En avant pour des quotas de stagiaires, parce que ça va bien aider.

En 2006, une guillerette association décidait de s’occuper du sort alors peu enviable des stagiaires en entreprise, dénonçant avec force vociférations l’absence de rémunération pour des stages toujours plus délicats à dénicher. Dans un billet un peu trop long, je prenais note des revendications excitées du petit groupe auto-représentatif, et concluais que cette affaire présageait du pire en terme de développement juridique et social. Las. J’ai eu raison.

J’écrivais en effet qu’une fois le lobbying de cette bruyante association réussi, les entreprises se verraient confrontées à des règles encore plus strictes pour prendre des stagiaires, ce qui provoquerait à la fois une raréfaction de ces stages et des difficultés supplémentaires pour les embauches fermes.

Neuf années se sont écoulées, et on découvre, au détour de ces petits articles de la presse subventionnée, que le dernier volet de la loi de 2014 sur les stages est devenu effectif ce 28 octobre dernier. Très concrètement, cette magnifique loi (réclamée, je le rappelle, à cors et à cris par différentes association dont Génération Précaire) plafonne la part de stagiaires dans les effectifs d’une entreprise et renforce les moyens d’identifier et de sanctionner les abus. Une entreprise de moins de 20 salariés ne pourra ainsi pas prendre plus de trois stagiaires, et pour une entreprise de plus de 20 salariés, l’effectif de stagiaires ne pourra dépasser 15% ramené à l’entier supérieur.

Youpi, donc, notamment de la part de cette fameuse association, frétillante d’aise à l’idée qu’enfin, les entreprises seront un peu plus contraintes dans leur rapport avec le reste de la société :

« C’est une mesure que nous demandons depuis la création de Génération précaire, il y a dix ans. Nous regrettons que le seuil de 10% que nous défendions, et que le gouvernement avait porté auprès des parlementaires lors du vote de la loi, n’ait pas été adopté, mais cela reste une avancée historique. »

On ne sait pas trop ce qui est historique dans l’affaire, si c’est la rapidité avec laquelle le collectif a réussi à conscientiser les députés pour leur faire pondre une telle loi, si c’est le seuil de contrainte imposé, ou si c’est le fait qu’encore une fois, le législateur s’est cru avisé d’intervenir entre des relations interpersonnelles dans lesquelles il avait déjà lourdement agi, provoquant la situation problématique en premier lieu.

Parce qu’en fait, oui, la situation s’est effectivement et largement détériorée depuis les premiers couinements du collectif Génération Précaire, et comme prévu, le stage est devenu une denrée rare et complexe à gérer en entreprise alors qu’il n’en était pas ainsi du tout il y a vingt ou trente ans.

Et de là à conclure que cette situation est devenue progressivement invivable précisément à cause des actions mal dirigées et contre-productives de ce genre de collectif, il n’y aurait qu’un pas à franchir. Je le franchis d’ailleurs d’autant plus facilement que tout se déroule comme prévu.

gifa - nonne qui danse - tralalalalala

Encore une fois, un problème, analysé de travers, aura provoqué l’ire d’un groupe de collectivistes à la petite semaine qui, décidant de faire résoudre la difficulté par celui-là même qui en fut le principal responsable, applaudit maintenant à deux mains les mesures mises en place et qui provoqueront une nouvelle brouettée d’ennuis et de vexations, vexations qui entraîneront à leur tour une nouvelle salve de protestations outrées de ces mêmes collectivistes, qui retourneront, le sourcil en bataille, chouiner auprès du même responsable. Le cercle vicieux est amorcé, attendez-vous à de grands moments de n’importe quoi.

Je m’explique.

L’analyse simpliste de nos groupistes précaires est qu’ils se retrouvent devant des entreprises méchantes qui leur offrent de trop rares stages, à la fois pourris et pas rémunérés. L’analyse qui leur bondit au visage et qui sied assez bien à leur bien trop courte réflexion est que ces entreprises font exprès, d’une part parce qu’elles sont méchantes, et d’autre part parce que la loi les autorise à ce genre de débordements. La conclusion, inévitable, est qu’il faut donc réguler tout ça.

Quant à savoir pourquoi, en premier lieu, les entreprises ont ce toupet inouï de proposer des stages non ou mal rémunérés, en trop petite quantité, cela ne leur traverse même pas le crâne (et c’est normal, puisque ces entreprises font exprès parce qu’elles sont méchantes).

Pourtant, la situation n’a pas toujours été aussi catastrophique. Pourtant, il y a vingt ou trente ans, les entreprises n’étaient pas enrobées de ces dizaines d’articles de loi tentant de leur faire comprendre que prendre des stagiaires est une tâche ingrate, pénible, coûteuse, et que le moindre écart leur coûtera chèrement. Pourtant, il y a quelques décennies, les stages n’avaient aucune rémunération obligatoire, et pourtant, les étudiants trouvaient des stages sans problème.

Mais voilà : à mesure qu’on a fait monter le SMIC, les stagiaires sont devenus coûteux. À mesure qu’on a encadré, normé, régulé stages et salariat, chaque jeune en formation est devenu un risque juridique de plus pour l’entreprise. Et de la même façon qu’il a fallu déverser des tombereaux de loi pour encadrer les loyers et les méchants propriétaires et que ces lois ont inexorablement fait grimper les loyers et ont progressivement boutés les locataires les moins riches dans les clapiers les plus éloignés de leurs centres d’intérêts (travail, écoles, crèches, universités), entraînant une hausse stratosphérique du coût de la vie, de la même façon l’augmentation du nombre de lois encadrant les stages et les employeurs a rendu l’obtention d’un stage bien plus complexe, a provoqué d’importantes réticences des employeurs et a transformé l’idée même de stage en parcours du combattant.

Par exemple, l’obligation de rémunération a mécaniquement rendu les stages plus coûteux, et par voie de conséquence, a fermé tous les stages pour lesquels les entreprises dépensaient déjà une somme conséquente en vue de former leurs futurs collaborateurs. Concrètement, prendre un stagiaire il y a 20 ans se traduisait assez régulièrement par une embauche de la personne ainsi formée. De nos jours, l’entreprise aura toutes les peines du monde à rentrer dans ses frais, le poids mort de la formation s’ajoutant à la rémunération obligatoire. Parallèlement, le différentiel avec un CDD ou un intérimaire devient plus étroit, ce qui ou bien rend les choses plus difficiles pour les prétendants au CDD, ou bien ferme des portes aux stagiaires éventuels, … ou les deux, ce qu’on observe très concrètement.

well done old chap

Par exemple, imposer des quotas (que ce soit par maximum ou minimum) dans l’entreprise revient à lui fixer d’une façon arbitraire une partie de sa masse et de sa compétence salariales. Les quotas actuels représentent un maximum ? Les entreprises aux trésoreries tendues et qui n’ont pas de temps à consacrer à la formation proposeront donc… 0 stages. Dès lors, une baisse du nombre total de stages disponibles dans les entreprises est inévitable, sans aucune hausse parallèle des embauches, soit l’effet inverse de celui recherché. Les quotas deviendront un minimum ? Les entreprises utiliseront alors massivement le réseautage, le piston et la cooptation, fermant définitivement l’idée d’un stage à tous ceux qui ne pourront bénéficier de ces influences internes.

Non, décidément, le lobbying en « faveur » des stages continue de provoquer un désastre : des milliers de jeunes ne seront plus formés, des milliers d’autres seront utilisés pour des tâches ingrates et peu formatrices. L’État, s’immisçant encore une fois dans des relations privées, va caraméliser les interactions des uns et des autres, les figer dans un bon sentiment épais mais destructeur au final.

Rassurez-vous : même si la réflexion du collectif effervescent a été bien trop courte, cela n’empêchera pas ses membres de continuer sur la même lancée nuisible. Notant que la France vient, avec cette loi, de se doter d’un dispositif assez unique en Europe, ils incitent les autres pays à faire la même grosse boulette :

« Le combat reste à mener au Royaume-Uni, en Italie, en Grèce, en Espagne. Il en va de même aux États-Unis et dans les organisations internationales. Avec des collectifs d’autres pays, nous allons organiser, mardi 10 novembre, la première journée internationale des stagiaires »

souplex bon sang mais c'est bien sûrMais bon sang, c’est bien sûr ! Comme d’autres pays n’ont jamais pensé à une idée aussi débile lumineuse, c’est forcément parce qu’ils sont trop bêtes ou trop timorés et qu’ils méritent amplement que la France leur montre le chemin ! Et surtout, surtout, ne faisons aucune analyse critique de la situation actuelle, de ce qu’elle était et de ce qu’elle est devenue. Tout comme les 35 heures que le monde nous envie mais ne copie certainement pas, il ne suffit pas que notre marché du stage soit en déconfiture, il faut saboter aussi celui des autres pays !

La France, phare du monde moderne, montre à nouveau la voie, qui est droite mais de pente raide. Avec un mur en face.

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Commentaires239

  1. Le Gnôme

    Il y a une solution toute simple, forcer les entreprises à avoir leur quota oblgatoire de stagiaires, comme celui des handicapés, sous peine d’amende. Gageons que c’est là la prochaine étape.

    1. sam00

      Et l’argent pour les payer, il sort de la corne d’abondance ou du fondement du président ?

      Le pire, c’est que vous avez raison, ils vont finir par le faire comme pour les quotas d’handicapes …

        1. sam00

          Ah c’est sur que ce n’est pas très valorisant pour les stagiaires :-/

          En même temps, à force de leur mettre des handicaps réglementaires, l’état réussi à en faire les handicapés du nouveau millénaire.

          Je vois bien le moment où l’on finira par avoir des quotas de stagiaires (mini et maxi), des quotas de femmes, des quotas de jeunes et de seniors, des quotas de minorités visibles, d’handicapés, de transgenre, d’étrangers avec ou sans papiers, des quotas de travailleurs du dimanche, etc etc …

          Ça a déjà été dis dans un commentaire : à ce rythme, l’état remplacera les DRH des entreprises et décidera de tout.
          Reste à savoir si avec une telle organisation les entreprises arriveront encore à produire quelque chose.

            1. sam00

              Oui, pardon, désolé, mea culpa, pataper …
              J’ai beau faire des efforts, mon cerveau semble réfractaire à la novlangue socialope :-/

            2. bibi

              Grand Dieu non, on leur demande juste de verser des salaires des charges des impôts et des taxes, un emploi c’est avilissant.

          1. Jiff

            « Reste à savoir si avec une telle organisation les entreprises arriveront encore à produire quelque chose. »

            Oui, mais en marge (cf. l’URSS et son économie (florissante) parallèle;)

  2. albundy17

    Je suis déjà à l’abri des stagiaires et apprentis, leurs mettre un chalumeau entre les mains est bien trop dangereux.

