Constat affolant fait dans le journal de révérence : Le Monde explique dans une récente chronique que malgré des gains de productivité énormes (une multiplication par six en 70 ans), le temps de travail n’a diminué que de 39 %. Pour le commun des mortels, la question qui s’impose est alors : « mais où sont donc passés ces gains de productivité ? »
La réponse est assez simple lorsqu’on observe la boursouflure invraisemblable des systèmes fiscaux et sociaux de nos sociétés modernes, qui permettent chaque jour à davantage de personnes de profiter confortablement du travail d’autrui.
Cependant, ce constat ne sera surtout pas dressé dans la chronique du Monde, ce qui lui évitera toute remise en question de l’actuel modèle social qui ancre durablement tout le monde dans une absence d’opulence. Le journaliste préfère s’interroger sur l’avenir des travailleurs, alors que l’intelligence artificielle promet des gains de productivité encore plus impressionnants : l’IA pourrait-elle favoriser les « bullshit jobs » ? se demande-t-il avec gourmandise.
Le « bullshit job » est ce concept forgé par l’anthropologue américain David Graeber, d’abord dans un essai incendiaire en 2013, puis dans un livre éponyme en 2018. Sa thèse est dévastatrice : jusqu’à 40 % des emplois modernes seraient perçus comme dénués de sens par ceux-là mêmes qui les occupent. Coordinateurs de coordination, analystes de rapports que personne ne lit, consultants internes en conformité procédurale, « Chief Happiness Officers »… Le point commun : leur disparition du jour au lendemain ne changerait strictement rien au fonctionnement réel de l’organisation. Le capitalisme, censé être d’une efficacité impitoyable, aurait ainsi engendré une bureaucratie aussi absurde que celle de l’Union soviétique, mais mieux payée et climatisée.
La question initiale du journaliste n’est donc pas innocente : comme beaucoup de travailleurs confrontés aux révolutions les plus récentes, il comprend confusément que son propre job est éminemment remplaçable. Ferait-il lui aussi partie de ces « bullshit jobs » ? En tout cas, plusieurs études récentes montrent que la pénétration de plus en plus rapide de l’intelligence artificielle dans les entreprises redéfinit de façon vigoureuse ce qu’est un travail pertinent, et pousse toujours plus d’emplois dans la catégorie des occupations un peu douteuses, voire superfétatoires.
Dès 2025, le mouvement était déjà bien engagé.
Selon le cabinet américain Challenger, Gray & Christmas, près de 55 000 suppressions de postes ont été explicitement justifiées par l’intégration de l’IA sur l’année. En octobre 2025, le pays enregistrait 153 074 licenciements sur le seul mois, soit 175 % de plus que l’année précédente. L’IA est devenue une ligne comptable assumée dans les plans de restructuration. Parallèlement, une étude de Stanford documentait le phénomène en expliquant que l’IA remplace en priorité les tâches intellectuelles répétitives, la compilation, la synthèse, le code basique, pour déplacer toute la valeur vers la supervision et l’expertise. Les avantages d’un LLM sur un consultant en stratégie sont d’ailleurs évidents : le premier parvient à débiter exactement le même volume d’évidences tièdes, mais sans avoir à facturer le PowerPoint ni le taxi.
Les premiers mois de l’année 2026 n’ont fait que confirmer la tendance, et en accélérer le rythme. En mars, Anthropic a publié une cartographie des métiers les plus exposés : programmeurs, agents du service client, opérateurs de saisie, analystes de marché. Fortune n’hésite plus à qualifier le scénario en cours de « Grande Récession des cols blancs ». Côté américain toujours, l’enquête SHRM révèle qu’au moins la moitié des tâches sont déjà automatisées pour 23,2 millions de travailleurs. Et Goldman Sachs projette 300 millions d’emplois affectés mondialement sur la prochaine décennie, avec un écart de revenus entre travailleurs « augmentés » par l’IA et travailleurs « remplacés » qui explose de 42 à 71 points de pourcentage entre 2022 et 2026.
En somme, le drame moderne du col blanc contemporain, c’est de découvrir qu’un modèle statistique bêtement entraîné sur Reddit peut accomplir en dix secondes le travail qui justifiait tout son Master 2 un peu bidon.
En réalité, plusieurs phénomènes sont en train de se rattraper et d’entrer en collision de façon très intéressante.
Premièrement, il semble bien que ceux qui ricanaient quand les automates remplaçaient les caissières transpirent aujourd’hui à grosses gouttes en voyant ChatGPT rédiger leurs notes de synthèse. On s’inquiétait que l’IA remplace les ouvriers ; elle a finalement commencé par éliminer les « Project Managers » et les « Chief Happiness Officers », dans une sorte de karma algorithmique pas dénué d’humour.
Deuxièmement, il va être difficile d’éviter la collision de deux tendances.
D’un côté, l’État a mis des décennies à inventer le formulaire bureaucratique, qu’un individu moyen met des plombes à remplir, le bic tremblant. De l’autre, l’IA fournit désormais à tout un chacun la possibilité de le remplir en 120 millisecondes. L’administration, engluée dans ses process, ses vérifications, ses directives et ses décrets, ne pourra pas s’adapter à ce changement paradigmatique trop rapide : la bureaucratie va se retrouver perdue dans ses propres cerfas, correctement remplis mais impossibles à traiter sans utiliser l’IA qu’elle s’interdira d’utiliser par principe (et parce qu’elle ne sera vraisemblablement ni française, ni même sécurisée). La bureaucratie avait réussi le prodige d’inventer le travail sans utilité ; l’intelligence artificielle va encore plus loin en inventant l’inutilité sans travail.
