Ces bonnes idées Que Le Monde Nous Envie

Nous avions vu depuis le début de la semaine que la bourse (et les méchants spéculateurs) s’acharnent sur les banques françaises. Ces dernières vingt-quatre heures nous auront permis de voir que, décidément, rien n’arrête les traders assoiffés de la misère des petites gens et qu’ils continuent de pilonner la Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole. Pourtant, ces banques sont solides, non ?

Une situation un tantinet tendue

Certes, on sait depuis un moment que ces banques ont inconsidérément gobé de la dette grecque. Leur bilan s’est donc trouvé grévé de ces lourdes erreurs qu’il leur fallait éliminer au plus vite. Et franchement, les choses ne se sont pas si mal goupillées puisque la BCE s’est justement mise à racheter ces bons plus ou moins pourris, les clefs de bras des européens du Sud sur les européens du Nord ayant abouti à un accord serein.

Tout est bien qui finit bien en Euroland : les banques françaises sont donc sauvées.

Et alors qu’on entend déjà le tintement cristallin des coupes de champagnes se choquant légèrement dans des toasts portés à la bonne santé générale de nos solides institutions financières, on vient d’apprendre qu’en réalité, tous comptes faits, les banques françaises n’ont pas profité du répit offert entre mai 2009 et juillet 2011, mais … ont repris deux fois des nouilles toxiques, avec beaucoup de sauce.

Oui. Vous avez bien lu : après analyse, on se rend compte que l’exposition des banques françaises aux bons du trésor des valeureux pays européens surendettés a progressé par rapport au quatrième trimestre 2010 de plus de 17 milliards d’euros, portant le total à un roboratif 470 milliards d’euros.

Plus intéressant encore, les banques allemandes ont, quant à elles et dans le même temps, diminué de 7,5 milliards d’euros leur exposition aux créances douteuses, ramenant leur propre total à 395 milliards d’euros.

Et lorsqu’on lit ce genre de petits tableaux parfaitement éclairants : …

… on comprend mieux la moiteur de certaines petites mains qui passent les ordres actuels de ventes massives des titres SoGé, BNPP et CNCA… Et on comprend aussi que la situation des banques n’est pas du tout du tout stable, même si les seconds couteaux de Sarkozy continuent de l’affirmer avec la véhémence de dentistes moyenâgeux ; pire, leurs déclarations lénifiantes ont désormais un effet anxiogène et transpirent le mensonge par tous leurs pores.

Cependant, rien n’est perdu !

Mais rassurez-vous, la France n’a pas abattu sa dernière carte, et loin s’en faut, même ! Jadis, nous n’avions ni pétrole, ni idées. De nos jours, c’est l’abondance. Enfin, disons qu’on a maintenant un peu de pétrole (au large de la Guyane) mais on a surtout, toujours, d’excellentes idées !

La situation est donc périlleuse, mais gageons que nous pourrons sortir de l’ornière. Et la solution, dans le cas bancaire, s’appelle Nationalisation, bien évidemment.

Certes, pour le moment, c’est bien sûr totalement exclu. Mais bon, on y pense de plus en plus furieusement au point de l’avoir même chiffrée : le ticket, 20 milliards — au cours du jour ? — semble presque modeste devant les mises habituelles de sauvetages diverses qui frisent le rigolo aux fers chauds.

D’où les vibrants appels de plus en plus humidifiés par les larmes nombreuses du désespoir qui s’empare des hommes qui connaissent la solution des maux qui nous tracassent et qui font rien qu’à nous embêter.

Et vas-y qu’on nous fournit, en plus d’une petite intro presque humoristique (« La banque est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des banquiers.« ) trois bonnes raisons de nationaliser tout le bazar.

