L’écologie, ce n’est pas que ces grands programmes sur les énergies renouvelables ou l’électrification automobile, c’est aussi les gestes du quotidien. Et chez Greenpeace, dans ces gestes, il y a bien sûr le tri sélectif qui commence, bien sûr, par celui des salariés.
Après tout, chacun doit s’y mettre et Greenpeace a bien compris qu’elle devait donner l’exemple. Voilà donc l’Organisation Non Gouvernementale Ou Presque qui réduit subitement ses effectifs : le 26 mars 2026, Greenpeace France annonce devoir supprimer 33 postes sur 138, soit un quart de ses effectifs, pour un grand bond en avant vers une décroissance calculée en biodynamie dans une jolie restructuration durable.
Cependant, au-delà de l’évidente explication d’une courageuse décroissance, d’autres facteurs pourraient aussi expliquer cette nouvelle phase dans la vie de l’ONG.
Peut-être devrait-on évoquer la baisse des dons ?
Avec 31 millions d’euros collectés en 2025, l’association affiche une croissance de 7% sur la période 2022-2025, contre 26% sur 2018-2021. En euros constants, c’est la stagnation pure et simple, ce que la novlangue maison traduit pudiquement par « ralentissement de la croissance des ressources ». Et c’est assez logique : quand on regarde la déroute électorale des Verts aux municipales de 2026, avec la perte de Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Annecy, Poitiers et Colombes, on comprend que le courant passe de moins en moins bien entre l’écologie politique et les Français. Quand on ne vote plus vert, on ne donne plus vert non plus.
Peut-être les frais de fonctionnement sont-ils trop élevés ? Ce ne serait guère étonnant.
En décembre 2025, Jean-François Julliard quitte la direction après 14 années de service, assurant au passage n’être « au courant de rien » sur les difficultés financières. 14 ans sans rien voir, c’est exactement le niveau de compétence prévisionnelle qu’on attend d’une organisation prédisant le climat à 50 ans. Trois co-directrices générales prennent alors le relais et, en janvier 2026, s’augmentent mutuellement de 15%, soit environ 1000 euros mensuels supplémentaires chacune pour annoncer, deux mois plus tard, un vigoureux plan de sauvegarde de la rémunération de l’emploi portant sur 33 postes. Sobriété des troupes, prospérité de l’état-major, tout va bien.
Ajoutons enfin que sur les 31 millions € de dons collectés, 8 à 10 millions repartent directement vers Greenpeace International à Amsterdam : dans une sorte de mondialisation de la charité, les donateurs français sont heureux de financer des bureaux néerlandais pendant qu’une PME associative hexagonale ferme ses postes. Tout va mieux que bien.
Peut-être l’accumulation des affaires juridiques et des condamnations finit-elle par coûter cher ?
Le 27 février 2026, un juge du Dakota du Nord a en effet confirmé une condamnation de 345 millions de dollars contre Greenpeace. Greenpeace USA fait appel, mais le montant est tel que Reporterre lui-même évoque la possible « disparition » de la branche américaine. En France aussi, quelques affaires émaillent les comptes de l’asso : par exemple, 30 000 euros d’amende au tribunal de Dunkerque en septembre 2025 pour une intrusion sur la centrale de Gravelines.
Et ce n’est que la partie émergée d’un casier bien fourni : en 2014, un employé d’Amsterdam avait fait s’évaporer 3,8 millions d’euros de dons en spéculation cambiste, tandis qu’un directeur de programmes faisait la navette en avion deux fois par semaine entre Luxembourg et Amsterdam, pendant que l’ONG militait contre le transport aérien. La même année, des activistes avaient saccagé les lignes de Nazca au Pérou, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour y déployer une banderole. En 2015, le gouvernement indien avait purement et simplement gelé les comptes de Greenpeace India pour utilisation frauduleuse des fonds.
L’humanitaire tourne régulièrement au bricolage, à la boulette ou à la magouille.
Mais l’une des explications les plus croustillantes est bien la mise en place inexorable, par Greenpeace et ses coreligionnaires, d’un cercle vicieux finalement néfaste pour leur propre petit business.
Ainsi, pendant des années, Greenpeace a milité avec acharnement pour des politiques qui ont fait exploser les prix de l’énergie. L’accise sur l’électricité a bondi de plus de 60% en février 2025, portée à 33,7 euros par MWh. Le kWh atteint désormais 0,194 euro au tarif réglementé, et la Commission de régulation de l’énergie reconnaît elle-même que ce tarif « intègre des coûts plus élevés liés aux investissements dans les renouvelables ».
