En France, la lutte contre le travail bat son plein

On l’a vu avec Myriam El Khomri, la stagiaire qui a hérité du Ministère de l’Emploi : il ne faut pas beaucoup de bricolages, mêmes minimes, sur le code du travail pour transformer un sujet déjà épineux en bombe à sous-munitions. Il faut se rendre à l’évidence : en France, toute modification du code du travail est complètement illusoire.

Je l’ai déjà écrit plusieurs fois : il y a en France bien trop de forces devenues effectivement « conservatrices » (dans le sens où elles ne veulent qu’une chose, conserver le statu quo) pour qu’une réforme même timide du travail puisse avoir lieu.

Bien sûr, la récente tentative du gouvernement prête à sourire tant elle cumule à la fois le côté amateur si spécifique aux clowns qui héritent du pouvoir sur un malentendu et du côté absolument imbuvable de nos législateurs, incapables de pondre autre chose que des lois alambiquées, longues comme un jour sans pain et dans le sabir habituel des orchidoclastes. Mais à la décharge de ces tristes sires, les précédents gouvernements n’ont pas mieux réussi dans cette entreprise finalement vouée à l’échec.

Sur les quarante dernières années, les Français ont en effet choisi d’accumuler les lois et les règlementations pour garantir non que créer des emplois serait simple, mais plutôt qu’une fois un emploi obtenu, le salarié serait pour ainsi dire indéboulonnable. Tout a été fait pour que d’un côté, mettre fin à un contrat de travail relève du parcours du combattant pendant que, de l’autre, rien n’a été entrepris pour rendre simple et rapide la création d’un nouveau poste ou d’un nouvel emploi.

Malheureusement, cette habitude désastreuse, installée au fil des décennies, entraîne des effets de bords extrêmement néfastes.

D’une part, cela verrouille la position du salarié au sein de l’entreprise ce qui rend toute nouvelle embauche extrêmement risquée pour elle : une erreur de casting coûte extrêmement cher, et pas seulement au niveau du salaire. En réalité, ce dernier, y compris en tenant compte des charges sociales et patronales, n’est qu’un élément dans la prise de décision de l’entreprise qui doit aussi factoriser les coûts d’une rupture de contrat après les périodes d’essai, et celui des éventuels « accidents » juridiques aux prudhommes qui interviennent assez régulièrement et dont l’issue est très majoritairement défavorable aux entrepreneurs.

D’autre part, ces réglementations entretiennent un état d’esprit par nature immobiliste : on s’habitue à des facilités, à un nombre élevé de congés (la France reste un pays où le nombre de jours de congés payés, ainsi que le nombre de jours fériés au cours de l’année sont parmi les plus élevés dans le monde). C’est véniel, mais cela entraîne aussi l’habitude d’un chômage de plus en plus important. Par différentiel, ceux qui ont un emploi deviennent les défenseurs d’un bastion de plus en plus assiégé par ceux qui n’en ont pas, et plus augmentent les avantages des uns, plus les coûts d’embauche grimpent, plus s’installe le chômage des autres, la facture globale restant à la charge de la société toute entière.

Effort : hard work never killed anybody, but it is illegal in some places

Par voie de conséquence, contre l’augmentation du chômage consécutive à cette augmentation du coût d’embauche, on a mis en place des douzaines de mesures pour accompagner ce chômage, le rendant sinon socialement accepté, au moins financièrement moins douloureux. Pour le financer, on a logiquement et solidairement ponctionné ceux qui travaillent, accroissant encore les coûts d’embauche. Parallèlement, on a multiplié les mesures périphériques pour ceux qui ne trouvaient pas d’emploi du fait de ces risques élevés d’embauche. Dans une magnifique boucle rétro-active vicieuse, plus le chômage augmente et plus les citoyens se sont tournés vers l’État et les politiciens pour se protéger, ce qui n’a fait qu’accroître le problème…

Jusqu’au point où il devient effectivement plus rentable de rester au crochet de l’État que d’essayer de devenir indépendant, comme le relate Aurélie, travailleuse pauvre qui en vient à tenter une grève de la faim pour faire connaître son cas ubuesque.

Mariée et mère de deux enfants, elle a décidé de prendre une activité salariée pour ne pas être dépendante des aides de l’État. Bien mal lui en a pris puisque la plupart de ses aides auxquelles elle avait droit auparavant ont disparu. Son couple gagnant un peu plus de 2000 euros par mois et devant employer une assistante maternelle pour ses enfants, une fois son salaire, les factures courantes et le loyer déduit, il ne leur reste plus qu’une poignée d’euros pour survivre.

Le pompon étant bien sûr que les services sociaux, alertés de la situation invraisemblable, se sont contentés d’une remarque lapidaire, « vous êtes bêtes d’aller travailler », qui résume un peu trop bien la mentalité d’un pays qui ne comprend plus où est son intérêt puisqu’il a mis en place une véritable lutte contre le travail et toute forme de création de richesse.

Du reste, le cas d’Aurélie n’est même pas exceptionnel. D’après l’INSEE, il est même… banal : selon une étude de l’Institut parue lundi dernier, un actif sur deux voit sa hausse de revenu d’activité annulée de moitié par les impôts ou par la baisse de prestations sociales.

Or, si la situation n’est pas bonne actuellement, elle ne peut qu’empirer dans les prochaines années alors que nous nous apprêtons à vivre une nouvelle révolution industrielle à côté de laquelle celle provoquée par l’arrivée d’internet ressemblera à une petite balade de santé pépère : la robotisation massive, couplée à l’usage de l’intelligence artificielle, est en passe de modifier de façon si profonde le futur marché du travail que toute société qui n’aura pas la souplesse légale, économique et intellectuelle de s’y adapter s’en retrouvera complètement larguée.

Comme le fait fort justement remarquer Vincent Bénard, peu importe ce que les gouvernements socio-démocrates et démagogiques pourront tenter de mettre en place pour instaurer des barrières au remplacement des emplois existants, ces remplacements auront lieu de façon inexorable. Aucune barrière réglementaire ne protègera les « vieux » emplois contre l’arrivée de l’intelligence artificielle, pas plus que la ligne Maginot n’a protégé la France de forces armées très mobiles.

