Samedi dernier, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, déclenchant une riposte iranienne dans l’heure.
Sans surprise, la presse de grand chemin fait ce qu’elle sait faire, à savoir du porridge facile à digérer mais nutritionnellement nul : comparer avec l’Irak en 2003, invoquer le spectre de l’enlisement, s’inquiéter d’une escalade incontrôlable, oscillant entre différents récits prévisibles, Trump l’impulsif manipulé par Netanyahu, Trump le néocon qui ne dit pas son nom, ou Trump l’incompétent qui s’est « enfermé dans son propre piège rhétorique » ou veut carrément aller « sécuriser le pétrole iranien ».
Ces récits négligent un point central : l’Iran est le point de convergence de deux guerres simultanées, une monétaire et une contre le crime international, et chacune est le « bonus » de l’autre.
Et pour comprendre pourquoi elles se rejoignent en 2026 sur le sol iranien, nous devrons remonter… à Obama.
L’indépassable pétrodollar
En janvier 2026, Trump enlève Maduro de son lit et l’expédie dans une prison américaine. Mais le régime chaviste (PSUV), la vice-présidente, les cabinets, l’appareil d’État, reste en place. En revanche, les sanctions sont progressivement levées, le pétrole vénézuélien revient sur le marché… en dollars, et plus en yuans. Car sous Maduro, le Venezuela vendait l’essentiel de son brut à la Chine, payé en renminbi ou en remboursement direct de prêts chinois, c’est-à-dire un flux pétrolier entier qui échappait au système dollar.
Concernant l’Iran, ce pays exporte entre 1,1 et 1,5 million de barils par jour, dont 90 % vers la Chine. Ces transactions se font là encore hors du circuit dollar, ici en yuan, via des intermédiaires, avec des remises de 8 à 10 dollars par baril par rapport au cours mondial. Pour Pékin, c’est une aubaine puisqu’ils ont alors du pétrole bon marché, un moyen de contourner les sanctions pesant sur l’Iran et un levier de dédollarisation.
À eux deux, le Venezuela et l’Iran représentaient environ 15 % des importations pétrolières chinoises et constituaient ainsi une vitrine d’un système alternatif prouvant qu’on peut commercer en hydrocarbures sans passer par le billet vert.
En frappant l’Iran, Trump ne tire pas un seul coup de feu vers la Chine mais il détruit son infrastructure de contournement du dollar, son accès au pétrole bradé, et la vitrine de sa stratégie de dédollarisation. C’est un tir par la bande, et c’est peut-être le plus dévastateur.
Dans ce contexte, on peut raisonnablement admettre que Trump ne vise pas des régimes mais plutôt des flux : le dollar représente encore 57 % des réserves mondiales selon le FMI, mais la tendance est à la baisse. Les BRICS testent des systèmes de paiement alternatifs comme mBridge, BRICS Pay ou token Unit. L’Iran était présenté comme le cas d’école de la dédollarisation réussie dans le commerce énergétique.
Notez le verbe « était » : avec les rumeurs insistantes d’un retour de la Russie au dollar, un analyste d’Investing.com résume la logique avec une clarté brutale : « War with Iran is a One-Time Pop. The Putin Deal is a Systemic Reset. » (« La guerre avec l’Iran est un événement ponctuel. L’accord avec Poutine est une réinitialisation systémique. »).
En somme, si Trump parvient à neutraliser l’Iran et à ramener la Russie dans le circuit dollar, le mouvement BRICS de dédollarisation est sinon décapité au moins largement amoindri.
Ce n’est plus de la géopolitique mais de la plomberie monétaire.
Une guerre contre les réseaux
En préambule historique, rappelons qu’en 1953, la CIA et le MI6 renversent Mossadegh et installent le Shah sur le trône du Paon et 26 ans plus tard, le lâchent : des câbles diplomatiques déclassifiés révèlent que Khomeini a directement courtisé l’administration Carter depuis Paris en janvier 1979. « Vous verrez que nous n’avons aucune animosité particulière envers les Américains », écrivait-il ainsi en promettant que le pétrole continuerait de couler.
Carter envoie le général Huyser à Téhéran avec une mission décisive : convaincre les généraux royalistes de ne pas lancer le coup d’État qui aurait sauvé le Shah et l’armée se neutralise. Khomeini rentre sans résistance le 1er février. En coulisses, la logique est celle de la « ceinture verte » de Brzezinski dans laquelle un Iran islamiste vaut mieux qu’un Iran qui bascule vers Moscou.
Encore une fois, foin de morale, Washington ne choisit pas entre les régimes et la démocratie mais choisit exclusivement ce qui sert ses intérêts : le Shah montait les prix du pétrole à l’OPEP, développait un programme nucléaire autonome et devenait gênant. Khomeini promettait de vendre du brut et de tuer des communistes, il est devenu utile.
Et en 2008, un nouveau volet apparaît avec Obama.
Cette année-là, la DEA lance Project Cassandra depuis un centre top secret à Chantilly, en Virginie dont l’objectif est de cartographier et démanteler les réseaux financiers du Hezbollah, qui s’est métamorphosé d’organisation politico-militaire libanaise en « syndicat criminel international » avec trafic de cocaïne, blanchiment d’argent et ventes d’armes rapportant, selon les enquêteurs, un milliard de dollars par an.
Pendant huit ans, 30 agences américaines et étrangères collaborent. Les agents suivent des chargements de plusieurs tonnes de cocaïne d’Amérique latine vers l’Afrique de l’Ouest, l’Europe et le Moyen-Orient. Ils traquent les fleuves d’argent sale, blanchis entre autres par l’achat de voitures d’occasion américaines expédiées en Afrique. Et grâce à des témoins coopérants, ils remontent la conspiration jusqu’au cercle intime du Hezbollah et de ses sponsors étatiques en Iran.
Dans ce cercle, on trouve Abdallah Safieddine, envoyé du Hezbollah en Iran, considéré comme le pivot de tout le réseau criminel et chef de la « Business Affairs Component » du Hezbollah, supervisant le trafic international de drogue ; Ali Fayad (dit « Fayyad »), marchand d’armes basé en Ukraine (un hasard, sans doute), suspecté de fournir des armes lourdes russes à la Syrie pour le compte du Hezbollah et de reporter directement à Poutine ; le « Ghost », l’un des plus gros trafiquants de cocaïne au monde, sous inculpation scellée américaine, fournisseur d’armes conventionnelles et chimiques au régime d’Assad ; Ayman Joumaa, dont le réseau blanchissait jusqu’à 200 millions de dollars par mois en collaboration avec le cartel mexicain des Zetas.