Enfin, cerise algorithmique sur le gâteau générationnel, il apparaît que ce sont les digital natives, les « compétents numériques » autoproclamés, qui trinquent les premiers. Stanford et Goldman Sachs documentent une chute de 6 à 20 % de l’emploi des 22-25 ans dans les métiers les plus exposés. Les seniors, eux, voient leurs postes se renforcer. Eh oui : pour le moment en tout cas, l’expérience et le jugement valent plus qu’un Master en « Data-Driven Innovation Strategy ».
Selon toute vraisemblance, cela ne durera pas. Mais on peut en attendant goûter à l’ironie de la situation : la génération qui ne jurait que par la « disruption » découvre avec effarement que ça va la concerner au premier chef.






Le Monde vit très bien du système actuel avec ses subventions. Pourquoi remettre en cause une machine si bien huilée ?
« l’expérience et le jugement valent plus qu’un Master en Data-Driven Innovation Strategy » P&C, Sa Très Haute Patronitude daigne te donner un conseil … 😉
Finalement, il reste intéressant de cultiver son jardin à rebours de Pangloss. Encore faut il en avoir un, ce qui en Grance n’est pas évident de prime et même de second abord.
« Achetez de la terre, on n’en fabrique plus »
Ce n’est pas d’Oscar Wilde, mais de Mark Twain.
Finalement, ne resteront que ceux qui créent, qui produisent quelque chose, que ce soit des artistes (les vrais, ensemble désespérément proche du vide aujourdhui), des agriculteurs, des artisans boulangers, des bottiers qui fabriquent du sur-mesure, des scientifques tels que Didier Raoult, Alain Aspect, Alain Connes.
Même pas pour les scientiques.
Reviser des papiers, une ia peut le faire. J’avais deja des softs à l’époque pour gérer ma bibliographie.
Et une bonne partie de mon boulot était du code et de l’entraînement de modeles de ML.
Aujourd’hui, je suis codeur, je me sert d’ia non stop.
Didier raout ne servait qu’à lever du pognon. Les manips, ce sont lrs techniciens qui les font. Les projets, par les thésards et les post docs…. car ils font aussi les manips.
Ce que vous dites de DR est tout simplement insultant. sans compter que c’est faux. Bien entendu, quand on dirige un labo, une -petite- partie du job consiste à trouver de l’argent, surtout aux USA, moins en France avec le CNRS et d’autres agences de ce type pour la recherche bio-médicale.
Petite ? Les DR du labo où j’etais passaient le plus gros de leur temps à répondre à des appels à projet ou à faire des collaborateurs.
Et tu oublies la revue des papiers.
L’encadrement des thésards n’est pas leur occupation principale… sauf quand il s’agit de relire les papiers et la thèse, et de préparer pour le jury.
Et y a aussi les réunion internes.
Et j’ai toujours le plus grand respect pour la DR qui me chapeautait.
Raoult, c’est encore pire, c’était un directeur d’unité. J’ai du voir le mien 1 fois en 3 ans, sauf une autre, en réunion pour les jeunes xhercheurs : il parlait appels à projets, pognon, et dgse.
Pour le dir lab, je le voyais tous les jours… car j’étais dans son bureau avec une autre thésarde.
on te renvoie à la chaîne de l’IHU pendant le covid, et tu verras que le druide maîtrisait plutôt bien les découvertes faites par ses « faire valoir », preuve qu’il ne faisait pas que de la paperasse …
Je me souviens encore de son topo d’épistémologie où il a raconté pas mal de conneries.
Les petites mains dans un labo sont tout sauf des faire valoir, ce dont elles qui font tourner la recherche.
Quant au courant, je te rappelle que Raoult a laissé passer des papiers frauduleux… car il ne les avait pas lu. Pourtant, il les avait signé.
dixit le « lancet » à la direction duquel il y a une ancienne call-girl (entre autres) et les nazis de l’ARS !!! vachement crédible
l’affaire du lancet, c’est une fraude sur les données.
Le papelard a été retracté, ce qui est un processus normal dans la publication scientifique. Mais trop tard, et avec un énorme barouf.
ça a été pareil pour le papelard indien completement naze à base de blasts trop courts que Montagnier avait cité;
@ Gerldam 3 avril 2026, 9 h 14 min
« des agriculteurs, des artisans boulangers, des bottiers qui fabriquent du sur-mesure »
Et les plombiers ou les mécanos ils sentent le fioul ?
Trèves de plaisanteries, j’ai un neveu de 22 ans qui après s’être pas mal cherché a commencé une formation de soudeur, ça lui plaît (pour l’instant) et il trouvera du boulot sans aucun problème. Et quoiqu’on en dise, faire quelque chose de ses mains c’est gratifiant.
Bien entendu, je n’ai pas fait une liste complète, juste des exemples.
Le métier de soudeur, notamment sur tôle épaisse et alliages spéciaux, que vous citez est exactement ce que j’ai conseillé à un jeune de ma famille qui s’apprêtait à opter pour l’option chômage.