En lieu et place de cette lutte pied à pied déjà vouée à l’échec, les gouvernements doivent donc abaisser les barrières à la création de nouveaux emplois. Or, bien avant le « coût du travail » tel qu’il est conçu en France (au travers des charges), c’est bien les myriades de protections aux emplois déjà établis, couplées à un coût du capital devenu prohibitif dans ce pays, qui constituent les vraies barrières à abaisser.

Malheureusement, comme le constatent Aurélie et tant d’autres dans leur travail quotidien, aucun des discours actuellement tenus par nos politiciens, notre presse, nos économistes, et pire, le patronat lui-même ne tend à simplifier et alléger les contraintes liées au travail. Au contraire, même…

Dès lors, ce pays est foutu.

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Commentaires170

    1. Royaumont

      La blague de Coluche est connue, mais pas si sûr qu’il ait raison.
      Comme disait St-Ex « si tu veux que les hommes soient frères, oblige-les à construire une tour, si tu veux qu’ils se haïssent, jette-leur du grain ». (Citadelle)
      De fait, on peut constater dans nos banlieues inondées de subventions et allocations en tout genre que cela ne crée pas de la joie de vivre à grande échelle…

      1. sam player

        Saint Ex a eu effectivement raison : la distribution d’assistanat gangrène la société et oppose ceux qui donnent et ceux qui reçoivent…
        Et avec Hamon ce sera encore pire…

        1. Tribuliste

          Disons que la notion de mérite a disparu de l’esprit des gens. Si l’autre a plus que moi du fait de son travail cela ne parait plus normal. Pire, celui qui bosse de 7 à 18 heures est considéré comme un couillon que l’on se permet quand même de jalouser!

          1. Aristarkke

            Considéré comme un couillon surtout si, après ses efforts et le passage des parasites scarificateurs, il lui reste un pécule du même niveau que ceux qui têtent le miellat des parasites…
            Économiquement, il l’ est, le couillon…

  1. Le Gnôme

    Pourquoi se décarcasser pour filer le bénéfice de ses efforts à l’Etat sous forme d’impôt. Il y a longtemps que j’ai compris, je fais le minimum, je ne touche pas grand chose, mais ça me suffit, et je n’alimente que très peu le Moloch. Si tout le monde fait pareil, la bestiole finira bien par crever.

    1. Calvin

      Oui, c’est vrai. Mais avant qu’elle ne souffre, elle en aura épongé des épargnes, enterré des entreprises, endoctriné des enfants, sanctionné des salariés, profité des propriétaires, fabriqué des faméliques, inversé les investissements, …

      La lutte est inégale comme à chaque fois qu’il faut combattre un parasite prêt à aller jusqu’à sa mort tant qu’elle arrive après celle de son hôte.

    2. albundy17

      « la bestiole finira bien par crever. »

      Tu crèveras avant, bien que je sois sensible à la technique, la seule résultante étant qu’ils dépouillent de plus en plus profont et ne s’arrêteront jamais, la taxe sur les grottes et patates de jardin ne les effrayent absolument pas

      1. kekoresin

        Si tu ne t’occupes pas du monde, le monde s’occupera de toi.

        Les vermines qui nous gouvernent, tous ces deputes (plus marrant sans les accents), sénilateurs et autres hauts ponctionnaires ont de quoi quitter le navire dans lequel ils forent joyeusement. Pour les autres, ben ils pourront toujours casser tout ce qu’ils ont financé (con-tribuables) ou pas (sous perf).

        Le juge de paix ça sera le financement de la dette. Si la France entre en défaut de paiement, ça va être rock n’roll mes amis. Fini la béquée pour les couleuvres de canapés. Fini le salaire copieux qui coule des mamelles étatiques. Fini la petite retraite… Bref, tous ceux qui croyait que ce pays pouvait survivre dans la médiocrité savamment entretenue par nos cancrelats d’hémicycles, vont se réveiller avec une sacrée gueule de bois et des sphincters bien distendus!

        1. Bonsaï

          Justement, je me demandais comment cela se passerait au niveau de l’UE si la France était en défaut de paiement. Je suppose que pour éviter le crack des dominos à la chaîne, Bruxelles serait obligée d’allonger la monnaie…
          Ai-je raison ?

          1. kekoresin

            Oui mais sous des conditions de soumission à l’UE. Des réformes qui saignerait du bisounours en mode industriel + ponction de l’épargne. Je pense que si la machine redistributive française était grippée par Bruxelles, ça amènerait des jours de fête dans les rues avec grillades de flic accompagnées par son petit rosé bien frais, et matraques dildo à foison! Pas sur que le pays s’en remette…

          2. bibi

            L’eurogroupe n’a pas été foutue d’enrayer la crise de la dette grecque qui ne pèse que 5% du PIB de la zone.
            Si la France, l’Espagne, ou l’Italie fait faillite personne ne pourra empêcher la crise des dettes souveraines de se propager.

        2. Pat

          Avant ça, ils assècheront les économies de ceux qui auront géré leurs biens et leurs revenus « en bons pères de famille ». Adieu les assurances-vie, livrets d’épargne et autres placements; ce sont eux qui garantissent la dette de l’Etat. La France est gérée comme la Grèce, elle est seulement plus riche (pour l’instant).

          1. kekoresin

            Plus riche certes mais avec une dette en conséquence. Hollande emprunte plus de 200 milliards avant de partir histoire de bien plomber la barque. En tout cas, tout est fin prêt pour ponctionner l’épargne des ignorants. Ouvrez des comptes à l’étranger, c’est permis si vous le déclarez au fisc. Je pense que si on en arrive à la spoliation, les petits gestapistes de Bercy auront du mal à récupérer la thune du grand duché! En attendant, pour les séquestrés du goulag tricolore, les taxes locales sur les commerces vont bientôt augmenter de…47% (35% pour les maisons de retraite, crèches, déchetterie (!?!), hôpitaux…).

            Youpppppy, c’était dans les tuyaux de Bercy depuis 7 ans et c’est pour cette année. Suivront les augmentations pour les particuliers. Mais pas d’inquiétude, ça sera progressif et avec des pincées de vaseline sous forme de d’exonérations partielles selon les cas. Levée: 70 milliards/an. Chouette, on va pouvoir encore plus emprunter!!!!!!!!!!!!!

              1. Waren

                Pas franchement, j’ai déjà vu des histoires avec le fisc qui demande un extrait du compte Paypal; ils s’en foutent que les fonds soient au Luxembourg. Le mieux, ca reste quand même le Bitcoin, et je demande vraiment à voir le fisc aller commencer à tracer vos transactions sur la Blockchain.