Bien évidemment, les agents demandent l’autorisation de poursuivre, d’arrêter et de sanctionner tout ce petit monde. Et rencontrent un mur.
En mai 2010, John Brennan (alors conseiller d’Obama pour le contre-terrorisme, futur directeur de la CIA) explique publiquement que l’administration cherche à « construire les éléments modérés au sein du Hezbollah ». Pour Brennan, « Le Hezbollah est une organisation très intéressante ».
Bref, on l’aura compris : l’administration Obama n’a pas l’intention de faire le ménage, d’autant plus qu’elle entend conclure l’accord nucléaire avec l’Iran (le JCPOA) et va donc faire une obstruction systématique des enquêtes du Project Cassandra.
Le DOJ d’Obama refuse d’inculper Safieddine et d’appliquer la loi RICO (anti-mafia) au Hezbollah. Le Département d’État refuse d’attirer les cibles prioritaires vers des pays où elles pourraient être arrêtées, le Trésor refuse la désignation du Hezbollah comme « organisation criminelle transnationale significative ». Ali Fayad, arrêté à Prague en 2014, s’attend à ce que les États-Unis fassent pression sur la République tchèque pour l’extrader mais Washington ne fait rien. Poutine, lui, fait pression et Fayad est renvoyé à Beyrouth. Il reprend ses activités.
Katherine Bauer, ancienne fonctionnaire du Trésor d’Obama, témoigne devant le Congrès en février 2017 : « Sous l’administration Obama, ces enquêtes liées au Hezbollah ont été étouffées, par crainte de secouer le bateau avec l’Iran et de mettre en péril l’accord nucléaire. »
David Asher, l’expert en finance illicite du Pentagone détaché auprès de Project Cassandra, est plus direct : « C’était une décision politique. C’était une décision systématique. Ils ont démoli tout cet effort, méthodiquement, de haut en bas. »
Le résultat est simple : pendant toutes les années d’administration Obama, des chargements de plusieurs tonnes de cocaïne entrent aux États-Unis régulièrement, des centaines de millions de dollars continuent d’alimenter une organisation terroriste et les architectes du réseau restent en liberté.
Le 11 janvier 2018 (moins d’un mois après la publication de l’enquête explosive de Josh Meyer dans Politico), le procureur général Jeff Sessions annonce la création du « Hezbollah Financing and Narcoterrorism Team (HFNT) ». Il s’agit d’une équipe de procureurs spécialisés en trafic international de stupéfiants, terrorisme, crime organisé et blanchiment d’argent dont la mission est de reprendre à zéro les dossiers du Project Cassandra que l’administration Obama avait enterrés, et de poursuivre tous les individus et réseaux soutenant le Hezbollah.
Le signal est d’une clarté cristalline : ce que Obama a protégé, Trump va le détruire. Les dossiers gelés sont rouverts, de nouvelles inculpations sont émises, et des hommes d’affaires libanais liés au Hezbollah commencent à tomber.
Les résultats du premier mandat Trump sont modestes (le réseau est immense, tentaculaire, protégé par des États souverains) mais le message est posé.
L’arrestation de Maduro en janvier 2026 s’inscrit directement dans cette logique : le Venezuela n’est pas seulement un pays pétrolier qui vendait son brut en yuan mais c’est aussi un hub narcoterroriste du Hezbollah dans l’hémisphère occidental. Or, depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir en 1999, l’Iran et le Hezbollah ont méthodiquement implanté leurs réseaux au Venezuela.
On pourra citer par exemple Tareck El Aissami, vice-président puis ministre du Pétrole de Maduro d’origine syrienne druze qui a été inculpé par les États-Unis pour blanchiment d’argent et trafic de drogue liés au Hezbollah ou encore Adel El Zebayar, membre de l’Assemblée nationale vénézuélienne, qui a été inculpé en 2020 par le DOJ pour narcoterrorisme dans une conspiration impliquant le Hezbollah, l’Iran, la Syrie, les FARC et les cartels mexicains.
En 2022, un cargo vénézuélien a été intercepté en Argentine avec cinq Iraniens à bord, dont des commandants et opérateurs de la Force Quds du CGRI. Quant à l’île de Margarita, elle est devenue une base opérationnelle du Hezbollah, utilisant la diaspora libanaise comme couverture.
Comme l’a résumé Brian Townsend, agent de la DEA, « Ils blanchissent l’argent et fournissent les réseaux qui aident les cartels à déplacer des fonds à travers le Moyen-Orient. Ils prélèvent leur part du trafic de drogue, et ça finance leurs opérations. »
En fait, en enlevant Maduro, Trump n’a pas seulement frappé un flux pétrolier en dehors du dollar mais a décapité un nœud logistique du Hezbollah dans l’hémisphère occidental, le même réseau que Obama avait protégé pendant huit ans pour (officiellement) ne pas compromettre son accord nucléaire avec Téhéran.
Tout est lié
Les deux motivations (se débarrasser des trafics, calmer les ardeurs contre le pétrodollar) se renforcent mutuellement.
Chaque thèse, prise isolément, pourrait sembler insuffisante pour justifier une action militaire mais ensemble dessinent une stratégie cohérente.
Tout d’abord couper les flux de la dédollarisation (Venezuela puis Iran). Si la Russie suit, les BRICS perdent leurs trois vitrines pétrolières en dehors du dollar. Ensuite, démanteler l’infrastructure criminelle iranienne, avec le Hezbollah non seulement groupe terroriste mais aussi bras financier occulte de l’Iran, blanchissant des milliards via drogue, armes et réseaux bancaires parallèles. Et enfin, inverser la doctrine Obama en restaurant la priorité sécuritaire (le pétrodollar n’étant qu’un bonus).
Trump n’est pas George W. Bush et n’a aucun intérêt pour « l’exportation de la démocratie ». Son discours aux Iraniens (« Quand nous en aurons fini, prenez le pouvoir, il est à vous et c’est votre seule chance ») n’est pas du wilsonisme et montre que le régime qui suivra devra seulement ses premières heures à Washington. Trump n’est pas non plus un simple mercantiliste et l’aspect « démantèlement des réseaux » ajoute une couche de légitimité sécuritaire réelle (pas fabriquée comme les « armes de destruction massive » de 2003) : le Hezbollah fait effectivement entrer de la cocaïne aux États-Unis et l’Iran finance effectivement cette infrastructure. Les dossiers existent depuis 2008, Obama les a enterrés. Trump les a ressortis en 2018 et en 2026, il tire les conséquences opérationnelles.
Le Venezuela le confirme a posteriori : le régime PSUV n’a pas changé de nature, juste de monnaie de facturation et d’attitude vis-à-vis de l’Amérique.