@ Gerldam 3 avril 2026, 9 h 41 min
« Le métier de soudeur, notamment sur tôle épaisse et alliages spéciaux, que vous citez »
Encore un qui me vouvoie… ma parole, c’est un complot !
Et sinon, dans la soudure y’a plein de métiers, impossible de tout savoir faire… et tous ont du boulot. Les soudeurs alu sont très recherchés, les TIG inox faible épaisseur sans MA sont très rares, les MIG MAG tuyaux introuvables, quand à ceux qui maîtrisent à la fois le MMA + TIG + MIG MAG sur l’acier c’est de l’or en barre, faut les garder à tout prix, même si c’est (assez souvent) des têtes de cons.
c’est depuis ton opération ! personne te reconnait !! 🙂
Grosminet est devenu fantomas ?
Il a été coupé ???
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« stérilisé » pour protéger les chattes du voisinage….
@ Aristarkke 3 avril 2026, 13 h 47 min
Pas encore. Risque d’en arriver jusqu’à l’amputation, mais beaucoup plus bas… Grosminet a fait son grosmalin et a laissé traîner une vilaine infection sur le nonos… après, vivre avec un pied en moins c’est pas la mort non plus…
T’as essayé l’aspirine ? 😀
@ Cerf d 3 avril 2026, 14 h 57 min
Non, j’aurais sans doute dû… 😥
Diabète ?
la goutte ?
@ CPB33 3 avril 2026, 15 h 41 min
« la goutte ? »
Nan, cirrhose du calcanéum.
@ du 3 avril 2026, 15 h 37 min
Non, une fracture mal opérée, le chirurgien a mis une bactérie en même temps que la pose de la ferraille, et elle traînait là dedans depuis des années…
staphylo ? les antibios ? sinon, y’a pas moyen de curer l’os par petits bouts et de le laisser repousser ?
@ Pheldge 3 avril 2026, 16 h 27 min
D’après le chirurgien, tu peux prendre autant d’antibios que tu veux, tant que le matériel n’est pas enlevé, impossible de se débarrasser de l’infection. Et vu que que c’est là-dedans depuis bientôt 10 ans, y’a rien de garanti.
et remplacer le matos, non ? trouve un autre chirurgien !
@ Pheldge 3 avril 2026, 17 h 53 min
Nan, là où j’ai joué au con c’est que j’ai pas fait enlever le matos. Si y’avait pas d’infection ça passait crème, il gênait pas, mais c’était pas recommandé de le garder. Et j’ai changé de chirurgien, l’enculé qui me l’a posé est clamsé (pendant le covid).
Le meilleur matos : le Mazâr-e Charif , à mon avis !
L’était pas vacciné
@ du : je disconviens courtoisement, rien ne vaut le Black Bombay ! et un bon « double zéro » surclassait aisément l’afghan, enfin de mon temps … 😉
et ton neveu peut pas te faire une soudure (à l’os) ?
Qu’il s’oriente vers les soudures nucléaires. On en manque de ces spécialistes…
Vu qu’on va bientôt se retrouver propulsé à l’âge de pierre, tailleur de silex pourrait être une meilleure idée.
Va développer une centrale nucléaire dans un pays ruiné, corrompu à l’extrême, sans aucune source d’énergie.
@ Aristarkke 3 avril 2026, 13 h 45 min
Souder dans le nucléaire c’est pas compliqué, y’a pas de qualif spécifique, par contre à ce qu’on m’a dit les journées sont longues, tu passes plus de temps à attendre le permis de feu qu’à souder…
Du coup, aucune excuse pour manquer de soudeurs nucléaires.
J’avais compris que, de récemment, il en manquait tellement que des Amerloques avaient été recrutés pour pallier ?
Si on ne peut même plus se fier à la PreSStituée !
@ Aristarkke 3 avril 2026, 19 h 23 min
Ce qui doit manquer c’est du soudeur qualifié sur des matériaux et des procédés rares, qu’on rencontre dans le nucléaire, mais encore une fois, à ma connaissance, la qualification « nucléaire » ça n’existe pas. Et d’ailleurs, il m’arrive de louer du soudeur à une boîte de mon coin (roumaine, donc)) qui travaille beaucoup en France, notamment dans le nucléaire.
Pour le temps qui me reste j’essaie de me démarquer le plus possible de cette digitalisation et son corollaire de déshumanisation…sans garantis aucunes que ça suffise.
Pour l’instant j’ai l’impression que ça correspond à un vrai besoin…mais…
oui, l’homme a besoin d’humain…
« documentent une chute de 6 à 20 % de l’emploi des 22-25 ans dans les métiers les plus exposés. Les seniors, eux, voient leurs postes se renforcer »
Salauds de boomers ! ceux qui ne travaillent plus vivent au crochet des autres, et ceux qui ont encore l’âge ôtent le pain de la bouche de notre belle jeunesse ! C’est vraiment une génération d’enfoirés…
Vous m’otez les mots de la bouche. Il est grand temps de les envoyer en ukraine
Bentley troisième importateur de voitures de luxe en Ukraine. La guerre a du bon pour certains.
5000 usd à régler sur place (dès l’interpellation) pour éviter l’incorporation, le double si la transaction doit être effectuée dans le bureau de recrutement.
Ca fait 4 ans que ça dure, y a moyen de se faire un petit pécule.
