Bitcoin, NFT, Defi : le saisissant tournant cryptomonétaire

Ce n’est pas parce qu’une petite partie de la population (occidentale essentiellement) feint d’être tétanisée par un virus que le reste du monde s’arrête de tourner : malgré les crises économiques, sociales et politiques qui s’empilent, le monde des cryptomonnaies continue de grossir et d’accumuler les innovations et les opportunités.

Un Bitcoin toujours plus haut

La presse s’en fait d’ailleurs l’écho gourmand à chaque fois qu’elle le peut, que le prix des cryptos s’envole ou qu’il chute brutalement : rien de tel que des histoires de gros sous basées sur des concepts compliqués expliqués de façon floue par des journalistes approximatifs pour faire vendre du papier et récolter du clic.

Il reste cependant exact que le Bitcoin a connu, ces derniers mois, une ascension importante. On aurait pu écrire « fulgurante » si les cryptomonnaies n’étaient pas habituées de ces mouvements de prix assez rapides dans les deux sens, dépassant d’abord les 50.000 dollars pour dégringoler en dessous de 40.000 pour remonter actuellement au-dessus de 60.000.

On pourra en profiter pour noter la corrélation assez bonne entre les mouvements généraux de hausse et de baisse des cryptomonnaies avec des mouvements similaires des bourses et, notamment, les actuelles injections monétaires de la Fed américaine et de la Banque centrale européenne ; même si certains veulent croire à une croissance purement organique des prix qui marquerait une adoption croissante des cryptomonnaies, force est de constater que ces hausses massives ont bien une part (souvent non négligeable) directement liée à l’activité distributrice des banques centrales.

Ceci en dit d’ailleurs finalement plus long sur les peurs inflationnistes qui règnent actuellement sur tous les marchés (cryptomonnaies comprises) que sur la valeur intrinsèque du Bitcoin, et plus sur l’envie d’un gain rapide des foules que sur leur appétence à utiliser vraiment les cryptomonnaies, tant il semble difficile de ne pas voir le lien entre ces hausses de prix et les « chèques stimulus » distribués par le gouvernement américain.

Indépendamment, il est certain que croît l’intérêt concret pour les cryptomonnaies.

Peu du côté du grand public mais bien plus du côté des institutionnels et des sociétés financières qui comptent effectivement investir tant dans les technologies développées que dans les cryptomonnaies elles-mêmes, et ce bien au delà des effets de manche d’un Elon Musk survitaminé.

Alors que se multiplient les exemples d’investisseurs privés particuliers affichant clairement leur intérêt dans Bitcoin, on pourra aussi citer plusieurs sociétés cotés ayant clairement marqué leur intérêt et ayant même investi dans Bitcoin et dans les cryptomonnaies, comme Microstrategy, Morgan Stanley ou même JP Morgan.

Pas de doute : il y a bien une « normalisation » du Bitcoin au moins dans le monde de la finance.

On peut cependant s’interroger sur ce qui ressemble fort à un abandon progressif du but initial de la première cryptomonnaie : avec l’acceptation croissante du Bitcoin dans ces sociétés de gestion financière, sur les marchés et dans les livres de comptes de ces entreprises, on s’éloigne de plus en plus vite du système imaginé au départ par Satoshi Nakamoto, qui devait remplacer les banques ou en offrir une vraie alternative.

Et si on peut retrouver ce but encore affiché chez quelques autres cryptomonnaies, cela semble moins présent chez Bitcoin dont la communauté semble s’accommoder assez confortablement de se faire gober par de grosses firmes centralisées et inféodées aux gouvernements. Du reste, cette observation se traduit concrètement par de nombreux tiraillements au sein de la communauté Bitcoin, entre ceux qui veulent continuer à voir le cours s’élever (en confondant cette valorisation avec un accroissement de l’usage du Bitoin) et ceux qui comprennent que se focaliser ainsi sur le cours et l’acceptation du Bitcoin par ces firmes n’est qu’une forme pas forcément subtile de compromission du concept original.

De nouveaux horizons : NFT et DeFi

Parallèlement à cette acceptation croissante de Bitcoin, difficile de ne pas noter l’envol progressif de la DeFi et des NFT.

Les Non Fungible Tokens (jetons non fongibles) sont une application pratique de la capacité des blockchains et des technologies décentralisées qui permettent leur fonctionnement dans le monde particulier de la collection et de l’art : par nature, les blockchains permettent une enregistrement fiable, sécurisé, non censurable et non copiable d’un titre de propriété et l’application de cette propriété à des objets de collection sous forme numérique crée, de fait, tout un nouveau marché.

Le principe de base a trouvé une première application en 2017 avec les CryptoKitties, un jeu vidéo construit sur la chaîne Ethereum, qui permet de créer, élever et échanger (éventuellement moyennant finance) des créations numériques (ici, en forme de chats d’où le nom).

Depuis, le même principe est appliqué et étendu à d’autres formes d’actifs numériques, depuis des productions (plus ou moins artistiques, comme une musique d’Elon Musk, le premier tweet de Jack Dorsey ou une oeuvre numérique récemment vendu près de 70 millions de dollars) jusqu’à des petites séries qu’on peut alors collectionner (à l’instar, dans le monde réel, des pièces de monnaie, des timbres, des couvercles de boîtes de camembert ou les autocollants footballistiques de Panini dont l’équivalent numérique en NFT commence à se développer pour le basket ou même le foot).

Si l’effet de mode ne fait pas de doute et explique certaines envolées de prix assez irrationnelles, il n’en reste pas moins que ces NFT vont permettre le développement d’un nouveau marché de l’art et de la propriété numérique dont on ne peut, pour le moment, qu’imaginer vaguement les implications.

Ce parfum d’innovation est aussi présent dans la DeFi, la finance décentralisée, dont les développements tirent essentiellement profit du développement de la décentralisation et de la comptabilité à triple entrée permis par l’innovation introduite par Bitcoin et les cryptomonnaies.

Ces innovations se construisent actuellement beaucoup sur Ethereum mais comprennent aussi d’autres blockchains qui offrent différents avantages (Tezos, Polkadot, …). Permettant l’établissement de véritables mécanismes automatiques de gestion financière tout en se passant d’intermédiaires financiers, les techniques et propositions de la DeFi recèlent en elles de quoi bouleverser complètement le paysage des institutions financières actuelles, et modifier drastiquement les impacts légaux et la mainmise des États sur ces domaines…

Le compromis ou le combat ?