                1. albundy17

                  je n’ai pas évoqué le volet blanchiment ou fraude fiscale, seulement compte à l’étranger pour éviter saisie, blocage de compte ou autre joyeusetés de nos administrations.

            1. Pat

              C’est justement ces économies des particuliers qui permettent à l’Etat de garantir sa dette et donc de la faire enfler encore et toujours. Mais comme l’Etat français grignote aussi nos économies, la faillite finira bien par arriver.
              Et pendant ce temps, l’Allemagne a un budget excédentaire, et une balance commerciale positive de plus de 200 milliards (la balance commerciale de la France est négative, de 48 milliards, il me semble), mais c’est rien que pour nous humilier.

  2. hub

    Excellent. il faudrait songer, dans un futur ministère de l’Education, à redonner le goût et le sens du travail aux jeunes, et leur expliquer que, contrairement à ce qu’ils entendent partout, le travail est source d’enrichissement et d’indépendance. Ils ont tendance à ne le concevoir que comme une forme pénible d’asservissement au Patron, qu’ils imaginent comme le croquemitaine des contes de fées…

    1. Tribuliste

      De très nombreux jeunes n’ont jamais vu leur parents se lever pour aller travailler, alors leur demander de remettre ce principe d’éducation fondamentale en cause va demander bien des effort 😉

      1. Calvin

        Pas au début.
        Ce qu’il faut, c’est casser le monopole public, laisser les écoles privées hors et sous contrats prospérer, et l’Etat assumer des contrôles impartiaux.
        Pour cela le ministère a sa fonction, mais, oui, l’objectif, c’est la disparition à terme de ce genre de structure.
        Les humains ont besoin de professeurs, pas de ministère de l’éducation.

        1. Peste et coryza

          +1
          Si vous saviez la folie qu’est l’Ednat… et dire que je dois passer les concours (faut bien que je mange)…

          Sans parler des parents… l’une m’a dit un jour « vous êtes l’éducation nationale, c’est à vous d’éduquer ma gosse ! (la gosse en question est vulgaire, arrogante et insupportable, un véritable aimant à claques) »… que voulez vous dire à cela, mais à part recycler l’Implied Facepalm du patron (qu’il conserve Sa faveur) ?

        2. bibi

          Les écoles sous contrat sont pour beaucoup la 5ème roue du carrosse accueillant les cas sociaux dont l’EdNat ne veut plus, et dont les frais ne sont pas supportés par les parents mais par la collectivité (le nombre de boursier sur critère sociaux ne cesse de croitre), et les profs y sont moins bien payés que dans le public et tout aussi démotivés.
          Il devient difficile de trouver de bons établissements privés sous contrat aussi dû au fait que dans bon nombre d’établissement la direction s’est plié aux désidératas des parents qui sont les clients, et qui ne veulent surtout pas que l’on réprimande leur petit chérubin, et aussi l’accueil de plus en plus massif d’élève de confession musulmane dans les établissement qui se prétendent catholique mais ou les valeurs chrétiennes sont absentes sauf quand il s’agit pour les élèves de pouvoir sécher les cours.
          C’est pour ça que se développe de plus en plus d’écoles hors contrat car en plus du massacre sur les programmes, il ne reste quasiment plus que ces établissements qui assure discipline et enseignement.

          Sinon avec une expérience EdNat en tant que contractuel que cela soit en établissement public ou privé même si le concours offrent une sécurité, il ne faut pas négliger le privé hors contrat qui même si il ne paye pas autant offre souvent un bien meilleur environnement de travail et côté thunes il est toujours possible d’arrondir les fins de mois en donnant des cours particuliers, et puis après il y a toujours possibilité de partir enseigner à l’étranger.

            1. albundy17

              PC, suis désolé, mais franchement t’es un con. (dit très amicalement, je le dirais a mes enfants dans ce cas de figure)

              De ce que j’ai compris, tu n’as RIEN (pas de femme, d’enfants, de maison ou appart), et tu t’évertues a t’enkyster ici.

              C’est pour le RSA ?

              Prends au moins une année sabbatique pour aller voir d’autre pays, bordel !

          1. theo31

            Faut pas oublier que les officines genre Acadomia sont squattées par des profs du … public. Le service public, le dévouement, l’intérêt de l’élève, de la bonne grosse merde en barres. Et les parents paient deux fois.

    1. Calvin

      D’ailleurs, ce serait bien de rendre hommage à nos orchidoblastes, en leur retournant la monnaie de leur pièce, c’est à dire en mettant en pièce le contenu de leurs bourses.

    2. Calvin

      Je commence l’hommage par une chanson :

      « Vous, messieurs dames les politiciens
      Vous nous traitez tous comme des chiens.
      J’en ai marre que des gens crèvent la dalle,
      Pendant que vous vous baignez dans vos scandales

      Vous et tous les membres, de votre caste
      Moi je dis que vous êtes des orchidoblastes ! »

    1. albundy17

      ça ne peu être que voulu, j’hésite juste entre exploseur vs casse, ou pour coller à l’air du temps, non différencié en genre, après tout ce ne sont que des ovaires trop bas.

        1. albundy17

          Oui mais ds le contexte, ça peut aussi être sans couilles, enfin couilles qui n’en sont plus ou pas encore (blaste). Bien que je penche en effet sur la première approche que j’évoquais

        1. albundy17

          Il y a une trentaine d’année, la voix du nord avait fait un insert pour s’excuser des nombreuses couilles glissées dans leurs articles.

          ça devait être le même stagiaire ^^

  3. Bonsaï

    Je me permets de signaler une phrase à laquelle il semble manquer un verbe :
    « Parallèlement, on a multiplié les mesures périphériques pour que ceux qui ne trouvaient pas d’emploi du fait de ces risques élevés d’embauche ».