@ P&C 3 avril 2026, 9 h 30 min
« Vous m’otez les mots de la bouche »
Depuis quand que tu me vouvoies ?
pour une fois qu’il y a un djeun’s qui montre un peu de respect pour ses aînés, que d’habitude, c’est plutôt des torrent d’insultes et de méchancetises ! 😉
Malheureusement…pour qui vont voter ces 20% d’ultra diplômés jeunes et sans travail ?
LFI
Bien sûr. La question elle est vite répondue.
comme depuis Flamby le PS est devenu un parti libéral, et vu que le PC c’est has been, il n’y a guère d’autre espoir, quand on est de gauche ! 😉
déjà que la majorité des Français croient que la macrotte est de droite….
« ce pays est foutu »
Ben la macrotte est de droite. Oligarchie. A fond les potards.
Jamais la misère n’a autant progressé que sous son règne, sauf heures sombres du pays.
Durru en PLS !
Les socialistes aiment tellement les pauvres, qu’ils en produisent !
De façon industrielle…
C’est la définition de la gauche ça.
Le clientélisme électoral risque de prendre de gros coups.
L’IA pourrait permettre d’avoir des Etats mieux gérés et moins endettés.
Au contraire, tous ces gens sans boulot seront dépendants des allons, et donc des politiciens qui les distribuent.
Dans toute cette vague de licenciement, rien n’est pensé pour recaser, reformer… les remplacés.
Qu’il y ait des boulots parfaitement inutiles, c’est une évidence. Et qu’ils soient menacés par l’IA en est une autre.
Cela étant, j’ai un peu de mal avec ce concept de Bullshit Jobs (40% vraiment ?!?). Graeber est un anarchiste, anti-capitaliste, occupy Wall Street, toussa.
Que ce concept vienne de lui n’est pas innocent. Il témoigne aussi d’un mépris assez hallucinant pour le monde du travail, l’économie de marché, le profit (pouah !) et bien sûr les cols blancs.
Les fameux digital natives se prennent de plein fouet qu’ils sont inutiles en plus d’être condamnés par le réchaufmik, menacés par les banlieues émotives, empoisonnés par les vilains pesticides inventés par des quasi-tueurs et, s’ils sont blancs, coupables de tout ; ça fait un peu beaucoup pour les mêmes.
Quand on pense que symétriquement, on leur explique qu’il faut être gentil et n’agresser personne et qu’on leur dit sans mettre les formes qu’ils sont des baudruches….
Ne nous étonnons pas qu’ils soient déprimés.
Encore une fois, je ne nie pas qu’il y ait des boulots très peu utiles et menacés, mais un peu de mesure ne nuit pas (disclaimer – j’ai 57 balais, je ne suis pas digital native).
Occupy wall street me rappelle des moments d’anthologie : un type qui était contre la propriété privée mais refusait de prêter son ordinateur, ou ces révolutionnaires de salon qui s’étaient installés dans une banque et avaient interdit aux noirs qui manifestaient avec eux de leur tenir compagnie.
bin oui, le partage, oui, mais pas avec n’importe qui quand même !
pourquoi pas avec des ar.bes, tans que tu y es ? 😉 ?+10
et les 40% je les trouve énormes aussi.
Quand aux Project Managers et Chief Happiness Officers, ils sont remplacés où et par qui ?? L’IA n’apporte pas les croissants ou le café le matin, donc déjà c’est mort, et ce n’est pas elle non plus qui décide des priorités et du timing d’un projet, donc elle n’impacte aucun des 2 exemples précités (on va imaginer qu’ils sont dans l’article comme « illustration de métiers inutiles »).
Quand aux IA tant admirées, ce sont probablement des « Master 2 » et des « Project Manager » qui ont bossé dessus pour les créer (on est loin du binoclard acnéique qui code ça seul dans son garage en mangeant sa pizza froide), donc ça ne doit pas être des diplômes si inutiles que ça, même si c’est toujours tendance de cracher sur des gens qui ont choisi de « sacrifier » 5-7 ans ou + de leur vie (vous avez aussi médecins etc, même si bcp sont des « mercenaires ») pour essayer de gagner + qu’un gros smic et de ne pas dépendre des aides de l’Etat comme beaucoup d’autres (et je dis ça, je ne suis que bac+2 donc c’est même pas pour ma paroisse 🙂 ).
l’IA n’a pas besoin de croissants ni de café !! CQFD !
de toutes façon, y’aura des robots pour ça d’ici peu …
Café croissant, au pire, t’as les stagiaires. Pas besoin de s’emmerder avec des projets managers et chief machin.
@ bob razovski 3 avril 2026, 10 h 39 min
Et la turlutte sous le bureau, elle sait faire ça l’IA ? Je demandes à voir…
ne parlons pas de la secrétaire de Philou !!
Le fameux budget glandulaire.
ce n’est pas elle non plus qui décide des priorités et du timing d’un projet
Le Project Manager non plus !
Quant aux « Master 2 » de mon temps ça s’appelait un DEA, il y en avait moins et ils y avait peu d’appellations farfelues.
Le problème c’est qu’il faut maintenant un master 2 pour tangenter par le bas le niveau du bac d’il y a 20 ans (qui n’était déjà pas terrible).