De façon générale, ce qui se passe actuellement dans les cryptomonnaies est une illustration d’une histoire plusieurs fois millénaire : les révolutions profondes (qui combinent des aspects technologiques, sociaux et politiques) provoquent naturellement deux types de réactions de la part des individus : ceux qui voient dans ce changement de paradigme des opportunités et l’occasion de fonder de nouvelles relations, de remettre à plat les systèmes existants soit en les attaquant, soit en les contournant complètement, et, de l’autre côté, ceux qui au contraire voient plutôt des obstacles à aplanir pour faire converger les deux systèmes (le nouveau et l’ancien). Dans ce dernier cas, cette convergence est possible lorsque les deux systèmes se complètent – on peut prendre le cas d’internet et du téléphone lors de l’apparition de la VoIP.

Mais lorsque les deux systèmes sont opposés dans leur philosophie et dans leur service rendu, tout ceci a peu de chance de bien se passer.

Autrement dit, ceux qui misent actuellement sur une amélioration des relations entre États, système bancaire actuel et monde des cryptomonnaies vont au devant de graves déceptions : ou bien il y aura effectivement révolution, et les systèmes actuels vont absolument tout faire pour combattre les cryptos (ce qui promet d’être rugueux). Ou bien il n’y aura pas révolution, ce qui veut dire que les cryptos vont perdre progressivement leur substance anarchique (au sens initial du terme, i.e. sans pouvoir central) et ne plus en conserver que certains aspects, probablement marginaux.

Ici, il faut comprendre qu’il ne peut y avoir d’accomodation avec l’hydre étatique : on ne peut pas avoir Bitcoin (ou toute autre crypto) – bâti sur la volonté de ne pas censurer de transaction – et les KYC et AML qui sont, par définition même, de pure prérogatives de l’État , par l’État et pour l’État lui-même et dont l’objet est, justement, de censurer l’accès aux transactions à certains individus et certains commerces.

Eh non : on ne peut pas vouloir une monnaie décentralisée et une ou des autorités centrales décidant de l’un ou l’autre aspect de cette monnaie. C’est antinomique et cela veut dire que la révolution actuelle, soit restera feutrée (les cryptos perdant progressivement leur intérêt initial), soit ne pourra se dérouler sans casse, sans cris et sans grincements de dents.

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Commentaires131

          1. Ils tombent dessus lors d’opérations de stups, typiquement (ou pédopornographie). Parfois, ils récupèrent les clés qui permettent alors de les vendre. Sinon, c’est juste perdu pour tout le monde.

            1. MCA

              ok, merci.

              Cela dit, Il faut que le gars soit assez noc pour conserver des traces à l’endroit de la perquisition je suppose…

              1. sam player

                … et surtout qu’un* complice ne soit pas prévu pour mettre à gauche le pognon vu le temps que va mettre la police a récupérer le blé

                * : j’ai dit un, pas une… qui se serait barrée avec la caisse bien avant… les femmes sont vénales c’est bien connu, les billets pousseraient dans les arbres elles se marieraient avec des singes (conclusion de l’apéro du jour)

    1. Higgins

      C’est mal pour le citoyen mais c’est bien pour le Léviathan : https:/ /www.francetvinfo.fr/economie/bitcoin/la-france-realise-sa-premiere-mise-aux-encheres-de-600-bitcoins-pour-plusieurs-millions-d-euros_4337651.html

    1. MCA

      L’or est un tangible que rien ne peut remplacer dans certaines situations extrêmes.

      Un exemple que la personne en cause m’a raconté, il s’agissait d’un vietnamien qui avait quitté son pays clandestinement comme boat people.
      Les passeurs pour l’amener hors des eaux territoriales vietnamiennes demandaient par personne deux lingotins d’or (je suppose d’une once ?) en guise de rétribution.

      Ensuite ils étaient abandonnés et recueillis par des cargos passant dans les environs (comme ça se passe en méditerranée actuellement) qui les déposaient dans certains pays refuges où ils finissaient dans un camp en attendant de trouver un pays d’accueil définitif.

  1. Pythagore

    aarrggg le bitcoin, un arrachement de coeur, je voulais en acheter en mars, sentant venir l’affaire, et ai renoncé par incompétence et devant la complexité, surtout d’acheter sans être tracé. snif snif, je compte mes pertes ts les jours et ttes ces belles choses que j’aurais pu m’acheter au lieu de me trimbaler en guenilles, snif.

      1. Adolfo Ramirez Jr

        J’aurais dû acheter en 2013 quand vous commenciez à aborder le sujet. Mais c’est très obscur pour le profane, sans compter que je n’avais… Pas de revenus à placer

      2. john

        salut les Boomers FR 😉

        Buy and HODL. never sell BTC !

        ensuite il est facile d’aller chercher du 6%/an passivement sur du BTC, (payé block par block sans perdre les intérêts de la quinzaine si vous voyez ce que je veux dire).
        pour les plus impétueux d’autres altcoins peuvent etre farmés avec des rendements de plusieurs centaines de % annuels (ca ne dure jamais longtemps, mais bien géré, vous direz fuck à votre agonisante Assurance-vie, même avec des frais insupportable sur ETH)

        ensuite la magie informatique permet de collatéraliser vos crypto actifs et d’immédiatement générer un prêt : ca permet de rester exposé, tout en faisant un cashout non comptabilisé comme de la plus value (donc pas imposable !) puisque il s’agit d’un prêt et non d’une revente…

        mais pourquoi revenir dans le monde d’avant pour payer des frais non mérités au banquier qui facture 250€ par an la tenue d’un compte courant alors qu’une carte de debit crypto peut générer des % de cashback sur vos achats quotidiens ?

        les noobs vendront leur btc pour quelques plus values (dérisoires vu le potentiel infini corrélé à la dilution monétaire fiat) aux grosses mains, et à long terme, la valeur de leur tesla « gratuite » payee en BTC ira au cimetiere, tandis qu’Elon se frisera la moustache d’avoir fait plus d’argent que n’importe quel constructeur auto tout en fabricant 100 fois moins… la cigale et la fourmi quoi…

        il y a moins d’1 BTC disponible par millionaire (supply total de 21Mio) en ce bas monde, sans compter ceux qui sont gelés car les pass ont été perdus.

        des microstategy achetent par millions de USD des BTC @50K USD piece.
        C’est pas par sympathie. follow the money…

        Pensez y…
        Et faites vos propres recherches

        1. Salut le noob. T’étais où en 2011 quand j’en parlais déjà ?

          https://h16free.com/2011/05/30/8585-revolution-numerique-aujourdhui-musique-et-cinema-et-demain

