SS-Privé » avec son propre financement prenant en charge aussi certaines choses à définir histoire de jouer encore un peu plus au jeu de la patate chaude.

          Conséquence prévisible à moyen terme :

          Les revenus des français étant bloqués de façon durable et évoluant pour ceux que ça concerne encore plutôt à la baisse, une baisse prévisible de consommation est à envisager suite à une ponction supplémentaire et donc un processus récessif de plus en marche.

          En bref nous avons un système de sécu taillé pour les années de vaches grasses, alors que nous sommes installés dans un cycle durable de vaches maigres et les politiques n’osent pas toucher au système car ils savent très bien que les français sont très attachés à la prise en charge de la santé, et je les comprends parfaitement.
          Encore faut il avoir les moyens de se l’offrir, mais ça personne ne veut le dire hormis le chinois qui en parlait devant un parterre du MEDEF.

          Tiens, puisque que les intervenants se font rares ce dimanche, j’en profite pour un petit HS destination SAM :

          J’aimerais avoir ta vision sur le sujet suivant :

          D’après toi, la France doit elle quitter l’Europe telle que cette entité existe actuellement et retrouver son autonomie financière, le peut elle et qu’a t’elle a y perdre et à y gagner?

          1. kekoresin

            On dit en Bretagne « on ne peut sauver quelqu’un qui veut se noyer! ». Les français sont biberonnés à la connerie. Ils tiennent fermement à un système qui les appauvri et leur offre un service déplorable au prix d’un 5*. Alors oui, Fion ou qui que ce soit d’autre pourra les enculer jusqu’à la garde tout en jouant de la flûte de Pan (oui Hash, c’est mauvais mais ça distrait). Augmenter les cotises, moins rembourser, obliger à des sur-sur-sur mutuelles à la con, et continuer à payer une armée de bons à rien mauvais à tout pour faire tourner la grosse Bertha.

            Je répond pour Sam sur la sortie de l’Europe. Peu importe, l’issue est fatale à moyen terme. La sortie peut s’apparenter à un renoncement de l’acharnement thérapeutique, et plus vite le fond de la casserole sera atteint, mieux se sera!

            1. MCA

              Merci Keko pour ta réponse,

              Je souhaiterais malgré tout avoir la version de SAM (s’il le souhaite bien sûr).

              Comme le patron nous a laissé les clefs pour le week-end, et avec (je l’espère) sa permission, je vous invite tous à regarder la vidéo de Boris Le Lay (première vidéo incluse dans l’article ) concernant la future élection présidentielle : qui sont réellement les compétiteurs et ce qui nous attend si Fillon est élu.

              http://www.algarathselect.com/uncategorized/election-pestilentielle-2017-coup-de-grace-de-loligarchie-achever-france/

            2. Aristarkke

              Keko, selon un article du Figaro, les Grançais sont très attachés à la SS (ce n’est pas nouveau) et les 4/5 mes des sondés l’ estiment comme supérieur à bien d’ autres systèmes d’assurance maladie…
              Outre que cela montre les effets à long terme de la propagande, cela illustre aussi la totale absence de comparaison coût / prestations et surtout coût intrinsèque.
              En bonne logique, si ce système était parmi les plus efficients du monde, il ne redouterait pas la concurrence et n’aurait nul besoin des « régimes spéciaux » encore plus bons que lui…
              Enfin, cela c’est pour ceux qui veulent de la logique…

              1. kekoresin

                Ouioui, c’est bien ce que je dis. Un système tellement bon que personne ne le copie. J’accable un peu le français mais il faut bien dire qu’il le mérite. On lui a vendu l’Europe avec la monnaie unique et plus de douanier pour qu’il puisse aller crâner chez les espingouins plus pauvres que lui sans passer par le bureau de change. On lui a vendu la sécu et la retraite par répartition avec le même genre de raccourcis honteux. Quand un politicien arrive avec un bouquet de fleurs garni d’un nœud rose, c’est qu’il a fermement l’intention de t’enculer. Au début, ça coince un peu, il faut lubrifier avec quelques concessions, et puis après, les sphincters s’adaptent! En bref, l’anus français est plus malléable que sa cervelle…

          2. theo31

            Le problème n’est pas l’Europe mais le communisme. l’Europe est un rempart, pour encore peu de temps, contre l’érection de camps de concentration.

            Quant à l’Europe pourquoi en sortir puisque une partie de ses directives ne sont mêmes pas appliquées.

          3. BDC

            Sam avait déjà donné son avis me semble-t-il. Il était pour le Brexit car les motivations étaient libérales, mais pas pour le Frexit car on sortirait pour relancer les dépenses publiques, ce serait à nouveau open bar à toutes nos dérives soces congénitales.
            BDC, assistante

            1. Dr Slump

              A l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, l’état français dépenserait le pognon tout pareil. L’état français est à la dépense publique ce que Kévin est à l’éjaculation précoce: il peut pas se retenir. A peine le nouveau gouvernement prend-il la barre que… oh! ah! ouh! et pffuiiit ! Il en gicle plein partout. C’est vraiment dégoutant quand je me relis.