Master 2, ça vient de la réforme LMD des années 2000
Non vraiment, je l’ignorais … 😀
Toujours est-il que peu de Master 2 ont le niveau d’un DEA.
LMD = Life Model Decoy !!!
Tu tentes de battre le record de rick et morty ?
What ?
Répéter plus de 50 fois le mot decoy en 30 minutes,dans un contexte faisant sens.
ok, je connaissais pas mais voilà ce que c’est pour moi un LMD :
marvel.fandom.com/wiki/Life_Model_Decoy
@ Blondin 3 avril 2026, 9 h 35 min
« le profit (pouah !) »
Merci de bien vouloir causer la France correctement : On dit super-profit.
on peut dire aussi « un profit indécent » qui est un pléonasme nécessaire, à vocation éducative, voire ré-éducative pour les esprits subversifs et les mal pensants qui hantent la fachosphère – j’ai des noms là aussi – 😉
Celui qui, IA ou pas, est remplacé le plus vite, c’est l’analyste qui écrit sur les process internes des rapports qui sont lus en tremblant en haut lieu et dont personne n’ose parler. Et dont la mise en pratique aurait fait gagner en productivité de façon colossale, économiser des sommes gigantesques, et permis d’affecter le personnel à d’autres tâches non remplies.
Je pense que l’IA va, à moyen terme, faire exploser certains tribunaux, avec des requêtes nickel. Pour mémoire, il y a déjà 2 ans d’attente au tribunal administratif de Paris. Et ceux qui y ont recours sont, parmi les victimes de la bureaucratie, les plus tenaces. Avec un ordi qui fait tout, le nombre de mécontents qui voient le seuil d’énergie pour ester baisser va peut-être (peut-être : il faudrait encore que l’opinion en ait vent) rendre ça intenable pour les juges eux-mêmes.
Pour la justice non-administrative, les dossiers classés en masse ont déjà montré que le système était arrivé à un point d’absurdité où la justice ne serait jamais rendue. Cela n’ira pas en s’arrangeant, surtout si des criminels incitent des quartiers à inonder tout de requêtes faites d’un clic pour se faufiler parmi la masse.
Pour ma part, je trouve les 40%, dans des sociétés hyper-bureaucratisées comme celle française, très près de mes propres estimations.
Vous avez un quart de la population active qui a un métier de fonctionnaire. OK, on enlève les métiers régaliens et les profs et les soignants (mais pas les autres deux tiers des ministères en question), ça reste combien ? 20% ? Voilà, vous avez déjà la moitié des 40% recherchés.
Et après, les divers employés des associations lucratives sans but (qui brassent des dizaines de miyards par ans – ça en fait du monde), combien d’entre eux exercent une activité utile à la société ?
Et tous les responsables conformité, les notaires, les comptables et autres applicateurs forcenés des normes imposés par l’état obèse, c’est quoi ? Ils apportent quoi, à part du pouvoir pour ledit état et son administration plantureuse ?
Et les postes quasi-woke, style (exemple extrême, mais pas une exception) les « Chief Happiness Officers », c’est quoi ? Rien d’autre que des bullshit jobs pour donner une image conforme (conformiste) aux boîtes qui les emploient.
Non, désolé, c’est une catastrophe en marche qui ne dit pas son nom. AFUERA.
Disclaimer : j’ai à peu près le même âge (donc pas encore boomer, à l’attention de Philou 😉 )
C’est difficile d’être libéral fan du droit de la propriété individuelle et de réfuter les notaires. Amha.
Moi qui imaginais qu’ils œuvrent plutôt en cette protection…
Ce qu’on appelle couramment « taxes notariales » sont des impôts décidés par l’état, le métier est hyper-protégé, etc.
Ce n’est pas parce que l’état de droit nécessite une justice que celle à l’oeuvre aujourd’hui soit utile à garder en l’état. Généralisation possible.
« pas encore boomer » Ah, ah ah…
Déni de réalité.
Je n’imagine pas un capitaliste pur jus dirigeant une entreprise totalement privée tolérer beaucoup de bullshit jobs dans son organigramme . Ceux-ci sont générés par de l’argent public , mais il est vrai que beaucoup d’entreprises privées savent se placer sous le robinet
ben si, car il faut obéir aux lois de merde (écolos, inclusives..etc) du pays où il se trouve, donc créer des postes pour s’occuper de ces conneries !!!
la RSE – Responsabilité Sociétale des Entreprises – ça te parle ?
Ouiiiii, et c’est très important !!!! Notre secrétaire générale nous l’a expliqué !!! ça nous a même coûté 2h de sies… de productivité effrénée !!
@ du 3 avril 2026, 15 h 47 min
« Je n’imagine pas un capitaliste pur jus dirigeant une entreprise totalement privée tolérer beaucoup de bullshit jobs dans son organigramme. »
Visiblement tu manques d’imagination…
Déjà les Banques.
Le Crédit Agricole que je connais est empêtré dans ce RSE, la transition ecologique d’mes2 et autres fariboles.
Ca crée un grand écart entre les préoccupations de base de leurs agriculteurs de clients et la soupe tiédasse que les conseillers doivent regurgiter.
Font pas long feu, des burn out…un grand classique.
La direction se demande pourquoi le recrutement est problématique…bref.
Les banques sont un bon exemple car la distinction entre privées et institutionnelles est délicate . Difficile pour l’administration de faire plier de très grosses entreprises si elles n’y trouvent aucun intérêt .