          Et en 2013 ?
          https://h16free.com/2013/04/10/22519-et-levasion-des-enfers-fiscaux-continuera
          https://h16free.com/2013/05/31/23589-lerosion-des-monnaies-fiat-et-lalternative-bitcoin
          etc…

          Si tu avais suivi à l’époque, tu aurais déjà fait de jolies culbutes (moi, c’est bon – et toi ?)…

          1. john

            je te laisse deviner old chap. en parler c’est facile, entrer dans le rabbit hole est autre chose. fais donc un article sur le farming à 500% APY, les L2, la fabrique à index synthétique, le netflix decentralisé, « l’unreal estate » et les metaverses.
            cela pourrait montrer un peu plus que de la connaissance générale un peu plus pointue que la moyenne (lol t’offusques pas, chu comme toi, j’aime bien provoquer pour que cela réagisse).
            oublie pas Kusama et polkadot…

            1. Sacré john qui franglise pour mieux pousser son business asap en conf call depuis son jacuzzi… Ayant déjà vécu un certain nombre de « hype » cryptomonétaire, il en faudra un peu plus pour m’impressionner, hein. Quant à polkadot et le reste, j’encourage les lecteurs à s’abonner à ma lettre mensuelle qui l’évoque justement.

            2. Dr Slump

              John, au lieu d’étaler ta science et ton mépris dans ce blog, va donc ouvrir ta propre crèmerie, hein? On verra si tu tiens le même nombre d’années, et avec la même fréquentation.

              Sinon, message d’un vieux con de boomer : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.

        2. Citoyen

          S’agissant de « ceux qui sont gelés car les pass ont été perdus » H16, je suis tombé sur cet article. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais ça peut paraitre curieux :
          https:/ /fr.sputniknews.com/international/202101131045066275-des-millionnaires-sans-acces-a-leurs-fortunes-en-bitcoin-a-cause-de-mots-de-passe-perdus-selon-le/
          .. Où il apparait que : « Le service d’aide à la récupération des clés numériques Wallet Recovery Services affirme recevoir 70 demandes quotidiennes d’individus  »
          70 demandes quotidiennes d’individus ayant perdu leur clé !… A terme, ça va en faire du pognon a récupérer dans les fonds de tiroirs …, pardon de block, pour les organisateurs du système !… Par la générosité des clients lessivés …

  2. Higgins

    Je maitrise trop mal tout ce qui touche au Bitcoin et consort mais je crois bien comprendre les enjeux en cours. Ils sont colossaux : souveraineté, représentativité, . Je crois qu’on va vers un conflit terrible entre les cryptomonnaies et le vieux monde : « Autrement dit, ceux qui misent actuellement sur une amélioration des relations entre États, système bancaire actuel et monde des cryptomonnaies vont au devant de graves déceptions : ou bien il y aura effectivement révolution, et les systèmes actuels vont absolument tout faire pour combattre les cryptos (ce qui promet d’être rugueux). Ou bien il n’y aura pas révolution, ce qui veut dire que les cryptos vont perdre progressivement leur substance anarchique (au sens initial du terme, i.e. sans pouvoir central) et ne plus en conserver que certains aspects, probablement marginaux… »

    Actuellement, je parierai sur les cryptomonnaies dans ce combat titanesque mais il y aura du sang sur les murs et le carrelage. On n’en est qu’au début. Les polytocards, surtout les français, ne comprennent rien à ce qui se passe mise à part quelques rares exceptions. Les solutions qu’ils vont proposer pour protéger leur citadelle sont donc vouées à l’échec. Ça mettra du temps mais ça arrivera.

    1. Higgins

      La violence des attaques témoigne que le combat a déjà commencé : https:/ /www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-bitcoin-et-les-complotistes-880224.html

    2. Jacques Huse de Royaumont

      Les crypto vont devoir composer avec deux dangers (le billet le met bien en lumière) : les états qui veulent conserver leur pouvoir sans concurrence d’émission monétaire et les grand acteurs économique qui vont chercher à en détourner l’usage à leur profit.
      Avec les états, on va vers une interdiction des crypto, avec un renforcement des mesures répressives comme la détention, l’utilisation et la création interdites. Je vois bien la qualification en crime de ces faits, avec quelques exemples bien spectaculaires et bien médiatisés à la clé. Il faut tenir le bourgeois dans l’obéissance monétaire, par la terreur s’il le faut.
      Le second cas est plus feutré, mais plus pervers : des collabos institutionnels, type FB ou twitter vont appâter les acteurs et phagocyter le système.

      L’idéal serait une guerre entre les états et les GAFA, ça laisserait en paix les autres, dont les utilisateurs de crypto.

  3. douar

    Je subodore effectivement une révolution en cours.
    La limite, c’est néanmoins la complexité du bouzin: ce que font les professionnels de la banque habituellement, c’est vous qui vous les coltinez, cela demande donc un minimum de concentration.
    Mais no pain, no gain.

  4. Dr Slump

    Vu la passivité générale devant les abus de pouvoir sanitaires, je suis pessimiste quant aux chances pour les cryptos de résister à la volonté de contrôle étatique.
    D’abord parce que les cryptos souffrent amha d’un défaut essentiel, c’est qu’elles restent… cryptiques, difficiles d’accès. Soit les développeurs rendent faciles et pratiques la distribution et le partage de leurs embryons de monnaie, c’est à dire populaires, soit celles-ci resteront l’apanage de petites minorités, qui ne pourront rien faire quand les états décideront de les détruire, ou d’en prendre le contrôle.

    J’ai participé à quelques webinaires sur les cryptos, présentés par de jeunes passionnés, tout excités de se sentir part d’une révolution, et malgré tout dans l’attente presque anxieuse d’obtenir la reconnaissance… de l’état. Leur enthousiasme fait plaisir à voir, mais je crains que ces jeunes entrepreneurs aillent au devant de cruelles désillusions.

  5. Raoulos

    Les états pourront interdire et criminaliser tout ce qu’ils veulent.
    Mais entre l’inflation qui va suivre l’immense émission de monnaie de singe, les restrictions étouffantes qui continuent de sortir en mode open bar, le quidam aura-t-il encore le luxe de pouvoir se conformer à la loi ET mettre du pain sur sa table ?
    Pourra-t-on échapper à la clandestinité ET avoir une table ?

    Je vois aussi se profiler l’argument écolo contre le mining, (le mining de bitcoin étant très gourmand en élécticité).