Les analystes du Pentagone proches de la doctrine Colby (l’actuel sous-secrétaire à la Défense) savent que chaque porte-avions envoyé dans le Golfe est un porte-avions retiré du Pacifique face à la Chine.
Si Trump accepte ce coût, c’est que l’objectif est jugé stratégiquement décisif et les deux éléments présentés ici semblent justifier ce prix.








Appeler cette opération Pork Epic aurait paru un peu outrancier vu la cible ?
Toujours le + rapide et avec de l’humour, et si Aristarkke était le frère caché de Tony Stark ??
en fait son vrai nom serait Harry Stark, frère caché de Tony plus connu comme « Iron Man », sauf que notre Harry, lui, c’est selon les circonstances « Plumber Man », « Cooper Man », ou « Lead Man » avec son célèbre Doblo volant … 😉
@ Pheldge 2 mars 2026, 14 h 24 min
C’est copper en angliche.
Dites donc, Monseigneur, de quelles sources disposez vous pour nous mettre sous les yeux, pareil article fouillé alors même que notre PreSStituée en est incapable alors qu’officiellement avec de plus grands et coûteux moyens !
Jouez vous a être un Gérard de Villiers, toujours très bien informé des dessous d’affaires internationales ?
Chapeau bas !
H16 a aussi un château à restaurer et une Alexandra qui l’attend ?
Et la plomberie à revoir…
Après pareil article, le blog ne va pas manquer d’être étiqueté « complotiste cinq étoiles » !
Le retour de Malko Linge dans « SAS à Téhéran » 😉
On attend les passages avec SPS (Son Pheldge Sérénissime). 😉
Beau billet extrêmement intéressant qui a le grand mérite de proposer un tout cohérent.
ah bin merci, quelle belle réputation me fait-on … 😉
ben j’ai internet ; les liens sont tous fournis.
Un immense bravo doublé d’un grand merci à vous, h16!
Faut faire la jonction de tous ces liens, cependant.
Et puis, il ne faut pas se tromper de liens, non plus : si on veut, on peut démontrer, uniquement à l’aide de liens internet, qu’en fait, les USA viennent de prendre une grande claque, que les Iraniens sont plus que jamais soudés derrière leurs mollahs, et qu’Israël est à deux doigts de déposer le bilan.
Ce ne sont pas les sources qui sont primordiales, mais bien l’art de les sélectionner de manière pertinente.
C’est ce qu’on appelait jadis la vertu de prudence (ou de discernement), qui est une des 4 vertus cardinales…
La mise en relation de faits entre eux est ce qu’on appelle l’intelligence
Merci Patron pour ce billet éclairant.
bon, bin maintenant on attend que des lecteurs avisés – j’ai des noms – nous fassent partager les « excellentes analyses » les « points de vue intéressants » ou les « excellents articles complétant le billet du jour » de la concurrence, Verheaghe, Bertez, DME, JM, Aldo le platiste, sans oublier Tatiana, Rougeyron, Soral et Trotta pour faire bonne mesure … ah, et Castelnau, qui en ce moment brille de mille feux 😉
Article époustouflant de clairvoyance effectivement ! J’en suis/sort abasourdi.
et en plus de tout ça, ça va un peu plus sécuriser Israêl s’ils arrivent à décapiter pour de bon les ssbollahs !!!
Merci pour cette analyse.
La pieuvre du narcoterr0risme aurait-elle un tentacule sur notre beau pays ?
Nos importateurs maroco-algériens ne sont pas très professionnels et n’ont pas la discipline des cartels et autres mafias (ce qui nous sauve en un sens), dixit X.Raufer.
« aurait-elle un tentacule sur notre beau pays »
oui
un ou plusieurs
Dans les années 80, l’Iran avait une filiale en France nommée Action Directe, qui a tué Georges Besse et le général Audran.
maintenant ça s’appelle LFI
On serait (ou pas) surpris de savoir qui en croque
Bonne remarque : à la fois filiale des mollahs et du FLN, il me semble…
T’as oublié le KGB (ou la Stasi, je ne sais plus…)
la DEA lance Project Cassandra depuis un centre top secret à Chantilly, en Virginie dont l’objectif est de cartographier et démanteler les réseaux financiers du Hezbolla
Y trouvait-on la crème des agents secrets ?
oh non ? not you too !!!
« The Rolling Stones – Oh No, Not You Again – Live in Austin, Texas »
youtube.com/watch?v=Bo447TqA5Nw
C’est là qu’on voit que les convictions de nombreux terroristes se cachent sous des montagnes de pognon.
Les dirigeants du Hamas doivent une bonne part de leur fortune au pognon de Nicolas et au racket de la population de Gaza.
Je constate que, de manière générale, quasiment tout les idéalistes qui vont se battre pour un idéal sont les idiots utiles de salopards.
J’avais sorti un terme: les « scincères idiotement utiles ».
Chez Greenpeace, ils ne voyaient pas de souci a être financé par Gazprom. Les ONG choisissent leurs combats en fonction de ceux qui les paient : GP ne s’est jamais opposé au gaz naturel.
Les premiers dirigeants sont partis dans des paradis fiscaux avec des brouettes de dollars.
Curieusement, pas avec des roubles.
quasiment tout les idéalistes qui vont se battre pour un idéal sont les idiots utiles de salopards.
Les Saint Jean Bouche d’or qui prêchent le martyre
Le plus souvent d’ailleurs s’attardent ici bas
Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire
C’est leur raison de vivre ils ne s’en privent pas.
J’ai opté pour la mort lente
Durer , à n’importe quel prix , ne serait-ce que pour faire chier !
J’espère que H16 n’est pas suicidaire avec ce genre de « théorie » ! 😀 😀 😀
le « projet Cassandra » n’aurait pas été bloqué par hussein O avant que ne soit découvert que l’argent de la coke avait financé sa campagne….
youtube.com/watch?v=YLLb5_YN3j4
Félicitations pour ce papier de très haut niveau. Il relègue tous les articles de la presse dite sérieuse au rang de romance de feuilles de choux
CNN annonce qu’un ou des avions américains ont été abattus au Koweït !!! Par qui et surtout comment ? Il ne le dit pas.
résumé de la nuit
israel247.org/resume-de-la-nuit-du-1er-au-2-mars-288048.html
Le Parisien déclare que les avions US ont été abattus par erreur par la défense anti-aérienne koweitienne.
Jolie pub pour cette défense 🙂 !
Toujours pareil : il y a les bons et les mauvais chasseurs…
Ou, un opérateur un peu fébrile sur le bouton rouge de tir !