  4. Val

    A propos des forces conservatrices, les soces ont su habilement confisquer à leur profit la valeur progrès : Progrès social progrès societal. Toute opposition à leurs diktats sont conspues comme passéistes ou réactionnaires. Il faut leur accorder cela : ils sont excellents ds l accaparement de valeurs/vertus qu elles soient tangibles ou morales. Le monstre construit fait encore assez bien illusion, enfin pour de moins en moins de monde …

    1. Calvin

      Ils n’accaparent pas les valeurs mais juste les mots, ce qui est légèrement différent.
      Ils transforment progrès en régression, liberté en esclavage…

    2. Royaumont

      Comme le disait Soljenitsyne, ce qui caractérise le communisme, c’est le mensonge. Ils ne savent faire que cela, mais ils le maîtrisent sous tous ses aspects et toutes ses formes.
      Comme par ailleurs, le mensonge est inhérent à la politique, ils y réussissent bien, ce qui les rend particulièrement nuisibles.

      1. René-Pierre Samary

        Le communisme n’est pas si mensonger, il annonçait la couleur (comme le nazisme). Il est surtout auto-réalisateur (ce qu’il affirme est faux, mais le faux se transforme en vrai). Le socialisme, lui, n’est basé que sur le mensonge : un communisme efféminé.

          1. René-Pierre Samary

            Je généralise, mais c’est comme ça, même si c’est désolant. Beaucoup de socialos, comme beaucoup de femme, sont sincères… à la façon dont le dit Armand Salacrou : « Elles sont toujours sincères, ces sacrées menteuses ! Et c’est ce qui leur permet de si bien mentir. Adé, comme les autres, mon pauvre petit, a toujours dit vrai tout le monde, successivement, en mentant à tout le monde. »
            (Histoire de rire)

    3. kekoresin

      Oui Val, et la plupart des abrutis dont on paye le temps de cerveau disponible à coups de médias subventionnés, pensent réellement que nous sommes encore en démocratie! Gorbatchev a dit a peu près cela: « c’est fou l’énergie que dépense le France a essayer de reproduire le système soviétique ». Je pense que nos tricheurs/menteurs/voleur/enculeurs font encore mieux, au moins en ex URSS les gens étaient conscients de ne pas être libres!

      1. Patatrac

        @ Kekoresin, 10h41
        Le discours de La Boétie sur la « servitude volontaire » des peuples est édifiant, et préexiste à l’Etat démocratique contemporain. Le passage de la liberté à la servitude concorde avec la naissance de l’Etat selon l’auteur. Si, bien plus tard, Tocqueville en appelait à la création de contre-pouvoirs – civils ou économiques – pour compenser la tendance hégémonique de celui-ci, force est de constater que cela ne s’est pas produit, car ces contre-pouvoirs dépendent de la manne financière de l’Etat. L’indépendance économique est la première garante de la Liberté.

        1. Royaumont

          tout à fait. Ce n’est pas un hasard si la liberté de propriété (et la liberté d’entreprendre) est aussi férocement combattue par le pouvoir. cf le billet d’hier sur le RSI.

  5. bob razovski

    « Bien sûr, la récente tentative du gouvernement prête à sourire tant elle cumule à la fois le côté amateur si spécifique aux clowns qui héritent du pouvoir sur un malentendu et du côté absolument imbuvable de nos législateurs, incapables de pondre autre chose que des lois alambiquées, longues comme un jour sans pain et dans le sabir habituel des orchidoblastes. »

    J’ai tendance à penser qu’au contraire; la récente tentative du gvt est un franc succès. Sauf que le but n’avait rien à voir avec l’objectif affiché. Il s’agissait en fait d’introniser macron dans son rôle de caution française envers le système européen tout en l’affichant « anti-système » pour les français qui regardent le doigt.

    macron, c’est hollande 2.0 en quelque sorte

    1. Royaumont

      Macron Mignon est un mensonge tellement énorme qu’il devient de plus en plus difficile de le cacher. La presse subventionnée se jette à corps perdu dans sa promotion, mais la machine commence à gripper.

  6. Bonsaï

    Salaires de misère pour un petit peuple qui survit tant bien que mal, prélèvements exorbitants de l’état, chômage de masse… le casting est en place pour un petit scénario de crise. Voire plus.
    On se demande d’ailleurs bien pourquoi les candidats à la présidentielle ne présentent pas chacun leur modèle de sortie de crise, même Hamon qui se contente de distribuer l’argent dont il n’a pas le premier centime.
    Ce serait pourtant le moment d’être créatif à l’échelle du réel…

    1. bob razovski

      Parce qu’une sortie de crise marquerait leur disparition.

      leur force est de faire croire qu’ils sont le remède, alors qu’ils sont le problème.

      1. Royaumont

        Le mouvement c’est la vie. Un droit du travail comme le notre corsète tellement étroitement toute l’activité qu’aucun mouvement n’est possible. Tant que ce code du travail ne sera pas détruit, aucune reprise de l’emploi, aucune sortie de crise n’est possible. Dans notre contexte, la situation ne peut que se dégrader, sur le front de l’emploi, d’abord, puis de l’économie, des finances publiques et en dernier lieu des libertés individuelles.

    2. Tribuliste

      Parce qu’ils n’en ont cure, ils sont largement au-dessus de tout ça et seule leur petite tambouille compte. Le système « monarchique » actuel répète les mêmes erreurs qu’avant 1789 : train de vie fastueux, dénis de réalité, entre soi congénital pour les détenteurs du pouvoir, aucune prise en compte des signaux d’alerte… et ça dure depuis 40 ans. Donc pas d’inquiétude la panique va bientôt les gagner quand le peuple (le vrai pas l’assisté) va se liguer contre lui. Et là ils mesureront combien ils sont incompétents et couards mais ce sera trop tard, pour eux comme pour nous.

          1. albundy17

             » une fuite des force vives »

            J’ai entendu il y a peu, qu’il y aurait eu 6.000.000 de jeunes européens ayant fuit ces trois dernières années, j’espère que ce sont des rmistes

    3. Mildred

      Ah mais, il y en a qui le sont, créatifs ! Ils vous expliquent froidement que l’usine du futur fonctionnera avec un homme et un chien. L’homme pour nourrir le chien et le chien pour empêcher l’homme de toucher aux machines !