      1. albundy17

        On oeuvre pas dans le même secteur géographique, donc non, par ailleurs je n’ai pas de concurrents, mais des collègues :mrgreen:

    1. BLACK MAMBA WARRIOR

      Nous aussi nous sommes à l’abri des stages, notre ordre nous interdit pour cause du secret professionnel . :mrgreen:

      1. Pheldge

        bah bah bah … ma kiné a eu un petit stagiaire de collège , pendant unes semaine entière ! Attends-toi à recevoir une plainte un de ces jours pour excès d’esprit corporatiste, et volonté évidente de discrimination ( puisque tu as pris ta fille … )

        1. Black Mamba

          Oui, j’ai pris ma fille , elle est soumise au secret professionnel d’office car il se trouve que la famille entière est coresponsable des actes de WP, et cela sur une durée de 30 ans … Ainsi si WP décède un jour et moi-même, au moins un de nos enfants sera comment trouver les dossiers . C’est un devoir familial que de la mettre dans notre cabinet et régulièrement elle vient pour mettre ses connaissances à jours …

          1. Pheldge

            Normalement dans les professions réglementées à ordre, le secret professionnel est réservé aux membres de l’ordre. En cas de décès , l’ordre désigne un professionnel responsable qui assurera la transition.
            Toi , si tu es employée, tu peux avoir connaissance des dossier,mais cela reste sous la responsabilité professionnelle ( RCP) de ton époux.
            Moi, ça ne me dérange pas, le problème étant que dans ces professions, il y a souvent des confrères et concurrents qui sont très cons et très pointilleux sur ces prérogatives … et qui n’hésiteront pas à te torpiller s’ils le peuvent. Alors prudence quand même.

            1. Black Mamba

              Je ne vois pas en quoi nous devons être prudent … La prudence est justement de prévoir le suivie… Et quant à mes enfants étant quasi tous asocial , ils ne diront rien à personne … La seule qui a une vie sociale, elle est en Australie . Les affaires familiales est le cadet de ses soucis…

    2. Deres

      La loi suivant t’obligera à en prendre quand même alors que d’autre lois t’interdiront de les faire travailler. Et tu devra donc obligatoirement, sous peine de poursuite, les payer à te regarder travailler (à hauteur de 10% du personnel). Et je suis certain que nos hommes politiques se diront discrètement que cela résoudra le problème du chômage tous ces emplois inutiles ! (alors que l’effet indirect est bien entendu inverse …)

      1. Val

        @Deres , oui , tout à fait , c’est là qu’on voit qu’ils puisent leur inspiration dans leur propre référentiel.

      2. Pat

        En résumé, il faut interdire les licenciements et rendre les embauches obligatoires. Et hop, fini le chômage ! Et hop, fini les entreprises !
        Bon, j’vas me créer un p’tit collectif vite fait, pour sauver la planète… Vous me remercierez plus tard.

        1. Aristarkke

          C’est pas nouveau.
          Lire les programmes de N.P.A. ou de L.O.
          Arlette en causait déjà à sa première candidature présidentielle…
          On se demande pourquoi cela n’est pas mis en oeuvre depuis toujours tellement c’est simple et évident…

          1. sam00

            En version plus édulcorée, je verrais bien une solution du genre : supprimer tous les ordinateurs de tous les ministères.

            Ainsi, plus de problème avec louvois ou chorus, ces splendides magiciels qui nous ont coûté un max pour rien. On distribue des blocs de feuilles, des crayons, et des calculatrices (le boulier, ils sauraient pas utiliser) à nos chers fonctionnaires et à charge pour eux de calculer les fiches de paye.

            Imaginez tous les emplois que cela pourrait créer!
            Bon, évidement, ça risque d’être un peu rock’n’roll au début, le temps pour eux de comprendre l’ensemble des textes de loi qui régissent les calculs des cotisations :-p

  3. tabbehim

    la prochaine étape, c’est l’état en tant que RH directe, qui décidera dès la naissance où chaque personne va travailler et ce qu’il deviendra. comme ça, il sera libre de faire ce que l’état lui a dit de faire, et il sera heureux de voir l’état lui montrer tout les chemins sécurisé ^^
    Mieux, l’état pourra mettre tout ses fidèles socialauds sous transfusion de socialine brut en indiquant que grace à lui, tout les quotas de l’amour et de la bonne humeur son respecté, et que les méchantes entreprises ne pratiqueront plus de sélections sur cet horrible mérite !

    Allez, encore quelques associations bourrées de moraline pure et on y arrivera 🙂

      1. Ladioss

        C’est l’objectif à long terme, oui. Pas consciemment, en plus de ça; juste par excès de bonté et de veulerie.

        1. tabbehim

          et oui, cela sera le meilleur des mondes, tous socialaud heureux sous perfusion intense de moralines et de bienpenseance 🙂
          Les chemins qui mènent aux enfers sont pavés de bonnes intentions 🙂

    1. Royaumont

      La place qui vous sera attribuée sera calculée en fonction de votre QV (quotient vivrensemblesque) qui tient compte de votre sexe (1, 2 ou 0…), de vos origines sociales, ethniques, politiques ,religieuses ainsi que du nombre d’encartés PS et LGBT de votre entourage à la naissance.
      Votre capacité intellectuelle ou votre abnégation au travail ne sauraient être prise en compte, par trop inégalitaire.

      1. tabbehim

        oui, ça serait amusant, le monte charge social fait pour descendre par palette entière tout ceux qui aurait pu avoir les moyens intellectuels de mettre en doute le système, et faire grimper tout ceux qui sont complétement accroc au système 🙂

      2. vengeusemasquée

        Ces derniers paramètres peuvent être pris en compte, mais seulement défavorablement. Cela me semble tout à fait légitime.

      3. droopyx

        Je crois que c’est déjà comme ça dans de nombreuses collectivités locales.
        Ce ne serait finalement que l’application au privé de ce qui marche si bien dans le public.

      4. BrulezMoiToutCaAuNapalm

        « Votre capacité intellectuelle ou votre abnégation au travail ne sauraient être prise en compte, par trop inégalitaire. »
        C’est déjà le cas dans certaines entreprises, malheureusement, j’en ai fait les frais. Quand certains patrons préfèrent être entourés de lèche bottes plutôt que de personnes compétentes… Et c’est encore plus vrai dans la fonction publique.

    2. voleurdufeu

      @tabbehim. Vous m’avez grillé. C’est bien ainsi que cela se passait en URSS: emploi garanti à la sortie des études, mais affectation décidée par l’Etat. Je suis sûr que beaucoup de Français en rêvent. Toujours la fable du chien et du loup.

    3. Gastoon

      Ce que vous décrivez l’a déjà été dans La Grève.
      Le décret 10.289.
      Plusieurs fois en lisant ce livre je n’ai pu m’empêcher de vérifier qu’il avait bien été écrit dans les années 50, tant sont prophétiques certaines scènes.

  4. Caton

    Ce qui est aussi remarquable c’est que la demande de stages explose. Mais c’est normal. Les stages remplacent l’orientation qui avait elle-même remplacé la formation…

    CPEF.

    1. Gerldam

      Il y a d’autres causes possible de cette demande de stages qui explose:
      1. il n’y a jamais eu autant d’étudiants
      2. les écoles imposent de plus en plus un stage en engreprise
      3. vu le marché du travail actuel, nombre sont ceux qui croient qu’un stage est la prmeière marche vers le CDI, le Graal.
      Ceci dit, le recours aux stages -du moins il y a quelques années- était ausi la conséquence directe de ce code du travail débile.

      1. vengeusemasquée

        Il y a des tas de stages partout dans le monde et une sont très utiles. Le problème, c’est la manière dont on les conçoit dans ce pays…

        1. gameover

          Oui d’ailleurs ça pourrait être un effet pervers de ces lois sur les stages. Devant la pénurie, les stagiaires pourraient bien aller chercher ailleurs… et y rester.

          1. Pat

            Le conditionnel est de trop ! Les stages se trouvent ailleurs. Mon neveu n’a trouvé son stage qu’à Hong-Kong, après une tentative en Allemagne…

      2. Caton

        Il n’y a jamais eu autant d’étudiants parce que le niveau d’études a baissé terriblement. Le certificat d’études de 1960 doit être à peu près équivalent à une licence ou un master d’aujourd’hui.
        Les écoles imposent des stages parce que la formation qu’elles dispensent est totalement inadaptée au marché du travail. La multiplication du nombre de diplômes spécialisés et de phases d’orientation n’arrive plus à masquer l’inanité des programmes.

        1. Calvin

          +1
          J’en profite pour compléter ton « Le certificat d’études de 1960 doit être à peu près équivalent à une licence ou un master d’aujourd’hui. »
          Ils sont du même niveau intellectuel mais avec des notions et connaissances réactualisées, qui laissent croire que l’élève maîtrise des sujets pointus.
          Pour beaucoup d’entre eux, ces idées sont presque de la magie car ils n’ont pas la solide formation adéquate.

          1. sam00

            « […] des notions et connaissances réactualisées, qui laissent croire que l’élève maîtrise des sujets pointus. »
            Mouai. Il faut quand même une sérieuse dose d’aveuglement volontaire pour se laisser berner par cela.

            Au delà de cela, il y a même pire que le problème du niveau intellectuel, et comme vous le dites c’est que pour un grand nombre d’étudiant, beaucoup des notions qu’ils manipulent relèvent de la magie.

            J’ai vu en première année de sciences des étudiants n’ayant aucun début de connaissance sur les logarithmes et les exponentielles (jamais vu l’outil), une vague connaissance du calcul différentiel, mais pas du calcul intégral, la trigo c’était loin, les puissances, les fractions et les pourcentages aussi …

            Et sans parler du niveau de maîtrise de la langue déplorable qui conduisait à une non-compréhension des énoncés.
            Sans? Cent? Sang? Sent? Sans? quelle différence, c’est pas pareil monsieur?

            J’ai encore des souvenirs émus de cette période. J’ai vu des atomes d’hydrogène à 3 protons, des condensateurs de 100GigaFarad, des atomes de souFFre, une pression sanguine de 50 bars, et tant d’autres choses qui me font 10ans après (maintenant que je vois ces gamins sortir avec des bac+5 voir même bac+8): pauvres gosses … ils vont découvrir maintenant combien la vie réelle n’est pas bisous, et combien ceux qui prétendaient les protéger se sont bien foutus de leur gueule :-/

            1. tabbehim

              des condensateurs de 100GigaFarad

              Oula ! ça fait un beau condo !

              une pression sanguine de 50 bars,

              Celui là a un système sanguin très solide (ou il a explosé)
              Un petit peu d’hypertension, rien de grave mon bon monsieur ^^

              sinon, désolé mon cher, mais beaucoup se leurre et se berce d’illusion en s’imaginant qu’ils sont des élites dans leur domaine (aidé par l’ednat qui les berces dans leur médiocrité 🙂 )
              vous n’imaginez pas la tête qu’ils tirent quand on leur dit que leur soit disant élitisme est juste un grand n’importe quoi 😉

            2. Bonsaï

              Effectivement, on commence à entrevoir qu’il s’agit là d’un système qui se met gentiment en place pour pouvoir à terme manipuler plus aisément les populations. Quand les gens ne maîtrisent plus le vocabulaire, ils perdent l’usage des concepts y-afférents et la possibilité d’y recourir pour penser le réel. Par conséquent, c’est tout bénéfice pour ceux qui auraient déjà des plans clés en mains à leur proposer…

              1. sam00

                Et je ne vous raconte pas l’étonnement des étudiants concernés quand ils constataient que la note est plus sévère qu’ils ne le pensaient.