Les tirs fratricides sont un cauchemar pour les spécialistes de la défense aérienne. Bon, là, trois F15E (version du F15, biplace, spécialisée dans l’attaque au sol) d’un coup, ça fait mal.
Ouais , enfin , 3 quand même …
Oups… ça fait un peu désordre…
Le commandement central des États-Unis rapporte que trois avions de chasse F-15E américains ont été abattus au-dessus du Koweït lors d’un incident de feu ami pendant des opérations de combat actives.
Les défenses aériennes du Koweït ont confondu ces avions avec des cibles lors de frappes de missiles et de drones iraniens.
Les six membres d’équipage ont tous été évacués en toute sécurité et leur état est stable.
Une enquête est en cours.
Un bel article avec une bonne dose d’auto-dérision.
Il manque Scully qui appelle l’internet.
Par contre :
Hier Londres a été mentionné comme lié à ce sujet : je n’en vois pas la trace.
Le cargo intercepté était un avion-cargo, moins romantique qu’un cargo mais susceptible de plus de complicités. Un avoin-cargo est plus tracké qu’un rafiot.
Et enfin je ne capte pas la blague liant Hilton et le secrétaire d’état Rubio.
google is your friend
timesofindia.indiatimes.com/etimes/trending/from-venezuelan-president-to-hilton-hotels-manager-netizens-are-assigning-marco-rubio-jobs-as-trumps-gives-him-one-more/articleshow/126395182.cms
Oui j’ai vu le lien mais pas compris pour autant. Il est bien actif partout ailleurs mais les hôtels Hiltons ? Aucun lien donc c’est ça qui est drôle ? Ouarf…
juste pour illustrer qu’il est partout (Trump lui donne de plus en plus de responsabilités)
Pour Londres, c’est assez compliqué de le faire entrer dans cette opération spécifique en quelques paragraphes. Le billet est déjà long et si on doit y ajouter « the big picture », alors ça nous fait remonter un siècle en arrière et ajoute 10 à 20.000 mots.
En substance, tenez compte du fait que l’Iran a commencé à voir son pétrole exploité par… les Britanniques (la société qui allait devenir BP plus tard). Et tenez compte du fait que la City n’est pas la même chose que le reste de l’Empire. Si vous cherchez à partir de ces éléments ça vous donnera de quoi commencer.
Elle se base sur la concurrence , quelle outrecuidance
Que le souris soit noire ou blanche , pourvu qu’elle danse
Erreur ! c’est une réponse à Mitch 11h30 .
City ! je suis prêt à lire 50 000 mots qui me démonteraient le système
Ça pourrait être le sujet du billet de mercredi. Jdcjdr…
Ah non !
Les spoils c’est chez l’odieux connard !
Je vais tenter de suivre la piste indiquée…
2 questions me restent sur l’estomaq :
– pourquoi donc l’administration Obama a fait ces choix (je comprends bien l’intérêt d’écarter le nucléaire militaire en Iran, mais …) car ils comportent quand même des downsides sensibles (droguer sa population, laisser prospérer des méchants pas mal indépendants des US quand même, …). Ca parait pas suffisant.
– et les dossiers Epstein dans tout ca. En effet, j’ai cru comprendre que Epstein était le go-between dans beaucoup de bons deals planétaires de trafics d’armes (et donc de drogues etc. pour les financer), notamment en Afrique, mais aussi dans le contrat Iran-contras
En tout cas, nous raconter comme ca une histoire cohérente qui montre que les gus aux commandes au Pentagone ne sont pas aussi incohérents que nos journalistes MMS (totalement discrédités, de toute façon) nous narrent, c’est roboratif pour un lundi matin
Pourquoi ?
Le fric, le pouvoir, le sexe. En général, c’est à peu près ça.
Merci pour cet article
2 points.
1/ Un détail. Mais vu les volumes ce n’en est peu être pas un pour tous même si cela ne change rien au raisonnement. Chine + Venez c’est entre 16% et 20% en 2025 des importations de pétrole vers la Chine (et effectivement à des prix d’amis)
Iran: ~1.3–1.4 mb/d in 2025 on average (~12–15% of China’s total imports), with peaks ~1.7–1.8 mb/d. [wionews.com], [agbi.com]
Venezuela: ~0.39–0.47 mb/d in 2025 on average (~4–5%), occasionally higher when including fuel‑oil streams. [agbi.com], [energynow.com]
2/ Une remarque importante: Le Venez a cessé d’utiliser le $ en 2017, suite à la décision des US. Dit autrement, ce n’est pas le Venez qui a décidé de son propre chef de passer au Yuan mais les US qui ont interdit au Venez d’utiliser le $. Pour l’Iran pareil, ils ont basculé sur d’autres formes de transactions (bartering, Yuan) du fait qu’ils ne peuvent utiliser le $. Bref, l’utilisation de currencies alternatives au $ par l’Iran et le Venez et Cuba sont des choix des US, non des choix de ces pays. Je pense que c’est super important de le mentionner.
merci de ces rappels.
De mon point de vu, cela questionne le driver qui est que les US veulent que toutes les transactions aient lieu en $ vu que ce sont eux qui ont poussé ces pays à utiliser des currencies alternatives (ou du bartering) et non pas des choix stratégiques de dédolarisation de ces pays.
Pour les BRICS, même s’ils ont exprimé une volonté de dédolarisation il n’y a pas de plan de monnaie commune et ils en sont encore très très loin. Ce qui ne veut pas dire que ce ne sera pas une menace dans le futur mais la menace est loin d’être imminente puisque à ce jour il est estimé qu’entre 75% et 85% des échanges des BRICS sont en … USD.
Les détails ici pays par pays:
China: ~70–80% of total trade still invoiced in USD.
India: ~85–90% of trade is USD‑denominated.
Brazil: ~80–85% of trade in USD (imports + exports).
South Africa: ~80%+ of trade in USD (especially commodities).
Russia: Before 2022: ~55–60% USD.
After sanctions: USD 50% of foreign trade (mostly with China).
Saudi Arabia/UAE: oil almost entirely priced in USD
Iran: cannot use USD due to sanctions; uses CNY, EUR, AED, barter.
Egypt/Ethiopia: mostly USD or EUR.
Les exceptions sont la Russie et l’Iran qui ne peuvent utiliser le $ mais encore une fois ce n’est pas leur choix mais le résultat de sanctions US.
La seule alternative au $ et qui monte est le Yuan. La seule.
Cette action des US, comme celle contre le Venez, à la Chine en ligne de mire (pas un scoop). Chine qui est à présent le seul adversaire des US et qui devrait aussi l’être de l’Europe si les Européens étaient moins cons.
