La simplification amphigourique des sûretés immobilières

Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Le 18 juin, c’est au mieux, l’appel du Général de Gaulle, au pire Waterloo. Plus tard, ce sera peut-être le jour de la présentation du PACTE, ce fameux projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises dont l’article 16 prévoit de donner une habilitation au gouvernement pour réformer par voie d’ordonnance le droit des sûretés.

Certes, mais qu’est-ce qu’une sûreté ? Eh bien il s’agit de tous ces moyens juridiques qui servent de garantie de paiement à un créancier si le débiteur est défaillant.

Et si le gouvernement a choisi d’en passer par les ordonnances, c’est parce que l’heure est grave, mes amis, l’heure est grave.

Ah bon ? Calmons-nous et arrêtons-nous un instant sur ce point.

L’histoire de cette réforme serait amusante si elle ne se faisait pas à nos dépens. Tout a commencé en 2003 : le bicentenaire du code civil doit absolument être célébré et Dominique Perben, alors Ministre de la justice du gouvernement Raffarin, a une idée (forcément) lumineuse : puisque ce n’est pas cassé, pourquoi ne pas le réparer ? C’est ainsi qu’une vaste réforme pour simplifier les droits fondamentaux et dépoussiérer le code civil est lancée tambour battant.

Enfin, pas si tambour battant que cela parce qu’à en croire les spécialistes, réformer le droit des obligations – qui fonctionnent bien dans l’ensemble – n’est pas vraiment une bonne idée. On a donc raisonnablement mis ce projet de côté.

Restaient les sûretés, dont on a d’un coup découvert qu’elles pouvaient être facteur d’une prise de risque insurmontable, et à l’amélioration desquelles on s’est donc attelé de bon cœur. L’idée était de les rendre plus efficaces pour que davantage de crédits soient accordés et permettent de financer plus d’activité économique.

Dans ce cadre, une réforme est donc entreprise en 2006, par ordonnance forcément, instituant notamment deux nouvelles variétés d’hypothèques.

La première, l’hypothèque rechargeable, permet à un propriétaire d’emprunter sur la valeur de son logement alors même qu’il n’a pas fini de rembourser son crédit.

Dispositif aussi ingénieux que risqué qui, finalement, n’a servi à rien : il suffit d’un taux variable qui grimpe un peu trop, d’un prix qui baisse ou encore de revenus fluctuants et très vite une banque peut se retrouver avec un débiteur surendetté et un bien dont la valeur s’est effondrée. Bilan : seuls les propriétaires très solvables et dont la valorisation de l’actif est nettement supérieure à l’emprunt ont pu en bénéficier. Autrement dit, des propriétaires qui n’auraient eu aucun problème pour emprunter sans ce dispositif.

La seconde, le prêt viager hypothécaire, permet pour résumer grossièrement d’emprunter une somme d’argent en contrepartie d’une hypothèque sur un bien immobilier.

Au décès de l’emprunteur, l’organisme financier se rembourse en revendant le bien mis en garantie. Mais c’est un prêt très cher depuis les frais de dossier jusqu’au taux du crédit nettement supérieur à un crédit classique, dont le montant est en plus indexé sur l’âge de l’emprunteur avec la contrainte pour le bénéficiaire de devoir maintenir son bien en bon état. Il n’y a pas foule pour le demander et les banques n’ont pas été tellement volontaires pour l’accorder. Oh, quel manque de bol !

Ces nouvelles hypothèques n’intéressent personne ? Qu’à cela ne tienne ! Retravaillons-les sauvagement au corps pour les rendre plus attractives et glissons-les à nouveaux dans le projet de réforme de 2017 !
Profitons même de cette réforme pour remettre sur le tapis certaines propositions retoquées lors de la réforme de 2006 !

Par exemple, on pourrait reproposer de transformer les privilèges en hypothèques.

Dans les sûretés, les privilèges sont des garanties qui donnent au créancier une priorité sur les autres créanciers pour être payé (droit de préférence) et qui, en cas de défaillance du débiteur, lui confèrent par le droit de suite celui de saisir le bien et de le vendre pour se faire payer. Par l’article 2324 du code civil, ces privilèges sont d’un rang supérieur aux hypothèques : les créances garanties par privilège sont honorées avant celles garanties par une hypothèque.

Une subtilité existe cependant : pour les hypothèques, la date d’effet est celle de leur inscription. En revanche, la loi laisse au créancier un délai pour inscrire son privilège sur un bien : cette prise d’effet est alors rétroactive.

Ainsi, dans une vente immobilière signée le jour J avec un privilège de prêteur de deniers, le créancier dispose d’un délai de deux mois pour inscrire son privilège qui prendra alors effet rétroactivement le jour J (et s’il l’inscrit hors délai, elle se transforme en hypothèque). Évidemment, si dans le même temps un établissement de crédit demande aussi une hypothèque conventionnelle ou un cautionnement pour garantir un bien, il devra vérifier la situation du bien. Entre J et J+2 mois, cet établissement ne verra donc pas ce privilège (et ne le découvrira qu’à l’inscription), ce qui peut substantiellement changer son risque dans le calcul du cautionnement.

Ce risque reste très mesuré puisque les créanciers vérifient aussi l’antériorité de propriété du bien pour évaluer les risques, la situation des bénéficiaires, etc. et prennent leurs décisions en limitant ce genre de problèmes.

Du reste, ce risque « de rétroactivité » est quasiment inexistant.

Un problème rarissime, qui pourrait très bien se traiter au cas par cas ? Vite, agissons pour le résoudre de façon générique ! C’est facile, simple et ça ne mange pas de pain !

Immédiatement, cette question de rétroactivité devient LE problème à résoudre à tout prix. Le groupe de travail présidé par M. Grimaldi avait proposé en 2005 une solution : la page 17 de l’avant-projet est édifiante : puisque tout ceci est fort dangereux, sucrons les privilèges ! Ou disons alternativement, transformons-les en hypothèques légales « spéciales » qui prendront donc date au moment de leur inscription.

Malgré tout, cette idée de suppression, finalement jugée inappropriée, n’avait pas été reprise dans la réforme de 2006, et la loi Macron de 2015 avait même (ironiquement ?) doublé ces délais d’inscription rétroactive d’un privilège du vendeur sur les murs d’un fonds de commerce.

Hélas, douze ans plus tard, cette proposition inappropriée devient subitement totalement ok.