Première raison : il n’y a plus aucun actionnaire qui veut recapitaliser ces trois banques qui puent. Il faut donc que ce soit l’État qui s’y colle. Bah oui. Comme personne n’en veut, c’est que c’est un coup fumant à faire ! Et si le contribuable — qui joue aussi en bourse, au travers de ses SICAV, assurances vies, plans d’épargnes entreprise, et que sais-je — n’en veut pas en tant qu’actionnaire, qu’à cela ne tienne : l’État sait ce qui est bon pour lui, même si ça sent un peu le poisson laissé au soleil trois jours durant. Et l’État peut donc acheter avec l’argent de ces bons contribuables mais mauvais actionnaires.

La deuxième raison évoquée dans l’article est tout à fait judicieuse, et je la cite parce que sinon on va encore me dire que j’exagère :

l’Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs.

Et je dois dire que je suis tout à fait d’accord mais que l’historique général en matière de gestion de la dette, du côté de l’État Français, laisse comme qui dirait très légèrement à désirer. Quant à la partie « faire fructifier ses actifs« , on ne pouffera pas parce que nous sommes des gens biens et qu’on ne voudra pas se rappeler du temps où un ministre de l’économie du nom de Sarkozy vendait des centaines de tonnes d’or alors qu’il était au plus bas sur le marché.

Fructification d’actif qui casse des briques, et gestion avisée d’une dette qui nous plonge dans la situation qu’on connaît, donc. On comprend que ce sont des arguments en béton armé avec du Bouygues (et du Dassault, et du etc…) dedans.

Enfin, vient la troisième raison, tout aussi pertinente que les deux précédentes : l’Etat doit nationaliser à tour de bras parce que ça va stabiliser tout le bobinard. C’est une évidence : les états qui se sont endettés jusqu’à la faillite et ont créé une instabilité économique historique sont les plus à même de rattraper la situation, devenir sobres et rétablir la confiance dans la monnaie qu’ils impriment comme des fous. Logique imparable.

Une solution qui a déjà fait ses preuves !

Et puis, ce n’est pas comme si nationaliser n’était pas une opération totalement inconnue ! La France a déjà testé avec brio cette solution novatrice et pleine de bénéfices retentissants.

D’une part, on est assuré de la réussite de l’opération, puisque les winners qui dirigent les banques françaises sortent, quasiment tous, de l’ENA : Frédéric Oudéa (Société Générale), Baudouin Prot (BNP Paribas), Pierre Mariani (Dexia), François Pérol (BPopulaire – Caisse d’Epargne), Michel Pébereau (BNP Paribas), Michel Lucas (Crédit Mutuel), Patrick Werner (La Banque Postale), Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel), tous sortent de ce moule magnifique qui nous aura donné l’élite qu’on connaît, qui dirige la France d’une main assurée vers un précipice sombre et putride. On peut déjà leur faire confiance rien qu’à leur CV.

Et d’autre part, l’Histoire (récente) des nationalisations bancaires donne une bonne idée de la pétulance que ça va provoquer dans le milieu. Rappelez-vous, début des années 80 : les banques sont nationalisées. Début des années 90, la plupart sont au bord de la faillite, le secteur a rétréci de 50%, le Crédit Lyonnais enquillera pertes sur pertes, sera renfloué à de multiples reprises, toujours par le contribuable, pour un montant total d’environ 15 milliards d’euros, dont 240 millions pour Tapie (heureux ?), et le Crédit Foncier s’enfoncera de 2 milliards.

On peut le dire : le management par l’ENA, c’est du grand art et lorsqu’il est appliqué aux nationalisations bancaires, on effleure du doigt le sublime chapellesixtinesque de la catastrophe économique coûteuse.

Pas de doute, cette idée de Nationalisation Bancaire Tous Azimuts, c’est de la bombe atomique !

Et des idées comme celle-là, la France de l’UMP et du PS en a des cartons pleins, des caisses et des caisses !