Chine qui s’est assise sur tous les fameux ‘traités internationaux’ (si cher à certains ici mais bon, selon qui les transgresse les cris sont d’amplitudes … ‘différentes’) qu’elle a signé sans que personne ne réagisse. Je vous contempler la façon dont la Chine se branle de l’OMC qu’elle a pourtant intégré au début des années 2000. Pas un mot en ces lieux ni ailleurs et pourtant les ravages sur les économies occidentales sont énormes. Alors certes, la Chine opère différemment (pas de F35 au dessus de la tête) mais les effets sur les pays qu’elle a à présent sous sa coupe sont limite pire car ancrés dans le long terme.
L’aspect pétrodollar représente 1/3 de l’article. C’est aussi 1/3 des raisons. Les 2/3, c’est le côté trafics et ça, c’est la première motivation.
En gros, pour vendre l’opération en Iran, il fallait cet aspect pétrodollar.
J’adhère volontiers à presque tout ce papier extrêment intéressant.
Le seul point qui me titille est la possibilité que la Russie renoue avec le dollar. Les russes ont fait des efforts immenses pour s’en débarasser, ils ont mis au point tout un système financier qui leur est propre, comme les cartes MIR que je les vois pas de sitôt revenir au USD. Mais, comme toujours, je peux me tromper.
Les russes n’ont pas vraiment d’intérêt à revenir au dollar : ils ont fait l’expérience de la vulnérabilité que cela représente.
Ils ont été les premiers à se dédollariser d’où Maïdan et la guerre en Ukraine aujourd’hui.
Leurs réserves d’or augmentent beaucoup, ça n’est pas pour la déco.
Ce sont 2 choses différentes. Les reserves des banques centrale ET les payments internationaux. Les payment en or peuvent exister mais ils sont marginaux. L’or c’est pour les banques centrales par pour le commerce.
Je crois que l’or sert surtout aux banques centrales des états (ceux qui en ont encore une) à garantir les accords de swap.
Si la banque centrale Vénézuélienne possédait des réserves d’or suffisantes le Vez n’aurait pas de difficultés à faire ses transactions en Peso.
Le problème c’est aussi et surtout la volatilité du Peso. Ce coûte moins que le coût pour l’imprimer et l’heure d’après encore moins. S’ajoute effectivement à ça l’absence de garantie.
Mitch : foin de cette version anglo-saxonne. En français, c’est paiement ou payEment pour cadrer avec mon âge selon Philou…
Peut-être un reliquat de l’invasion de Guillaume le Conquérant ou de la guerre de cent ans, cette orthographe avec un y…
@ Mitch 2 mars 2026, 11 h 35 min
« Les paiements en or peuvent exister mais ils sont marginaux »
Pour ne pas dire inexistants. Au pif je dirais même pas 0,2 % du commerce mondial.
Osef, qu’est ce qui empêche de le faire ?
L’or est là pour garantir la balance des paiements, pas pour les *faire*…
Oui c’est ça, c’est rien du tout. Et cela n’a pas vocation à se developer (ou alors ce serait très très mauvais signe)
En tout cas on peut aussi noter que Poutine ne s’est pas opposé à une frappe directe contre les dirigeants iranien et n’a exprimé ni son indignation ni sa surprise.
Aurait-il été mis au courant, contrairement à Macron ?
Ne pas oublier qu’aucun gouvernement n’a d’amis mais que des intérêts…
Qui peuvent varier dans le temps…
Il faut rappeler effectivement que les réactions de la Chine et de la Russie à cette « agression » contre les « pauv’ mollahs » sont à la limite du minimum syndical.
J’imagine qu’ils commençaient à faire chier tellement de monde, qu’il y a unanimité contre eux.
Ils se prennent de face les US, Israël, les pétromonarchies, la plupart des pays arabes, et leurs deux alliés principaux (qui ne sont pas des amis, mais juste des pays que la géopolitique oblige de soutenir) regardent ça avec une certaine indifférence, et prétendent qu’ils ont piscine pour ne pas intervenir.
Et pendant ce temps-là, les dirigeants européens, eux avaient aquaponey, mais promettent qu’ils ne vont pas tarder ) se réunir pour en discuter. Jamais l’Europe n’a été autant en dehors du jeu. Pire encore que les pays africains, qui eux au moins ont l’excuse de s’en foutre complètement…
Ils peuvent vouloir naviguer à voile et à vapeur de façon à bien coller aux marchés divers qu’ils veulent fréquenter ?
@ Gerldam 2 mars 2026, 10 h 12 min
« Le seul point qui me titille est la possibilité que la Russie renoue avec le dollar »
Bonne remarque. Au premier regard, en effet ça colle pas.
Et qu’en serait-il de l’OTAN si un navire US venait à être frappé par un missile ? Activation de la clause défense solidaire ou pas ?
sur le plan pratique, vu l’état des armées de l’OTAN…
C’est sûr. L’ogre russe leur fait peur.
Mais l’aviation pourrait être sollicitée
@ breizh 2 mars 2026, 10 h 43 min
« sur le plan pratique, vu l’état des armées de l’OTAN… »
Euh… dans l’OTAN y’a l’armée turque… pas vraiment une armée de tarlouses sous-équipées…
L’OTAN n’est pas agressif et purement défensif, voyons.
Et l’Iran ne fait que se défendre d’une agressein Israélienne (qui n’est pas dans l’OTAN) et USA qui n’a pas été attaquée.
L’article 5 de l’OTAN ne s’applique pas si le propriéaire, pardon, un pays de l’OTAN attaque un autre pays.
.
Dois-je ajouter des smileys?
Ah, oui. Comme je le lisais ce matin sur la figue, la France, l’Allemange et le RU vont avoir une posture défensive en détruisant certaines cibles en Iran…
Orwell était proche de la réalité avec sa novlangue.
Non, Orwell, c’est comme le Gorafi : ils sont dépassés, et largement par la réalité
Au pire, les USA n’ont qu’à convoquer le Conseil de la Paix 😀
@ Steph 2 mars 2026, 10 h 38 min
Théoriquement rien du tout, l’OTAN est censé être une alliance purement défensive… théoriquement…
Face à la propagande, un peu d’objectivité avec Jacques Baud.
https://www.youtube.com/watch?v=enKH-uVq2xQ
La cause première provient des pays qui jouent à déstabiliser d’autres pays. Ca leur revient dans la gueule.
L’ironie du sort.
En attendant, Trump ne réglant rien en interne laisse les portes ouvertes pour que les prochains démocrates remettent tout en place. Vue court termiste.