                10^+9 au lieu de 10^-9 ?
                Mais monsieur, c’est juste une erreur de signe.
                Pourquoi vous m’avez mis zéro à l’exercice au lieu de me retirer un point comme il faisait le prof l’an dernier?

                Là, on a un « esprit » qui est bien formaté pour accepter l’esclavage que certaines bonnes âmes lui préparent!

                D’ailleurs certains jours, je me demande si ce n’est pas ceux là qui ont participé à la conception du logiciel Louvoie … ça expliquerait des choses:
                « Ziva monsieur le ministre, c’est juste une erreur de signe dans un des calculs des salaires, … »

        2. Val

          @Caton c’est encore pire que cela car un gaillard qui sortait du certif d’etudes en 60 savait qu’il avait tout à apprendre ; les jeunes qui sortent bac +10 de nos jours croient tout savoir (pas tous heureusement , les autres enragent de leur inculture programmée )

          1. sam00

            Je plussoie

            J’ai des connaissances dans mon entourage qui étaient persuadées qu’elles allaient gagner 4000€ par mois dès leur sortie d’école (oui oui, je plaisante pas … et c’est des profs qui leur avaient mis ce chiffre en tête).
            J’en connais un aussi qui 10 ans après est toujours aigri de ne pas avoir eu sa bourse de thèse par que vous comprenez : il y a droit!

            Le contact avec le monde réel est en général fort désagréable pour eux :-/

            1. Peste et coryza

              C’est ce qu’on m’a vendu en Master pro..
              Mais à 23 ans, tu crois tout savoir, alors que tu ne sais rien…
              La réalité se charge des rêves.

          2. Pat

            C’est comme le mec (vu à la télé il y a un ou deux ans) qui était bac+11 (!) et qui était venu se plaindre devant les caméras que l’Etat ne lui donnait pas une place de chercheur à vie, à laquelle il pensait avoir droit.
            A mon avis, la seule chose qu’il méritait, c’était un énorme coup de pied au c*l, pour que, à défaut de le satelliser, il commence à se bouger pour ne plus être à la charge du contribuable.

            1. Jiff

              Et c’est valable à tous niveaux; j’ai souvenir d’un stagiaire technico-commercial (que je salue au passage s’il lit ces lignes: salut F-X) qui, une fois mis sur les rails, a mis la gomme et s’est satellisé en orbite haute tout seul comme un grand, puis de l’arrivée du candidat stagiaire suivant qui n’écoutait même pas les questions qu’on lui posait, avait le regard fuyant et baillait à 14:00. Je n’ai surtout pas croisé le regard de mon associé quand j’ai dis « on verra », sinon ç’aurait été la crise de fou rire assurée.

      3. Régis33

        Autre raison , mais celle là n’est jamais mis en avant , tous les stagiaires , et quand je dis bien TOUS , c’est le mot qui convient , sont mis en stages à la même période , car …….
        Economies substantielles pour l’EN et ensuite 4 ou 5 semaines de vacances en plus pour les profs de l’enseignent technique .
        Je reçois des stagiaires en BAC pro , ou BEP , voir CAP , et tous ont les stages en même temps , donc ça coince direct , même si , comme moi , je suis motivé pour former dans ma branche , car un stagiaire , c’est obligatoirement un tuteur avec , le temps passé par celui ci est compensé par les tâches effectuées par le stagiaire , mais on ne peut pas aller plus loin que un tuteur pour un stagiaire .
        J’ai déjà pété les plombs pour faire comprendre à ces c……ds de profs gauchos , que s’ils planifiaient mieux les stages , on pourrait en prendre plus .
        mais je dois parler Hébreu , voir Pachtoune , car pas de retour .
        Pour finir , je précise que je rémunères mes stagiaires à hauteur de 50€ la semaine , des gosses de 14/15 ans sont contents , et au moins ça paye l’essence du scoot . 🙂
        P.S.: les branleurs prennent la porte au bout de 2 jours , car je leur ai précisé que je ne suis pas un prof et que dans mon entreprise j’ai le droit de vie et de mort ! 😀

    2. voleurdufeu

      ´la demande stages explose ´ Evidemment, puisque le stage (multiple de préférence) est devenu la condition du CDD pour les primo-laborants.
      La solution pour équilibrer le marché est évidemment de rendre le stage payant…le crédit éventuel consenti par l’entreprise étant remboursable par retenue sur les premiers salaires…
      Ce qui équivaut bien sûr à la suppression du smic.
      Bon, je sors…

      1. gameover

        C’est un peu ce qui se passe déjà quand une formation est dispensée sous condition que le salarié ne démissionne pas dans les 3 ans, sauf à rembourser une partie des frais de formation.

  5. bob razovski

    Quand on pense que maintenant, les enfants en 3ème et 2nd ont un stage OBLIGATOIRE à effectuer. Avec compte rendu et tout le merdier, à rendre avant les vacances scolaires.

    Je ne vous dis pas le paquet de mendiants que ça forme aux portes de la boite: siouplé, siouplé, un p’tit stage sinon je vais me prendre un zéro.

    Avec les refus de plus en plus fréquents des entrepreneurs, voilà bien la prochaine pierre disponible qui servira à leur lapidation en place publique, ces salauds de méchants !

    Autre tranchant de la lame, il y a des stagiaires qui n’hésitent pas à jurer sur tout ce qui passe à leur portée qu’ils ne demanderont pas le début d’un euro de rémunération, car ils savent toute la perversité du système.

    Peine perdue, les entrepreneurs ne prennent déjà plus de risques avec cette population qui grâce au collectif ducon, est devenue aussi engageante qu’un virus ébola.

    1. tabbehim

      et il suffit de dire à ces futurs stagiaires qu’ils ne peuvent être pris, et que s’ils sont pris, il ne feront RIEN parce qu’un collectif à la mord moi le noeud a décider de mettre tout les batons qu’ils ont pu dans le système des stages. et que si plus tard ils veulent encore plus de problèmes, ils n’ont qu’à pertétuer le système actuel 😀

      (nombres de boites ne prennent plus que par piston déjà 😉 ce collectif a réussit son coup, ils ont détruit un système, ils peuvent donc entrer dans un des parties réglementaires de France 😀 )

      1. Royaumont

        Un problème pour trouver un stage : viiitte une loi pour créer le droit au stage opposable. Et une taxe sur les entreprises « qui ne jouent pas le jeu » (en novlangue dans le texte).
        Pour résoudre un problème : 1 loi + 1 taxe.
        Dire que j’ai trouvé ça tout seul. P’tain quelle créativité ! (lol)

          1. Royaumont

            C’est d’un rapport gain / responsabilité imbattable. A précéder d’une hontectomie préventive.

    2. Higgins

      Je confirme. Sans réseau, pas de salut. D’une manière perverse, le stage devient à son corps défendant le suppléant des déficiences du système éducatif. Les crânes d’œuf qui ont instillés cette pratique, dont je reste partisan, ont oublié une chose: les entreprises n’ont pas toujours besoin d’un stagiaire et n’ont pas toujours la possibilité de l’encadrer correctement. Au final, si ce genre de stage a lieu, échec pour le stagiaire et échec pour l’entreprise ou l’organisation.

      1. BLACK MAMBA WARRIOR

        Mon fils avait un stage ainsi grâce à notre réseau, pour ma seconde fille, elle a eu un demi stage chez un vétérinaire … la clinique ne supportait pas d’avoir les gamins dans leurs pattes plus de deux jours donc ma fille a complété son stage avec nous, elle a pu comparer deux métiers …

    3. Martel

      Je m’en rappelle.
      Seul un garagiste a accepté de me prendre en 3eme. J’ai pu apprendre les joies de dévisser des boulons et de tenir une bassine pendant la vidange par -5 ou encore de me permettre de devenir maitre en maniement du balais 9h par jours. Toutes les autres entreprises m’ont gentilment envoyé paitre.
      En seconde j’ai pu trouver une alternative (voyage dans un pays anglophone histoire de voir a quel point c’est mieux ailleurs) mais tout le monde n’a pas l’argent pour faire de même. Ce serait plus constructif.

  6. Higgins

    Démarche purement socialiste:
    1) observer l’environnement,
    2) chercher où on peut créer un problème,
    3) créer le problème,
    4) réclamer une solution au problème,
    5) se tromper quant à la mauvaise solution apportée au faux problème,
    6) hurler quant à l’échec de la solution et à l’enkystement du problème,
    7) durcir les conditions d’application de la mauvaise solution,
    8) incriminer la mauvaise foi et la malhonnêteté des pseudo-responsables du faux problème quant à l’échec grandissant,
    9) déplorer l’inintelligence des acteurs dans l’échec absolu enregistré,
    10) refuser d’assumer sa part de responsabilité dans cet échec,

    11) recommencer ailleurs.

    1. bob razovski

      Ca, c’est le décodage 😉

      le message de façade donne :

      1) regarder le monde
      2) dire qu’il est méchant
      3) dire que nous, on est les gentils
      4) dire qu’on va kassélagueul aux méchants
      5) dire qu’on a gagné, et que c’est une réussite totale
      6) dire que malheureusement, il y a encore des méchants
      7) goto (4)

      1. Higgins

        J’ai oublié un item concernant les subventions. Important, ça, les subventions. Indispensables pour exercer une action nullissime (à placer entre items 3 et 4).

      2. sam00

        Certains jour, j’ai l’impression que Bastiat avait déjà tout écrit.
        Dans « Propriété et loi » on trouve le beau passage suivant:

        « […] Il a plu à la Providence de placer dans l’individu les besoins et leurs conséquences, les facultés et leurs conséquences, créant ainsi l’intérêt personnel, autrement dit, l’instinct de la conservation et l’amour du développement comme le grand ressort de l’humanité. M. Vidal va changer tout cela. Il a regardé l’œuvre de Dieu, et il a vu qu’elle n’était pas bonne. En conséquence, partant de ce principe que la loi et le législateur peuvent tout, il va supprimer, par décret, l’intérêt personnel. Il y substitue le point d’honneur. Ce n’est plus pour vivre, faire vivre et élever leur famille que les hommes travailleront, mais pour obéir au point d’honneur, pour éviter le fatal poteau, comme si ce nouveau mobile n’était pas encore de l’intérêt personnel d’une autre espèce. […] »

        Voilà.
        1) Le législateur regarde le monde
        2) Il constate que cela ne correspond pas à ses fadaises imaginaires.
        3) Il décrète que qu’il va changer tout cela et pond des lois comme si c’était le déluge
        4) Le monde s’adapte à ce fatras de réglementations comme il peut
        5) goto 1)

        Le problème, c’est que dans ce cycle à la con, la richesse produite diminue sans cesse.

    2. Gerldam

      En fait le gros de l’erreur est déjà dans le 1). L’environnement est mal observé car vu à travers des lunettes déformantes appelées « socialistes ». Quand on voit le réel à l’envers, la suite ne peut être que catastrophique.