Prenez l’immobilier. Il est dit qu’il n’y a que deux choses réellement efficaces pour détruire toute une ville : le bombardement, ou le contrôle des loyers. Eh bien notre gouvernement a choisi la solution la plus hypocrite et la moins visible : le contrôle des loyers ! C’est vrai, après tout, il faut réguler le marché de l’immobilier qui est une jungle totale sans foi ni loi, sans organismes de vérification, sans plan d’occupation des sols, sans permis, sans code de l’urbanisme, sanitaire, foncier ou fiscal ! Vite, une loi !

Prenez les gains au loto ! Limitons-les ! Ce sera plus équitable !

Des idées comme celles-là, on en a des caisses !

Des caisses, vous dis-je !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires44

  1. Higgins

    Les nationalisations des banques, aussi stupides soient-elles, seront faites car, en année électorale majeure, aucun pouvoir, sauf à vouloir se suicider, n’acceptera de laisser sombrer ces « phares » de l’économie nationale. Sinon, ton analyse est pleine de justesse. Pour info, la France détenait 934 tonnes d’or au début du XXème siècle. J’aimerai bien connaître ce chiffre maintenant après deux guerres mondiales conjuguées à la gestion avisée de nos responsables depuis quarante ans.

  2. Alex6

    Bon c’est pas comme s’il restait encore beaucoup de capitaux en France mais la au moins, on est certain qu’il n’en restera plus du tout.

  3. Sébastien R.

    « l’Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs. »

    c’est beau, on dirait du Baroin, j’en ai la larme à l’oeil… à force d’en rire!

    1. Pascale

      L’humour de h16 transparaît dès le titre dont la lecture a provoqué un éclat de rire matinal et bienvenu en ces temps difficiles.

    2. Olaf’

      C’est le cas voyons, il plante des directives/circulaires/whatever et il n’y a plus qu’à récolter des fonctionnaires, les fameux « actifs » de l’Etat.

    3. Théo31

      Pourquoi « une politique de gestion » et pas « gestion » tout simplement ?

      En attendant, les enculés qui nous dirigent réalisent le rêve de Staline : le communisme de Londres à Moscou.

      Ce continent est foutu.

    4. gem

      D’autant que des actifs … l’État n’en a pas, où quasiment pas. Il a tout confié aux collectivités territoriale, et vendu le reste. Son patrimoine net « classique » est négatif d’on ne sait pas trop combien, un ou deux milliers de milliards d’euros…
      Le seul actif qui lui reste c’est son pouvoir de taxation.
      Et ça, pour le faire fructifier, il le fait fructifier…

  4. Pascale

    Pour ce qui est du contrôle des loyers après le contrôle des personnes à qui l’on doit louer, le droit à la propriété est en train de disparaître en France socialo-communiste.

      1. gem

        Même pas locataire. métayer. L’état ne se contente pas d’exiger un fixe (taxe foncière), il exige en plus un pourcentage, et un gros, sur les bénéfices.

  5. Pere Collateur

    C’est dingue quand même le nombre d’énarques à la tête des plus grosses banques francaises. Ils trustent toutes les places.
    Je ne connais pas du tout l’ENA, mais je me demande si il y recoivent une éducation suffisament solide en matière de droit/finances/gestion/economie, qui justifie qu’on leur confie ce genre de postes…

    Quand je pense, quand j’étais en prépa, les écoles que tout le monde visait était l’X, saint cyr, normal sup centrale, bref que des ecoles scientifiques, alors que l’ENA, science po et les grandes ecoles de commerces étaient concidérées comme merdiques et réservées aux cul de promo…
    Si j’avais su…

    1. Pascale

      Les gens se plaignent du soi-disant complot judéo-maçonnique. La réalité devrait plutôt leur faire craindre l’ÉNARCHIE !!!

    2. stilicon

      X, Saint-Cyr, Normal Sup : que des filières où l’on devient fonctionnaire dès l’âge de 21 ans … Beau projet de vie !