Si la seule chose que Trump réussi à faire (de plus) c’est l’obligation de prouver son identité et sa citoyenneteé pour l’électtion présidentielle, alors ce sera a lui seul une réussite effaçant tout le reste qui pourrait lui être reproché.
Je pense quant à moi que Trump va remporter les mid-terms de façon stupéfiante.
Décidément , vous vous avancez beaucoup , l’excitation ?
Décidément, vous n’apportez pas grand chose à la table.
Seriez-vous dans le whishful …
On parie ?
en fait, H16 c’est Habeas !
S’il coupe le robinet des votes sans ID, ça devrait être largement suffisant.
Si il arrive à « coupe le robinet des votes sans ID »…
Rien que ça changerait définitivement le paysage politique.
Rien que pour ça, le reste compte peu à long terme.
Cette fois, il n’y a plus de doute : c’est bien le Patron qui m’a piqué ma boule de cristal…
Moi qui avait prévu la non réélection de Trump, et qui avait prétendu que jamais Poutine n’irait envahir l’Ukraine jusque Kiev, je serais un peu plus prudent sur ce coup-là…
@ Pierre 82 2 mars 2026, 14 h 22 min
« Cette fois, il n’y a plus de doute : c’est bien le Patron qui m’a piqué ma boule de cristal… »
Même si patron reste le patron, ça lui arrive aussi parfois de se planter… à l’époque (ça date) il avait parié sur un second mandat de Flamby…
Oui, là, je m’en souviens. Et franchement, on n’a pas gagné au change.
Pourquoi ? Qu’est ce que l’américain moyen gagne à tout cela ?
Le Shah n’avait rien à envier pour ce qui est de la répression , des communistes entre autres , et était bien disposé à l’égard des US et d’Israël , le Mossad collaborait allègrement avec la SAVAK … C’est bien l’existence même de l’Iran qui gène Israël dans sa volonté d’hégémonie .
Pour ce qui est de la drogue , c’est encore une fois le parrain des parrains américain qui élimine un concurrent ( on verra s’il en résulte une amélioration dans ce qui demeure le plus gros marché de consommateurs : les zêtas Zunis ).
Pour le dollar , j’avoue nager un peu , mais l’immensité de la dette US me semble bien être le gros paquet de merde au cul de la lumière du monde
j’ai lu que le Shah avait émis l’idée de vendre son pétrole autrement qu’en dollar… ?
en croquettes ?
En mou, selon Fernand R. ?
@Franck : c’est très con, mais ça m’a fait marrer.
Merci de m’avoir fait ma journée…
« la répression , des communistes entre autres »
Rien que pour ça et il a mérité son sort !
Le shah a été un allil des USA.
Qui a dit quoi déjà sur les ennemis et les alliés des USA et le novrau de danger et de mortalité possible en relation?
Pffiou
Billet au cordeau.
Quelques ajouts dans le même esprit.
Le signal prix est cassé
Le dollar est en train de perdre sa fonction première. Quand un steak-frites à New York coûte 200 dollars et une heure de consulting chez Bain 2 000, on n’est plus dans le prix — on est dans le bruit. Ce qui rend la bataille pour la suprématie du dollar encore plus existentielle : Washington ne défend plus une vertu intrinsèque mais une position de force nue. Et on peut se demander si demain on ne parlera pas de « bitcoin-dollar » comme on parle de pétrodollar — le dollar restant à ce stade la seule fiat crédible pour acquérir du BTC à grande échelle.
La Russie qui revient au dollar : j’y crois peu
Les Russes ont mis des années à construire MIR, les accords bilatéraux en yuans, à diversifier leurs réserves — précisément parce qu’ils ont appris à leurs dépens ce que signifie dépendre du billet vert. L’entente sino-russe est structurelle alors que Trump est conjoncturel pour le moment, MAGA arrivera-t-il à dépasser Trump ? On ne retourne pas au dollar sans garanties absolument inédites.
Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c’est le vent — et là, le vent n’a pas encore tourné.
L’ironie de l’accusation
La CIA qui pointe le Hezbollah pour son financement via le narco-trafic en dollars, c’est savoureux : l’agence a elle-même été pionnière du modèle. Le colonel North sous Reagan en est l’exemple le plus documenté — drogue contre dollars pour financer les Contras. Trump se réclame de l’héritage Reagan, ce qui donne à tout ça un goût d’histoire qui bégaie agréablement.
Et les pays du Golfe qui poussent des cris d’orfraie sur le financement iranien, alors qu’ils servent depuis des décennies de plaques tournantes au blanchiment des mêmes réseaux… le vertueux et le complice partagent souvent le même guichet.
Une intervention, des raisons — et un angle mort inquiétant
C’est le fond du billet : il n’y a pas une seule raison à cette intervention, ni même deux. Pétrodollar, démantèlement des réseaux narco-terroristes, inversion de la doctrine Obama, signal envoyé à Pékin via la bande — tout ça se tient ensemble et se renforce mutuellement. H16 a noté aussi l’accord sur le nucléaire de 2015 que Trump a déchiré, il doit faire mieux…
Mais il y a un angle mort que personne ne mentionne : chaque porte-avions déplacé vers le Golfe, c’est un porte-avions qui quitte le Pacifique. Et Taiwan regarde. Si la Chine décide que c’est le moment — la fenêtre d’opportunité offerte par un flanc pacifique dégarni ne se représentera peut-être pas — alors cette intervention en Iran pourrait n’être que l’acte I d’une séquence beaucoup plus large. Ce serait la vraie bande dans la bande.
Les portes-avions, contre la Chine et la Russie, en cas de guerre ouverte et chaude, ce sont des « sitting ducks ». Des cibles debout immobiles.
Un PA, c’est très bien lorsque celui d’en face n’a pas ce qu’il faut pout les couler, c’est à dire qu’il y a un gros gap technologique entr l’agress… heuuu… les USA et l’agressé, heu… celui à libérer.
Ce ne sont pas les PA US qui feront quoi que ce soit dans le cas d’un engagement USA Chine ou USA Russie. 1~2 Noisettes par PA, et c’est bon, au passe à autre chose.
Même les houtis à sandales gênent pas mal les PA US. Rien qu’avec leur propre tech et géniaux ingénieux ingénieurs à eux tout seul, bien entendus.
ben non, un porte-avions cela bouge et même vite (à plus de 30 nœuds) et cela peut changer de cap très vite.
Le guidage terminal est donc essentiel pour ne pas frapper à côté.
C’est donc difficile à atteindre sans autodirecteur final qui verrouille la cible (c’est toute la plus-value d’un missile comme l’exocet).