  7. JMT

    Depuis plus d’un demi-siècle, l’État français accumule les merveilleux « succès » en défendant les pauvres contre les abus de ces s…… de riches (patrons, propriétaires etc) :

    Salariés réjouissez-vous, il y a une dizaine de millions de chômeurs et d’exclus

    Locataires réjouissez-vous, il y a quelques millions de mal logés et/ou sans logis

    Apprentis réjouissez-vous, les artisans ont cessé de vous recruter

    Écoliers, collégiens, étudiants réjouissez-vous, l’Éducation Nationale a cessé de vous apprendre à lire, écrire et compter.

    Stagiaires réjouissez-vous il n’y a plus de stages.

    MERCI QUI, BANDE D’INGRATS ?

    MERCI L’ÉTAT !

  8. FacePalm

    Il n’y a malheureusement pas que ca :
    – Fin des stages de plus de 6 mois
    – Temps de travail limité
    – rémunération dès le premier jour du stage de plus de 2 mois
    – congés grossesse ou paternité
    – 600e / mois
    – interdit d’employer le stagiaire à des tâches dangereuses
    – tickets restaurants et indemnités de transport

    source: //etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/stages-en-entreprise-les-7-nouveaux-droits-des-stagiaires.html

    Comme les entreprises sont très méchante, mon petit doigt me dis que les stages vont se raréfier comme peau de chagrin, et que ceux qui resteront seront tous pas payé (car de moins de 2 mois), et que peu de stagiaire risquent de transformer leur stage en emploi. Vilains capitaliste ultra turbo libéral que je suis…

    1. Malancourt

      « interdit d’employer des stagiaires à des tâches dangereuses »

      Cela pourrait s’avérer un bon filon pour les industriels qui veulent se passer de stagiaires.
      La liste des tâches dangereuses s’agrandit continuellement.

      1. Peste et coryza

        « – Fin des stages de plus de 6 mois
        – Temps de travail limité
        – rémunération dès le premier jour du stage de plus de 2 mois
        – congés grossesse ou paternité
        – 600e / mois
        – interdit d’employer le stagiaire à des tâches dangereuses
        – tickets restaurants et indemnités de transport  »

        Sérieusement ?
        On parle bien d’un stagiaire, un type qui ne sait pas faire grand chose à priori, et qui est là pour apprendre ?

    2. Royaumont

      En plus, il me semble que les stagiaires doivent désormais être comptabilisés dans les effectifs. Pour les entreprises de 9, 19, 49 ou 99 salariés, ça risque d’avoir un effet modérateur sur leur enthousiasme à proposer des stages.

    3. bibi

      L’état il est pas plus gentils que les entreprises avec ses stagiaires.
      23 euros par semaine c’est ce que perçoit un étudiant en soins infirmiers de première année en stage, car l’état est malin il fait signé des conventions de stage de moins de deux mois.

  9. zelectron

    Puisqu’on parle de quota, quid de France Télévisions nid à rats socialo-fascistes ? la parité politique dans cette émanation gauchière serait la bien-venue 🙂

  10. doumet

    J’abonde. Je travaille dans un laboratoire CNRS, et des collègues nous demandent chaque année si on peut leur proposer des sujets de stages, qui sont obligatoires pour que les étudiants puissent valider leur formation. Il y a quelques années, on considérait cela comme une formation à la recherche, et donc non rémunérée. Cela faisait partie de leur cycle d’étude, point barre. Résultat, si on était gentil, on pouvait faire du social, prendre un étudiant pas très bon mais pas très mauvais non plus. Les meilleurs ne posaient de toute façon pas de problème, soit ils avaient cherché à l’extérieur, soit ils avaient pris les devants et s’étaient vraiment renseignés, et avaient pris des contacts bien avant la date limite, bref avaient montré leur motivation.
    Aujourd’hui, hors de question de faire du social… Les stages de plus de trois mois doivent être rémunérés, même dans le cas que je décris, nos budgets sont ridicules, et pour couronner le tout, ces « gratifications » ne peuvent être prises que sur des contrats, pour lesquels nous avons des obligations de résultat, et comme ces contrats sont pluriannuels, on a un peu de mal à bloquer du pognon alors qu’on est loin d’être sûr qu’un candidat de valeur se présentera.
    Cela a quand même un bon côté, cela empêche les étudiants les moins motivés de terminer correctement leurs études… dommage juste que cette sélection ne s’opère qu’en fin de master 2…

    1. Peste et coryza

      +1
      Quel gâchis… pourtant c’était un bon moyen de sélectionner les poulains à amener en thèse, ou à envoyer vers les postes d’IE et AI.

  11. Adrien

    HS (oui je sais, de bon matin comme ça et sans anesthésie préalable c’est veule, mais ça va intéresser le taulier) :

    – presse française : « Antarctique. La fonte des glaciers augmenterait le niveau des mers de 3 mètres »

    http://www.ouest-france.fr/antarctique-la-fonte-des-glaciers-augmenterait-le-niveau-des-mers-de-3-metres-3813216

    – presse US : « Antarctica gaining more ice than losing – NASA » (l’Antarctique gagne davantage de glace qu’elle n’en perd selon une étude de la Nasa »)

    https://www.rt.com/usa/320554-antarctica-gaining-ice-nasa/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=RSS

    Devinez où se passe la prochaine COP21 ?…

    1. Calvin

      Ne mélangeons pas tout.
      Le second est factuel et actuel.
      Le premier est hypothétique et catastrophique.
      La presse française voit plus loin !
      :mrgreen:

    2. Val

      @Adrien il y a aussi ce soir (à ne pas rater …) sur TMC « Sécurité routière : pourquoi nos routes sont-elles de plus en plus dangereuses » le lavage de cerveau se porte bien (info relayée par Europe 1 , jamais en reste quand il s’agit de dire des couillonnades)

  12. Bonsaï

    On commence gentiment à comprendre pourquoi ce beau pays qu’est la France semble désespérément bloqué.
    Quoi, n’est-il pas ubuesque de se plaindre dès lors qu’une entreprise de moins de vingt salariés ne pourrait pas disposer de plus de trois stagiaires ? Trois stagiaires pour vingt professionnels représentent en effet un poids exorbitant en terme de temps et d’attention, à moins que l’on ne compte définitivement le stagiaire comme un travailleur à moindre coût et corvéable à merci !

      1. Bonsaï

        Allez, je suis de bonne humeur, voici la trouvaille ultime pour payer moins d’impôts : une petite entreprise, vingt salariés et dix-huit stagiaires (pas de stage pour le poste de DG et de Directeur administratif). C’est pas chouette, ça ?

        1. Beldchamps

          Rigolez pas, il y a des boîtes de conseil qui ont un modèle économique qui s’en rapproche. Les juniors affûtent leurs dents longues en réclamant d’encadrer du plus junior qu’eux, si ça se passe mal ça se sait rapidement sur le marché, qui s’équilibre de lui-même.

          1. Bonsaï

            Ce qui permet en tout cas de faire astucieusement baisser le coût salarial, ce qui n’est jamais à dédaigner pour une petite start-up.

            1. gameover

              Tous les auditeurs des boîtes du style PWC ou Deloitte sont des stagiaires et les payer pour ce qu’ils valent réellement en tant que junior ça serait zéro et c’est comme cela que se fait le tri : à quoi ça servirait de les embaucher sans savoir s’ils sont capables puisque ces boîtes n’ont pas besoin de juniors en tant que tel.

              La valeur dans pas mal de métiers se dévoile sur 6 mois à deux ans… ou ne se fait pas et un contrat en CDI serait suicidaire. Imagine qu’on fasse la même chose dans les clubs de foot, embauche en sortie de 3ème.

              Un chef de projet ne peut être évalué qu’une fois son premier projet fini, livré, payé, mis en route… et encore… et bien souvent cela prend 2 ans. Le seul moyen de trouver de bons jeunes chefs de projet c’est d’en avoir 5 en stage sur 6 mois et de choisir celui qui semble le meilleur et cela sans garantie.

              1. Beldchamps

                Oui, et si les associés vendent du juju au tarif senior, ça se voit sur la qualité du travail rendu et ça se diffuse aussi rapidement chez les clients… Le marché s’équilibre de lui-même à tous niveaux.

                1. Royaumont

                  Pas si sûr… Deloitte, Accenture ou KPMG vendent du juju au prix fort et continuent à avoir des clients. Il est vrai que souvent ces cabinets de conseil sont appelés pour servir de parapluie. « j’ai fait appel à de grands cabinets réputés donc si le projet foire Cépamafôte. » Pas besoin d’expert pour le rôle de bouc émissaire.

                  1. gameover

                    Je ne parlais pas de conseils mais d’auditeurs (comptes).
                    9 juniors sur 10 tu leur fais avaler n’importe quoi.
                    Dans ma boité précédente on en avait 2 sur place tous les mois vu que c’était un LBO et qu’on faisait de la reconnaissance de revenus (par anticipation) sur des affaires en cours, ce qui servait à vérifier si on tenait les covenants.

                    1. gameover

                      En Australie le jeune avait même avalé $2M sur le parc à ferrailles… qu’on a vendu $20,000 2 mois plus tard !
                      Et le suivant n’a rien vu.

                    2. Beldchamps

                      @ Royaumont et GO
                      Je plussois j’ai vécu exactement les 2 expériences côté client, et la synthèse est savoureuse. J’enrageais de former les jujus des consultants et de faire leur boulot mais la facture de création de PowerPoint se justifiait soit-disant à cause de leur logo, dont le « prestige  » légitimait les résultats de l’étude. Mais d’un autre côté … je pouvais effectivement les (dé)former, histoire que les résultats aient du sens… aheum … Donc effectivement ils étaient incompétents, on a payé la facture (cette fois-ci mais on a déjà refusé de payer quand il y avait fout… de gu… avéré), et j’ai eu les résultats que je voulais !

            2. Pheldge

              Bonzaille, arrête de raisonner comme s’il existait un Grand Livre des Valeurs ! la valeur d’un service, ou ici d’un travail, c’est le prix auquel tu arrives à le vendre, ( donc défini par le marché ) et pas une auto-évaluation plus ou moins farfelue !
              Un stagiaire vient pour apprendre , découvrir et se colter à la réalité. Ça, c’est dans le cadre d’un cursus d’études, et la plupart du temps, il n’est absolument pas productif. Même pour vider les poubelles ou passer le balai, il faut quelqu’un qui repasse derrière.
              Alors le coup de la main d’oeuvre taillable et corvéable à merci , c’est un cliché stupide.

              1. Bonsaï

                Allons donc, soyons réalistes. Pour un chef d’entreprise exigeant, un bon stagiaire est un stagiaire qui rapporte quelque chose (que ce soit du service, du profit, de la notoriété, de nouveaux clients, etc.).
                Or un simple stagiaire peut faire et défaire des réputations commerciales, et on sait que de nos jours le ouï-dire a les ailes de Twitter…

                1. gameover

                  Un stagiaire qui rapporte… oui, un sur 10… celui qui sera conservé.
                  Il t’a juste échappé que l’on ne prend pas un stagiaire mécanicien ou plombier…

                2. Pheldge

                  Toi tu parles de « stagiaires » du show biz, des boîtes de pub, de comm de presse et tout ça. Moi je te parle de BTP , et là , seuls les stagiaires à partir de Bac+2 commencent à pouvoir se débrouiller. Mais ce type de stage est déjà rémunéré, et comme, parallèlement, l’étudiant, car c’est encore son statut, est encore loin des standards de productivité, qu’il nécessite une attention et un encadrement particulier, et contraignant pour le superviseur, il est normal que le stagiaire soit payé comme un stagiaire.
                  Je crains que , beaucoup de stagiaires et d’experts auto-proclamés, ont la cafetière qui bouillonne, parce qu’on leur a confié une modeste responsabilité, et qu’ils pensent être devenus d’un coup, des cadors.