              1. kekoresin

                J’ai fait ma petite pause numérique et ça fait du bien. Maintenant il faut que je me méfie avec une telle attitude suspecte. Pas de téléphone « intelligent », des boites de conserves en stock, tireur sportif, des coups à attirer les mouches à merde de Bave Foutre Mucus TV, traqueurs de survivalistes chasseurs de dinosaures partouzeurs de gauche !

                Bref, de retour et ça va chier dans le ventilo…

  6. Steppenwolf

    Bonjour et bravo pour l’article et tout à fait d’accord sur la guerre qui va être livrée aux cryptos dans très peu de temps. Il sera alors intéressant de voir la réaction des institutions financières qui seront positionnées sur ce secteur.

    Quelques petites précisions toutefois : Bitcoin est ouvert et publique, n’importe qui peut en détenir sans aucune autorisation préalable, que ce soit un somalien ou la JP Morgan. Le concept est donc bien respecté ici. Il existe d’ailleurs déjà des protocoles de prêt (AAVE) ou un forex des stablecoins (CURVE). Il se peut donc que dans un avenir plus ou moins proche les institutions financères commencent à utiliser les cryptos pour autre chose que la spéculation.

    1. Ce n’est pas le fait que JP Morgan achète des Btc qui pose un souci, mais le fait que les bitcoiners se réjouissent de voir les institutions financières s’accaparer le btc sans voir le risque, assez énorme, que cela soit un cheval de Troie dans l’autre sens (l’Etat s’insère via ces sociétés par capitalisme de connivence et finit par ruiner le concept petit-à-petit) alors que les mêmes crypto-enthousiastes imaginent qu’il s’agit de l’inverse (i.e. qu’ils vont arriver à subvertir l’Etat par cheval de Troie).

      Sous-estimer l’ennemi (l’Etat ici) est toujours une faute qu’on paye chèrement.

      1. Pheldge

        ça veut dire que les bitcoiners sont « pour les cryptos », mais en même temps quand on leur met un paquet de bons dollars sur la table, ils se laissent tenter.
        Au final, ils aiment l’idée du BTC, le concept, mais bon, il faut bien vivre dans le monde habituel.
        Vous même, votre Sainte Patronalitude, le jour où vendre vos BTC vous garantira une vie de millionaire, vous ferez quoi ? hmm ?

      2. Courtial

        Alors pour le coup je pense qu’il faut quand même nuancer ce point, y compris dans l’article. Les « bitcoiners », ça n’existe pas, il y a des gens qui travaillent pour rendre Bitcoin plus utiles et plus accessibles (à tous les niveaux, du protocole jusqu’aux business construits dessus), ceux qui l’utilisent (avec potentiellement une vision très différente de son utilité) et n’en parlent pas forcément, et ceux qui en parlent, beaucoup.

        Je pense lire en filigrane l’adulation dont Michael Saylor (Microstrategy) fait l’objet depuis quelques temps en tout cas au sein de la frange des « parleurs » les plus bruyants. Mais il ne fait pas l’unanimité, loin de là. Il a en effet déjà eu des déclarations en particulier sur le KYC et le rôle de l’état qui ne laissent guère de doute sur le fait qu’il ne partage pas du tout l’idéal de Bitcoin, je pense personnellement qu’il va rapidement devenir un adversaire ouvert, et j’ai toujours été très méfiant à son égard. Et je ne suis pas le seul, même si cette position est sûrement encore minoritaire. Même jugement sur Elon Musk d’ailleurs.

        En bref je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il y a un danger et une tension aujourd’hui au sein de la communauté de Bitcoin sur la façon dont il faut voir cette arrivée massive d’acteurs institutionnels, entre ceux qui se réjouissent un peu naïvement que « numbers go up », ceux qui s’en méfient car ils le voient comme une tentative de subversion (certes très minoritaire je le pense aussi), et ceux qui s’en foutent un peu et bossent sur leur truc, y compris sur des moyens de rapprocher Bitcoin de l’idéal (inatteignable?) des vieux cypherpunks. Mais dire « les bitcoiners se réjouissent » pourrait laisser penser qu’il y a consensus sur la première attitude, ce qui n’est pas du tout le cas.

        Quant à dire que le fait que bitcoin rentre dans les livres de compte de grandes entreprises et de fonds d’investissement l’éloigne de la vision initiale de Satoshi Nakamoto, on pourrait en parler des heures mais disons que cette affirmation ne va pas du tout de soi.

        1. « laisser penser qu’il y a consensus »
          Ben s’il y a des tensions c’est qu’il n’y a pas consensus. Ca me paraît assez évident.

          « le fait que bitcoin rentre dans les livres de compte … »
          Certes mais en revanche, le fait que Btc soit utilisé par des firmes du capitalisme de connivence, si (l’important n’est pas qu’il rentre dans les livres de comptes, mais dans ces livres de compte là, si vous voulez). C’est une forme subtile de subversion qui prendra du temps mais en substance, elle revient à acheter les mineurs petit à petit, par la bande. Il faut actuellement très peu de cash pour faire bouger BTC (on évoque quelques dizaines de millions de $ tout au plus). Ceci aiguise beaucoup d’appétits et notamment ceux de gens qui n’ont rien de philanthropiques et qui, à la fin, seront clairement opposés à la disparition des banques centrales, de leur facilité de lobbying et du pouvoir qu’elles représentent … Or ça, c’est antithétique au projet de Nakamoto.

          1. Courtial

            Pour le premier point ça paraît évident, mais en lisant certains commentaires ça ne l’était peut-être pas pour tout le monde, je voulais donc insister un petit peu dessus.

            Pour le 2nd point, le problème c’est que Bitcoin ne peut exclure personne par construction, c’est la « monnaie des ennemis » comme on dit souvent. Bitcoin devrait donc survivre à l’arrivée massive d’acteurs qui lui sont philosophiquement opposés, ou alors c’est qu’il contenait une faille de conception gravissime qui le vouait à l’échec.

            La subversion de l’intérieur est en effet une façon (la seule ?) de renverser Bitcoin, cela a d’ailleurs déjà été tenté en 2017.

            Si je comprends bien l’attaque évoqué ici, elle consisterait pour ces acteurs à profiter de leur accès à des réserves infinis de dollars pour manipuler le cours à leur profit, ce sera surtout bête pour ceux qui leur venderont leurs bitcoins dans la panique, mais je ne suis pas sûr de voir comment cela reviendrait à acheter les mineurs.