  7. cap2006

    l’économie administrée de notre pays donne le résultat attendu : des patrons qui se battent pour des subventions, pour des normes les avantageant eux, et qui dépensent des fortunes pour sécuriser les couts et risques juridiques de leur salariés.
    Des salariés qui se battent entre eux pour obtenir le saint graal : un CDI, ou mieux une place de fonctionnaire peu importe d’ailleurs si le job ne plait pas… et qui une fois en place, attentent sagement la retraite, conduisant leurs carrières… craignant à tout moment d’être mis au rebut…

    Le tout administré par les corporatismes patronaux et syndicaux, imposés par le paritarisme, et dont la légitimité pour décider à notre place ne dépasse pas les 10%

    1- mettre le paritarisme en concurrence : adhésion facultative aux chambres consulaires, ordres professionnels, libre choix des assurances sociales, candidature libre aux IRP, accord syndicaux applicables aux seuls adhérants, etc.., financement syndical uniquement par les adherents, etc..

    2- fusionner TOUS les statuts des personnes actives : salariés, fonctionnaires, indépendants : memes droits et mêmes devoirs
    – chacun est libre de s’assurer lui mêmes ou pas, aux assurances sociales obligatoires, et optionnelles de son choix

    3- libérer l’entrepreneur et sécuriser les individus
    – liberté d’installation ( responsabilité santé&sécurité des clients et riverains)
    – liberté d’embauche et de licenciement
    – contractualisation libre sur la rémunération, durée travail, congés, contenu du poste [ limite du droit européen + responsabilité santé&sécurité des salariés]
    – paiement des heures/jours travaillées : salaire complet d’aujourd’hui
    – déclaration en ligne : mouvement nominatif de salariés ( arrivé/départ) + nb heures/jours travaillés
    – flat tax unique sur les bénéfices ou forfaitaire sur le CA
    – ZERO subventions publiques, sauf à l’export
    – revenu inconditionnel de citoyen (pour rééquilibrer un peu le rapport de force pour salariés à faible niveau de compétence)
    – IR à taux unique sur tout les revenus > revenu citoyen
    – ZERO allocations , sauf handicap
    – MISE EN LIGNE par l’administration : du nb de salariés de l’entreprise, de l’ancienneté médiane, du taux d’absentéisme – transparence indispensable pour informer futurs salarié et client et fixer le taux du risque applicable pour cotisation perte de revenus ( maladie/licenciement)

    1. bob razovski

      Votre numéro 3 est cocasse :

      Il ne peut y avoir de sécurité dans l’entreprenariat. L’entreprenariat est, par définition, une prise de risque.

      Qu’entendez-vous par « limite du droit européen » ?

      1. cap2006

        La liberté d’assurer un risque est dans mes propositions, une responsabilité individuelle, valable aussi pour les entrepreneurs.

        le droit européen limite par exemple à 48h le travail salarié hebdo… défini le respect employeur/employé… défini une couverture sociale minimale etc… bref… un goufffre par rapport à la situation figée en France, mais pas n’importe quoi non plus.

        1. sam player

          Attention il me semble que vous confondez :

          – le droit d’assurer qui existe déjà vu qu’une compagnie d’assurances peut assurer ce que l’on veut tant que ce n’est pas contraire à l’ordre public et tant qu’on paie la prime définie par la compagnie.

          – et le droit à être assuré, ce cernier étant un faux droit

          1. Aristarkke

            Dis nous, Sam : n’ y a t’il pas un machin d’ autorité de contrôle qui délivre des agréments antérieurs à tout exercice commercial de placement de la prestation d’ assurance ??? Histoire de voir si tu as les reins assez solides pour assurer, justement !!!

            1. sam player

              Oui agrément administratif délivré par l’ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel). Qualités nécessaires : honorabilité, moyens financiers et gestion prudentielle.

              Mais le sujet n’était pas dans ce sens, il me semblait plutôt que Cap2006 (l’année de son CAP ?) allait dans le sens d’un droit *à* être assuré genre « je veux, j’exige » qu’on (qui?) m’assure parce que c’est mon droit.

              1. Aristarkke

                Politiquement, cela fait toujours bien de promettre des tas de choses que d’ autres devront fournir à leurs risques z et périls… Par exemple, garantir les effets de la dépendance du 7me âge (moi, cela me concerne) que personne veut assurer parce que trop coûteux d’ abord et risqué ensuite. Des mesquins, je vous dis, des mesquins…

            2. Aristarkke

              Il se trouve que le père de la fiancée de mon fils aîné est cadre supérieur dans la filiale d’une grande compagnie étrangère d’assurances qui opère dans le royaume de Grance et mon fils m’a rapporté qu’une récente conversation « professionnelle » avec lui avait tourné autour de Solvabilité 2 qui équivaudrait à quelque chose comme une catastrophe naturelle annuelle en termes de coûts pour l’entreprise qui, évidemment, n’a aucune intention de répercuter quoi que ce soit sur la clientèle…

          2. Aristarkke

            Je n’ai probablement pas tout compris mais il me paraissait qu’il y avait un paquet de règles dit Solvabilité 2 ( ce qui indique une suite à un premier paquet)…
            que nos chers assureurs devaient se fader pour pouvoir le rester, assureurs agréés, justement…

    2. sam player

      « – revenu inconditionnel de citoyen (pour rééquilibrer un peu le rapport de force pour salariés à faible niveau de compétence) »

      En fait vous êtes en train de raisonner (p-e sans le vouloir) à coût du travail inchangé.
      Si les réglementations sautent, les prix baissent et chacun peut obtenir par son travail ce revenu minimum pour vivre : exemple logement de base à 150 euros, 1 mois d’alimentation à 60 euros etc…

      Un employeur ne paiera jamais un salarié en dessous du niveau de vie minimum vs le nombre d’heures de travail, ce serait idiot : cf Ford qui a bien rémunéré ses salariés, non comme le veut la légende pour qu’ils puissent s’acheter une voiture, mais pour éviter le turnover (présentéïsme, qualité, formation etc…)

      Aides à l’export et la dernière : pas compris.

