Allons bon, voilà qu’on apprend que le système de santé hexagonal, ce monument national dont on parle avec une voix vibrante sur les ondes, le « meilleur système au monde » qui justifie à lui seul des cotisations obligatoires d’une rare gourmandise, semble en réalité connaître quelques menus désagréments.
Apparemment, il tue et beaucoup plus qu’on ne veut nous le dire.
Non ce n’est pas une exagération (ce n’est vraiment pas le genre de ces colonnes, enfin voyons !) mais bien ce qui ressort du rapport publié le 27 avril dernier par la Cour des comptes et sobrement intitulé « La politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé ». Derrière ce titre qui sent le cuir d’un sous-mains de préfecture, on découvre le panorama consternant de ce que subit un Français lorsqu’il pousse les portes d’un des 2965 établissements qui prennent en charge, chaque année, environ 13 millions de patients.
On découvre dans le rapport que la « non-qualité » (l’expression elle-même mérite une médaille de la litote administrative) des soins provoque environ 4000 décès par an du seul fait des infections nosocomiales, que 16 060 événements indésirables graves associés aux soins ont été signalés, dont 7878 se sont conclus par la mort du patient.
Les estimations indépendantes font état, par ailleurs, de 150 000 à 375 000 accidents médicaux annuels, fourchette dont l’amplitude trahit déjà l’état du compteur.
C’est quelque peu préoccupant, …
… D’autant que la Cour souligne que ces chiffres sont vraisemblablement très en deçà de la réalité (tant qu’à faire), en raison d’une sous-déclaration massive et systémique.
Tout ceci arrive, on le rappelle, dans un pays qui dépense gaillardement plus de 12 % de son PIB en santé, et dans lequel la Cour des Comptes, après avoir épluchés ceux des hôpitaux, estime de surcroît que ces péripéties hospitalières à l’issue dramatique coûtent entre 11 et 33 milliards d’euros (admirez la précision de la fourchette), selon le périmètre retenu.
Eh oui, vous avez bien lu : l’hôpital français tue davantage que les accidents de la route.
4000 morts par infection nosocomiale, c’est plus que les quelque 3000 décès annuels recensés sur les routes de France. Certes, ce rapprochement fait par plusieurs médias est hardi mais il est exact et pointe une étrange hiérarchie réelle des morts de la part de l’État.
Pour vous protéger sur l’asphalte, il a déployé tout un arsenal de radars, de PV, de stages obligatoires, de limitations à 80 km/h sur les départementales, de contrôles techniques et de campagnes moralo-culpabilisatrices ; chaque mort sur la route est passée au scalpel statistique, chaque chiffre est médiatisé pour justifier la prochaine restriction.
En revanche, il n’y aura aucun radar, PV ou note salée pour un établissement où l’on contracte une bactérie multirésistante en venant se faire opérer du genou. La même administration qui exige encore une vignette Crit’Air pour entrer dans Paris sait faire preuve de souplesse quand il s’agit de pousser des cadavres hospitaliers hors champ.
Mais il y a pire : cette mortalité parfaitement évitable est assez largement dissimulée.
La déclaration des événements indésirables graves est pourtant une obligation légale , mais comme l’explique la Cour des comptes et le confirme Le Monde, les établissements omettent allègrement de faire ce que la loi leur impose. Ici, repensez à vos deux points de sucrés parce que vous avez roulé à 53 km/h dans votre Doblo en agglomération…
Audacieux (voire un peu foufous), les sages de la rue Cambon suggèrent donc d’instaurer des sanctions financières contre les hôpitaux qui ne déclarent pas.
Réaction immédiate de Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP : ce serait « contre-productif », rappelant comme il se doit que les sanctions financières sont pour le contribuable qui oublie une case sur sa déclaration, ou pour le plombier un peu vif sur une route de campagne, mais certainement pas pour un dérapage hospitalier ayant entraîné un ou plusieurs morts.
Enfin, on ne pourra s’empêcher de noter que, comme le disait un célèbre dindon cocaïnomane, « tout cela coûte un pognon de dingue ».
Les 11 milliards d’euros de préjudices parables, les 22 milliards de soins « inutiles ou à faible valeur », les 5 milliards d’infections nosocomiales évitables : la facture totale flirte avec les 33 milliards annuels, soit grosso modo l’équivalent du budget de la Justice et de l’Intérieur réunis.
Le contribuable français, déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires, paie donc deux fois : une première pour financer un système prétendu exemplaire, une seconde pour réparer les dégâts que cette exemplarité occasionne. Et naturellement, à la moindre alerte budgétaire, on ne compare jamais avec ce qui marche ailleurs et on lui annonce qu’il faudra encore augmenter la CSG, la cotisation truc, la taxe bidule et le forfait hospitalier.
Curieusement, ces 33 milliards d’euros engloutis dans la « non-qualité » n’émeuvent personne d’autant que, brûlés ainsi sans laisser de trace, ils ne risquent pas d’apparaître sur un budget rectificatif gênant.
Il faut le redire : le système de santé français n’est plus depuis longtemps qu’un mythe entretenu à coups de communication ministérielle.