Bilan : le groupe de travail est en marche, peu importe que cela soit en arrière.

L’avant-projet de 2017, confié au même groupe de travail que le précédent, reprend donc bien évidemment son travail et cette idée… Qui, malheureusement, s’ajoute à l’existence des hypothèques légales non-soumises à l’obligation d’inscription.

Pas de panique ! Les auteurs du projet de réforme ont pensé à une solution pour pallier ce « petit » problème : ils ont prévu d’introduire une distinction entre les hypothèques légales soumises à inscription et celles qui en sont dispensées. Ils distinguent aussi les hypothèques légales générales et celles spéciales.

Vous la sentez bien, cette grosse simplification administrative ?

Tout d’un coup, tout devient sauvagement simplifié…

Une hypothèque deviendrait donc effective le jour de son inscription sauf si elle est rétroactive. Par exemple en cas d’hypothèque judiciaire conservatoire, son inscription définitive, si elle est prise dans le délai légal, rétroagira à la date de l’inscription provisoire. Euh …

Respirez un petit coup, parce que ce n’est pas fini. Cela se complique simplifie même d’un coup : on supprime la taxe de publicité foncière à payer au niveau de l’inscription d’une sûreté immobilière, ce qui est une bonne nouvelle, mais on maintient l’obligation de publicité sans que cette publicité ne soit toutefois attributive de rangs de manière certaine puisque, nous vous le rappelons, certaines hypothèques peuvent toujours être rétroactives ou sont occultes (exemple de la copropriété).

Ce n’est pas encore assez simple ? On peut faire mieux !

En effet, dans notre projet révolutionnaire, on a coupé la tête des privilèges, ce qui est un souci puisque les privilèges immobiliers sont bien pratiques malgré tout. Mais pas de soucis, nos juristes ont une solution toute trouvée !

Pour pallier la perte des bénéfices des privilèges immobiliers qu’ils entendent supprimer, ils prévoient donc de conserver la règle suivante :

Lorsque plusieurs hypothèques sont inscrites le même jour relativement au même immeuble, une hypothèque légale (sûreté immobilière) est réputée être d’un rang antérieur à celui d’une hypothèque judiciaire ou conventionnelle.

En gros, elle devient une sorte de sûreté supérieure qui ressemble fortement à une sorte de privilège immobilier …

Bref, comme on le voit dans ces explications limpides et cette turbo-simplification de l’enfer qui broie des chatons vivants, la réforme est en route et tous les efforts seront faits pour que cette simplification échappe à la compréhension du mortel. Ce n’est pour le moment qu’un projet, mais c’est jusqu’à présent fort réussi.

Forcément ça va bien se passer.

J'accepte les BCH !

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Commentaires110

  1. Aristarkke

    Au fait, les ponts et routes de la Grance sont sauvés de la décrépitude avancée que beaucoup constatent de visu : une commission (ou agence ou bureau ou atelier ou cénacle) des infra (structures) sera créée pour établir les urgences respectives de tous ces ouvrages en souffrance de réparations, nous a annoncé fièrement le ministre, Mme Born(é)e…
    D’ ici quinze ans, on pourra donc entrer en action quant aux réparations urgentissimes puis urgentes soigneusement classées hiérarchiquement comme il se doit dans un pays à l’ administration qlmene…

      1. albundy17

        Major, ça mérite vérification, mais l’A10 qui s’est écroulé est sous gérance privée, groupe benetton, la filiale à fait un joli bénéf l’année dernière, de quoi faire 3 ou 4 ponts de remplacement.

        MAIS, on leur a collé des bâtons ds les roues de bagnoles, leur projet d’un autre pont est refusé depuis un moment par les récipiendaires des cerfas et valisettes garnies.

        ça cause pas beaucoup du « on » ds les infos, n’est ce pas ?

        1. Pheldge

          Et la réaction française, à votre avis ? plus de taxes, dont une qui avait été abandonnée, mais qui pourrait faire son grand retour, après re-looking :
          lefigaro.fr/conjoncture/2018/08/17/20002-20180817ARTFIG00233-apres-la-catastrophe-de-genes-des-appels-a-relancer-l-ecotaxe-en-france.php

  2. Aristarkke

    Si j’ai bien tout suivi, on va surtout changer tous les noms des sûretés…
    Komankidizé di Lampedusa? Il faut que tout change pour que tout reste pareil ???

  3. Higgins

    La lecture de Montesquieu s’impose face à ce fatra: https:/ /fr.wikisource.org/wiki/Lettres_persanes/Lettre_79
    « S’il faut parfois modifier certaine loi, il ne faut y toucher que d’une main tremblante » (mille excuses si je n’ai pas recopié la phrase exacte).

    Il y a également au moins le premier paragraphe du texte de Bastiat sur la loi: http:/ /bastiat.org/fr/la_loi.html

    1. Higgins

      Extraits

      1) Montesquieu
      « La plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis à la tête des autres et qui n’ont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies. Il semble qu’ils aient méconnu la grandeur et la dignité même de leur ouvrage : ils se sont amusés à faire des institutions puériles, avec lesquelles ils se sont à la vérité conformés aux petits esprits, mais décrédités auprès des gens de bon sens. Ils se sont jetés dans des détails inutiles ; ils ont donné dans les cas particuliers : ce qui marque un génie étroit qui ne voit les choses que par parties, et n’embrasse rien d’une vue générale… Souvent ils les ont faites trop subtiles, et ont suivi des idées logiciennes plutôt que l’équité naturelle. Dans la suite, elles ont été trouvées trop dures ; et, par un esprit d’équité, on a cru devoir s’en écarter : mais ce remède était un nouveau mal… »

      2) Bastiat
      « La loi pervertie ! La loi — et à sa suite toutes les forces collectives de la nation, — la Loi, dis-je, non seulement détournée de son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire ! La Loi devenue l’instrument de toutes les cupidités, au lieu d’en être le frein ! La Loi accomplissant elle-même l’iniquité qu’elle avait pour mission de punir ! Certes, c’est là un fait grave, s’il existe, et sur lequel il doit m’être permis d’appeler l’attention de mes concitoyens…. Ce n’est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c’est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois… »

          1. Aristarkke

            Le pövre ! Il est mort en 1850 avec au mieux deux ans de deuxième république. Une partie de son oeuvre date de Louis-Philippe, publiée en 1845 comme la pétition des marchands de chandelle….