      Vous parlez d’un monde où devenir fonctionnaire, c’est-à-dire un voyou (institutionnel mais un voyou quand même) était acceptable et même bien vu. C’était un monde sans valeur morale, organisé autour de la violence étatique omniprésente et l’on voit où cela nous a mené.

      J’espère que c’est bien ce monde qui est en train de s’écrouler.

      1. Oui mais dans sa chute, il va emmener beaucoup de monde. Il faudra que ça devienne beaucoup plus sombre avant de devenir bien plus clair.

    3. Jopechacabri

      A propos des énarques… !

      Un petit test qui permet de savoir dans quel camp on est ?

      En effet, si vous réussissez facilement ce test, vous aurez de grandes difficultés à vous enrichir..!

      La meilleure chose qui puisse vous arriver c’est de ne pas suivre ce raisonnement.

      Notre équation s’appuie sur deux postulats très connus et largement admis :

      Postulat no 1 : La Connaissance c’est la Puissance

      Postulat no 2 : Le Temps c’est de l’Argent

      Par définition de physique : Puissance = Travail / Temps

      Et en appliquant les postulats 1 et 2

      on obtient donc :

      Connaissance = Travail / Argent

      On obtient alors facilement :

      Argent = Travail /Connaissance

      Ainsi quand la Connaissance tend vers zéro, l’Argent tend vers l’infini, quelle que soit la valeur attribuée à Travail, cette dernière valeur pouvant être très faible.

      Et à l’inverse, quand la Connaissance tend vers l’infini, l’Argent tend alors vers zéro, même si la valeur Travail est très élevée.

      Vous pourrez en tirer vous-même la conclusion logique, et estimer jusqu’à quel niveau placer, vos revendications salariales.

      … et comprendre où va l’argent !

  6. Jesrad

    Un mensonge a-t-il des ports ? 😉 Les banques seront nationalisées, par la droite. Puis la gauche une fois au pouvoir devra privatiser massivement. Y a bon la politique à la française. La seule chose qui reste à déterminer, c’est jusqu’à quand les Chinois attendront avant de racheter tout ce bazar.

    1. Crucol

      y’a rien à acheter!!
      les syndic, qui noyautent tout, rendent toute opération non rentable
      et si des capitaux arrivent pour acheter etc… eh bien voir ce qui s’est passé au Venezuela pour les compagnies pétrolières…
      CPEF

  7. deres

    La présence de ces anciens inspecteurs des finances à la tête des banques françaises fait qu’il sont très conscients d’être « Too big too fail » et donc protégés par la garantie de l’Etat. En conséquence, ils cherchent surtout à augmenter leurs bonus sans se soucier de l’avenir de leurs entreprise à long terme. Celles-ci sera de toutes manière sauvé par l’Etat si nécessaire et eux iront dans un placard doré de la République ou trouverons un autre pantouflage juste un peu moins juteux en cas de catastrophe. Donc les dettes des PIIGS sont comme le miel protégé par les abeilles pour Winnie l’Ourson. C’est risqué mais ce serait trop bête de s’en priver. Ils en ont donc acheter car elle rapporte bonbon à court terme. D’où viennent les bénéfices des banques françaises supérieurs à celles des banques allemandes et américaines à votre avis ? de leur clairvoyance exceptionnelle ? Ce sont eux les spéculateurs. En plus ils récupèrent les risques que les autres ne veulent pas assumer et ont permis aux autres banques de se désengager à peu de frais dans notre dos. On se rend donc compte que finalement, nos banques privés sont en fait para-publics de part leur administrations par d’anciens fonctionnaires (qui le reste à vie car c’est une caste, pas un travail, je le rappelle pour les naïfs).

  8. GM

    Les traders sont-ils les nouveaux nazis? La question mérite d’être posée! Moi, je crois que oui.