La Cour constate poliment que la qualité « progresse mais reste lacunaire » ; l’OCDE estime, plus réaliste, que plus d’un tiers des décès post-opératoires, infections et erreurs pourraient être évités, et que les pays comparables font mieux.
La France, championne de la ponction fiscale, fait moins bien que ses voisins en matière de sécurité des soins, tout en dépensant largement davantage.
Pendant ce temps, comme le rapporte TF1 Info, Camille n’ouvre plus ses tiroirs trop bas et un autre patient, renvoyé d’un service d’urgences, a obtenu son rendez-vous spécialiste 514 jours plus tard, le temps que sa prostate se transforme en sablier.
Derrière les constats trop prudents de la Cour on voit un service public devenu une sorte de coopérative de défense de ses propres agents, où la priorité n’est plus de soigner mais de se protéger des reproches ; un hôpital géré aux feuilles Excel par une administration centralisée qui confond gestion et bureaucratie ; un corps médical où, faute d’incitations claires, la culture de la qualité s’étiole, le sous-effectif devient chronique et les salaires réels reculent à mesure que charges, impôts et cotisations explosent.
C’est l’aboutissement logique de tout monopole étatique : il finit toujours par servir ceux qui en vivent plutôt que ceux pour lesquels il existe. Le système de santé français n’a pas échappé à cette logique : il coûte une fortune aux Français qui, chaque jour, espèrent de plus en plus fort n’avoir jamais à s’en servir.







Tenez, le merveilleux libéralisme en argentine : les gens bouffent des ânes, du bois, et des chats. Dans un pays qui produit à fond du boeuf.
Bientôt le cannibalisme ?
Les ânes il y en a ici.
Doit on en faire du saucisson ou les expédier en Argentine ?
Du bois ou du boa ?
Où cela a t il été dit ou écrit ?
Il a dû lire ça dans une publication scientifique, une étude de la prestigieuse Université du Wisconsin.
De la Science, quoi.
En attendant des informations fiables sur l’Argentine (ah si, il y a une vidéo de l’IDL : youtu.be/4iWxMlz2Mu4?), la Roumanie vient de se débarrasser de ses dirigeants imposés* par l’UE : lemonde.fr/international/article/2026/05/05/en-roumanie-le-parlement-renverse-le-premier-ministre-liberal-ilie-bolojan-apres-une-alliance-entre-les-sociaux-democrates-et-l-extreme-droite_6685582_3211.html
*euronews.com/2025/05/05/presidentielle-en-roumanie-le-candidat-dextreme-droite-obtient-plus-de-40-au-premier-tour
l’IDL ? du financier d’extrême droite Gave ? tu nous prends pour des billes ? non Major, l’information pour être valide, doit être certifiée, au moins par l’AFP !
Faute de grive, on mange des merles.
C’est bien plus compliqué que ça, en Roumanie.
Il y avait au pouvoir une (très) large coalition de partis « pro-européens », du PSD social-démocrate au PNL libéral-conservateur en passant par un USR extrême-centriste et une UDMR de la minorité hongroise à priori de centre droit. Cette coalition a été mise en place pour contrer les méchants souverainistes anti-UE et pro-Poutine (c’est comme ça que ça a a été vendu) qui sont entrés en force dans le nouveau parlement en 2024.
Les années précédentes, avec premier PSD, il y a eu des élections à la pelle, entre mi-2024 et mi-2025 tout est passé : européennes, municipales, régionales, présidentielles (à répétition, même), parlementaires. Ils ont raté le déficit de 10% du PIB de peu (quelques 9% ces deux dernières années). Comme la Roumanie n’est pas dans la zone euro, la France reste championne de la zone euro, mais la Roumanie est championne incontestée de l’UE.
PSD est le parti des anciens apparatchiks cocos (Iliescu est resté président d’honneur jusqu’à son décès très récemment), transformés en barons locaux pour la plupart. Ils se nourrissent d’argent public, c’est leur seule raison d’être. La « social-démocratie » dans le titre ne transpire que par l’attrait de la subvention et de l’assistanat généralisé.
Et Bolojan, le premier ministre libéral, vu que la situation est devenue insoutenable (pas de BCE derrière pour soutenir des déficits illimités comme en France), s’est mis à couper dans les prébendes des uns et des autres, pas forcément par conviction, mais au moins par pure nécessité. Soutenu par les autres partenaires de coalition, USR et UDMR (mais qui ne pèsent pas lourd).
Sauf que ça, c’était la mort clinique pour le PSD, dont la « base » (maires, présidents de conseil et autres infiltrés dans les organismes publics) s’est révoltée pour arrêter cette mise à mort. La direction, sous pression, a fait sien ce discours et nous voilà avec une « alliance » (qui n’existe en fait pas) entre PSD et AUR (le principal parti nationaliste) qui a permis de voter la censure du gouvernement (que les ministres PSD avaient quitté il y a quelques jours).
Pour l’instant, PSD insiste qu’ils veulent continuer l’alliance avec PNL et les autres, mais sans Bolojan premier ministre (eux-mêmes ayant demandé sa nomination au début; bref).