      1. cap2006

        la derniere proposition est pour moi indissociable de la liberté et de la responsabilité des autres.
        J’ajoute en effet une clause de transparence… qui n’est en fait que la mise en ligne des données fournis par l’employeur ( et seule contrainte administrative)

        -> en tant que client, j’aime savoir si l’entreprise a des salariés pour produire ou n’est qu’une coquille commerciale… et l’absentéisme, le turnover, sont vous le dite très bien, un des marqueurs de l’état d’esprit des employés. Cela doit devenir un argument pour les sociétés sérieuses…
        –> en tant que chercheur d’emploi, c’est interessant d’avoir aussi cette information…
        ==> point important, l’assurance perte de revenu pour maladie ou pour chômage ne peut être la même pour les employeurs négriers, maltraitant les salariés, que pour les employeurs intéressés par le bien être des salariés. Et comme l’assurance est ici individuelle, elle sera plus cher en cotisation…
        Comme vous le décrivez, ce principe ne résoudra pas tout les problemes, mais favorise les effets vertueux

        1. sam player

          Les sociétés sérieuses n’ont pas besoin que ce soit l’état qui les normalise : faut-il vous faire les doigts dans le nez une liste d’une centaine d’entreprises qui ont failli alors qu’elles étaient et sont hyper encadrées par l’état, les pharmas en tête, les notaires…

          Vous réinventez l’assurance : les cotisations sont déjà proportionnelles aux risques, cf votre bonus automobile.

            1. sam player

              Ah oui ça c’est énorme… et récemment (hier) il ne sera plus obligatoire de déclarer ses soucis de santé antérieurs pour prendre une assurance emprunteur…

              1. BDC

                ??? D’après ce que je comprends ça ne concerne que les cancers de plus de 10 ans, pas toutes les pathologies. Par contre on pourra résilier annuellement son assurance emprunteur, les jeunes vont arrêter de payer pour les plus vieux et Harry ne pourra plus s’assurer ça va devenir prohibitif malgré sa bonne santé 😥 !

  8. Villon89

    L’énergie colossale déployée pour tenter de sauver un système déjà mort me fascine. Rêvons un peu et imaginons la même énergie utilisée pour inventer le monde de demain…
    D’autre part, je crois, et l’actualité nous le rappelle avec les déboires de Fillon, qu’il est temps de répondre à une question fondamentale : Qu’est ce que le travail ?

    1. kekoresin

      Lorsque l’électricité est apparue, la bougie n’a pas su évoluer. Avec nos socialos de tous bords, la magie va opérer, c’est sur, même si ça doit nous coûter des milliards et générer des millions de SDF! Pas grave, les soc adorent les pauvres, ils en fabriquent tous les jours!

  9. Dr Slump

    Ah, ce billet tombe tellement à propos avec la situation que je connais que cela en devient de la prescience.

    La vieille PME qui m’emploie a des employés qui ont plus de 30 ans de maison, dont un « responsable de production » totalement incompétent, qui enchaîne les boulettes et non-conformités à un rythme effarant, mais reste indéboulonnable parce qu’un licenciement serait trop long, et trop cher en indemnités.

    Parvenu à ce poste en négociant et en magouillant, avec sa prime d’ancienneté qui est une pure connerie (en quoi l’ancienneté devrait-elle être un élément à récompenser, sans parler d’un mérite?), plus les primes d’usages, ce gars est mieux payé que les cadres opérationnels qui passent leur temps à réparer ses conneries. Mais pas moyen de le virer: « Trop cher ». Résultat: démotivation du personnel compétent, perte de rentabilité, et impossibilité à investir sur les ressources humaines tellement ces « anciens » improductifs coûtent cher. Pas d’autre choix que d’attendre qu’ils partent à la retraite.

    Dégouté par cette mentalité qui sape le travail des autres, je vais moi-même retourner en formation en vue d’aller exercer dans un ailleurs qui offre de meilleures perspectives.

    Le résultat de cette mirifique « protection » de l’emploi est que les mauvais chassent les bons . A ce rythme, je désespère qu’un jour enfin on sache où diable est John Galt ??

    Et ça me rend dingue quand j’entends ces jeunes petits cons dire que c’est normal, qu’on est protégé, qu’on a la sécu, qu’on crache dans la soupe et gnagnagna. Je regrette mes années aux US où je pouvais cumuler 3 shifts dans la journée, où on pouvait vous virer à la moindre erreur, mais où on savait récompenser l’investissement et l’effort personnel. Le socialisme supprime tout devoir et toute reconnaissance, il englue l’individu dans une médiocrité faussement égalitaire pour satisfaire sa soif de contrôle.

    1. sam player

      Idem en Australie pour la promo !

      Il me semblait que les primes d’ancienneté n’existaient plus pour les cadres… dans la Métallurgie du moins. Peut être plus pour les nouveaux embauchés ? Les anciens conservant les avantages àqui ?

    2. Chat de Nuit

      Pareil pour le Royaume Uni, où j’ai pu travaillé pendant 3 ans comme développeur informatique en étant juste autodidacte (et passionné de programmation bien sûr). Si je n’avais pas fait l’affaire, j’aurai été viré rapidement.

      De retour en France, « Ah Monsieur, vous comprenez, vous n’avez aucune qualification…. « … Je me suis retrouvé au support téléphonique dans une boite parce que je parlais couramment Anglais, et que la société voulait se lancer aux States…. Je suis resté 3 mois !

      Et malheureusement, je suis revenu à mon vieux métier pour lequel je suis qualifié la restauration. J’essaie toujours l’informatique, avec toujours autant peu de succès, mais en ce moment je suis une formation.

  10. albundy17

    « le saint graal : un CDI,  »

    Autre effet de bords de ce graal difficile à obtenir (tu m’étonnes, je devrais embaucher je ne le ferais pas, je tiens à mon toit) effet de bords donc, les banques sont un peu frileuses à prêter du pognon pour un achat immobilier si t’as pas un cdi estampillé RF, et curieusement les salauds de proprios préfèrent laisser leurs biens immo en jachère

    1. hub

      pas de cdi pas de loyer, pas de loyer pas de cdi. On fabrique des chômeurs SDF, comme l’explique H16 : tout pour les uns, rien pour les autres.
      En fait, là est le problème : pas rien pour les autres : tout l’argent venu de l’état

    2. Peste et coryza

      Tu m’étonnes… un couple d’amis veut acheter, lui, 1500 euros nets en CDI, ouvrier, elle 1400 nets, prof contractuel.
      Impossible de trouver une banque qui veuille accorder un prêt (mirifique) de 100000 roros…

      Célibataire en CDD, c’est encore pire… je sens que je suis bon pour retourner dans ma cabane…

    1. MadeInCH

      Ce couple n’aurait pas dû faire d’enfants.
      De toute façon, il y a des ingénieurs/médecins/architectes éduqués et honnêtes qui arrivent par bateau entiers pour bosser pour payer les retraites.

      1. Peste et coryza

        Heu… c’est un petit peu le but de la vie… et le boulot de base d’un dirigeant, c’est de faire en sorte que son peuple survive et puisse prospérer.