            Je vois d’autres façons de subvertir les mineurs, mais qui passent par le réglementaire (récente tentative d’imposer une liste noire d’UTXO et un « Know Your Hash » pour agréer les mineurs), et je ne vois pas vraiment comment l’arrivée d’acteurs comme JP Morgan ou Microstrategy joueraient un rôle dans ces scénarios.

            Indépendamment des mineurs, je vois aussi comment une concentration excessive de bitcoins dans les mains d’état et d’acteurs institutionnels pourrait devenir une menace existentielle, mais nous en sommes probablement encore loin.

            1. En fait, on ne sait pas comment une subversion pourrait avoir lieu, mais elle est possible, elle peut prendre place, et il y a des intérêts qui y sont favorables à mesure que bitcoin gagne en importance. C’est le point le plus important.

              Maintenant, je ne suis pas sûr que ceci est bien compris de ceux qui trépignent actuellement d’allégresse à voir certains gros capitalistes de connivence s’y engouffrer …

  7. Aleph

    Je suis heureux de lire ça alors qu’on fête l’anniversaire de la Commune dans mon établissement public, et que pour venir, j’ai vu des affiches à la gloire de communeux et de pétroleuses placardées par la Mairie de Paris sur des portiques métalliques réservés habituellement aux affiches électorales à la sortie des bureaux de vote, ce qui est subtil comme tout.

    Ainsi, la finance se fait séditieuse et révolutionnaire, et on discute de sa dilution ou de l’éventualité d’une Semaine sanglante de la cryptomonnaie…

  8. heli0gabale

    Les cryptos c’est le Maaal ! Beaucoup de minage rime avec pénurie de cartes graphiques et ça c’est inqualifiab’ !

    Plus sérieusement, je vois (en partie, je reste un nullos en crypto) le potentiel énorme derrière la crypomonnaie et la blockchain en général.

    De mon point de vue de gros noob, la crypto c’est un bordel pour s’y retrouver, ça reste un truc d’ingénieurs qui se branlent.

    Naturellement, le jour où la crypto sera plus accessible au commun des mortels, l’Etat va y mettre ses gros doigts histoire de bloquer toute évolution ou bien domestiquer le truc.

    En l’état, tout est en faveur d’un futur contrôle à mon sens : forégulay (les banques en seront ravies), les cryptos sont responsables du changement climatique (oui j’ai déjà lu ça) et l’incontournable cryptomonnaie = blanchiment d’argent.
    Au vu du ratio plaisir de réglementer/Mécontentement populaire, nos zamies élites vont être folles de joie à l’idée de contraindre et de se faire mousser par la populace.

    1. « pénurie de cartes graphiques »
      C’est « sooo 2013-2015 » comme on dit…

      « la crypto c’est un bordel pour s’y retrouver, ça reste un truc d’ingénieurs qui se branlent. »
      Pour le moment, oui. C’est de moins en moins vrai.

      1. heli0gabale

        Je crois que c’était en 2017 aussi où il y a eu une énorme galère pour en trouver à des prix décents. Et aujourd’hui encore plus même si la pénurie actuelle vient surtout des restrictions en tout genre, mais les fermes de minage n’ont rien arrangé.

        Le jour où ce sera simplifié comme il faut avec des relais forts (ce serait drôle de voir des influenceurs faire la promo ou prendre les dons que via une certaine crypto), là il y aura un engouement énorme.

        D’ailleurs, question de gros nullos, c’est possible techniquement une crypto qui serait aussi simple d’utilisation qu’une appli bancaire ?

        1. Il y a plein de cryptos avec des « appli bancaire »-like (le portif de Bitcoin.com est bien fait par exemple, mais il y en a plein d’autres).
          Le souci n’est pas là, mais dans la garde des clés sur le moyen/long terme, et le côté « que se passe-t-il en cas d’erreur ».

          1. heli0gabale

            Merci pour ces précisions, je dois vraiment creuser le sujet.

            (C’est là où je me rends compte de l’erreur que j’ai commise en ayant snobé ce sujet pendant des années.)

  9. goufio

    cryptomonnaies cela n’existe pas, crypto peut-être mais monnaie absolument pas car vous ne pouvez rien acheter avec. C’est un fantasme plutôt bien relayé. Cela reste pour l’instant que des jetons électroniques à valeur zéro. Cette valeur va devenir tentante pour des ventes à découvert par les fameux zinzins entrés récemment et qui ont fait la hausse. Maintenant il va leur falloir faire de la marge.

      1. sam player

        Ils m’ont oublié dans la liste : j’accepte les bitcoins ! … au cours du jour du paiement hi hi comme ça les gens (déjà 2) se dépêchent de payer :mrgreen:

      2. taisson

        Ce n’est pas parce que l’on y comprend pas grand chose que l’on doit ne pas s’y intéresser !
        En plus, sans vos explications, pour moi , ça serait encore pire !

        Mais, pour rebondir sur ce que dit Gouffio, quand on voit les listes des choses que l’on peut payer avec ça…
        Pas grand chose d’utile pour le commun des mortels.

        Le problème est la, tant que cela reste un truc ésotérique entre geeks et grands personnages qui se paient des grouillots pour comprendre à leur place, les états prendront largement leur temps avant de s’introduire dans le truc pour le régenter…Pas besoin de s’affoler,, suffira d’une bonne taxe pour tous paiement avec autre chose qu’une monnaie officielle. Même pas besoin d’interdire !

        Bon courage pour ceux qui essaient de contourner les systèmes officiels, mais ce n’est pas gagné !
        L’exemple à suivre ce sont les « réseaux sociaux » : les utilisateurs actuels sont pour la plupart parfaitement ignorants au niveau de l’usage de leurs ordis ou smartphones…Si l’on revenait aujourd’hui au DOS des années 80, personne ne les utiliserait !!
        lancez une appli simple, et trouvez des commerçants qui acceptent ce paiement et la , c’est gagné…jusqu’à l’intervention du fisc !!

      3. Goufio

        Des sites US qui doivent être bien outillés compte tenu de l’amplitude des prix pour ne pas dinde pertes car leurs bilans ne seront pas acceptés en jetons électroniques mais dans la monnaie de référence nationale.
        Vous avez traité l’aspect facile de mon commentaire dommage pour l’essentiel où votre analyse aurait peut-être percutée la mort
        A bientôt

        1. Une monnaie, c’est ce qu’on décide pour l’échange de valeur, point. Cela doit avoir des caractéristiques pour couvrir certains buts, mais ce n’est pas une obligation, ce qui explique que même des coquillages ou des roues de granit de plusieurs tonnes peuvent faire l’affaire dans certains contextes. Donc décréter que X ou BTC ou Y n’est pas une monnaie, c’est par construction une erreur.