PNL (et USR aussi) exclut totalement une nouvelle alliance avec PSD.
Et AUR demande d’avoir le premier ministre si on lui demande la participation au gouvernement (que même les plus ahuris de membres du PSD n’osent pas évoquer).
Options pour la suite :
– un retournement de veste quelque part (PSD ou PNL) – peu probable, mais pas tout à fait impossible
– un gouvernement PNL minoritaire, avec participation des USR et UDMR
– des élections anticipées – je n’y crois pas trop, AUR ferait un carton
Un beau bordel en perspective, en tout cas.
Merci pour ces précisions. On y voit plus clair.
Disons que le brouillard s’est légèrement dissipé pour éclairer ces guerres picrocholines…
Je ne parlerais pas de guerres picrocholines, bien au contraire.
Si je comprends bien, il s’agit plutôt de luttes existentielles pour la survie d’un système de pillage généralisé. Un parti voudrait arrêter les gabegies, et tous les autres veulent poursuivre en courant derrière le pognon de l’UE…
En France, ce sont des guerres entre chapelles artificielles, qui ont toutes le même but (se nourrir sur la bête le plus longtemps possible) et font semblant de se déchirer alors qu’ils ont tous exactement le même projet, et s’arrangent entre eux pour écarter toute forme de possibilité de dissidence radicale (i.e. toute tentative afuériste)
Et en plus, tu m’apprends le décès d’Iliescu, ce que j’ignorais.
Sincères condoléances au peuple roumain.
Nan, chez la paduteam et le coincoin de guimgamp.
Et ici il y a plein de chats aussi, dont un bien appétissant !
HS pour le Taulier :
https:/ /investir.lesechos.fr/marches-indices/bitcoin-cryptomonnaies/crypto-les-portefeuilles-auto-heberges-ne-devront-finalement-pas-etre-declares-au-fisc-2230116
Pour anecdote
Porsche fait maintenant des votures electriques … turbo.
Que meme c’est marque sur la voiture.
J’y croyais pas j’ai demande au proprietaire.
C’est parce que elle va tres vite.
Voila, c’est tout.
Contraction voiturbeau
la « justice » en France…. (pas besoin de connaître le dossier !)
policeetrealites.com/2026/05/06/jugee-attentatoire-a-leurs-droits-le-conseil-detat-suspend-linterdiction-des-sorties-culturelles-pour-les-detenus/
des lecteurs d’H16 ? en tout cas, « Minority report » n’est plus de la fiction
policeetrealites.com/2026/05/05/grenoble-six-survivalistes-interpelles-pour-avoir-tente-de-fabriquer-des-armes-avec-une-imprimante-3d/
Il y a moyen de faire des pipes guns en cal 12, avec des tuyaux d’eau usuel.
Ne pas oublier que les tuyaux sont, en théorie, censé résister à des coup de bélier, et que le cal12 ne fournit pas tant de pression.
Pas besoin d’imprimante 3D.
Avec ~30 CHF, il est facile de se faire un Cal12 primitif à un coup, sans outils. ça aide d’avoir une cartouche avec soi pour choisir un tuyau en rayon.
yes, I know; ce qui me dérange plus (euphémisme), c’est l’arrestation préventive sans réelle infraction ni délit !!!
ça sert d’exemple, cogner fort, c’est une technique éprouvée … 😉
j’ajoute que le jour où les lecteurs de sites subversifs se verront éjectés par leur banque – remember Touati, Riposte Laïque etc. – avec des difficultés pour rouvrir un compte ailleurs, ça refroidira plus d’un complotiste, en carton ou pas … 😉
Faire une arme est un délit, je suppose? Sauf aux USA, à condition que ce soit pour sois-même.
Légalement, est-ce que « tenter de se faire » est équivalent à « se faire »?
Parce que « tenter de braquer une bijouterie » me semble aussi condamnable que « braquer une bijouterie ».
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Autre question: Comment une autorité ont-ils su ce que le(s) type(s) voulait imprimer? D’une manière où d’une autre, ils ont étés imprudent. Pas de VPN lorsqu’ils ont cherchés les plans du Songbird?
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Bon… Et les AK dans les técis? Hein? Quoi? Pourquois regardez-vous ailleurs?
« bouffez de la merde, des milliards de mouches ne peuvent pas se tromper »
legrenierdeleco.com/mcdonalds-lance-de-nouveaux-menus-a-petit-prix-face-a-linflation-et-a-master-poulet/
les bienfaits du libéralisme sauvage : vite, une loi et une taxe !
ils se tirent la bourre sur le halal; marché en expansion ici partout !!!
dans la rubrique « cétaitmieuxavant »
legrenierdeleco.com/nous-glissons-vers-le-silence-et-nous-parlons-moins/
Sannat oublie aussi un détail très important, toute parole doit être maintenant conforme à la dictature en place….
On pourraitxaussi ajouter la disparition progressive des tiers lieux : l’église le bistrot, la kermesse, le boulot (parler trop au boulotcaujourd’hui c’est se flinguer).
C’était mieux avant est une constante de l’Histoire , c’est bien la preuve que ça va toujours de mal en pis