              Purée, faut que je prenne des vacances, je subis de mauvaises influences ici. Moi qui est d’habitude si intelligent, sensé, spirituel…

              1. kekoresin

                @Slump – Ha Ha! je vois les mauvaises influences émanées d’un gâteau avec des petits raisins au rhum 🙂 En tout cas, c’est bien résumé sauf que le pognon c’est comme le foutre, ça finit toujours par manquer si l’on veut arroser tout le monde!

                Au fait, quand on invoque son intelligence, il faut bien s’y prendre et dire « moi qui suis » et pas « moi qui est » ou alors « moi qui ai de l’intelligence » ou encore « moi qui hait l’intelligence » (la dernière est pour moi). De toute façon, personne n’est capable d’en donner une définition correcte…

            2. MCA

              LOL,

              Merci BDC, et félicitations, vous remplissez votre rôle à merveille.

              Le père SAM doit savourer la situation, assis dans son canapé à siroter un vieux whisky de 20 ans d’âge en voyant cette armée de volontaires se bousculer pour répondre à sa place.

              1. Bonsaï

                Je sens comme une pointe d’ironie dans votre propos…
                En effet l’analyse de la situation demande un certain doigté, que vous pratiquez ici à l’instar d’un diplomate au long cours.

                1. MCA

                  @Bonsaï – 4 décembre 2016, 20 h 51 min

                  Ca s’explique simplement petit arbre : le virus est contagieux,

                  Cette soirée est teintée par la bonne humeur et le bon humour si je prends pour exemple la somptueuse et hilarante prestation du Sieur Keko, et je me suis dit qu’il aurait été dommage que votre serviteur n’y apporte pas sa modeste contribution.

                  Cela dit, merci pour les artistes, car quand les compliments remplacent les jets de tomates et œufs avariés c’est que la voie est bonne.

      1. Aristarkke

        C’est très vraisemblable puisque, par la bande, il est entrepris « d’ inciter », plus crûment d’ obliger de plus en plus à repousser l’ âge effectif de départ en retraite. Un signal « faible » consiste à découpler la mise en vigueur de la retraite principale par rapport à la retraite complémentaire. En 2018, d’ autres réjouissances nous seront annoncées. Or le régime en place est intenable sauf à recourir à des mesures vigoureuses inéluctables. Les différer en les atermoyant va encore une fois permettre aux privilégiés de s’en tirer à d’autant meilleur compte qu’ils auront aussi nettement moins cotisé pour un meilleur profit.
        Il serait nettement préférable que le paquet soit délivré d’ un coup net et sans bavures. Bien sûr, cela criera, tempêtera, etc…
        Le Titanic a sûrement connu pareilles attitudes, ce qui ne l’ a pas empêché de couler…

  3. kekoresin

    Et jamais au grand jamais un élu n’osera rendre sa liberté au peuple qui de toute façon n’en veut pas. 70 ans de conditionnement ne s’effacent pas comme ça. 70 ans d’anniversaires de la prise du pouvoir par les communistes. La SS en 45 qui a mis à plat des systèmes corporatistes privés qui fonctionnaient très bien pour les transformer en gros tas de merde étatique dans lequel on a promis aux moutons qu’il y seraient au chaud. 70 ans de mensonges, c’est peut-être suffisant après tout, les malfaiteurs étant décédés ou en train de se chier dessus devant une infirmière sexy. Oui mais, il faudrait alors avouer que De Gaulle était un salopard et ça c’est gênant parce que tous nos clowns d’hémicycles, d’un bout à l’autre de la connerie partisane, encensent le grand Charles.

    Alors quoi? Ben quand un système ne peut évoluer, il reste le clash. Ce séisme est pour bientôt, quand le robinet à pognon se tarira et que le berger annoncera avec des yeux humides que voilà, c’est finit, la fin de la récré a sonné. Plus de salaires pour les ponctionnaires, plus de retraite. Alors on va bloquer l’épargne pour mettre tout ça sous perf jusqu’à ce qu’on trouve une soluce qui ne viendra pas. Et comme dans un jeu de domino sordide, le reste va être entraîné par la gueuse infernale. Mais rassurez vous, les parlementaires, les ministres, les sénilateurs ont pris les devants depuis belle lurette, leurs retraites se font par capitalisation. Eux savent pertinemment que le système actuel sent le fond de cuve, alors faites se que je dis pas ce que je fais. Le système doit perdurer pour pouvoir se servir jusqu’à ce que la cloche sonne. La paix sociale doit tenir le plus longtemps possible et laisser le temps aux malfaiteurs de récolter la petite monnaie qui traîne encore au fond du coffre.