          1. kekoresin

            Je serais moins radical. Comment vendre un bien ou un service courant avec une crypto qui risque de dévisser le temps que l’ordre de transaction passe? Comment décider d’acheter avec une crypto qui risque de prendre 150% le temps que l’ordre passe? L’extrême volatilité et la lenteur des transactions sont un réel frein à une utilisation massive en tant que monnaie d’échange. La plupart des détenteurs de cryptos sont des spéculateurs et seule une poignée d’idéalistes rêvent de concurrencer les banques centrales et de libérer les individus des griffes acérées des états.

            1. Husskarl

              Le problème que je vois est le sous jacent de la monnaie, la monnaie étatique repose sur la capacité de racket d’une population qui produit des richesses.
              L’or ou l’argent sont des atomes rares.
              Les cryptos sont des 0 et des 1 ne reposant sur rien d’autre que l’intérêt des gens au moment T, souvent des spéculateurs effectivement.

              1. sam player

                HK tu oublies la confiance.
                Concernant la rareté, à terme il n’y aura que 21 millions de bitcoins, pas un de plus.

                1. Husskarl

                  Oui la confiance, certes, mais elle repose justement sur un sous jacent. On a pas confiance pour avoir confiance (c’est une mode ou un engouement temporaire sinon), on a par exemple confiance en la capacité de l’état suisse à se gérer, donc on prend du CHF.
                  Pour les cryptos, oui, leur émission est limitée mais des bonds technologiques pourraient les rendre obsolètes ?d’un coup? (je n’ai pas étudié le sujet en profondeur cela dit). Enfin, il y a la mode, car la confiance pour la confiance n’est qu’une mode à durée finie.
                  Y a un gros potentiel, mais pour le moment, cela repose sur du rien.

                  1. kekoresin

                    Plein de choses ne reposent sur rien comme la monnaie fiat, les actions, les obligations, le prix de l’immobilier… Oui, tout est une question de confiance et la rareté joue un rôle dans la valeur. L’or est rare et bénéficie d’une réputation de valeur refuge mais, comme les cryptos, ce n’est pas très pratique pour acheter une baguette ou louer une pute. La différence réside quand même dans la tangibilité, sauf pour les gogos qui optent pour l’or papier. Et puis si le Bitcoin repose sur un nombre fini, qu’en est-il des autres? La rareté en tout cas n’est pas un gage de valorisation dans le temps. Des objets rares et prisés ont atteint des cotes faramineuses avant de « passer de mode » et finir pas se vendre comme des tabourets à deux pattes.

                    Quant aux tableaux numériques à 70 millions, ça me laisse dubitatif. J’ai pris un sacré coup de vieux. Je pense pourtant que c’est un signe que les gens qui ont du pognon qui leur coule du fion à gros bouillons, ne savent plus comment le sécuriser.

                  2. sam player

                    HK la confiance est quelque chose de relatif, je dis ça car à te lire j’ai l’impression que pour toi la confiance c’est uniquement du sûr à 100%.
                    Tu peux avoir confiance dans le $ et dans ta femme, mais plus dans le $ que dans ta femme 😀
                    … et puis la confiance c’est temporel, valable à l’instant t mais moins à t+1.
                    La confiance 100% illimité dans le temps ça n’existe pas… même si le curé ou le maire a dit «pour la vie »

                    1. Husskarl

                      L’or est tangible, non imitable, limitée en quantité, avec un historique de plusieurs millénaires.
                      Le dollar est récent, la femme c’est pareil et les cryptos n’en parlons pas =)

                      Pour poursuivre avec l’exemple, la solidité de l’état suisse est plus tangible que les cryptos, c’est juste une histoire de hiérarchie de confiance. Et évidemment c’est au moment T avec un essai d’anticipation par rapport à l’Histoire. Et les cryptos n’ont pas d’historique.

                    2. Pheldge

                      sam, la confiance se construit et se consolide avec le temps : le temps t’apporte des éléments qui te prouvent que ta confiance est bien placée. Alors les remarques de karlus ne sont que du bon sens.

                    3. sam player

                      Certes, certes, mais en1890, en t’appuyant sur l’historique tu investis dans un réseau de diligences… 😀

                    4. sam player

                      Pheldge 15h04

                      Raisonnement paralogique et hors de propos et conservateur…

                      Ton raisonnement c’est comme si je te disais que j’ai 20 secondes pour prendre une décision avant que le pont s’effondre et que tu me dise qu’il faut prendre son temps et étudier toutes les solutions sous tous les angles possibles… le 50/50, l’avis du public et le coup de fil a un ami…

                      Ton raisonnement n’est pas adapté au sujet dont on parle.

                      Heureusement qu’il y a d’autres paramètres que le temps pour apporter la confiance…

                    5. Pheldge

                      sam, c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi … relis ce que j’ai écrit, en enlevant « se construit » qui semble te perturber. Il reste « la confiance se consolide avec le temps ».

                    6. sam player

                      HK
                      « Le dollar est récent, la femme c’est pareil… »

                      Ta femme a 300 ans ? 😀

                    7. sam player

                      Pheldge, je crois que ta pensée est parasitée par ta morale chrétienne.
                      La confiance est un instinct, une impression, un préjugé.
                      Le temps peut aussi bien faire perdre la confiance (ce qu’une impression a fait elle peut le défaire), que la gagner auprès de qqun (si on doit la gagner c’est bien qu’un préjugé était défavorable) et donc le temps n’est pas un paramètre.
                      Embauche d’un collaborateur, sélection d’un nouveau fournisseur… où est le paramètre temps ?

                    8. Pheldge

                      sam, on cause de monnaies et de biens tangibles … ton collaborateur, soit tu ne le connais pas, auquel cas tu ne peux te fier qu’à ses références ( …) et à ton instinct, soit tu le connais, et ton expérience avec lui, va moduler ton jugement.

                    9. sam player

                      Bah non justement, en parlant bitcoin on parle de ce qui n’est pas tangible… c’est un actif numérique, p’tete tangible si tu touches l’écran 😀

                      Comme bien souvent t’arrives comme un cheveu sur la soupe…

                    10. sam player

                      Pheldge (suite)
                      Je note aussi que tu t’es attaché presque uniquement au dernier paragraphe… avec en plus une tautologie : perso, c’était clair, je parle d’un collaborateur ou d’un fournisseur que tu ne connais pas. C’est idiot de parler confiance si tu as déjà une expérience favorable.