« Difficile pour l’administration de faire plier de très grosses entreprises si elles n’y trouvent aucun intérêt. »
😆 😀 😆
Justement, la solution EST l’intéressement !
parce que le rôle de l’administration est de faire plier de très grosses entreprises ? grande nouvelle, ça explique certaines choses …
Naïvement – et je suis une pointure dans ce domaine – je pensais qu’il y avait la loi pour ça.
A partir d’une certaine taille , même tes impôts , tu les négocies
en attendant est-ce que le rôle de l’administration est de faire plier de très grosses entreprises ? je ne crois pas !
@ du 3 avril 2026, 20 h 01 min
« même tes impôts , tu les négocies »
Pas vraiment. Ce que tu peux négocier quand t’es assez gros, c’est un retour sur impôts, qu’on appelle communément subventions.
Pour ceux qui se demandent – encore- où passe notre argent, l’exemple de Canal plus donné par Vincent Bolloré, lors de son audition, me semble illuminant:
– Canal+ perdait 500 millions par an; dans le même temps, la direction au sens large du groupe menait une vie de rêve, aux frais de la princesse (les fameux 500 millions de pertes). VB mit fin à cette vie de rêve en limitant à la fois le nombre de cette direction et les grands ou petits plaisirs qu’elle s’offrait sans compter
– vous remplacez Canal + par état français, direction par hauts fonctionnaires et assimilés, vie de rêve par des rémunérations élevées, des retraites à la Flamby et tous ces fauteuils comfortables et grassement payés, avec voiture de fonction et parfois chauffeur, secrétaire accorte, à ne rien faire sinon attendre la prochaine élection en rêvant qu’elle vous sera plus favorable
– pour la suppression du déficit, il suffit d’appliquer la méthode Bolloré.
Pas compliqué à comprendre. Pourtant, je n’ai vu ce raisonnement simple nulle part.
J’ouvre ma boîte à « Ca alors ! »
Ben si…à peu près tout le monde dit ça ici.
enfin, tout le monde … j’ai des noms ! 😉
vive Marion
youtube.com/watch?v=x8XlDpMAm_w
ne pas oublier « politique » comme bullshit-job
Pas d’accord !!!
Si « politique » disparaissait, on verrait vite la différence sur notre feuille d’impôts !!! Et il y aurait de grands vides dans les journaux télévisés.
Sannat en parle aussi
legrenierdeleco.com/licenciements-massifs-la-liste-qui-fait-peur/
Dans une société libre, les « inutiles » ne sont pas un problème, l’inventivité humaine étant illimitée. Par contre dans une société rigide, où l’Etat règle les problèmes lui-même à coups de subventions et d’allocations, les problèmes sociaux vont s’accumuler…
Ah bon ? Dans la très libérale Angleterre, les inutiles étaient simplement déportés.
Et oui, par inutiles, on entendait veuves, orphelins, et chomeurs.
Seuls les criminels l’étaient.
ou considérés comme tels…(les putes par exemple !) ou autres petits délits
Non. Fin WW1, déportation de masse d’orphelins et de veuves.
Et pendant l’âge d’or de la piraterie, déportation de chomeurs et de paysans ruinés vers les colonies.
Bien sûr. Et les colons allemands qui se sont dissipés dans toute l’Europe centrale et de l’est au cours du Moyen-Âge, ils ont été « déportés » aussi.
La grosse blague.
Quand on te met sur un bateau contre ta volonté, c’est de la déportation.
Les colons allemands, rien à voir. Pendant le drang nach osten c’étaient des paysans à la recherche de terres qui y sont allés volontairement, à la suite des armées.
Lrs peuples baltes et slaves en seront victimes.
« contre ta volonté » : justement, dans un cas comme dans l’autre, ça a dû exister. Sans que ça soit la règle, loin de là.
Puis tu as lrs entre deux, genre l’engagisme.
A ce rythme-là, on pourrait aussi parler de déportation pour tous les phénomènes d’exode rural en Europe au XIXème siècle, quand il n’y avait plus de boulot dans les campagnes, et que l’industrie se développait dans et autour des villes.
Sans doute qu’un certain nombre auraient préféré rester chez eux, et y gagner leur vie…
En fait les inutiles se trouvent précisément dans cet état obèse au point de rendre mince un américain de 250kg.
Et vive le Pr. Didier Raoult qui vient de commettre un livre dont le sujet devrait parler au Patron :
https://www.fayard.fr/livre/la-societe-du-factice-9782213734842/
En octobre 2025, notre ami Cyrille Dalmont, publiait sur le site de l’Institut Thomas More, un article intitulé :
Politique numérique d’Emmanuel Macron – Le bilan
dont voici la conclusion :
« Formation et recherche : un déclassement inquiétant pour demain
Malgré les nombreux engagements d’Emmanuel Macron, la France reste à la traîne en matière de formation et de recherche. Avec des réformes marginales et sans écosystème éducatif, le numérique scolaire est embryonnaire. Avec 60 % des actifs qui manquent de compétences numériques, la formation continue est à la traîne. Dans le QS World University Rankings 2026, notre pays ne compte que quatre universités dans la catégorie « Ingénierie & Technologie », une en « Informatique » et zéro en « Science des données et IA ». »
Oui mais non. Personne n’a attendu des facs en ia et sciences des données pour s’y mettre. J’ai commencé en 2010 avec l’atlas, r, et python, grâce à mon co encadrant qui m’avait botté le Luc pour que j’y mette.