                  La prochaine étape : faudra financer les études, payer les étudiants pour apprendre,parce que , faut comprendre, apprendre, c’est fatigant, ça mérite un salaire, et puis ils le valent bien, non ? Et allez, une taxe sur ces entreprises qui distribuent à tour de bras d’énormes bénéfices immoraux, à leurs actionnaires capitalistes repus ! 🙂

        2. bob razovski

          Tout l’inverse du gouvernement français :

          18 payés à rien foutre et 2 stagiaires qui se tapent tout le boulot 😉

  13. bob razovski

    je vois bien venir le pendant tout vicieux et visqueux à cette percussion en plein vol du mur du çon :

    Des allégements de charges (selon un profil millimétré, et une tuyauterie finement chromée) décidé par l’état aux entreprises qui finiront par accepter du stagiaire, contrebalancées par des amendes copieuses en cas de refus.

    le stagiaire deviendra une variable du quota COTOREP.

    1. bob razovski

      Re oups. C’est exactement ce qu’a déjà dit Le Gnôme, en premier commentaire. Y’a redondance 😉

  14. Beldchamps

    Un quota max de 15% ? Si on inclut les alternants dans ma boîte on est au-dessus. On a une bonne réputation auprès des écoles, les stagiaires repartent contents et diffusent la renommée de la boîte et de ses salariés dans notre petit milieu. Ils sont payés au Smic , mais nous coûtent bien plus indirectement en formation car ils nous mobilisent énormément de temps. Bah tant pis, les prochains ne leur diront pas merci !

    1. bob razovski

      « mais nous coûtent bien plus indirectement en formation car ils nous mobilisent énormément de temps »

      C’est tellement évident, que ça ne pouvait pas devenir un argument recevable chez les étatistes basdufront.

  15. FacePalm

    Avec un stagiaire qui est au mieux 1/3 aussi productif qu’un employé qualifié, et a qui on doit un demi smic minimum par mois, avec congés, tickets resto, taches non « dangereuses », temps de travail inférieur a l’encadrant (super si l’encadrant est a mi-temps) et bien sur le temps pour le former et repasser derriere ses conn3ri3s : c’est sur que le stagiaire est maintenant un travailleur a moindre cout corvéable à merci… :-/

    Prochaine étape , l’embauche obligatoire des stagiaire en CDI, comme ca on règle le problème définitivement.

    Mon deuxième petit doigts me dis que le chômage des jeunes devrait exploser (encore plus) d’ici quelques années : qui va vouloir embaucher un jeune, non formé par l’ednat (ca on sait) et qui n’a meme pas fait de stage en entreprise.
    Et pour les professions « dangereuses » (batiment par exemple), ca va etre le chomage a 100%..

    Bien joué! Vraiment BIEN joué !
    Ce qui se voit, ce qui ne se voit pas… toussa,toussa.

    1. FacePalm

      c’etait en reponse @Bonsai, 9h50

      Semblerait que l’hypothese tu comment qui repond en bas quand ya du monde en bas, se confirme.

    2. Deres

      De toute façon, si on lâchait la bride au frondeurs du PS, le CICE serait « échangé » contre des embauches obligatoires … C’est encore le principe des 35h avec le partage du travail qui occupe l’essentiel de leur esprit.

    1. Jiff

      Je ne dois pas avoir les mêmes lunettes qu’elle, parce que je vois de plus en plus de femmes dans le métier – reste qu’effectivement, on en retrouve peu dans les écoles d’ingénieurs, et que ceci explique vraisemblablement cela.
      Vite une loi pour contraindre un quota de filles à s’orienter vers les TIC ;-p)

  16. saucissonpinard

    Autant pour les PME locales ça risque de faire vraiment des dégâts, autant les boites qui font des annonces « URGENT RECHERCHE STAGIAIRE » ne sont que les responsables de cette situation.
    Les stages qui ne sont que des emplois déguisés, avec des heures supplémentaires, pour faire des tâches stupides, au lieu de prendre quelqu’un au SMIC, c’est bien plus pratique.
    Elles savent que les étudiants ont besoin de ces stages pour valider leur cursus, donc elles peuvent faire la fine gueule, ça se bouscule au portillon.
    Rien que les agences de com/web etc sont des champions du stage qui devient un boulot à plein temps.

    1. « Les stages qui ne sont que des emplois déguisés, … au lieu de prendre quelqu’un au SMIC »
      Tsk tsk tsk.
      Posez vous la question : pourquoi ces boîtes font ça ? Et comment résoudre le problème qui les amène à faire ça, i.e. traiter la pathologie, plutôt qu’empêcher l’occurrence du symptôme ?

      Tant que vous résolvez le symptôme, vous aurez le problème ET les effets indésirables du traitement.

        1. sam00

          Les même qui oseront brûler :
          – le code du travail
          – le code général des impôts
          – ajouter ici le ou les codes inutiles de la socialie fraônçaise (attention, la liste peut être très longue)

          Dit autrement, dans le vivier politique actuel en France : personne.

          1. Jiff

            C’est là toute la quadrature du cercle de la poliotique française (très bien rôdée, merci pour eux): en n’éliminant pas sciemment la cause ça « donne du boulot » au trop plein de parasites fonctionnaires…

  17. Skandal

    Tout travail méritant salaire il est normal et logique qu’un stagiaire soit payé.

    C’est la seule « régulation » qui mérite d’exister (avec peut être la durée). Le reste (temps de travail, ticket resto, indemnité transport, travail dangereux etc…) c’est contre-productif.

    Un commentateur donne un bon exemple : comment apprendre à l’apprenti soudeur à souder s’il n’a pas le droit d’utiliser un fer à soudure ?

    1. « il est normal et logique qu’un stagiaire soit payé »
      Et si on estime qu’un mois de formation coûte à l’entreprise un mois de salaire, cela nous fait un stage à 0€. Ce qui est là encore logique.

      Et c’est notamment parce que la rémunération des stages est devenue obligatoire que les stages deviennent plus rares, plus difficiles, plus exigeants. Vous n’avez rien compris aux mécanismes économiques et psychologiques.

      1. honorbrachios

        @skandal
        H16 :«il est normal et logique qu’un stagiaire soit payé »
        Et si on estime qu’un mois de formation coûte à l’entreprise un mois de salaire, cela nous fait un stage à 0€. Ce qui est là encore logique.
        Et c’est notamment parce que la rémunération des stages est devenue obligatoire que les stages deviennent plus rares, plus difficiles, plus exigeants. Vous n’avez rien compris aux mécanismes économiques et psychologiques.»

        Et en plus, on peut ajouter que quand c’est l’état qui gère les stages via des officines obscures et subventionnées, les stages sont payants et très chers!

      2. voleurdufeu

        Le stage fait partie des études. Comme celles-ci, il a un coût. Il serait donc normal qu’il soit payant, comme les études dont il est l’accessoire. Par exemple, le universités paieraient les entreprises pour offrir des stages à leurs étudiants, et répercuteraient ce coût sur les droits d’inscription. On saurait très vite quelles sont le meilleures universités et les meilleures entreprises…

    2. kekoresin

      Il faut distinguer les stagiaires « qualifiés » et potentiellement opérationnels, des stagiaires en cours de formation ou sans qualification. Ces deux dernières catégories sont un poids pour l’entreprise qui mobilisera des ressources pour parfaire leur formation. Pour la première catégorie, quelques exemples d’abus ne valent pas que l’on gribouille des lois au kilomètre. Le vrai problème soulevé, c’est la rémunération et la rigidité absolue du marché du travail en France. Aucune boite saine d’esprit ne sous-paye ses salariés compétents par choix mais par la contrainte étatique. Plus on complexifie et entrave les relations employeur-employés (ou stagiaires), plus l’écosystème devient étouffant. Encore une fois, cette prolifération normatives et régulatrices en faveur du « vivre ensemble » créé des frustrations pour tous, et est profondément improductive. Mais bon, tous ces nuisibles pondeurs de règles doivent justifier leurs salaires et, comme on dit à la cantine du sénat, ça fait des chômeurs en moins. Bref, c’est la conception du travail par le socialisme!

      1. Jiff

        Je plussoie, d’ailleurs on pourrait pousser la réflexion en comparant avec il-y-a +30 ans, ère où l’on vivait très bien avec un smig (et où les stages faisaient fureur et étaient souvent rémunérés, mais pour les seuls bons éléments); ce qui pose la (vaste) question de savoir pourquoi à ce jour on survit juste avec…

    1. Lorelei

      @Trucmuche 10h51
      Où l’on voit que l’interventionnisme de l’Etat et ses satellites complique tout. On verse des taxes à l’Etat, aux organismes de formation, etc. et on nous redonne des exonérations, des remises, des ristournes….
      On a pris un stagiaire récemment, un bon, un motivé. Dans ce cas, pas de soucis pour le rémunérer: le travail rendu était celui attendu. mais c’était un jeune qu’on connaissait.
      Sinon, on ne prend plus ni stagiaire, ni apprenti. Dans ce dernier cas, c’est trop difficile de s’en séparer si les projets ne se rencontrent plus entre stagiaire et employeur.

  18. Pere Collateur

    Punaise, on se demande comment on faisait avant que cette superbe assoc se mêle de stages?

    Bon, je tente de me remémorrer comment j’avais fait…

    Assez simple en fait: Il y avait plein de stages de proposé à l’école, largement assez pour que chacun ait le choix entre 4 ou 5 boites (c’était en info, milieu des annees 90). Les boites rapias, aux sujets de stages moisis, étaient bien connue et evitées comme la peste.
    Les autres trouvaient des stagiaires qu’elles remunéraient (un peu) car c’était l’usage.

    Voila. Simple, efficace, et fluide.

    Par contre je reviens sur les especes de stages obligatoires pour les collégiens. J’ai pas vraiment pigé l’intérêt, car le stage que le gamin va obtenir depend surtout de sa possibilité à avoir du piston. Pour les autres, c’est totalement merdique. J’ai des exemples cocasses en tête, avec des gamins dit de la « diversité », envoyé faire un stage dans une boucherie spécialisée dans la cochonaille… ^^

    D’ailleurs, on a souvent les gamins des collegues qui font le stage dans la boite de papa/maman. Je vois bien que ca n’a aucun intéret, et comme ca commence à devenir franchement brise boule, je ne serais pas étonné que la direction y mette un hola définitif pour l’année prochaine.
    De là à ce que ca se généralise…

    1. gameover

      Bah ce type de stage ça permet surtout aux gamins de prendre conscience qu’ils ont intérêt à se sortir les doigts du cul à ‘école s’ils ne veulent pas avoir un métier pourrave. Ma fille avait trouvé un stage de 3ème à La Halle aux vêtements et elle a vu ce que c’était de mettre des vêtements sur des cintres à longueur de journée.