  10. Ba

    Quand je lis tout ça (auquel je ne comprends rien) je comprends cependant une chose bien claire et bien nette : on n’a aucun besoin d’Etat et de Démocratie pour faire avancer le monde et libérer les hommes de toutes les contraintes qui se dressent sur leur chemin.
    État et Démocratie (ou autres régimes dit politiques) paraissent véritablement dérisoires, anachroniques et enfantins (et également très malsains) quand on voit ce qui peut exister quand personne ne se mêle des affaires des autres sans leur consentement et que tout repose sur la coopération volontaire.

  11. Reddef

    Les enjeux sont compréhensibles mais l’ aspect technique me rebute et vu la situation actuelle de repli sur soi , la gestion du Covid et la réaction de la population en Europe c’ est pas gagné.

  12. Lorelei

    Ce que je trouve intéressant, c’est le cryptage des oeuvres.
    Je pense notamment à quelques jeunes qui se donnent du mal pour faire connaître leurs talents (tatouages, dessins, oeuvres graphiques…) et qui les retrouvent piratées sur d’autres sites par des gens sans scrupules. Comment prouver l’antériorité, comment empêcher le vol? Peut-être que le cryptage leur permettra de se montrer sans crainte.

  13. Pierre 82

    La technologie blockchain, pour ce que j’en ai compris, est effectivement révolutionnaire, l’avenir nous dira dans quelles proportions elle aura changé la face du monde.
    Mais pour l’instant, le marché des cryptos ressemble quand même à un gigantesque casino, car la volatilité est telle que vous pouvez spéculer, voire faire fortune (ou la perdre si vous avez vendu au mauvais moment), mais vous ne pouvez pas sérieusement travailler avec ça pour faire du business.
    Je donne un exemple: qui serait prêt à vendre ou acheter une maison en BTC? Vous signez en décembre 2020 un compromis de vente chez le notaire, pour un appartement, disons à 10 BTC. Quand vous signez, ça vous fait 220.000 euros, payable trois mois après, au moment de l’achat, c’est-à-dire au taux d’aujourd’hui, et là, surprise: ça vous coûtera en fait 585.000 euros.
    Ou bien vous disposez déjà des 10 BTC au moment de la signature du compromis (surtout si vous les avez acheté en 2012), auquel cas vous vous en foutez (sauf que vous auriez pu, en attendant 3 mois, acheter un appartement vachement mieux.
    Et si vous êtes vendeur, vu la volatilité du cours de change, vous risquez de vous retrouver très vite à la rue (exemple: la même scène mais fin 2017).
    Je fais donc une première remarque: pour que les cryptos deviennent utilisables pour du business (je veux dire acheter et vendre quelque chose, pas juste spéculer), il faudra quand même que ça se calme un peu… si à chaque transaction, un des deux contractants se retrouve en faillite, on n’ira pas loin.
    Deuxième remarque:
    Dans la dernière décennie du siècle dernier, il semblait évident qu’Internet était en train de bouleverser le monde, et en particulier un domaine semblait très prometteur pour y investir: les navigateurs internet. J’ai connu quelques collègues qui y avaient foutu des thunes, en blindant leur portefeuille d’actions du plus prometteur d’entre eux: Netscape. Bref, ils se sont pris une raclée, alors qu’ils avaient vu juste sur le secteur.
    A l’instar de Netscape, le bitcoin est le plus connu, mais il est loin d’être le seul sur ce créneau, et en plus, si mes infos sont exactes, il est un peu lent, dû à la technologie utilisée (et que par définition, on ne peut pas modifier, si j’ai bien compris).
    D’où la seconde remarque: dans l’optique où les états sont battus dans la bataille homérique qui s’engage, et où on assiste au triomphe des monnaies décentralisées, est-ce que le BTC existera encore, ou bien lui arrivera-t-il la même mésaventure qu’à Netscape?

    1. Heu l’exemple est pris de travers : on paye la maison 10 BTC, elle est vendu 10 BTC point. La valo en € ou $ ou cacahuètes est sans intérêt puisque le contrat est signé en BTC. Inversement, si le BTC dévisse et que vous achetez la maison pour 10 BTC (c’est dans le contrat), le vendeur se retrouve avec une fraction du prix estimé en € mais toujours 100% de la somme en BTC.

      Pour la seconde remarque, oui, BTC c’est le Netscape des navigateurs (ou le MySpace des réseaux sociaux).

      1. Pierre 82

        Je suis d’accord sur le fait que 10 BTC, c’est 10 BTC, et pas sa contrepartie en euros. Sauf que pour l’instant, pour vivre ici, il vous faut des euros, notamment pour payer ses impôts ou acheter sa nourriture…

      2. Courtial

        « Pour la seconde remarque, oui, BTC c’est le Netscape des navigateurs (ou le MySpace des réseaux sociaux). »

        J’espère que c’est un troll, et dans ce cas il va falloir se remettre à jour parce que celui-la sent furieusement 2017.

          1. Courtial

            Largué comparé à ? Beaucoup revendiquent de faire un « meilleur Bitcoin » depuis 2013, mais il y a bien peu de choses à montrer aujourd’hui.

            Si Bitcoin est « techniquement largué » face à X, c’est que X répond à la même demande que Bitcoin et que sa supériorité technique lui permet de mieux la satisfaire, on est d’accord ?

            Or aucun autre projet ne concurrence Bitcoin aujourd’hui, et en fait aucun ne revendique de le concurrencer sur les mêmes cas d’usage (Ethereum et ses clones, c’est pour les « smart contracts », Monero pour le « privacy coin », Bcash, Litecoin et autre pour les micropaiements…).

            Donc soit Bitcoin n’est pas si « largué » techniquement, soit il y a d’autres paramètres plus importants en jeu qui rendent l’avantage technique secondaire (par exemple le fait d’être « first mover » est extrêmement important, car il a permis à Bitcoin de grandir plusieurs années sous le radar des états, il est peu probable qu’un autre projet réussisse ça aujourd’hui). Ou alors c’est tout simplement qu’on a affaire à des compromis techniques très différents et que les comparer n’a pas beaucoup de sens.

            Bitcoin fait des compromis, on peut les critiquer mais le fait est que ça marche et qu’on n’a pas trouvé mieux malgré les centaines de petits prétentieux qui l’ont clamé sur les dernières années.