        1. Pheldge

          Plains toi pas, vieux grincheux que tu es, aujourd’hui tu as des penseurs comme, euh, bin, … enfin, t’as des penseurs, euh, bin tiens, BHL, hein ? et pis Schiappa, Djamel …

    2. Gosseyn

      Sauf que, dans le domaine que j’étudie, la loi ne suffit pas, quelle que soit sa teneur. Ainsi, il est établi que la magistrature française refuse, dans certaines circonstances et en premier lieu parce que sa responsabilité est directement impliquée, d’applique la lettre et l’esprit de plus de 150 lois !

      Notez au passage que s’il existe nombre de commissions parlementaires, il n’en est aucune qui soit destinée à surveiller cet état de fait, non pas ce cela dépende de la séparation des pouvoirs, alors même qu’elle serait nécessaire pour contrecarrer l’atteinte de cette magistrature à cette séparation des pouvoirs !

      Vous pouvez vous en convaincre en relisant les articles fondamentaux 4, 5, et 6 du Code civil, qui interdisent strictement aux magistrats de produire des jurisprudences contraires à la loi. Ce qui est pourtant le cas, par centaines !

      Que dire alors de lois nouvellement votées, dans un pays qui n’est pas un État de droit ?

  4. taisson

    Tout ce beau monde essaie de justifier sa présence…et l’utilité de leurs copains juristes de tous poils
    N’ayant comme seule compétence que le baratin pédant, ils s’occupent et se valorisent sans se préoccuper des dégâts futurs.
    Ce qui marche déjà n’est pas d’eux, et il faut donc le changer !
    L’essentiel est que ça reste le plus incompréhensible possible pour l’individu moyen!
    Comme les médecins de Molière, parfaits latinistes, et qui devaient appeler un coiffeur pour inciser un bouton !!

  5. Bonsaï

    Bravo ! Je ne sais quel forme de masochisme aigu a saisi les auteurs ce texte, mais on dira simplement que pour un vendredi ce n’est même pas le poisson qui figure au menu, mais seulement les arêtes…

  6. P&C

    Je ne remet pas en doute vos talents littéraires, mais j’avoue ne pas avoir compris grand chose…

    Si je résume : Quand un débiteur fait faillite, les créanciers peuvent se payer sur la bête en vendant le bien gagé sur le pret, mais dans un certain ordre, et être en tête de cet ordre constitue le privilège immobilier.
    Et ce privilège immobilier gène pour accorder des emprunts.
    Et dans la tentative de libérer du crédit, les législateurs ont créé un capharnaüm juridique, totalement inutile qui plus est.

    J’ai bon ?

    Si c’est cela, et dans le cas où il y a plusieurs créanciers, pourquoi ne pas appliquer la règle du « premier arrivé, premier servi » ?

    1. « J’ai bon »
      Tout à fait.

      « pourquoi ne pas appliquer la règle »
      On doit pouvoir imaginer des cas où ce ne serait pas très équitable, peut-être. Moyennant quoi, pif, paf, pouf, usine à gaz.

    2. Pheldge

      je suppose que, ça permet de gagner du temps dans le cas d’une faillite d’un artisan ou indépendant qui a acheté sa maison à crédit. Les créanciers privilégiés que sont le fisc, l’URSAFF, les salariés et différentes caisses, passeront avant la banque, lors de la vente de la maison. J’ai bon ?

        1. Calvin

          C’est là qu’il faut mettre la photo de Filoche (Ohooooooo !) et espérer que les élus reviennent sur ce privilège honteux des nantis.

          1. Pheldge

            Oui et ces nouvelles conditions s’appliquent aux créances professionnelles nées à partir du 7 août 2015.
            Al, remballe ton agressivité, je voulais juste donner un exemple, l’insaisissabilité s’applique à la résidence principale, pour tout autre patrimoine immobilier, il faut au préalable, la déclaration d’insaisissabilité. Et il te suffit de modifier mon énoncé.
            service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31204

            1. albundy17

              Aucune agressivité, tu interprètes, malgré le smileys.

              Ces nouvelles conditions s’appliquent depuis 2003, z’ont pas fait cette mesure pour protéger l’entrepreneur 12 ans après :mrgreen:

              Si je dois modifier ce que tu annonces pour que ça colle avec ce que tu assènes et qui est faux, on va me taxer de tout les noms d’oiseaux !

            2. Pheldge

              je ne vois aucun smiley, juste ^^ deux accents circonflexes, d’où ma méprise, désolé …
              Par contre consulte le lien que j’ai mis, pour les dates, moi j’ai un doute sur 2003 … mais bon , ce n’était pas le propos: je voulais simplement vérifier si mon intuition quant à la hiérarchie des privilèges / hypothèques était bonne.

              1. albundy17

                ce n’était pas le propos, donc. ^^

                le lien que tu as mis est de l’acabit du sujet que le patron évoque ds le billet, t’es raccord avec, ça change un peu.

                Tu connais parfaitement la signification du ^^, t’as fait des recherches à ce sujet il y a quelques temps, me contredisant là aussi sur la signification que je lui apportais.

                Enfin, ne soit pas désolé de ta méprise, comme des autres, ce n’est qu’un échange d’idées, c’est dommage que tu fasses des blocages quand tu es à coté de la plaque, n’est ce pas ? (on dirait un genre 1)

                1. Pheldge

                  tes pseudo smileys, je ne les « vois » pas, et je ne dois pas être le seul ! ça n’apparaît pas comme un smiley mais comme des caractères typographiques, et je ne connais pas tous les smileys ! T’es frustré ? t’as des soucis à la maison ? parce que depuis quelques temps, tu cherches systématiquement à me faire la leçon .je peux rien dire, sans que tu me tombes dessus, à chercher la petite bête, rien que pour me contredire.

                  1. albundy17

                     » parce que depuis quelques temps, tu cherches systématiquement à me faire la leçon  »

                    heuuu, c’est pas comme si tu me reprends systématiquement depuis que je suis apparu sur le blog ? Tu sais, orthographe, grammaire, et tout le toutim ? Et maintenant même sur mes formulations exacte quand elles arrivent ?

                    Bon, j’ai passé un peu de temps, et t’avoue que je suis demandeur, je ne suis pas bloqué par l’arthrose, cervicale, moi.

                    Je ne cherche en aucun cas a te faire la moindre leçon, tu dévies mes propos en fonction de ton cerveau plénipotentiaire !