  11. Gerldam

    Je crois que l’erreur cardinale de nos dirigeants, tous bords confondus est que le travail est un fromage qu’il faut se partager. Le fait que le travail créé le travail ne percute pas leurs petits cerveaux lessivés au collectivisme.
    La deuxième erreur fondamentale est de ne pas croire (ou plus souvent ne pas connaître) la « creative destruction », que je préfère mettre en anglais car « creative » vient avant « destruction », contrairement à la traduction usuelle française, ce qui en dit déjà long sur la mentalité du pays.
    De là, tout coule de source: protéger un max tous les emplois existants coûte que coûte (et souvent une blinde), diminuer le temps de travail, etc.

    Ajouter à cela la tendance fortement collectiviste des français (état maman); les politiciens à vie qui veulent en vivre et même en vivre bien; les fonctionnaires , à vie également (il ne faut donc pas s’étonner que les textes aient l’air tous aussi abscons les uns que les autres quel que soit le gouvernement- les ministres passent, les gratte-papiers restent-) et vous aurez le choix en mai prochain entre n prétendants tous plus collectivites les uns que les autres.

    Seule conclusion: CPEF.

          1. MadeInCH

            Pas un « aspect » mais une « connotation ».
            Vous savez à quel point les français sont plus sensibles à la musique des mots qu’à leur sens factuel.

              1. Patatrac

                Heureusement que l’ami Schumpeter a écrit son ouvrage en anglais et non en Allemand ou en Tchèque, qui étaient ses langues maternelles. Schöpferische Zerstörung…. Là on sent déjà la poudre et les ordres qui claquent, mais cela se traduit par « destruction créatrice ».

  12. Val

    Un truc rigolo quand même, notre charmant pays fromager, dont la pâte du président est molle -voir coulant- , pèse assez lourd sur la table européenne . Jusqu’à présent , notre médiocrité en servait d’autres. Proche est le stade ou le partenaire en cours de noyade va tirer les autres vers le fond. Les sagaces Brits en bon marins sont déja dans les chaloupes. Les beers drinkers vont songer à signer la fin de notre récré . Bien sûr, nos veules politiciens & groupies du CAC ne prendront aucune initiative sauf celle de partir avant auto destruction du pays.
    Bon débarras, on pourra enfin reconstruire .

    1. Royaumont

      Parmi les potards rigolos de l’année, on trouve le retour de la crise grecque (épisode 145), les élections aux Pays-Bas, les « élections » en France, puis en Allemagne.
      La crise grecque revient en force, mais cette fois-ci le FMI a jeté l’éponge et l’Allemagne ne veut plus payer. Le Grexit revient à l’ordre du jour (que ne l’ont-ils fait en 2011, ils seraient déjà tiré d’affaire).
      Pour les Pays-Bas, une coalition euro-sceptique est susceptible de gagner les élections.
      Pour faire face à ces crises potentielles, nous n’avons pas de gouvernement. Il parait qu’il y a des titulaires pour les postes de président et pour les différents portefeuilles de ministre, mais je ne miserais pas trop sur cette rumeur, aucun signe de vie probant ne venant l’étayer.

  13. Mildred

    Pourquoi tout ceci me fait penser à ce qui s’est passé aux Etats-Unis, lors de la vague d’immigration de 1907 ? Hier sur la chaîne Histoire, dans un film consacré à Ellis Island, un Sicilien, à peu près centenaire, racontait : « Nous sommes partis pour l’Amérique parce qu’on nous avait dit que là-bas, les rues étaient pavées d’or. Quand nous sommes arrivés à New-York, nous avons constaté que les rues n’étaient pas pavées du tout ! Alors on nous a dit : « Vous allez paver les rues ! » »

  14. Gérard

    Entre les robots qui vont faire le travail et les « chances pour la France » que les entreprises vont bientôt être obligées d’embaucher sauf procès en discrimination, l’avenir des FdS est bien sombre, et en fait, ils l’auront bien cherché par leur vote depuis 35 ans et plus.

    1. bibi

      Depuis 35 ans par une fois seulement une majorité parlementaire a été reconduite.
      Le peuple il ne vote que pour ceux qui se présentent, et malgré le fait de les renvoyer les sortants avec constance à chaque élection ou presque depuis 1981 rien ne change.
      Le problème il se situe bien ailleurs que dans les élections et c’est bien là le problème, voter ne sert à rien, et ne permettra nullement de changer de politique.

        1. bibi

          C’est seule fois depuis les législatives de 1978 qu’une majorité a été reconduite, et on peut mettre en parallèle aussi le taux de participation qui ne cesse de s’effondrer.

          1978 : 82,8%
          1981 : 70,7%
          1986 : 78,5%
          1988 : 65,7%
          1993 : 68,9%
          1997 : 67,9%
          2002 : 64,4%
          2007 : 60,4%
          2012 : 57,2%

          Alors dire que les français l’ont bien cherché par leur vote depuis 35 ans, c’est pour moi hors de propos.
          Arriver un moment il faut quand même se poser la question sur le niveau d’acceptation exprimé par le peuple dans les urnes sur les politiques qui sont menées depuis 35 ans!

            1. bibi

              L’auto-flagelation ça va un moment, mais rendre les victimes responsables des crimes de leurs bourreaux, faut quand même pas déconner.
              On vie dans un pays communiste qui à la différence de l’URSS de tous les autres pays communistes a plusieurs partis communistes ce qui permet de maintenir l’illusion que nous sommes dans une démocratie car on peut voter pour différents partis, mais on a bien vu après le referendum de 2005 qu’il n’est même plus utile de faire semblant et que la souveraineté populaire a été confisquée par une « élite » qui est toute puissante et qui quoi qu’il arrive imposera ses choix jusqu’au jour d’une révolution qui ne passera pas par les urnes.

              1. sam player

                Voyons, il n’y a plus de communiste en france…

                La preuve je suis passé à midi dans un quartier que je fréquente rarement et il y avait une devanture au-dessus de laquelle était écrit : parti communiste de chalon sur saône

                Alors hein !

  15. Pat

    Toujours pas d’accord avec vous, cher H. L’IA (Intelligence Artificielle) est très loin de mériter ce nom, et n’est pas en soi une menace pour l’emploi. Ce qui est une vraie menace pour l’emploi, et depuis des décennies, c’est bien, avant tout, la BN (Bêtise Naturelle) de l’homme.