Bref, les factures d’énergie explosent, les ménages sont étranglés, et ces mêmes ménages (qui constituaient le vivier de donateurs de Greenpeace) n’ont tout simplement plus les moyens de financer les frasques de l’association. Les sources internes le confirment sans détour : les donateurs « ont manifesté des difficultés financières à maintenir leur niveau de don ». Le pousseur d’éolien qui se fait mettre dans le vent, c’est un premier cas documenté de suicide économique par conviction écologique.
Au fond, ce qui se joue ici dépasse le cas Greenpeace.
En fait, la seule décroissance mesurable, c’est celle des rendements de la propagande écolo-catastrophiste qui finit par ne plus convaincre personne. Malgré un matraquage médiatique sans précédent (France Télévisions et Radio France labourent le sujet climatique jour et nuit), les dons stagnent et les donateurs raccrochent au nez des collecteurs (l’ONG elle-même reconnaît des « difficultés de joignabilité téléphonique », aveu délicat pour signifier que les gens fuient activement les appels à sauver la planète). Le réchauffement climatique fait désormais moins peur que le numéro de Greenpeace sur l’écran du téléphone.
Pire, META (Facebook) a interdit les appels aux dons dans les contenus « politiques », la Cour de cassation a mis fin aux contrats précaires de collecte de rue, et une source interne résume le malaise avec une franchise inhabituelle : « Greenpeace s’est ramollie, il y a une forme de ringardisation. »
À force de crier au loup climatique, le public a fini par changer de chaîne. La déroute des Verts aux municipales n’est que la traduction électorale d’un phénomène plus profond : la fatigue du catéchisme vert.
Il était temps.






Qu’il est bon de retrouver un horaire de parution normal !
La part du budget consacrée réellement a l’écologie est minuscule.
Le but de cette ONG comme bien d’autres est d’assurer un train de vie de millionnaire a ses dirigeants. Les créateurs de GP se sont barrés dans des paradis fiscaux avec des millions de dollars.
“Avez vous envisagé de jeter de la soupe sur un tableau ? “
🙂
Je vais me faire l’avocat du Diable: au moins Greenpeace ne reçoit pas de subventions de l’état français.
Ah ah ah si seulement !
Il peut en recevoir de collectivités territoriales comme la Ville de Paris qui subventionne à qui mieux mieux pour soutenir des militants amis.
Les allègements de charges sur les salaires sont payés par qui au juste ?
Certains payent moins d’impôts, donc vous êtes jaloux?
Typiquement français.
.
( C’est de la provoque, hein.
Enfin… un peu…)
Par contre, pour faire pousser/passer ses idées en haut lieu, il est possible qu’il en verse à l’Etat, quelques enveloppes ou valises…
Enfin un peu de décroissance joyeuse.
« un vigoureux plan de sauvegarde de la rémunération de l’emploi portant sur 33 postes »
En fait, il y avait la volonté également de montrer l’exemple dans le bureau directorial mais voilà: 25% de trois ne donne pas un nombre entier…
Même l’exemple du bébé de Salomon n’avait pas abouti ! Pourquoi inaugurer alors ?
Dommage que l’idée d’arrondir à l’unité supérieure leur ait échappé… 😥
Une diminution des nuisibles est toujours bonne à prendre.
Faut quand même être con pour donner à des gens qui se cachent à peine de se foutre de votre gueule…
Gazprom finançait un temps l’ONG. Et curieusement, GP n’a jamais dénoncé le gaz naturel.
Toutes ces ONG choisissent leurs combats en fonction des payeurs.
Ces ONG, grassement financées, ne sont pas un hasard. Quelles sont les conséquences? Au bénéfice de qui?
Greenpeace, aux côtés du WWF et de l’Office Franco-Allemand de la Transition Energétique (*) , a été un soutien majeur de la politique énergétique allemande.
Ne pas oublier non plus l’origine nord américaine de Greenpeace, ni que les Etats-Unis voyaient d’un mauvais œil le développement du nucléaire français… Et si Greenpeace s’est vantée de ne pas recevoir des financements publics, elle n’a pas dédaigné le soutien de fondations mondialistes…
(*) l’OFATE, lobby de droit allemand dont les locaux se situent à la Direction de l’Energie et du Climat du ministère de l’Ecologie.