      La même fille a fait un stage 2 années de suite pendant 2 mois dans la boitapapa en Australie et quand le DG m’a demandé combien on allait lui donner, je lui ai dit zéro… mais il l’a trouvé tellement capable qu’il lui a donné $50 par jour en cash. Rien que pour les progrès qu’elle a fait en anglais c’est elle qui aurait dû payer.

      Et la même a fait un stage en sortie de licence pendant 3 mois dans une boite en france payé zéro et a été embauchée en fin de stage. Pour en revenir au sujet d’hier et de la mobilité, elle a déménagé pour travailler dans cette boîte et là elle vient de redéménager 200km plus loin pour prendre un poste plus élevé.

      Et le fiston, pareil : 400km et en alternance pour apprendre à travailler.

      Et dans quelques années les copains et les copines diront : wah t’as trop de la chance…

      1. Pheldge

         » mais il l’a trouvé tellement capable … » tiens , ta fille est un garçon ? remarque faut être de son temps : le genre, variable continue, parfois aléatoire, comprise entre 1 et 2 , et pas du tout , mais là, surtout pas, normée ! 😀

      2. Aristarkke

        Et après il s’étonne que les candidates à la succession au bagne ne veulent pas se fixer avec lui… Rien que de voir comment il fait trimer sa propre marmaille issue de ses reins…

        1. Pat

          Au moins on ne retrouvera jamais un de ses enfants en train de pleurnicher parce que les méchants exploiteurs turbo-capitalistes ne lui donnent pas d’emploi.

      1. Chieur chiant

        Rien n’est gratuit en ce bas monde, toute peine mérite salaire, et puis c’est pas grave, c’est l’état qui paye… ( celle la, elle est trop conne, euh trop bonne).

  19. MadeInCH

    J’ai compris la pensée socialiste/Gaûûche en voyant un débat, sur une TV suisse, avec une représentante socialiste, il y a quelque ennées.
    Il fallait aider des gens dans la difficulté. Des familles pauvres, ou mères célibaraires, un truc comme ça. Pas important.
    L’un des intervenants propose de baisser les impôts pour cette catégorie de gens. Une baisse de, disons, 200 CHF.
    Réaction de la socialiste [de mémoire. L’esprit y est plus que le texte]:
    « Non! Ce qu’il faut, c’est DONNER 200CHF! Baisser les impôts de 200CHF ne donne RIEN, car la personne dans le besoin ne reçoit pas plus! Tandit que si on donne 200CHF, c’est 200CHF que la personne TOUCHE et TIENT effectivement! »
    Ah. Ok.
    Il y a tellement à dire là dessus… Cette petite phrase explique tellement de choses…

    1. Pat

      Une baisse d’impôt, c’est toujours hyper-injuste : ça ne profite qu’à ceux qui payent des impôts ! Un cadeau aux riches, en somme.

  20. Val

    « Pourtant, il y a quelques décennies, les stages n’avaient aucune rémunération obligatoire, et pourtant, les étudiants trouvaient des stages sans problème » : eh oui , et je dirais même bien rémunérés ( plus que le smic )

    1. Aristarkke

      Il y a quelques années, (siècles dirait Pheldge qui se retient de parler de millénaires), il n’y avait pas de stages obligatoires.
      Nulle part.
      Et surtout pas gratuits! (personne n’y aurait mis les pieds, n’y serait-ce qu’une heure)
      Mais quand vous étiez étudiant dans une branche, vous trouviez du boulot rémunéré (et pas au SMIG) dans celle-ci sans avoir beaucoup de mal à se donner pour y parvenir. A la fin des 70’es, quand la Grance arrivait encore à construire annuellement ses 430/450 K logements sans se poser autant de questions que maintenant pour même pas 300 K, celui des étudiants qui avait des besoins financiers n’avait qu’à se propulser au secrétariat de l’école pour prendre connaissance et faire son choix dans les offres d’emploi (payé, évidemment). Dès la 3me année, cela permettait (pour moi) de rouler en Alfa Roméo GT Bertone (équivalent à l’époque des BMW de maintenant) puis GTV 2L de cinq ans en plus d’autres delikatessen…
      Même topo durant les deux mois d’été (la rentrée en Octobre permettait de partir en vacances en septembre – moins cher et moins de monde)

      1. Caton

        Voilà. Il y a quelques décennies, j’ai financé mes études en travaillant à temps plein comme éboueur, six jours sur sept, de 4h à 10h du matin. Il était certes plus difficile d’aller prier la déesse porcelaine tous les soirs, mais c’était avant la mode du binge drinking.

        1. Pheldge

          Euh Camarade Caton, (Компаньон Caton ) , par « aller prier la déesse porcelaine » est-ce bien faire ce à quoi je pense , que vous suggérez ? avec la participation de Jacob Delafon , à « la réception » ?

          1. Caton

            Je suggère que les lendemains de fête alcoolisée sont incompatibles avec une prise de fonctions à 4 heures du matin. Qu’en pensez-vous, ami Nanker?

            1. Pheldge

              Alea gerba est ! Il faut supprimer les prise de fonctions à 4 heures du matin ! créer un droit opposable à la biture copié sur le droit germanique !
              Oui en Allemagne ils ont , les étudiants, droit à l’Abitur ! 🙂

      2. Peste et coryza

        A l’époque, il y avait du boulot à en pleuvoir. Il fallait vraiment le vouloir pour être chômeur.
        Mon grand père changeait de boite souvent, parfois plusieurs fois par jour…
        Le bac permettait de devenir cadre.

        Aujourd’hui, mis à part quelques professions très demandées, tout le monde s’accroche comme une moule à son rocher. Un type avec un vague master est content d’entrer à la SNCF ou à la poste…

        1. Jiff

          « Le bac permettait de devenir cadre. »

          Sauf que le bac de ton grand-père, même pas 5% des élèves d’aujourd’hui seraient capables de ne serait-ce que comprendre ses énoncés.

          « vague master »

          Conséquence de la déliquescence du point précédent.

        2. gameover

          « Mon grand père changeait de boite souvent, parfois plusieurs fois par jour… » :mrgreen:

          Pas besoin de tests génétiques, ta mère a fauté, le cachet de la poste faisant foi…

            1. Peste et coryza

              Très drôle…

              @Jiff
              Effectivement.
              A moins de tomber sur un jeune bien, il faut minimum aller chercher un bac+2 pour avoir quelqu’un de correct, alors qu’avant un type avec le certificat d’étude était quelqu’un de capable.

      3. Diogène

        ´ il y a quelques années, il n’y avait pas de stages obligatoires ´. Ben si. HEC demandait de faire des stages ( stage dit ouvrier en première année, stage à l’étranger en deuxième année, les deux pendant les vacances d’été, puis stage de troisième année pendant le dernier trimestre d’études)…
        C’était il y a …zut, quarante cinq ans… La paye était très variable, à négocier par le stagiaire…ça allait de presque rien ( grandes banques, alors nationalisées) à un petit pactole (Michelin Allemagne)…

        1. gameover

          Cette remarque de Harru m’a étonné aussi mais vu que je suis souvent dans la contradiction je m’étais abstenu.
          Durant mes études j’ai fait des stages et pour choisir les entreprises j’ai souvent consulté les rapports de stage d’années précédentes et d’aussi loin que je suis remonté ça existait même dans les années 60.

          1. Aristarkke

            Zéro stage en collège, zéro stage en lycée et zéro stage en école supérieure, pourtant technique en plein mais des boulots en agence/atelier. C’est une question d’époque. J’ai terminé le lycée en 74 et le sup en 1982…

            1. Bonsaï

              Mais alors, vous êtes quasi un jeune homme !
              Dès lors je ne comprends pas pourquoi Pheldge vous traite toujours de grand vieillard à la barbe fleurie !

              1. Pheldge

                C’est mon côté taquin … et puis le buste qu’il nous met en avatar, c’est pas exactement un jouvenceau …

  21. Val

    @H c’est vrai que ces histoires de stages sont un florilège de toutes les débilités locales :
    – on voit des stagiaires avec 0 de formation payés un smic à peigner la girafe (ds le public , hein, ‘vu ds les mairies » TM )
    – on voit des stagiaires hyper formés (3 e annee de sup telecom par ex ) payés sous le smic
    – on voit des boîtes avec trop de boulot mais qui sont tellement la tête dans le sac qu’elles ne prennent pas de stagiaire car : trop d’emm**de et pourtant en auraient besoin
    bref distorsions en tous genres , liées comme vous l’avez dit aux régulations toutes plus malheureuses que les autres .
    Et les jeunes dans tout ça ? Eh bien , je crois qu’on aura ce que l’on produit : des mercenaires , pour le meilleur et pour le pire .

        1. Caton

          Val, des mercenaires dans les télécoms, on n’en trouve pas. Des bras cassés avec un beau diplôme, je donne un coup de pied dans un réverbère et y’a 20 X-télécom qui tombent…

          1. tabbehim

            après X-COM, ennemy unknow, SOCIALISME-X, ennemy well know 🙂
            l’avantage du socialisme, c’est que ça fédère les gugusses sous moraline pure et sous bienpenseance brut 🙂

            quand au mercenariat, c’est ce qu’est censé être le privé 🙂

            1. Caton

              La différence entre le mercenaire et le piou-piou appelé sous les drapeaux, c’est le mercenaire est censé être compétent. Ou mort.

              Vive le mercenariat!

              1. Peste et coryza

                Le mercenaire en question a 40 ans ou plus… pas 20.

                A 20 ans, on ne sait pas grand chose. Justement, le rôle des ainés est de former la génération suivante.

            2. Pere Collateur

              X-COM… Y en a qui on vraiment de la culture ici. Parce que X-COM premier du nom, ca date des années 90 et j’en ai passé des nuit sur ce jeu au tour par tour. Un peu buggé tout de même:

              A force de missions, les soldats finissaient par avoir tellement d’expérience qu’ils en devenaient presque invicible.
              La mission finale sur mars plantait systématiquement mon DX 33 alors que j’allais finir de raser la dernière base Alien. Du coup, j’ai jamais pu finir le jeu… Toute une époque ^^

    1. lyly

      Je viens d’entendre l’expression « médecins mercenaires » au jt pour qualifier ces ingrats qui préfèrent l’intérim mieux payé au fonctionnariat dans l’hôpital public. Heureusement le ministère de la santé se penche sur leur cas (rééducation dans un centre « le fonctionnariat et l’immobilisme c’est bien l’indépendance c’est mal »)

      1. gameover

        Oui j’ai entendu cela aussi au sujet des médecins intérimaires… mais en même temps que les qualifier de mercenaires… la minustre va plafonner leur salaire nom de dieu avec une loi.

        Après avoir éloigné les médecins de l’hôpital public en les taxant, maintenant une bonne subvention de 250 millions.