                    Et pour ta question, oui, j’ai des soucis à la maison, depuis une trentaine d’années avec ma femme, d’autres avant, mais tu ne risques pas de connaitre ces situations !

                    Enfin, ça ne change pas mes humeur en fonction de la lune, même de Ma Dame.

    1. Calvin

      Sauf que si tu la fait, ça fera des vacances aux diptères, à tes dépends.

      Et si le percepteur passe à la maison, t’as intérêt de te coller aux ptères.

      1. Aristarkke

        Compte tenu de ton jeune âge et surtout de ta propension parfois surprenante à progresser très avant dans la connaissance :

        tu la faiS

        tes dépenS (pas de D puisque c’est tiré de dépense, dépenser)…

  7. Murps

    Jépatoukompri.
    Mais on peut pas dire que c’est un « choc de simplification » pour petite fille. C’est du rugueux et viril, chargé en testostérone.
    Ca vient rajouter une couche supplémentaire à un marché qui est probablement le plus politisé, fiscalisé et réglementé, à un point tel que Kafka et Courteline passeraient pour des rigolos.

    Rien à dire, la politique de François Hollande est menée à fond et sans états d’âmes.

  8. Nemrod

    Argh….

    Ce n’est pas dans mon domaine de compétence mais dans le mien c’est pareil.
    De plus en plus de règlements abscons et imbéciles auquel globalement personne ne comprend rien sinon qu’ils sont absurdes.
    Comme ceux qui sont chargés de leur application se recrutent dans ce qu’il y a de plus con et obtus…ben oui sinon ils feraient autre chose que de faire appliquer de telles débilités..il faut quand même être dans les clous ou faire semblant d’y être.

    Tout ça est désespérant…et toujours pas de John Galt en vue.

    1. Fll

      Pas mieux. Ou alors, il faut qu’il nous explique, on a peut etre migré au Congo.
      Ca doit etre ca.
      Je ne vois pas d’autre explication.

  9. Val

    A ce sujet je suggère : contribuables.org/2013/01/adieu-aux-conservateurs-des-hypotheques/amp/
    Notre charmant pays est le pays des rentes. Chaque loi qui paraît « stupide » de prime abord et l est un peu moins quand on regarde de près : qui est lésé , qui en profite . Une armada de lobbyistes sont payés cher pour défendre l armée de rentiers divers et variés, lesquels font pression sur les groupes divers et variés eux aussi qui pondent les textes. Sort de cette machine infernale un loi mal torchee qui suit brillamment le parcours chaotique et arrive à ses buts inavoues : rétribution des coupables, punition des innocents et facturation. .. bah à nous…
    Ceci étant dit si pour une fois comme le présente l article une rente hors d âge disparaît je suis pour.

    1. Pheldge

      sauf que, Val, le conservateur des hypothèques était responsable sur ses biens propres, ce qui était une garantie d’un minimum de sérieux de sa part et de la part de ses sous-fifres. Désormais j’imagine que c’est l’état … La dilution de responsabilité n’est jamais rassurante !

      1. Hussard Bleu

        Ayons une pensée pour le cher (très cher) Le Duigou… C’est le bon Dean Swift qui proposait que, s’il était utile de punir le méchant, il serait expédient de pouvoir récompenser le bon citoyen.

        Sarko swiftien ? hé oui… la Princesse de Clèves vaut bien Stella…

        lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/01/04/01006-20080104ARTWWW00395-les-hypotheques-de-m-le-duigou.php

        1. Aristarkke

          Un communiste chargé de la bonne transcription des propriétaires successifs des biens privés.
          Comme quoi, il y a toujours moyen de s’accommoder avec tout, y compris la doxa que l’on imposait aux Autres…

  10. Calvin

    Pourquoi faire compliqué quand on peut faire psychopathe ?

    Le but est :
    – Que personne (même les experts) ne comprennent plus rien pour éviter que les mesures soient abrogées,
    – De permettre différents points d’accès de taxes et amendes en tout genre,
    – De constituer un CV de type savant (fou) à ceux qui le conçoivent (à lire en deux mots…).

    Vive la Nation sise au delà de l’Espagne et en deçà du Benelux, bordée par le Rhin et les Alpes, entourée de la Mare Nostrum, de l’Océan bercé par le Gulf Stream et qui est limitée par la Manche France !
    Vive la forme de gouvernement capable dé réunir citoyens et bien public, sous l’arbitrage d’un président élu selon des règles de désignation variables mais démocratiques ou pas République de la Nation sise au delà de l’Espagne et en deçà du Benelux, bordée par le Rhin et les Alpes, entourée de la Mare Nostrum, de l’Océan bercé par le Gulf Stream et qui est limitée par la Manche Française !

    1. Pythagore

      pffff, t’as oublié de placer « les inégalités » dans ton texte, zéro pointé.
      J’en peu plus, jusqu’au début du règne de Flamby 1er, dit « le mou », on avait le droit en permance ds les journaux, reportages, diners de famille à la dialectique du sale riche et du gentil pauvre, victime. Depuis c’est « les inégalités ».

    1. Le Gnôme

      1.000.000% d’inflation, ça laisse pantois. Il va falloir changer les billets souvent. Le socialisme, c’est magique. Il paraît que Nicolas Flamel transformait le plomb en or, Maduro, c’est l’inverse.

  11. Higgins

    Un peu HS mais on a une nouvelle fois la preuve qu’il n’y a pas que l’espace qui est infini (et encore, dans le cas de l’espace, ça reste une supposition alors que pour l’autre paramètre. C’est désormais une certitude): https:/ /www.caradisiac.com/quand-le-delegue-a-la-securite-routiere-affirme-qu-une-route-degradee-est-une-solution-contre-les-accidents-170252.htm

    1. Le Gnôme

      Interdire les véhicules à moteur réduirait le nombre de morts. Les accidents de cheval sont parfois aussi mortels, Louis V et Marie de Bourgogne en sont des exemples. Seul le mulet restera autorisé, je ne connais personne qui soit mort d’une chute de mulet.

      1. Aristarkke

        Vous ne connaissez personne qui soit mort d’une chute de mulet ???
        Dit comme cela, froidement et à rebrousse-poil sans souci des âmes faibles ???