    George Soros lui, n’est pas d’accord avec moi. Il pense plutôt que les Allemands n’ont jamais cessé de l’être, et s’apprêtent à endosser la responsabilité d’un nouveau désastre mondial, ces grands malades, alors que ce serait tellement plus simple d’allonger le fric gentiment pour ne pas voir le monde à feu et à sang.
    http://www.zerohedge.com/news/soros-thinks-unthinkable-about-europe

    Ca en fait des nazis partout, on ne s’y retrouve plus. Presque autant que des économistes prêcheurs de centralisation nationalisée, ou l’inverse, je ne sais plus. De toute façon, on sait très bien que ça va se terminer comme ça, dans un feu d’artifice de frénésie légifératrice, et vous voyez bien qu’en gestion privée aussi le secteur rétrécit de 50% allons, si ça c’est pas une preuve qu’il faut en finir avec le renard libre dans le poulailler anarchique…

    On va boire le calice jusqu’à la lie.

  9. deres

    Un autre point. On peut s’étonner du fait que les banques françaises refusent de comptabiliser la dette grecque à sa valeur de marché mais affirme d’un autre côté qu’elles seraient capable d’assumer cette dévalorisation sans difficultés. C’est seulement que si elles commencent, c’est une pente très glissante. Dans quelques semaines, on leur demandera de gérer toutes les dettes d’Etat à leur valeur de marché et là le bilan sera très sombre. En effet, les dettes italiennes et espagnols sont elles comptabilisés à 100% actuellement ce qui est beaucoup plus importants que la valeur du marché, et ce pour des montants beaucoup plus élevés. Et encore, attendez que le risque français apparaisse dans les valeurs de marché …

  10. Sébastien R.

    Tiens, je viens de recevoir un mail de la SG qui balance ce genre de chiffre :
    Résultat net 1er semestre intégrant l’impact de la Grèce : +1,6 Mds
    105 Mds d’actifs disponibles en garantie de liquidité
    40,6 Mds de fonds propres (core tierone de 9,3%)
    (cohérence avec le tableau jefferies?)

    Qui raconte du flan?

    1. Regardons un révélateur impartial, le marché. Celui-ci vend de l’action SG depuis des semaines. On est passé de plus de 40€ l’action à 15€.
      Je te laisse tirer la conclusion que tu veux.

      (piste : il y a mélange, dans les bilans, entre les différentes valorisations possibles des dettes souveraines entre mark to market, mark to model et autre tambouille)

      1. Sébastien R.

        c’est + ou – ce que je pensais : on mélange les torchons & les serviettes en milliards, on balance du gros chiffre et « détendez-vous, tout va bien »

        Merci 😉

    2. Théo31

      Même si tout va aussi mal, ils vont bien garder de le signaler : les clients se rueraient au guichet pour retirer tous leurs avoirs, ce qui accélèrerait la faillite de l’établissement.

  11. bruno | tricot

    Tout de même, cette situation désastreuse des banques était connue depuis longtemps pour qui sait lire un bilan…

    C’est pas d’aujourd’hui que le levier est totalement hors normes, qu’elles sont remplies de papier grec, portugais et j’en passe… (pays dont on sait également depuis longtemps qu’ils sont dans une merde sans nom).

      1. riri

        Ce serait juste une régularisation juridique puisqu’en pratique elles en ont déjà l’état d’esprit (majorité d’énarques oblige)

    1. bibi33

      Si on parle de nationaliser les banques françaises aujourd’hui, ce n’est ni plus ni moins que pour continuer à fourguer les bonds du trésors français!

      L’état recapitalise de 50 Milliards et du coup il peut fourguer tranquillement pour 200 Milliards de bond.

      Donc concrètement la nationalisation des banques ça permet de régler un problème de dettes par plus de dettes.