  22. Chieur chiant

    Un ingénieur de ma boite a changé de métier, il est parti aux USA faire une école de droit international, de mémoire ses 2 ou 3 ans d’étude coutait 800.000 dollars, sa période de stage qui durait 3 mois était payé 120.000 dollars, bon, c’est sur c’est une école de requin, il était toujours 1er de la classe, lá, il était le dernier, mais au final, il a passé haut la main son diplome et maintenant il est avocat dans un grand cabinet. Lá bas, on voit en grand pour certains stagiaires

    1. Val

      @CC ce que tu exposes existe mais n’est pas un échantillon statistique, tu parles ici d’un profil assez restreint . J’ai aussi un pote qui a fait harvard et dont la totalité des frais été rachetée par Procter&G , mais comme on dit , pas donné à tout le monde , ds son cas , seulement bourré de talents , 0 piston et talent il est vrai pas démenti depuis. Mais ton point est qd même interessant car les US savent mettre le paquet sur certains profils , pas la France , malheureusement …

      1. Chieur chiant

        Exactement, le gars est totalement fou, mais il est aussi un petit génie…
        je me rappelle qu’il avait passé la sélection, et il était sorti 1er avec son ex femme pour la partie Europe.

        1. gameover

          « …il était sorti 1er avec son ex femme… »

          Quand il y a des Roméo premiers ex aequo … pauv’ Juliette…

      2. kekoresin

        J’ai eu ce style de proposition pour passer un MBA. J’ai préféré rentrer en France et compléter mon cursus. J’ai pris une claque quand j’ai vu l’archaïsme du système éducatif « supérieur ». Pour coller à l’article, lorsque j’étudiais chez les ultra-libéraux insensibles à l’Internationale, les enseignants souvent chefs d’entreprises me proposaient de passer dans leur boites pour un coup de main et de me faire voir par la même occasion comment ça se passait. Pas de convention ni de CERFA écrits par des neuneus, juste un commun accord entre adultes consentants.

        1. tabbehim

          les adultes consentants, c’est quoi? en France, il n’y a que des adulescents ! il faut les protéger contre tout ce qui peut les affecter ou les infecter.
          l’état est là pour gérer tout ces tracas prendre les meilleurs décisions pour ses enfants 🙂

  23. lyly

    La majorité des plaignants de cette association sont dans la com’ marketing ect…Milieux que privilégient les gamins de la haute parce que c’est cool et in et que ça fait moins libéral que la finance du frèro. Il y a donc un contingent infini de stagiaires potentiels qui n’ont pas besoin d’un vrai salaire qui font s’effondrer les « prix » du marché. Dans certains milieux autorisés genre ministère des affaires étrangères, pour les stages à l’étranger c’est même un but a demi-avoue pour ne pas avoir de gamins de la classe moyenne. Et ça donne bonne conscience à tout le monde car ils ne pistonnent pas directement leurs progénitures ils font juste en sorte d’écarter la concurrence du mauvais milieu.
    Il n’y a aucune solution « étatique » le piston et les charles-henri auront toujours plus de possibilités que les Julien.
    Et en fait pour avoir connu des stagiaires pistonnés incapables avec des rémunérations délirantes (2000 euros…) je préfère encore les voir sans salaires.
    Sinon tous mes stages et cdd se sont toujours suivis par une proposition en cdi. Mais bon je n’ai pas fait sociologie.

  24. droopyx

    Et quand on veut donner une prime à un stagiaire qui a fait du bon travail (et donc apporté une vraie plus-value à l’entreprise) on se retrouve vite avec des plafonds, des seuils d’exonération etc. qui coûtent beaucoup plus cher pour l’employeur et rapportent moins au stagiaire !
    Difficile à expliquer au stagiaire et à son manager.
    Il ne restait que la très bonne bouffe de « fin de stage » et la lettre dithyrambique de recommandation pour les récompenser.

  25. kekoresin

    Comme je le relatais il y a quelques mois, la mésaventure d’un chef d’une TPE qui avais accepté de prendre un bac pro dans sa boite pour lui apprendre à dire bonjour, au revoir, merci et à se brosser les dents avant de se mettre au lit. La stagiaire se blesse à la cheville car le vilain patron capitaliste avait oublié de lui apprendre à anticiper une déclivité via des paliers communément appelés « marches », tout en relatant sa frétillante existence sous forme de tweets. Le patron amène la boutonneuse chez le médecin qui suspecte une petite fracture. Direction donc les urgences. La stagiaire qui ne sait pas faire de calculs simples ni écrire la date du jour, n’en a pas moins été sevrée par son lycée aux bonnes lois de l’indigeste code du travail. Elle précise que c’est pendant la pose déjeuner qu’elle a chu, tout ça tout ça. 3 jours après, visite de l’inspection du travail, du CHSCT et d’une spécialiste des accès handicapés et des discriminations troporrrrribles. Résultat: 50000 roros de punition dans ta gueule, vilain profiteur de main d’œuvre inutile mais gratuite. Le méchant a bien essayé de faire valoir que sa boite ne pourrait pas assumer cette amende fraiche mais amère, et que ses deux employés allaient se retrouver au tas (n’osant même pas parler de son cas qui mériterait à lui seul qu’on remette la peine de mort). La réponse est à l’image de ce qu’est la glorieuse France occupée par une armée de fonctionnaires autocratiques: « c’est pas notre problème! ». Donc: dépôt de bilan!

    En conclusion, ma réponse lorsqu’une école me propose de prendre un stagiaire est de l’ordre d’une copulation par voie naturelle mais sinueuse, vous savez ce petit sentier qui ne sent pas la rose. Ceux à qui j’ai relaté la chose se contentent d’un non, mais le résultat est le même. J’attends donc le jour où l’état m’imposera la présence affligeante d’une malheureuse expérience des laboratoires EdNat!

    1. Dr Slump

      Faut dire, il est vrai qu’on voit de plus en plus de cas demander un stage maintenant… Pas plus tard qu’aujourd’hui, un jeune d’un lycée technique se pointe pendant la coupure de midi, j’échange un peu avec lui, et je lui demande en quelle formation il est. En CAP « CIP ».

      Je lui demande ce que signifie CIP… le jeune ahuri… incapable de me le dire! Il a cherché pendant 2 mn dans son sac pour sortir un papier sur lequel était inscrit le nom de la formation (lequel était erroné) « conducteur d’installations de production ». Enthousiasmé, je lui demande la signification de « CAP »… le jeune reste bouche bée. Et des comme ça se pointent chez nous régulièrement.

      Et le petit est en 2ème année hein! Mais le pire, ce sont les enseignants. Ils ne peuvent pas leur apprendre le minimum syndical, avant de les envoyer chercher un stage? Comment se présenter, comment fonctionne une entreprise?

      1. MadeInCH

        Je…
        Le mec ne sais même pas comme s’apelle ce qu’il a appris? Ni ce que signifie le titre qu’il a?
        Fooormidable!
        Okay, je ne sais pas ce que veut dire CAP, mais j’ai des des excuses. Je ne suis français que de ma mère et j’ai jamais vécu en France.
        Mais je sais ce que veut dire les « ETS », « HES » et « EPF » après les mots « ingénieurs » en Suisse.

      2. Pheldge

        C’est pourtant simple :Petit, l’entreprise, c’est un peu comme l’école, sauf que comme t’es grand, t’es payé ! y’a les collègues pour bien rigoler, y’a des gonzesses des fois aussi, et puis y’a le patron que c’est comme le prof , il t’empêche de rigoler … De toutes façons personne ne comprend rien à ce qu’il fait ou presque, et tout le monde s’en fout et t’auras quand même le chèque à la fin du mois…
        Suis-je assez réaliste, ou encore trop optimiste ?

        1. BrûlezMoiToutCaAuNapalm

          D’un côté ou de l’autre, c’est du pareil au même au final.
          Mais c’est vrai que « face » c’est quand même plus classe que « fion ».

  26. Bonsaï

    Pardonnez-moi, mais l’individu que vous citez en exemple a quand même l’air d’être un cas un peu… attardé, disons. Un tel manque de curiosité est tout de même un peu troublant.
    Mais il convient aussi de ne pas négliger l’influence que peut avoir le milieu familial : certaines éducations traditionnelles ne voient pas d’un bon œil que les jeunes posent des questions aux adultes, ce qui peut opportunément permettre à ces derniers de ne pas passer pour les ignorants qu’ils sont peut-être !
    Malheureusement, à cet égard il y aura toujours une forme d’injustice de base. L’enfant qui a grandi entouré de livres et d’adultes cherchant à se cultiver aura de bonnes chances d’avoir un esprit réceptif à l’enseignement scolaire et d’être en mesure de le compléter par lui-même quand le besoin s’en fait sentir.

    1. Dr Slump

      Non non pas attardé, il est en 2ème année de CAP. C’est juste une de ces « chances pour la France » qu’on voit souvent débarquer chez nous pour demander un stage, pendant la période de novembre à mars.

      Ils se pointent comme au Macdo, et demandent un stage comme on demande un Bigmac, les mains dans les poches, sans rien pour appuyer leur demande, ni lettre, ni CV, ni même une convention de stage, je sais pas moi, une photocopie donnée par l’établissement et expliquant qui quoi comment! Mais même pas.

      Les profs envoient ces jeunes de 16 ans comme ça, sans document de présentation, et sans les préparer. Des lycées techniques où ils ont atterrit sans motivation, là c’est à eux de se bouger s’ils voulaient mieux, mais dans lesquels les profs ont manifestement un tel espoir pour eux, que ces gamins doivent se dire qu’après tout, trafiquant et bandit, ça paye mieux que grouillot dans l’usine du coin. Ou alors politicien.

      1. Bonsaï

        Oui, ça promet ! Mais dans ce cas, les profs sont des criminels, plus intéressés par leurs prises de tête et leurs théories à la noix que par le coaching efficace d’ados déboussolés.

      2. droopyx

        Le pire c’est que, en général, les profs ont expliqué, mais ce que dit un prof…
        De toutes façons dans les filières pros, dans beaucoup de cas, les gamins se retrouvent dans une filière qui ne les intéresse pas.
        Certains, rien ne les intéresse; d’autres avaient une vraie envie mais on les a casé ailleurs…
        Droopyx

        1. Diogène

          @droopyx 18h08 ‘dans les filières pro.. les gamins se retrouvent dans une filière qui ne les intéresse pas’
          Hélas, c’est vrai aussi des études universitaires. Je demandais un jour à un candidat stagiaire (niveau Bac + 5) pourquoi il avait choisi un master droit de la concurrence…Regard hébété…’Mais, monsieur, on ne choisit pas, on va où on est pris, c’est tout.’ J’ai par la suite posé systématiquement la question à tous les étudiants rencontrés. En substance, même réponse. J’ai donc été me poser, moi, à plusieurs reprises, dans des cours de fac de ce niveau, chez les meilleurs profs. Stupéfaction: jamais la moindre question de la part de l’audience, jamais…on gratte furieusement cekeleprofadi, on se rencarde auprès des copains sur cekeleprofilveukondiz, on le recrache le jour de l’examen.
          Puis les dix ou douze plomes en poche, on cherche sur internet le template de CV qui va bien, on ajoute une jolie photo, plus une passion feinte pour un truc vachement original qui va faire la différence, genre opéra baroque ou saut à l’élastique, puis on arrose l’annuaire du CAC40 ou des grands cabinets pour avoir l’Entretien.
          L’Entretien, parlons-en…’Vous voulez travailler dans une banque, bravo, mais au fait pourquoi?’ ‘Ah monsieur, mais depuis tout petit, moi je rêve que de ça, c’est le coeur de l’économie…blabla’. ‘Ah bon, mais au fait, puisque vous êtes juriste, c’est quoi une banque, juridiquement?’ Panique! Il (elle) ne s’était pas attendu à une question aussi méchamment pointue sur un poste de juriste de banque. La cruauté doit se lire dans mon regard, car il (elle) bafouille vaguement qu’il(elle) l’a su, mais n’est-ce pas, c’est tellement technique toussa, puis ramasse son portable et le reste avant de s’enfuir à grands pas…Il (elle) échappe ainsi aux autres raffinements de torture que j’ai secrètement préparés, et qui comportent généralement une règle de trois à faire de tête, au moins en ordre de grandeur…

          1. gameover

            Mon avant dernier poste : 1er entretien

            Commet avez vous connu notre entreprise : Euh en fait l’annonce que j’avais lu était anonyme et ma lettre de convocation à l’entretien ne mentionnait pas le nom de l’entreprise. J’aurais su que c’était vous je ne serais pas venu.

