En France, tout va bien, comme en Italie !

Pendant qu’en France tout le monde s’active à oublier les problèmes qui s’amoncellent de part et d’autre, que tout le monde (y compris moi) échafaude des hypothèses sur les présidentielles (sachons rire, un peu) et le déroulement d’un événement qui aura lieu, en gros, dans sept mois, pendant ce temps, donc, la dette française continue de filer ; par comparaison, la sonde spatiale Voyager qui a quitté le système solaire récemment fait figure de tricycle pour enfant myopathique.Ainsi, tous les jours, toutes les minutes qui passent, l’Etat Français continue d’emprunter pour financer un train de vie ahurissant dont les impôts, taxes et autres vexations imposées aux classes travaillantes, ne couvrent qu’une partie, à la manière d’une robe de soirée malencontreusement passée par le programme Blanc-90° juste avant la garden-party.

Un courant de pensée s’installe insidieusement par le truchement de la novlangue : on appelera dorénavant “déclinologues” ceux qui mentionneront l’existence de cette dette et l’absolue nécessité de faire des réformes pour l’endiguer. A partir de ce moment,  l’évocation dans un dîner de cette dette ou de la structure chroniquement déficitaire des budgets mal boutiqués (par des gouvernements dont l’éthylisme eltsinien ne fait plus aucun doute), sera sanctionnée de regards froids et de petits rictus. Bientôt, ceux qui évoqueront l’impérieuse obligation de remettre les finances dans le bon chemin se verront éconduits des repas mondains, des discussions d’adultes et écartés de la bonne société.

Il est vrai que dans la bonne société, tout comme dans les gouvernements français depuis un moment semble-t-il, on ne parle pas argent. En effet, elle ne pourrait garder en son sein un cacochyme baveux alors que les instituts de notations, qui avaient pourtant mis en garde l’Etat Français en Décembre 2005, acceptent de temporiser une dégradation de la note française, moyennant hihihi … la mpfhahahaha… “poursuite des efforts” ouah ah ah ah aharharh arh argh- excusez moi, mais ici, je pouffe quand j’apprends que notre gouvernement a fait des efforts.

Je me reprends. Hi hi.

C’est bon de rire, parfois. Hem.

Sacré Breton, quand on y pense. Quel comique, ce ministre !

Bref.

Pour rappel, une telle dégradation de la note provoquerait une augmentation rapide des coûts des emprunts, puis, progressivement et inéluctablement, un assèchement des crédits pour l’Etat Français. A terme, c’est la cessation de paiement.

Evidemment, le temps pour passer d’une baisse de la note à une éventuelle faillite est directement dépendant de l’état général des finances. Plus ce dernier est catastrophique, plus le temps sera court. Reste donc à savoir si le tableau dressé par le Ministère des Finances (dont le capitaine, est, je le rappelle, Thierry Breah ah ah, non excusez moi, je n’y reviendrai plus, c’est plus fort que moah ah ah) est fidèle à la réalité ou s’il n’est pas, plus simplement, habilement réhaussé pour le rendre attractif. En effet, quand on voit la complexité des transferts financiers entre l’Etat, les organismes sociaux, les soultes diverses et variées, les allers & retours plus ou moins clairs (plutôt moins), on peut se demander combien de petits ronds-de-cuir effervescents et affûtés comme du beurre chaud il aura fallu pour s’y retrouver dans un dédale pareil.

Pour être franc, si tout ceci s’équilibre, même de loin, il faudra songer à ériger un jour une statue au Fonctionnaire Comptable Fiscaliste Mort Pour Le Budget Français. Car il ne faut pas se leurrer : pour arriver à produire un bilan aussi flatteur pour la France, des gens ont sué sang et eau. Certains, probablement, sont morts. Une statue s’impose !

Et finalement, il n’est pas sûr que ces efforts, cette sueur, ce sang et ces morts ne soient pas en pure perte. Des petites voix s’élèvent pour évoquer la possibilité d’une faillite totale : un jour, l’un de ces trapézistes fulgurant en collant brillant va louper son double-salto fiscal, et schplaf, s’écrasera magnifiquement, entraînant avec lui le reste de l’édifice de cartes à jouer que constitue maintenant la comptabilité nationale. C’est tellement probable qu’une fiction comme celle décrite par Jaffré donne une bonne mesure de ce qui pourrait se passer.

En Italie, pendant ce temps, on est déjà rentré, bien forcé, dans le petit bal de cette histoire (ce n’est plus, déjà, une fiction). Fitch et S&P ont dégradé la note de la dette de l’Etat Italien (on peut lire ça ici et ).

Ce qui arrive, actuellement, à l’Italie, peut très bien arriver un jour à la France. Ce n’est pas tant une question de probabilité qu’une question de temps. En effet, qui peut parier sur le pouvoir réformateur d’un Sarko englué dans un conservatisme quasi-jurassique, une Ségo si encroûté dans l’étatisme qu’elle se fond admirablement bien avec le crépi moisi de notre Vème, ou même, disons – pour rire – un Bayrou “plus caricatural tu meurs sclérosé” ?

En clair, la question devient alors : combien de temps les artifices comptables de Bercy tiendront-ils ?

Avec le trou d’air qui s’annonce sur l’immobilier, je pense que les mois sont comptés.

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