Lui même était l’expert du labo en sciences des données appliquée à la spectrometrie IR.
Pheldge aussi connait le piton, mais c’est pas le même
et tu trouves ça drôle ?
J’ajoute que le problème des data scientists en France, c’est de trouver du job.
Les besoins des entreprises sont bien plus focus sur data ingénieurs et data stewards que sur data analysts et data scientists.
Ya même trop de gens formés en data en France.
Le problème des études payées par les autres.
Mais c’est génial comme idée ça!
Demander à une IA de récupérer toutes les aides à la cons qui existent, faire remplir les cerfas de demande automatiquement puis les envoyer via recommandé électronique (suffit d’avoir un compte sur laposte.net).
Je vais voir ce weekend si c’est jouable.
et voilà ! encore une petite entreprise qui met la clé sous la porte….
(je me demande comment ils vont gérer les scellés dans cette affaire…)
policeetrealites.com/2026/04/03/%f0%9f%87%ab%f0%9f%87%b7-tribunal-de-valenciennes-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-ladministrateur-dun-site-illegal-de-dons-de-sperme/
« My dog is racist »
bvoltaire.fr/animaux-la-bbc-sen-prend-aux-chiens-les-britanniques-montrent-les-dents/
une nouvelle connerie dans la rubrique « on va tous mourir »
vie-publique.fr/en-bref/302562-surexposition-au-cadmium-comment-reduire-les-risques
Ben ouais, c’est logique : en diminuant drastiquement les « valeurs de référence » définissant le seuil de dangerosité, on augment forcément les dangers…
Mais P&C va sns doute nous exliquer que c’est la Science, et qu’il convient donc dy croire…
Ben ça dépend de comment sont déterminées ces valeurs de référence.
Par exemple, si ces valeurs dont au dessus de la dl50, mieux vaut s’inquiéter.
Ou si tu décides d’être draconien et de tolérer que 1ppm/litre de flotte.
Le cadmium obéit à un phénomène de bio accumulation, et il n’y a aucun débat concernant sa toxicité et sa bioaccumulation.
en tout cas, j’en ai jamais entendu parler dans l’alimentation à moins que l’on suce des piles !!!
pourtant, c’est pas récent du tout. C’est le même genre de saloperies que le plomb et le mercure.
Le cadmium est connu pour poser problème dans l’industrie minière, le charbon, la métalurgie, les engrais, et le traitement des eaux.
En 2010, j’avais entendu parler de projets de bio-remédiation pour décontaminer des sites industriels.
@ P&C 3 avril 2026, 17 h 05 min
« C’est le même genre de saloperies que le plomb et le mercure. »
En pire en ce qui concerne le cadmium, il me semble.
+10
Toxique pour les poumons, détruit les reins, son ion remplace le Ca2+ dans les os. Une demi vie de plus de 40 ans une fois dans un organisme.
Une vraie saloperie.
combien de morts par an directement liées au Cd ?
On ne sait pas.
réponse de l’IA Google : « En résumé : Bien qu’il n’existe pas de chiffre unique de « morts par cadmium » rapporté chaque année, il est reconnu comme un polluant majeur responsable d’une charge de morbidité et de mortalité chronique substantielle dans le monde. »
On ne sait pas, mais c’est très dangereux … Donc il faut en faire un sujet majeur, et appliquer du « principe de précaution » à tour de bras, avec des lois des interdictions des contraintes et des amendes. Un traitement très libéral, en somme … 😉
De toute façon ça sera difficile vu que le Cadmium est déjà présent dans les sols agricoles.
Essayer de limiter les engrais qui en contiennent le plus n’est peut être pas tout à fait imbécile .
On connaît tous des dizaines de personnes mortes du cadmium. Il est temps que l’état se mêle de ce problème crucial pour ne pas faire partie de la prochaine fournée.
@ Higgins 3 avril 2026, 18 h 10 min
« On connaît tous des dizaines de personnes mortes du cadmium »
Si c’est des amis à toi ça m’étonne pas 😆
On en connait pas et on en connaitra certainement jamais .
On ne connait dans la plupart des cas pas l’oncogène ou le cocktail oncogène responsable de l’augmentation de fréquence de certains cancers .
Ca ne l’empêche pas d’exister.
Les métaux lourds posent problème à des seuils minimes car ils s’accumulent.
Reste à voir si leur accumulation vous tue à 150 ans ou vous file un cancer à 40…that is the question !
Ceci dit je trouve ces problèmes de contamination des chaines alimentaires par tout un tas de « merdes » bien plus graves que le rechaufmik.
surtout que nous sommes des animaux en bout de chaine alimentaire…
HS : lecourrierdesstrateges.fr/autoroutes-privatisees-le-grand-hold-up-des-concessionnaires-enfin-devant-les-juges/
Vous voulez savoir où sont passés les gains de productivité ? Il faut trois jours de formation pour apprendre à un employé municipal pour qu’il puisse changer une ampoule. Attention, si le culot n’excède pas 15mm, sinon c’est formation obligatoire tous les deux ans.
Existe t-il une formation pour se sortir les doigts du trou du cul ?