        Je serais moins audacieux car il est probable que Sam Player n’a pas encore lu cette péremptoire affirmation pour ne pas vous avoir déjà collé en travers de cette effrontée certitude quelque(s) dépêche(s) sortie(s) des profondeurs de Googole pour vous contredire…

        1. albundy17

          mdr, fait pas ton âne, ari*, spa pour rien que les recommandations sont de ne pas passer derrière, en tout cas à portée de sabots, pas besoin de gogole ou de sam pour éviter de se faire éventrer, ou pire, émasculer

          1. sam player

            D’ailleurs tiens :
            Tiré d’un document internet qui me tire les larmes des yeux au sujet des mineurs :

            « En 1848, les conditions de vie dans les villes minières sont très difficiles. La population du bassin houiller cévenol est dans un piètre état de santé. Le taux de mortalité infantile (décès d’enfants de moins de 5 ans) y atteint 252 pour 1.000 alors que la moyenne nationale est de 167 pour mille en France. L’espérance de vie du mineur voisine les 40 ans. »

            Euh bah en fait comme dans le reste de la population… suivant le graphique de l’espérance de vie à cette adresse :

            ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/la-duree-de-vie-en-france/

            … et on continue la lecture du doc :

            « En 1914, 65% des mineurs cévenols meurent avant 55 ans et 20% avant 35 ans. Il faut attendre 1960 pour voir les accidents du travail se raréfier »

            Mouais, ben pareil que dans la population ou l’espérance de vie en 1914 est peu ou prou à 50 ans suivant le même graphique…

            1. sam player

              Et en fait, si on avait l’espérance de vie des ouvriers uniquement pour cette époque, je ne serai pas étonné de voir que les mineurs vivaient plus longtemps…

            2. bibi

              Putain de merde en 1914 plus des 2/3 des mineurs (si ce n’est plus des 3/4) vivent plus vieux qu’un salopard de député libéral landais né au début du XIXeme.
              Capitaliste repentez-vous, car vous avez réussi à maintenir plus longtemps en esclavage les ouvriers!

              PS : 50 ans, quand on est né mâle en 1800 c’est l’espérance de vie de ceux qui n’ont pas fait les guerres napoléoniennes.

                1. Pheldge

                  un appeau ? un appeau, du Q ? bon, bin puisque c’est gentiment demandé :
                  « l’avaleur n’attend pas le nombre des Dames nues », ça te va ?
                  Y’a aussi la variante « le violeur n’attend pas le nombre des Dames nues » ou alors pour pas discriminer le LGBTQI + +,
                  « l’avaleur n’attend pas le nombre des dards nus »
                  C’est bon, je peux aller faire les courses maintenant ? 😉

      2. nemrod

        Les bourrins et autres équidés sont bien plus dangereux que les automobiles dont je ne connais aucun modèle qui rue, botte ou chie des bacilles tétaniques.

    2. Aristarkke

      Major, dans le genre, nous avons eu sur BFMTV (relayé par Twitter) le socialiste planqué chez les LR Dominique Bussereau en remettre une couche sur l’entretien des routes qu’est pas bien fait en Grance parce que nous n’avons pas mis en place l’écotaxe…

      1. Higgins

        À ce niveau là et vu l’ampleur du phénomène, on doit être en présence soit d’un prion, soit d’un gêne pas du tout récessif.

      2. sam player

        Oui, c’est pas comme si ils n’avaient pas augmenté les taxes sur les carburants pour compenser l’abandon de l’ecotaxe…. oh wait !

        1. Aristarkke

          C’est comme ceux qui rêvent à nouveau humidement de la vignette auto « injustement » supprimée par DSK en oubliant commodément que cette suppression l’avait été au profit de centimes additionnels dans les taxes sur carburants et qui doivent toujours s’y trouver…

      3. Val

        @harry je les vois bien profiter de l effet « d aubaine » du pont de Gênes pour nous augmenter une taxe. Attention il y a une inondation au Kerala : une petite taxe sur les rez de chaussée ?

      4. Pheldge

        je remets le lien :j’aime bien le « des appels … »
        lefigaro.fr/conjoncture/2018/08/17/20002-20180817ARTFIG00233-apres-la-catastrophe-de-genes-des-appels-a-relancer-l-ecotaxe-en-france.php

      5. Citoyen

        Et il ne faut pas oublier que l’abruti de Bussereau, c’est celui qui, en secrétaire d’état aux transports en 2003, chez Raffarien, était très content de planter les machines à sous sur le bord des routes … Le voir regretter l’écotaxe n’est pas anodin … L’avidité à vivre sur l’argent des autres, produit apparemment un dérèglement mental, contre lequel il n’y a pas de traitement efficace …

        1. bibi

          Il faut quand même rappeler que quand l’écotaxe a été abandonnée, le mankagagner a été reporté sur la hausse de la TIPCE pour les poids lourds.
          La taxe a été abandonnée son montant est recouvert par la hausse d’une taxe, il est donc temps que le gouvernement qui a voté l’augmentation de la TICPE de 2.6cts sur le gazole pour les 4 prochaines années fasse renaitre cette taxe faute de quoi ça sera le drame.

    3. Calvin

      Le delegue à l’insécurité fiscale, pardon, à la sécurité routière devrait demander aux Ponts et Chaussées de faire moins de chaussée et plus de pont… à l’italienne.
      Pour sûr moins on roule moins on risque…

      Quel abruti, dire ça, sans Gènes.. .

  12. BDC

    Sur un sujet connexe aux sûretés, on a aussi les mises en pension des titres (repos) pour booster les rendements financiers des assurances vie. On croit que les assureurs gardent précieusement leurs OAT chez eux, en fait ils les prêtent à des banques en échange d’un prêt à taux préférentiel pour du cash qu’ils placent, voilà comment ils se font une marge supplémentaire (en plus des coupons qu’ils conservent). Du coup: double voire triple risque de défaut : sur l’émetteur de l’OAT, sur la banque qui emprunte le titre pour le gager sur ses prêts interbancaires, et sur le cash réinvesti. Mais bon, si nos législateurs considèrent qu’il y a mieux à faire avec les sûretés immobilières qu’à constater le risque systémique exponentiel qu’eux-mêmes ont provoqué (importance des notations, assèchement du marché des repos avec les QE de la BCE, toussa) …