            Comment vous décririez vous : Je suis parano et psycho-rigide.

            1. Pheldge

              Psycho rigide, oui, un peu … mais aussi, euh comment dire ça , « incertainement genré » La preuve :  » l’annonce que j’avais lu » l’annonce devient genre 2, hier c’était ta fille que tu en faisais un genre 2 , alors, si c’est pas une preuve d’un dérèglement clitoclimato-hormonal … 😉

          2. Peste et coryza

            Vous avez mis le doigt sur le problème : la fac, c’est pour faire quelque chose…. rien de planifié ni de passionné, juste pour avoir des diplômes qui permettent de crouter.
            Et les passionnés sont en général vite dégoutés quand leurs illusions se fracassent sur le mur du marché du travail.

            Pas grave, il ira passer le concours de l’EdNat… on manque de profs de droit et d’économie.

            Alors, faire comme un ancien ingé INP : partir bosser dans une scierie. Salaire divisé par 2, employés niveau CAP bien franchouillards, mais quelle tranquillité…

    2. gameover

      « …il y aura toujours une forme d’injustice de base. L’enfant qui a grandi…. blablabla »

      Oui c’est vrai, monsieur le juge mon père était pédophile, c’est pas de ma faute…
      La grande excuse… j’ai du mal à trouver de la cohérence dans tes propos, mais j’y pense tes parents étaient des petits arbres aussi… bah oui…

      Moi mon père était communiste, avait sa carte de la CGT, lisait la Vie Ouvrière… et détournait un petit peu des biens sociaux de l’état, juste un peu hein !

  27. DoS

    Le stagiaire trouve un outil de production en ruine.

    Avant le travail servait à gagner de l’argent. Il s’agissait de produire un bien ou un service. Pour cela, l’on utilisait des gens, plus ou moins compétents, mais qui avaient envie de gagner leur vie. Cela suffisait à tenir l’édifice en place.

    Lorsque l’Etat a dénaturé, édulcoré le travail à de nombreuses reprise. Rogné les marges des entreprises et les salaires des salariés, il ne restait plus grand-chose pour motiver le stagiaire….ni même les employés du reste.

    L’Etat, pourtant, continue à s’exciter sur la poupée Bécassine (je l’aimais bien celle-ci). La poupée est démembrée, déchiquetée, en petites pièces.

    L’on continue à vouloir responsabiliser cette dernière !

    Ah, elle ne joue pas le jeu, vraiment, alors…. On ne comprend pas, avec ce que l’on fait pour elle.

    Ingrate va.

  28. DoS

    Au fait, si les libéraux pouvait faire un poil d’utopie !
    J’en ai ras le bol de parler des socialos….

    Qu’ils fassent nos papiers, nos courses, nos jardins. Ils sont nos dévoués.
    Pourquoi parle t’on de ces gens avec autant d’importance ?

    Ils ne méritent même pas notre attention.

      1. tabbehim

        rêver pour oublier…c’est un concept.
        mais je crains qu’ici, la résignation soit plus d’actualité.
        mais une fiction où le libéralisme serait plus la norme serait immédiatement chassé par les drogués à la socialine ^^

  29. hop hup

    L’armée va former du personnel pour Disney
    François Hollande a inauguré jeudi dernier le premier centre du nouveau Service militaire volontaire

    Publié le lundi 02 novembre à 11h15

    Après les classes, Disney ! Une trentaine de jeunes Français vont être formés par l’armée de terre, avant d’être embauché à Disneyland Paris. C’est l’une des conséquences inattendues du nouveau Service militaire volontaire (SMV), dont la mise en place expérimentale a été décidée «pour donner corps à l’esprit du 11 janvier en matière de cohésion nationale», indique-t-on au ministère de la Défense. Jeudi, le président de la République a inauguré le premier centre du SMV à Montigny-les-Metz (Moselle) qui accueille 110 jeunes de 18 à 25 ans, dont un quart de filles, depuis la mi-octobre. Sous statut militaire pendant une période de 6 à 12 mois, ils y recevront une formation militaire initiale (hors techniques de combat) et une remise à niveau scolaire, avant de suivre une formation professionnelle pour «leur mettre le pied à l’étrier», selon le général Vianney Pillet, à la tête de ce nouveau dispositif, inspiré du Service militaire adapté de l’Outre-mer.

    un nouveau machin pour faire baisser artificiellement le chômage des jeunes

    1. Jiff

      « un nouveau machin pour faire baisser artificiellement le chômage des jeunes »

      Ou bien une préfiguration du futur?!

    2. Peste et coryza

      Il y a quantité de jeunes qui valent mieux que les chances pour la France, et qui eux ont juste le droit de pointer à la Caf ou à Pole emploi…

    3. Aristarkke

      Sous statut militaire pendant une période de 6 à 12 mois, ils y recevront une formation militaire initiale (hors techniques de combat) et une remise à niveau scolaire, avant de suivre une formation professionnelle pour «leur mettre le pied à l’étrier»,

      Si cela peut leur mettre un peu de plomb dans la cervelle….

      (oui, c’est un peu fastoche mais l’heure tardive ajoutée à mon âge vénérable dirait Pheldge permettent de plaider l’indulgence de la Cour)

      1. Pheldge

        Si je peux me permettre, outre-mer, le RSMA est une formule qui marche plutôt bien. Bon pour un début, il fallait faire du spectacle alors ils ont monté un bizness avec Disney ( l’odieux capitaliste venu de l’Amérique honnie ), plus l’inévitable récupération des événements de janvier.

    4. Aristarkke

      Blague à part, pour ceux qui se souviennent des campagnes de dénigrement soces et communistes qui ont eu lieu dans les semaines précédant l’ouverture du complexe (p’tits boulots, SMIC pour toujours, précarité, et le toutim et j’en passe dans le dénigrement d’alors), on mesure la détresse intellectuelle des gaugauchistes…

  30. bigredebougre

    Jiff 3 novembre 2015, 21 h 57 min
    « un nouveau machin pour faire baisser artificiellement le chômage des jeunes »
    Ou bien une préfiguration du futur?!

    Faire baisser artificiellement le chômage des jeunes, très certainement, mais la préfiguration future, c’est quoi ? l’obligatoire comme souligne l’intervenant suivant « hop hup ? C’est un problème ? Le SM voire O est un problème ? Si oui pour vous, nous n’avons pas vécu dans le même monde, car ces moments de réunions (pour certaines obligatoires) ont apporté beaucoup d’enseignements aux intervenants issus de régions de France isolés, par manque de rencontres diversifiées, permettant une connaissance qui existe ailleurs que dans leur univers perso habituel et restreint !
    Certes, je parle ici de la mixité purement française de souche (comme j’ai connu), à part quelques exceptions près. Le chemin que l’on poursuivra dans la vie est (sera) celui qui vous sera présenté avec le maximum de curiosités, de diversités afin que vous puissiez choisir votre voie, encore faut-il que ces choix vous soient accessibles (les parents, l’éducation, etc..) et permis.
    Il est évident que mon propos s’adresse à ceux qui estiment et souhaitent faire partie de ce l’on appelle le peuple français. Pour ma part, j’ai bénéficié jeune de 9 années de « colo « où j’ai pu me faire une idée de la représentativité de la jeunesse de mon temps. On côtoie tellement de personnalités différentes, surtout beaucoup de découvertes qui peuvent, éventuellement vous faire percevoir des possibilités dont vous n’aviez absolument aucune connaissance précédemment. La colo et le SM (en temps de paix, quoique..) sont des richesses incomparables. Certains(es) ne se reconnaissent pas dans cette approche. Pour ma part, le chemin de ma vie et donc les options que j’ai choisies ne l’ont été que par une visualisation et un vécu, jamais par la lecture. J’ai grand respect pour ceux qui ont écrit, moins pour ceux qui les relatent à la moindre occasion par faute de ne pas les avoir écrit eux-mêmes. Par ailleurs, le vécu vous dispense de vous poser la question sur la véracité des faits, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui n’ont que lu ou entendu !

  31. Jiff

    « La colo et le SM (en temps de paix, quoique..) sont des richesses incomparables. »

    Certes, enfin sûrement pour ceux qui ont l’instinct guéguaire… pas mon style, surtout que la brochette de gus que j’ai vu aux 3 jours m’a plutôt fait froid dans le dos rien qu’à l’idée de partager une seule autre journée.

    Pour eux, ça a certainement été une expérience inouie et exceptionnelle; moi, avant d’apprendre avec un bonheur non-dissimulé que j’étais réformé, je me récitais comme mantra les numéros de téléphone de mon grand oncle (ex armée de l’air, pouvant me propulser vers Vincennes) et celui du père d’une amie (cherchant 800 conscrits volontaires par an à envoyer ne rien faire dans des bleds pourris, tel Tahiti, et n’en trouvant jamais plus de 250).

    1. BrûlezMoiToutCaAuNapalm

      SM signifiant ici Service militaire, et non Sado Maso comme j’ai cru au début.
      Pour ma part, SM chez les paras (du coup c’est peut-être Sado Maso qui convient), honnêtement à part les sauts, le reste c’était quand même bien pourri, et ceux que j’y ai croisé n’avait pas inventé le lait fraise.

  32. DoS

    J’ai un abonnement sur impots.arnaques.con, c’est SUPER GENIAL !

    Je suis un bon citoyen, Yolah va être content.

    Je dénonce régulièrement les agissements de mes voisins qui grugent le FISC.
    Je suis un BON citoyen.

    D’ailleurs il y a plein de petits vieux et petites vieilles qui n’ont pas l’eau courante, ni même l’électricité en France. Ces gens reçoivent enfin des impôts !

    Ils ont vraiment de la chance de participer au progrès social de Yolah. Pourquoi seraient ils tristes ? C’est un honneur !

    Yolah est grand, il est omniscient, omniprésent, omnipotent. Il sait, il est.

    Alors, arrêtez de dire du mal de lui.
    Merci

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