Ouai…ma ca fait vivre plein de monde…avec des bulshits jobs.
Dans mon métier il faut que je fasse une formation assommante autant que chère et longue pour apprendre à reconnaitre une cystite…
S’il y a bien un truc facile à reconnaitre c’est ça…la dame pisse 3 gouttes toutes le 5 minutes, qui la brule et a une sensation de pesanteur au bas ventre.
Qu’est ce que vous voulez que ce soit d’autre ?…une néphrite donne des signes généraux bien différents .
Y a encore 15 ans on lui filait du Rufol et basta…
Maintenant y a mieux et moins allergisant mais non…
Formation du potard…pipi dans un bocal…cerfa à remplir en quintuple exemplaire et au bout le traitement si elle a de la chance sous forme d’un antibio dépassé depuis 30 ans…
Ah misère.
Ça sent la tiers-mondisation en mode camouflage pour que les mougeons ne se réveillent pas inopinément.
HS, un avion US descendu en Iran. S’ils mettent la main sur les pilotes, ça va faire un sacré foin…
Ben y’en a un de retrouvé, pas l’autre…
Plus la guerre dure plus le risque augmente.
Surtout si des opérations terrestres héliportées adviennent.
Les hélicos sont vulnérables aux équipement individuels…cf les russes avec les Stingers.
Les avions d’attaque au sol aussi.
les chars, les porte-avions…
et cela tombe autour de Trump : lecourrierdesstrateges.fr/hecatombe-autour-de-trump-a-cause-de-laffaire-epstein-par-elise-rochefort/
Les gains de productivité depuis 70 ans ont en partie servi à moderniser notre pays et améliorer notre confort.
C’est là qu’il faudrait écouter les anciens decrire la vie en 1955-1965. Mon père étant ingénieur aux PTT disposait du seul téléphone du quartier, qu’il pretait aux voisins en cas de nécessité. Ma mère avait la seule machine à laver. Les voitures étaient rares, et les routes etroites. Les trains inconfortables et lents. Le métro avait des bancs en bois. De très nombreux appartements n’avaient pas de salle de bain, et souvent pas l’eau courante. Il a fallu construire des milliers de quartiers HLM et des villes pour loger les sans toit, vivant auparavant dans des bidonvilles, venant de la campagne, ou victimes de la guerre.
Et ça c’etait en ville. À la campagne, dans le massif central, la vie continuait comme au 18me siècle.
On mourrait vers 60 ans, alors que la retraite était à 65 ans.
La liste serait très longue.
Coté travail c’etait le plein emploi pour les hommes, et la semaine etait de 45h a 60h.
La plupart des femmes mariées ne travaillaient pas officiellement, quoique beaucoup effectuaient des travaux féminins à domicile non déclarés et tolérés. Et les femmes aisées se consacraient aux bonnes oeuvres, ce qui est actuellement le travail d’associations et de services sociaux. Les mères recevaient une aide équivalente au SMIC, et avaient au moins 3 enfants, plutôt 5 à 7. Quand on n’a ni MaL ni plats préparés, une cuisinière à charbon et une machine à coudre à pédales, etre mère c’etait une journée chargée.
Plein emploi, donc peu d’indemnités chomage, pas de RSA, la sécu réservée à ceux qui travaillent et leur famille.
La plupart des familles avaient un potager-jardin ouvrier, et des volailles et lapins. Et construisaient tout ou partie de leur maison.
La plupart des jeunes finissaient l’ecole à 14 ans, certificat d’etudes, et ensuite c’etait le boulot ou l’apprentissage.
Chaque fois que je décris la vie de mes parents et voisins à des jeunes, je vois les visages effarés, l’incompréhension.
Une (petite) partie des gains de productivité sont allés dans l’amélioration du niveau de vie. Encore heureux.
Comparons maintenant le niveau de vie il y a 35 ans (la moitié de l’intervalle) et aujourd’hui. Je crains que la conclusion ne soit un peu moins rose…
Oui, rien de tout ceci n’est surprenant pour ceux qui ont un peu de bouteille. Néanmoins, ce qui est important est de regarder les 10 années suivantes (65-75) puis les dix d’après (75-85) pour comprendre dans quel monde toute cette population a été propulsée alors que l’État ne représentait alors qu’un pourcentage restreint des prélèvements et des occupations. C’est ensuite que cela s’est nettement gâté.
De gaulle, Pompidou et Giscard ont été des batisseurs, des entrepreneurs. Les suivants n’ont été que des gestionnaires, voire des liquidateurs. Ils ont organisé le transfert de notre industrie et de notre savoir-faire à l’etranger, et imposé leurs idéologies déconnectées du réel. Le pire à mon avis a été Sarkozy, qui a bradé notre souveraineté, notre indépendance, empechant toute reprise en main.
Euh Giscard… ce serait le premier énarque bâtisseur (si cela existait)… Même pas capable d’équilibrer un budget…
Avec Barre, les budgets étaient équilibrés au moment du vote. Mais comme VGE face à l’Arsouille, a voulu jouer au « plus soce que moi, tu meurs », la suite était prévisible…
C’est sous son règne que la barre des 40% de prélèvements étatiques a été atteinte, celle là même étant définie par lui même (des années auparavant) comme l’entrée en socialisme…
Il a aussi pas mal bradé une partie des réserves d’or du pays…
Talonnette 1er.