    Pour ma part, je ne cotise plus à ces conneries. Je m’aménage une retraite loin des avidités de l’état français, voleur, menteur, enculeur de haut vol. Je ne suis plus à la sécu non plus, même si une armée de connards fonctionnarisés essaye de me remettre dans le troupeau. Je vais certainement bien me marrer quand le miroir aux alouettes va voler en éclats. Un paquet de bon moralisateurs qui me jugent « pas solidaire » des pauvres, que le système actuel adore tellement qu’il en créé toujours plus. Quand les crétins vont s’apercevoir qu’on leur a fait un trou du cul de 50 cm de diamètre, tout le monde en chiera sans le vouloir. La vraie répartition sera alors en place, ce sera la merde partout, un monde idéal socialiste avec des citoyens enfin égaux, de la même couleur marron avec la même odeur pour tous!

    1. cyprus.ill

      Excellent !
      Fion a dit (en s’adressant aux soces) : « vous craignez la liberté car elle vient bousculer votre obsession de l’égalité ». Ça réchauffe d’entendre ça. Oui les soces préféreront toujours l’égalité dans la médiocrité plutôt que la liberté qui engendre des différences. Comme vous le dites, ça finira avec la merde partout.
      C’est pourtant bien ce mot « liberté » qui est écrit en 1er sur notre devise nationale !

      1. kekoresin

        Ouaip, ils feraient mieux de faire comme les égyptiens et de foutre des grands coups de burin dans les frontons des petites baronnies, au moins ça serait clair pour tout le monde.

        Les bêlants se vautrent devant la lucarne à connerie, le regard fixe et la bave au menton en se disant que non, c’est pas vrai, on est libre, en démocratie, regardez par exemple Stéphane Guillon, il est critique avec les politiques hein? Ben non, il est juste à chier et il est de bon aloi de laisser un ou deux bouffons amuser le peuple et leur permettre de faire carnaval une fois l’an, bien protégé des terroristes par des barrières galvanisées. Et puis si un citoyen veut se rencarder ou se perdre au gré du net vers un site exotique de pieds nickelés arabisants, hop, on vient le cueillir et le mettre à l’isolement pour son bien. Même chose avec Dieudonné et autres persona non-gratta des gardiens de la liberté d’expression. Aujourd’hui, on peut être fiché « S » sans le savoir, pour avoir surfé au mauvais endroit ou connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui lève son cul au couchant. Par exemple, au stand de tir que je fréquente, un relevé d’identité est systématique pour les visiteurs avec un contrôle périodique de la Gestapo. Résultat, plusieurs fichiers « S » qui s’ignorent décelés. Oui, il s’agit bien de méthodes démocratiques, je suis curieux de connaître la prochaine étape. En tout cas, la voie est royale avec une majorité de débiles profonds qui se disent qu’ils n’ont rien à se reprocher donc RAS. Le jour où il se retrouveront en tôle avec 5 copains de cellules bien membrés, on en reparlera…

      2. MCA

        Ah!

        Les devises sur les frontons et le crédit qu’il convient d’y accorder, excellent sujet de réflexion.

        Dites vous bien qu’on inscrit sur les frontons ce que l’évidence ne fait pas apparaître spontanément, à savoir qu’il ne s’agit que d’une affirmation et pas forcément une réalité.

        Le meilleur (et le pire) exemple que je pourrais citer et qui illustre très bien mon propos est la devise inscrite sur le fronton à l’entrée du camp de concentration d’Auschwitz : « Le travail rend libre »

        Pensez vous que c’était réellement le cas? et quel était le but poursuivi?

          1. MCA

            Oui, ce fut tragique mais illustre bien l’effet d’affichage par rapport à la triste réalité.

            Sur un autre sujet plus léger et plus récent, il y avait eu aussi une campagne où les camionneurs affichaient le slogan « les routiers sont sympa » sur leurs camions qui leur servaient de fronton.

            Pourquoi donc afficher un tel slogan si c’est aussi évident que ça?

            Ils se sont bien gardés d’afficher « les routiers sont utiles » car ça, effectivement personne n’en doutait.

            Par contre pour le côté « sympa » il suffit à chacun de prendre l’autoroute pour constater tous les jours les ravages de leur sympathie.

              1. MCA

                Allons Ari, il suffit de prendre l’autoroute, d’ouvrir les yeux et de serrer les fesses :

                Ligne continue de camions roulant à 130km/h à 5 m de distance les uns des autres empêchant de se rabattre,

                Dérive sur la route suite à somnolence, lecture de journal, visionnage de films, conversation téléphonique et j’en passe… je me demande même s’ils ne prennent pas le petit déjeuner en regardant leur télé?