      1. dpz

        Monsieur, je viens de lire votre réponse concernant les médecins libéraux.
        Je suis surpris vous qui êtes un vrai libéral que vous ne percevez pas les contraintes d’un médecin dans un système pervers socialisant.
        Dans une banlieue parisienne , dans laquelle les 1/2 des gens sont au RSA CMU AME et tous les médecins sont conventionnés, allez faire un déconventionnement.
        Je suis installé depuis 25 ans ,je soigne des gens qui me font confiance.Des liens se tissent je soigne des familles grand parents parents enfant petits enfant. je suis un médecin de famille comme avant
        Si c’était si facile de se dire je m’en vais et je vais m’installer ailleurs.
        Vous voyez le médecin comme un plombier ou un artisan du bâtiment. C’est curieux .Soit nous sommes froids passant peu de temps avec nos patients et incompétent, soit nous sommes cons parce que trop bons ;Cela s’appelle un double lien
        Je n’ai pas fait médecin pour m’enrichir sinon j’aurai crée une entreprise . J’aime ce que je fais. J’aimerai pouvoir en vivre sans les contraintes que l’état nous y mets.
        Les médecins font partie de la population qui se suicident le plus.
        Le déconventionnement n’est pas la solution car lui même est contraignant plus que vous ne pouvez l’imaginer. J’ai des confrères qui ont franchi le pas dans des quartiers avec faisabilité et c’est bien compliqué pour eux
        j’en discute avec eux.
        C’est un pis aller.
        La solution passe par la transformation du système de sécurité social et par la remise au travail de millions de gens.
        Par une France plus libéral
        Venez passer une semaine avec moi .
        dans un cabinet d’un médecin généraliste de banlieue parisienne .
        Vous verrez la misère humaine la souffrance la mort la colère la jalousie la tristesse et l’amour la joie le bonheur
        Je ne répondrai pas a Bardfly qui a un raisonnement d’homme stupide et borné;
        Bonne journée ..
        Samedi 18 aout il est 9 heures et je commence ma consultation

        1. Bartleby

          Bartlefly, pour vous servir.

          A propos des médecins fonctionnaires, en effet j’ai fait une généralité, puisqu’il faut bien que des tendances générales se dégagent d’un système, malgré les exceptions et les tendances minoritaires.
          Peut-être faites vous partie de ces professionnels qui font ce qu’ils peuvent pour ne pas se laisser « fonctionnariser » par notre système de sécurité sociale, et dans ce cas, vous n’avez pas de raison de vous sentir concerné par mon propos, n’est-ce pas?

          Cela dit, je suis entièrement d’accord avec la réponse que vous faites à Sam Player. Je suis bien conscient que le « déconventionnement » est en fait une autre sorte de conventionnement, fait pour maintenir quand même sous contrôle le médecin renégat qui s’y risquerait. Votre témoignage nuance les choses et remet l’église au centre du village: le problème vient avant tout de l’état et son dirigisme écrasant.

          1. sam player

            « …le « déconventionnement » est en fait une autre sorte de conventionnement, … »

            T’en as d’autres des comme ça ? Tout est dans tout et réciproquement ? La santé c’est une sorte de maladie ? La misère c’est une sorte de richesse ? La laideur est une sorte de beauté ?

            Un médecin non conventionné est un médecin libre de faire payer le prix qu’il veut à qui il veut… point barre.

            1. Bartleby

              Réaction outrée qui ne laisse aucune marge pour une conversation entre gentlemen. Au vu de vos représentations binaires, j’aimerais mieux pas.

              1. sam player

                Ça vous évite d’expliquer en quoi le déconventionnement est une forme de conventionnement. Ca va être ardu.
                Rien que le terme « déconventionnement » est une fable à lui tout seul.
                Dirait-on de quelqu’un qui habite à la campagne qu’il est désurbanisé, qu’une personne qui roule en voiture qu’elle est dépiétonnisée … et je vous laisse deviner ce que serait une personne déwilliamsaurinisée…

        2. sam player

          @ dpz 18 août 2018, 9 h 00 min

          « Monsieur, je viens de lire votre réponse concernant les médecins libéraux.

          Oui, déjà ça serait bien de répondre dans le fil du commentaire concerné. Sinon, si tout le monde fait pareil, ça va être un sacré bordel.

          « Je suis surpris vous qui êtes un vrai libéral… »

          Il n’est pas nécessaire d’adjectiver le qualificatif de libéral.

          « …que vous ne percevez pas les contraintes d’un médecin dans un système pervers socialisant. »

          Désolé, mais vous êtes un collaborateur de ce système. Si vous oeuvrez dans ce système alors que vous avez le choix, c’est bien que globalement les avantages sont supérieurs aux inconvénients (i.e. les contraintes)

          « Dans une banlieue parisienne , dans laquelle les 1/2 des gens sont au RSA CMU AME et tous les médecins sont conventionnés, allez faire un déconventionnement. »

          Bah justement, si tant est que ces assistés se tournent vers le conventionnement, ce qui reste à prouver, il vous reste donc l’autre moitié.
          M’est avis, que petit à petit les gens se rendent compte que le choix des soins, du lieu et du prescripteur leur échappe complètement et que d’autres prennent la décision à leur place : curieusement ils n’appliquent pas les mêmes principes pour leur bagnole !

          « Je suis installé depuis 25 ans ,je soigne des gens qui me font confiance.Des liens se tissent je soigne des familles grand parents parents enfant petits enfant. je suis un médecin de famille comme avant »

          Oui, et ? Vous voulez un diplôme ?

          « Si c’était si facile de se dire je m’en vais et je vais m’installer ailleurs. »

          Voir avantages/inconvénients ci-avant. C’est votre choix.

          « Vous voyez le médecin comme un plombier ou un artisan du bâtiment. C’est curieux . »

          Ah le mantra de « la santé c’est pas pareil » petite soeur du pilote d’Airbus qui tient la vie de ses 300 passagers entre ses mains ou du conducteur de TGV qui défend avant tout le service public.
          J’ajoute que quand un artisan fait une connerie il engage sa responsabilité, quand c’est un médecin qui pose un mauvais diagnostic, ça passe très souvent, pour pas dire toujours, à l’as, les uns soutenant les autres (à Chalon, il y a un orthopédiste que ses collègues surnomment le boucher… et il est toujours en activité)

          « Soit nous sommes froids passant peu de temps avec nos patients et incompétent, soit nous sommes cons parce que trop bons ;Cela s’appelle un double lien »

          C’est très rare de voir un médecin ou un spécialiste dire : je ne sais pas. Il y a véritablement un problème de formation.
          Froid, incompétent, con, bon, vous faites des liens un peu rapide et je ne vois pas ce que ça vient faire là : chaque malade à ses préférences et c’est certainement vers ceux qui souhaitent un praticien indépendant que vous trouverez les adeptes de l’efficacité avant tout : c’est un médecin que je viens voir, pas une assistante sociale.