      1. Pierre 82

        D’accord sur le principe, mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. Cas de l’industrie: les matières premières sont payables en monnaies « nationales » (euros ou dollars) et les salaires également, on ne peut pas faire comme si ce n’était pas vrai. On ne peut pas négliger ce point-là. Il n’y a qu’à voir les problèmes soulevés dans l’industrie par les variations euro-dollars, qui pourtant ne sont pas d’une ampleur délirante, ni très volatiles d’une semaine à l’autre. Un taux de change relativement stable est capital pour assurer la stabilité des affaires

        1. sam player

          Mais ce n’est pas quand ce sera le cas qu’il faudra se placer…
          Perso, en 2010, en me basant sur 60’000 milliards de monnaie en circulation j’en avais déduit un BTC à 3 millions…

  14. Mildred

    J’ai dit « bitcoin » à mon ingénieur de fils, dimanche dernier. Il a pris des airs mystérieux pour me dire qu’il était actuellement sur un autre truc mais il n’en a pas dit plus, et n’a rien voulu expliquer !

  15. Pheldge

    Ofète Patron, quid du BCH ? bicause que si je me souviens bien lors d’un fok, tu soutenais sa viabilité face au BTC.
    De mon côté, le Monero a grimpé, mais sur la durée (depuis fin 2017 que je m’y intéresse) sa valeur en BTC a été divisée par 4 …

    1. Pour le moment, BTC rafle tout parce que c’est le premier arrivé. C’est ainsi. Sur le plan technique, en revanche, il y a mieux ailleurs.

  16. sam player

    HS trop rigolo : un amendment à été adopté pour inclure les femmes transgenres (donc des ex-hommes) dans les compétitions féminines… et les féministes intersectionelles s’élèvent contre vu que les hommes et les femmes ne sont pas égaux biologiquement… (grande découverte)

    J’adore quand la réalité leur revient en pleine g… plein visage

      1. sam player

        Hi hi
        C’est sur un site de la fachosphere dont le nom est interdit
        2ème résultat (chez moi) à la requête Google :
        amendement sport transgenre

            1. Pheldge

              franchement, les athlètes ne sont pas très sexy … les tennis-women ? n’en parlons pas, Serena Williams, n’est pas vraiment un canon de beauté ! faut vraiment ne rien avoir à regarder d’autre.
              Alors que pour les mêmes quelques centimes, vous avez accès à des chaînes, certes plus légères mais proposant des jeunes femmes dénudées et charmantes -ou l’inverse -, faut vraiment aimer le sport ! 😉

              1. Murps

                Monsieur, vous n’y connaissez rien, et je pèse mes mots.
                Regardez les compétitions de beach-volley féminin et les cheerleaders des compètes anglo-saxonnes et vous changerez d’avis.
                Mais personne n’est obligé d’avoir mon coup d’oeil, alors je vous pardonne.

                1. Theo31

                  Il y de très jolies nymphes dans le catch. Natalia Neidhart, Tessa Blanchard et celle qui me sert d’avatar, Miss Tessmacher.

              2. Higgins

                En son temps, Gabriala Sabatini occupait sans difficulté la une des magazines de mode. Elle a eu quelques disciples fort agréables à regarder.

                1. Pheldge

                  oui, en effet, mais Sabatini ou Sharapova, posant pour des magazines, ce n’est pas la même chose que Mauresmo, les sœurs Williams ou les musculeuses qui ahanent sur les courts, le visage crispé par l’effort, dégoulinantes de sueur !
                  Enfin, chacun ses goûts, moi je suis plus … euh, classique, mais ça, tu le sais déjà 😉

                1. Pheldge

                  sacré Major ! malheureusement, pour des raisons que tu comprendras aisément, je ne vais pas te montrer de vidéo, ni même de photo … mais c’était bien tenté, sacré Major 😉

    1. WorldTour73

      La réduction des dépenses publiques, cest trop old school. La start up macron s’intéresse deja aux sujets importants de demain.

  17. kekoresin

    Pour la guerre, c’est une question de volumes et d’interaction sur le commerce réel.

    Tant que les cryptos seront plus ou moins cantonnées dans un jeu de spéculation à la marge avec des allers-retours aux fiat, les états y trouveront leur compte. Si par contre les volumes d’achats directs de biens ou services commencent à prendre du coffre, les états trouveront un moyen de s’entendre et broieront les pays qui y verraient une possibilité de capitaliser sur les cryptos. Mais nous n’en sommes pas là et de loin. Cette bataille, que je pense inéluctable si les cryptos « ne rentrent pas dans le rang », s’annonce ardue pour des nations qui sont loin d’être unies. L’attention se portera inéluctablement sur les utilisateurs et dans ce cas comme dans bien d’autres, le nombre fera loi car aucune nation ne peut enfermer ou même poursuivre la majorité de sa population, sauf en ayant un Kim Juncker sur le trône. L’apparente complexité de ces monnaies jouera alors contre elles car nous sommes loin d’une majorité de détenteurs et encore moins d’utilisateurs même occasionnels. La survie sera alors peut être le mariage de la carpe et du lapin.

    Quant à tous les journaleux dépendants qui viennent mouiller leur masque face caméra ou qui trempent leur plume fripée dans du jus de navet, la rhétorique reste plus ou moins scotchée sur du financement de terrorisme sur fond de drogues, d’armes et de pédophilie post Kouchner; enquéquette d’action avec la brigade Krypto menée par le lieutenant Cardano. Toujours les vieilles lunes sur le triptyque « terrorisme, environnement, santé », véritable mantra qui justifie toutes les dérives totalitaires pour des peuples à la recherche de la sécurité illusoire d’une main violente qui parfois caresse vigoureusement. Mais du bien être de la plèbe les états se foutent royalement, seul leur hégémonie compte, et elle ne tient que si le peuple stupide est tenu ferme en laisse. Dès que les cryptos seront identifiés comme une possible clé libératrice du collier, la guerre sera déclarée – « Sus aux Bits dans tous les Coins! »

  18. JS en Liberté

    Il est toujours très instructif et passionnant d’avoir votre avis éclairé sur les cryptos.
    Avez-vous fait un article sur les stable coins ? Je trouve ce concept étrange.

  19. Gestion

    Effectivement ce à quoi nous assistons c’est la création d’une nouvelle monnaie non contrôlée par les états, du fait de sa haute volatilité actuelle, qui sait ce que ca donnera dans le futur ?

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