  12. valuebreak

    bon , résumons …

    nationaliser, ça veut dire uniquement changer de propriétaire …. donc le ratio actif/passif des banques restera identique … donc, les banques nouvellement nationalisées sont toujours vulnérables à une grosse méfiance des autres banques (y en a t’il un parmi vous qui prête du fric à la banque NATIONALE du Zimbabwe ? je vois, aucun) … donc il faut que le gvt recapitalise … donc comme il a pas une thune, il faut qu’il emprunte (majgré la règle d’or et à quel taux déjà ? ah, oui, ça montera en flèche, ben zut alors) … quoi, vous dites, un emprunt à l’échelle EU ? ben pourquoi les chtis grecs y z ont pas recapitalisé les banques grecques, alors ? qui d’après bibi33 en auraient profité pour prêter à tire larigot à l’état grec ? élève bibi33, consultez donc l’article « dévaluation d’une monnaie nationale » et apprenez donc combien ca fait mal à un pays globalement importateur …

    bon allez soyons sérieux ….
    faillite ordonnée des banques, citoyens considérés comme senior holders, PUIS et seulement PUIS, nationalisation … avec bad bank pour les actifs pourris …

  13. Calvin

    Voyons H16, pourquoi ne pas ouvrir les yeux ?
    Les Français sont les gens les plus intelligents et les Allemands les plus bêtes. La preuve ? Vous l’indiquez vous même !
    Attention, démonstration (mode hyper-mauvaise-foi ON) :
    « l’exposition des banques françaises aux bons du trésor des valeureux pays européens surendettés a progressé par rapport au quatrième trimestre 2010 de plus de 17 milliards d’euros, portant le total à un roboratif 470 milliards d’euros.
    Plus intéressant encore, les banques allemandes ont, quant à elles et dans le même temps, diminué de 7,5 milliards d’euros leur exposition aux créances douteuses, ramenant leur propre total à 395 milliards d’euros. »
    Tout est là : les toxiques made in PIIGS ayant été dévalués (pas assez d’ailleurs !), les banques françaises ont eu ce raisonnement TRES FRANCAIS :
    – si on achète ces merdes à pas cher, ça nous coûte pas beaucoup,
    – MAIS la BCE nous les rachètera au prix fort pour ne pas que le système bancaire européen s’effondre,
    – au final, on passe pour des gentils bisounours et la BCE-Nounou nettoiera nos couches-culottes qui débordent.

    Au final, les Banques Françaises en choisissant la fuite en avant (à la Fraonçaise, disais-je), se sont « pré-recapitalisés » par achat de toxiques que la BCE amortira…
    L’est pas belle la vie ??

    Et voilà la vrai supériorité des ANErques, euh, ENArques (un pur hasard que ANE soit l’anagramme de ENA), qui, en tant qu’élèves ont eu raison de déclamer à chaque début de cours d’économie: « Non, la dette, n’est pas un problème… Non, la dette n’est pas un problème… Non, … »

  14. riri

    Quand on y réfléchit un peu, les nationalisations qui se profilent seront peut-être un soulagement pour nos « chers » banquiers.

    En effet, devant gérer les extrêmes entre les chargés de clientèle de base frileux ou bridés par les comités de crédit pour les plus téméraires, plus occupés à boucler administrativement leurs dossiers (sinon l’état leur file des amendes), qu’à générer du produit net bancaire et les traders-alchimistes cherchant toujours à transformer le plomb en or, orientés par les normes, à détenir plutôt des obligations d’état qui leur immobilise moins de capitaux, capitaux, dont les actionnaires et les investisseurs, (qui les considèrent comme des entreprises classiques), attendent des rendements toujours plus importants, rendements qui leur garantirons des salaires toujours plus importants et des sifflements admiratifs de leurs confrères.

    Pris dans cette course folle, il n’est pas étonnant qu’ils manquent de discernement dans leurs stratégies d’investissements et que revenir dans le giron de l’état qui les a formés pourrait être vécu comme une délivrance.

    Surtout que c’est la faute des Grecs.