          « Je n’ai pas fait médecin pour m’enrichir sinon j’aurai crée une entreprise . »

          Wah le raisonnement moisi ! Entreprise=pognon ! A priori il vous a échappé quil faut avant tout être compétent pour être entrepreneur.
          Ça me rappelle un huissier qui était passé chez moi et qui voyant mes revenus de 45,000FF mensuels dans les années 90, m’avait demandé s’ils embauchaient dans ma boîte.

          « J’aime ce que je fais. J’aimerai pouvoir en vivre sans les contraintes que l’état nous y mets. »

          C’est dans le contrat que vous avez signé, le conventionnement, et vous, vous l’avez véritablement signé, au contraire des millions d’assurés pour qui c’est contraint, forcé.
          Pour rappel, la contrepartie du tarif imposé c’est : formation, retraite et couverture sociale… et cherry on the cake, des clients captifs.

          « Les médecins font partie de la population qui se suicident le plus. »

          Ah, ça aurait été étonnant s’il n’y avait pas eu l’argument d’autorité : je me suicide, donc je souffre. Pour votre information, faudra faire un effort pour rejoindre la tête de liste, surtout que ce sont les *salariés* du domaine de la santé qui doivent être entre la 10ème et la 15ème position dans le concours des suicides. Pas les médecins. A moins que vous vous considériez comme salarié ?

          « Le déconventionnement n’est pas la solution car lui même est contraignant plus que vous ne pouvez l’imaginer. J’ai des confrères qui ont franchi le pas dans des quartiers avec faisabilité et c’est bien compliqué pour eux
          j’en discute avec eux.
          C’est un pis aller. »

          Ouais la liberté ça change de la sécurité de l’emploi. Un peu plus de liberté c’est un peu moins de sécurité. Les fers vous vont si bien.

          « La solution passe par la transformation du système de sécurité social et par la remise au travail de millions de gens.
          Par une France plus libéral »

          Pourquoi transformation. C’est la base du système qui est pourrie. Laissez les gens faire leur choix et vous verrez combien continueront à adhérer au système et combien iront vers des assurances privées, comme pour leur bagnole.

          « Venez passer une semaine avec moi .
          dans un cabinet d’un médecin généraliste de banlieue parisienne .
          Vous verrez la misère humaine la souffrance la mort la colère la jalousie la tristesse et l’amour la joie le bonheur »

          Je m’en b…., vous avez choisi un métier avec des rapports humains en connaissance de cause, chacun ses problèmes. Perso je préférerais me faire soigner et opérer par un ordinateur.

          « Bonne journée ..
          Samedi 18 aout il est 9 heures et je commence ma consultation »

          Quelle condescendance ! Courage ! Vous allez sauver des gens…

          Il est 13h00…

          1. dpz

            Bonjour Sam
            Ce que je viens de lire ne me surprend pas de votre part.
            Je lis régulièrement ce que vous écrivez sur ce site.
            Vision manichéenne de la médecine et des médecins
             » les médecins irresponsables, Professions corporatistes médecins incompétents  »
            « Nous sommes d’affreux profiteurs d’un système merveilleux qui nous convient parfaitement »
            Suicide chez les médecins:
            http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/chaque-annee-45-medecins-se-suicident-24-02-2014-1795283_57.php
            Vous vivez dans un monde théorique .
            tout ce que vous avez répondu est d’un banal confondant car je l’entends régulièrement.
            Vous n êtes pas confrontez à la réalité.

            Dans un pays avec au temps de distorsion de concurrence, vous ne pouvez pas jouer le jeu de la concurrence.
            tout est faussé.
            Les patients payent des cotisations sociales élevées ainsi que des complémentaires mutuelles qui coûtent une fortune et vous voudriez en plus qu’ils viennent voir un médecin qui ne soit pas remboursé?
            Faut pas les prendre pour des cons.
            Ils payent le médecin avant d’aller le voir. Donc quand ils viennent , ils ne veulent plus payer.
            Quand ils vont voir un ostéopathe , ce n’est pas un médecin et là ils payent et puis après on va voir le médecin pour se rassurer.

            Je suis favorable à une médecine libérale réelle avec honoraires libres et assurances sociales concurrentes.
            Dans notre pays rien de tout ça.
            En secteur 3 ou déconventionné, pas de remboursement du patient.
            Qui va venir sachant qu’il n’est pas remboursé et que sa Mutuelle ne le prend pas en charge alors qu’à coté le médecin est lui pris en charge intégralement .
            Je ne suis qu’un médecin généraliste de banlieue,
            J’ai des compétences que je valorise ( Ostéopathie , hypnose).
            Je me forme à mes frais.
            Vous vous méprenez sur le regard que j’ai sur les entrepreneurs.
            Un cabinet médical est une petite entreprise.J’ai 2 secrétaires et une femme de ménage
            En étant médecin, je gagne correctement ma vie et je ne suis pas un millionnaire. Je considère les entrepreneurs comme des créateurs et donc comme de réels producteurs de biens qui peuvent gagner bien plus d’argent que de pratiquer la médecine générale.
            L’objectif de tous est de gagner sa vie par son travail et ses compétences Et d’être rémunérer à sa juste valeur . Et de ne pas être volé par l’état
            Enfin aucune condescendance devant le fait de vous rappeler que je travaille le samedi et parfois le dimanche.

            Je ne connais peu de fonctionnaire travaillant ces jours là et ceux qui y travaillent ont des jours de récupération.( police santé musée public)
            Vous faire soigner par un ordinateur arrivera RASSUREZ VOUS, faites attention à la panne électrique ce jour là.Pour vous un médecin peut être remplacé par un ordinateur donc peut importe le médecin. Et si l’ordinateur commet une erreur , qui sera responsable?

            c’est vous tout au long de votre analyse qui faites preuve de condescendance à mon égard .
            Des le départ de votre réponse.
            Vous savez bien que je vous est répondu ici car personne ne serait retourné lire ma réponse dans le texte précédent de H16
            Bonne journée

            1. albundy17

              « Quand ils vont voir un ostéopathe , ce n’est pas un médecin et là ils payent et puis après on va voir le médecin pour se rassurer. »

              Heuuu, nan.