Question sincère: Vous pensez que ce serait si difficile à mettre sur un hypersonique?
un porte-avions à 30 nœuds (les PA nucléaires américains peuvent aller plus vite), c’est 15 m/s, soit en 20 secondes, 300 mètres parcourus (la longueur dudit PA) et pas forcément en ligne droite.
Or un missile hypersonique même quand même quelques minutes à arriver.
Donc sans recalage final sur la cible, il a des chances de taper à côté.
plus facile (relativement) avec des drones
merci pour ce complément au billet du patron.
Quelle(s) que soi(en)t la ou les raisons de l’attaque, je ne vois pas comment cela va atteindre les objectifs affichés (lutte contre le Hezbollah ou défense du pétrodollar).
L’Iran n’est pas le Vénézuela, ni l’Irak, ni la Syrie, ni la Libye et il est une pièce essentiel de la Russie et de la Chine…
Concernant les porte-avions américains, les Chinois n’ont pas besoin de tenter d’envahir Taïwan par la force, sauf pour une chose : permettre à leurs sous-marins de gagner la haute-mer sans être repérés par les USA. Mais en maintenant l’ambiguïté, ils usent les USA qui ne parviennent à maintenir le budget militaire (délirant) que par la dette, qui commence à leur poser problème avec la dédollarisation et notamment la vente petit à petit des bons du trésor jusqu’à présent en réserve en Chine et le commerce inter asiatique qui tente petit à petit de se défaire du dollar (ils ont en mémoire la crise de la fin du 20è siècle).
Par ailleurs, les porte-avions US ne sont pas invulnérables et pas assez nombreux pour maintenir la suprématie US : le Gérald Ford serait déployé depuis 11 mois… ce sont des conditions d’engagement que les équipages (et plus globalement les militaires) occidentaux sont de moins en moins à même de supporter…
La dette US c’est aussi et surtout un problème pour la Chine qui en détient une part importante. C’est une ‘asset’ de la Chine. La Chine n’a aucun intérêt à ce que cet ‘asset’ ne vale plus rien.
Quand tu dois €2000 à ton banquier, c’est ton banquier qui te tient par les balls. Quand tu lui dois plusieurs milliers de milliards, c’est toi qui le tiens par les balls.
C’est pour ça qu’ils se délestent en douceur
exactement et dans des conditions significatives. Et quand on vend des bons du trésor américain en quantité significative, cela a plutôt tendance à faire monter les taux…
Les Russes n’ont pas trop intérêt à devenir trop dépendants des Chinois non plus. Tout ça est bien plus complexe qu’il n’y paraît…
Cela rend d’autant plus incompréhensible la politique US
@ durru 2 mars 2026, 11 h 21 min
« Les Russes n’ont pas trop intérêt à devenir trop dépendants des Chinois non plus »
C’est en effet un argument, ils se sont sans doute rendu compte que faire des affaires avec les chinois sans se faire baiser c’est difficile… mais de là à aller jusqu’à se rejeter dans les bras du $, la marche est quand même haute.
Ils doivent être à la recherche d’un point d’équilibre.
alors cette intervention en Iran pourrait n’être que l’acte I d’une séquence beaucoup plus large. Ce serait la vraie bande dans la bande
Très vraisemblable.
Parlant de de bande dans la bande, les corrompus de l’ANC pleure la disparition très vraisemblable de leur principale source de financement. Rien que pour ça (même si un coup à 5 ou 6 bandes 😉 ), ça me fait triper
quelle pourrait être cette séquence beaucoup plus large ?
Comme le dirait Charles Gave (qui connait très bien la géopolitique dans ce cois-là), pourquoi diable la Chine, qui a tout son temps, irait-elle attaquer militairement Taïwan, peuplée exclusivement de Chinois et qui se proclame ellle-même « République de Chine – province de Taïwan », ce pays qui reviendra de toutes façons un jour – et c’est une certitude – dans le giron du « mainland China » – qu’elle n’a d’ailleurs jamais vraiment quitté ?
Les deux se réclamant de l’héritage de Sun Yat Sen, qu’on peut considérer comme le fondateur de la dynastie impériale actuellement en poste à Pékin…
Et la Chine est d’ailleurs déjà en train, petit à petit, de racheter l’île, que les échanges entre les deux va bon train ?
Cela n’a aucun sens.
Justement, ils se proclament ROC, republic of China, alors qu’ils devraient dire PRC, popular republic of China, province de Taiwan.
Ils sont plutôt séparatistes dans l’âme, et vaut mieux éviter d’agiter un drapeau de la ROC lors d’une balade sur le mainland… 😉
Patron, prenez garde!
Mitch m’est tombé dessus en m’insultat grave parce que j’avais osé dire
« « Le Venez le vendait en Yuan »
Résultat… L’Oncle y a mis sont gros doigt. »
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Mais peut-être que le Mitch n’osea pas tomber sur le Boss.
Il faut juste lire.
avec le doigt !
avec le GROS doigt?
On peut dire ce que l’on veut, mais c’est la 2ème fois en quelques mois que l’Iran subit une « agression non provoquée » (pour utiliser un élément de language qui a bien courru dans les MSN) (par Israël, avec les USA qui les suivent, alors que l’Iran était en négociation avec les USA.
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Okay… Qui veut encore négocier avec les USA?
Signer des traités avec l’Occident? (Minsk selon Hollande et Merkel, quelqu’un?)
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Tu pisses dans un violon ici
les négociations avaient échouées avec les mollahs
Faux !
Vrai !
Faux
Vrai
Faux et complètement faux d’après l’intermédiaire omanais , un peu mieux informé que toi
Regardons ce qui va se passer et nous allons découvrir que tout le monde va continuer non seulement à négocier avec les US mais que ça va très bien se passer.
On fera le bilan dans 9 mois et on verra qui pissait dans un violon.
L’ affaire devait être pliée lundi , heureusement , vous n’aviez pas fourni l’heure , RDV ce soir 24h !
L’essentiel est fait. Cela peut continuer encore quelques jours, mais ça ne durera pas 4 ans comme en Ukraine.
En Afghanistan , ils pensaient l’affaire pliée en 3 semaines , ils avaient ouvert un front qui l’est toujours
Sauf votre respect , je ne vois rien d’essentiel qui soit fait .
Si l’Iran ne perd pas , il gagne …
C’est la confusion habituelle entre le pays et son régime…
Exactement.
@ h16 2 mars 2026, 13 h 46 min
« Cela peut continuer encore quelques jours, mais ça ne durera pas 4 ans comme en Ukraine. »
M’est d’avis qu’en Ukraine non plus au départ c’était pas prévu pour durer 4 ans 😉
Guerre moderne:
Le premier qui arrive à court de drones à perdu.