Non, la franchise ça paie toujours, la preuve !!!
« France Télévisions et Radio France labourent le sujet climatique jour et nuit »
TF1 est un cran en dessous pour ce matraquage mais il reste cependant à un haut palier lui aussi…
L’avion entre le Luxembourg et Amsterdam ?!?
C’est le bouquet !
Entre l’embarquement, l’attente, le vol en lui même, le type irait plus vite en voiture.
Ou alors jet privé toussa
Faites ce que je dis pas ce que je fais épisode 145.647
J’ai une autre, explication: la propagande a tellement bien fonctionné que les petits gestes écologiques pour sauver la planète sont passés dans le quotidien des francais, c’est un succès, et du coup, plus besoin de GP pour porter la bonne parole.
🙂
Depuis les balivernes d’Al Gore (qui porte bien son nom pour ceux qui savent ce que signfie « gore » en anglais) il y a 20 ans, j’ai su qu’on se fichait de notre figure.
Plusieurs lectures d’articles écrits par de vrais physiciens plus tard, je me suis convaincu que la foutaise du CO2 était un mensonge de taille biblique.
Alors, tout ce qui ressemble de près ou de loin au fameux « sauvetage de la planète », AFUERA!!!
Mettant mes actes en conformité avec mes idées, je roule dans un gros V8 qui crache tout plein de CO2, ce dont les plantes me sont reconnaissantes.
Pour ce qui est de l’influence anthropique sur les variations climatiques , déjà ça serait bien que le sujet puisse être abordé sans être sabordé , mêêê , je ne suis pas mécontent que l’on prenne des dispositions pour limiter autant que possible les émissions de toutes sortes de particules , ainsi aussi , qu’une vigilance sur les produits agricoles et industriels .
Je suis un être profondément confiant devenu extraordinairement méfiant
1er avril , le meilleur comique de répétition : » La guerre sera finie d’ici 2 ou 3 semaines » .
Il y a deux sortes de comiques : le comique de répétition et le comique de répétition.
Il y a bien un moment ou ça sera vrai, remarquez !
Bizarre quand même que les amerloques se barrent sans avoir régler le pb Ormuz…
Peut être après tout.
« la fatigue du catéchisme vert » n’est pas certaine. Je crois au contraire que tous les partis se sont emparés du sujet, sans vérifier le moins du monde les hypothèses sur lesquelles se fondent les politiques dites « écologiques ».
Bref l’écologie, qui fonctionne comme une religion (*), a pleinement intégré le camp du Bien. Et il faut du courage pour contester le Bien…
(*) l’écologisme fonctionne exactement comme une nouvelle religion avec Gaïa (ou la « planète ») à la place de Dieu et la décroissance comme moyen du salut… Pire, sous le regard approbateur de beaucoup de chrétiens, si ce n’est du pape. Tout y est: le péché (la consommation), la rédemption (si vous triez vos déchets et mettez votre bagnole à la casse), l’histoire sainte et le paradis perdu (c’est toujours mieux « avant »), les boucs émissaires (les pétroliers, le capitalisme etc…), les grand-prêtres (ou prêtresses…) et les anathèmes…
Il y a indubitablement fatigue, on le voit à plein de niveaux. (en Allemagne c’est assez savoureux)
Mais le problème est que le GreenDeal, lui, est toujours là
c’est une saloperie qui va nous coller à la peau encore longtemps malheureusement
Fatigue de l’organe le plus sensible du corps : le portefeuille.
Tant que tu n’as pas eu de visite chez l’urologue
L’écologisme c’est comme le communisme.
On croit ça mort mais en fait il est incrusté dans tous les aspect de ta vie.
L’énergie hors de prix.
Prise de tête sur les bagnoles.
Problème de production agricole.
Immobilier pourris par les normes environnementales…
Etc…
Etre dans le vent, c’est le propre des feuilles mortes. (C’est pas de moi)
C’est de Jean Guitton
J’ai cru comprendre que le porte-parole du Groupe écologiste à l’Assemblée Nationale avait demandé, dans le cadre des Questions au Gouvernement, des actes forts pour protéger les nouveaux élus ?
Je me demande si cela a un rapport avec l’article du Patron ou pas ?