                Déboitage spontané devant le nez alors qu’on s’apprête à les doubler et clignotant en option ou mis au dernier moment,

                Une heure pour doubler celui qui était devant lui, tout ça pour gagner une place dans une file qui fait plusieurs kilomètres.

                Faut-il en rajouter?

                1. MCA

                  Ah! oui, j’oubliais..

                  Le comble du comble de grossièreté de leurs appels de phares quand on leur affiche un amical bras d’honneur par la portière!

                2. sam player

                  MCA les routiers ont des problèmes de routiers, les automobilistes des problèmes d’automobilistes.

                  Avec une différence de 2kph soit 50 cm par seconde il leur faut 2mn pour effectuer un dépassement mais à la fin de la journée ça fait une demi heure de gagné voire plus s’ils se trouvent bloqués en montée par un tracassin chargé qui roule à 60 et sans possibilité de le dépasser : moi aussi je double un véhicule qui roule à 85… mais je n’ai pas de limiteur au moment de doubler.

                  Si les routiers mettent leur clignotant tardivement c’est parce que les automobilistes accélèrent et les doublent s’ils le mettent trop en avance : leurs créneaux de dépassement sont plus rares que ceux des voitures.

                  1. MCA

                    « MCA les routiers ont des problèmes de routiers, les automobilistes des problèmes d’automobilistes. »

                    Certes, mais pour le moment la route est commune et ils ne se gênent pas pour nous montrer qu’ils ont l’avantage du poids.

    2. Tatanka

      Forcément avec un tel discours on aura du mal à te faire passer au vingt heure ….. Pourtant sa serai jouissif d’entendre un peu plus des commentaires de cet acabit
      Merci keko et à tous les illustres commentateurs de se blog

      1. kekoresin

        Merci à toi Bison Sauvage. Ça serait rafraîchissant en effet d’avoir ça au 20h00, imagines Pulejusdass commencer son journal avec un truc pareil, 25 millions d’apoplexies fatales. Plus de chômage, plus de problèmes de sécu et de la place pour les migrateurs. Youhou, je suis devenu un médicament universel, avec 50% d’effet secondaire létal mais faut ce qu’il faut!

              1. HussardBleu

                Ceci dit, l’Alphonse, pour le graveleux limite scato, y craignait personne… si vous ne connaissez pas, il est impératif de lire « L’Hopital, une hostobiographie » et « la Cerise »… Si on étudie encore dans 200 ans, on se posera gravement la question de savoir pourquoi les gens de triste notre époque admiraient autant Mauriac, Sartre, Camus, Modiano, Le Clezio, Robbe-Grillet et autres peigne-culs littéraires, alors que Boudard était cantonné aux mal-pensants dans mon genre…

  4. Pheldge

    Bonsoir à tous, petit HS : le premier épisode de fortes pluies de la saison a été assez violemment remarquable ! pour les ceusses que ils ne connaîtraient pas encore :

      1. Pheldge

        Pour commencer, on dit « letchis » chez nous, il n’y a pas eu de vent, mais c’est un bon prétexte pour faire monter les prix ! dans le même genre pommes de terre ( locale+import) , citrouilles, carottes vont fort logiquement augmenter …
        Le marché local n’est pas structuré, et il n’y a pas de criée ni de gros ! c’est selon l’humeur : « ah tiens, je veux changer de bagnole » ==> 8 € le kg de tomates après une petite pluie !

        1. Aristarkke

          A ce prix là, la solution est de se priver temporairement de tomates, le temps que le marchand se calme de par l’ importance des invendus…
          Mais s’il trouve des gogos, pourquoi s’arrêterait-il ???

          1. Pheldge

            Il y a pour les marchandises, une soumission aux conditions du vendeur, héritage de ‘isolement et du passé colonial, mais par contre pour les services, là … ça discute et ça marchande sec, d’autant qu’il y a toujours un mec pour faire le boulot au black … et que l’entrepreneur indépendant est apriori un voleur de profiteur …

    1. Dr Slump

      Ah bon mince, il n’était pas déjà mort? Punaise, soit j’ai le don de prédire les morts, soit j’y comprends rien. Le vl’à au panthéon non-officiel, le panthéon des ceusses que la France d’en-bas regrette vraiment.

  5. HussardBleu

    oh ! non, pas vous et pas icite ! les concours de pleurniches, laissez ça au Mainstream… ça vous énerve pas d’entendre toujours la même chose, ces nécros préparées d’avance, après une disparition qui n’est que le sort commun ?

      1. HussardBleu

        Et je t’en sais un gré infini, mon bon Sam ! même si l’initiative tenait davantage de la bloody-mindedness que du lait de la tendresse humaine…

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