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Il faut donc avoir:
1) Une grosse capacité de production.
2) De grosses réserves.
3) 1)+2) = plus mieux!
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Le 1) est valable si il existe une profondeur stratégique d’importance, c’est à dire une portin de territoire hors de portée de l’ennemi. Pour le Lichtenstein, ça risque d’être difficile.
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Je suis certain que l’Iran s’est constitué un 2) assez grand, mais que le 1) es une cible. Une fois le 2) épuisé, je ne suis pas certain que le 1) suffise. De l’autre côté, les USA, si ils s’y mettent, ils peuvent certainement avoir du 1) important, et ils sont hors de portée de l’Iran.
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Mais les USA sont-ils vraiment capable de produire assez en masse et surtout pour assez pas cher?
Peuvent-ils payer le coût économique et politique que l’Iran est déterminé à leur imposer ?
Boaf… Ce sera de la dette du monde.
« Notre monnaie, votre problème »
D’où le pourquoi d’éviter à tout prix, littérallement, la dédollarisation.
Ou au moins la repousser aussi loin que possible.
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Ils commencent à ramer pour trouver la confiance
Négocier avec les USA ou leurs vasseaux, c’est un peu risquer le:
« Je change les termes de notre accord. Soyez hereux que je ne les change pas plus. » (de mémoire).
Trump prévoit 5 semaines d’opération
Les USA pourront toujours produire, même si trop cher, c’est pas grave ce sera sur la dette de la planète.
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L’Iran, une fois ses réserves épisées et sa prod aplatie, ce sera fini.
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IMHO, la seule chance e l’Iran ce serait de faire un « Gros Coup », du genre couler un PA, pour que l’opinion publique américaine exige le retrai des américains.
Mais les iraniens seraient-ils capable d’un tel « Gros Coup »?
A leur place, si ils en étaient capable, ça aurait dû être fait ASAP, pas après avoir été usé.
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Ce n’est que de la réflexion, hein!
Bref, Trump défend les intérêts américains, quelle surprise !
Opération « Et pic Fury » ?
Z’auraient dû appeler l’opération « Et paf le shah »
Ce n’est pas la même pour les israéliens : « lion rugissant » ! Un moment arrive ou leurs divergences apparaîtront
« lion rugissant » ?
Sont sponsorisés par Nestlé ? 🙂
C’est quel compagnie pétrolière qui avait comme slogan « Mettez un lion dans votre moteur »?
Standard Oil c’était « Mettez un tigre dans votre moteur » 🙂
« Sous l’administration Obama, ces enquêtes liées au Hezbollah ont été étouffées, par crainte de secouer le bateau avec l’Iran et de mettre en péril l’accord nucléaire. »
L’expression « rock the boat » est couramment employée aux USA pour signifier « mettre la pagaille » ou « fiche le boxon » plus vulgairement.
Mais « secouer le bateau » n’est pas une expression connue de la langue de Molière.
Le pinailleur.
C’est accorder beaucoup de réflexion à un homme qui n’en mérite plus tant. Trump apparaît aux abois. L’opération est très mal engagée. Le Pentagone vient de se distancer de ses explications oiseuses. Il y une fascination assez puérile pour Reagan, Trump et Israël ici et,il est temps de grandir
c’est aussi mon avis, mais wait & see.
Et ce qui est sans doute important, n’est pas Trump, mais la forêt qui se cache derrière l’arbre.
@ Spirou 2 mars 2026, 12 h 13 min
Bah moi je dis « merci Trumpie » , grâce à tout ce cirque l’or retourne titiller son plus haut historique, et donc je gagne plein de sous grâce à lui 😀
Bon sinon pour nous ? Je continue à faire du bois ? 🙂
Pour israël, nous sommes les goyms qui ne valent pas un clou.
Pour les traffiquant de drogues, nous sommes les payeurs pis notre santé ils s’en foutent.
Pour l’Iran, on est des vilains occidentaux.
Pour les muzz, on est des kouffars à terroriser pour les soumettre.
Pour les américains, on est les cousins qui doivent être tristement sacrifié si besoin.
Pour les dirigeants auropéens, y’a-t-il encore des petits fours?
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J’ai bon? J’ai couvert tout le spectre?
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Je devrais mettre quel type de smiley ici?
J’oubliais:
Pour la gauche, nous sommes destinés à l’assistanat, sinon nous somems réactionnaire.
Pour l’extrème droite, nous sommes des lâches qui n’osent pas prendre les armes et méritons d’être utoyés.
Pour les Big Pharmas, nous sommes des cobayes donc les maladies sont le buisness.
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Okay… J’oublie quoi ou quoi?
Non, vous avez à peu près fait le tour de la question 🙂 je vais donc continuer à faire du bois. Haut stère ité missa est.
« Haut stère ité missa est. »
Pas mal.
Vous avez omis de citer la Chine et ses chinois, ainsi que l’Inde et ses indiens, ni même le Japon et ses nippons
Et les écolos, pour qui nous sommes du carbone à réduire.
Et le club Bill Soros, pour qui nous sommes des bouches inutiles à éliminer.
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Hum… Quoi/ Quoi d’autres??
Si homme blanc couper bois , hiver très froid
Jacques Baud sur le sujet : youtu.be/enKH-uVq2xQ?
L’éclairage de Jacques Baud : youtube.com/watch?v=enKH-uVq2xQ
au temps pour moi major 🙂
C’est RPA qui a tiré le premier à 10h39.
shoot again
l’Arcom s’énerve
universfreebox.com/article/592021/larcom-pousse-orange-free-sfr-et-bouygues-a-bloquer-de-nombreux-sites-et-contenus-russes
« Tout d’abord couper les flux de la dédollarisation (Venezuela puis Iran). Si la Russie suit, les BRICS perdent leurs trois vitrines pétrolières en dehors du dollar. »
Il faudrait avant tout commencer à se demander, pourquoi certains états et non des moindres, veulent à ce point « se dédollariser ».
En fait, la n’est pas la questions.
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La question n’est pas pourquoi un prisonnier veut s’échapper.
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Ni pourquoi un géôlier veut garder ses prisonnier, ou un maître ses esclaves.
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Chacun est dans son rôle.
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Et le rôle change change régulièrement à tour de rôle.
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Voir la dialectique du maître et l’esclave , du général de Gueule
A reporter asked President Trump : « who is gonna take over now that their supreme leader is dead ? »
Trump’s response : « I don’t know, I guess the position is open. I’m creating jobs in Iran too. »