              Je dois porter du lourd régulièrement ça n’aide pas ma scoliose et hyper-cyphose développé durant ma croissance que le medecin de famille n’a pas vu 😥

              durant des années, à chaque fois que ça bloquait, les mgs m’ont donné des médocs pour soulager, GG ! Tout les 5 à 6 mois shooté au tramadol ou les plus anciens opiacés !

              Je vois une ostéo tout les 1 ou 2 ans, ça fait maintenant plus de 10 ans que je n’ai plus pris quoi que ce soit, cqfd

            2. bibi

              « Je suis favorable à une médecine libérale réelle avec honoraires libres et assurances sociales concurrentes. »

              Et vous exercez en France, alors même que vous avez toutes les qualifications pour pouvoir exercer en Suisse, il y a parfois des raisonnements qui m’échappe, ou alors en fait vous êtes très attaché à ce que vous offre le système de santé français sans oser vous l’avouer.

              Je ne suis pas médecin mais je pense que vous devriez sérieusement penser à consulter.

            3. sam player

              Bon, vu que vous êtes dans le concours pour les suicides :

              Euh 45 décès par suicide pour 2909474 médecins, ça nous fait 15.46 pour 100,000… euh c’est même sous le taux général aggloméré H-F de 16.8 pour 100,000 pour les 25-54 ans…
              Next…

              fr.statista.com/statistiques/509257/taux-de-deces-par-suicide-age-sexe-france/

              Sinon, merci d’éviter de citer des propos qui ne sont pas les miens, juste après avoir dit « je lis régulièrement ce que vous écrivez sur ce site »

              Pour le reste, déjà dit.

            4. sam player

              « Les patients payent des cotisations sociales élevées ainsi que des complémentaires mutuelles qui coûtent une fortune et vous voudriez en plus qu’ils viennent voir un médecin qui ne soit pas remboursé?
              Faut pas les prendre pour des cons. »

              Oui, y en a même qui prennent les autoroutes payantes, alors qu’ils ont payé les routes gratuites. Des cons ?

              « Vous faire soigner par un ordinateur arrivera RASSUREZ VOUS, faites attention à la panne électrique ce jour là.Pour vous un médecin peut être remplacé par un ordinateur donc peut importe le médecin. Et si l’ordinateur commet une erreur , qui sera responsable?

              Ah, dans les blocs, y a pas besoin d’électricité ?
              Ce qui vous échappe avec les ordinateurs, c’est que s’ils font des conneries, le programme est corrigé… les gens, eux, peuvent faire 10 fois la même…
              Responsabilité ? dit celui qui fait partie de la profession dont les erreurs de diagnostic sont payées par le client !

              « Vous savez bien que je vous est répondu ici car personne ne serait retourné lire ma réponse dans le texte précédent de H16 »

              Vous savez bien : MDR, non c’est vous qui croyez.
              Regardez les dates des commentaires, ils vivent pendant 3-4 jours en général et tant qu’il y a des participants.

        3. Val

          @dpz merci à vous ! Notre médecin de famille vous resemble bcp. Incroyable le bien être qu il prodigue au quotidien le tout avec empathie et bonne humeur. il a l’air heureux malgré son agacement parfois des mesures toujours plus contraignantes. Heureusement bcp de jeunes choisissent encore ce métier par vocation. (J ai 4 filleuls, 3 sont médecins ) en revanche je vois chez les jeunes la préférence pour l hôpital, ils ne veulent plus s installer en cabinet à cause de ces contraintes.

          1. sam player

            « Incroyable le bien être qu il prodigue au quotidien le tout avec empathie et bonne humeur. »

            Ah ok, t’appelles le médecin au lieu d’écouter Rires et Chansons… :mrgreen:

            1. BDC

              Sam, j’ai rencontré un médecin qui m’a dit qu’il ne savait pas, siiiiii ! Bon d’accord il était interne, il a demandé à sa chef, qui savait pas non plus, ont appelé un spécialiste et le lendemain j’avais mon ordonnance, et la nette impression que c’était du pifomètre. Heureusement que ce n’était pas grave, j’ai guéri mais va savoir si c’était grâce aux médocs, à l’effet placebo ou guérison spontanée… M’enfin avec « empathie et bonne humeur », eh bien tu profites aussi de l’effet placebo, donc tu peux refiler une prescription bidon, le très patient aura de meilleures chances de guérison et tu seras considéré comme un bon médecin.

      2. BDC

        Ahem … donc moi avec Sam j’en étais aux « repos », i.e. les OAT et oblig de bonne qualité que les banques empruntent pour servir de sûreté pour emprunter pas cher. En fait les banques doivent les rembourser, les mises en pension se font du 15 janvier au 15 décembre grosso modo et sur de courtes périodes renouvelables pour que comptablement ça ne se voit pas trop au bilan … ça fait juste un résultat financier boosté … donc remboursables sur courtes périodes et disparaissent aux inventaires, bah je dirais que ça ne peut pas être considéré comme des fonds propres … voilà…

  13. René-Pierre Samary

    Ce HS me sera pardonné, car je n’ai aucune opinion sur ce qui touche à la manière de faire fructifier l’artiche.
    En revanche, en spécialiste autoproclamé des relations hommes/femmes, je vous propose un nouvel épisode de « Bye Bye Blackbird » (patience, nous arrivons aux derniers chapitres.)
    Pourquoi vivre, c’est oublier ? Comment doivent fonctionner les relations entre parents et enfants ? De quoi les femmes sont-elles exploratrices ? Comment se conduire en homme ? D’où venaient les premiers résistants ? Préférez-vous les grisettes tropicales ou les cruches occidentales ?
    Toutes ces questions reçoivent une réponse signée RPS, et c’est gratuit. Vraiment gratuit, sauf à compter le temps passé chez moi…

      1. René-Pierre Samary

        « Du beau boulot d’orfèvre »…
        Serait-ce l’un de ceux qui, à la Saint-Eloi…
        « Montèrent sur le toit pour baiser minette » ?

        Allez Philou, tout en choeur, c’est dimanche :
        « Relevez la belle votre blanc jupon,
        Qu’on vous voie le cul, qu’on vous voie les fesses,
        Relevez la belle votre blanc jupon,
        Qu’on vous voie le cul, qu’un vous voie le con ! »

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