  15. style

    FRANCFORT (Allemagne) – Les grandes banques centrales ont décidé d’élargir l’approvisionnement des marchés en liquidités en dollars, dans le cadre d’une action concertée, a annoncé jeudi la Banque centrale européenne (BCE).

    Cette action est coordonnée par la Banque nationale suisse, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon, la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale des Etats-Unis, a précisé la BCE dans un communiqué.

    (©AFP / 15 septembre 2011 15h29)

    en route pur le W.QE 1 mondial.
    on disperse l’incendie au lieu de le contenir

  16. BA

    Samedi 17 septembre 2011 :

    Les Français hostiles à une nouvelle aide à la Grèce.

    68 % des Français désapprouvent l’augmentation de la contribution française au sauvetage de la Grèce, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

    Les Français seraient-ils devenus moins solidaires avec la Grèce ? Ou tout simplement, inquiets qu’une nouvelle aide au pays creuse encore un peu plus l’endettement de la France ?

    En juin dernier, 59 % d’entre eux s’étaient déclarés favorables à une aide française pour sauver la Grèce au nom de la solidarité européenne. Trois mois plus tard, ils désapprouvent à 68 % la nouvelle contribution financière de la France à la Grèce, estimée à 15 milliards d’euros par François Fillon, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

    Dans le détail, 30 % des personnes interrogées se déclarent «tout à fait hostiles» et 38 % «plutôt» hostiles à cette nouvelle aide.

    Pour 87 % d’entre eux, l’argent prêté à la Grèce est de l’argent perdu. Ils estiment en effet que le pays ne pourra jamais rembourser ses dettes.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/17/04016-20110917ARTFIG00397-les-francais-hostiles-a-une-nouvelle-aide-a-la-grece.php

    1. Aucune importance puisqu’on ne leur demande leur avis que dans un sondage, hein. Nos politiciens continueront donc.

      1. Pascale

        Comma ça, ça accélérera la faillite de nos états, si les gouvernants continuent a jeter l’argent par les fenêtres.

        1. Paf

          non, ca accelere seulement l’inflation et la faillite des citoyens.C’est nous qui payons jusqu’au moment ou ca deviendra intenable.

  17. BA

    Vendredi 16 septembre 2011 :

    66 % des Allemands sont contre l’aide à la Grèce et aux autres Etats surendettés.

    60 % des Allemands pensent que l’Allemagne n’a plus rien à gagner à rester dans l’Union Européenne.

    http://www.faz.net/artikel/C30638/europas-schuldenkrise-82-prozent-halten-merkels-rettungspolitik-fuer-falsch-30687564.html

    Zwei Drittel der Deutschen (66 Prozent) sprechen sich gegen Hilfen für Griechenland oder andere Staaten in der Schuldenkrise aus. Nur 34 Prozent bejahten die Frage, ob es richtig sei, Griechenland und anderen Ländern mit dem Euro-Rettungsfonds zu helfen.

    Nur 40 Prozent sind zudem der Ansicht, dass Deutschland trotz aller Risiken nach wie vor von der Europäischen Union (EU) profitiert. 60 Prozent sehen das anders.

    Deux tiers des Allemands (66 pour cent) se sont prononcés contre l’aide à la Grèce et aux autres pays subissant une crise de la dette. Seulement 34 pour cent ont répondu qu’ils étaient pour aider la Grèce et d’autres pays en utilisant le fonds de sauvetage européen.

    Seuls 40 pour cent des Allemands pensent que l’Allemagne, malgré les risques, gagne à rester dans l’Union européenne (UE). 60 pour cent pensent le contraire.

    Samedi 17 septembre 2011 :

    Les Français hostiles à l’augmentation de l’aide française à la Grèce : 68 % des Français la désapprouvent.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/17/les-francais-hostiles-a-l-augmentation-de-l-aide-francaise-a-la-grece_1573849_3214.html#ens_id=1268560

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