  16. NicolasPimprenelle

    Si la France rate à nouveau le virage d’une autre ère industrielle (elle l’avait déjà un peu raté à la fin du XIXième siècle, puis à la fin du XXième siècle) elle ne restera plus que le pays aux 400 fromages qui puent et aux vins qui piquent !
    Ah oui, il lui restera aussi le pays à l’exception culturelle …

  17. Waren

    [professeur Tournesol] Orchidoclastes, et non pas orchidoblastes, à moins que ce ne soit un jeu de mots trop subtil pour moi [/professeur Tournesol]

  18. jeans82

    Citation de Coluche toujours d’actualité comme beaucoup de ses sketchs :
    Un conseil d’ami : si l’envie vous prend de travailler vous savez ce qu’il faut faire ? Vous allonger une demi-heure et attendre. Vous verrez ça passera.

  19. jeans82

    autres pensée de Coluche que Fillon a sans doute pris au pied de la lettre pour sa Femme et ses enfant !

    « A la télé ils disent tous les jours : Y a 3 millions de personnes qui veulent du travail. C’est pas vrai : de l’argent leur suffirait. »

  20. jeans82

    Avec notre système d’assistanat on y est !
    L’employeur est découragé d’embaucher et le chômeur encouragé à rester à la maison.
    Mais ça c’était avant. Avec le revenus universel de Benoit tout va s’arranger.

  21. sam player

    HS mais pas trop…création d’emplois fictifs…

    Les quinze TGV commandés pour sauver le site d’Alstom à Belfort devaient être réglés par l’État et être mis en service sur le réseau Intercité.
    La SNCF a une nouvelle fois capitulé devant l’État soucieux de préserver l’emploi chez Alstom à Belfort. L‘opérateur ferroviaire réglera finalement la note de 480 millions d’euros pour les quinze TGV commandés par l’État à Alstom.

    in le figaro.fr

    1. Royaumont

      Cette décision est un pur chef d’oeuvre.
      Il s’agit de dépenser de l’argent que l’on a pas, pour acheter des trains dont on n’a pas besoin et pour ne pas résoudre le problème.
      Chapeau !

    2. MCA

      @sam player – 15 février 2017, 15 h 57 min

      « La SNCF a une nouvelle fois capitulé  »

      Les dirigeants de la SNCF n’ont pas le choix.

      Si Pépy s’oppose à la mesure, il est viré sur le champs et le suivant dira « oui » à sa place.

      Et ce n’est pas la première fois que les achats forcés servent à charger le cahier de commandes d’Alstom.

      Ensuite, les pleureuses s’apitoieront sur les déficits de la SNCF, mais il ne faut s’y tromper, ces TGV non justifiés du point de vue entreprise vont bien sûr être payés par de nouveaux emprunts qui vont venir alourdir l’ardoise, cette entreprise n’ayant plus un sou en caisse depuis longtemps.

      1. sam player

        Oui et il faut avoir lu l’article du figaro pour rigoler un bon coup : dixit la SNCF, ces TGV vont faire faire des économies à la SNCF !

        Il y a aussi un passage sur l’état qui va rembourser une partie à la SNCF sur 5 ans… Décidément c’est devenu une habitude de résoudre les problèmes à crédit… les générations futures paieront arghhh y a bien que dans ce cas là qu’on s’en fout des générations futures…

        1. Aristarkke

          De quoi pourraient elles se plaindre??? Elles auront des rames TGV très usagées en remerciement de les avoir achetées neuves pour leurs grands parents avant même qu’ils soient leurs grands parents…

  22. Infraniouzes

    Travailler moins et gagner plus, s’agiter moins à son bureau mais transpirer plus en salle de fitness, réfléchir moins à son travail mais refaire le monde tous les soirs avec une bande de potes, partir tôt en retraite mais mourir le plus tard possible … voilà un programme qui me va bien.

  23. panchovilla

    en gros le droit de ne rien faire s’est substitué dans le monde du travail au devoir de faire ce pour quoi on est payé. c’est le principe d’indéboulonnabilité du salarié, dont le pendant est l’indéboulonnabilité du locataire, pour qui le droit de rester dans l’appartement sans rien payer s’est substitué au devoir de payer son loyer.

    bref, puisque j’ai le micro je passe à autre chose :

    Ségolène lance la lutte contre les pesticides, pendant que son ministère bloque depuis 4 ans la mise sur le marché d’un désherbant totalement Bio, fabriqué à Loudéac par une PME qui annonce déjà 100 emplois dès que le produit sera autorisé (société Osmobio). Question : qui, au ministère de l’écologie, touche des dessous de table de Round Up pour bloquer ce concurrent gênant ?
    Question bis : va-t-on faire comme avec les aciers spéciaux d’ Arcelor, attendre qu’un indien nous achète le brevet pour venir nous vendre nos propres produits ?

    Si par extraordinaire quelqu’un ici a la possibilité de faire savoir au ministre, aux médias, au pape ou à sa femme l’existence de ce scandale méga énervant, merci d’agir !

    1. bibi

      Le mec il a découvert un produit miracle depuis 2009, et au bout de 7 années il s’évertue toujours à vouloir le faire homologuer en France, alors que l’administration refuserait même d’en entendre parler, et cela même alors qu’il peut le faire homologuer dans n’importe quel pays de l’UE en but d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de l’espace économique européen.

      Soit son produit c’est du vent et il s’agit là d’une stratégie commerciale visant à faire connaitre son entreprise et auquel cas c’est bien joué, soit il est complètement con de ne pas créer une filiale dans un autre pays de l’UE pour faire homologuer son produit et gagner un max de blé.

        1. bibi

          Ce n’est pas un problème de brevet c’est un problème d’homologation.
          Vous pouvez parfaitement demander l’homologation d’une molécule du domaine public.

      1. sam player

        +1 bibi.
        C’est de saison de faire valider sa crédibilité uniquement par le fait que Poutine (ou le système ou les banques ou les illuminati ou… Trump) vous en veut.

  24. MCA

    @Higgins

    Major,

    Voici un interview extraordinaire de Charles Gave que je viens de visionner et dont je suis certain qu’il devrait vous intéresser ainsi que tous ceux et celles qui fréquentent ce blog.

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